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Accueil du site > Actualités > Société > Le mort qui tombe à pic !

Le mort qui tombe à pic !

Il ne faut jamais souhaiter la mort de son prochain, surtout quand il s’agit d’une célébrité. Et ne jamais oublier que la vie est mortelle.

Aussi, partageons-nous l’avis du number one sauf en ce qui concerne Sarah Fawcett, car nous étions trop jeune ou pas suffisamment précoce pour être troublé par quelques pensées lubriques !

cathodique.jpg Quand se produisent des catastrophes, style crash aérien ou tsunami, des faits divers bien dégueulasses, genre assassinats d’enfants, ou la disparition d’un star interplanétaire comme Carlos, les médias tombent systématiquement dans la surenchère.
 
On a beau changer de disque rayé station ou de chaine, ce sont toujours les mêmes commentaires dithyrambiques et analyses élogieuses qui tournent en boucle, au point qu’il est évident que les médias exploitent jusqu’à l’excès le décès d’autrui et les passions des admirateurs.
 
Cette surenchère morbide est malsaine.
 
La plupart des médias n’informent plus, ils divertissent... Aussi, la frontière entre journaliste et animateur devient ténue, non ? L’information sombre dans le divertissement et le divertissement se déguise en information... Tout se mélange et se confond, plus aucune hiérarchie de l’information n’est respectée.
 
Ainsi, la mort d’une personne célèbre, sujet d’information-divertissement, domine l’ensemble des informations, au point de maltraiter les autres informations en les classant à un rang anecdotique.
Entre nous soit dit, la mort de Michael Jackson "tombe" à pic pour le pouvoir UMP, au moment même où sont publiés les chiffres officiels, et néanmoins catastrophiques du chômage, surtout ceux des jeunes.
 
Pendant que la musique médiatique nous assourdit, la caravane de l’UMP continue tranquillement sa route...

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7 réactions à cet article    


  • LeGus LeGus 27 juin 2009 10:19

    Un peu court.


    • Petitpois Petitpois 27 juin 2009 11:11

      C’est surtout une mort qui tombe à pic pour l’administration américaine, qui a fait voter au congrès la nuit dernière la loi sur la taxe carbone, un pavé de 1300 pages, voté sans avoir été lu !

      Comme pour le Patriot Act, on n’a pas laissé aux membres du congrès le temps de la lire !

      • omar omar 27 juin 2009 11:30

        On ne peut évidemment pas les blâmer d’exploiter les faiblesses et les lacunes que nous renonçons à combler. Notre attention ne peut se porter avec la même accuité sur deux choses en même temps et ils le savent très bien.

        Ils nous draguent à longueur de journée comme des créatures mythiques qui en ferait toujours un peu trop pour ne pas passer inaperçues, tantôt avec le rouge à lèvres, d’autres fois avec cette robe moulante ou ce décolleté plongeant, mais en laissant la TV allumée tout le temps nous acquiéscons et signons un chèque en blanc.

        Incriminer les médias c’est aussi avouer notre infantilisme et notre refus de prendre nos responsabilités. On nous informe pendant les divertissements et on nous diverti pendant les informations, la forme que revêtent les « informations » ne fait l’objet que d’un contrat implicite dont les termes sont sans cesse remis en cause pour des impératifs artistiques, d’actualité et d’audience.

        C’est à chacun de s’éduquer et de se prendre en charge. La recherche des faits et des faits seuls nous permet de partir sur de bonnes bases. Pour ce qui est des analyses et des interprétations il convient d’en parcourir plusieurs, divergeantes de préférence afin d’être en mesure de recouper les éléments clés, retrouver les dénominateurs communs.

        Malheureusement, nous considérons l’information comme une denrée alimentaire et nous la consommons une fois transformée, raffinée et agrémentée d’exhausteurs de saveur et divers conservateurs, dans des packages colorés et attrayants.

        Nos concessions sur l’essentiel, à savoir la réflexion et l’initiative de recherche, sélection, qualification de l’information sont le gage de notre crédulité déjà bien exploitée par les médias « mainstream ».

        Reste Internet, sans lequel des pans entiers de notre culture dite réactionnaire, complotiste ou underground n’existeraient pas ou si peu. Quand on entend certains philosophes prétendre qu’Internet est une poubelle, je m’insurge car le terme est mal choisi. Je dirais plutôt que c’est une brocante ou il y a toujours de l’affluence, on y trouve de tout, des perles inestimables jusqu’aux immondices, reflets des pires moments de l’humanité.

        L’avantage évident d’Internet, en dehors de l’aspect participatif, c’est qu’il contraint l’utilisateur (non pas le consommateur) à faire preuve de vigilance, à se poser des questions. Les politiques, paternalistes comme toujours, font le pari inverse et partent du principe que les « consommateurs » d’Internet sont infantiles et qu’il faut les protéger d’eux-mêmes en étendant à Internet le système en vigueur pour le contrôle et le filtrage des médias traditionnels.

        S’ils parviennent à leur fins, s’en sera fini de la liberté d’expression et de l’objectivité, nous redeviendrons alors des consommateurs gloutons d’informations pré-machées et prédigérées, vous savez les petits pots pour nourrissons...


        • Bois-Guisbert 27 juin 2009 15:37

          Encore un petit effort, crétin pas perdu pour tout le monde, et vous nous expliquerez que Jackson a été liquidé par les services spéciaux pour « aider » les bras cassés dui gouvernement...

          Mais au rythme d’une personnalité planétaire tous les deux ou trois jours - quoique un Obama devrait tenir deux ou trois semaines -, on ne sait pas s’ils vont pouvoir assurer la cadence jusqu’à Noël...

          Le journalisme citoyen est quand même un créneau inespéré pour les états d’âme des monomaniaques en tous genres...


          • joelim joelim 27 juin 2009 18:28

            Quelle fabulation ! Quelle paranoïa ! 


            Vous appliquez vous-même - avec cette hypothèse absurde - ce que vous dénoncez.

            Ce qui est fort drôle.

            • Raphaël Zacharie de Izarra Raphaël Zacharie de Izarra 28 juin 2009 22:27

              FARRAH FAWCETT

              Avec ses traits séraphiques au sourire carnassier typique des mâchoires carrées, sa coiffure de flamme très américaine -à la limite de la vulgarité-, sa cervelle dans la moyenne et son corps plutôt malingre, Farrah Fawcett aura séduit tout un peuple de mâles rêveurs et « testotéronés ».

              Il faut cependant lui reconnaître cet authentique charme, irréel, puissant, hypnotisant qui fait oublier les fautes de goût de sa toilette yankee. Du moins, du temps de sa gloire « kératinesque » car force est d’admettre que la vieillesse fait presque toujours tourner les créatures.

              Rares sont les perles lactées qui deviennent de puants mais exquis fromages avec les ans.

              Farrah Fawcett en tant qu’ex-incarnation de la Beauté, ou pour être plus exact d’une certaine beauté sophistiquée d’outre Atlantique, réarrangée selon les normes états-unisienne, a vieilli comme une soupière polonaise.

              N’importe ! L’esthète pardonne tout à la Beauté.

              Rendons un juste hommage à celle qui fut cette chaste, blonde, vénusiaque et pieuse Aphrodite de nos écrans.

              Inhumons-la avec les égards que méritent ces porteurs de rêves, créateurs de mirages et autres faiseurs d’étoiles qui nous invitent à lever les yeux plus haut que nos brefs et mornes horizons.

              Voir toujours plus loin, appréhender l’infini, sentir ce qui nous dépasse, c’est le rôle essentiel et le pouvoir divin de la Beauté.

              Raphaël Zacharie de IZARRA
              raphael.de-izarra@wanadoo.fr

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