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Accueil du site > Actualités > Société > La classe moyenne française va-t-elle exploser ou imploser ?

La classe moyenne française va-t-elle exploser ou imploser ?

Le déclin des classes moyennes est devenu un cliché moderne, qui suscite autant la colère que la résignation des populations concernées. En plein cœur de la crise, le sujet mérite pourtant qu’on s’y penche régulièrement : c’est le cœur de la société qui est touché, le ventre mou du classement diront les plus cyniques, son noyau dur diront les autres.

Un responsable du département "conditions de vie et aspirations des Français" déclare cette semaine à Capital.fr que "les classes moyennes ont du mal à faire le deuil de l’ascenceur social" et affirme que "le tableau est noirci à outrance". Un propos lénifiant en pleine crise économique.

On considère que les -ou la- classe moyenne est cette partie de la population qui se situe entre la classe pauvre et la classe riche. Louis Chauvel la définit comme une population bénéficiant d’un revenu stable, suffisant, d’une protection sociale relativement garantie, capable d’assurer une bonne éducation à ses enfants et pouvant se permettre certains loisirs. Des caractéristiques de plus en plus dégradées, à l’heure où deux tiers à trois quarts des français se perçoivent comme faisant partie de la classe moyenne, selon une étude du Centre d’analyse stratégique. Dans sa définition extensive, la classe moyenne représente plus de 80 % de la population.

Un système de distribution des richesses en "U"

Dans la réalité, les gains économiques les plus importants se trouvent aux deux extrémités du système : on a coutume de dire que les plus riches s’enrichissent, ce qui n’est pas dénué de fondement, mais les plus pauvres bénéficient également d’un transfert de richesse important.

Un colloque tenu au Sénat en 2007 a montré que de façon concrète, la catégorie de population la moins bien lotie est celle dans les revenus s’établissent entre 40% et 100% du revenu moyen, c’est à dire le bas de la classe moyenne, ou « lower middle class ».

Du côté des « pauvres », désignés comme tels jusqu’à 35% du revenu moyen, les ménages bénéficient, grâce aux transferts, d’un surcroît de revenu d’environ 20%. C’est un gain que l’on retrouve à partir de 140% du revenu moyen (soit 2170 euros par mois) et qui continue de croître en fonction du revenu.

Cela donne une forme de distribution des richesses en U, la classe moyenne se situant dans le creux du U.

Le moteur du système économique est fatigué

On voit que le nombre important de personnes pouvant se rattacher à la classe moyenne, et la redistribution exagérée des richesses qu’elle produit, devraient accaparer la plupart des débats politiques, économiques et sociaux.

La réalité est toute autre : la couverture médiatique et les politiques font de plus en plus comme si cette écrasante majorité n’était pas au cœur de leurs agendas, et s’intéresse en priorité à ceux qui pourraient rentrer dans cette classe moyenne, plutôt qu’à ceux qui ont le sentiment d’en sortir.

Un sentiment d’injustice énorme en découle, car à ceux qui pourraient y rentrer on fait miroiter l’illusion d’une prospérité continue et d’un gâteau toujours égal à partager, et à ceux qui en sortent ou craignent d’en sortir, on raconte que la « Crise » n’est que passagère, espérant noyer le poisson par des périphrases et autres rotations autour du pot.

A propos de pot, je ne résiste pas à l’envie de vous livrer ici cette réplique imaginaire de Mazarin, qui n’est pas un hoax mais tirée d’une pièce de théâtre intitulée "Le diable rouge". Le succès relatif de son buzz démontre tout son impact sur la psyché de la classe moyenne.

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! Ce sont ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable.

Le succès de cette réplique pourrait se traduire par : Travailler plus ? Message reçu... Par une classe moyenne à qui on ne laisse guère le choix.

Entrée et sortie de la classe moyenne

Du côté de la sortie de la classe moyenne, ou de la prolétarisation progressive de sa population, il faut absolument citer le fait que c’est l’essor économique qui a permis son émergence massive, et qu’une crise économique et financière d’ampleur telle que nous la vivons la malmène forcément. Il serait pourtant logique de répartir de façon plus juste l’effort fiscal, car de la «  lower middle class » à la pauvreté, il n’y a qu’un pas.

A l’aune de la crise mondiale, on peut également juger que les jeunes issus des classes moyennes qui entrent aujourd’hui sur le marché du travail, sont confrontés à des taux de chômage stratosphériques si on les rapporte à leur niveau de diplôme. Accepter un travail sans relation avec son niveau d’éducation et son diplôme, avec le risque élevé d’y rester toute sa vie, c’est d’abord cela le déclassement.

C’est aussi accepter de travailler toujours plus par peur d’une armée de chômeurs qui pousse derrière, accepter des rythmes infernaux pour atteindre les objectifs, et constater le taux de suicide effrayant dans les entreprises françaises. L’observatoire du stress et des mobilités forcées a émis l’idée que la tendance du suicide en entreprise s’accélère.

Voilà les résultats bien tangibles du déclassement. Et la crise amplifie ces phénomènes convergents de mois en mois. Nos politiques quinquennales nous ont habitué à des décisions de court terme et de courte vue, alors que le problème nécessiterait une vision stratégique, par définition de long terme.

Il faut pour l’instant considérer le déclassement comme un long déclin de la classe moyenne, qui perd par à-coups la possibilité de profiter d’un mode de vie acquis durant les trente glorieuses. Jusqu’à un certain seuil d’acceptation seulement ? La classe moyenne va-t-elle exploser de colère et d’indignation, ou imploser et se déliter morceau par morceau ? C’est à elle de répondre.

Pourpier de Filefi.com


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96 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 24 juillet 2010 09:21

    Etant donné que le pouvoir actuel sert, et fort bien, les intérêts d’une minorité ultra-riche et que pour avoir la « paix sociale », il leur faut fournir un minimum de survie aux plus petits revenus... il lui faut bien trouver l’argent quelque part. Ce sera chez ceux qui travaillent et s’en sortent encore.

    Un vrai changement passerait pas un gros toilettage des niches fiscales et autres avantages fiscaux et par une redéfinition des taux d’imposition. C’est exclu pour la droite Sarkozyste, ou la gauche DSK.

    Droite au pouvoir au « fausse gauche », on peut donc craindre que la classe moyenne continue de faire les frais des choix politiques. Jusqu’à ce qu’elle se décide à ré-agir.


    • anti-oligarchie anti-oligarchie 24 juillet 2010 18:02

      Personnellement,je n’y crois absolument pas à une révolution.
      Qui dit révolution, dit imposition du pouvoir du peuple.De la véritable démocratie qui est celle direct.
      Quand on analyse la situation autour de sois, le système est totalement vérouillé. Empechant toute révolution.
      Cette histoire va se terminer comme l’URSS, ecroulement sans que personne ne bronche et demande des comptes. Un destin tragique.

      Faite un ’micro-trottoire’ et demandez aux gens ce qu’est la démocratie direct. 99% des gens ne savent pas. Pourtant pays alphabétisé à plus de 99%.

      J’espère sincérement me tromper.


    • À Mehdi Thé OuLaLA33 25 juillet 2010 02:12

      @anti-oligarchie
      tu as entierement raison
      Sans compter que les politiques font des ecrans de fumer en parlant de sois disant « identité nationale » et opposition entre fonctionnaires et privés.Tout est mis en oeuvre pour maitriser les citoyens français et la plus part ne se rendent meme pas compte qu ils ne sont que des marionnettes aux mains du pouvoir financier !!!
      Peut etre que si la classe moyenne disparait on verra apparaitre enfin des groupes citoyens revolutionnaires !!
      Il faut savoir que dans les banlieues sa fait des decennies que c est la crise le seul moyen qu ils ont trouvé pour s en sortir c est d appliquer le model economique capitaliste à la drogue et sa fonctionne bien !!Et la classe moyenne critiquait ses personnes qui touchaient le RMI.Aujourd hui ce sont des personnes qui vient de toutes les categories socio professionnelles qui sont au RMI ou RSA ou qui touchent les indemnités chomages et de suite le discour changent et heureusement que nous avons encore des boués de sauvetage !

      Une fois que tous les français seront touchés par la crise enfin ils prendront conscience du monde qui les entourent et du vrai visage des personnes qui, sois disant ,sont des elus de la republique.Il est important se relire l histoire de la France et des differents combats qu il y a eu entre la classe ouvriere et les hauts de se monde quoique aujourd hui c est devenu international quand hier c etait juste au niveau national.


    • liberta 24 juillet 2010 10:25

      Les classes moyennes dans un pays sont le GARANT contre la dictature

      Les Banksters du Nouvel Ordre Mondial s’acharnent à détruire les classes moyennes qui est un

      écran à effacer entre les très riches Elites et le peuple mis en esclavages par les différents

       outils de ces groupes et réseaux malfaisants

      Ils auront réussi en 2 ou 3 décennies à diminuer en nombre et en valeur la classe moyenne

      Dans tout pays sans classe moyenne, il y a la dictature et nous y arrivons !!!!!!!

      Ce sera la dictature du NOM mais il est si difficile d’expliquer ce qu’est ce Monstre autour de

       nous, tant c’est incomprensible pour un raisonnement logique


      • anti-oligarchie anti-oligarchie 24 juillet 2010 18:05

        C’est bien analysé ce que tu dis.
        J’ai eu la chance de rencontrer des gens de beaucoup de pays musulman.
        Pour te donner un ordre d’idée,j’ai fais un petit constat, la classe moyenne au maghreb dégage,et en Iran c’est la bourgeoisie qui dégage...


      • brutaltruth brutaltruth 25 juillet 2010 15:23

        C’est terrible à dire, mais Cassino a raison.


        Dans toutes les dictatures, les classes pauvres ont fourni les hommes de main pour les basses oeuvres, les classes riches les finances, et les classes moyennes le soutien passif.
        Les leaders et idéologues des révolutions viennent en général des classes (beaucoup) plus aisées que la moyenne : Marx, Lénine, Fidel Castro (gendre du dictateur Batista qu’il a renversé).


      • Marc P 24 juillet 2010 11:44

        Article intéressant,

        On peut comprendre sans parti pris que décemment la redistribution concerne davantage les moins favorisés lesquels puent ainsi consommer ce qui cyniquement justifie une certaine production de biens de 1ère nécessité, mais également il s’agit de préserver la cohésion sociale et une certaine justice...

        La redistribution selon certains points de vue concernera ensuite les gros revenus et patrimoines car on peut imaginer qu’ils créent de l’activité, de l’emploi et donc de la richesse ne pouvant qu’investir et non consommer indéfiniment....

        Enfin le mot avec Mazarin fait évidemment parti du raisonnement libéral mais pas seulement des libéraux...

        classe moyenne signifie bien sûr plutôt classe médiane. On peut regretter la panne d ascenseur, mais elle vaut encore plus pour les plus défavorisés....

        Les injustices criantes sont symboliques... Prendre aux riches pour donner ux moyens ne représentera que quelques euros de plus pour ces derniers...

        je ne lis pas Capital...

        Cdlt


        • Marc P 24 juillet 2010 11:47

          malheureuse faute de frappe :

          davantage les moins favorisés lesquels peuvent ainsi consommer...

          mes excuses


        • HELIOS HELIOS 24 juillet 2010 12:10

          Si le revenu, transfert sociaux compris, est en forme de U, la participation a l’effort collectif est exactement inverse ? C’est un U a l’envers qui caracterise le prelevement que l’etat effectue pour financer les revenus et transferts cités plus haut. c’est la classe moyenne qui paye le plus, alors que les pauvres -et c’est normal - ne payent pas, ne peuvent pas payer, et les riches ne payent pas pour ne pas les faire fuir (LOL) !

          l’objectif est clair, il faut eliminer la classe moyenne, car cela va permettre de limiter la redistribution et creer une classe pauvre unique, quart-mondiale (neologisme), docile la tête dans le guidon pour survivre, corveable a merci... Vous pouvez imaginer, une vrai chair a canon pour defendre des marchés et des geopolitiques d’influence, des chairs a usine pour produire des biens dont ils ne profiterons pas... également le reve des ecolos en quelque sorte !

          Le retour au debut du XIXeme siecle !


          • hans 24 juillet 2010 12:20

            Décidement une belle série d’article de ce nouvel auteur, merci à lui


            • Constant Pourpier Constant Pourpier 24 juillet 2010 19:29

              Merci pour vos encouragements, ça fait plaisir smiley


            • StarDust 24 juillet 2010 13:05

              Donc en gagnant 1300e, je fais parti des « pauvres » ?


              • Constant Pourpier Constant Pourpier 24 juillet 2010 19:36

                Les définitions sont délicates à manier, tout autant que les chiffres. Comme je l’ai dit ailleurs, un critère important est la manière dont on se perçoit soi-même et le niveau d’éducation dont on a bénéficié.


              • brutaltruth brutaltruth 25 juillet 2010 15:27

                1300E est presque dans la moyenne pour un ménage d’une personne. S’il y a conjoint(e) et enfants, sans autres revenus, ça glisse vite vers le bas de l’échelle. Il y a d’autres paramètres : les dettes, le patrimoine, etc.


              • silversamourai silversamourai 24 juillet 2010 13:42

                Bonjour,

                si cette « classe moyenne explose de colère et d’indignation » , je trouve que ce serait
                un signe de bonne santé.

                Mais nos bons docteurs du DMS IV veillent à étouffer cette saine colère.

                Le nombre de suicides liés aux conditions de travail me semble un indicateur (pas le seul)
                pertinent...de imminence d’une implosion....dont les dégâts n’ont aucune chance
                d’atteindre les prédateurs-manipulateurs aux manettes.

                N.B : je parle en termes individuels.Trop souvent ,condamner un « système » fait le jeu de ceux qui
                 sont responsables dans leurs actes quotidiens , de l’asservissement de leurs « semblables »....

                 

                 


                • ELCHETORIX 24 juillet 2010 14:36

                  Bonjour l’auteur
                  Cest bien beau votre anALyse , quel est le montant du revenu moyen ?
                  Puis , il y en a qui n’ont pas un revenu régulier important , mais qui possèdent un patrimoine conséquent !
                  Incluez-vous , donc , dans le revenu , le patrimoine qui pour moi est important ?
                  Pour infos , je n’ai pas de patrimoine foncier , j’ai seulement une pension de retraite située dans la moyenne telle que le décrit l’info journalistique !
                  RA .


                  • Constant Pourpier Constant Pourpier 24 juillet 2010 19:31

                    Je pense comme vous que le seul critère du revenu est trop restrictif : il faudrait inclure le patrimoine, mais aussi le niveau d’éducation (une forme de patrimoine intellectuel), et surtout le fait de se ressentir soi-même comme faisant partie de la classe moyenne.


                  • fifilafiloche fifilafiloche 24 juillet 2010 16:02

                    L’exemple argentin a montré qu’en cas de faillite d’Etat, c’est la classe moyenne qui supportera l’ensemble du poids de la cessation de paiement collective avec un déclassement brutal par la dévalorisation de tous les actifs et la déclassification des activités non directement productives.


                    L’alternative qui s’offre à la classe moyenne française aujourd’hui se résume soit à un appauvrissement progressif par le remboursement de la dette soit une disparition brutale par le non remboursement.

                    • Deneb Deneb 24 juillet 2010 16:50

                      Avec l’essor des moyens de communication, c’est justement la classe moyenne qui constitue la très grande majorité des internautes. Les pauvres n’en ont pas les moyens et les riches considèrent que c’est le mal absolu.

                      Voilà peut être une porte de sortie de la perspective, certes pertinente, mais tout de même très sombre de Fifilafiloche. La classe moyenne possède le Net. J’ai comme une impression qu’elle ne se laissera pas faire aussi facilement cette fois-ci.

                      Qui peut assurer que l’argent aura, dans l’avenir, le pouvoir qu’il a aujourd’hui ?


                      • Constant Pourpier Constant Pourpier 24 juillet 2010 19:41

                        Je pense que vous avez raison à propos de l’appartenance sociale des internautes. La classe moyenne est sur-représentée sur Internet.

                        Elle connaît l’outil, aime s’informer et fait preuve de curiosité.


                      • pierrot123 25 juillet 2010 00:11

                        « Qui peut assurer que l’argent aura, dans l’avenir, le pouvoir qu’il a aujourd’hui ? »

                        Ben...Moi !
                        La seule hypothèse où l’argent pourrait avoir moins de pouvoir serait celle de la disparition pure et simple de la monnaie comme support d’échanges entre les hommes...
                        Pas demain la veille.


                      • Deneb Deneb 25 juillet 2010 09:36

                        Pierrot : « ...disparition pure et simple de la monnaie comme support d’échanges entre les hommes... »

                        déjà, cela exclut les femmes :)

                        La monnaie n’est toutefois pas l’unique support d’échange, et certainement pas le premier. La parole, l’écriture... sont bien supérieurs à la monnaie dans ce domaine. Le dernier support en date, c’est Internet, facilitant grandement l’échange numérique dont l’argent avait avant le monopole. D’où justement les problèmes des problèmes économiques liés à l’immatériel, que l’on essaie desespérement de réglementer à coup de HADOPI et autres ACTA.

                        Je mise sur une dévalorisation de la possession matérielle dans les mentalités humaines. Ne serait-ce pas justement cela la révolution des classes moyennes contre ceux qui s’approprient leurs efforts ? Qui est attaché à l’argent ? Les riches et les pauvres. Pour les classes moyennes, il représente, à l’heure de l’Internet, juste une complication et une contrainte supplémentaire.


                      • SweetDouce SweetDouce 25 juillet 2010 10:17

                        Qui est attaché à l’argent ? Les riches et les pauvres.

                        Of, vous savez, quand on est pauvre on ne pense pas forcément à l’argent.
                        On y pense dans le sens où cela peut être une source d’inquiétude et qu’il faut sans cesse se battre (parfois avec soi-même) pour « faire attention », « pas trop dépenser », « choisir entre ci ou ça »... parce qu’il faut sans cesse faire des démarches pour payer en 2 ou 3 fois... mais on ne pense pas forcement à en avoir plus, beaucoup plus ! smiley
                        On finit par se détacher de la possession matérielle... on s’invente un autre confort !

                        Sinon merci à l’auteur pour cet article, bien que j’ai du mal à percevoir quelle est cette classe moyenne... à partir de quand bascule dans telle ou telle catégorie ? Ceci dit, je trouve intéressant l’idée d’ajouter aux revenus le patrimoine et l’éducation comme « échelle » (si je peut m’exprimer ainsi smiley).

                        Quand à savoir si l’on se sent ou non concerné par telle ou telle classe... j’ai un peu du mal... on est forcément influencé par notre éducation, revenu, patrimoine justement...


                      • Deneb Deneb 25 juillet 2010 11:00

                        « On finit par se détacher de la possession matérielle... on s’invente un autre confort ! »

                        Quand un pauvre prononce cette phrase, il ne l’est plus.


                      • SweetDouce SweetDouce 25 juillet 2010 12:24

                        Si c’est ce que vous pensez.... il y a certes certainement plus pauvre que moi et mon compagnon, mais je ne fais certainement pas partie de la classe moyenne non plus... où suis-je alors ? smiley

                        Cependant, la solidarité amicale et familiale aidant, les aides de l’état en plus on vit avec ce qu’on a sans être malheureux.
                        Certes nous ne mangeons pas de viande ou poissons (trop chère), nous allons pas au restaurant, peu au ciné, nous avons la chance d’être en bonne santé, nous ne partons pas en vacances, nous n’avons pas de voiture...

                        Cependant, nous vivons en hlm, nous avons des amis, nous avons internet, un abonnement à la bibliothèque gratuit, nous partons en vacances chez des amis...

                        Avec tout ça on se débrouille... mais je ne pense pas que nous ne soyons pas pauvres avec mes bourses étudiante et un rsa (duquel les bourses sont déduites...) en tout cas je ne crois pas que nous soyons classe moyenne non plus... smiley


                      • Deneb Deneb 25 juillet 2010 13:42

                        « Certes nous ne mangeons pas de viande ou poissons (trop chère) »

                        Ne serait-ce pas plutôt un choix alimentaire ? Le budget nourriture est de moins en moins important par rapport à d’autres dépenses. D’ailleurs, c’est chez les pauvres qu’il y a le plus de problèmes de surpoids et d’obésité. Je parle en France, bien entendu.


                      • brutaltruth brutaltruth 25 juillet 2010 15:34

                        Internet une nouvelle forme d’action ? C’est à voir. 

                        Comme toutes les techniques, ça dépendra de l’usage qu’on en fera. L’imprimerie a servi aussi bien à diffuser la Bible (premier livre imprimé par Gutenberg), que les pamphlets Protestants puis Révolutionnaires de 1789, que la propagande des différents régimes et partis de toutes natures.
                        On peut en dire autant de la radio, du cinéma, de la télévision, etc.
                        La grande différence entre Internet et les autres media, c’est qu’il donne plus de place à l’individu. Chacun peut publier ce qu’il veut sur son blog ou sur un site comme Agoravox. L’impact dépendra de l’indexation/référencement, qui devient de plus en plus verrouillé.
                        A suivre, donc.

                      • Deneb Deneb 25 juillet 2010 16:37

                        « L’impact dépendra de l’indexation/référencement, qui devient de plus en plus verrouillé. »

                        Le meilleur référencement c’est celui où on se refile des bons plans entre potes. D’où le succès des réseaux sociaux style facebook. Je ne le vois pas vraiment verrouillé, bien au contraire.


                      • Login Login 26 juillet 2010 09:11

                        L’étape suivante est de passer au VRM. Pour faire simple, le CRM, Customer Relationship Mangement ne sert au final qu’à accroitre les revenus de l’entreprise entre autres choses en externalisant chez le client une partie des couts. Le VRM, c’est la même chose mais l’on inverse les roles VRM = Vendor Relationship Management. Je n’ai pas fait de recherches pour identifier les acteurs de la communauté Open Source qui pourraient être actif sur cette question, mais les choses se mettent en place smiley


                      • Croa Croa 24 juillet 2010 18:21

                        Cette façon de voir ne convient pas. Il existe un peuple composés de sujets mais à qui on fait croire qu’ils vivent en démocratie. En réalité personne n’a droit au chapitre, ni les exclus (pauvres) ni les consommateurs (pigeons faisant fonctionner le système, ceux que l’auteur voit comme « moyens ».)

                        Il existe une oligarchie qui gére tout ça à son profit. Les exclus coûtent bien moins qu’on le croit et sont bien pratiques pour avoir la paix avec les con-sommateurs ! La grande majorité des exclus viennent le la masse des con-sommateurs, la preuve qu’il s’agit bien des mêmes types d’individus, lesquels gagneraient à être un peu plus solidaires contre leurs oppresseurs communs !


                        • anti-oligarchie anti-oligarchie 24 juillet 2010 18:39

                          Bien sur ,le chomage est entretenu artificielement pour faire pression sur les salaires.
                          C’est quand meme assez hallucinant qu’un pays avec autant de chomeurs continue à importer des étrangers. Le pire c’est que ces étrangers ’discriminent’ les français d’origine maghrébine.
                          J’ai remarqué une chose,c’est que les étudiants étrangers venant du magheb trouvent tous un taf dans des hautes fonctions et facilement en plus(ingénieurs par exemple),par contre ceux qui sont née ici , à diplome équivalent, en chient pas possible. Il serait intéréssant de sortir des études sur le sujet.

                          Après on nous sort le baratin que l’Europe ne fait pas assez d’enfants, alors que la solution est simple,il suffirait de remettre les femmes aux foyer en leur donnant une grosse prime(que la femme dépensera de toute façon lol). Et se remettraient a faire des enfants.

                          Cette proposition n’arrivera jamais. Pourtant simple à mettre en place.

                          Au bout d’un moment faut tirer les conséquences de cette dégénérescence occidental,qui ne permet pas un renouvelement de la population.Et qui vise a remplacer une population par une autre. (techniquement,c’est ce qui se passe)


                        • Croa Croa 25 juillet 2010 08:33

                          « Bien sûr ,le chômage est entretenu artificiellement pour faire pression sur les salaires. » Oui, tout à fait mais les occurrences de travailleurs étranger n’y sont pour rien.

                          L’oligarchie mets les entreprises en concurrence pour forcer les produits du progrès à s’intégrer en profits plutôt qu’en amélioration de la qualité de vie. C’est ce système qui fabrique de l’exclusion. smiley

                          Les étudiants étranger trouvent peut-être un taf en métropole ce qui fait d’eux des consommateurs, donc de bons sujets. Mais la masse des étrangers arrivant ici se retrouvent bien plus souvent parmi les exclus ! smiley


                          Par ailleurs, nous sommes déjà trop nombreux sur terre. Les ressources de la planète sont limités. Faire des enfants est une erreur. Nous devrions prendre exemple sur les chinois qui ont réussi à s’en sortir grâce à une politique volontariste en ce sens là.



                        • pens4sy pensesy 26 juillet 2010 05:51

                          "Après on nous sort le baratin que l’Europe ne fait pas assez d’enfants, alors que la solution est simple,il suffirait de remettre les femmes aux foyer en leur donnant une grosse prime(que la femme dépensera de toute façon lol). Et se remettraient a faire des enfants."

                          Les femmes elles te disent m.....


                        • anti-oligarchie anti-oligarchie 26 juillet 2010 13:28

                          Oui c’est sur qu’elles me disent merde. Après faudra pas te pleindre si les musulmans font 5 gosses par famille et la France sera totalement musulmane.
                          Si on part du principe qu’une ville de 1 millions de musulmans se crée tout les 5 ans...
                          C’est la seul solution qui existe. Si t’as mieux à proposer n’hésite pas.
                          C’est mathématique.Les françaises de souches ne permettent pas de regénérer la population française. Il y a donc une contre nature, et donc auto-destruction.


                        • fonzibrain fonzibrain 24 juillet 2010 18:46

                          y’a 40 ans, 

                          le père travaillait et cela était suffisant, la mère élevé les enfants,qui étaient un minimum strucutrés

                          aujourd’hui la mère et le père travaillent, et porutant le ménage est plus pauvre, sans compter que les enfants sont dégénérés étant donné qu’ils ont été élevé par l’état...

                          on s’est bien fait niquer en tout cas.
                          et en plus, on nepeut même pas critiquer ceux qui sont responsables, le système est bien fait.

                          attendons la providence, il n’y a rien d’autre à faire, à part se protéger, et boycotter israel, c’est toujours ça !!


                          • anti-oligarchie anti-oligarchie 24 juillet 2010 18:49

                            TOUT A FAIT.
                            En plus ,avec un père et une mère qui travail cela augmente la tension dans la famille.
                            déjà que vivre a 2 ,dans une vie, c’est pas facile, ajoutez a cela la difficulté de la vie, et on obtient un Occident destructeur de famille. Sans compter les concepts de 3/8 qui a complétement désorganisé les familles etc. Par exemple le maris travail la journée, et sa femme le soir. Un couple qui a 99% de chance de divorcer.


                          • pens4sy pensesy 26 juillet 2010 06:01

                            Et pourquoi on ne laisserait pas les hommes plutôt a la maison changer les couches et élever les gamins ?

                            Pis « ...attendons la Providence »  ! Ben tu peux attendre longtemps....

                            Décidément, quelle sale mentalité....


                          • anti-oligarchie anti-oligarchie 26 juillet 2010 13:30

                            Tout simplement car ça fait pitié.
                            Une homme au foyer ne fait pas rever sa femme. Pour qu’un couple fonctionne,il faut que l’homme domine économiquement sa femme. C’est mathématique.


                          • Dominique TONIN dume 24 juillet 2010 19:08

                            je lis, j’observe, j’écoute et au final j’essaie de comprendre. Plusieurs pistes s’offrent à nous pour réduire de manière efficace la dette de l’état qui plombe tous Français qui travaillent paye des impôts et consomme.
                            Raboter les niches fiscales, comporte le risque d’évasion fiscale et de délocalisation (même si certains en reviennent des délocalisations)
                            Augmenter les impôts ou taxes- ce qui revient au même- le pouvoir d’achat des ménages étant en berne, c’est plutôt malvenu.
                            Réduire les dépenses de l’etat, c’est plutôt là qu’il faut taper. Réduire les dépenses des hauts fonctionnaires, au nombre de 15 000, ceux dont on entend rarement parler, sauf qd ils commettent des bourdes comme c’est le cas actuellement. Imaginez déja le volume en monnaies qui est déja en jeu dans les affaires BETTENCOURT/WOERTH, affaire BLANC, JOLYANDET, ESTROSI, KARATCHI et bien d’autres encore qui , mises bout à bout représentent des milliards d’euros + tt ce que l’on ne sait pas !
                            C’est là qu’il y a de réelles et conséquentes économies à réaliser et de suite, en les virant tous, tous ceux qui ont fait de la politique des carrières lucratives sur le dos des contribuables.
                            Les Français s’y préparent pour 2012, ils en ont ras la casquette, ils sont fin prêts pour peu qu’on leur propose autre chose de juste et novateur.
                            Des surprises en 2012, il va y en avoir, c’est moi qui vous l’assure.


                            • anti-oligarchie anti-oligarchie 24 juillet 2010 19:21

                              Je vois pas qui va jouer le role de ’novateur’ puisque c’est le système qui décide, via les 500 signatures, de qui rentre dans la partie ou pas.

                              Inutile de parler FN, puisque le Fn est rentré dans le rang. Marine Lepen le reconnait elle meme qu’elle est sioniste.
                              Je penche plus pour la thèse ’effondrement sans broncher’
                              Quand tu analyses la société occidental d’aujourd’hui et le livre 1984(roman décrivant le système oligarchique russe de manipulation de masse). 1984 à coté, c’est du pipi de chat.
                              La manipulation est tellement forte, que si révolte il y a, ce sera juste pour réclamer du pain.1 pillule ou 2, et tout sera oublié.
                              D’ailleurs les révolutions autonomes n’ont jamais existé.(sans doute les communards ?)
                              Faut toujours une puissance, en soutient, qui vient te financer le renversement de régime. Ou un coup du sort.(l’armée qui renverse le régime)

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