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Accueil du site > Actualités > Société > Le vrai scandale des abattoirs : le manque de transparence

Le vrai scandale des abattoirs : le manque de transparence

La polémique sur les abattoirs d'ïle de France qui pratiquent exclusivement l'abattage rituel fait rage depuis que Marine Le Pen s'est exprimée suite au reportage d'envoyé spécial sur le sujet. Cependant, le vrai scandale n'est pas là, il est dans le manque complet de transparence des abattoirs qui ne permettent pas au citoyen de savoir précisément la qualité de ce qu'il consomme.

Loin des envolées et des débats stériles, cette tribune veut proposer des solutions simples pour améliorer la transparence des abattoirs et mieux informer le citoyen.

Depuis plus d'un siècle, les abattoirs constituent un sujet hautement polémique. En 1906, le livre la jungle d'Upton Sinclair scandalise l'opinion publique américaine qui découvre l'insalubrité et les conditions de travail extrêmement difficile des ouvriers dans les abattoirs. L'auteur fut reçu par le président Théodore Roosevelt lui même et des mesures législatives suivirent pour assurer l'hygiène des abattoirs. A la même époque, les mouvements de défense des animaux connaissent un rapide essor avec des connotations parfois antisémites. En 1893, la Suisse interdit par référendum l'abattage rituel qui consiste à égorger l'animal, suivi de la Norvège en 1930, de l'Allemagne nazie en 1936 et de l'Italie fasciste en 1938. L'histoire et la présence de mouvements antisémites rend le débat très polémique.

Aujourd'hui, bien que la réglementation a évolué et que la qualité s'est améliorée depuis Upton Sinclair, les abattoirs sont toujours critiqués pour leur manque d'hygiène et pour la pratique de l'abattage rituel. Récemment, Marine Le Pen a relancé le débat sur la viande hallal après la diffusion d'un reportage d'envoyé spécial sur France 2 qui montre que tous les abattoirs d'Île de France pratiquent l'abattage rituel. Cependant, les autorités musulmanes ne sont pas opposées à l'étouffement. En février 2004, le recteur de la Mosquée de Paris accueillant l’actrice et militante de la cause animale Brigitte Bardot justifiait ainsi sa position : « l’étourdissement préalable n’est licite que dans le cas où il n’entraîne pas la mort de l’animal et qu’il puisse être réversible ». Il ajoutait : « que l’électronarcose était déjà largement pratiquée à travers le monde dans les abattoirs industriels produisant de la viande halal ». Source : communiqué de l’AFP, 11 février 2004.

Le reportage de France 2 pointait très bien les deux problèmes des abattoirs français ; le non respect des normes sanitaires imposées par la loi et le manque de transparence sur l'abattage rituel qui est un problème juridique européen.

Il est choquant de voir qu'un abattoir qui n'est pas aux normes n'est pas sanctionné. Ceci est d'autant plus critiquable qu'il peut continuer à vendre sa viande et que le consommateur ne sera pas tenu au courant. Le rapport de la cour des comptes de 2008 qui était accablant sur la situation sanitaire des abattoirs français n'avait pas été rendu public. Il est impossible pour un citoyen d'avoir accès aux rapports et aux évaluations des abattoirs. Toutes ces données devraient pouvoir être librement accessibles sur internet. Des données du ministère de l'agriculture sont déjà disponibles sur le site data.gouv.fr mais on n'y trouve aucune information sur l'hygiène des abattoirs. Avant d'être publiée, l'information doit pouvoir être recueillie et il est essentiel que les inspecteurs des directions départementales des services vétérinaires (DDSV) soient en nombre suffisant pour s'assurer que la loi est respectée et que la note attribuée corresponde à la réalité. Malheureusement, l'État français est prolifique quand il s'agit de voter des lois mais il est souvent incapable d'embaucher assez de gens pour les faire appliquer. Faire ressortir épisodiquement les carences de la filière de l'abattage dans des livres ou des reportages audiovisuels est insuffisant, il faut un contrôle permanent de l'État et des citoyens.

Profitant des failles juridiques et du laxisme des administrations, nombre d'abattoirs se sont engouffrés dans la voie de l'abattage rituel pour pouvoir échapper à une réglementation contraignante. A l'instar de l'abattoir de Meaux, la généralisation de l'abattage rituel a permis des économies d'échelle permettant ainsi d'augmenter leurs marges. La logique est purement économique, relevant d'un simple calcul coûts/avantages/risques. Ce qu'il faut, c'est justement inverser cette logique en introduisant plus de transparence pour que le consommateur puisse sanctionner les abattoirs. Cependant, la législation européenne n'impose aucune règle en matière de transparence. Au final, tout le monde y est perdant. Les autorités musulmanes sont les premières à dénoncer la supercherie du halal car égorger la bête ne suffit pas, il faut qu'elle soit bénie par un imam et tuée en direction de la mecque (ce que peu d'abattoirs respectent). De plus, le consommateur qui tient à ce que la bête soit étouffée y perd aussi car il consomme de la viande d'un animal qui a été égorgé. Les divisions de la communauté musulmane rendent très difficile l'avènement d'un label hallal. Cependant, il n'est pas nécessaire d'instaurer juridiquement un label pour résoudre le problème de la transparence sur la mort de l'animal. La législation européenne peut être modifiée pour que sur l'étiquette soit indiqué la méthode d'abattage.

Au lieu de s'embourber dans des débats avec des connotations qui peuvent être dérangeantes et qui donnent lieu à des dérives haineuses, il serait préférable d'appliquer les mesures suivantes :

  • Transparence et accessibilité des données sur les abattoirs. Les rapports et les évaluations de chaque abattoir doivent être disponibles sur internet en libre accès. Le site data.gouv.fr peut très bien se prêter à cette diffusion.

  • Augmentation des effectifs des inspecteurs des directions départementales des services vétérinaires (DDSV) pour que les contrôles soient réguliers.

  • Enrichir l'étiquetage des produits en indiquant la méthode d'abattage (étouffement ou égorgement) et l'évaluation de l'abattoir.

Pour ceux qui veulent aller plus loin sur les enjeux du hallal en Europe, je recommande vivement la lecture de l'excellent article de Florence Bergeaud-Blackler, sociologue des religions, Nouveaux enjeux autour de l’abattage rituel musulman : une perspective européenne, cahiers d'économie et de sociologie rurales n°73, 2004.


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83 réactions à cet article    


  • Gégé 24 février 2012 09:27

    Les abattages casher et hallal étaient destinées à l’époque à limiter les souffrances lors de l’abattage, à améliorer la conservation de la viande en éliminant le sang et à montrer à l’humain que tuer un animal nécessitait un respect. Ce qui pose problème c’est que les traditionalistes juifs ou musulmans comme les traditionalistes des autres religions, ne cherchent pas à se remettre en question, et ne recherchent pas l’intérêt de l’étourdissement avant l’égorgement, pour limiter les souffrances, le pistolet électrique n’existait pas à l’époque de l’écriture des textes.

    L’élevage industriel, en assimilant l’animal à une machine, conduit à des souffrances lors de l’élevage : mutilations : queues coupées…, enfermement, surdensité, maladies, séparation mère petits, liens sociaux détruits… et lors de l’abattage, la quantité monstrueuse de viande devant passer dans un abattoir imposent des cadences telles qu’un pourcentage important d’animaux sont saignés, écorchés, ébouillantés, éviscérés en étant encore conscient, ce qui en terme de souffrance est nettement pire qu’un abattage hallal ou casher sans étourdissement, même si ce type d’abattage est à proscrire.

    Il est nécessaire de réduire sa consommation de viande et de choisir sa provenance, pour ma part le peu de viande que je consomme je l’achète directement au producteur, ce qui me permet de bénéficier d’un rapport qualité prix avantageux, d’augmenter la marge du producteur et de ne pas engraisser les parasites que sont les grossistes, les supermarchés...


    • René de Sescendres René de Sescendres 26 février 2012 16:38

      Je viens de fonder une nouvelle religion. Nous consommons uniquement de la viande d’animaux massacrés au tournevis et au cutter puis ébouillantés vivants à l’acide nitrique et enfin écartelés pour qu’ils ne se débattent plus. Nous avons retenu cette méthode parce qu’une étude scientifique sérieuse montre qu’avec ce type d’abattage, l’animal ne souffre pas, et la viande est de meilleur qualité. Nous sommes en discussions avec les abattoirs pour que ce type d’abattage devienne la norme. Rejoignez notre cause.


    • Gégé 24 février 2012 09:31

      Ceux qui ont lancer ce débat (ump et fn) ne l’ont pas fait pour se préoccuper du bien être animal mais pour faire diversion et ne pas montrer leur incapacité à régler les problèmes actuels.


      • J-J-R 24 février 2012 13:17

        Vous êtes lobotomisés par vos à priori mon cher. L’Ump n’a jamais lancé ce débat. Nicolas Sarkozy a même tenté d’étouffer ce scandale dans l’oeuf en prétendant au marché de Rungis que la polémique n’avait pas lieu d’être et en affirmant du haut de son autorité et de la confiance qu’elle est censée sucité que le Halall ne représenté que 2.5% des abattages des animaux destinés à la boucherie. Ce qui est complètement faux puisque les experts affirment que la viande égorgée selon des rituels religieux représente environ 35% de la consommation de viande au niveau national et quasi 100% en île de france selon la chambre d’agriculture concernée. 


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 2012 09:56

        « le consommateur qui tient à ce que la bête soit étouffée »

        En quoi consiste l’abattage par étouffement ?
        À première vue, cela semble aussi cruel que l’égorgement.


        • Kookaburra Kookaburra 24 février 2012 12:14

          Je crois que « étouffer » est une erreur. La bête n’est pas étoufée main assommée.


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 2012 16:02

          Par Kookaburra (xxx.xxx.xxx.37) 24 février 12:14
          Merci pour la précision.

          QUESTION À TOUS :
          Dans le cas d’un bovin abattu par égorgement, est-il simplement saigné par section d’une ou plusieurs artères (mort par épuisement sanguin) ou bien meurt-il également par asphyxie du fait du sectionnement de la trachée-artère ?
          Remerciements anticipés pour les réponses.


        • foufouille foufouille 24 février 2012 18:42

          Par Massaliote (xxx.xxx.xxx.222) 23 février 17:21

          "Alain de Peretti, docteur vétérinaire et coordinateur des identitaires en Aquitaine nous éclaire sur les dangers sanitaires de l’abattage halal.

          On évoque toujours les problèmes posés en la matière par la souffrance animale, et par la « taxe » de financement occulte de l’islam par les consommateurs.

          Ces problèmes sont bien sûrs réels. Il en est un autre qui nous concerne tous et mérite d’être évoqué, une question essentielle et occultée : l’aspect sanitaire et de sécurité alimentaire.

          En effet, rappelons que dans l’abattage halal, l’animal est tourné vers la Mecque, saigné sans étourdissement ;  il est pratiqué une très large incision de la gorge jusqu’aux vertèbres, sectionnant tous les organes de la zone, veines jugulaires et carotides pour la saignée, mais aussi la trachée et l’œsophage.
          Cette pratique entraîne les conséquences anatomo-physiologiques suivantes :

          • Une régurgitation du contenu de l’estomac par l’œsophage, lequel se trouve anatomiquement juste à côté de la trachée.
          • L’animal continue de respirer, même très fort du fait de l’agonie qui peut durer jusqu’à 1/4 h rappelons le, et inspire ces matières souillées riches en germes de toutes sortes.
          • Ces matières inspirées jusqu’aux alvéoles pulmonaires larguent leurs germes dans le sang d’autant plus facilement que la paroi des alvéoles pulmonaires est très mince et que la circulation sanguine, rappelons le, est toujours en cours dans cette période d’agonie, et même accélérée par le stress au niveau des organes essentiels.
          • Un risque énorme de contamination en profondeur de la viande est donc encouru.
          • On observe de plus, du fait du stress intense, 2 phénomènes physiologiques qui se conjuguent : la chute de tous les mécanismes de défense immunitaires, et la concentration du sang dans les organes essentiels, on peut dire que l’animal « retient son sang ». C’est un processus naturel de survie qui entraîne vraisemblablement d’ailleurs une saignée moins bonne contrairement aux allégations des tenants de cette pratique. Il y a de plus une forte production de toxines.
          • La longueur de l’agonie entraîne enfin des soubresauts violents accompagnés de défécation et émission d’urine, le tout éclaboussant toute la zone d’abattage !!!

          On voit donc bien les conséquences pour la sécurité alimentaire des consommateurs.
          C’est si vrai que le règlement européen, CEE 853/2004, dans son annexe, chapitre IV intitulé Hygiène de l’abattage, paragraphe 7, alinéa (a) dit : « LA TRACHÉE ET L’ŒSOPHAGE DOIVENT RESTER INTACTS LORS DE LA SAIGNÉE « ( avec une dérogation pour l’abattage rituel…).

          Le problème est que, selon des estimations récentes, 50% environ de la viande consommée est maintenant halal. Car si les musulmans sont encore minoritaires, ils ne consomment que certains morceaux, et qu’on ne peut laisser perdre le reste de la carcasse. De plus les industriels trouvent plus simple et plus profitable de n’avoir qu’une seule chaîne d’abattage : ainsi des bêtes entières qui seront consommées hors du marché halal sont néanmoins égorgées selon ce rite oriental.

          Conclusion : On enfreint le sacro saint principe de précaution, pour respecter une pratique exotique irrationnelle, insoutenable sur tous les plans, basée sur une superstition moyenâgeuse absurde. Dans ces conditions, les actuelles dérogations à la règlementation européenne permettant l’abattage rituel sont elles acceptables ?

          La multiplication des cas de toxi-infections alimentaires est en tous cas prévisible… et elle touchera surtout des non musulmans, inconscients de ces risques incontrôlés et dont les habitudes culinaires les amènent à consommer la viande beaucoup moins cuite."

          Voila un aspect méconnu de l’apport de la diversité à la société française. Mais chut, le dire revient à se réclamer des HLPSDNH. 



        • eratosthène 24 février 2012 18:48

          Il ne faut pas forcément assimiler l’abattage rituel au hallal surtout que beaucoup d’abattoirs se contentent juste d’égorger la bête et ne font pas venir d’imam.


        • Yvance77 24 février 2012 10:47

          Salut,

          Le pire est que si l’on veut voir nos rites chrétiens se réaliser dans des pays comme l’Arabie Saoudite, on se retrouve avec la gorge tranchée par les fous de momos. Et au sens propre !

          On a pas à accepter leurs rituels, point barre.

          Mais là, le problème est purement business.


          • eratosthène 24 février 2012 18:33

            Tous les musulmans n’adhèrent pas au wahabbisme.
            En Turquie, si tu veux manger de la viande non hallal, tu n’auras aucun problème, pourtant c’est un parti islamiste qui est au pouvoir.


          • SNOOP 24 février 2012 11:03

            pas de transparence...ben oui...c’est une véritable mafia de la viande !


            • Kookaburra Kookaburra 24 février 2012 12:09

              Tous les monothéisme préconise le saignement des bêtes, la Bible comme le Coran, mais la raison était principalement hygiénique - la viande se garde mieux. Les commandements et règles des religions ne sont pas arbitraires, mais peuvent se comprendre et s’expliquer pas la raison. Il arrive qu’après quinze ou vingt siècles les raisons disparaissent grâce au développement technologique. C’est le cas pour le saignement des bêtes. Nous avons donc supprimé cette règle. Les musulmans l’ont préservé. Mais tout ce nous demandons c’est d’assommer la bête avant de l’égorger. Les musulmans refusent. Faut-il leur accorder une dérogation ? Avec l’affaiblissement de la raison pour l’abattage rituel, il nous paraît plutôt comme une superstition qu’une règle religieuse valable. Risque-on la colère de Dieu si l’on assomme la bête auparavant ? Ceux qui le croit peuvent importer leur viande - ou s’en passer. Mais certains vont encore plus loin : ils protestent que la présence de la viande non-hallal dans une cuisine pollue la viande hallal, qui devient haram, interdite.

              L’abattage hallal a l’inconvénient que le contenu de l’estomac se vide avec le sang provoquant une infection de la viande des épaules et du cou, parties utilisées pour la viande hachée (selon un vétérinaire dans le reportage d’  »Envoyé spécial  » du 16/02/12).

              Le député Jacques Kossowski (UMP, Hauts de Seine), avait écrit le 26 avril 2011 à Lefèbvre une lettre demandant, en cas d’abattage rituel, de « rendre obligatoire une mention spécifique sur l’emballage » par respect pour ceux des consommateurs qui "ne souhaitent pas consommer ce type de produits pour des raisons philosophiques (laïcité, défense de la condition animale, etc ...).

              Réponse du sous-ministre : « Le gouvernement français n’est pas favorable » à la résolution du Parlement européen de 2010 qui « introduit, en première lecture, un amendement visant à la mise en place d’une mention obligatoire de l’abattage sans étourdissement sur la viande issue d’animaux abattus selon les rites musulman ou israélite » ; un tel étiquetage serait « susceptible de stigmatiser, aux yeux des consommateurs, des pratiques d’abattage ayant des fondements relatifs à la liberté religieuse. »


              • Gégé 24 février 2012 13:08

                Assommer , ou, par un choc électrique rendre l’animal inconscient avant l’abattage rituel ou non, doit être obligatoire.


              • minidou 24 février 2012 17:41

                « Mais tout ce nous demandons c’est d’assommer la bête avant de l’égorger. Les musulmans refusent. » : qui est ce « nous », qui sont ces « musulmans » que vous avez manifestement interviewé ? A quel titre prétendez vous faire évoluer le culte musulman ? Question subsidiaire : ca va les chevilles ?


              • eratosthène 24 février 2012 19:00

                Kookaburra, merci de ton commentaire très intéressant.
                Je suis tombé sur cet article :
                http://www.saphirnews.com/Halal-ou-pas-halal-Le-Parlement-europeen-est-pour-un-etiquetage-precis-sur-le-mode-d-abattage_a11623.html

                Le parlement européen avait voté l’inscription du mode d’abattage sur l’étiquette mais finalement le conseil de l’UE n’a pas voulu.


              • OuVaton OuVaton 25 février 2012 11:48

                Excellent article !

                Extrait de Marie-Françoise Baslez, « Comment notre monde est devenu chrétien », Point Histoire, 2008 :

                « La convivialité avec les Grecs et les Romains polythéistes posait des problèmes aux chrétiens : celui de consommer des viandes qui avait été utilisées dans un rite polythéiste, un sacrifice, et celui de se réunir dans des sanctuaires, les seuls à posséder une infrastructure de restauration collective.
                Au terme de beaucoup d’hésitations, saint Paul finit par considérer que les viandes sont naturellement désacralisées à partir du moment où celui qui les mange ne croit plus aux dieux du polythéisme. L’alimentation n’est donc plus considérée comme une voie d’accès vers Dieu, ainsi qu’elle l’était dans le judaïsme. Ce faisant, saint Paul accomplit une véritable révolution mentale, en dissociant pour la première fois dans l’histoire religion et culture. Saint Paul affirme qu’on peut vivre son christianisme, sa religion, »en Grec« comme »en Juif« , alors que dans la tradition antique, être Grec ou être Juif, c’était tout à la fois honorer le(s) même(s) dieu(x), parler la même langue et donc avoir la même culture. L’importance de saint Paul pour notre anthropologie culturelle a des proportions monumentales » 

              • eratosthène 25 février 2012 17:17

                Merci ouvaton, très intéressant ce passage sur saint Paul.


              • agent orange agent orange 24 février 2012 12:39

                Faites chier avec votre bidoche...
                Faites comme plus des 3/4 de l’humanité. Soyez végétarien.
                La production industrielle de viande est un désastre écologique et économique.


                • foufouille foufouille 24 février 2012 13:27

                  tu as vu ca ou ?
                  les veges sont minoritaires


                • Punkonfou Punkonfou 24 février 2012 16:09

                  @foufouille

                  Juste comme ça en passant il y a au moins les hindou et ils représentent 900 millions de personnes....+ les bouddhistes jusqu’à 1.7 milliards de personnes...+ les végétariens...+ les végétaliens....ça fait pas mal de monde et nous mangeons de la viande régulièrement que début l’avènement de l’ère industrielle....


                • foufouille foufouille 24 février 2012 17:07

                  archi faux
                  certains le sont


                • foufouille foufouille 24 février 2012 13:26

                  "Augmentation des effectifs des inspecteurs des directions départementales des services vétérinaires (DDSV) pour que les contrôles soient réguliers."
                  va falloir les controles, vu la remballe


                  • lemouton lemouton 24 février 2012 15:08

                    D’ailleurs Marine l’a bien dit :
                    « C’est une honte que pour une seule question de bénef les abattoirs ne fassent que du halal..
                    Honte aux magnats de l’abattage... !!
                     »

                    Euh..
                    c’est bien ce qu’elle a dit non ??? smiley


                    • eratosthène 24 février 2012 18:34

                      Marine Le Pen a pointé un faux problème, ce n’est pas l’égorgement en soi qui est un problème.
                      Ce qui est scandaleux, c’est que les abattoirs soient très peu contrôlés et que les citoyens n’aient aucune information sur leur fonctionnement.


                    • L'Auvergnat L’Auvergnat 24 février 2012 15:22

                      Et l’étouffement du peuple par les sornettes de la « MILICIENNE »

                      Préférons la traçabilité


                      • herbe herbe 24 février 2012 15:36

                        Une question se pose encore plus en amont :



                        La encore une question générale de ce qui est raisonnable ou non...

                        En passant encore un merci à Marcela Iacub pour sa contribution à ce sujet encore polémique, mais comme elle le dit elle même certains voudraient s’interdire et interdire à autrui de penser et de réfléchir...

                        En tout cas sa pensée à elle mérite que la notre de pensée s’y arrête. Quand elle dit ceci par exemple :
                        « Nous tentons de nous rassurer en nous disant que, après tout, la nature est cruelle. Seulement voilà, « les fauves ne font pas naître et n’élèvent pas les proies dont ils se nourrissent », rappelle Marcela Iacub. Selon elle, nous développons ces mécanismes de défense car, au fond de nous, nous savons que tuer et manger les animaux est mal. Nous savons que nous commettons un acte immoral. »

                        Nous sommes responsables !!!!

                        • herbe herbe 26 février 2012 16:26

                          Justifiez votre pseudo : corrigez, commentez, ajoutez etc.


                          Mais qui vous autorise à vouloir censurer autrui ?

                          Et puis là de plus vous utilisez le possessif « mes », vérifiez monsieur le correcteur (pffff !) je cite et je source.
                          Alors je vous en prie tentez d’arrêter la ou les sources ....

                          Ailleurs quand ma réflexion est personnelle je la livre avec modestie et respect...




                        • eratosthène 24 février 2012 18:37

                          Merci, de ne pas tomber dans les attaques ad hominem.

                          Si tu veux que les gens se rendent compte du traitement accordé aux animaux, il faut bien qu’ils en soient informés. Or si tu veux que l’information circule, il faut de la transparence.


                        • alastor 24 février 2012 19:48

                          Si on mettait des vitres aux abattoirs la transparence serait totale et plus personne ou très peu soutiendrait cette pratique génocidaire.


                        • eratosthène 25 février 2012 17:27

                          Pour les liens entre antisémitisme et défense des animaux, je vous conseille de vous reporter à l’article de Florence Bergeaud-Blackler, sociologue des religions, Nouveaux enjeux autour de l’abattage rituel musulman : une perspective européenne, cahiers d’économie et de sociologie rurales n°73, 2004.

                          A la fin du XIXe siècle, l’extrême-droite reprend les arguments des défenseurs des animaux et demande l’interdiction de la viande casher.

                          Même aujourd’hui, Brigitte Bardot apporte son soutien à Marine Le Pen.

                          C’est pertinent de le relever car historiquement, la connotation antisémite et xénophobe de certains détracteurs de l’abattage rituel a toujours pesé le débat.
                          Ce n’est pas un hasard si l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste ont interdit l’abattage rituel.


                        • alastor 24 février 2012 16:26

                          Le vrai scandale des abattoirs ? l’exécution de milliards d’animaux qui ne demandent qu’à vivre et sur quel prétexte ? ce ne sont que des animaux.

                          La viande tout comme l’exploitation des animaux est une aberration éthique, écologique et humanitaire (l’exploitation agroalimentaire contribue à la famine dans le monde et à la raréfaction de l’eau potable). 


                          • 13h30 24 février 2012 16:29

                            Les hommes ont été racistes et sexistes pendant des siècles. Pourtant nous reconnaissons maintenant que le racisme et le sexisme sont condamnables sur le plan moral. Un jour viendra où l’Homme verra le spécisme comme le meurtre de ses semblables.


                          • foufouille foufouille 24 février 2012 17:08

                            et ensuite on mangera des pierres


                          • alastor 24 février 2012 17:18

                            Tu crois vraiment que moi et ma compagne on mange des pierres ? je fais 1m90 pour 100 kilos je ne suis jamais senti aussi bien. Depuis 10 ans je suis végétarien et 4 ans vegan.

                            J’aime bien cette hypocrisie qui consiste à soutenir cette exploitation qui ne peut en aucun cas être soutenue. Les animaux sont des êtres sensibles que vous le voulez ou non. Si vous aimez manger du cadavre cela est votre problème, mais moi je refuse de me nourrir de souffrance animale.

                            Est cela ne comprend pas que la question animal, mais aussi écologique et humanitaire.


                          • foufouille foufouille 24 février 2012 17:50

                            les plantes et les insectes sont vivants aussi


                          • Emmanuel Aguéra LeManu 24 février 2012 18:01

                            Il faut un permis de chasse pour abattre le bétail ?


                          • alastor 24 février 2012 18:06

                            Je n’ai jamais vu des semis de salade crier quand j’arrache une grosse salade. Par contre des vaches qui pleurent quand on les sépare de leurs petits oui, comme des moutons ou des cochons. Cela est bien que tu te préoccupes des plantes, cela est très bien, car : un végétarien consomme par an 180 kg de céréales, contre l’équivalent de 930 kg pour un consommateur de viande.

                            Bon je te laisse à ta masturbation intellectuel pour réconforter ton esprit , tout va bien dans le meilleur des mondes, bonne goinfrerie de cadavre, d’animaux qui tout comme toi veulent vivre, une vie qui sortira de ton anus.

                            Tes arguments sont bidon.


                          • foufouille foufouille 24 février 2012 18:28

                            donc un animal muet ou que tu entends pas ne ressent rien


                          • Mor Aucon Mor Aucon 24 février 2012 21:08

                            Bien évidemment Foufouille. C’est bien pour cela que certains s’amusent à pêcher 400 fois le même poisson sans jamais le bouffer. Mais c’est cool, la pêche sportive. La chasse, par contre, c’est mal. Ça beugle, ça saigne, c’est pas joli.

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