Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Grenoble : le quartier de la Villeneuve vu par Libération

Grenoble : le quartier de la Villeneuve vu par Libération

Le quartier de la Villeneuve de Grenoble, lieu des récentes émeutes urbaines, a fait l’objet de deux articles descriptifs très détaillés dans Libération, articles d’ambiance, consacrés au quartier ou s’exprimant en son nom, et non simples récits d’émeutes.
 
Le premier est paru le 20 juillet sous la plume d ’ Alain Manach, Président de la Maison des habitants de la place des Géants à la Villeneuve. Sous le titre "Villeneuve, la vie sous les hélicos", l’auteur y restitue involontairement une certaine ambiance délétère en reprenant à son compte le discours de victimisation qui parait à son aise dans le quartier
 
Le second article , signé Alice Géraud, est paru le 22 juillet 2010 et s’intitule "A Grenoble, la cité modèle rattrapée par la précarité"  ; son sous-titre en indique la ligne directrice : "Qualité du bâti, tissu associatif... La Villeneuve, théâtre de heurts le week-end dernier, n’est pas un quartier à l’abandon. Mais le chômage et l’érosion de la mixité sociale ont sapé l’idéal originel.’"
 
Ce second article, volontairement ou non, met à mal l’idéologie de victimisation d’une population, dont une partie a défendu le braqueur tué. Il nous montre, non une cité à l’abandon mais un quartier modèle, construit dans les années 1970 comme une utopie de cité idéale, proche du centre ville, auquel il est relié par un tramway. Le quartier offre une architecture de qualité et il est bien entretenu. Un lac embellit les espaces verts, et sa faible profondeur permet aux enfants de barboter. Tout au plus pourrait-on lui reprocher, sous l’angle architectural, la trop grande présence de coursives qui facilitent la fuite en cas de course-poursuite avec la police.
 
Tous les équipements sanitaires et sociaux sont présents, y compris une maison médicale pratiquant une médecine lente, et auquel les habitants ont largement recours. Pour un oui pour un non, m’a-t-il semblé à la lecture de l’article, dont l’intention n’est cependant pas de dénoncer cet abus, mais les faits parlent d’eux-même. L’article nous montre une mère de famille qui vient consulter suite au "traumatisme" que provoquent en elle les opérations des "Robocop", c’est à dire de la police. Les jérémiades sur ce thème sont prises si au sérieux qu’une cellule d’aide psychologique a été mise en place. Quand on pense à tous les vrais malades qui sont soignés a minima, on enrage ...
 
D’où proviennent ce chômage et cette absence de mixité sociale qui, d’après l’auteur, ont sapé l’idéal originel ?
 
En réalité, rien n’explique que le chômage soit plus important qu’ailleurs dans Grenoble, puisque le quartier est relié au centre ville par un tramway.
 
Quant à l’absence de mixité sociale, certains l’ont vue venir peu à peu. Au départ, c’était seulement des petits indices. Par exemple, telle famille, française de souche, partait. On entendait tel de ses membres se plaindre de s’être fait traiter de "colon", mais on y prêtait peu d’attention. Le racisme anti-français, par définition, c’est peu de chose, ça ne vaut pas la peine qu’on le relève quand on l’observe, donc, ça court longtemps de façon souterraine, et au bout d’un moment, on est tout étonné de constater que le quartier est ghettoïsé.
 
L’article attribue à Alain Carignon les débuts d’une politique consistant à multiplier les attributions de logements à des familles nombreuses lourdes, politique dont les inconvénients finirent par être perçus avec retard, mais qu’il fut impossible de corriger, car plus personne ne voulait plus s’installer à la Villeneuve.
 
L’article d’Alain Manach nous montre involontairement, par l’exemple qu’il offre lui-même, comment un encadrement démagogue peut installer une ambiance de victimisation allant jusqu’à revendiquer implicitement un droit à l’impunité. L’auteur est directeur d’une maison de quartier : il assure donc un certain rôle d’encadrement, ou du moins, c’est sans doute ce que croit la municipalité qui subventionne cet équipement.
 
On est abasourdi de voir comment Alain Manach relate le braquage à l’origine des émeutes en rejetant la faute sur la police.
 
Voici comment est décrit le démarrage de l’équipée des braqueurs :
 
"Ya deux mecs, des bandits, des gangsters, pas des petits voyous mais des gars qui ont de l’expérience, diplômés par les séjours en prison. D’ailleurs ils sont déjà fichés pour des coups tordus, des braquages. Ils sont en manque de quelque chose, sans doute d’une raison de vivre, mais laissons cela : pour l’instant ils manquent de tunes. Comme on dit à cette époque de l’année, il faut assurer les vacances.’
 
Pauvres chéris à qui il manque une raison de vivre ... Les responsables des émeutes sont bien évidemment les policiers :
 
"Les flics savaient qu’ils étaient armés, prêts à tout, à mettre en jeu quinze ans de trou pour un braquage. Pourquoi ne pas faire plus classique, plus fin ? On piste, on suit et on interpelle, on calme le jeu. Pour 20 000 euros, prendre le risque de mettre le feu aux poudres dans un village si compliqué ? Eh bien, si. Ce mort a foutu la merde dans mon village. Pour moi les flics n’ont pas fait correctement leur travail, ce ne sont pas des bons professionnels ou alors ils ont des ordres. Ils ont réussi à faire bouger une soixantaine de jeunes, ni bandits, ni gangsters, mais qui aiment s’affronter aux flics. Les dealers, pas fous, ne veulent pas se faire piquer pour une bagnole en feu."

Manach aurait une autre solution : embaucher plein d’éducateurs. Oui mais :

"Et alors maintenant ? Comment on fait ? Les enfants du centre de loisirs de la Maison des habitants ont entendu, cette nuit encore, les hélicoptères. Ils voient les 300 mecs postés aux frontières du quartier. Les animateurs du centre de loisir, qu’on a de plus en plus de mal à embaucher, subissent la pression de leurs parents (qu’est-ce que tu fous dans ce quartier ?) et celle des gamins hyper tendus ! "

Vous avez peut-être remarqué cette phrase, que Manach dit en passant, sans qu’on sache s’il en mesure la gravité : les animateurs, que l’on suppose venus de l’extérieur, se voient demander "ce qu’il foutent dans le quartier", et ceci, d’après la structure grammaticale de la phrase, sous la pression des parents. Oui, ce sont donc, semble-t-il, les parents, et pas seulement quelques gamins mal élevés, qui entendent contrôler la composition de la population du quartier.

Qui donc est responsable de la ghettoïsation ?


Moyenne des avis sur cet article :  3.45/5   (67 votes)




Réagissez à l'article

59 réactions à cet article    


  • pigripi pigripi 22 juillet 2010 11:01

    Excellent décryptage, Catherine.

    Les gens de bonne volonté, quelle que soit leur origine, ne peuvent pas lutter contre des prédateurs déterminés, organisés, obstinés dans leur stratégie criminelle.

    Les individus criminels font pression sur leurs voisins, les terrorisent et les menacent de fait sans même avoir à le dire.

    Malheureusement, personne n’a envie de prendre le mal à la racine par l’éducation et les sanctions exemplaires et efficaces (c’est à dire adaptées à chaque cas et pas forcément l’expulsion ou la prison).


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 22 juillet 2010 12:47

      Perséus :

      « A moins qu’il ne soit bien que pour les non »de souche«  ? »
      _______

      Oui c’est exactement ce que j’ai dit : quartier bien conçu architecturalement, bien entretenu, proche du centre, bien desservi par les transports, excellemment équipé au point de vue médical ... mais interdit aux de-souche, comme le montrent plus d’une remarque que j’ai citées.


    • Yann Amare 22 juillet 2010 16:44

      Toujours aussi incapable de pondre un papier correct, la pétasse du FN, sinon de commenter d’autres papiers c’est bien commode, et bien sûr elle n’est intéressée que par ce qui peut apporter de l’eau à son moulin (squatté par ses copains fafs)...Mais voilà un début de témoignage que j’ai piqué sur Rue 89 et qui apporte un autre son de cloche :

       http://www.rue89.com/2010/07/21/grenoble-encore-faut-il-savoir-de-quels-jeunes-on-parle-159451

      "J’habite La Villeneuve depuis plus de vingt ans. Je ne vais pas me lancer dans un débat sur les problèmes de fond, juste revenir sur ce qui s’est passé vendredi dernier.

      Car j’ai passé une bonne partie de la nuit de lundi à mardi (de 23 heures à 2 heures du matin) à aller à la rencontre des rares habitants et jeunes qui se trouvaient en bas des coursives.

      J’ai notamment longuement échangé avec un groupe de jeunes d’une vingtaine d’années, qui n’avaient pas l’air de voyous surexcités. Je les ai trouvés abattus.

      Ce qu’ils semblent dénoncer, ce sont d’abord les conditions dans lesquelles serait mort Karim Boudouda : pour eux, la thèse de la légitime défense ne tient pas, le jeune homme était à terre à côté du véhicule ayant servi au braquage, une balle dans le pied, incapable de fuir, tandis que son complice s’était enfui. Aucune sommation n’aurait été faite avant le deuxième coup de feu, mortel celui-ci.

      Ensuite, ils dénoncent l’attitude des policiers de la BAC, seuls présents sur les lieux à ce moment-là, à l’encontre des jeunes accourus sur le lieu du drame, les tenant en respect avec leur arme, les abreuvant de propos racistes et xénophobes et les menaçant de subir le même sort.

      Ces propos auraient aussi été entendus depuis les fenêtres de l’immeuble par des habitants d’une cinquantaine d’années, donc n’ayant rien à voir avec ces jeunes.

      Il semblerait que la BAC ait refusé l’accès au Samu. Le corps aurait été laissé au sol plusieurs heures sans même qu’on n’ait pris la peine de le recouvrir d’un drap ou d’une couverture.

       C’est cette attitude irrespectueuse de la BAC que dénonçaient surtout les jeunes avec qui j’ai parlé.

      Je connais un peu les méthodes de la BAC sur le quartier pour les avoir vus de mes propres yeux circuler en voiture il y a quelques années, époque où les contrôles d’identité étaient incessants, vitres ouvertes, insultant les jeunes et leur faisant un doigt d’honneur.

      Quelle réponse à des provocations ?

      Est-ce ainsi que l’on doit se comporter en réponse aux provocations de jeunes voyous ?

      Je précise que je condamne fermement l’attitude de ces jeunes, rien ne justifiait un tel déferlement de violence, rien ne doit l’excuser. Les auteurs de ces exactions doivent être fermement condamnés. Je ne prends pas non plus pour argent comptant tout ce qu’ils m’ont dit, n’ayant pas assisté au drame.

      J’utilise le conditionnel pour retranscrire leurs propos.

      Je voudrais seulement que l’enquête nous dise ce qui s’est réellement passé ce jour-là. Y a-il eu, oui ou non, légitime défense ? Le Samu a-t-il été empêché d’intervenir  ? Est-il possible de faire témoigner les personnes qui disent avoir assisté à des exactions de la part des policiers de la BAC ?

      Je comprends que ces derniers fassent un travail difficile et dangereux, qu’ils puissent être excédés par les provocations des jeunes et les tirs à balles réelles qu’ils essuient. Seulement, ce sont tous des volontaires, ils sont formés et payés pour ce type d’interventions.

      Ils sont là pour garantir la sécurité publique et pas pour attiser la haine.

      Je déplore comme beaucoup la disparition de la police de proximité sur le quartier. Sa présence avait au moins le mérite d’instaurer un semblant de dialogue, chacun se connaissant et … se reconnaissant.

      Aujourd’hui, la rupture entre les jeunes et la police est installée durablement, hélas.

      Les jeunes avec qui j’ai discuté déplorent l’attitude de certains médias, venus juste pour faire du « sensationnel » mais se disent prêts à dialoguer avec des journalistes vraiment désireux de les écouter et de faire un sérieux travail d’investigation. Il faut cesser d’avoir peur d’eux aussi.

      Enfin, je dénonce la façon dont nous, habitants, avons été traités avec la présence d’un hélico extrêmement bruyant projetant son énorme projecteur sur les vitres de nos appartements, empêchant tout le monde de dormir pendant plusieurs jours d’affilée.

      La Villeneuve souffrait d’une très mauvaise réputation, aujourd’hui c’est pire. Nous ne supportons plus d’être assimilés à des criminels -surtout les jeunes dont la grande majorité est tranquille-, que l’image de ce quartier soit caricaturée à ce point par les médias.. Seuls une infime poignée d’individus déstructurés empoisonnent notre quotidien."


       smiley smiley smiley


    • Arafel Arafel 22 juillet 2010 22:04

      Ho là le pauvre braqueur !!
      Il attaque le casino, avec fusil de guerre, il tire sur la police, et ces putains de flics le butent !!!
      C’est que les vacances approchent, ils avaient besoin de sous pour financer ?
      Ou bien sa famille creve la dalle ?
      Mais ca va pas ça ! il faut mettre ces flics en taule et vite !!
      Si on peut plus braquer maintenant, ou va-t-on ?
      Et en plus on peux plus tirer sur le flics ?
      Et en plus il se permettent de riposter ?

      Ça sent le racisme à plein nez cette histoire, faut le plus rapidement possible une enquete pour savoir si les balles des flics étaient racistes, voir fachistes !


    • elec 42 elec 42 22 juillet 2010 11:46

      a vouloir toujours discréditer les forçes de l’ordres,la petite délinquance n’a plus peur deux,et elle est montée d’un cran dans la violence,un gendarme que l’on écrase sur le bord d’une route n’émeut plus personne,mais un braqueur de casino abbatu par la police en légitime défense fait surgir l’indignation de certains,on casse tout,on brule voitures et commerces,un brave garçon condamné seulement 3 fois aux assises pour bracages.


      • Catherine Segurane Catherine Segurane 22 juillet 2010 11:51

        « ... un brave garçon condamné seulement 3 fois aux assises pour bracages »
        _____

        Et pourtant dehors.

        Y a de ces mystères ...


      • jaja 28 juillet 2010 17:44

        elec peux être que si nos politiks pourris finissaient en prison pour de vrai avec des boulets aux pieds comme aux usa d’ailleurs , cela irait un peu mieux non ?


      • jakback jakback 22 juillet 2010 11:54

        @Catherine Segurane,

        http://www.nationspresse.info/?p=70729, un grande partie la réponse, a votre question


        • Gabriel Gabriel 22 juillet 2010 11:56

          Il y a des tas de choses à faire pour s’attaquer à la racine du mal (Chômage, logement, éducation etc...) Mais quand on a faire à des chiens enragés, il faut des loups.


          • Ronald Thatcher rienafoutiste 22 juillet 2010 12:04

            en lieu et place de la peine de prison, inutile et dangereusement formatrice pour le novice, il y a les travaux d’intérêts généraux, le ramassage d’algues sur les côtes bretonnes, l’aide à domicile pour personnes âgées, et un service dans un corps de l’armée pour les plus durs de durs... à voir comment ce gouvernement pompe ridiculement les idées d’outre-atlantique, pourquoi ne pas importer en France certaines méthodes RADICALES de gestion de la peine des délinquants qui marchent ?


          • Catherine Segurane Catherine Segurane 22 juillet 2010 12:54

            @ Pierpaolo

            Le premier article paru dans Libé est de toute évidence favorable aux émeutiers, ce qui est d’autant plus révoltant qu’il émane d’un directeur de maison de quartier supposé encadrer quelque peu la population.

            Pour le second, je ne saurais dire quelles sont les intentions de l’auteure, dont la technique de rédaction privilégie les faits et les commente peu. Clairement, j’y ai vu le portrait d’un quartier fort bien traité par les zotorités aux frais du contribuable, mais avec une population aux attitudes plus que spéciales, mais ce n’était peut-être pas l’intention de l’auteure.


          • Nobody knows me Nobody knows me 22 juillet 2010 13:14

            Clairement, j’y ai vu le portrait d’un quartier fort bien traité par les zotorités aux frais du contribuable

            Hé ! Votre quartier aussi il est traité par les autorités aux frais du contribuable...
            Pas la peine de donner dans ce ton péjoratif et infantile.

            J’ai par ailleurs lu que La Villeneuve n’était justement pas si bien traité que ça et que les conditions de décès du braqueur n’étaient pas si claires que ça.
            Ici commence la bataille des sources et des versions pour déterminer quelle version sera la vérité...

            Cdlmt


          • Massaliote 23 juillet 2010 09:14

            Et combien coûte aux contribuables la mobilisation d’un hélico + celle du RAID et du GIPN en supplément des CRS et gendarmes ? Opération uniquement me(r)diatique. Le scandale c’est d’employer autant de moyens pour une cinquantaine de cailleras que le RAID à lui seul peut neutraliser. Mais il s’agit pour le pouvoir de faire semblant de s’attaquer au problème qu’il ne compte pas résoudre. Que diraient les droits-de-l’hommiste si un délinquant était blessé en riposte ? Souvenons de l’enfumage de la « jungle de Calais » investie par un dispositif policier impressionnant si bien filmé pour la TV : résultat PAS D’EXPULSION. On nous prend pour des dindons.


          • pigripi pigripi 22 juillet 2010 12:23

            @Gabriel
            Il y a des tas de choses à faire pour s’attaquer à la racine du mal (Chômage, logement, éducation etc...)
            ------------------------------------------------------
            La racine du mal n’est pas ce que vous dites et que dit la bobogeoisie.

            Le chômage : ils n’ont pas de qualification, ils ont séché l’école, insulté les profs. Ils ne maitrisent pas la langue française et ne respectent pas ses usages. Même les patrons de leur communauté refusent de les embaucher car ils ne sont pas fiables.

            logement : une immense partie du parc social est occupé par des familles maghrégines et africaines et c’est pour cela que les cités sont des zones communautaristes où règne la loi du plus fort.
            Ils ont des logements sociaux, touchent l’APL et n’en ont jamais assez

            l’éducation : ils la bousille avec leur mépris des profs, surtout des femmes, leurs bagarres entre eux ou contre les profs, leur refus des cours de sciences, leur revendication hallal, leur volonté de transformer les écoles en madrassas

            culture : ils ont les pieds sur la terre de France mais la tête dans leur pays d’origine grâce aux paraboles, à leur communautarisme, la pression de la regigion, l’endogamie, le racisme anti-blanc, l’exigence du paiement de la dette coloniale.

            Avant 68, on ne cherchait pas à comprendre les maux de la société, l’appartenance de classe justifiait tout.
            Après on a cherché à comprendre et on est passé d’un extrême à l’autre en confondant comphéension et justification.

            Il est clair aujourd’hui que certaines catégories de la population utilisent des arguments sociologiques respectables pour justifier leur refus d’insertion et leur désir de vengeance et de reveanche, téléguidés par des systèmes politiques qui les ont chassés de leur propre pays, l’Algérie en particulier.

            Ne nous laissons pas berner par des rhétoriques enfumeuses.





            I



            • Nobody knows me Nobody knows me 22 juillet 2010 13:09

              C’est bien, vous ne généralisez pas trop vous, au moins...


            • Nobody knows me Nobody knows me 22 juillet 2010 13:17

              l’exigence du paiement de la dette coloniale

              Heuuuuuu.... Pour l’instant, la « dette », c’est plutôt les africains qui la payent réellement au FMI tandis qu’ils exigent, sans toutefois l’obtenir, des dédommagements.

              Nuance donc : payer - exiger. Saisissez ?


            • Gabriel Gabriel 22 juillet 2010 13:28

              @Pigripi,

              Je pense que vous généralisez, du moins je l’espère, et qu’il y en a qui veulent s’en sortir. Je ne nie pas le fait qu’ils y ai des purs et des durs de la délinquance et pour ceux ci, il faut appliquer la loi très fermement, ce qui n’est pas fait à ce jour. J’espère sincèrement que votre vision est exagérée sinon, nous allons droit vers des conflits civils intergénérationnels et interraciaux.


            • Nobody knows me Nobody knows me 22 juillet 2010 13:35

              Evidemment qu’elle exagère, il suffit de ne pas lire toujours les mêmes sites, les mêmes journaux, les mêmes connards de journaleux parisianistes !!

              Cherchez donc sur des sites réellement près des associations, vous verrez de toutes autres perspectives.

              Attention, il y a des risques de trouver des militants - eurk ! - de gauche - eurk ! -, d’extrême gauche - eurk ! -, anarchistes - eurk ! -, libertaires - eurk ! -, mais qui ont eux l’avantage d’être plus proches des personnes dont il est question.

              Cdlmt


            • Arafel Arafel 22 juillet 2010 22:07

              Vous frôlez la correctionnelle  !  :->


            • pigripi pigripi 22 juillet 2010 12:33

              @Pierpaolo

              Libération s’accroche désespérément à son idéologie fondatrice, celle de la Gauche prolétarienne.

              Ses journalistes ont toujours eu une fascination pour les malfrats au nom d’un déviation de l’anarchisme.
              Ils ont soutenu les brigades rouges, les Carlos, le FPLP, Action directe, la bande à Baader et tous les terroristes de la terre. Toujours fascinés par le mâle violent, le guerrier et son repos, le conquistador.

              Ils ont même soutenu la pédophilie au nom de la liberté sexuelle.

              Dans le même temps, ils vendaient leur journal aux capitalistes et leurs amis baby boomers qui étaient montés en grade dans les pouvoirs politiques et économiques. Il faut bien vivre ;-((((

              Malgré le turn over des journalistes de Libé qui sont passés au Monde, à La Tribune, au nouvel Obs, au Canard, à Mediapart ( smiley), et dans tous les principaux organes de presse et médias, l’idéologie fondatrice a soigneusement été conservée dans Libé en même temps qu’elle essaimait ailleurs et formatait le politiquement correct du journalisme français.


              • Nobody knows me Nobody knows me 22 juillet 2010 13:31

                Je me demande quel est le ratio de victimes entre la somme de tous les groupes activistes que vous avez cités (sans citer d’autres groupes extrêmes aussi violents mais que vous avez omis, probablement pour appuyer votre argument anti-anar, anti-rouge, anti-gaucho) et UN SEUL LICENCIEMENT ECONOMIQUE provoqué par n’importe quel grand groupe industriel (en bonne santé et faisant des bénéfices) et soutenu par d’autres presses que vous ne dénoncez pas non plus...


              • Lord WTF ! Franz Ferdinand Von FritzenSouchern 22 juillet 2010 15:42


                Tout au plus pourrait-on lui reprocher, sous l’angle architectural, la trop grande présence de coursives qui facilitent la fuite en cas de course-poursuite avec la police.

                 

                Constat étrange : ainsi donc l’organisation spatiale même des environnements urbains devrait-elle être ergonomiquement pensée et conçue en fonction d’impératifs sécuritaires : certes parfaitement cohérent avec la société de contrôle&surveillance : l’espace public devenant avant tout espace du Contrôle et non espace de vie ou social.

                 

                On a là par ce propos une illustration parfaite du degré de conditionnement et d’intériorisation du paradigme société de contrôle&surveillance : où espace de vie devient espace de contrôle : bref l’Humain arrive derrière le Contrôle : à nouveau la rhétorique Insécurité nous fait aboutir à non pas traiter les éléments la produisant mais à organiser ici l’espace où TOUS les individus évoluent en fonction de cela.

                 

                Simple réflexion…

                 

                 


                • Nobody knows me Nobody knows me 22 juillet 2010 16:14

                  Yep, l’ordre et la sécurité avant l’humain. On pourrait même dire malgré l’humain, puisque toutes ces conditions sécuritaires plus la négligence des vrais besoins (nourriture, loisir, culture, liberté, confort, ...) ne font que rendre l’humain plus incontrôlable.

                  Cdlmt


                • sisyphe sisyphe 22 juillet 2010 16:12

                  Article totalement imbécile, d’une auteure qui n’est jamais allée sur place, et qui se permet de juger la vision des autres, sans se donner les moyens d’en avoir une elle-même. 

                  Article qui n’ajoute, évidemment, strictement rien à la compréhension des faits, qui n’ a aucune valeur sociologique, politique, économique, sans aucune donnée, qui est juste fait pour continuer à entretenir la haine, à attiser les antagonismes...

                  Un bel article de merde, écrit par et destiné aux bas du Front ; à jeter aux chiottes. 


                  • polka 15 décembre 2010 00:41

                    Ma pensée est absolument présente dans le commentaire de Sisyphe.

                    Quand on ne comprend rien et que l’on ne fait l’effort de comprendre quoi que ce soit, ni même de s’y intéresser, à quoi bon faire partager ce qui est de l’ordre du « à mettre au chiottes » et même à chier dessus.



                  • Reinette Reinette 22 juillet 2010 16:25


                    Dans leur haine de la constitution sociale actuelle, beaucoup de « révolutionnaires » sont séduits, non par une interprétation raisonné et rigoureuse des faits sociaux, mais à un ensemble de généralités paradoxales antibourgeoises, comme s’il n’y avait qu’à penser et agir exactement à l’opposé des classes dirigeantes pour s’approcher de la formule exacte en tous évènements et faits divers.

                    D’où, une tendance marquée à ne voir des horreurs que dans la violence réglementée des institutions gouvernementales, et ainsi à ne jamais comprendre et admettre ce que comporte d’aussi odieux et tyrannique la violence hors-la-loi, celle d’en-bas ; comme si les humains des classes populaires, et celles des petits caïds de quartiers n’étaient, et ne pouvaient être capables, que de belles actions et de nobles sentiments.

                    C’est une illusion dangereuse !

                    Chez ces petits caïds de quartiers qui ont choisi de vivre en marge de la société, il est des pratiques qui ont force de loi, et dont l’injustice et la brutalité, voire la tyrannie odieuse, n’a rien à envier aux dispositions de l’ordre libéraliste.


                    • okidocman okidocman 22 juillet 2010 16:43

                      A part ça , vous le voyez souvent votre Docteur ?


                    • Le péripate Le péripate 22 juillet 2010 16:35

                      Il fut une époque où obtenir un logement dans un des somptueux duplex de la Villeneuve était un must. C’était un quartier qui n’avait rien à voir avec Mistral ou Teyssere, de triste réputation.

                      Larges espaces verts, des transports faciles, des commerces en veut-tu en voilà, des crèches, des écoles, des piscines, une télé locale sur réseau, des subventions comme s’il en pleuvait.

                      Mais c’est sans compter avec l’immense talent de la ségrégation administrativement contrôlée.

                      Une réussite à la française.


                      • foufouille foufouille 22 juillet 2010 18:36

                        "

                        Il fut une époque où obtenir un logement dans un des somptueux duplex de la Villeneuve était un must. C’était un quartier qui n’avait rien à voir avec Mistral ou Teyssere, de triste réputation.

                        « 
                        on est plus en 60

                         »Mais c’est sans compter avec l’immense talent de la ségrégation administrativement politiquement contrôlée."
                        un plan muri depuis 30a


                      • Le péripate Le péripate 22 juillet 2010 18:43

                        Je parles de ce que je connais, moucheron. Et ce n’était pas dans les années 60.


                      • foufouille foufouille 22 juillet 2010 18:50

                        et c’etait en combien ?
                        petit moucheron .........


                      • masuyer masuyer 22 juillet 2010 21:09

                        En même temps Peripate, ´ces émeutes ne sont elles pas le fruit du harcèlement de libres entrepreneurs par les lois liberticides de l’état surpuissant et tentaculaire ?


                      • foufouille foufouille 22 juillet 2010 21:18

                        "En même temps Peripate, ´ces émeutes ne sont elles pas le fruit du harcèlement de libres entrepreneurs par les lois liberticides de l’état surpuissant et tentaculaire ?"

                        plus ou moins
                        la psychologie des masses sur 30a etant peu fiable, plusieurs options sont possibles


                      • Le péripate Le péripate 22 juillet 2010 21:21

                        Holà ! Voilà que fouillemerde pense en plusieurs dimensions... c’est n’est pas si simple, n’est-ce pas ?

                        Quel génie.


                      • masuyer masuyer 22 juillet 2010 21:50

                        Ben Peripate, je t’explique (je t’ai connu plus vif d’esprit)

                        Imagine que des jeunes plutôt que de mendier les subsides de l’etat-providence décident d’entreprendre dans des secteurs porteurs, comme la vente de produit stupéfiant par exemple. Or l’état s’arroge le droit d’être le seul « dealer » officiel, non ? donc il envoie ses sbires entraver le fibre entrepreuneriale de ces jeunes. Au bout du compte, ils s’énervent. Ca te choque pas quand même ? A moins que les libertariens soient surtout d’affreux conservateurs ayant entrepris de porter des habits plus sexys.......


                      • Le péripate Le péripate 23 juillet 2010 04:21

                         smiley

                        C’est de la politique-fiction ?

                        Tout est biaisé dans ton histoire. Des « jeunes » ? Kesaco ? Pourquoi pas des « nourrissons », c’est encore plus émouvant. smiley
                        Et j’ignorais que le braquage de casinos à l’arme lourde constituait une œuvre de libre entreprise.

                        Faut-il avoir l’esprit en désordre pour aller chercher des comparaisons pareilles !


                      • Nobody knows me Nobody knows me 23 juillet 2010 09:40

                        Et j’ignorais que le braquage de casinos à l’arme lourde constituait une œuvre de libre entreprise.

                        Ben quoi ?? Le braquage c’est monnaie courante chez les libertariens de Wall Street non ?
                        Bien sûr, ça ne s’appelle pas pareil, c’est plus fin, moins violent (quoique...), mais chacun fait avec ses moyens...

                         smiley


                      • Le péripate Le péripate 23 juillet 2010 10:07

                        Un petit copier/coller pour vous remettre les idées en place :

                        L’une des dérives du clivage gauche / droite veut que la gauche défend le filet social, donc les pauvres, alors que la droite défend les hommes d’affaires, donc les riches. Les libertariens ne défendent ni un, ni l’autre ; ils ne défendent que la liberté individuelle face à l’État. En ce sens, les libertariens ne défendent pas nécessairement les entreprises privées, mais plutôt le droit à la libre-entreprise privée.

                        Le fait de vouloir vivre dans une société où le code moral n’est pas imposé par décret par l’élite politique ou religieuse ne signifie pas que les libertariens n’ont pas de morale. Chacun a ses propres valeurs et devrait pouvoir les exercer dans la mesure où on n’empiète pas sur la propriété et la liberté d’autrui (la liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence).

                         Lorsque qu’il est question d’organisation économique, il est vrai que les libertariens portent une importance particulière au rôle de la monnaie et du profit pour l’allocation efficiente des ressources. Cependant, l’argent et le profit ne sont pas centraux au libertariannisme. La base de cette idéologie repose sur la liberté.



                      • Bulgroz 22 juillet 2010 18:06

                        Comme dans toutes choses, il y a une justice, signalons que Libération connait la plus forte baisse des ventes de quotidiens nationaux. -10% de 2009 sur 2008, -19% de 2009 sur 2005. 27000 lecteurs en moins.

                        En 2010, confirmation de la baisse : -5% en année glissante Juin2009-Mai2010.

                        La deuxième plus forte baisse : Le Monde -3%

                        Libération c’est aussi, le plus fort taux d’invendus par rapport au tirage : 36%

                        Le Monde : 28%, Le Figaro : 23%

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès