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Accueil du site > Actualités > Société > « La République de la malbouffe » : Décryptage par un aubergiste de (...)

« La République de la malbouffe » : Décryptage par un aubergiste de campagne

De la manière dont Xavier DENAMUR présentait un peu partout son film, et à en croire son titre, je m’attendais à voir un documentaire m’expliquant ce qu’est la malbouffe dans la restauration, et bien au-delà dans toute la république ! Ce sont des questions auxquelles j’ai souvent réfléchi, et comme il peut m’arriver parfois d’être d’accord avec mon collègue parisien, je pensais pouvoir en faire rapidement la critique, au sens noble du terme. Mais je n’imaginais pas la démesure propagandiste de l’œuvre… sans compter un côté confus qui n’a d’égal que la pensée brouillonne de Xavier DENAMUR. Le moindre des mérites du réalisateur Jacques GOLDSTEIN n’a-t’il pas été d’essayer de remettre de l’ordre dans le scénario concocté par le véritable auteur et producteur ? C’a été peine perdue, tant les paradoxes, les non-dits et les demi mensonges sont criards aux yeux de celui qui connaît un minimum le sujet de l’intérieur.

Le commentateur nous assène rapidement le postulat qui doit couper court au doute : « La réussite exceptionnelle du citoyen-entrepreneur Xavier DENAMUR confère un poids particulier à ses propos ». Permettez-moi de m’interroger : le restaurateur du Marais a-t-il révolutionné qualitativement, dans l’assiette, le modèle de la brasserie parisienne ? Je ne l’ai pas entendu dire par ailleurs. Sa réussite tient plutôt, semble-t’il, à avoir été un homme d’affaire avisé, au bon endroit, et au bon moment. Et gagner jusqu’à 800 000 euros par an le place à mes yeux au niveau des fondateurs des petits groupes, qui sont tant vilipendés dans le film !

Si ce long métrage ne manque pas d’intervenants, en revanche, seuls deux professionnels sont censés figurer la base de la profession. à savoir, deux restaurateurs branchés d’Aigues-Mortes (50 euros de ticket moyen) critiquant leurs collègues sur le contenu de l’assiette, et le patron d’une brasserie de luxe de l’Île de la Cité qui se plaint que le nouveaux taux de TVA ne lui aie pas ramené plus de clients. Représentativité discutable ! Devant la caméra aucun des trois ne critique la baisse de la TVA, le sujet essentiel du film durant les quarante-cinq minutes qui suivent. Il n’y a cependant pas de longueurs, tant le réalisateur maîtrise l’art du montage rythmé appliqué à différents discours et scènes, qui vont du cocasse au sérieux.

Voici mon analyse concernant la forme : Pour ce qui est des politiques, on nous présente en vrac deux ministres empruntés et maladroits, car en représentation dans des restaurants bondés à l’heure du repas de midi. Un député de droite (nouveau centre et non UMP) qui sourit béatement sans mot dire, et une députée socialiste, avec une allure très érudite derrière son bureau, qui refait l’histoire à sa façon. Du côté des experts, disons plutôt pour certains, ceux qui ont l’air de savoir, – le cinéaste ne pouvait pas manquer le pain béni qu’est pour sa profession, Jacques Borel, 85 ans au printemps prochain. La répartie et la mégalomanie toujours vive, symbole vivant et honni de la restauration rapide des années 70, une faillite aux Etats-Unis et quelques belles inventions, comme le Ticket Restaurant®. Pour les participants favorables à la baisse de la TVA également, Bernard BOUTBOUL, toujours un peu suffisant, mais que l’on réduit un peu trop rapidement au rôle ou à la fonction de directeur de cabinet de marketing. De l’autre côté, un économiste dont on ne précise pas qu’il est encarté au parti socialiste et… un marchand de glace.

Sur le fond, l’aspect brouillon est corrigé par la voix off qui martèle ce qu’il y a lieu de retenir. Pour cette première partie, au cas où certains n’auraient pas compris, des phrases courtes, façon dazibao, s’inscrivent sur l’écran : lobby puissant, grand groupe, cadeau fiscal, etc.

On oublie de nous dire que, alors qu’elle était ministre avant 2002, Madame AUBRY elle-même, avait commencé à travailler avec André DAGUIN et l’UMIH a un contrat négocié en contrepartie de la baisse de la TVA promise par le Parti Socialiste, – comme par presque tous les partis politiques, du PC jusqu’au FN. En faisant croire que c’est le lobbying des grands groupes qui a commencé à revendiquer cette baisse, on nous ment car ce sont les indépendants qui ont mené, et eux seuls, le combat dans la rue. Si Jacques BOREL, éternel lobbyiste, n’avait pas existé, il n’y aurait pas eu de club TVA ! Et c’est parce que, quelque part, ils lui doivent beaucoup que les groupes ont craché au bassinet.

Alors que l’on veut passer pour sérieux, c’est une erreur très grave lorsque Monsieur DENAMUR affirme (après Sarkozy) que l’Allemagne ainsi que l’Espagne avaient baissé le taux de la TVA sur la restauration, avant de le relever. Ils ont juste relevé le taux plein pour l’un et le taux réduit pour l’autre.

Une pensée paradoxale, c’est celle du marchand de glace, qui affirme entendre tout les jours les restaurateurs lui dire : – que sans la baisse de la TVA ils seraient morts, – qu’ils réussissent maintenant à payer leurs fournisseurs, – et que le banquier leur téléphone moins… le glacier continue en affirmant que c’est un cadeau fiscal, cadeau qui selon lui ne se justifie pas plus que celui que l’on ferait à un marchand de luge par un hiver sans neige ! L’enjeu social serait-il le même ?

Dans la partie suivante du film, les négociations sociales, on monte d’un cran dans la dramaturgie. Mais aussi dans ce qu’il faut bien appeler une grossière manipulation, et je crains que la lecture de mon billet ne soit fastidieuse si je dois les dénoncer toutes.

Ainsi, Xavier DENAMUR, syndiqué à l’UMIH, qui explique dans les coulisses d’une émission de télévision à un André DAGUIN désarçonné, que les salaires sont entièrement libres en France, et que les employeurs ne sont pas tenus par les discussions de branche, va ensuite prêter main-forte à la CGT et à FO. Les voir se congratuler dans son restaurant, ou l’échelle des salaires va de 1 à 40, laisse perplexe…

Ensuite, on nous montre les coulisses des négociations, et plus largement les représentants salariés, qui sont bien dans leurs rôles quant ils font monter la sauce par des propos scandalisés et définitifs. Le patronat ne s’exprime que par petites touches, et c’est la voix off qui nous explique de façon caricaturale sa position sur des images habilement choisies. Les dysfonctionnements de l’UMIH à cette période, « certainement une histoire de gros sous » nous dit le commentaire, sont l’occasion d’en faire la cible principale. L’expert qui va nous expliquer de quoi il retourne est cette fois un photographe spécialisé dans la restauration ! Il explique la mainmise – supposée, du groupe ACCOR sur l’UMIH, par le biais du groupement national des chaînes. De là découlerait l’éviction de Madame PUJOL et l’opposition de l’UMIH a toutes avancées sociales dans le but de garantir de hauts revenus aux fonds de pension propriétaire des chaînes. Il faut savoir que Madame PUJOL est propriétaire, entre autres, du Mercure de Carcassonne qui est une franchise d’ACCOR et qu’elle fut membre du conseil d’administration de Best Western France. Le photographe, lui, a signé les clichés visibles sur le net du Mercure de l’ancienne Présidente de l’UMIH…

Je me suis battu avec l’UMIH pour la baisse de la TVA afin que les entreprises patrimoniales et indépendantes ne disparaissent pas au profit des grands groupes et de leur logique ultra libérale de compression des salaires et de la qualité, logique dont le but est d’augmenter les profits des actionnaires. Or le film veut faire passer les syndicats patronaux, et notamment l’UMIH, pour vendus à ces groupes tentaculaires. Je m’en excuse auprès de mes lecteurs, et c’est un peu compliqué, mais je dois rétablir quelques vérités. Le GNC associé à l’UMIH est formé de chaînes hôtelières et non de restauration. Le groupe ACCOR, gros morceau du GNC, est maintenant majoritairement constitué par des franchisés propriétaires de leurs établissements comme Madame PUJOL. Les enseignes bien connues de restaurants présents dans le documentaire ont adhéré longtemps au SYNHORCAT (syndicat actuel de l’auteur) avant de se regrouper au sein du syndicat national de la restauration thématique et commerciale : le film n’en parle pas. Mais Monsieur DENAMUR affirme sans rire, que bien que minoritaires en nombre d’entreprises, ils représentent déjà les 2/3 du chiffre d’affaire global ! On n’en est pas à une approximation près, tant le but est de décrédibiliser la totalité de la représentation syndicale patronale qui trahirait sa base. Les syndicats de salariés se sont réjoui du résultat final des négociations et sont pour le maintien de la TVA réduite, mais bien sûr, cela est escamoté car cadrant mal avec le scénario. Ce chapitre s’appelle d’ailleurs « la ligne rouge ». Elle aurait été franchie par Nicolas SARKOZY que l’on retrouve grimaçant en gimmick tout au long du film, au moment ou il évoque « les gens qui travaillent dur, en famille, sans compter leurs heures, qui jouent pendant toutes leurs vies leurs retraites sur la vente de leur fond de commerce ». DENAMUR enchaîne : « ce discours, ça craint, et il est totalement déconnecté de toute réalité économique et sociale » Le dazibao affiche : Trouver les mots pour le bistrot du coin et servir ceux qui dînent au Fouquet’s. Je ne suis pas dupe de la compassion du président, pour lequel je n’ai pas voté, mais je laisse les petits restaurateurs seuls juges de leur réalité économique. La presse également est accusée d’être aux ordres, pour l’avoir peu invité, et fait les louanges de la baisse de la TVA. Quand on se rappelle les campagnes menées contre la mesure, cela fait sourire ! C’est pourquoi j’affirme que les journalistes qui font maintenant la promotion de la sortie du film n’ont pas été beaucoup plus loin que la lecture du dossier de presse.

Le restaurateur parisien se donne bien du mal pour envoyer plus de mille invitations à ses vrais états généraux de la restauration, malheureusement la salle surdimensionnée donne une ambiance monacale. On nous montre une avocate affirmer déclarant que le restaurateur doit être « le premier agent de santé publique en France » Quelle responsabilité ! Et l’agriculture, l’école, la famille, la grande distribution ? Que vont devenir les millions de gens qui ne vont jamais au restaurant ? Plus loin à l’hôpital, un nutritionniste nous explique, à juste titre, le mal qu’il pense de la nourriture industrielle. En oubliant de nous dire que lui-même a collaboré avec une multinationale américaine de l’agroalimentaire.

Comme si la malbouffe était une conséquence de la baisse de la TVA, il faut attendre les 20 dernières minutes pour commencer à en parler. Cela passe par Xavier DENAMUR visitant un mini-salon de fournisseurs agroalimentaires de la restauration. Là encore, le réalisateur a repéré le bon client : un commercial caricatural qui a manifestement abusé du champagne. On voit notre Michael MOORE au petit pied s’étonner devant de la viande de bœuf crue sous vide ; je me demande comment elle arrive dans ses cuisines, de France mais aussi d’Allemagne, des Pays Bas et du Luxembourg, comme c’est écrit dans sa salle de restaurant. Bonjour la précision pour la transparence et surtout pour le marché de proximité, tant vanté par ailleurs ! Après un bol d’air plaisant dans deux fermes, on va nous servir l’épisode sans lequel un reportage avec Xavier DENAMUR ne saurait exister : la comparaison des confits de canard, qui démontre l’ignorance culinaire du tenancier de la rue Vieille du Temple. La cuisson dans la graisse après salage est un mode de conservation en soi et ce n’est jamais un produit frais, ce n’est pas un geste de cuisinier, celui-ci commence au moment de le servir. Est-il reproché aux restaurants scandinaves de ne pas faire eux-mêmes leurs stockfishs ? De chez les meilleurs producteurs de foie gras, chacun rapporte des bocaux ou des boites de confit, ce qui est plus pratique pour le transport, mais qui n’est pas effectivement le meilleur des conditionnements. En effet, pour arriver à la stérilisation, il faut chauffer un petit peu trop : cela donne un produit plus cuit, d’où les os se défont plus facilement. La cuisson sous vide avec une DLC plus courte garde, comme on l’a vu, une meilleure intégrité au produit car on n’est pas obligé de chauffer autant. Ce que nos compères appellent « de l’eau » est l’exsudat qui sort de toute cuisson de viande en cuisson traditionnelle, et qui se retrouve au fond de la gamelle, ou dans la boîte si c’est une cuisson en boîte. Tant mieux si le chef des philosophes fabrique lui-même ses confits, mais faire de ce produit que vendent des milliers de petit producteurs, le symbole de la mal bouffe est une stupidité.

Monsieur DENAMUR ne traite pas du sujet annoncé dans le titre, beaucoup plus large et dramatique que l’épiphénomène qu’est l’introduction de l’agroalimentaire dans la restauration. Aucune autre solution n’est évoquée que le retour de la TVA à 19.6 %. Mais sans nous expliquer le moins du monde les mécanismes qui enclencheraient de ce fait un recul de la malbouffe. En fait, et comme nous le dit le commentaire dès le début du film « Xavier DENAMUR s’est lancé dans un combat singulier : remettre en cause une des décisions phare du sarkozysme économique ». Ce film est un brûlot militant qui n’amène à aucun vrai débat ; pour toucher sa cible, il fait feux de tout bois, travestit la vérité, énonce des chiffres faux ou tronqués, désigne des boucs émissaires et n’apporte aucune solution. Je doute beaucoup que le taux de TVA change après l’alternance probable. J’ose espérer que dans ce cas, Monsieur DENAMUR refusera la légion d’honneur que le nouveau pouvoir voudra lui remettre en remerciement des services rendus.


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30 réactions à cet article    


  • Clojea Clojea 7 février 2012 17:42

    Bonjour : J’ignorais la sortie de ce film. Belle description et bravo pour défendre la TVA à 5,50%, qui est passé à 7%. Il y en a peu qui défende la baisse de cette TVA, car pas mal de bobos pensent que les restaurateurs se font un max de fric en ne faisant pas grand chose.La TVA à 5,50% était juste normale, n’en déplaisent à certains.


    • mrdawson 8 février 2012 11:50

      Pourriez vous expliquer, en vulgarisant, à ceux qui ne s’y connaissent absolument pas en quoi cette baisse était une bonne idée ou même juste normale ?
      Il me semble qu’il existait des restaurant à l’époque ou la TVA était à 19.6.
      Il me semble que ces mêmes restaurants étaient fréquentés par des clients à cette époque.
      Il me semble qu’il n’y a pas eu de baisse de prix flagrante (50 cts sur un plat à 20€...).
      Il me semble que le manque à gagner pour l’état a quasiment contrebalancé les économies prévues par la RGPP (comprenez : on diminue la qualité des services sans gain coté état).

      Alors vraiment, je suis curieux de comprendre en quoi c’était une bonne idée.


    • archestratos 8 février 2012 18:40

      mrdawson,

       

      Je vous engage a visiter mon blog leblogdelaubergiste.fr et vous trouverez de nombreux billets concernant cette question. Je ne sais pas vous répondre en quelques lignes. Merci de votre interet pour mon article

       


    • anarcococo 7 février 2012 18:01

      La Suisse préservée de la « malbouffe » européenne

      Par rapport aux autres pays européens, la Suisse a un taux plutôt faible de surpoids et d’obésité, notamment en raison de la stabilité de l’apport calorifique...


      • brieli67 8 février 2012 13:38

        dans calorifique ....

        il y a fick fick fick !!

        bien trouvé ! Euréka !


      • Volfoni Luis 8 février 2012 02:41

        La vérité dérange, les lobbyistes se réveillent !!!

        Non mais je rêve, pour une fois qu’un restaurateur fait une introspection de qualité sur le métier. Messieurs les patrons restaurateurs vous êtes les fossoyeurs de la gastronomie Française de qualité, non content d’écraser et de jeter à souhait les salariés de la restauration.

        Vous faites de l’empirique depuis plus de 100 ans et rien ne doit changer sauf le tiroir caisse ! Combien de harcèlement et de licenciement abusif .......et en cadeaux on vous baisse la TVA , alors que l’ensemble des citoyens français tire la langue.
        Non Monsieur vous n’avez pas le monopole des heures de travail ! vos salariés ont sûrement fait des 12H ou voir pire d’heure de travail que vous avez rémunérez à 9H, de plus au smic hôtelier !
        Oui Monsieur Denamur a raison de taper dans cette fourmilière des mafieux de la restauration si bien représenté par daguin et consœur. Mal élevé, impolie et surtout pathétique de bêtise crasse. Regardez les ces nantis de la serviette, opulent tant dans leurs kilos que dans leurs mépris face aux pauvres syndicalistes ouvriers (oui ce sont bien des ouvriers les cuisiniers et les serveurs).
        Oui Monsieur Denamur dénonce cette collusion état, restaurateur sur le dos des citoyens de ce pays. Vous êtes le cancer de la gastronomie Française et de l’humaniste envers tout ces salariés traités comme des moins que rien. Puis c’est gonflé de menacer de ce retourner vers lepen alors qu’une grande partie de ces esclaves modernes sont issus d’Afrique !!!!!

        Quand au président Français et ces grimaces grotesques, c’est bien dans sa façon de faire, inutile d’en être choqué. Elles ne sont rien en comparaison de ce qu’il a fait subir comme souffrance aux citoyens de ce pays. Je vous rappel que plus de 9 millions vivent sous le seuil de pauvreté (c’est vrai que pour un restaurateurs ce ne sont que des feignants), à l’instar des 200 000 SDF qui vivent et crèvent dans la rue. La TVA aurait été de bonne augure pour résoudre cette injustice au lieu dans faire cadeau à ces nantis de l’addition plus que salée !

        En tout cas bien essayé votre travaille de sape d’un document qui amène un bol d’air aux citoyens qui ont conscience de la malbouffe qui envahie notre pays. D’ailleur monsieur le restaurateur c’est quand vous voulez que je vous montre comment la cuisine se fait......sans carte métro ou livraison pomona.

        Cuisiner c’est aimer .......ça fait bien longtemps que vous l’avez omis, néanmoins l’avez-vous seulement ressenti une seule fois ????? permettez moi dans douter ......


        • archestratos 8 février 2012 11:19

          Monsieur Volfoni,

          Je pense que le film de mon collégue Denamur est fait pour vous.

          La propagande qui travesti les réalités les plus élémentaire et qui fait un amalgame en mettant les 120 000 restaurateurs de ce pays dans le même sac vous convient très bien. Vous pratiquez le délit de sale gueule. Caractériser un ensemble d’individu par rapport à sa profession est une stupidité assimilable au racisme


        • mortelune mortelune 8 février 2012 11:54

          Monsieur Volfoni a tout à fait raison. La malbouffe est aussi dans beaucoup de restaurants qui gagnent davantage à servir des plats au rabais par un personnel qu’il paie aussi au rabais et qu’il fait ’tourner’ à son humeur. La baisse de la TVA ne profite en rien aux clients piégés comme une mouche par le miel. C’est un cadeau fait par Sarko à une corporation et il n’est pas la peine de vouloir faire croire à autre chose.

          Cordialement,

        • Volfoni Luis 8 février 2012 22:10

          Délit de salle gueule ^^pour votre gouverne, j’ai travailler dans des restaurants de groupe, d’indépendant gastronomique triple , double et étoilé à Paris, La Rochelle, Lausanne, Monaco, en afrique du nord, au etat-unis à new-York......pffffffff vous me faites doucement rigoler et raciste !!!!! envers un corps de métier on aura tout entendu comme C.........ie. C’est juste plus de 30 années de métier.

          Et savez vous pourquoi je n’ai jamais voulu m’installer ...... c’est pour ne pas exploiter mes semblables monsieur, lorsque je me couche, je dors très bien car je n’ai rien à me reprocher. Pour vivre je n’ai pas besoin de 3 bagnoles achetés par « ma société », ni de 3 baraques acquis sur le dos de pauvres salariés que j’aurai allégrement exploité !!

          oui je salue le courage de M. Denamur que je ne connais pas, je pointe en vous de la jalousie sur sont boulot qui est d’excellente qualité. Notre métier créve avec des gens comme vous, l’éducation créve avec des patrons comme vous ou daguin, incapable de référencer des compétences et des savoirs être à donner aux jeunes. juste bon a faire les bases besognes de cuisine. Mais transmettre une passion est un savoir là ........ça ne rentre pas dans votre tiroir caisse. enfin pensez ce que vous voulez, perso je m’en fout.

          Je répéte excellent doc sur la profession. A la jalousie des restaurateurs aussi prévisible que le faux-filet que vous faite passer pour une entrecôte à vos clients. Puis c’est bien jolie de s’annoncer restaurateur, mais ou est votre établissement, comme s’appel-t-il ????? pourquoi vous n’avez pas de transparence ?????

          et pour ne pas paraphraser M.Henri Jeanson ,j’ai quand même lu votre post « d’un derrière distrait » ^^


        • archestratos 8 février 2012 22:43

          C’est tres drole, vous ne me conaissez pas, je ne vois pas bien ce qui vous autorise à m’insulter et à me preter des comportements que je n’ai pas. Vous pourriez lire mon blog pour me connaitre mais je constate que vous ne savez pas lire correctement.

          Votre réponse n’a aucun sens


        • Volfoni Luis 9 février 2012 00:51

          Faudrait pas confondre sarcasme et insulte. Assez de votre clique de patron restaurateur totalitariste. vous ne m’interdirez pas de parler et de dénoncer votre sinisme envers les ouvriers de la restauration..... 


        • archestratos 9 février 2012 07:21

          Je n’interdis personne de parler mais permettez moi de considerer vos propos comme stupide. Les 120000 patrons de restaurants ne seraient pas eux des travailleurs ? il faut tous les fusiller comme exploiteurs ?


        • gordon71 gordon71 9 février 2012 07:28

           toi t’as jamais du tenir un restau pour parler comme çà...


          fonctionnaire ?



        • gordon71 gordon71 9 février 2012 07:31

          je m’adressais à luis :


          combien de personnes vivent de votre travail ?

          combine leur versez vous ?

        • Volfoni Luis 9 février 2012 14:40

          Vous avez décidé d’être patron .....c’est votre choix, assumez. Assumez le fait aussi de payer ses employés au juste prix !!!! vous savez les heures qu’une énorme partie des salariés ne perçoivent jamais après 25 h supp, réalisé sur la semaine que jamais vous ne rémunérez. Perso le smic hôtlier au vu des fortunes que vous accumulez (merci la tva) serait de 2000 E net !

          un juste salaire de base pour démarrer et faire des heures payées !!!! parce que tout travail mérite salaire !!! pourquoi vous ne gardez plus les jeunes, croyez vous que cette génération à l’instar de leurs ainés vont supporter toute ces heures pour un smic hôtelier de 1500 brut ! Nous avions la passion (que j’ai toujours de cuisiner) et acceptions de nous perdre dans les méandres de ’empirisme de notre métiers.

          Au lieu d’augmenter décemment les salaires vous avez préféré vous tourner vers l’IAA, on aura moins de salarier donc utilisation de produit semi-élaboré voir fini. Au lieu de créer des emplois, payer plus vos salariés vous avez vendu votre âmes à l’industrie de la malbouffe. Notre gastronomie va en crever ainsi que notre culture, tout ça pour votre sacro saint tiroir caisse.

          Puis c’est clair que vous allez rameuter la clique des restaurateurs exploiteurs pour me dénigrer.

          Quand à vous passer par les armes c’est mauvais tant sur le fond que sur la forme. Sur le chiffre du nombre de restaurateur que vous citez, on peut sans se tromper beaucoup en mettre 80% comme exploiteurs et harceleurs, je vous concéde les 20% qui reste comme des hôteliers responsables, respectant leurs salariés (ce que l’on trouve de plus en plus dans les générations de chefs qui ont une quarantaine d’années) et leurs clientéles.


        • Volfoni Luis 9 février 2012 14:45

          Je suis importateur d’huile d’olive Crétoise Bio, réalisé par un réseau d’amis produissant dans le Lassithi et la région de Chania. J’ai 30 ans d’expérience en cuisine, j’en apprends encore tout les jours, je suis un passionné et je partage mon humble savoir avec des amateurs du monde entier. Le monde de la restauration je le connais très bien pour l’avoir vécu depuis l’âge de 13 ans....... mais je vois bien que les restaurateurs me tomberont sur le « râble », j’assume mes propos ^^ 


        • Volfoni Luis 9 février 2012 15:46

          monsieur l’archestratos est tout simplement de l’umih dont M.Denamur tire à boulet rouge et pour cause !!!!!!! tout est dit, la machine umiesque de désinformation est en route. Visionnez juste sont ancien président, le vulgaire et pathétique daguin et vous comprendrez d’ou le « démocrate » archestrate prend ses ordres..... Voilà ce que je dénonce avec l’humeur de m.archestratos. Respect à M. Denamur^^


        • Volfoni Luis 9 février 2012 15:49

          Vous êtes aux ordres de l’umih, ceci explique donc cela. Vous me trouverez dés qu’il se pourra devant vous pour lutter contre votre propagande de l’umih. Exploiteur et harceleur ; voilà ce que représente l’umih !!!!!!


        • archestratos 9 février 2012 16:05

          Quatres messages consécutifs ! il me semble que vous vous enervez tout seul. Cela me semble presque pathologique et je ne vous repondrez plus. Sachez que je suis un homme libre aux ordres de personne, que je n’ai pas à rougir d’auciuns de mes actes et que je défends mes opinions en respectant celle des autres.

           


        • Volfoni Luis 9 février 2012 18:12

          C’est bien de ce regarder le nombril, mais je répondais à l’un des interlocuteurs de votre article. A l’ego smiley ^^. Oui les exploiteurs mon toujours dégoutés, donc je le prends à coeur. Mais je comprends bien evidemment que le « démocrate humaniste » smiley que vous êtes choisi de couper cours à des discussions à baton rompu.


        • Volfoni Luis 8 février 2012 03:02

          ...puis le terme « décryptage », depuis quand avons-nous besoin d’une personne pour nous faire saisir le sens ou déchiffrer un documentaire !!!! Donner votre avis c’est normal mais démonter un doc parce qu’il est à l’opposé de ce que vous pensez, c’est un peu fort ......l’addition, comme d’hab quoi ^^


          • amipb amipb 8 février 2012 06:51

            Peut-être simplement parce que nous ne pouvons être spécialistes de tout, et que tout avis publié, prenant parti ou pas, se révèle intéressant dans la construction d’un avis critique ?

            Le pire, dans la lutte contre les inégalités ou contre la malbouffe, ce ne sont pas forcément ceux qui les pratiquent, mais souvent ceux qui luttent contre elles en masquant leurs intérêts privés. L’avantage de cet article est au moins d’apporter un éclairage sur cet aspect.


          • Volfoni Luis 8 février 2012 10:49

            Bonjour Monsieur,

            ce que je veux dire est que vous devriez voir ce doc et vous faire un avis. Difficile d’avoir un esprit critique lorsque l’on à pas vu le doc. Dans le « doux » monde de la restauration, il est scandaleux pour ces patrons qui ont bénéficiés de la TVA qu’un des leurs par une fulgurence de « vérité » , dénonce l’esprit mafieux de ce métiers et de ses représentants syndicaux patronnales.

            On parle ici de 3 milliards de cadeaux sans AUCUNE CONTRE PARTIE dans un métiers qui abuse depuis 100 années des salariés de cette branche !!!! J’ai 32 ans de métiers, j’ai travaillé sur 3 continents, permettez moi de vous dire que la France en ce qui concerne les conditions de travail et de salaire est la pire de toute les sociètès occidentales. Il est nécessaire de voir ce doc, que Monsieur Archestratos donne un décryptage soit, mais il est bien d’avoir plusieurs avis mais pas seulement patronnaux. Ils écrasent tellement ce métier que j’aimerai avoir l’avis d’autre salariés. Merci de m’avoir lu^^


          • kiouty 8 février 2012 08:55

            tout avis publié, prenant parti ou pas, se révèle intéressant dans la construction d’un avis critique ?

            Alors ça, depuis que je lis agoravox, je peux vous dire avec certitude : non, tout avis publié n’est pas intéressant pour moi (et pas uniquement lorsque je ne suis pas d’accord).


            • foufouille foufouille 8 février 2012 15:48

              si on manges degeux dans un resto, on revient pas
              bien sur, il faut deja que le client reconnaisse la bonne bouffe


              • Volfoni Luis 10 février 2012 01:14

                Un excellent lien par un vrai professionnel et un formateur de qualité. Un des meilleurs blog de cuisine de France, puis une VRAI reflexion sur la restauration.

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