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Accueil du site > Actualités > Société > La Justice réparatrice, ou comment pousser les victimes d’abus à (...)

La Justice réparatrice, ou comment pousser les victimes d’abus à pardonner à leur agresseur

En france les victimes de viols sont méprisées, niées, bafouées. Pour illustrer ces propos, abordons seulement la situation des victimes d'Outreau. Combien sont à nouveau en contact avec leurs agresseurs ? Myriam badaoui, jugée coupable de viols et de proxénétisme (entre autres) sur ses quatre enfants, est donc sortie de prison en septembre. Elle peut revoir ses enfants et leur bourrer le crâne de nouveau. Mais ce processus va se généraliser avec cette "justice réparatrice", qui consiste à pousser les vcitimes à pardonner aux coupables.

Que s'est empressée de faire Badaoui avant même de sortir de prison ? Tenter de reprendre contact avec Chérif, son fils aîné, et aussi avec les trois autres. Si les deux premiers refusent de la voir, le troisième est aujourd'hui en contact avec elle, bien que la Justice l'ait interdit. Quant au dernier, la juge d'application des peines a refusé que Badaoui le voie avant ses 18 ans. Aujourd'hui, au contraire, les services sociaux, avec l'aval de la Justice, favorisent le rapprochement de Badaoui avec ses deux plus jeunes enfants. Et miracle : il est désormais question de mettre sur pied une association pour dire que finalement, tout ou presque était faux dans ce qu'on dit les victimes, pourtant reconnues comme telles pour 12 d'entre elles.

On pourrait ajouter que Badaoui n'a rien trouvé de mieux à faire que de porter plainte parce que, selon elle, Chérif l'aurait menacée de mort. Ce qui pourrait se comprendre, mais c'est quand-même faux. Et ça tombe mal, puisque Chérif a déjà été condamné pour avoir osé menacer Franck Lavier, l'un des acquittés.

Bref, rappelons encore que Chérif a expliqué que le jour de ses 18 ans, il a été viré du foyer dans lequel il était placé à 6h du matin par des flics. Dehors sans un euro devant lui, il est passé à la délinquance. Dans l'espoir, dit-il, d'être enfin entendu devant un tribunal. Quant à son frère, il a eu droit au même scénario, si bien qu'il n'a pas pu finir son BEP, à quelques semaines près.

Pour dire à quel point nous en sommes rendus dans le négationnisme de la parole des victimes, surtout dans l'affaire Outreau, dont des "psys" comme Paul Bensussan font leurs choux gras, il n'y a qu'à regarder ce truc, une soi disant étude intitulée " The Outreau Case and False Allegations of Child Sexuel Abuse", (L'affaire Outreau et les fausses allégations d'abus sexuels). Combien de fois faudra-t-il répéter que dans cette affaire, même la Justice a fini par reconnaître 12 enfants comme étant victimes ?

Autre exemple frappant : A Castres, début juin, quand une mère de famille comparaissait pour avoir soustrait ses enfants à leur père qu'ils accusent d'être un pédophile, qu'a dit le président du tribunal en pleine audience ? "Il ne faut pas toujours croire ce que disent les enfants, regardez l'affaire Outreau !". Evidemment, ce fut la huée générale dans le tribunal. Mais, il faut savoir que nos chers magistrats apprennent cette affaire comme un exemple de ce qu'il ne faut pas faire, c'est-à-dire prendre en compte la parole des enfants.

On l'aura compris : pour bien broyer toutes les victimes de ce pays, il faut d'abord bien broyer les victimes d'Outreau. Et d'abord ceux qui veulent parler, comme Chérif.

 

Pourquoi en est-on arrivé là ?

ChildFocus_Chat_afficheA1_FILLE_CROP_FR_REDUCPour comprendre comment on est arrivé à un point aussi critique dans le soutien aux victimes (et celles d'Outreau ont subi les pires sévices enFrance et en Belgique), je vous renvoie vers un très bon article de Marie Christine Gryson, psychologue qui a suivi plusieurs des enfants d'Outreau à l'époque du procès.

Elle y explique, en gros, qu'aujourd'hui une tendance très dangereuse se met en place : la thérapie de l'agresseur, qui passe par le fait pour la victime de devoir rencontrer son agresseur, et si possible de lui pardonner.

En cherchant, on trouve encore peu d'éléments sur ce sujet, mais il semble que depuis quelques années, un lobbying se met en place pour nier encore plus le statut des victimes et leur parole. Ainsi en 2011, une certaine association Arsinoë publiait un rapport sur "l'aide aux victimes" (ça passe toujours mieux de dire cela plutôt que de dire qu'on va seulement s'occuper des agresseurs), dans lequel on pouvait lire :

"Roland Coutanceau, psychiatre et expert national auprès des tribunaux, s’en est dit convaincu, lui aussi : la victime doit être enrichie de toutes les méthodes thérapeutiques qui lui permettront d’essayer de se dégager de son traumatisme. En la matière, il n’y a qu’une certitude : c’est qu’il n’y en a aucune ! Autre conviction de l’intervenant, il n’y a aucune fatalité à ce que des plaies mal refermées liées à l’agression incestueuse glissent vers une souffrance chronique. La destinée de la vie affective et sexuelle qui résulte de l’atteinte subie peut s’avérer très variée : certains réussiront à digérer un tel vécu, tandis que d’autres en seront durablement atteints. Métaboliser une histoire traumatique, c’est la cicatriser, explique Roland Coutanceau. Si l’on ne peut éradiquer le souvenir, on peut néanmoins essayer de l’empêcher de perturber la vie quotidienne. Pour cela il ne faut pas que le discours soignant se centre sur ce qui va mal, ni qu’il enferme la personne ayant subi l’inceste dans un statut de victime. Et cela est tout particulièrement vrai dans le rapport qu’elle entend garder ou non avec son agresseur. Il est des enfants qui le renient, quand d’autres affirment être choqué qu’on ait pu l’emprisonner, ‘exprimant leur désir de rétablir les liens avec lui. Il en est aussi qui restent dans la perplexité et l’incompréhension, manifestant le besoin d’écouter ce que l’auteur a à dire des actes qu’il a commis. Il revient au thérapeute d’avoir non à fixer à la victime sa ligne de conduite, mais de l’accompagner dans la vérité qui est la sienne".

Comment comprendre ce délire ? On estime ici que les victimes ont parfois besoin de revoir leur agresseur pour entendre ce qu'ila à dire. Même si c'est probablement le cas de temps en temps, sait-on seulement si cela est bénéfique à ces victimes ? Certains disent que c'est loin d'être le cas.
Il faut aussi savoir que les victimes de viols ou d'inceste, surtout les plus jeunes, ont envie d'oublier qu'ils ont été agressés. C'est un phénomène bien plus courant que "les faux souvenirs" inventés par les pédophiles pour décrédibiliser leurs victimes.

 

Bref, comme de bien entendu, le chapitre suivant de ce rapport s'intitule "le pardon". Accrochez vous, on arrive dans le fin fond du glauque : comme la sanction pénale n'apaise pas les victimes (et pour cause, les rares pédos condamnés prennent en général du sursis), on a inventé la "justice restaurative", qui "se centre tant sur la violence faite aux victimes (et sur leurs besoins qu’elle soit reconnue), que sur la prise de conscience, par l’auteur, de la souffrance infligée (et donc de sa pleine responsabilité)". Autrement dit, c'est la victime qui doit faire comprendre à l'agresseur (qui nie toujours ou presque dans le cas des pédos) qu'il lui a fait du mal. A quoi sert donc la justice, et à quoi sert-il de faire suivre ces tarés par des psys ? On nous dit, sans évidemment citer aucune source, que grâce à la "justice réparatrice", "entre 80 et 100% des victimes se sentent vraiment prises en compte". Alleluia.

Arsinoë a pour objectif "de diffuser le plus largement possible un « Autre Regard » aux professionnels amenés à accompagner dans une démarche de reconstruction de Vie, ces enfants, ces adultes que l’inceste a « meurtris »". Les trois axes de travail de cette association sont :

1. La résilience

2. L'attitude de non jugement, notamment pour ne pas enfermer la victime dans son statut de victime, et surtout pour ne pas enfermer l'agrasseur dans son statut d'agresseur. On se demande alors à quoi sert la Justice, si on doit rendre les statuts de l'un et de l'autre aussi flous.

3. Le pardon libérateur. Mais qu'on se rassure, on nous précise bien que "Ce pardon s'inscrit pour nous, dans une vision humaniste et ne peut par conséquent être confondu à quelconque autre référence".

Bref, la victime on s'en fiche, elle est juste là pour pardonner. Cela n'a probablement rien à voir, mais nombre de conférences organisées par Arsinoe ont eu lieu à Angers avant, pendant et après l'affaire du réseau pédophile d'Angers, au milieu des années 2000.

 

h-20-1345836-1228342588Une propagande efficace et ordonnée

Le psy référence de cette association, un certain Roland Coutanceau, est très actif pour se balader de colloque en réunion et aborder sa thérapie, avec d'autres associations. Une autre association, "l'association de thérapie familiale systémique", est également sur ce créneau, et explique qu'une partie des victimes a pu "tourner la page". Ainsi, "Certaines ont « pardonné » à leur agresseur, d’autres pas. Elles ont construit leur vie indépendamment des abus subis". Question : à quoi sert-il de rapprocher la victime de l'agresseur si elle ne va pas mieux après ? Est-ce simplement dans le but de leur faire "tourner la page" ? Et c'est magique : certaines "ont cessé d’être des victimes et elles peuvent vivre, parfois douloureusement, mais autrement qu’en référence à un statut de victime" . Nous y voilà : il s'agit donc de revenir sur le statut de victime, et donc sur celui d'agresseur.

Si on en croit le rapport de ce colloque de l'AFIREM (association française d'information et de recherche sur l'enfance maltraitée, qui regroupe des 'professionnels' du secteur et s'attaque avec succès à la "pénalisation de l'inceste"), tout va même pour le mieux dans le meilleur des mondes, car "Quelques-unes d’entre elles (les victimes), qui ont pardonné, ont même recréé des liens familiaux, réguliers ou épisodiques avec l’ex-agresseur, relations sans peur ni ambigüité, sans crainte de récidive, parce que les règles du fonctionnement familial ont été notablement modifiées". C'est donc à cela qu'on veut nous amener, et que l'on veut amener les victimes ? Laisson poursuivre notre génie de la victimologie : "Et je dis bien « ex-agresseur » : car tant que les « anciennes » victimes veulent rester victimes, les « ex » agresseurs restent perçus comme des agresseurs potentiels, des récidivistes en puissance, ce qui ne peut qu’entretenir la peur chez la victime et l’empêcher de sortir de son statut de victime. Et cela entretient également la peur dans l’opinion".

Victimes dont, la plupart du temps, on n'a même pas voulu entendre la parole, ou alors partiellement. Et quand on sait qu'un pédophile n'aime rien tant que se faire passer lui-même pour une victime (du système, de sa propre victime, de la Justice etc.), on se demande dans quelle mesure le pardon peut permettre à la victime de se reconstruire. Là, on est simplement en train de dire qu'en niant son traumatisme et son statut de victime, la victime a peut-être une chance de "tourner la page". Nous sommes dans un schéma totalement inverse de ce qui semble logique pour aider ces victimes à digérer ce qui leur est arrivé, et à reprendre une vie normale, du moins autant que possible.

On a même vu ce que ça a donné dans l'affaire Outreau : une des filles Lavier (les Lavier ont été acquittés, cette fille n'a pas été reconnue victime car elle s'est rétractée après le procès en appel, probablement pour une question de pression familiale), qui est retournée vivre chez eux, était parmi les agresseurs l'an passé quand on a mis la main sur des vidéos de débauche familiale en présence de mineurs (ça a été qualifié de corruption de mineur mais n'a pas été retenu pour une histoire de faute de procédure). Autrement dit : la victime qui n'est pas reconnue a bien des risques de s'identifier à son agresseur, surtout quand il s'agit des parents, et donc de reproduire les mêmes actes.

Le processus est donc clair : en obligeant la victime à revoir son agresseur et à lui pardonner, l'agresseur devient un "ex agresseur" et n'est plus susceptible de récidiver (on rêve !). Et du coup, la victime devient elle aussi un "ex victime". Circulez, y'a rien à voir.

Pourquoi ne pas faire la même chose avec les voleurs, les maris violents, les escrocs ou les meurtiers, après tout ?

Cela va sans dire, tous ceux qui développent cette théorie des plus fumeuses sont très satisfaits que l'inceste ait été retiré du code pénal français en 2011. Pour eux, la "pénalisation de l'inceste" est une erreur. Et ils semblent avoir été entendus par le Conseil constitutionnel, qui a censuré cette loi pourtant récente. Et ces chantres du "pardon libérateur" n'aiment pas du tout cette loi de mars 2010 qui "prévoit l’interdiction systématique des contacts entre l’auteur de délits ou de crimes sexuels et la victime" ... et empêche l'abuseur de revoir sa victime.

 

La Belgique, tête de pont européenne de la stratégie pour nier les victimes ?

2a34df97Il est très inquiétant pour moi qui travaille en Belgique de constater que ces mabouls de la psychologie appaludissent les "progrès" réalisés en Belgique en la matière : aide aux agresseurs, négation des victimes. Car dans ce beau pays, depuis l'affaire Dutroux, une commission s'est penchée sur la meilleure manière de nier l'ampleur des abus sexuels en Belgique, et "Les gouvernements belges ont donc suivi les préconisations de cette commission, et le signalement des maltraitances et des abus sexuels n’est pas obligatoire". On a donc inventé des centres dans lesquels les familles "viennent parler des violences et particulièrement des abus sexuels commis à l’intérieur de la famille et qui vont bénéficier de soins sans intervention judiciaire". Donc on parle des agressions, bien gentiment, mais on ne condamne surtout pas l'agresseur, qui peut donc conti nuer tranquillement à sodomiser les gosses.

Ce système a été encadré par une loi de 2005 et l'association Mediante, agréée et financée par le ministère de la Justice afin de gérer ces médiations. Deux mille dossiers y avaient été suivis en dix ans. Au fil du temps, les dossiers traités sont d'ailleurs de plus en plus lourds, ce dont semble se féliciter l'association. Le Figaro écrivait ainsi que "les affaires d'abus sexuels, de séquestrations, d'homicides et de vols avec violence sont passées de 25 % à 38 % des cas traités entre 2008 et 2009".

On a donc désormais en Belgique des centres comme Mediante, un "service de médiation entre auteurs et victimes d'infraction", et ce type de médiation a commencé par la justice des mineurs. Sans surprise, ce système est en train de s'implanter en France aussi. Nous avons la chance d'avoir depuis peu une "association nationale pour la justice réparatrice", pilotée par des politiciens et des magistrats, qui sort des propositions de loi pour développer ce système. Et parmi leurs soutiens on trouve André Vallini, qui a été le Président de la Commission d'enquête de l'Affaire d'Outreau, qu'il a brillement transformée aux yeux du public en fiasco judiciciare, Jean Paul Garraud, magistrat et député UMP de Gironde, qui a été juge d'instruction pour certains meurtres (qu'il a classés comme suicides, bien sûr) de l'affaire Alègre, mais aussi Christine Boutin ou Roland Coutanceau dont on a déjà parlé plus haut, un rabbin, un imam, et d'autres. Cette association a un fort pouvoir de lobbying et a déjà été reçu au ministère de la Justice et par divers médias pour défendre sa "justice répératrice" (pour les agresseurs).

Mais, le système de la "médiation réparatrice" nous vient des pays anglo saxons, ceux qui ont permis à des pédophiles notoires comme Richard Gardner ou Ralph Underwager de propager leurs théories sans aucun fondement scientifique, à savoir respectivement le "syndrome d'aliénation parentale" et le "syndrome des faux souvenirs", qui visent tous les deux à décrédibiliser la parole des enfants victimes. Là-bas, la "restauration du lien auteur-victime" est vue comme une panacée. Au Canada, où la "justice réparatrice" est lancée depuis 1974, on a même créé un secrétariat d'Etat dédié lié au ministère de la Justice, et une "semaine de la justice réparatrice"... Et on a conclu que le taux de récidive avait baissé. Question : combien de victimes ont plongé dans le même temps ?

Un certain Michel SUARD, "thérapeute familial" français, présent dans moult conférences sur ce thème en France, a fait sienne cette théorie. Il a par exemple écrit un article faussement interrogateur intitulé "réconcilier auteurs et victimes d'inceste ?" On ne sera pas étonné de le retrouver au sein de l'association fort déciée par les victimes et ceux qui les aident l'Ange Bleu, qui vient en aide aux pédophiles. Et en france, on nous dit depuis 2010 que nous sommes "en retard" en ce qui cocnerne cette invention débile.

Au passage, on notera que le point commun des "spécialistes" qui préconisent aux victimes de viols de pardonner à leur agresseur, surtout s'il s'agit d'inceste, c'est d'être spécialisés dans le traitement des pervers, pas des victimes.

 

viol_mConclusion et critiques

C'est ainsi qu'aujourd'hui, la minsitre dite Socialiste Christiane Taubira veut "développer la justice réparatrice", toujours selon Le Figaro. le seul avantage sera de faire faire des économies au système judiciaire, qui 'naura plus à inemniser les victimes. Celles-ci devront-elles se contenter d'un entretien avec leur agresseur ? Notre brave ministre serait donc en train d'étudier ces médiations avec l'INAVEM (Institut national d’aide aux victimes et de médiation).

Au final, alors qu'on pensait qu'une société qui se veut 'évoluée' rend la Justice en se plaçant hors du conflit direct entre accusé et victime, voilà qu'au XXIè siècle, on vient nous dire que la victime doit s'arranger directement avec son agresseur. Bientôt, l'Etat n'aura plus rien à voir dans la Justice, les parties régleront leurs comptes d'égal à égal en dehors du système judiciaire.

Ce processus semble imparable, tant le lobbying est bien organisé. On a vu que des associations apparaissent dans de nombreux pays, y compris en France, mais c'est parce qu'au niveau international, un certain "center for justice and reconciliation" y travaille depuis des années. Ce groupuscule vise à réformer la justice en lien avec l'association US Prison Fellowship, créée en 1976 par un certain Charles W. Colson, après sa sortie de prison à la suite du Watergate. Le but de Prison fellowship est de montrer que la spiritualité est "la vraie solution au crime", et pour fédérer les grenouilles de bénitier du coin afin qu'ils amènent l'amour de dieu aux rpisonniers et à leurs familles. Trois ans après sa création, l'association avait déjà des représentants dans différents pays, comme l'Angleterre, le Canada, la Nouvelle Zélande ou l'Australie. Elle est désormais présente dans 115 pays.

Ce sont donc des coupables ultra cathos qui ont lancé l'idée. On comprend donc mieux la vision angéliste du problème par tous ces éminents "spécialistes".

On peut sans trop de risque anticiper que dans un premier temps, ladite Justice réparatrice se fera en parallèle ou en complément d'une procédure judiciaire, pour ensuite se dérouler à la place de toute procédure judiciaire. De fait, le but est de créér un "espace de confrontation pacifique" entre le coupable et sa victime, pour que chacun exprime son point de vue.

Comme si la victime se préoccupait du point de vue de son agresseur !

En outre, si on nous vend ce truc de justice réparatrice en nous disant que l'agresseur devra réparer, en réalité il ne réparera que s'il en a les moyens et s'il le veut bien. Le site Justice réparatrice.org le dit bien : la "réparation" consiste à "Espérer que les délinquants prennent des actions pour réparer le dommage causé". Accessoirement, on nous parle ici de "délinquant" alors que la justice réparatrice s'adresse même aux pires criminels, puisque les grenouilles de bénitier pensent que la rédemption est toujours possible, même pour les pires tarés. En fait, la réparation ne consiste pas essentiellement en une réparation matérielle, mais dans la reconstruction des rapports entre l'agresseur et sa victime. Qui y gagne, dans cet échange ?

En 1987 déjà, l'ONU recommandait déjà d' "encourager les expériences (sur une base nationale ou locale) de médiation entre le délinquant et sa victime et évaluer les résultats en examinant plus particulièrement dans quelle mesure les intérêts des victimes sont préservés".

En 1999, l'ONU sort une résolution intitulée "Elaboration et application de mesures de médiation et de justice réparatrice en matière pénale", qui recommandait d'étudier l'intérêt d'établir des normes en matière de justice dite réparatrice. En 2002, c'est chose faite, et voilà qu'on nous sort la résolution 2002/12 du Conseil Economique et Social de l'ONU : "principes de base concernant le recours à des programmes de justice réparatrice en matière pénale". Il s'agit donc bien d'intervenir en matière pénale (quand l'Etat punit) et pas en matière civile (là où le coupable répare le dommage causé à nla victime). Autrement dit : la victime doit s'arranger avec le coupable pour obtenir une éventuelle réparation.

Enfin, en 2009 a eu lieu à Lima (Pérou) le premier congrès Mondial de Justice Juvénile Restauratrice, à l'initiative de la Fondation Terre
des hommes. Là, il s'agissait de parler des mineurs emprionnés ou condamnés, pour qui ce système serait une bonne option. Mais, déjà, on nous expliquait que "La Justice Juvénile Restauratrice ne doit pas se limiter à des délits mineurs ou à des primodélinquants". Comme souvent, on nous a d'abord parlé de cas exceptionnels, comme les enfants soldats. Et aujourd'hui on en est à pousser les victimes de viols commis par des adultes à tendre l'autre joue au pervers.

D'ailleurs, certains ont depuis longtemps pointé les dérives de cette fumeuse "justice réparatrice". En 1993, Moyer er Axon ont remarqué que "Qu'il s'agisse de la médiation, des conférences familiales ou d'autres initiatives, trop de victimes sont confinées à un rôle de facilitateur ou d'intermédiaire ou servent de prétexte pour poursuivre une intervention éducative à l'endroit des délinquants". Plusieurs études ont montré que "les victimes avaient subi des pressions pour participer à la médiation ou à des cercles de conférences".

En outre, on rappelle que ce sont rarement les victimes qui demandent ces médiations, d'autant que la plupart d'entre elles refusent catégoriquement d'y particper : " on a tendance à oublier que l’action dite réparatrice, dans ses diverses modalités, origine rarement de la volonté des victimes elles-mêmes ou de celles des organismes qui leur viennent en aide. La plupart du temps, c’est autour de l’auteur du délit qu’elle se déclenche. Elle est souvent initiée par des services qui travaillent auprès des délinquants, mineurs et adultes, que ce soit dans le cadre de la probation, des mesures de rechange ou de la libération conditionnelle. Le rôle de médiateur est alors confié à des intervenants dont le mandat premier est la réhabilitation des contrevenants.".

Autre aspect, qui cette fois tient compte du caractère pervers de nombre de coupables d'abus sexuels, "On ne saurait occulter le fait que plusieurs délinquants peuvent utiliser la justice réparatrice à toutes sortes de fins : échapper à des sanctions punitives, se montrer sous un meilleur jour, atténuer leurs fautes, voire se servir de ce rapport avec la victime pour se glorifier". Et puis, si une victime estime que le crime qu'elle a subi est irréparable, à quoi sert une "justice réparatrice" ? Demandez aux deux aînés des enfants de Myriam Badaoui ce qu'ils en pensent... C'est d'ailleurs pour cela qu'afin de s'en sortir, les victimes sont éloignées de leur(s) aggresseur(s). Finalement, on se rend compte que cette théorie de "justice réparatrice" sert surtout à éviter la prison aux coupables. Et dans des pays où les prisons sont saturées, cela permet de faire des économies aux Etats surendettés, qui se désengagent donc de la Justice.

Enfin, des victimes demandent que le CSJR, (centre de services de justice réparatrice) un centre canadien actif depuis 10 ans, qualifié d' "organisme incompétent pour des victimes d'inceste et dangereux" qui se charge de ces médiations, cesse ses activités. Le CSJR a pour devise "restaurer ensemble", un beau programme pour les coupables ! Le CSJR travaille en collaboration avec l'INAVEM, par exemple, et d'autres associations qui vont toutes dans le même sens : le déni du statut de victime. Laissons les victimes nous dire ce qu'elles pensent de ce centre, qui a fait venir des victimes d'abus sexuels dans un traquenrad afin qu'elles rencontrent des agresseurs : "Cet organisme est peut-être compétent avec des victimes de divers crimes. Nous n'en savons rien et nous espérons qu'il le soit.. Mais en ce qui a trait à l'inceste, cet organisme pourrait être pour vous éminemment dévastateur. Il pourrait vous imposer une ixième blessure peut-être pire que celle de l'inceste comme il le fit pour nous sans vergogne et de façon parmi les plus vicieuses qu'on puisse imaginer". Et d'ajouter que ces éminents "spécialistes" du CSJR sont les défenseurs du "tabou qui entoure les parents" incestueux.

On nous explique que ces gens bien pensants "soignent les victimes mais c'est pour les retourner au silence. Si elles parlent comme nous le faisons, scandale !,le CSJR les considère comme des malades qui s'ignorent. Faut comprendre que le CSJR est constitué de personnes qui sont sur la chaine de production du crime. Jamais ils ne dénonceront la bonne société dont ils tirent leur subvention. Jamais ils ne dénonceront cette société qui protège les parents abuseurs d'enfants (...) Et quand les parents abuseurs n'ont rien d'honorable, ces messieurs-dames t'inviteront au pardon. Quelle imbécillité spirituelle ! Si vous cherchez la santé mentale, mieux vaut, selon le bon sens évident, dénoncer pour soi-même ces parents abuseurs et incestueurs, les dénoncer également dans votre environnement et les évincer à tout jamais de votre vie. Vous ont-ils demander pardon ces parents abuseurs ? Alors qu'avez-vous à leur offrir le pardon. Ils ne changeront pas de toutes façons. Sinon, ils vous l'auraient dit. Cessez de vous sentir coupable. Ce sont eux les coupables, pas vous ! Le pardon est juste une manœuvre de refoulement qui vous jouerait des tours plus tard. Arrêtez d'obéir aux impératifs de tout un chacun, aux impératifs de pardon-guérison qu'invoquent trop souvent des thérapeutes et croyez en la vérité et la Vie". 

Bref, on se rend compte que les défenseurs de la justice réparatrice sont dans un double discours : aider les victimes mais surtout les coupables, réparer mais que si le coupable le veut bien, améliorer la justice en permettant aux Etats de laisser les citoyens régler leurs comptes entre eux, même si la relation est des plus inégales, surtout dans nos pays où on laisse tomber les victimes dès que c'est possible.

Affaire à suivre, donc...


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72 réactions à cet article    


  • lsga lsga 11 juillet 2012 11:26

    Vous utilisez un ton extrêmement agressif et virulent pour un sujet qui a besoin d’être traité calmement et rationnellement.


    Exemple : 
    « 
    Pour cela il ne faut pas que le discours soignant se centre sur ce qui va mal, ni qu’il enferme la personne ayant subi l’inceste dans un statut de victime
    Comment comprendre ce délire ?  »

    je ne vois pas l’utilité d’utiliser un terme comme ’délire’. La question du trauma chez les victimes est complexe, et pas que chez les victimes d’incestes. Vous hurlez, abusez des modalisateurs, tenez des propos violents, etc. Mais cela ne donne pas plus de vérité à vos opinions, pas plus que cela ne leur donne l’apparence du bon sens. 

    Une chose est sûr, il faut tenir loin des victimes des hystériques dans votre genre qui semblent particulièrement « intéressés ».


    • Constant danslayreur 11 juillet 2012 12:01

      Vous avez sans doute raison Isga et la tête froide sur pareil sujet est un impératif, cela dit je vous trouve quand même un brin sévère vu qu’à l’affect et à la trop grande implication près, l’article est bien construit et qu’il est hautement instructif.

      PS : Promis, la prochaine fois que j’ai un pédophile en face je ne coupe tout ce qui dépasse QU’APRES négociation smiley


    • lsga lsga 11 juillet 2012 15:09

      C’est précisément à cause des réflexions du type de votre Post Scriptum qu’il faut être sévère avec les hystériques tels que l’auteur.

      La lutte contre la pédophilie, comme l’avait prévu Foucault, sert de cheval de Troie à la droite la plus réactionnaire pour instaurer un système de surveillance et de punition fascisant. 


      Surveillance à outrance, flicage de l’internet, castration, punitions physiques, peine de mort : voilà ce que le ton hystérique de l’auteur dissimule. 

      La société n’a pas besoin de petits nazillons hystériques pour traiter les problématiques sensibles de l’inceste et du viol. 

    • Ceri Ceri 11 juillet 2012 17:38

      c’est vous qui etes hystérique, dissonnance cognitive ?


    • lsga lsga 11 juillet 2012 18:12

      Bon, je vais répéter sans modélisateurs histoire de ne pas être replié :


      C’est précisément à cause des réflexions du type du Post Scriptum de Constant qu’il faut être sévère avec les dérives émotionnelles sur ce type de sujet.

      Foucault, grand spécialiste et théoricien du système répressif, nous avait en effet mis en garde dès les années 70 contre les dangers que représentaient la criminalisation des pratiques sexuelles :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Loi_de_la_pudeur


       Le viol est interdit, cela suffit bien, inutile de rajouter des catégories : pédophile ici, homosexuel là-bas, libertinage ailleurs, adultère souvent, etc. Prenez le texte de l’auteur, remplacez ’pédophiles’ par ’femme adultère’, et ’enfant victime’ par ’homme humilié’, vous obtiendrez un texte que les salafistes ne renieraient pas (eux d’ailleurs qui n’ont rien contre la pédophilie). C’est normal : il s’agit du même type de texte, avec la même structure argumentative, avec les mêmes buts et les mêmes intentions.

      Pour Foucault, la figure du pédophile était un cheval de Troie des réactionnaires ayant pour but d’instaurer un système de surveillance et de punition sans limite. Ceux qui s’intéressent à la censure et la surveillance d’Internet savent de quoi il en retourne :

      http://www.numerama.com/magazine/11506-wikipedia-censure-par-la-psychose-du-pedophile.html

      http://www.numerama.com/magazine/9908-filtrage-de-la-pedophilie-l-impossible-mais-necessaire-opposition.html


      Les nombreux professeurs innocents victimes de la circulaire Royale également :

      http://bernardhanse.canalblog.com/


      Enfin, tous ceux qui luttent contre la peine de mort et les châtiments corporelles savent que l’argument de la lutte contre la pédophilie est utilisée à foison par tous ceux qui aimeraient un système judiciaire violent et punitif (de même que la lutte contre l’adultère chez les salafistes). 

      Bref, le sujet de la pédophilie, plus que tout autre, doit être traité avec sang froid et rationalité, deux qualités qui manquent à cet article.


    • Ceri Ceri 11 juillet 2012 19:28

      Bon allez, j’ai 2 minutes à perdre, je vous réponds :
      1. Foucault a signé une pétition pro pédophile, je ne tiens donc aucun compte de son point de vue sur la répression.
      2. Je connais par coeur votre argumentaire (à chacun des mes articles sur ce sujet j’en ai des tonnes qui se complaisent à étaler le même point de vue totalement borderline), qui a pour seul but de nuancer la gravité des actes pédophiles, en comparant un pédo à une femme adultère, et l’enfant victime à un « homme mutilé ». Aberrant. a tel point que je ne vais pas me fatiguer à rappeler qu’un mineur n’a pas à se faire sodomiser par un pervers etc.
      3. « Je » tiens des propos « violents », mais qui voit des « hystériques » partout ici ?
      4. Je replie aussi ce message car vous m’insultez.


    • lsga lsga 11 juillet 2012 19:42

      1. Conséquence logique de son positionnement. Le viol et l’abus sexuelle doivent être interdit. Inutile d’insérer des distinctions supplémentaires. 


      2. Je ne compare pas pédophilie et adultère. Je compare votre discours et vos méthodes argumentatives avec celles des salafistes. Tous les groupes politiques souhaitant une justice ulta-répressive et violente physiquement s’appuie sur une figure censée être unanimement condamnée moralement. Dans les pays musulmans, la pédophilie n’étant pas considérée comme un vice (à cause d’Aisha), c’est la femme adultère qui tient se rôle. On trouve donc dans ces pays des gens comme vous, qui sont pour une justice violente et une surveillance de la population, s’appuyer sur la femme adultère. ça va, vous avez compris ce coup-ci ? je le répète pour le cas où : je ne compare pas pédophilie et femme adultère, je compare votre discours avec celui des salafistes. 

      3. Vous tenez des propos extrêmement violents, et le ton de votre texte déborde d’émotion et de révolte, pour un problème qui a besoin d’être traité avec calme et rationalité. 

      4. Je ne vous insulte pas. Je pense que vous êtes réactionnaire, que vous utilisez la cause de les victimes d’inceste pour promouvoir une justice punitive et violente. 

    • Patricia 11 juillet 2012 20:59

      @ Ceri


      Félicitez-vous, au moins votre article fait réagir et ça c’est un point gagné !

      Vous avez du courage, bravo !

    • legrind legrind 12 juillet 2012 11:23

      Oui, il faut faire résilience de tout, la prison tout ça.. c’est négatif, facho


    • Jorge Atlan 11 juillet 2012 13:54

      J’ai arrêter de lire après votre mise en exergue des propos du psychiatre : «  »Roland Coutanceau, psychiatre et expert national auprès des tribunaux, s’en est dit convaincu, lui aussi : la victime doit être enrichie....... mais de l’accompagner dans la vérité qui est la sienne« . »
      Vous avez le droit de choisir de défendre les causes que vous voulez, mais pas de les manipuler.
      Je ne peux qu’être d’accord avec les propos du psychiatre, sinon c’est de l’abus thérapeutique, ou de l’endoctrinement. Oui, les situations des « victimes » sont différentes selon les personnes et certaines ont besoin de se confronter à leur bourreau ou agresseur. Et d’autre fuiront à jamais la possibilité de savoir cette personne dans les environs.
      L’évolution du « statut de victime » dans notre société pose question, surtout quand derrière celle ci se greffent un certain nombre d’association de soi disant défense des victimes. On peut s’apercevoir que parfois leurs intérêts sont loin de ceux des « victimes ».
      Quand à la parole des enfants, ce n’est une négation que de prendre un peu de distance et de mettre à mal la désacralisation de leur dire ; qui était toute puissante depuis quelques années : « Les enfants ne peuvent pas mentir sur ça !
      Il en va de même pour l’accusation de pédophilie porter par certaine mère, curieusement se battant pour garder la garde de leur enfants, et prise pour argent comptant par les juges.
      Bien sur, il y a des cas qui s’avèrent être des abus. Mais là ou je m’étonne c’est du peu de moyen que se donne la justice pour enquêter sur ces faits. Il est question à la fois de préjugés, de courant sociétal, et d’identification avec la ou les »victimes" de la part de nos magistrats.
      Il semble que de plus en plus on bascule dans l’irrationnel et l’émotionnel et de fait on s’éloigne de la Justice.

      PS, les guillemets pour victime ne sont pas là pour insinuer un doute sur leur statue, mais ne pas les enfermer dans cet identité.
       


      • Ceri Ceri 11 juillet 2012 17:41

        je n’interviendrai plus dans les commentaires de ce fil, il ne sert à rein de discuter avec des gens comme vous qui restent sur leurs certitudes et se font manipuler par des propos vaguement psy, une logorrhée pseudo scientifique qui ne sert qu’à détruire les victimes encore plus.

        Regardez qui a initié cela, qui y gagne, qui mène le lobbying pour que ce truc se développe.


      • lsga lsga 11 juillet 2012 18:16

        vous faites du lobbying pour une justice violente et punitive au prétexte de la lutte contre la pédophilie.


        Jorge, lui, appelle à plus de justice, d’investigation, et à moins d’irrationnel et d’émotionnel. 

      • Ceri Ceri 11 juillet 2012 19:30

        n’importe quoi, je suis la première à dénoncer le sarkoland et le tout répressif.
        la lutte contre les pédophiles, qui sont des pervers, n’est pas un prétexte mais une nécessité


      • lsga lsga 11 juillet 2012 19:33

        rentrons donc dans le vif du sujet :


        que préconisez vous dans la lutte contre la pédophilie ? 

      • Patricia 11 juillet 2012 20:57

        @ isga


        Contre la pédophilie..........La castration, ça vous va ?

        Parce qu’un enfant ça ne comprend pas le pardon et vouloir le faire croire c’est, surtout, le manipuler pour masquer la lâcheté de notre société et instaurer une tolérance de l’abject.
        Sa douleur et ses ressentiments d’injustice, de tromperie des adultes resurgira tôt ou tard.

      • lsga lsga 11 juillet 2012 21:07

        @patricia


        Donc, si je suis votre raisonnement :

        Pour vous, la justice réparatrice ne peut pas permettre à l’enfant de se reconstruire.
        En revanche, une petite fille victime d’inceste qui verrait son père se faire castrer se reconstruirait plus facilement ?

      • Patricia 12 juillet 2012 00:23

        @ isga


        Pour vous les forums semblent être une thérapie pour vos problèmes et on constate que vous traduisez ce que les autres écrivent dans le sens du problème qui vous titille la vie. 

        Pour vous remettre dans la réalité, cet article, traite d’un problème qui sévit dans nos sociétés et non de votre problème.

        Enfin, heureusement qu’il y a des personnes très actives comme les Anonymous qui viennent de publier sur internet une liste de noms de pédophiles et notamment ceux de Français et nous verrons ce que notre Justice fera concrètement par rapport aux autres pays face à cette brochette d’ignobles individus.


      • legrind legrind 12 juillet 2012 11:30

        pour une justice violente et punitive scandale ! les victimes de viols, agressions diverses et variées.. faire résilience avec les bisounours pas demander de punition à leurs agresseurs !


      • lsga lsga 12 juillet 2012 19:10

        Je le répète, l’immense majorité des viols ont lieu dans le cadre familial, c’est encore plus vrai pour l’inceste.

        Je vous repose la question, vous n’avez pas répondu :


        Pour vous, la justice réparatrice ne peut pas permettre à l’enfant de se reconstruire.
        En revanche, une petite fille victime d’inceste qui verrait son père se faire castrer se reconstruirait plus facilement ?

      • Ceri Ceri 13 juillet 2012 20:53

        déjà, de respecter les victimes, ne serait-ce que pour limiter le nombre qui va à son tour passer à l’acte


      • Patricia 11 juillet 2012 16:32

        Rien qu’avec le passage, ci-dessous, relevé dans cet article, on se rappellera le bref reportage lors de la dernière manifestation pour la loi sur le harcèlement. Une manifestante présente, déclare devant la caméra :« La gauche ne fera rien ». Certains diront que la dame n’était certainement pas de gauche, mais quelle importance puisqu’il s’avère que son affirmation semble devenir une réalité au sein de notre gouvernement de gauche très revendicateur pendant toute la Présidentielle d’être les seuls à pouvoir apporter en ce pays qu’est la France une vraie Justice égale pour tous et toutes. Mme TAUBIRA est une personne qui a certainement de grands talents orateurs mais sur le terrain il semblerait qu’elle ne soit absolument pas à la hauteur du poste qu’elle occupe. Mme TAUBIRA apprendra, souhaitons-le avant qu’elle ne déclenche une catastrophe, que la Justice n’a pas fonction d’exercer un rôle de confessionnal ni de pardon à l’identique du rôle de l’Eglise. Mme TAUBIRA apprendra aussi que son expérience sur le terrain en son fief de Guyanne n’a rien de comparable avec la réalité sur le territoire Français. 

        On nous cite des « victimes », passées en thérapie sous le contrôle dont ne sait quel charlatant serviteur du pouvoir, soudainement envahies d’une lumière céleste qui leur fait se prendre pour Dieu le père et accorder le pardon à leur violeur, leur massacreur de vie. Y-aurait-il manipulation mentale sur les victimes par le biais de ce pseudo « psychiatre, ou par le biais de certaines associations » ?????

        En somme Mme TAUBIRA choisit la solution qui convient, ou à ses capacités, ou à une éducation trop empreinte de religion, voire aux deux, voire même que Mme TAUBIRA serait une fervente militante de la supériorité de l’homme sur la femme, ce qui semble évident. L’habit ne fait pas le moine, tout le monde le sait, et on se risquera à jouer les psychologues puisque notre Ministre de la Justice semble les apprécier, et lui poser une question à elle personnellement : « Mme TAUBIRA, votre décision d’obliger des victimes à se rabaisser un peu plus bas devant leur violeur n’aurait-elle pas un lien avec votre fort combat contre l’esclavagisme ? On n’ignore pas que la nature humaine est faite d’ambiguïtés et on sait que très souvent derrière les idées »contre« se cachent les fantasmes »pour« . Ne seriez-vous pas en train de glisser dans votre propre toile d’araignée et créer un esclavagisme nouveau, Mme TAUBIRA ? 

        Conclusion et critiques »C’est ainsi qu’aujourd’hui, la minsitre dite Socialiste Christiane Taubira veut « développer la justice réparatrice », toujours selon Le Figaro. le seul avantage sera de faire faire des économies au système judiciaire, qui ’naura plus à inemniser les victimes. Celles-ci devront-elles se contenter d’un entretien avec leur agresseur ? Notre brave ministre serait donc en train d’étudier ces médiations avec l’INAVEM (Institut national d’aide aux victimes et de médiation).Au final, alors qu’on pensait qu’une société qui se veut ’évoluée’ rend la Justice en se plaçant hors du conflit direct entre accusé et victime, voilà qu’au XXIè siècle, on vient nous dire que la victime doit s’arranger directement avec son agresseur. Bientôt, l’Etat n’aura plus rien à voir dans la Justice, les parties régleront leurs comptes d’égal à égal en dehors du système judiciaire."


        • lsga lsga 11 juillet 2012 18:43

          donc, plutôt qu’une Justice permettant aux victimes de cicatriser leurs plaies, vous préférez une justice punitive ou on castre les pédophiles et ou on tue les criminels ? C’est bien ça ? 


          vous pensez sincèrement qu’une fille victime d’inceste a besoin de voir son père démembré ou tué pour aller mieux dans sa peau ? vous pensez que c’est la loi du talion qui va aider la victime à se reconstruire ? 

          je ne suis pas psychiatre, mais je crois en la science. Si la justice réparatrice permet d’obtenir de bons résultats, mesurables, pour la reconstruction de la victime et la réinsertion du coupable, je ne vois pas où est le problème. 

        • Patricia 11 juillet 2012 19:02

          Comme vous vous présentez comme la Marianne d’Agoravox, je vous ferai savoir que lorsqu’on ne sait pas lire comme vous on se dispense de donner son avis sur chaque commentaire des autres internautes.........Chacun à le droit de donner son avis alors faites le mais librement non pas par plaisir de jouer le « moraliste » d’Agoravox ! 

          Vous avez la compréhension basse, je vais vous aidez.........Moi, je parle d’actes, d’actes à juger.........Vous, vous parlez de personnes et à partir de ça « sensible Marianne » que vous êtes vous risquez de participer à construire une France de la dépravation avec bénédiction de notre Ministre de la Justice qui, elle, bien sûr connue pour, comme l’on dit « populairement » sa « grande gueule » n’a pas grandes capacités ni courage pour assumer « ce test » qui l’aurait confirmée comme étant à la hauteur pour rénover la Justice en Française.
          Croyez-vous qu’un violeur pardonné ne recommencera pas ? Donnez-vous la peine de suivre l’info et vous verrez combien ressortis de service de psy ou de prison recommencent. 
          Ce que je préférerai ? c’est que l’on puisse tous et toutes se côtoyer sans aucun problème et je pense que la plupart des gens sont comme moi, mais pas prêts à faire du nihilisme par manque de courage ou à faire de beaux discours pour faire à la mode « humaniste ».
          La mode on s’en fout, il y a une question grave à traiter, c’est tout !

        • lsga lsga 11 juillet 2012 19:06

          oulala... beaucoup d’émotions...


          je parlais de sciences et de résultats mesurables. Je ne sais pas ce qu’il en est. 
          la justice réparatrice a-t-elle déjà été testée ? obtient-elle des bons résultats en terme de reconstruction des victimes et de réinsertion des coupables ? 

          en tout cas, je ne pense pas qu’une femme victime d’inceste puisse se reconstruire en voyant son père passé à la chaise électrique comme vous semblez le souhaiter. pour le coup, c’est une évidence. 

        • Patricia 11 juillet 2012 19:34
          @ isga

          « en tout cas, je ne pense pas qu’une femme victime d’inceste puisse se reconstruire en voyant son père passé à la chaise électrique comme vous semblez le souhaiter. pour le coup, c’est une évidence. »

          Pourquoi vous ramenez le viol au père ? 
          Vous avez eu un problème ? 
          Vous tentez de le résoudre en faisant de la compréhension psychanalyste de marché ?
          Vous êtes comme les psy, vous cherchez dans les blessures des autres des solutions aux vôtres.

        • lsga lsga 11 juillet 2012 19:52

          Parceque dans la réalité (vous savez, ce truc emmerdant qu’on doit prendre en compte), la majorité des viols se produit dans le cercle familial. 


          demandez donc à Philippe De Villiers (le copain de Asselineau, grand partisan de la peine de mort ou de la castration pour les pédophiles), maintenant, il en sait quelque chose.
          puis :

          En effet, dans les familles où des problèmes d’incestes surviennent, c’est avant tout à la reconstruction de la victime et à la réinsertion du coupable que chacun pense. De Villier a fini par lui-même se plier à cette réalité après y avoir été confrontée (sauf qu’en bon bourgeois, et alors que son fils avait pardonné, il a voulu aller plus loin et cacher la vérité pour protéger sa carrière). Si dans votre famille un inceste entre vos enfants survenait, nul doute que vous redescendriez de vos visions ultra-réactionnaires et répressives.

        • Patricia 11 juillet 2012 20:37
          @ isga

          « Si dans votre famille un inceste entre vos enfants survenait, nul doute que vous redescendriez de vos visions ultra-réactionnaires et répressives. »

          Du viol provenant d’un père vous glissez maintenant à l’inceste entre frères et soeurs !
          Vous avez connu ?

          Etes-vous certain ou (aine) de ne pas chercher à ce qu’un internaute vienne se lâchez en racontant ses propres blessures ce qui, peut-être, vous conforterez de savoir que vous n’êtes pas unique ou qui vous apporterait, peut-être, une certaine salivation pour ne pas dire autre chose.
          Sachez que les réactions ultra-réactionnaires et répressives sont bien plus normales face à ce problème que les vôtres qui se veulent exagérément et obstinément compréhensives et humanistes. 
          Vous feriez un très bon « sujet » pour les psy.




        • lsga lsga 11 juillet 2012 21:15

          Non, encore et toujours, je me base sur ce truc si gênant pour vous : la réalité. 


          Le cas de De Villiers est en effet très intéressant. Il était des vôtres : favorable à la surveillance généralisée, favorable à la castration, favorable à la peine de mort.

          Comme vous, il utilisait les victimes de pédophilies pour servir ses objectifs politiciens réactionnaires.

          Confronté à la réalité de l’inceste, il a bien du admettre la réalité. Son fils aîné n’était pas un monstre sanguinaire, et il ne la pas plus castré que tué. Au contraire, très naturellement, il s’est rangé vers ce que défend Taubira : il a essayé de penser les plaies des uns et des autres au travers du dialogue. 


          Vous qui utilisez les victimes éhontément pour défendre vos positions politiques ultra répressives, vous ne connaissez pas les victimes, vous ne les fréquentez pas. La majorité des associations de victimes d’inceste sont très éloignées de vos positions fascisantes, elles visent avant tout la reconstruction psychologique de la victime. Voir son père ou son frère se faire castrer, cela n’aide pas une petite fille victime d’inceste à se reconstruire.

        • legrind legrind 12 juillet 2012 11:27

          il faut absolument que les parents des victimes d’Émile Louis, Guy Georges, Merah ... pardonnent aux bourreaux de leurs enfants, il faut faire résilience.


        • legrind legrind 12 juillet 2012 11:33

          Croyez-vous qu’un violeur pardonné ne recommencera pas ?
          Oui la résilience tm c’est magique.


        • lsga lsga 12 juillet 2012 19:28

          A l’échelle européenne on a un Émile Louis ou Fourniret par décennie...

          Ce type de cas ne peut absolument pas servir de référence. 
          D’ailleurs, je ne crois pas que Taubira propose d’appliquer la justice réparatrice pour tous les cas, mais bien pour ceux où c’est susceptible de fonctionner. Evidemment, avec un psychopathe qui mettait des cadavres de petites filles dans son frigo en guise de poupées gonflables, il n’y a pas grand chose à espérer. 

          Mais ces cas là ne correspondent pas à l’immense majorité des cas de viols ou d’incestes. De nombreuses familles aujourd’hui n’osent pas aller vers les tribunaux ou vers les psychiatres par peur de représailles et de conséquences trop lourdes pour celui qui a fauté et pour la famille.

          Une gamine de 12ans qui s’est faite tripoter par son père n’a pas nécessairement envie de l’envoyer en prison pour 25 ans. Pourtant, il faut bien que les institutions permettent à ces gamines de pouvoir parler. Je ne sais pas si vous êtes capables de comprendre ça dans vos cerveaux réactionnaires. 


          Avoir des peines proportionnées, un jugement au cas par cas, un accompagnement du coupable, un véritable soutient psychologique de la victime sur le long terme, ça inciterait de nombreuses victimes qui se taisent aujourd’hui à parler.


        • nigari nigari 13 juillet 2012 18:15

          Ahahah.... isga qui rode ici aussi sous les articles traitant de pédo.

          Dernier commentaire en date de Isga sous un de mes articles (AgoravoxTV) :

          Ce qui est mignon avec votre petit mouchoir c’est que ça nous donne vaguement l’impression de vous avoir pété le nez. C’est peu de chose, mais c toujours réconfortant.

          Commentaire posté à 3heures du matin.... Dans le genre, le gars qui n’a rien d’autre à faire que de troller un coup à gauche, un coup à droite. Malheureusement pour lui, on ne peut pas effacer ses commentaires sur AgoravoxTV. Celui-ci était posté sous une vidéo traitant de la programmation mentale par abus rituels lors de la petite enfance (Monarch).
          Ce sujet énerve beaucoup Isga et quelques autres...
          Lorsque je lis un tel commentaire vaseux, tu peux jouer au philosophe humaniste bienveillant pro-pédophiles, ta crédibilité est nulle.

          Un grand merci à Céri d’avoir prit le temps de rédiger un tel article, laissons Isga là ou il est, cela doit être une forme de thérapie de s’exprimer dans les commentaires. Ou peut être craint-il pour ses valseuses le jour ou la justice sera faite dans ce pays.
           


        • nigari nigari 13 juillet 2012 18:23

          Isga dit :

          « A l’échelle européenne on a un Émile Louis ou Fourniret par décennie... »

          Il est difficile d’estimer le nombre de psychopathes pédocriminels circulant en toute liberté vu que la justice, que ce soit en Belgique ou en France, ne fait pas son travail et protège même les gros poissons.
          En effet, on nous sort un « prédateur isolé » tout les dix ans.... et ensuite, circulez, y’a rien à voir. Je constate qu’Isga est un défenseur de la thèse du prédateur isolé ultra minoritaire et que donc les réseaux sont du conspirationnisme basique.... qui s’en serait étonné ?


        • JL JL 13 juillet 2012 18:54

          @ nigari,

          je pense qu si vous vous intéressez à la personnalité d’Isga, vous lirez avec profit cette phrase qu’il a écrite, je cite : « Etre de Gauche, c’est en effet ne se fourvoyer dans aucune vision moraliste de la société. »

          Isga qui se déclare être de gauche, ne saurait mieux dire qu’il ne se fourvoie dans aucune vision moraliste de la société.


        • lsga lsga 13 juillet 2012 20:01

          salut les filles !


          et oui, moi je bosse derrière mon écran jusqu’à pas d’heure. Aujourd’hui g fini à 7h30 du mat. 
          pour me détendre, je viens vous troller, ça me fait un bien fou. 

        • Ceri Ceri 13 juillet 2012 20:56

          @ nigari

          mdr ! vous aussi vous avez remarqué que les sujet sur la pédophilie défoulent les passions ! en général mes papiers sont noté à plus 90% positifs, ceux sur la pédophilie dépassent difficilement les 70%, et son trollés par quelques types qui trainent des jours sur le fil de commentaires.

          Un tel acharnement semble peu rationnel, d’autant que leur argumentaire ne l’est jamais.


        • lsga lsga 13 juillet 2012 22:02

          Faut dire, comme Cassia et Cascabel, vous êtes aussi un grand maniaque de la théorie du complot Sataniste. 


        • Ceri Ceri 11 juillet 2012 17:50

          je préviens les défenseurs des pédos qui s’amusent à jouer les trolls que ca ne sert à rien de discuter avec moi, je ne suis pas d’accord avec vous !


          • tiloo87 tiloo87 11 juillet 2012 17:57

            Ah ouais ?
            Emettre un avis différent du votre, c’est défendre les pédophiles ?
            Vous rejetez en bloc ce que vous ne comprenez pas et vous censurez sans respecter la charte.
            Vous desservez la cause que vous prétendez défendre et étalez vos névroses : je vous conseille de consulter !


          • lulupipistrelle 11 juillet 2012 18:26

            Là vous vous gourrez... Ceri et d’autres, comprennent trop bien les enjeux de l’évolution initiée par Taubira et cie...

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