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Accueil du site > Actualités > Société > L’esclavage sera le genre humain

L’esclavage sera le genre humain

Parfois, une phrase, vraie ou fausse, détonne de toute sa révélation sur une vérité du système qu’on avait pressentie sans en avoir une claire idée, ou qu’on avait occultée parce qu’elle n’est pas bonne à entendre. Sur le plateau de ce soir ou jamais, l’économiste Nicolas Baverez est intervenu sur la question de la crise financière et nous a gratifié d’un cas d’école en matière de raisonnement. Commençons par le contexte idéologique largement consensuel en matière de science économique. Beaucoup de pays sont affectés par une dette souveraine conséquente, pour ne pas dire colossale. Au tableau d’honneur ne figurent que quatre pays de la zone euro alors que des nations de taille respectable comme l’Espagne ou l’Italie sont dans le collimateur des agences de notation, la France étant pour l’instant un bon élève dont le niveau a légèrement baissé, ce qui inquiète cependant les analystes car la dette française se chiffre à plus de 80% du PIB et la récession nous guette. Ainsi, la plupart des économistes et politiciens ont placé la dette comme problème numéro un à solutionner. Un détail à observer, ce n’est pas le montant de la dette qui conditionne la notation. Pour preuve, avec un endettement équivalent, le Canada bénéficie de la meilleure note, la France est juste en dessous et le Portugal est classé dans la catégorie à risque. Le Japon est noté comme la France malgré un endettement de 225 % alors que l’Irlande, avec 94%, est placée deux crans en dessous sur cette échelle simplifiée qui en compte 6. L’endettement ne fait pas la note. Bien d’autres facteurs sont pris en compte et notamment les perspectives de croissance.

C’est sur ce point qu’est intervenu Baverez en évoquant la situation des pays développés et endettés qui, comme la France, ont une croissance modérée pour ne pas dire faible, alors que d’autres pays dits émergent se caractérisent par un endettement modéré et une croissance forte. Conclusion de notre économiste disciple de Aron, l’endettement explique la croissance faible alors qu’une politique vertueuse favorise la croissance. Et donc, il faut réduire nos déficits et notre dette. Et si on inversait les causalités. C’est plutôt la croissance élevée qui expliquerait le faible endettement des pays émergents, enfin, disons ceux qui entrent dans le cadre de la démonstration de Baverez. Ainsi, la Chine a un endettement assez faible, comparé aux autres pays industrialisés. Néanmoins, une croissance forte ne produit pas forcément une dette souveraine élevée, alors qu’une croissance faible est tout à fait compatible avec un endettement modeste. Tout dépend de deux paramètres, d’abord la durée. Les dettes sont le résultat d’une accumulation des emprunts obligataires contractés dans le passé. La durée des emprunts est variable, pouvant s’échelonner sur du court, moyen ou long terme. Quant à la dette d’un moment présent, elle a aussi une structure, étant composée d’obligations aux taux et durées variables. Comparer des dettes n’a finalement pas une grande signification d’autant plus que des pays comme le Japon ont leur dette entre les mains des nationaux si bien qu’un défaut de paiement aurait des conséquences systémique à travers l’économie alors qu’un défaut de paiement de la Grèce se répercuterait directement sur les établissements financiers. Mais l’essentiel, c’est de ne pas tomber dans le piège intellectuel de Baverez et tant d’autres et de croire que la dette est un problème qui doit être résolu pour relancer l’économie.  

La seule certitude, c’est que les Etats mondiaux dont la dette peut être chiffrée sont tous endettés. De plus, si l’on considère les premières puissances économiques, celles du G-8 ou du G-20, on s’aperçoit que l’endettement souverain est très important, dépassant souvent les deux tiers du PIB, excepté quelques pays dotés de spécificités comme la Russie ou la Chine. La dette totale des pays du G-8 a été évaluée pour 2010 à 33 000 milliards de dollars. La seule question qui vaille : comment en est-on arrivé là ? La réponse est simple, elle tient à deux facteurs, la technique et l’homme contemporain devenu amoral, cupide, stupide. En fait, l’endettement est lié aux établissements financiers qui prêtent et aux Etats pris d’un souci de dispenser des services, de moderniser à marche forcée, bref, l’Etat est à l’image de l’individu, il tend à surconsommer. Et les finances n’hésitent pas à jouer sur le surendettement des Etats, comme ils l’ont fait pour les ménages. Le citoyen veut plus de services publics, plus de pouvoir d’achat pour consommer des choses inutiles produites par le système industriel technologique. Les investisseurs veulent plus de profits, les élites économiques plus de revenus, le tout pour consommer mais dans le luxe et le standing, grâce à un secteur spécial du système industriel technologique (berline de luxe, relais et châteaux, gastronomie étoilée, yacht, jet…)

La solution proposée par les dirigeants, c’est travailler plus. Non pas pour l’élévation du niveau de vie moyen mais pour entretenir ce système. Les investisseurs ont épuisé les possibilités du capitalisme financier (subprimes, Madoff etc.). Ils reviennent aux fondamentaux. Les travailleurs servent aussi à faire du profit. Alors les Etats mettent les populations à contribution pour satisfaire les créanciers et réduire l’endettement. L’exploitation sera le genre humain. Et maintenant, le fond de ma pensée exposée avec désinvolture. Si ces sentences vous dérangent, prenez-les pour des idées régulatrices kantiennes. 

Ce que je pense, c’est que la plupart croient que nous sommes au 21ème siècle alors que nous régressons peu ou prou vers le 19ème siècle. Néanmoins, les hommes du 21ème siècle sont parmi nous. 

Ce que je crois, c’est que l’homme peut être éduqué pour prendre le chemin de la liberté, la vertu, la raison, mais que l’éducation a été un fiasco. Et les médias complices car il est plus facile de faire du profit en flattant l’idiotie et la bêtise qu’en proposant l’effort vers l’intelligence. Mais l’intelligence résiste. 

Ce que je crois, c’est que les élites dirigeantes n’ont eu aucun effort à déployer pour faire de l’humain un esclave du système et de sa technologie. L’industrie a produit les pièges et artifices dans lequel les hommes sont tombés. Mais il en est qui ne plongent pas dans le précipice. 

Ce que je pense, c’est que la théorie du genre devrait s’intéresser maintenant à la fabrication non pas d’une identité sexuelle mais de l’identité morale. Comment est produit le « genre esclave » ? Mais il y a aussi le « genre affranchi » qui sans doute, échappera à ces sociologues du genre car la liberté ne s’explique pas, elle advient. 

Ce dont je suis convaincu, c’est que la voie ne peut être tracée par les politiques et les puissants et qu’il existe une alternative qui ne peut advenir que si les hommes trouvent le chemin de la liberté, ce qui suppose un accès à la connaissance.


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22 réactions à cet article    


  • El Nasl El Nasl 27 janvier 2012 08:12

    Bernard : «  Ce dont je suis convaincu, c’est que la voie ne peut être tracée par les politiques et les puissants »

     même si tout le monde a sa part de responsabilité dans ce naufrage , faut reconnaître que les 3/4 de ces Zélites sont perdus pour le genre humain . Il n’y a rien à négocier avec eux , la solution nous devons la mettre en oeuvre sans eux , ils s’adapteront à nos conditions smiley .Quant aux Godet , Baverez , Touati , etc toujours les mêmes têtes squattant les médias pour ânonner leur doxa de déprimés , ils devraient s’inscrire dans des ateliers de poteries , de cours de danse , d’horticulture , de jardinnage ou autre , ça leur serait une très bonne thérapie . 

    Bernard : " qu’il existe une alternative qui ne peut advenir que si les hommes trouvent le chemin de la liberté, ce qui suppose un accès à la connaissance. " 
     
     c’est en route ... 

     


    • ratapignata pascbert 27 janvier 2012 08:44


      Bientot , il sera préférable d’acheter une isle en Grèce plutot qu’un IphoneApple !!!!

      http://www.huffingtonpost.fr/nicolas-magand/apple-resultats-grece_b_1230193.html?ref=economie


      • ratapignata pascbert 27 janvier 2012 08:53

        Et puis bien évidemment l’Acropole , quelques grosses unités maritimes ,2 ou 3 ports ,etc

        Comment Apple peut-il valoir plus que la Grèce ? Sachant l’utilité d’un Iphone(vrai,c’est vrai ) tout en sachant la bride esclavagiste que constitue ce produit ainsi qu’Itunes, on voit bien que l’avenir de l’homme est bien compromis !
        ça commence par là !

        • ratapignata pascbert 27 janvier 2012 13:56

          @Scipion165

          Est-ce que l’avenir de n’importe quoi possède un avenir ?

          tu veux un smartphone qui fonctionne , tu le prends sous Android et t’as l’air moins con !


        • ratapignata pascbert 27 janvier 2012 18:19

          Il me semble que les grecs sont en train de réagir en masse et s’organisent pour un retour forcé(!) à des valeurs qu’ils n’ont jamais oubliées ! et leur avenir est précisément là : dire merde à la dette et aux turpitudes européennes , ils n’auront pas le choix autant que nous aussi bien ! nous sommes tous des grecs ! et c’est précisement notre avenir qui se joue.


        • HELIOS HELIOS 27 janvier 2012 17:19

          Mais voyons, Scipion165, vous savez tres bien comment on « injecte » la connaissance !

          2 moyens existent, l’ecole (au sens large) et ce qu’on appelle a tort a mon avis, les biens culturels qui vont de la simple musique en passant par les livres, les musées etc.

          Le constat est le suivant :

          Dans de nombreux pays, mëme developpés, l’ecole est deja inaccessible pour une grande partie de la population..... dû a un systeme commercial immonde....

          Pour la « culture » le livre decroit, la presse n’est plus libre car elle se contente de recopier les informations de 4 ou 5 agences de presses (il n’y a plus de journalistes) et les medias modernes ne sont plus que des outils de lavage de cerveau.

          il reste cependant internet, surgit comme, ça, par pur hasard, sans que les puissants ne s’en rendent compte. Mais leur reaction aujourd’hui est efficace, sous un tres falacieux pretexte de protection des droits d’auteurs, dont le modele est neanmoins discutable et en tout cas pas suffisant pour le justifier, il sont en trains de verrouiller ce dernier acces a la connaissance.
          Le meilleur exemple qu’on puisse donner est la loi DADVSI que nos representants ont voté il y a quelques années, qui puni ceux qui devoilent la connaissance, mëme si cette connaissance, souvent technique mais pas seulement, est un element fondamental de l’esprit humain.

          Toutes limitation de la circulation d’information, même au niveau d’un simple brevet DOIT ETRE CONSIDERE COMME UN CRIME CONTRE L’HUMANITE !

          Il ne s’agit pas de priver l’auteur de ses droits legitimes, il s’agit seulement de remettre a leurs places les fondamentaux de l’homme, de son esprit et au final de ce qui le diferentie des animaux, son ame au sens culturel du mot.


        • HELIOS HELIOS 27 janvier 2012 20:30

          L’adaptation était foudroyante et, à partir du troisième jour, 90 % des néo-internautes étaient schotchés sur des sites pornos.

          ... vous savez tres bien que ce qui se passe a ce niveau est le resultat de contraintes religieuses et culturelles... qui a contraint ces jeunes, aussi developpes hormonalement parlant que les notres.

          Faites tomber les barrieres religieuses qui contribuent au maintien de classes sociales et dans peu de temps, ces mêmes jeunes chercherons des videos de series et des jeux sur ce même internet.

          Rappellez vous ce qui s’est passe chez nous quand les revues pornos suedoises sont arrivees....


        • HELIOS HELIOS 29 janvier 2012 00:45

          ... le monde a changé !
           Comme vous dites quand ils se seront « poignés » devant l’ecran, et qu’ils seront fatigues, ils decouvrirons, apres les jeux, bien sûr, l’interet de Google, de Wikipedia etc.
          Tout ne se fait pas en un jour....


        • thepouet 4 février 2012 03:16

          @ scipion

          " P.S. - C’est l’oligarchie qui sponsorise le j’m’enfoutisme des ados de qui, à 15 ans, se révèlent analphabètes et incapables de réaliser les quatre opérations arithmétiques de base ? "

          Ben ? oui !!!!!!!!  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley

          ( Vous posiez une question, c’est bien cela ? )


        • Nina888 27 janvier 2012 14:05

          Ce qui vas se passer est simple : le futur de la machine à voyager dans le temp de HG Wells ... le monde des Eloie et des Morlok ...
          Il y auas une caste de bétail, d’esclave carnacié et enfin une de chef qui controle tout ...
          Voilà l’avenir qu’ils nous propose ...
          Choisissez votre camp : Morlok ou Eloie ?
          Un monde totalement Eloie est l’avenir , l’avenir totalement Morlok est la perdition ...
          Mais préférons etre Eloie qui savent se défendre pour éviter d’etre des proie ...
          Et eduquons toutes les races à quitter la logique de la chaine allimentaire ...
          Quiter la logique de la chaine allimentaire c’est renoncer à un systeme d’argent totalement corrompu ....


          • ratapignata pascbert 27 janvier 2012 14:22

            Après, il semblerait que l’esclavagisme ou sa forme physique la plus authentiquement récente se retrouve plutot dans des pays exotiques tels l’Asie du sud est, l’Inde, la Chine dont nous profitons induement des aspects les plus pervers et pour finir l’Amérique de la fin du XIX° ;

            Il n’est pas besoin d’évoquer certaines carrières de marbres ou de jeunes gens s’affèrent ni ,l’exploitation de certaines carrières de métaux rares de ci delà en Afrique pour se convaincre , ou d’extraction du charbon ou de l’or complètement aléatoires..... non, l’esclavagisme au XXI° siècle sera à l’image de ce que seront et sont déjà nos sociétés ! La création de bien virtuels mais bien physiques dont nous pourrions nous passer mais qui impliquent une telle overdose de stigmatisation de nos pseudo besoins via pub et subterfuges médiatiques impliquant une parfaite adhésion de chacun ! Scipion165 en est une apologie !


              • ratapignata pascbert 27 janvier 2012 18:05

                http://quotidienne-agora.fr/landings/qmw/dettes-des-etats/?gclid=CJGd8pPW8K0CFcxofAodpHXkrg

                ceci est un lien qui fait partie quasi intégrante depuis quelques mois du site Agoravox !
                (un peu en dessous des réaction )

                l’avez-vous noté ? qu’en pensez-vous ?


                • ratapignata pascbert 27 janvier 2012 18:24

                  http://bourse.lci.fr/bourse-en-ligne.hts?urlAction=bourse-en-ligne.hts&idnews=AOT120127_00167136&numligne=0&date=120127

                  l’avenir de la Grèce , ce ne peut-étre cela , mais, si cela devenait le notre !


                  • ratapignata ratapignata 27 janvier 2012 18:48

                    http://ass.renseignements-genereux.over-blog.com/article-comment-ils-nous-baisent-97620854.html


                    Les dix stratégies de manipulation de masses

                     

                     

                    Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

                     

                     

                    1/ La stratégie de la distraction

                     

                     

                    Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

                     

                    2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

                     

                     

                    Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une «  situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

                     

                    3/ La stratégie de la dégradation

                     

                     

                    Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

                     

                    4/ La stratégie du différé

                     

                     

                    Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

                     

                    5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

                     

                     

                    La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

                     

                    6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

                     

                     

                    Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

                     

                    7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

                     

                     

                    Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

                     

                    8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

                     

                     

                    Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

                     

                    9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

                     

                     

                    Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

                     

                    10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

                     

                     

                    Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes


                    • ratapignata ratapignata 27 janvier 2012 18:56

                      on aura remarqué que l’alinéa 8 n’est pas sans rappeler quelqu’ analogie !
                      avec quoi ,au fait , avec l’analogie évidemment ! c’est simplement moutonnier et très méchant !

                      l’esclavagisme peut commencer ........


                      • Ensor 27 janvier 2012 21:20

                        Bonsoir,

                        Comme je l’ai déjà écrit, mais « bis repetita... » La plupart de mes contemporains ignorent ou veulent ignorer l’état de délabrement extrème de notre planète, qui ne va pas aller en s’améliorant. Ds ces conditions, les gens qui espèrent mettre en coupe réglée celle-ci, n’auront pas le temps de mener à bien leur projet. La race humaine disparaîtra en majorité de cette terre. Ce n’est plus qu’une affaire de 3 ou 4 décennies. Au mieux, ce sera comme ds le film prophétique « Soylent Green ». Vu mon âge, je ne verrai pas ce désastre et c’est tant mieux.

                        Bonne soirée quand même.


                        • herbe herbe 27 janvier 2012 23:06

                          Sans rien enlever à la pertinence de l’article, un point de vue iconoclaste sur cette histoire d’esclavagisme qui explique comme on a pu « surconsommer » :



                          mais on a été au delà de la « durabilité »

                          • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 28 janvier 2012 09:53


                            Oui, l’esclavage, la servitude... est le fond du problème.

                            La solution est l’annulation des dettes illégitimes.


                            • zobbylamouche 28 janvier 2012 10:44

                              Bernard : "Le citoyen veut ..., ...plus de pouvoir d’achat pour consommer des choses inutiles produites par le système industriel technologique.« 

                              Le citoyen veut-il vraiment »avoir« par lui même, ou n’est-il pas obligé de satisfaire ce beosin ? Ne pensez-vous pas plutôt que les citoyens sont conditionnés (par nos médias sur ordre de l’oligarchie notamment), à éprouver un besoin viscéral d’acheter, de posséder, d’avoir ( »avoir« en lieu et place d »être« ) de tout et de n’importe quoi, surtout si cela les amène à s’endetter, et donc à devenir et rester esclave d’un système pervers ?

                              Pensez-vous que notre société intentionnellement débilisante et infantilisante leur laisse d’autre choix que celui de ne pas comprendre ces mécanismes d’asservissement, puisque tout est mis en oeuvre pour endormir leur capacité à prendre conscience de ce qui les motive à leur insu ?

                              C’est un thème cher à Aldous Huxley dans son »Meilleur des mondes", plus d’actualité que jamais.


                              • moussars 28 janvier 2012 12:16

                                « ...accès à la connaissance ».
                                Oui, mais si on l’oublie ensuite, à quoi sert-elle ?
                                Vous serez d’accord avec ce postulat de premier niveau : la dette souterraine est la dette créée par la financiarisation du monde ?
                                Que cette financiarisation n’a pas été ébranlée le moindre du monde par les élites malgré le cinéma (prévisible) dont elles nous ont abreuvé ?
                                D’un autre coté, vous vous interrogez sur la diminution des dettes par la diminution des dépenses ou celle de la croissance ?
                                Mais ce n’est ni la bonne alternative ni l’équité ! Vous aussi êtes victime de la connaissance... oubliée !
                                Le 1er vrai problème, pragmatique, en attendant peut-être une réponse de civilisation imposée par une situation encore plus effrayante, c’est de choisir entre la diminution des dépenses et le retour aux recettes d’avant !
                                C’est près de 200 millions de transfert entre les revenus du capital et ceux du travail qui sont , transférés chaque année, du second vers le premier depuis maintenant 2 décennies.
                                Ajoutez-y une réglementation sérieuse et honnête à la spéculation financière (par exemple, à Chicago, un produit agroalimentaire change de mains une quarantaine de fois avant d’arriver au dernier acheteur...), aux produits dérivés, aux délits initiés permanents et énormes (Flash notes, daarks pools, trading haute finance), aux autres crimes que constituent les paradis fiscaux, l’effet de levier (dans la majorité des cas)...
                                Avant de songer à des « solutions » que j’appellerais, pour faire vite, « philosophiques », il y a des solutions techniques, terre-à-terre, évidentes, de bon sens et de justice élémentaire.
                                Mais les médias inféodés (et les journalistes incompétents) ont bien joué leur rôle : le citoyen a oublié les véritables causes de la crise... en devenir... (Un article dans le dernier Monde Diplo démontre très bien le retour des conservateurs américains, très peu de temps après l’éclatement de la crise issue des « valeurs » (c’est dur à écrire...) qu’ils ne cessent de prôner malgré la déconfiture de leur modèle..).

                                Le citoyen a les éléments pour comprendre comment on le gruge, grossièrement, dans les grandes largeur. Mais il ne se passe rien. Inquiet (à juste titre), abruti pour beaucoup par la télé, manipulé par la « communication » politique et médiatique, Il n’est pas en état de penser par lui-même et s’apprête à voter, comme un grand nombre des ses semblables pour des candidats politiques qui ne veulent surtout rien changer de fondamentale à ce qui ne fonctionne pas et , pire, ce qui est énormément injuste.
                                L’interrogation commence alors ici ! L’homme, en général, compte-tenu de son environnement social, informatif, politique, matériel, technique... peut-il penser encore objectivement ? Et j’ajouterais dans son propre intérêt !
                                Sa réaction fasse à l’Europe des commissaires, face aux agences de notations, face aux inégalités de toutes natures et notamment économiques et commerciales, son absence de réaction face aux manipulations de la monnaie et de la finance... y répondent aisément et clairement.
                                A force de lui dire que la finance et la monnaie, c’est pour les élites, il a finit par le croire. Et il n’y a plus aujourd’hui de relais puissant remontant du peuple...
                                Le problème est d’abord un énorme déficit démocratique avant même d’être culturel !!!


                                • Illel Kieser ’l Baz 3 février 2012 16:12

                                  À l’auteur,
                                  je me suis permis de reprendre votre article sur la médecine cogniticienne, comme indiqué par vous.
                                  En voici l’URL. (Je ne fais pas ce comment dans l’article en question pour éviter les commentateurs narcissiques qui s’y amusent.)
                                   http://hommes-et-faits.com/Dial/spip.php?article252

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