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Accueil du site > Actualités > Société > L’enfant-roi, l’individualiste intégriste de demain (...)

L’enfant-roi, l’individualiste intégriste de demain ?

Nos gamins sont mal éduqués. Ils ont le nez qui coule, ne disent pas bonjour à la dame et boivent du Coca-Cola américain à longueur de journées. Face à ce constat désolant, point de demi-mesure, il faut rétablir l’ordre républicain.

Travail, Famille, Patrie. Un remède simple qui cloue le bec à toutes les préconisations psychologisantes de ce début de siècle. Le mal ne peut plus proliférer ainsi, il est urgent de l’éradiquer. Le port de la blouse, le retour à la non-mixité, La Marseillaise dès la première heure de cours, le bonnet d’âne et la règle qui cingle les doigts des malotrus sont les premières mesures qu’il faut prestement rétablir dans les écoles de nos petites têtes brûlées. Pour leurs aînés, le retour au service militaire, pour apprendre l’allégeance à leur patrie nourricière. Quant aux plus récalcitrants, le bagne n’a-t-il pas fait ses preuves en son temps ?

Voici une sorte de mise en bouche d’un programme que pourrait peut-être nous offrir notre parti national d’extrême droite face au problème de société que représente l’enfant-roi.

Un problème qui glisse entre les doigts car le chimilimilblik enfant-roi n’a pas d’odeur, pas de couleur, pas d’âge, ni d’origine. Toutefois, et fort heureusement, il a une particularité qui permet de le reconnaître au milieu de ses semblables. Il crie volontiers, tape des pieds, exige, est impatient, intransigeant, égoïste, boudeur, moqueur et souvent, au fil du temps, manipulateur. L’enfant-roi est un petit d’homme intelligent qui ne manque pas d’apprendre la vie à ses parents.

Si l’on estime que son comportement est un problème dont le protagoniste et son environnement souffrent. Si l’on constate, en y réfléchissant bien, que l’on en croise de plus en plus souvent, en faisant ses courses, peinard, dans son petit supermarché de quartier. Si l’on prend conscience de cela, alors, ne serait-il pas temps de reconnaître que nous sommes face à un vrai problème de société ?

Dans la mesure où la théorie des gènes du mal est une pantalonnade sur laquelle il serait perte de temps de s’attarder, quelles pourraient être les causes d’un tel comportement ? Un travail éducatif de terrain permet de repérer un environnement propice à la genèse de cette problématique. Une mère souvent isolée, dépassée, un père absent physiquement et/ou psychiquement et un enfant qui joue son rôle, celui de tester l’adulte pour se confronter aux limites de la relation et plus globalement à celles du monde. Des limites qui représentent un cadre dont le gamin a besoin pour se rassurer face à l’infini et pour se construire. Or, si le parent est fragilisé, s’il doute, s’il confond l’éducation qu’il a reçue avec celle qu’il doit donner, s’il ne peut s’empêcher de voir, en son gamin, celui qu’il a été, s’il croit que l’amour suffit pour éduquer, il peut céder à la tentation de dire plus souvent oui que non. L’adulte tente ainsi d’être en paix (ce qui est un leurre) et se rassure en pensant que de cette manière, il prouve à son enfant combien il l’aime. Le parent pourra d’autant réagir de cette manière s’il a souffert de privations durant sa propre enfance. Une sorte de compétition affective entre les deux parents, notamment lorsqu’ils sont séparés, peut être également un enjeu dans ce contexte. Enfant et parents, englués dans un « jeu » pernicieux, seront, dès lors, pris dans les tourments d’un cercle vicieux puisque le gamin ayant nécessairement besoin de repères clairs et de limites, continuera à pousser le parent dans ses retranchements. Des enfants en arrivent ainsi à commettre des délits et à prendre le chemin de la délinquance, juste pour continuer à tester les limites du monde adulte auxquelles il ne parviennent pas à se confronter. Nombre de jeunes des quartiers sont pris dans les filets de cette problématique.

Le phénomène semble particulièrement toucher les familles monoparentales, mais pas seulement. Le lien entre toutes les familles qui vivent ces situations reste l’absence, l’incohérence ou l’insuffisance d’un cadre éducatif, de repères, d’interdits, soit de frustration. Un rôle qui, de manière symbolique et concrète, est dévolu au père, ou au beau-père, sans toutefois exclure la mère de ce positionnement. Un rôle dévolu à « l’autre » qui vient faire tiers dans la relation entre la mère et l’enfant. Un « autre » qui saura, quand cela est nécessaire, jouer le mauvais rôle de la frustration. En effet, dire non, poser des limites, c’est prendre le risque, durant quelque temps, de ne pas être aimé, voire d’être détesté par l’enfant. Il est préférable de ne pas avoir subi soi-même trop de carences affectives pour pouvoir accepter et supporter l’attitude réactive de l’enfant - une situation dans laquelle se retrouvent souvent les éducateurs. Rien de valorisant ! Or, si le parent (tout comme l’éducateur) vit de manière difficile cette colère reçue de l’enfant, ce dernier le ressentira et mettra alors en doute la légitimité de cette frustration. En termes plus clairs, le parent, père, mère ou l’éducateur qui pose un interdit, doit être convaincu de l’aspect bénéfique et constructif du message qu’il adresse à cet instant à l’enfant. Un gamin n’accepte et n’intègre que ce qui est juste et perçu comme tel par l’adulte qui pose l’acte.

Bien sûr, l’idée n’est pas de poser des interdits à chaque instant de la vie de l’enfant. Certains parents ayant subi cette forme d’éducation « à la dure » pensent qu’il est bon d’en faire autant avec leur enfant. Les conséquences sont tout aussi désastreuses. Le gamin vit un sentiment intérieur d’injustice et de révolte qu’il peut retourner contre lui ou qui le pousse à agir contre autrui. Une certaine souplesse, une grande cohérence et une bonne mesure sont donc les maîtres-mots. Plus facile à dire qu’à faire, bien entendu ! Mais l’idée est que l’enfant sache qu’il est des choses avec lesquelles le parent ne négociera pas, et que c’est bien parce qu’il aime son enfant que les choses sont ainsi. Il est également important de mettre des mots sur les raisons de l’interdit. Il faut que la frustration ressentie par l’enfant ait un sens.

Tout ceci fait partie du travail de socialisation de l’enfant, il s’agit de lui apprendre à « faire société ». Et c’est sur ce point que se niche la difficulté de l’enfant-roi, faire société, aller vers, échanger, partager, accepter les limites et les oppositions de l’autre. Le gamin-roi, centré sur son plaisir qu’il estime devoir être satisfait selon ses exigences, ne se soucie pas de son environnement, qu’il n’a d’ailleurs guère envie d’aller découvrir.

Un enfant, adolescent, puis adulte qui, si l’on n’y prend garde, sera le prototype de l’individualiste intégriste de demain.

Isabelle Buot-Bouttier.

Référence bibliographique :

Pourquoi l’amour ne suffit pas, Claude Halmos, Editions Nil.


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474 réactions à cet article    


  • Marsupilami Marsupilami 2 février 2007 12:42

    Très bon article qui pointe un problème de société majeur pour l’avenir. Car comme tu le dis très bien, les enfants-rois capricieux et égocentriques d’aujourd’hui seront les citoyens ultra individualistes-moutonniers de demain. Il y a déjà beaucoup de dégâts de faits, puisque de nombreux ex-enfants-rois sont déjà devenus des parents démissionnaires ou impuissants qui fabriquent des enfants-empereurs-dictateurs. Souvent je me dis qu’il ne faudrait pas seulement des éducateurs, mais de véritables écoles d’éducation à la parentalité. Bon courage...


    • Mouche du coche (---.---.17.96) 2 février 2007 16:08

      @ l’auteure,

      Nos enfants sont de petits soldats bein embrigadés. Allez voir aux USA. La-bas ils sont beaucoup plus mal-élevés. Et c’est pour cela qu’ils s’en sortent ! Individualistes dans leur éducation, ils ne cherchent pas à être des fonctionnaires.

      Demian a raison, Vous devriez préconiser la prison. smiley


    • Yvray (---.---.97.116) 2 février 2007 17:32

      Cette idée selon laquelle seule la compétition entre individus produit du positif est d’une ringardise désolante.

      De tous temps, la coopération a été plus féconde que la guerre.

      Même aux USA.

      Il faut Apprendre à coopérer et à travailler ensemble. Tous les systèmes éducatifs sérieux, y compris aux USA, s’y attellent.


    • dégueuloir (---.---.196.166) 2 février 2007 23:00

      c"était le cas pour le petit Sarkoléon.......lol  smiley


    • chantecler (---.---.237.253) 3 février 2007 08:50

      Calme toi Demian:hier le vote était inversé:j’ai voté pour toi « commentaire constructif », et tu es passé de -30 à - 31 !!

      Ne t’en prends pas à Marsupio:ce qu’il écrit n’est pas faux. Et comme lui je suis anti anti tabac...

      Qu’on arréte de nous faire chier, de restreindre une à une nos libertés (c’est sans limite),de nous conditionner à tout accepter.

      Je crois aux vertus de la parole et de la convivialité...Même sur Avox où parfois il me faut m’accrocher. Cela dit il y a des limites....


    • Dragoncat Dragoncat 3 février 2007 09:08

      Salut Demian

      Pour ce qui est de signaler, je viens de le faire à ta place. C’est la première fois (et j’espère la dernière) que j’utilise cette procédure mais il y a des propos et des individus qui n’ont rien à faire ici ! smiley


    • Nicolas (---.---.38.148) 3 février 2007 12:33

      chantecler : « Calme toi Demian:hier le vote était inversé:j’ai voté pour toi »commentaire constructif« , et tu es passé de -30 à - 31 !! »

      Non, ce n’est pas ca. Le score qui est affiché est celui qui est lorsque la page se charge. Plusieurs personnes consultent en meme temps la page, et votent aussi. Lorsque l’on vote, le score est reactualisé. C’est pourquoi plutot que dire « le vote est inversé », il faut comprendre "deux personnes ont voté negativement au commentaire entre le moment où je suis arrivé tout en haut de la page, et le moment où j’ai voté positivement pour DW.


    • fouadraiden fouadraiden 3 février 2007 12:48

      cher compatriote marsu oublie pas tous les autres que ta psychologie republicaine ne pourra plus sauver.


    • Marsupilami Marsupilami 3 février 2007 14:18

      @ D.W.

      En dépit du caractère diffamatoire et ignominieux de ce que tu racontes sur mon compte à longueur de posts (mais j’ai désormais l’habitude de tes coups bas et de ta stratégie de harcèlement et de désinformation systématique à mon endroit), sur ce coup-çi je te soutiens à fond. Le post de Boumachin est tout simplement dégueulasse et ordurier.


    • Cosmic Dancer (---.---.174.1) 3 février 2007 15:12

      @ Marsupilami Bonjour, Marsu. Tu m’offres une cosmic dance ? J’en ai besoin, et je repars. Bien à toi. Et bon courage, je constate qu’il en faut encore et toujours.


    • La mouche du coche (---.---.246.85) 3 février 2007 15:18

      @ Cosmic Dancer,

      Je veux bien t’offrir une cosmic danse si tu veux, mais je te préviens qu’elle sera surtout comique. Je danse très mal smiley


    • Cosmic Dancer (---.---.174.1) 3 février 2007 15:25

      @ Marsupilami trouble of evidence.


    • La mouche du coche (---.---.246.85) 3 février 2007 15:33

      Habituellement les mouches dansent joliment dans le soleil mais moi pas, c’est comme ça. smiley


    • inversiondesvotes (---.---.4.67) 3 février 2007 16:54

      @ Nicolas:je reviens au problème d’inversion des votes.Ton argument je le connais depuis 8 mois...quand j’écris que le vote est inversé, je l’ai constaté à plusieurs reprises sur un site...et cela arrive souvent dans la semaine.Je l’ai signalé à plusieurs reprises à AV.Je n’ai pas l’habitude de lancer des choses à la légère...Maintenant il y a une autre hypothèse : se peut-il qu’un PC pour des raisons que j’ignore envoie - quand c’est + ?merci de me répondre. crévindieu


    • merise (---.---.62.143) 3 février 2007 17:37

      Même si ça n’a aucun rapport avec le sujet, je confirme que j’ai souvent rencontré ce problème. Et ce uniquement sur certains sujets. Mais aujourd’hui j’ai eu la surprise inverse : au moment où j’ai voté, le score a été augmenté de 2 au lieu de 1 ( et de -2 au lieu de -1 ) pendant une longue période ! Serait ce un virus in formatique smiley ? Je plaisante. ceci dit, comme j’ai pensé que nous étions plusieurs ayant la même conception des choses à voter en même temps, j’ai voté exprès à l’inverse de ce que j’aurais voté en temps normal : même résultat : vote double. Et puis, d’un seul coup, tout est redevenu normal. je crois que le compteur est fatigué par moments et a besoin de repos !

      Enfin dernier point : à vous voir vous empoigner ainsi à coups d’injures, dès que l’autre n’est pas de votre avis,je pense effectivement que les enfants - rois sont mal élevés et qu’il va falloir un peu plus de dicipline et de leçons de morale smiley

      Une simple notion de psycho indique que nous devons tous apprendre à gérer les frustrations. or, si on cède tout à un enfant ( ou à un électeur, c’est la même chose ), il n’a pas de frustrations. Au moment où il se trouve confronté à un débat contradictoire ou à un refus de la part d’autrui, il ne sait pas gérer cette frustration ( cela n’est pas inné ). Et on arrive aux problèmes que l’on voit s’étaler sur les médias.

      La politique utilise ce système : éviter les frustrations aux électeurs potentiels ( démagogie ) pour gagner. (les politiques nous considèrent comme des enfants rois , sans doute à raison ? )

      Le problème ensuite est de gérer le pays au quotidien, car il est difficile de plaire à tous ! D’où, grèves, manifs, rouspétances à longueurs d’années de la part de la partie de la poulation qui a eté frustrée !


    • puppy (---.---.236.145) 3 février 2007 18:33

      je pense qu’un petit farceur s’amuse avec les compteurs car il est dans certains cas impossible de voter ou le vote s’inverse je pense nécessaire de supprimer ce genre de vote qui n’apporte rien de positif ou alors rendre ce genre de vote plus fiable


    • puppy (---.---.236.145) 3 février 2007 18:36

      ce n’est pas tout à fait faux mais comment expliquer que lorsque vous souhaitez voter un message vous indique que vous avez voté alors que ce n’est pas le cas


    • Battement d’elle (---.---.90.133) 4 février 2007 03:12

      à François ’’je suis attristé par la bêtise crasse par exemple des gosses issus de l’immigration ’’ : je ne peux pas vous laisser dire ça ! Des enfants mal éduqués, il y en a partout et il ne me semble pas qu’il y en ait + chez les immigrés : vous devriez cesser de colporter ces idées absurdes qui vous sont distillées par certains médias.


    • Nicolas (---.---.38.148) 4 février 2007 22:37

      @inversiondesvotes : Je te propose une experience : avant de voter, tu rafraichis la page (avec la touche F5 par ex). Puis tu votes. Comme ca tu as l’assurance presque complete que personne d’autre n’a pu voter entre le moment où tu votes et le moment où la page s’est affiché Je suis persuadé que tu n’auras plus de problème de score qui ne « correspond » pas.


    • seb59 (---.---.180.194) 5 février 2007 09:58

      @demian

      Tu va arreter de nous jouer le sketch du « pauvre auteur persecuté » ?

      Il y a plus d’intelligence dans la photo de cet article que dans la compil de tes posts. smiley

      Respecte au moins l’article de l’auteur et les gens qui veulent en debattre.


    • BUOT-BOUTTIER BUOT-BOUTTIER 5 février 2007 11:28

      A l’attention de François : Vous avez déposé ce même commentaire sur mon blog et je vous au répondu ceci : "François, Votre commentaire me met très mal à l’aise et ce, pour plusieurs raisons : mon article sur l’enfant-roi ne fait pas référence à certains jeunes plus qu’à d’autres. Relisez, le : « l’enfant-roi n’a pas de couleur, pas d’âge, pas d’origine ». Le thème est donc très généraliste, il concerne la société française dans sa globalité. Je dis en revanche que certains gamins des quartiers se situent dans cette problèmatique. Le pronom indéfini « certains » a donc toute son importance ! Car si ma pratique de terrain en tant qu’éducatrice de rue se situe effectivement très majoritairement auprès de jeunes issus de l’immigration, dire que tous ces jeunes sont tels que ces deux jeunes filles que vous décrivez est une grave imposture. Il est vrai, pour sortir un peu de la langue de bois, que certains jeunes issus de l’immigration sont pris dans une problèmatique dont les causes sont multiples : les conditions d’accueil de leurs parents dans les années 70, le type et le lieu d’hébergement qui leur a été proposé, le regard qui est porté sur eux et la discrimination sociétale que l’on ne peut nier. Jusque-là, beaucoup me suivront dans mon analyse. Il est toutefois d’autres causes qui ne manqueront pas de susciter des grincements de dents, à savoir, un pas vers la société française qui, à mon sens, n’a pas suffisamment été fait par certaines familles (probablement par peur, probablement parce que certains ont dû longtemps espérer retourner au pays), familles qui ont alors eu tendance à vivre et à élever leurs enfants dans un certain repli communautaire, dans une peur de la société dans laquelle ils grandissaient et parfois dans cette idée du retour au pays, ce qui n’aide pas à se sentir chez soi dans un pays qui n’est pas celui de ses parents ! Cela, je l’ai constaté sur le terrain et sur Paris, nous ne parlons donc pas d’endroits reculés de banlieux ou une certaine population est exclue de fait, de la société. Quant au pays d’origine, il demeure imaginaire pour certains gamins, puisqu’ils n’y jamais mis les pieds. Quant cela n’est pas le cas, il ne sont pas toujours bien accepté par le pays d’origine de leurs parents. « Quand ils viennent ici, ils ne savent que mettre le bordel, ils ont ce qu’ils méritent en France, c’est leur comportment qui induit ce qu’ils vivent la-bàs » m’a ton dit à plusieurs reprises lors d’un récent séjours au Maroc. Aux critères que je viens dénoncer, s’ajoute, une fois encore, seulement pour certaines familles, un contexte social, lorsqu’il s’agit de familles défavorisées ; culturel (la culture de l’Afrique et du Magrheb est en effet très différente de celle de la France) ; éducatif (l’education au pays ne s’exerce pas nécessairement de la même manière qu’en France et l’adaptation n’est pas toujours aisée), enfin un contexte parfois religieux(qui peut également induire une éducation différente, notamment entre les garçons et les filles) peut également jouer son rôle. Je sais que ces derniers arguments ne sont pas politiquement corrects mais refuser d’admettre ce contexte relève pour moi de la langue de bois. Or la question n’est pas d’incriminer une population (en l’occurence une partie d’une population) mais de regarder la situation en face, de manière à réfléchir en commun à des solutions qui iraient dans l’intérêt de tous. Un pas vers plus d’harmonie, en faisant en sorte que chacun puisse s’y retrouver. Enfin, votre propos « ce ne sont pas des êtres humains » n’est pas tolérable. S’il est vrai que dans le cas des deux gamines que vous décrivez, il y parfois des paires de claques qui se perdent, nous sommes ici face à un problème qui s’inscrit dans le contexte que je viens de tenter de décrire, de manière schématique. Il n’est pas, François, de peuple, de personne, d’être, qui ne soit moins humain que d’autres. Cette dangereuse théorie n’a pas manqué de faire des ravages dans l’hsitoire de l’homme. C’est pourquoi, je vais voir s’il est possible d’un point de vue technique de supprimer cette phrase. Je regrette d’ailleurs fortement d’en arriver à ce type de censure ! Mais si la seule possibilité technique qui s’offre à moi n’est que de supprimer le commentaire dans son intégralité, alors je le ferai car ce blog est bien celui d’une liberté d’expression sans langue de bois mais pas celui de propos xénophobes". Isabelle Buot-Bouttier


    • BUOT-BOUTTIER BUOT-BOUTTIER 5 février 2007 11:34

      Bonjour Merise, Je vous rejoins assez sur le parallèle que vous faites concernant la frustration entre l’éducation et la politique. Particulièrement en ces temps de période électorale... Intéressant ! Au plaisir. Isabelle Buot-Bouttier


    • BUOT-BOUTTIER BUOT-BOUTTIER 5 février 2007 11:41

      Bonjour Battement d’aile, Je vous rejoins complètement sur votre propos, je vous invite à ce propos à regarder la réponse que j’ai adressée à François qui avait également déposé ce commentaire sur mon blog. Ce que je ne comprends pas, en revanche ce sont les votes positifs de ce commentaire ! Au plaisir. Isabelle Buot-Bouttier


    • jaclond (---.---.189.26) 5 février 2007 15:32

      Si bug il y avait, il serait sur le serveur d’agoravox et tout serait systématiquement inversé, ce qui n’est pas le cas. Non un PC ne peut par inverser le vote, sauf virus dont le seul objet serait d’inverser les votes sur agoravox. Il y a des limites.


    • Milla 6 février 2007 20:18

      Mais non Damian,

      Pourquoi d’ailleurs faire des enfants !

      Coup une chance, on gagne ou perd comme au loto ...

       smileymilla


    • Milla 6 février 2007 20:27

      @ l’auteure...

      A l’attention de François : Vous avez déposé ce même commentaire sur mon blog et je vous au répondu ceci : "François, Votre commentaire me met très mal à l’aise et ce...

      Ne vous formalisez, je l’ai rencontré sur un autre débat, c’est le genre à aimer les clichés, il souffre sans doute d’être du mauvais coté, lui est un autre « genre de roi » je ne précise pas le qualificatif, il trouvera peut etre tout seul... mais suis assez sceptique !

      Milla smiley


    • ZEN zen 2 février 2007 13:18

      Beaucoup de bon sens. Freud avait déjà tout compris : l’éducation comme tâche « impossible entre le Charybde du laisser-faire et le Scylla de la prohibition »(voir « Malaise dans la civilisation »)

      Il faudrait aussi souligner le facteur aggravant de notre culture de l’envie (et non du vrai désir) :étudier les facteurs économiques et idéologiques qui favorisent le déni de régles. Un bon bouquin là-dessus:Charles Melman :« L ’HOMME SANS GRAVITE »(folio/essais), qui prend le problème plus globalement.


      • Marsupilami Marsupilami 2 février 2007 13:30

        @ Zen

        Tout à fait d’accord avec toi, en-dehors de la référence freudienne, quoiqu’ici la référence à l’envie qui se substitue au désir est tout à fait pertinente. Il y a quelques jours j’ai entendu à France-Inter, à l’émission de 18h00 (je ne sais plus son nom) un très intéressant reportage sur la violence scolaire, qui est un phénomène qui touche tous les pays européens (ce reportage se limitait à cet espace géographique). Et partout les verdicts étaient les mêmes : enfant-roi et démission des parents, certes, mais plus profondément matraquage publicitaire de l’idéologie hyper-individualiste, hyper-compétitionnelle et hyper-libérale plus hyper-violence médiatisée désagrégeant tous les liens d’appartenance sociaux sur fond de perte de tous les marqueurs du « vivre-ensemble » (extinction des religions et des idéologies solidaristes des 19e-20e siècle). On est pas sortis de l’auberge...


      • Gazi BORAT 2 février 2007 14:59

        « .. marqueurs du vivre-ensemble.. »

        La « fin des idéologies » n’aurait donc pas que les bons côtés que certains philosophes lui prêtent.. Intéressant.. Et pas totalement faux !

        Il n’est qu’à se souvenir de l’influence, d’une part des patronages, de l’autre des mouvements issus du PCF dans les quartiers ouvriers d’autrefois (nos banlieues d’aujourd’hui) pour le constater. Ils offraient, chacun de leur côté, une vision du monde et une réponse aux interrogations qui ont peut-être servis de soupapes de sécurité à des révoltes nihilistes..

        Gazi BORAT


      • Marsupilami Marsupilami 2 février 2007 15:04

        @ Gaz Borat

        C’est bien ce que je pense, mais ce n’est pas reproductible. C’est fini. Il faudra trouver autre chose. Je ne sais pas trop quoi...


      • Popov De Kerl popov de kerl 2 février 2007 17:02

        surtout une idéologie, c’est avant tout un facteur de rassemblement, ne négligons pas non plus la cause qui vient de l’abscense d’ennemis commun autre que le pays lui même, et cet ennemie existe depuis 68


      • BUOT-BOUTTIER BUOT-BOUTTIER 5 février 2007 11:47

        Bonjour Zen, Merci pour l’apport biblio. Vous avez raison, le thème est si complexe qu’un livre même ne suffirait pour l’aborder de manière exhaustive, un article ne peut donc qu’être une approche très partielle du sujet. Au plaisir. I.B.B.


      • BUOT-BOUTTIER BUOT-BOUTTIER 5 février 2007 11:52

        Bonjour Marsupilami, Je suis en parfait accord avec la réponse que vous faites à Gaz borra (j’ai un doute sur l’orthographe du pseudonyme, si j’ai fais une erreur, je prie la personne concernée de m’en excuser). Trouver autre chose, dites-vous Marsupilami, oui, il va falloir sérieusement y réfléchir... Au plaisir. I.B.B.


      • Milla 7 février 2007 09:21

        oui zen,

        J’ai parcouru ces bouquins, tu es dans le vrai, et il y a « l’avenir d’une illusion aussi » de Freud, qui faisait allusion à la haine...

        milla


      • erdal (---.---.242.88) 2 février 2007 13:28

        Je n’ai pas compris cette phrase :

        Un enfant, adolescent, puis adulte qui, si l’on n’y prend garde, sera le prototype de l’individualiste intégriste de demain.

        erdal


        • Marsupilami Marsupilami 2 février 2007 13:42

          @ Erdal

          Un enfant-roi (et non un enfant tout court) est conditionné à ce que tout s’organise autour de sa petite personne égocentrique. Il deviendra ainsi un ado-roi, puis un adulte-roi dont l’individualisme ne connaîtra aucune limitation interne. D’où la notion d’“individualisme intégriste«  : n’ayant pas conscience de la réciprocité dans laquelle s’enracinent des relations humaines basées sur de nécessaires compromis, il ne pourra qu’exiger de chacun qu’il satisfasse ses envies sans aucune contrepartie. Cette attitude peut très bien se décrire comme de l’“inndividualisme intégriste », au sens où un individualiste « modéré » peut encore saisir les envies de l’autre, tout en valorisant avant tout les siennes.

          L’individualisme sans individuation (ce que j’appelle l’« individualisme moutonnier ») est une très grave pathologie sociale et spirituelle...


        • Marsupilami Marsupilami 2 février 2007 15:47

          @ Talleyrand

          Je suis grosso modo d’accord avec toi. Plutôt que le terme « pathologie », j’aurais dû utiliser celui de « dysfonctionnement ». Ce qui ne change rien sur la chose.


        • Marsupilami Marsupilami 2 février 2007 17:13

          @ Talleyrand

          T’es gonflant dans ton plan anti-psy-psy primaire (même si je suis d’accord avec toi). Trouves le mot qui te convient le mieux pour nommer la chose, lâche moi-les baskets sur ce point et sortons des nominalismes blablabla. Si tu y arrives pas tu es pire que ceux que tu prétends combattre.

          Bon, tu me le sors ton mot magique ?


        • Marsupilami Marsupilami 3 février 2007 14:10

          @ Talleyrand

          Je réalise en relisant cet échange qu’on s’est mal compris. Je parlais de dysfonctionnement de la société, et tu as cru que je parlais de dysfonctionnement de l’individu. Nous sommes donc complètement d’accord.

          Pour tout dire je souscris totalement à cette phrase d’Henri Laborit : "Etre bien dans sa peau, c’est forcément entrer en conflit avec le milieu social. Quant on ne peut pas s’adapter aux autres, il ne reste que la fuite : c’est la seule chance de survivre. En fuyant, on peut rester soi-même, et jouer avec son imaginaire”.

          Mais là on s’éloigne de l’enfant-roi...

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