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Accueil du site > Actualités > Société > La dégradation de l’enseignement

La dégradation de l’enseignement

La destruction programmée du système d’éducation conduira dans dix ans, si rien n’est fait, à la ruine de l’économie. On en connaît la cause : une théorie fumeuse élaborée par des apparatchiks de l’Education nationale.

Le niveau de connaissances des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur qui entrent dans la vie active se dégrade d’année en année. La pauvreté de leur vocabulaire, aggravée par de nombreuses fautes de grammaire et de syntaxe, est si grande qu’il ont souvent du mal à se faire comprendre. Les phrases qu’ils prononcent et qu’ils écrivent sont confuses, au point qu’on est parfois obligé de leur faire préciser leur pensée. Leur pratique de l’anglais est encore pire. Quand ils ont à traiter des données numériques, ils sont incapables de tenir un raisonnement cohérent. Ils utilisent la calculette à tort et à travers, sans réfléchir. Ce comportement traduit de graves lacunes en français, en anglais et en mathématiques, pour ne pas parler d’autres matières comme l’histoire et la littérature française. Tel est le constat, à quelques exceptions près, des personnes qui les recrutent et qui les dirigent.

La faute n’en incombe pas à l’université. Les professeurs d’université s’accordent à déplorer le faible niveau des étudiants au sortir du lycée. A leur tour, les professeurs de lycée se plaignent du faible niveau des élèves au sortir du collège. C’est tout le système scolaire qui est atteint d’une maladie dégénérative.

On pourrait penser que cette maladie est provoquée par la société moderne, en particulier par l’empire de la télévision, d’internet et des jeux vidéo sur les jeunes générations. Il n’en est rien. Nous verrons ici que la politique menée depuis un quart de siècle pour réformer notre système d’Education nationale, loin de lutter contre les effets nuisibles des nouvelles technologies, est en réalité la principale cause de cette dégénérescence.

Les symptômes d’abord. Au collège et au lycée, les professeurs observent chez la plupart des élèves un manque d’application, une paresse intellectuelle et une absence de discipline qui rend très difficile leur travail d’enseignants. Le problème est le même à l’université. Les étudiants n’ont aucun désir d’apprendre. Leur seule ambition est d’obtenir au prix du moindre effort un diplôme qui, espèrent-ils, leur permettra de trouver du travail.

Et pourtant le taux de réussite au baccalauréat ne varie pratiquement pas depuis 1987, date à laquelle le ministre de l’Education nationale, Lionel Jospin, a fixé un objectif de 80 %. Rien d’étonnant, car pour tenir l’objectif les responsables des épreuves ont constamment descendu la barre. On comprend que le nombre de mentions « très bien » ait augmenté.

« L’école, telle qu’elle fonctionne actuellement, demeure ce qu’ont voulu faire d’elle Jospin, Allègre et Meirieu en particulier. Ces responsables ont imposé l’utopie comme principe pédagogique au sein des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), dont ils sont les promoteurs », dit Liliane Lurçat (1).

Cette utopie, en quoi consiste-t-elle ?

Le but clairement formulé par les apparatchiks de l’Education nationale qui se prétendent experts en « sciences de l’éducation » est une rénovation totale de l’enseignement par l’effacement du passé. Leur théorie énonce que l’élève doit construire lui-même ses savoirs. Ceci implique l’abolition de la discipline et de l’émulation. L’enseignant doit mettre les élèves dans une situation dont ils ne peuvent sortir qu’en découvrant eux-mêmes les réponses. Donc plus d’enseignement magistral, plus de démonstrations au tableau, plus de textes à apprendre par cœur.

Les écoles normales d’instituteurs ont été remplacées en 1991 par les Instituts universitaires de formation des maîtres, dont le champ d’action s’est étendu aux professeurs de collège et de lycée. L’IUFM a été conçu comme le principal instrument du programme de rénovation. Tous les futurs enseignants doivent y suivre une année de formation en alternance avec des stages dans un établissement.

Les méthodes de l’IUFM peuvent être comparées au lavage de cerveau pratiqué sur les intellectuels chinois par les maoïstes. Les stagiaires sont obligés, sous peine de ne pas être titularisés, d’enseigner selon les principes qui leurs sont imposés par l’IUFM. Beaucoup d’entre eux, plus instruits et plus cultivés que leurs « maîtres formateurs », portent un regard critique sur les absurdités de l’idéologie qui anime cette soi-disant « science de l’éducation ».

La réforme progresse lentement, mais sûrement, malgré la résistance héroïque de bon nombre de professeurs. Mais qu’adviendra-t-il quand ils seront tous à la retraite ? La ruine de l’éducation conduira à la ruine de l’économie. Dans dix ans, la France risque de se trouver au même rang qu’une ancienne République soviétique.

Il est urgent de rétablir un bon enseignement du français et des mathématiques à l’école primaire. Les progrès suivront naturellement au collège, au lycée et à l’université. Pour cela, il faut neutraliser définitivement les apparatchiks de l’Education nationale, auteurs de ce système maoïste caractérisé par la médiocrité et le mensonge. Si l’on commence dès maintenant, les premiers résultats concrets n’apparaîtront que dans dix ans. Une génération aura été sacrifiée, mais les générations suivantes seront sauvées.

(1) Laurent Lafforgue et Liliane Lurçat : La Débâcle de l’école.

Voir aussi les sites

http://www.refondation-ecole.net

http://grip.ujf-grenoble.fr/spip


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221 réactions à cet article    


  • Zalka Zalka 3 octobre 2007 10:57

    C’était mieux avant...

    C’est simple, le diplôme actuel de polytechnique ne vaut même pas le certificat d’étude de 1902.

    Bon, ceci dit, même si je ne partage absolument pas le catastrophisme de l’auteur concernant la situation ni la comparaison exagérée avec le maoïsme, je suis assez d’accord sur le fond : les programmes et les méthodes sont à revoir.

    Je pense qu’il serait effectivement salvateur que l’école primaire se concentre sur le socle de connaissance que constitue le français et les mathématiques.


    • Emmanuel 3 octobre 2007 13:39

      « C’est simple, le diplôme actuel de polytechnique ne vaut même pas le certificat d’étude de 1902. »

      J’ose espérer que vous plaisantez ?

      Comment soutenir cette allégation sachant que plus des trois-quarts de ce qui constitue l’enseignement actuel de polytechnique n’était même pas théorisé en 1902 ?


    • Emmanuel 3 octobre 2007 13:42

      Arf, lu trop vite, effectivement il me semble bien que vous plaisentiez...

      Excusez les effets de bords du syndrôme Brighelli.


    • Zalka Zalka 3 octobre 2007 13:45

      Oui c’était une plaisanterie. Le début du paragraphe suivant : « même si je ne partage absolument pas le catastrophisme de l’auteur concernant la situation ni la comparaison exagérée avec le maoïsme ».

      Notez, vous n’avez pas tort de posez la question. Lors d’un débat sur la cinquième, j’ai explosé de rire entendant un docte idéologue du déclin comparer Polytechnique actuellement avec sa forme du début du XIXème siècle.

      A l’époque le programme comportait les intégrales, qui sont actuellement au programme des terminales S. Et il n’y avait pas deux ans de « prépa ».


    • Christoff_M Christoff_M 3 octobre 2007 19:47

      a ceux qui trouve cela drole, on accumule des matières, on fait de l’empilement, eux qui on de la mémoire s’en sortent mais on ne valorise en aucun cas l’esprit de synthèse, la critique , le raisonnement !! voir le niveau de lecture et d’écriture des gamins en sixième !!

      on nous fabrique une basse main d’oeuvre utile au futur plan de mondialisation, qui ne lit pas et qui sera sensible à toutes les opérations de com, de marketing, de propagande... une jeune population totalement adaptée à une société de services, et à une consommation de gadgets en tous genres inutiles...


    • NPM 3 octobre 2007 19:58

      « on ne valorise en aucun cas l’esprit de synthèse, la critique , le raisonnement »

      kant a déja pensé tout ce qui peut être pensé.


    • Avatar 4 octobre 2007 00:14

      Ces pas vré ke le nivo bèsse.

       smiley


    • NPM 4 octobre 2007 00:15

      Wé, y monte, on a même fait un trou dans la couche d’ozone, c’est dire..


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 octobre 2007 02:45

      Je vais faire un aveu qu’on regrettera peut-être de ne pas revoir assez souvent dans les commentaires qui suivron : JE N’Y CONNAIS RIEN. Je retrouve cependant dans cet article certaines des critiques - parfaitement justifiées- qu’on adresse au système québécois que je connais. Si elles le sont aussi en France, venez voir chez-nous : nous somme un modèle précurseur de comment on peut déconstruire un système d’éducation pour qu’il ne transmette plus ni valeurs, ni culture ni apprentissage professionnel. Pour une solution, si vous avez un peu de temps, voir le lien ci-dessous. Si vous n’avez que quelques minutes, ne les perdez pas : laissez tomber.

      http://nouvellesociete.org/704.html

      Pierre JC Allard


    • Rapetout 4 octobre 2007 07:31

      M’sieur Allard, hé, m’sieur, m’sieur ! Le vrai mot c’est pas « déconstruire. » C’est « détruire. »


    • Rapetout 4 octobre 2007 07:54

      Marc Bruxman (IP:xxx.x24.48.80) le 4 octobre 2007 à 00H27 :

      « Sauf qu’a l’horreur de son boss, le dit commercial ne savait pas calculer un pourcentage de réduction ! Attention, c’est pas qu’il avait besoin d’une calculatrice ! Il en avait une 4 opérations a disposition. Non il ne savait juste plus faire une régle de trois. »

      Plus faire une règle de trois ? Jamais, oui. Comme me racontait un de mes feu collègues (RIP 1987) : Viv (his daughter) est incapable de calculer quoi que ce soit. Je lui demande « combien coûte 1 caramel si 4 caramels coûtent $1 ? » Elle additionne, divise, soustrait, multiplie au petit bonheur la chance.

      D’ailleurs, ça m’est arrivé. A la supérette du coin les tablettes de chocolat Cadbury étaient en solde à 4 pour un dollar (ce n’était pas hier, m’empressé-je de préciser !). Il ne restait que trois de celui que je voulais : le chocolat noir.

      Je les prends, je vais à la caisse.

      « C’est 4 pour un $1, » dis-je à la jolie jeune blondinette, « mais il n’en restait plus que 3. »

      Elle regarde mes 3 tablettes avec ses grands yeux pervenche. Elle prend sa point bic pour se gratter la tête. Elle réféchit. Elle se gratte la tête. Elle réfléchit. Abrégeons. J’ai payé 33 cents, 11 cents pièce donc, mes trois tablettes à un dollar les quatre.


    • Rapetout 4 octobre 2007 07:56

      Allow me... there is something I want to test...


    • haddock 4 octobre 2007 08:44

      Rapetout , ne sachant pas calculer je prends du chocolat Poulain , comme ça si y en a pou l’un y en a pou l’ ot .


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 octobre 2007 01:16

      @ Rapetout : C’était pour vous « dérrider » élève Rapetout... Et parlant de construction... http//nouvellesociete.org/5170.html

      PJCA smiley


    • Newby Newby 3 octobre 2007 11:14

      oulala, vous attaquez directement les profs, vous allez vous faire aimer, vous.

      Bonne chance pour ce fil ça risque de fumer dans le coin. smiley


      • ehryx 3 octobre 2007 13:07

        Vous avez bien dû lire l’article vous -_-


      • Newby Newby 3 octobre 2007 13:52

        Si vous voulez Ehryx, les profs de profs.... smiley


      • Ornithorynque Ornithorynque 3 octobre 2007 11:24

        Excellent Article

        La question n’est pas d’attaquer les profs : toute la ruse des « précepteurs sophistes » qui gouvernent la pédagogie, est de faire croire aux profs que ce sont eux qu’on attaque lorsque l’on remet en cause les deux délires principaux dfondateurs des IUFM :
        - l’élève au centre du système (alors que c’est la transmission du savoir qui est au centre du système)
        - Le refus de transmettre les outils fondamentaux, ou les outils traditionnels de l’intelligence (vous savez, ceux qui permettent de se construire un jugement...).

        Je sais de quoi je parle, ayant plusieurs enfants entre le primaire et le collège.

        Non, les profs ne sont pas coupables d’appliquer des programmes de fous dangereux !

        un exemple : en 4ème, on demande aux enfants de travailler pour savoir si l’auteur du texte est omniscient, sa position dans le récit, extérieur, intérieur... Ce sont des notions très intéressantes en lettre modernes, mais elles sont proposées à des enfants qui ne connaissent que peu la grammaire...et en 4ème, le mot littérature n’apparait pas dans l’intitulé des titres du programme de français.

        Merci pour cet article, que le débat soit lancé, mais, par pitié, vous les profs, ne vous sentez pas visés : faites avec nous la révolution contre les « pédagogistes », dont nous sommes le tiers états.

        nous brandirons leur tête au sommet de nos stylos bille !

        ( bon j’espère que je n’ai pas fait de fautes d’orthographe...)


        • Prosper Prosper 3 octobre 2007 16:41

          à Ornithorynque : ce n’est même pas « l’élève » qu’on veut au centre de l’école, c’est « l’enfant » !! On n’ose même plus prononcer le véritable nom de « l’apprenant » mais on se permet de rentrer dans la sphère privée d’un individu sous prétexte que les parents ont démissionné. Toute l’E.N. sera d’accord pour dire que « c’est la faute aux parents ».


        • apami 3 octobre 2007 11:33

          Article creux plein d’affirmations sans preuves.

          Vous écrivez : « Beaucoup d’entre eux, plus instruits et plus cultivés que leurs professeurs » Quel merveilleux aveu de votre part !.. Vous prétendez expliquer qu’il faut réformer l’éducation et vous n’êtes même pas capable de respecter les professeurs.

          Je vois passer pas mal de jeunes fraichement sortis du systeme educatif français (qui ont des capacités intéressantes), et je vous prie de croire que celui qui me pondrait une telle ineptie : « plus instruits ... que leurs professeurs », se ferait reprendre vertement !


          • bozz bozz 3 octobre 2007 12:34

            avez vous déjà discuté avec des prof. des IUFM, des « spécialistes » des sciences de l’éducation, et bien le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils sont en dehors du temps, dans une théorisation fantasmagorique de l’enseignement. Je le répète encore une fois, on ne produit pas seul des connaissances lorsqu’on est élève ou étudiant, il faut un bagage important avant, un corpus large pour prétendre apporter un élément nouveau (il faut savoir aussi identifier ce qui est neuf)

            bref l’auteur à parfaitement raison ces spécialistes sont trop déconnectés de la vie réelle pour être efficace dans leur travail.


          • BDS69 BDS69 3 octobre 2007 11:34

            Je partage votre constat sur la lente dégradation du niveau à l’université, notamment dans les premiers cycles. Je pense que les elèves moyens et faibles en terminale (ceux qui obtiennent le bac sans mention) n’ont rien à faire dans l’enseignement supérieur. Selon moi, c’est cette idéologie de « la fac pour tous » qu’il faut revoir. Je serais moins catégorique que vous sur la responsabilité des sciences de l’éducation et des IUFMs dans cette débacle. J’incriminerais pour beaucoup les dérives de notre société du « tout tout de suite » et les valeurs qu’elle met en avant : le fric, le clinquant, le zapping, le « vu à la TV » ... tout cela est évidemment incompatible avec la rigueur, la discipline, la perséverance, qualités essentielles à tout apprentissage qu’il soit manuel ou intellectuel.


            • thirqual 3 octobre 2007 11:38

              C’est marrant je connais au moins deux polytechniciens ayant eu leur bac sans mention et un chercheur l’ayant eu au rattrapage. Le problème ne serait-il pas, au vu aussi du nombre de « mention B et TB » qui s’effondrent dans les premières années de licence, que les programmes et surtout les méthodes de lycée (et antérieurs) ne sont du tout adaptés à ce qui suit ?


            • Zalka Zalka 3 octobre 2007 11:49

              Je plusse thirqal.

              L’échec en physique et en biologie m’ont coûté la mention, mais ceci ne m’a pas empêché de réussir à obtenir un master de mathématique appliquée. J’ai passé sans la moindre encombre l’écrémage en première et seconde année à l’université.

              C’est d’un autre type de sélection dont l’université a besoin : un L n’a rien à faire en bio, un S n’a rien à faire en droit. Plus finement, il faudrait tenir compte des résultats.

              Un S comme moi ayant échoué en physique et en biologie n’aurait rien eu à faire en Deug bio ou physique. Par contre, je suis convaincu d’avoir mérité ma place en math.


            • Anto 3 octobre 2007 11:47

              je ne nie pas le fait que l’education en France est perfectible. Maintenant je fais partie de ces jeunes diplomes qui sortent des etudes superieures et evidemment, il n’y a pas grand chose qui m’agace plus que ce type de discours : Croyez en ma grande experience

              1 : C’etait mieux avant. 2 : les jeunes sont tous idiots. « Tel est le constat, à quelques exceptions près, des personnes qui les recrutent et qui les dirigent. »

              A quelques exceptions pres, donc ? Qu’est ce qui vous permet de faire ce genre d’affirmation a l’emporte piece ? Vous disqualifiez toute une generation dont les competences ne sont pas forcement moindres mais differentes. Amalgames et generalisations sont le fait de ceux qui maitrisent mal leur sujet.

              Quelle est, selon vous, le niveau de competences des nouvelles generations en ce qui concerne l’informatique, internet, automatisation, par rapport a la votre ? Vous meme, etiez vous operationnel des que vous etes sorti de votre ecole ? Pourquoi ne critiquez vous pas le systeme elitiste des grandes ecoles et la faiblesse de la formation continue d’ailleurs ?

              Vous vous mordez la queue dans votre article. Tout d’abord vous prenez les professeurs a temoins pour dire que les eleves sont moins forts. Et ensuite vous detruisez vous meme la credibilite des profs en demontant une IUFM dont je doute que vous y ayez jamais mis les pieds.

              Vous teintez en plus votre critique d’un antibolchevisme d’un autre age. Cela veut il dire qu’on ne peut etre que communiste si on est pas d’accord avec vous ? Article troll


              • fern 3 octobre 2007 12:07

                @ anto

                merci de défendre la cause des jeunes diplômés qui se font laminés en permanence et dont les qualifications et compétences sont sans cesse dévalorisées.

                @ l’auteur vous affirmez que :

                « Leur théorie énonce que l’élève doit construire lui-même ses savoirs. Ceci implique l’abolition de la discipline et de l’émulation. L’enseignant doit mettre les élèves dans une situation dont ils ne peuvent sortir qu’en découvrant eux-mêmes les réponses. »

                pour votre information et pour enrichir votre culture ce système d’enseignement n’a rien de « maoiste » ; c’est celui de la maieutique, inventé par le philosophe Socrate et utilisé par Aristote dans son école. Cela signifie « faire accoucher les esprits » en grec. Pour le coup il s’agit de la très ancienne et érudie génération ! smiley


              • ehryx 3 octobre 2007 13:21

                « Vous disqualifiez toute une generation dont les competences ne sont pas forcement moindres mais differentes. »

                Comme compétences, vous pensez à réciter les textes de la star’ac et taper des SMS plus vite ?

                Non parce que c’est ma génération dont vous parlez, et je confirme que le niveau en orthographe et en culture générale, notamment, est pathétique. L’idée que l’on aurait abandonné la maîtrise du français (primordiale sur internet qui est un média de TEXTE) et la culture (ai-je besoin d’en préciser l’intérêt dans un monde du tout-communication, mondialisé, où la souplesse et l’adaptabilité sont devenues qualités premières du monde du travail) pour d’ « autres compétences » me semble non seulement stupide, mais dangereuse...

                Le reste de votre commentaire n’est que tissu d’amalgames.


              • Zalka Zalka 3 octobre 2007 13:40

                "Comme compétences, vous pensez à réciter les textes de la star’ac et taper des SMS plus vite ?

                Non parce que c’est ma génération dont vous parlez, et je confirme que le niveau en orthographe et en culture générale, notamment, est pathétique."

                C’est également la génération de l’auteur du commentaire et la mienne. Le problème est plus dans l’attitude qui consiste à condamner toute une génération pour les tares de quelques uns.

                Je remarque sur nous trois, personne ne s’exprime en sms, et, à titre personnel, je serais bien incapable de vous donner les noms des gagnants de la star académie (ou « academy » ?).

                Cela ne permet aucune conclusion sur le niveau de notre génération, mais cela exclut au moins le sempiternel « tous des nuls ».

                Par ailleurs, je tiens à préciser que le niveau d’illetrisme est beaucoup plus élevé chez les plus de 60ans que chez les moins de 20. Comme quoi tout n’est pas noir.


              • NPM 3 octobre 2007 13:42

                « pour votre information et pour enrichir votre culture ce système d’enseignement n’a rien de »maoiste«  ; c’est celui de la maieutique, inventé par le philosophe Socrate et utilisé par Aristote dans son école. Cela signifie »faire accoucher les esprits« en grec. Pour le coup il s’agit de la très ancienne et érudie génération !smiley »

                Pas de bol, c’est Platon, pas Aristote. De toute façon, tu n’a jamais ouvert ni l’un ni l’autre, et tu ne parles que par oui dire, j’imagine. Un résumé de résumé de résumé..

                Et oui, c’est ca les jeunes... Complétements incultes et se la pétant, car « y zont fait des études, yo ! ».


              • Zalka Zalka 3 octobre 2007 13:48

                Au fait NPM, c’est quand que délaisses « La République » de Platon pour Kant, Rousseau ou Spinoza.

                Ah oui, j’oubliais que tu les a sauté pour passer directement à Céline.


              • fern 3 octobre 2007 14:24

                effectivement NPM, tu as raison sur le fait que c’est Platon l’auteur du Banquet.je me dois de reconnaitre mon erreur.

                en revanche je ne te permets pas de porter un jugement sur ma culture et mes valeurs, semblerait-il très différentes des tiennes !

                cordialement,

                fern


              • Christophe Christophe 3 octobre 2007 16:16

                @Fern,

                Effectivement, c’est Platon ; mais l’erreur est humaine bien que celle-ci soit majeur par l’approche qui différenciait Platon et Aristote sur le modèle d’enseignement. En fait Aristote prônait l’enseignement litéral alors que Platon proposait un enseignement polémique (Voir La Politique et La République). Or, nous adoptons, aujourd’hui, l’approche platonicienne avec les moyens aristotéliciens. smiley

                Mais il faut dire qu’Aristote a écrit La Politique pour contredire son maître Platon.

                Par contre je rejoins votre point de vue, d’ailleurs il est très difficile de comparer les acquis actuels de ceux qui sont anciens. Par contre, je rejoins Bozz sur son intervention. Si nous vivons dans une société dans laquelle l’information est plus disponible qu’auparavent, il est nécessaire de pouvoir l’appréhender pour la transformer en connaissance.

                Enseigner ne consiste pas uniquement à mettre à disposition des informations, il faut aussi fournir les outils pour la traiter, si possible très tôt au risque de voir des jeunes, particulièrement au collège et lycée, se noyer dans un flot d’informations (scolaires et externes) auxquels ils ne peuvent faire face.


              • Prosper Prosper 3 octobre 2007 18:20

                Pour Zalka : un point Godwin, un !

                A bout d’argument sans doute... fut-il socratique.


              • Prosper Prosper 3 octobre 2007 18:28

                Marre de cette déresponsabilisation des profs, surtout au collège... L’orthographe est mort, on ne retient que l’utilitarisme. Quelle tristesse !

                Ce qui est plus gai :

                - des gens qui bossent 18 h / sem

                - qui ont les congés scolaires

                - qui n’ont aucune obligation de résultat

                - qui ne sont -quasiment- jamais contrôlés

                - encore moins sanctionnés

                - qui sont les premiers à se plaindre et à faire grève

                - qui gagnent plus que la moyenne, à qualification égale

                Comment être motivé avec ça... Bonjour la « vertu de l’exemple » !


              • NPM 3 octobre 2007 18:29

                « Au fait NPM, c’est quand que délaisses »La République« de Platon pour Kant, Rousseau ou Spinoza. »

                Platon est un trés grand écrivain, mais il écrit franchement n’importe quoi. Rouseau comme on sait est un fou. Et donc, finalement je suis Kantien. Et Nietzschéen, évidement.

                « Ah oui, j’oubliais que tu les a sauté pour passer directement à Céline. »

                L’écrivain préféré du Président ? Bof, je trouve cela vulgaire, je préféres Proust, tant qu’à lire du contemporain.

                « en revanche je ne te permets pas de porter un jugement sur ma et mes valeurs, semblerait-il très différentes des tiennes ! »

                Si, si, dans ma culture, on juge les valeurs des autres.


              • Prosper Prosper 3 octobre 2007 18:34

                Et j’oubliais le pire : les profs de fac !!

                9 h de cours / sem grand max, des congés formation démentiels, etc.

                J’ai un copain qui fait une thèse sur « la diplomatie suédoise au XVIII e siècle » : la classe ! Cher contribuable, ça va te coûter environ 45 000 €, ce sera lu par 432 personnes maximum, mais c’est ça l’élégance française !

                C’est quand même plus présentable que des prisons surchargées, des hôpitaux à la dérive, des vieux qui crèvent dès qu’il fait chaud. Qu’en pensent les 55 000 enfants qui sortent du système sans aucune qualification ? et les 50% d’étudiants qui abandonnent dès la 1e année.

                Exception française, sans doute ... Bravo.


              • Prosper Prosper 3 octobre 2007 18:36

                Marre de cette déresponsabilisation des profs, surtout au collège... L’orthographe est mort, on ne retient que l’utilitarisme. Quelle tristesse ! Ce qui est plus gai :

                des gens qui bossent 18 h / sem

                qui ont les congés scolaires

                qui n’ont aucune obligation de résultat

                qui ne sont -quasiment- jamais contrôlés

                encore moins sanctionnés

                qui sont les premiers à se plaindre et à faire grève

                qui gagnent plus que la moyenne, à qualification égale

                Comment être motivé avec ça... Bonjour la « vertu de l’exemple » !

                Et j’oubliais le pire : les profs de fac !! 9 h de cours / sem grand max, des congés formation démentiels, etc.

                J’ai un copain qui fait une thèse sur « la diplomatie suédoise au XVIII e siècle » : la classe ! Cher contribuable, ça va te coûter environ 45 000 €, ce sera lu par 432 personnes maximum, mais c’est ça l’élégance française !

                C’est quand même plus présentable que des prisons surchargées, des hôpitaux à la dérive, des vieux qui crèvent dès qu’il fait chaud. Qu’en pensent les 55 000 enfants qui sortent du système sans aucune qualification ? et les 50% d’étudiants qui abandonnent dès la 1e année.

                Exception française, sans doute ... Bravo.


              • Zalka Zalka 3 octobre 2007 20:16

                « Pour Zalka : un point Godwin, un ! »

                Prosper, dans cette discussion, NPM a repris la comparaison juif= rat, réduit les immigrés à des drogués fainéants amateurs de tournante et agresseurs de petites vieilles, m’a conseillé plusieurs fois de « retourner dans mon pays » (alors que je suis français). Dans la discussion d’un autre article, il a affirmé l’existence de race supérieur assimilant les musulmans à une sous races.

                Alors, point de point godwyn. Dans le cas de NPM, ce ne sont pas des affirmations à la légère.


              • Svenn 3 octobre 2007 21:31

                « des gens qui bossent 18 h / sem »

                Bien sur, les cours se préparent tout seuls, les copies se corrigent toutes seules, c’est beau la vie !

                « qui gagnent plus que la moyenne, à qualification égale »

                Source ?

                « Et j’oubliais le pire : les profs de fac !! 9 h de cours / sem grand max, des congés formation démentiels, etc. »

                Tu es au courant qu’un professeur de fac est avant tout un chercheur, qu’il fait son boulot normal de chercheur et qu’accessoirement, il fait de l’enseignement ? C’est marrant mais tous les professeurs d’université que je connais sont LARGEMENT au delà des 35 heures. Dire qu’un professeur d’université travaille 9 heures par semaine est à peu près aussi débile que de dire qu’un pompier professionnel bosse 10 heures par semaine parce que l’entretien du matériel, les opérations de prévention et les gardes à la caserne ne comptent pas.

                « Exception française, sans doute ... Bravo. »

                Bien sur. Va regarder les études qu’ont faites Thatcher et Merkel par exemple.

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