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Les Manipulations de Madame Badinter

« Le conflit. La mère et la femme »

Le dernier livre d’Elisabeth Badinter vous tombe des mains… Suite de témoignages-clichés, de copier-coller d’obscures revues médicalo-sociologisantes. Madame Badinter se persuade qu’il existe un conflit entre la mère et la femme comme au joyeux temps de sa jeunesse. En 2010, le conflit est ailleurs. Il est entre la réalité et le fantasme d’enfant de ces femmes dites modernes que cinquante ans de « féminisme » ont rendu folles.

On adore Elisabeth Badinter dans les dîners en ville. Grâce à ses livres, la conversation bat son plein et réanime très vite les faces blasées. A peine l’entrée avalée, un convive imbécile assène : « savez-vous ce que dit madame Badinter ? L’instinct maternel n’existe pas ». Tollé immédiat sur la chaise d’en face où un autre invité, tout aussi imbécile affirme : « mais si, voyons, l’instinct maternel existe ! » Au dessert, on y sera encore et la bouteille de cognac y passera.

Madame Badinter a toujours fait des émules chez les petits bourgeois. On l’adore ! Et ce n’est pas pour rien. Depuis des années, elle ne fait pas de féminisme comme elle le croit, elle vend à la masse le rêve bourgeois. Sur toutes les chaînes T.V et à toutes heures. Toi aussi deviens une bourgeoise ! Pense, comporte-toi, vis comme une bourgeoise… Fais ce qu’il te plaît, libère-toi des taches domestiques harassantes, de ton macho de mari, de l’astreinte des enfants, de la culpabilité que t’inflige cette société patriarcale !

Dernière trouvaille en date : l’enfant plombe la femme libérée. Les mères, sous pression de la société, en feraient trop pour leur progéniture, à la grande joie des hommes qui leur repasseraient les chaînes en douce. « Le bébé est le bras armé du patriarcat » déclare-t-elle… Madame Badinter conseille donc aux jeunes mères de s’émanciper en reprenant vite un travail qui les épanouira-sans-aucun-doute, en donnant le biberon moins contraignant que la tétée et en réchauffant des petits pots au micro-ondes.

Une fois de plus, madame Badinter vend un fantasme de vie à toutes les petites employées de France. C’est exactement comme le foie gras, le saumon, le caviar mis à la disposition de la masse. Ce sont que des ersatz de foie gras, de saumon, de caviar qui n’ont plus rien à voir avec le produit original que le véritable bourgeois continue, lui, à déguster, boulevard Saint-Germain.

 Oui, Elisabeth Badinter a raison, il existe des inégalités entre homme et femme qu’on apprécie d’ailleurs beaucoup au fond d’un lit. Ce genre d’inégalité est bien ridicule à côté de l’inégalité entre une femme pauvre et une femme riche. Une pauvre petite ouvrière peut, malgré ses enfants, devenir très facilement l’égale de son mari mais jamais elle ne sera jamais l’égale de madame Badinter. Ce n’est pas une leçon de libération que sert Elisabeth Badinter à ses malheureuses lectrices c’est bel et bien, entre les lignes, une leçon d’asservissement. A quoi sert-il de se libérer d’un mari ou d’enfants dits-tyranniques si c’est pour aller se faire esclave de la Société Générale ou cirer le parquet de la famille Badinter ? Juste à caresser l’illusion d’une vie bourgeoise où on ne prépare plus les repas (on les achète surgelés et frelatés), où on ne donne plus le sein, où on fait garder ses enfants, tout cela au prix de son propre salaireQu’ont gagné les femmes à la fin du mois, peut-être une centaine d’euros mais sûrement pas la liberté.

Cela fait tout drôle à madame Badinter qu’on puisse préférer être l’esclave de sa petite famille plutôt que l’esclave d’un système. Pourquoi pas ? Et n’est-ce pas salutaire ? Badinter, elle, y voit le signe d’un repli sur soi et d’un inquiétant retour au tout-naturel. Hum…

Pour généraliser sa thèse du retour de la Mère - Retour à la Terre, son livre aligne des portraits de femmes pas franchement représentatifs de la réalité : folles de l’allaitement intensif, dingos sectaires écolos, angoissées adeptes des théories du Complot, etc. Toute une panoplie de désaxées dont on a beaucoup de mal à croire qu’elles aient attendu la maternité pour commencer à dérailler.

Mais il y a plus ennuyeux encore dans la démonstration de fond. Incapable de d’envisager les différences sociales puisque tout semble se ramener à une lutte de pouvoir entre sexes, Elisabeth Badinter mélange le désir des filles du peuple de se sortir de l’esclavage du salariat où un certain féminisme les a poussées, et les petites bourgeoises que la maternité en 2010 névrose profondément.

Qu’elle ne comprenne aux structures de la société dans laquelle elle vit, passe encore, mais Badinter ne comprend rien non plus à ses filles spirituelles, les petites péronnelles de trente ans. Elle les voit désireuses de devenir des mères parfaites quant en réalité le seul désir qui tenaille ces femmes est d’avoir un enfant parfait, ce qui s’apparente pour elles à un signe extérieur de réussite.

Les temps ont bien changé. A l’époque de Badinter, on faisait effectivement encore les enfants à la bonne franquette, on les élevait bon an, mal an, sans consulter psys et médecins à tour de bras. La maternité n’était pas un fait exceptionnel dans la vie d’une femme mais une simple normalité, pour ne pas dire formalité.

Si la place de l’enfant est surdimensionnée aujourd’hui ce n’est pas parce que les femmes sont devenues des mères parfaites comme le croit naïvement Elisabeth Badinter c’est parce que les petites bourgeoises rêvent d’un enfant parfait. Ces femmes enceintes qui ne boivent plus une goutte d’alcool, s’éloignent à la vue d’un paquet de cigarettes ne le font pas par altruisme mais bien évidemment par égoïsme. Et si un simple verre de champagne lésait les structures cérébrales de mon super-enfant ? Ce sont les mêmes conasses abstinentes qui avortent pour un bec-de-lièvre. Les voilà, les mères parfaites ! Madame Badinter a deux trains de retard... De l’eau a coulé sous les ponts depuis 1968. On n’avorte plus en France après une nuit torride, on avorte pour faire l’enfant parfait au moment parfait. Timing précis, carrière professionnelle, budget et appartement adéquat. La plupart des femmes avortent d’ailleurs des hommes de qui elles veulent des enfants.

Elles sont légion ces féministes bourgeoises, robotes libérées, qui ont un amant au boulot, un autre en attente sur Meetic et qui pourtant chaque soir tanne leur mari pour « mettre en route », comme elles disent, le petit deuxième. Tout ça parce que c’est au cahier des charges de leur triste petite vie toute planifiée.

Voilà la vie de ces féministes accomplies qu’affectionne tant notre philosophe. Elles vivent dans un monde fantasmatique alimenté par des magazines comme Marie-Claire ou Elle où Elisabeth Badinter a pioché des témoignages de véritables dingos sur la maternité. Second Life ce ne se joue pas seulement par écran interposé mais aussi dans la vie réelle.

Personne ne sait dans quelle dimension vivent la plupart de ces folles qui « rêvent » chaque jour leur enfant merveilleux. C’est le « bonheur » d’avoir des enfants et un mari tout en se comportant comme s’ils n’existaient pas vraiment. A peine nés, les bébés sont refilés aux crèches comme si leur naissance n’entrainait aucune obligation, aucune responsabilité. Juste des attributs et des privilèges. D’autres « mères parfaites », exactement dans la même veine, restent à la maison et s’emploient à pourrir la vie du nouveau-né, coupé insidieusement du père et du Monde, devenu exclusivement leur chose.

Madame Badinter s’inquiète beaucoup pour ses femmes devenues esclaves de leur Maternité. Etrangement, je m’inquiète beaucoup plus pour leurs enfants…

 


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138 réactions à cet article    


    • elmapelki elmapelki 24 février 2010 16:50

      Ils vivent du mensonge.... ils nous trahissent !!!!!!
      Ils nous m’éprisent, c’est terrible !
      et de plus il faut rester calme..........AAAAAAAAAOOOOOOOOOOOMMMMMMMMMM

      Merci pour le lien.

      j’ose.... http://www.youtube.com/user/Elmapelki#p/u


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 24 février 2010 12:12

      Et que pensez-vous de Madame Bianca Castafiore  ?


      • Gabriel Gabriel 24 février 2010 13:02

        Personnellement capitaine je pris le ciel pour qu’elle ne s’en prenne pas à mes bijoux ! 


      • katalizeur 24 février 2010 12:18

        @ l’auteur

        bonjour

        merci a vous de mettre cette manipulatrice a nue, weill et badinter 50 ans de dégénérecence....si on rajoute le béHleuh et fink el croute on a un aperçu du travail de destruction éffectué...

         @ levianthan

        merci pour le lien ( vous avez degainé avant moi ....lol ) je salue et remercie mon ami lelibrepenseur pour le travail d’eveil des consciences qu’il fait....


        • cathy30 cathy30 24 février 2010 13:20

          bonjour AS Benoit
          merci pour votre article. Il y a quelques temps que les femmes ont perdu la raison, elles sont devenues folles. Il y en a encore de sensées, tout comme vous, encore merci pour ce coup de gueule, ça me rassure.


          • hunter hunter 24 février 2010 13:57

            @ AS (Anne-Sophie ?)

            Bon papier, bon style, et en fait vous mettez bien l’accent sur la problématique actuelle :

            1) Est-ce vraiment une liberté pour les femmes, que de faire 3 journées par jour ? (la journée de taff pour le patron, la journée pour s’occuper de la maison, et la journée pour s’occuper des enfants), le tout pour un salaire bien souvent très faible (dans le cadre du travail salarié) ; que de fatigues aussi, que d’épuisement !

            2) Les femmes ne peuvent-elles être réduites, qu’à leur fonction biologique permettant la reproduction de l’espèce ? N’ont-elles pas droit à d’autres aspirations ?

            Bien sûr que si, sera ma réponse, mais dorénavant je pense, la balle est dans le camps des femmes elles-mêmes.

            Arriveront-elles à modifier cette société d’exploitation extrême (femmes, hommes, écosystèmes, formes de vies animales et végétales, biosphère, ressources...), de manière à mieux équilibrer leur désir de maternité (s’il existe, cela dépend de chaque femme en tant qu’individu), et leurs autres légitimes aspirations ?

            La vidéo du LLP est bonne, mais parfois un peu excessive en ce qui concerne Elisabeth Badinter. Je l’apprécie beaucoup aussi (LLP) , mais il est vrai que vue la situation extrêmement favorisée de Madame Badinter, elle a tout intérêt (même si elle ne l’avouera jamais) à ce que ce type de société perdure : plus il y a d’exploitation, plus sa situation sociale perdurera : à cet égard, les explications du LLP sont très pertinentes !

            Comme vous le dites fort justement AS, certaines femmes que vous décrivez, ne semblent pas avoir compris qu’en croyant se libérer, elles ne sont en fait qu’un rouage de la machine économique mondiale, qui lamine beaucoup d’êtres vivants, pour le profit d’un petit nombre !

            Mais je pense que les femmes et les hommes, finiront par comprendre !

            Cordialement

            H /


            • Bravo, excellent article. C’est très rare sur ce site.


              • oncle archibald 24 février 2010 14:04

                Je n’ai pas beaucoup aimé le ton très agressif enevrs Mme Badinter, mais j’ai beaucoup apprécié ce que vous dites et que je ressens depuis toujours ... Faire murir pendant neuf mois puis mettre au monde l’enfant de l’homme que l’on aime, c’est un privilège que les femmes ne voient pas toutes clairement, et pourtant ... Le vrai pouvoir des femmes c’est bien celui là et il pourrait donner des boutons aux hommes jaloux de leurs prérogatives ... Les féministes, les vraies, le savent depuis des siècles, il est bien facile de voir qu’elle a été l’importance des femmes dans l’histoire au temps ou les affaires du monde, en principe, ne les concernaient pas directement .. . Tout le reste n’est que possibilités financières. Pourquoi une femme qui le peut devrait elle se priver de la joie de nourrir son enfant ou de prendre le temps de s’occuper de lui.. Est-ce nécessairement un esclavage ?? Non bien sûr... L’esclavage c’est d’etre obligée de faire cela « en plus de » ou « à la place de » .. mais l’évolution des lois sociales a bien facilité les choses .. Madame Badinter voudrait elle supprimer ou resterindre le droit au congé parental par exemple, puisque d’après elle s’occuper de son enfant est nécessairement revenir (ou rester d’ailleurs !) à l’état d’esclave ? 


                • Gollum Gollum 24 février 2010 14:11

                  Merci pour ce coup de gueule plein de bon sens.. 


                  EB au regard froid et glacial n’a pas d’instinct maternel, rien d’étonnant à cela..

                  • Romain Desbois 24 février 2010 17:44

                    Je crois que la sortie de ce bouquin n’est pas innocente.

                    Je constate que le bras armé médiatique du PS est en service commandé pour casser l’image des écolos (Badinter, Michèle Cotat par exemple)

                    Le but est de faire en sorte qu’Europe Ecologie reste derrière le PS.


                  • morice morice 25 février 2010 09:55

                    vous vous faites rouler dans la farine là..


                  • Lapa Lapa 24 février 2010 14:51

                    Excellent article. Un peu caustique vis à vis d’EB, mais qui énonce quelques vérités qu’on oublie fort opportunément de rappeler.


                    • morice morice 24 février 2010 15:01

                      quand vous aurez écrit ce qu’à écrit Elisabeth Badinter, vous pourrez peut-être venir un jour la critiquer : pour l’instant, contentez vous d’apprendre....


                      Les temps ont bien changé. A l’époque de Badinter, on faisait effectivement encore les enfants à la bonne franquette, on les élevait bon an, mal an, sans consulter psys et médecins à tour de bras. La maternité n’était pas un fait exceptionnel dans la vie d’une femme mais une simple normalité, pour ne pas dire formalité.

                      elle n’a pas cent ans....

                      « Madame Badinter a toujours fait des émules chez les petits bourgeois. »

                      ça c’est de la critique : fieleuse, mais aucunement argumentée.

                      « On adore Elisabeth Badinter dans les dîners en ville. »
                      faisons pareil : on vous loue où ? dans les cours de ferme, sur le tas de fumier ?
                      voyez, c’est facile à faire et c’est DEPLAISANT à lire.

                      « Si la place de l’enfant est surdimensionnée aujourd’hui ce n’est pas parce que les femmes sont devenues des mères parfaites comme le croit naïvement Elisabeth Badinter c’est parce que les petites bourgeoises rêvent d’un enfant parfait.  »

                      n’utilisez donc pas SVP des expressions qui visiblement vous dépassent.« petites bourgeoises » est connoté années 70 : vous avez 60 ans pour parler ainsi ? NON ? alors c’’est du XIXeme : vous avez donc 150 ans, et c’est grave je pense.

                      «  Elle les voit désireuses de devenir des mères parfaites quant en réalité le seul désir qui tenaille ces femmes est d’avoir un enfant parfait, ce qui s’apparente pour elles à un signe extérieur de réussite. »

                      décidément va falloir comment expliquer q’un imparfait puisse croire créer un parfait : c’est l’œuf et la poule : or une femme imparfaite ne peut envisager autre chose que l’imperfection : c’est pourtant simple à comprendre, sauf chez vous, visiblement.

                      « Voilà la vie de ces féministes accomplies qu’affectionne tant notre philosophe. »

                      a ce stade, on peut parler d’INJURE : Madame Badinter ne tresse en rien un portrait élogieux, mais bien son contraire : vous l’injuriez, là.

                      « Madame Badinter s’inquiète beaucoup pour ses femmes devenues esclaves de leur Maternité. Etrangement, je m’inquiète beaucoup plus pour leurs enfants… »

                      moi, je serais de vous, je m’inquiéterai sur vos capacités à lire un ouvrage.... et à venir après tenir un ramassis d’approximations et de vindicte gratuite... 

                      • décidément va falloir comment expliquer q’un imparfait puisse croire créer un parfait : c’est l’œuf et la poule : or une femme imparfaite ne peut envisager autre chose que l’imperfection : c’est pourtant simple à comprendre, sauf chez vous, visiblement.

                        Sauf qu’elles s’imaginent parfaites.


                      • Ernester 24 février 2010 15:48

                        Morice,

                        E Badinter est 61ème fortune française et première actionnaire du groupe Publicis, qui s’emploie activement à caricaturer l’image des femmes depuis des dizaines d’années.

                        Sur le sujet, elle n’est donc pas crédible, en restant poli.


                      • morice morice 24 février 2010 17:21

                        la fortune rend con ?



                        les pauvres sont plus intelligents ??

                        c’est pas autre chose que vous lui reprochez là ??

                      • Ernester 24 février 2010 17:47

                        On oublie la fortune.

                        Je répète, on ne peut pas être premier actionnaire d’un groupe de désinformation sur la condition féminine et prétendre informer sur le sujet.


                      • morice morice 24 février 2010 18:09

                        Je répète, on ne peut pas être premier actionnaire d’un groupe de désinformation sur la condition féminine et prétendre informer sur le sujet.


                        ça ne tient pas debout : elle n’y écrit rien.

                      • Ernester 24 février 2010 18:24

                        Elle n’y écrit rien sur quoi ? sur la condition féminine ??

                        Ce sont vos phrases lacunaires qui ne tiennent pas debout.


                      • Gueudin 24 février 2010 19:13

                        Morice veut dire qu’elle ne participe pas aux campagnes de publicités de Publicis. Elle est « juste » actionnaire majoritaire et « juste » présidente du Conseil de Surveillance de la société.

                        Elle palpe les euros et s’en lave les mains.

                        Logique Morice...


                      • Ernester 24 février 2010 19:43

                        « Morice veut dire qu’elle ne participe pas aux campagnes de publicités de Publicis ».

                        Ah fluchtre, cette option était si ridicule que je ne l’avais pas envisagée.

                        Etrange, qu’est-ce qui pousse Morice sur ce dossier a être d’une telle mauvaise foi ?


                      • claude claude 25 février 2010 01:00

                        cet article est minable, et déforme allégrement la pensée d’élisabeth badinter.

                        et comme par hasard, les commentaires aux relents nauséabonds d’antisémitisme style catho intégriste, sont émis par des soucoupistes... relations de cause à effet ou l’inverse ?

                        juste une précision : mr bleustein-blanchet a fondé publicis alors qu’il avait 20 ans. de plus, il fut un résistant de la première heure, alors que d’autres se plaquaient.

                        je souhaite aux détracteurs d’élisabeth badinter, d’avoir le quart de son érudition et de sa compétence... ce qui visiblement est loin d’en être le cas.



                      • Reinette Reinette 25 février 2010 01:29


                        je souhaite aux détracteurs d’élisabeth badinter, d’avoir le quart de son érudition et de sa compétence... ce qui visiblement est loin d’en être le cas.

                        Salut Claude,

                        holà vous demandez l’impossible là ... vous connaissez les zozos smiley


                      • oncle archibald 25 février 2010 08:59

                        Claude : érudition et competence professionnelle sont une chose, la grandeur et la noblesse des sentiments sont autre chose, et ne dépendent en rien de l’érudition et de la competence. Madame Badinter méprise les femmes qui se sentent vocation de femmes-mères, ça n’engage qu’elle, et je ne pense pas que ça la grandisse ... 


                      • morice morice 25 février 2010 09:58

                        Etrange, qu’est-ce qui pousse Morice sur ce dossier a être d’une telle mauvaise foi ?


                        gonflé ; je vous décris ces ouvrages, vous me parlez de pub chez Publicis ! gonflé là : al mauvaise foi, c’est quelqu’un, antisémite notoire, qui vient mettre une pelletée à Badinter, comme on l’avait fait pour son mari, qui a fait condamner Faurisson. Là est le problème, et pas ailleurs !

                      • COLRE COLRE 25 février 2010 10:53

                        Bonjour Claude, smiley

                        Bien d’accord avec vous. Un rapide coup d’oeil sur le fil montre que E. Badinter a au moins l’un de ces 4 défauts majeurs pour 80% des lecteurs du site : être femme, féministe, riche et avec un patronyme juif (quoique, dans les fantasmes de nombreux lecteurs, ces 2 derniers critères soient équivalents…).


                      • Gueudin 25 février 2010 11:41

                        COLRE


                        encore une fois, la science des patronymes juifs developée ici m’impressionne.

                        Pouvez vous m’éclairer, afin que mon antisémitisme soit plus efficace ?

                        Est ce préfixe bad- qui vous a mis sur la voie ? Peut-être le suffixe -inter ou -ter ?

                      • ffi ffi 25 février 2010 12:16

                        Chacun sait que le manichéisme consiste à imaginer 2 substances opposées qui ne se mélangent pas, et à penser leur conflit comme créateur de quelque chose (chez Mani, le combat du bien et du mal créa l’homme).

                        Il existe des penseurs qui voient le conflit partout. Pas vraiment philosophes, ils imaginent que c’est le conflit qui est nécessaire pour produire quelque chose de nouveau, ils pensent le monde comme un lieu de lutte incessante, Le lieu de la lutte (le sport Olympique) en Grèce étant dénommé l’Agonie, je dénommerais ces intellectuels les philagones (ceux qui aiment la lutte) plutôt que philosophes (ceux qui aiment la sagesse).

                        Les pensées « modernes » sont toutes teintées de manichéisme :

                        La richesse est créée par la concurrence entre les agents économiques (libéralisme, Adam Smith)
                        L’Évolution est créée par la lutte des espèces (Darwinisme)
                        L’Histoire est créée par la lutte des classes (Marxisme)
                        Le fascisme, lui, voulait créer une « lutte harmonieuse ».

                        Badinter se place dans cette longue lignée des philagones.

                        L’étymologie de femme, c’est le latin femina, issu d’un participe présent très ancien qui signifie « qui allaite », et d’une racine grecque thêlê « bout de sein ».
                        Il est dans l’ordre des choses qu’une femme veuille des enfants, il est dans l’ordre des choses qu’une femme allaite.
                        Elle parle d’un conflit entre femme et mère ? Mais si une femme souhaite avoir des enfants, pourquoi ne serait-elle pas immensément fière d’y parvenir ? Dès lors, il n’y aurait pas de conflit du tout !

                        Mme Badinter semble inventer des conflits imaginaires. Mais à quel fin ?

                        Dans le genre philagone, également, nous avons le BHL de service (commandé), qui nous sort un monument de pensée conflictuelle : « de la guerre en philosophie ».

                        Je propose que l’on dénomme ces courants typiques de la philagonie contemporaine du nom générique de Botulisme, ou bien philagonie Botulique.

                        En effet, cela ressemble fort à des toxines idéologiques destinée à précipiter l’agonie de la société, en y distillant des idées fausses.

                        les philagonies Botuliques sont des ADM (armes de déraison massive), ce sont des phobosophies (haine de la sagesse) insinuées dans les esprits, probablement commanditées par les groupes mondialistes (société fabienne, bilderberg, etc...) pour saper tout débat de raison dans la république. Et depuis un cinquantaine d’année, cela fonctionne à merveille.
                         
                        Tant qu’à faire de la philosophie, autant lire Platon !


                      • Rounga Maître Roungalashinga 25 février 2010 14:24

                        COLRE a visiblement un gros problème avec les Juifs.


                      • claude claude 25 février 2010 15:41

                        @ fifi,

                        le but suprême d’une femme n’est pas la maternité, contrairement à ce que les hommes tentent de nous faire croire depuis des millénaires.

                        les femmes ont toujours travaillé depuis la nuit des temps. il y toujours eu des femmes travaillant dans les champs, à la ferme, dans les boutiques des commerçants. au moyen-âge, il y avait même des femmes maitres-artisans ! il y a même eu des souveraines qui ont marqué leur époque : la pharaone hasheptsout, la reine christine de suède, amie de descartes ; la grande catherine de russie ; élizabeth 1° d’angleterre ; blanche de castille, alienor d’aquitaine, anne de bretagne, etc...ce n’est pas une invention du xix°siècle !

                        ce que la fin du xx° siècle a rapporté, c’est l’émancipation des femmes par rapport aux hommes. avant 1965, elles n’avaient pas le droit de posséder un carnet de chèques sans autorisation maritale, la contraception autorisée, ne date que de fin 1967., l’autorité parentale des années 70....

                        ce qui a changé, par rapport aux périodes antérieures, c’est que les femmes ont commencé à travailler parce qu’elles le désiraient. elles ont commencé à s’attaquer aux bastions masculins : grandes écoles, professions libérales, postes de responsabilités dans l’entreprise,chefs d’entreprise, députés, sénateurs, ministres...

                        ce qu’elisabeth badinter dénonce, c’est le bourrage de crâne sournois qui vise à faire rentrer les femmes à la maison, ou leur faire comprendre que le bonheur de leurs enfants passe avant leur carrière professionnelle.

                        seulement, chaque homme, chaque femme a le droit à l’autodétermination : chacun a le pouvoir de choisir s’il désire faire carrière ou rester à la maison pour éduquer les enfants ou autres choses.

                        j’ai connu des femmes que l’allaitement dégoûtait, alors qu’elles étaient d’excellentes mères. nous avons le pouvoir de choisir le moment de nos maternités, afin de nous consacrer au mieux à l’éducation de nos enfants tout en exerçant une profession. je tenais à faire remarquer que l’éducation des enfants demande aussi la présence et les attentions d’un père. donc, pourquoi serait-ce uniquement la femme qui sacrifierait ses ambitions professionnelles ?

                        il est parfois difficile de trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et familiiale, mais des parents bien dans leur peau et attentionnés rendent en général leurs enfants heureux. ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité de l’attention portée à un enfant qui l’aidera à grandir.

                        et puis, il existe des femmes qui n’ont aucune fibre maternelle. pourquoi leur imposer un bébé ?

                        concenant l’épanouissement au travail, les hommes sont autant concernés que femmes : il existe aussi des hommes qui travaillent pour remplir le frigo ! et qui ne sont que des numéros...

                        ce qui est valable pour un sexe, l’est pour l’autre.


                        en relisant le texte de notre auteur, je me demande l’âge qu’elle pourrait avoir « Les temps ont bien changé. A l’époque de Badinter, on faisait effectivement encore les enfants à la bonne franquette, on les élevait bon an, mal an, sans consulter psys et médecins à tour de bras. La maternité n’était pas un fait exceptionnel dans la vie d’une femme mais une simple normalité, pour ne pas dire formalité. »

                        que sait-elle de ce qui se passait avant la libéralisation de la contraception ? de la peur des femmes de tomber enceinte à chque fois que leur mari baissait le pantalon ? des grossesses menées à terme sans imagerie médicale, et qu’à l’accouchement on découvrait que le bébé se présentait par le siège ou que la tête était trop grosse pour passer ? des accouchements aux forceps ou qui duraient entre 48 et 72h ? de l’abscence de préparation, et encore moins de péridurale parce que la femme devait accoucher dans la douleur à cause de la faute d’ève ? des grossesses à répétitions qui déformaient les femmes, les édentaient, provoquaient des descentes d’organes, des incontinences urinaires ou fécales définitives ?...

                        je ne parle même pas des milleirs de femmes rendues stériles par un avortement clandestin, quand elle ne mourraient pas des suites du tétanos ou de septicémie ?

                        c’est ça qu’elle appelle une grosses à la « bonne franquette » ?

                        l’auteur semble venir des milieux bourgeois, où l’on « prennait ses précautions » parce que l’on avait des amis médecins. avant 1967, proposer des moyens artificiels de contraception était interdit et puni par la loi. il y a bien eu la méthode oginot...dont les nombreux bébés aujourd’hui quinqua ou sexa peuplent ce monde...
                        dans les familles bourgeoises, on allait en suisse ou en angleterre en cas de « problème », ou alors on se mariait en vitesse.


                        le vie était loin d’être idéale pour les femmes avant les féministes ! ce serait même le contraire !




                      • brieli67 25 février 2010 16:10

                        Docteur Mère Innée

                        C’est quoi une grosse à la bonne franquette ? dans le 68 ?

                        Kyusaku Ogino, le confrère de la méthode Ogino-Knaus
                        Oginot ... note bien, on ne me l’a jamais faite !
                        Merci et le bonjour aux Petits Zamis

                      • Ernester 25 février 2010 17:10

                        "gonflé ; je vous décris ces ouvrages, vous me parlez de pub chez Publicis ! gonflé là : al mauvaise foi, c’est quelqu’un, antisémite notoire, qui vient mettre une pelletée à Badinter, comme on l’avait fait pour son mari, qui a fait condamner Faurisson."

                        Ok, je ne dis pas le contraire, mais ce n’est pas une raison pour ne pas pouvoir par ailleurs discuter de la cohérence des propos de Mme Badinter relativement à sa situation.

                         Merde, être actionnaire principal d’un groupe, c’est au moins en assumer la politique, non ?

                        Qu’est-ce que vous diriez du premier actionnaire de Monsanto qui vante le droit des peuples à la souveraineté alimentaire ?


                      • claude claude 25 février 2010 20:12

                        oups !

                         dans mon texte, il fallait lire « grossesse à la bonne franquette » !

                        je constate que l’auteur de l’article ne prend pas la peine de venir répondre aux commentaires.


                      • claude claude 25 février 2010 20:57

                        @ ernester,

                        l’entreprise dont elle est actionnaire, fut créée et développée par son père, qui fut l’inventeur de la publicité en france ; ainsi que de son évolution.

                        il existe beaucoup d’entreprises familliales sur ce modèle : les actions appartiennent aux enfants et petits enfants... : les familles de laurence parisot, le baron sellière, michelin, wendel, schneider, taitinger, peugeot...

                        il y a des boulangers, bouchers, artisans de pères en fils ou en fille...,

                        votre attaque est minable


                      • Gueudin 26 février 2010 09:37

                        Bonjour Claude,


                        minable dites vous ? Mais vous êtes pitoyable de jouer au candide comme cela, vous savez très bien ce que vous dites, c’est malhonnête ! 
                        Votre argument c’est que l’on n’est pas responsable des agissements de papa ? Evidemment ! Sauf que ce n’est pas la fortune de son héritage qui est critiqué, c’est son implication actuelle dans Publicis. 
                        Niez vous que la publicité donne une image de la femme contraire aux idées développées dans les livres de Mme Badinter ? Au dela de son actionnariat, niez vous son rôle au commité de surveillance du groupe ? Et au coeur de son actionnariat, dites vous qu’elle peut continuer à toucher de gros dividendes d’une activité qui est contraire à ce qu’elle prone quand elle est coiffée de sa casquette de philosophe ?
                        Si oui, vous avez de drôle de repères moraux...

                        20 ans plus tard, Kévin Dassault, actionnaire principal du groupe mais artiste philosophe bohème, publie le livre « Gandhi mon ami : Non-violence moderne ».

                        Ps : Quand bien même votre argument familial tiendrait, sachez que Mme Badinter a deux soeurs. Elle aurait très bien pu leur vendre ses parts pour garder la boite dans la famille et avoir la conscience tranquille...

                      • claude claude 26 février 2010 19:10

                        Sauf que publicis est un groupe consacré à la communication : publicité, internet, marketing...
                        il emploie 44000 personnes dans le monde...

                        une de ses soeurs est décédée dans un accident de voiture.

                        de plus, ce n’est pas parce qu’e.badinter a des différents avec les autres féministes ou que les agences de pub de son groupe lancent des campagnes qui font grincer des les chiennes de garde, qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain. !

                        d’être riche n’altère en rien ses capacités intellectuelles et sa réputation en tant que professeur et philosophe.

                        au nom de quoi, un philosophe devrait être dans la misère et être maudit pour avoir du talent ?


                      • claude claude 26 février 2010 19:15

                        ps : elisabeth badinter a elle-même, trois enfants dont elle veut assurer l’avenir.

                        de plus être au conseil de surveillance d’un groupe, ne veut pas dire être à la tête de chaque équipe créant une campagne de pub et décider de leur approbation...


                      • Gueudin 26 février 2010 20:40

                        Vous êtes vraiment malhonnête !

                        Je dis « je n’est pas la fortune de son héritage qui est critiqué, c’est son implication actuelle dans Publicis. » vous répondez « au nom de quoi, un philosophe devrait être dans la misère et être maudit pour avoir du talent ? »

                        Vous répondez à coté de la plaque. Etes vous capable de partager vos opions avec moi et de répondre simplement aux questions que je vous pose ?

                        1- Niez vous que la publicité donne une image de la femme contraire aux idées développées dans les livres de Mme Badinter ? Je ne vous parle pas des chiennes de garde ! je vous parle de mon propre regard sur la femme publicitaire qui est soit bonne maman à la cuisine, soit top biche sexy trop parfaite !!

                        2- Au dela de son actionnariat, niez vous son rôle au commité de surveillance du groupe ? vous me répondez que ça ne veut pas dire être à la tête de chaque équipe créant une campagne de pub et décider de leur approbation. Mais être une garante morale du groupe peut être ?


                        3- Au coeur de son actionnariat, dites vous qu’elle peut continuer à toucher de gros dividendes d’une activité qui est contraire à ce qu’elle prone quand elle est coiffée de sa casquette de philosophe ?


                      • Gueudin 26 février 2010 21:22

                        Claude : ps : elisabeth badinter a elle-même, trois enfants dont elle veut assurer l’avenir.

                        La fortune de Mme Badinter est évaluée à 460 millions d’euros.

                        Assurer dites vous ? Vous vous foutez du monde ? C’est clair que si elle devait perdre son « job » dans Publicis, mon Dieu, l’avenir de sa famille serait dangeureusement compromis !

                        Claude : l’entreprise dont elle est actionnaire, fut créée et développée par son père, qui fut l’inventeur de la publicité en france ; ainsi que de son évolution.
                        Claude :  publicis est un groupe consacré à la communication : publicité, internet, marketing...
                        il emploie 44000 personnes dans le monde...

                        Vous faites de la pub pour Publicis ?

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Auteur de l'article

A.S BENOIT


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