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Accueil du site > Actualités > Société > Les sciences contemporaines en crise et les nouveaux totalitarismes

Les sciences contemporaines en crise et les nouveaux totalitarismes

La science contemporaine est en crise, elle est exacte dans le monde des objectivités, mais elle est « fausse » car elle est déconnectée du sens de la vie et de l’univers, elle n’est qu’efficacité. La vision assurée d’un monde réel et manipulable se renforce en même temps que l’absence de sens. En vérité, la science moderne est sûre dans ses prédictions, ses calculs et son efficacité. Elle est sûre dans ses applications technologiques. Mais elle offre une vision faussée de la Nature avec ses matérialités, son cosmos et ses règnes vivants soumis au règne du hasard et de la sélection. Cette absence de vérité sur les choses conduit notamment la physique vers la crise qu’on voit se dessiner à travers l’incompréhension du monde quantique et les difficultés rencontrées en cosmologie quantique. En un mot, la science est parfaitement « ajustée » à la Nature et c’est le triomphe absolu de son « volet technique » mais elle n’est pas « accordée » à la Nature ; ou du moins la pensée scientifique n’a pas trouvé l’accord avec les choses, autrement dit la vérité, la résonance universelle.

La plupart des théories physiques sont exactes pour expérimenter mais fausses pour comprendre les choses, ou du moins, partiellement fausses et parfois mal interprétées ou alors pas du tout. J’ai comme l’impression de vivre dans un monde dont les bases s’effondrent. La science garantit une efficacité mais elle repose sur une sorte de vide ontologique. Une sorte de supercherie que les consciences contemporaines se refusent à admettre. Nous sommes devenus les jouets d’une machine qui fonctionne sans savoir pourquoi. Ni qui est le maître du jeu pour autant qu’il y en ait un. Je vois le socle de la confiance s’effriter. La crise des sciences contemporaines est concomitante avec la crise de civilisation que nous voyons se dessiner. De plus, cette concomitance n’a rien d’une coïncidence, les deux crises étant imbriquées.

La crise de la science est une crise de la connaissance. L’usage efficace des mesures et techniques incite l’homme contemporain à ne pas « voir » par-delà les faits empiriques et l’usage paresseux des sens. L’homme finit par penser que tout ce qui n’apparaît pas, ne se plie pas à l’expérience, à la mesure, au diktat de l’efficience, n’existe pas. La science moderne a rompu avec le monde « animé », le monde intérieur, le monde de la mémoire naturelle et des intentions. Cette réflexion sur les sciences se place dans le sillage des méditations proposées par Husserl comme l’aura compris le lecteur averti.

La science comme ouverture vers les choses, leur essence et la vérité. Un tel programme, décliné en articles soignés sur Agoravox, suscite l’ire, l’agacement, le rappel à l’ordre. J’ai pu constater que les écrits de philosophie scientifique irritent les partisans d’une science qui devrait se limiter à des effets mesurables et des prédictions. J’avoue être surpris par ce qui est un véritable plaidoyer pour l’ignorance. Il se trouve nombre d’individus mal instruits prêts à vous expliquer comment il faut aborder et considérer la science, des individus fiers de leur ignorante tyrannie, usant de quelques lieux communs mal digérés pour vous faire la leçon de philosophie. Cela rappelle vaguement le début du siècle dernier, avec les mouvances völkisch en Allemagne, culte du corps, spiritualité païenne et défiance vis-à-vis de la haute culture arrachée depuis des siècles par les héros de la pensée. Cette France héritant des Lumières se fracasse dans l’ère futile, volatile, entre crispations identitaires et revendications individualistes, prenant une distance face aux idéaux de connaissance. La mouvance völkisch n’est plus. Mais en 2000, une nouvelle mouvance est apparue, le « technisch », celle des geeks et autres gens du monde ensorcelés par les technologies et dont le prophète est Steve Jobs, un type génial non pas pour ses découvertes savantes mais pour avoir fait d’une marque un culte avec ses boutiques disséminées tels des temples voués à l’applemania. La spiritualité « technisch » est d’un type nouveau, oscillant entre une sorte d’animisme artificiel, de pensée magique et de fétichisme technologique. Elle est l’un des signes puissants de la civilisation en crise, à l’instar de la spiritualité völkisch qui actualisa en partie la crise européenne il y a un siècle.

Le lecteur averti n’est pas dupe et sait où je veux le mener en usant du jeu de miroirs völkisch et « technisch », néologisme inventé avec l’intention de traduire une crise de civilisation qui pourrait ressembler à celle des années 20 et 30 du siècle dernier mais qui s’en démarque largement. Le völkisch fut un mouvement conservateur, ayant participé à l’avènement du sombre Reich, en connivence avec une idéologie, celle d’encadrer les masses depuis une hiérarchie. Le « technisch » au contraire n’a rien d’un encadrement des masses. Les individus s’encadrent eux même dans ce filet artificiel tissé par le Web, les écrans, les réseaux sociaux, les savoirs utiles et souvent futiles. Il n’y a pas d’idéologie. C’est le Moi tout puissant et triomphant qui s’exprime, dévoilant parfois son cortège d’émotions, d’envies, de ressentiments et de déviances narcissiques. Si nouveau totalitarisme il y a, c’est celui du Moi. Rien de commun avec le fascisme des années 30 et son appareil d’Etat en guerre contre l’ensemble du peuple.

Le totalitarisme du Moi va de pair avec la mécanique du marché. L’individu est un agent, un opérateur, un acteur, impliqué avec d’autres individus pour établir des interactions et aussi des transactions. L’individu voit dans autrui un acteur dévoué pour l’échange, matériel, virtuel, jeu. Autrui est considéré sous l’angle de l’intéressement. L’individu ne voit plus en autrui l’ami, l’amour, le compagnon, le frère, le citoyen, bref, la personne dans son entièreté, avec une longue histoire et une espérance, une personne transfigurée dans l’espace et le temps. Dans le système du Moi totalitaire, l’existence se vit comme un jeu au présent, avec des échanges matériels, objectifs, localisés, médiatisés souvent par les écrans.

Cette existence au présent, faite de contacts matériels, dans l’instant et l’espace, se trouve en connivence avec la science moderne basée elle aussi sur les contacts et les interactions. Une science qui permet de réfléchir et concevoir ce qu’il y a derrière le phénomène mais qui se refuse à cette tâche car ce qui n’est pas phénoménalisable ne compte pas. La science en crise de sens va de pair avec l’existence du Moi dans ce nouvel univers totalitaire qui mine les démocraties libérales et les républiques mais en usant de moyens insidieux et soft ; rien de commun avec la brutalité des fascismes d’Etat. Sauf le sentiment que le monde n’est plus un havre de confiance car si d’un côté le totalitarisme veut rassurer avec les pommades sécuritaires les consciences moutonnières et les individus de la masse, de l’autre côté ce même totalitarisme joue sur les peurs, les aspirations au conformisme et ne rend pas facile l’existence des individus dotés d’un coefficient spirituel conséquent et soucieux de libertés.

Le totalitarisme du Moi fonctionne avec l’Etat du 21ème siècle, du moins en Occident. Avec comme un ensemble de dispositifs adossés à des enjeux désignés comme essentiel par les Etats. Politique de l’offre, réchauffement climatique, sécurité sanitaire, transition énergétique. Le Moi se prête à ce jeu de part son existence dans l’action, l’espace et le temps. Peut-on sortir de cette crise, de ces crises ? Un œil perspicace pensera à la chouette de Minerve s’envolant à la tombée de la nuit. Hegel pensait en effet que la philosophie arrive toujours après coup, trop tard. Cette chouette fut mentionnée dans la préface d’un livre de Husserl par Granel qui évoquait le triomphe de la barbarie fasciste et l’échec du combat des Husserl et autres Cassirer, ces grands humanistes qui avaient promu la liberté libérale comme valeur européenne suprême.

Les consciences éveillées savent bien que l’objectif « humain » des sociétés n’est pas de résoudre les crises financières, économiques, sanitaires, ni le climat, mais de trouver les réponses à la crise spirituelle mondiale, qui est aussi une crise des civilisations.


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17 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 5 mars 2015 09:30

    En un mot, la science est parfaitement « ajustée » à la Nature ?

    heu...
    En un mot, la science détruit la nature...on peut le constater ces dernières années..en fait depuis l’avènement de l’ERE industriel au XIX siècle..La planète est jonchée des déchets de cette science qui devait faire avancer l’humanité.. ?
    Une escroquerie de plus vendu comme un progrès par la mafia planétaire...
    Y a que les cons pour y croire encore... !

    • bourrico6 5 mars 2015 10:50

      @Le p’tit Charles

      Moui... m’enfin confondre science et industrie, faut oser.


    • fred.foyn Le p’tit Charles 5 mars 2015 11:05

      @bourrico6...ben mon pauvre...sans la science il n’y aurait pas eu d’industries tout simplement...mais je pense que c’est trop simple pour votre esprit perturbé.. ?


    • bourrico6 5 mars 2015 09:41

      Ah, la monsieur fait son Caliméro smiley

      Tu ne réponds pas aux interrogations qui te gênes, tu passes un nombre incroyable de chose sous silence, en fait, tout ce qui pourrait amener à une remise en cause de tes théories, tu as crée tes propres dogmes et tu nous assommes avec.

      Il se trouve nombre d’individus mal instruits prêts à vous expliquer comment il faut aborder et considérer la science

      Tiens ça te va très bien, et toi c’est au monde entier que tu clames ta vérité, mais vu le ton arrogant et présomptueux.... je cite : Un tel programme, décliné en articles soignés sur Agoravox

      Je crois sincèrement que tu pètes plus haut que t’as le fion comme on dit.


      • joelim joelim 5 mars 2015 22:10

        tu passes un nombre incroyable de chose sous silence


        Parmi les choses qu’on voit sur AV on trouve rarement cet argument mais à chaque fois que je le vois je le trouve fascinant...

        Certes, en écrivant cela, comme pour tout écrit jamais effectué dans l’univers, on peut me reprocher de passer des choses sous silence. smiley

      • philouie 5 mars 2015 09:53

        Les consciences éveillées savent bien que l’objectif « humain » des sociétés n’est pas de résoudre les crises financières, économiques, sanitaires, ni le climat, mais de trouver les réponses à la crise spirituelle mondiale, qui est aussi une crise des civilisations.

        je reposte, en prolongement à ce dernier paragraphe :

        Quelle religion pour l’occident décadent ?
         
        Si tout le monde s’accorde à dire qu’on va droit dans le mur, beaucoup sont encore à croire que des solutions économiques ou politiques pourraient répondre à ces défis, pendant que d’autres se contentent bêtement de faire de l’Islam la cause de nos problèmes.
         
        A l’évidence, la crise du monde occidental est une crise des valeurs, une crise de foi.
         
        Le Charlisme religion du « JE suis libre et JE t’emmerde », dernier avatar de l’humanisme des lumières, religion de l’EGO infatué, n’est que le prolongement de cette hérésie chrétienne qui a cherché de faire de l’homme un Dieu. On en voit les résultats aujourd’hui : succès dans la domination de la matière, progrès technologiques d’un coté, délabrement morale de l’autre.
        Ce délabrement moral se caractérise par la négation de l’autre, idéologiquement, économiquement et militairement.
        Peut-on croire qu’il y a encore un avenir pour cette humanité qui vit du crime, du mensonge, du vol, de la domination de quelques uns ?
        Peut-on croire que des réformes cosmétiques qui ne visent qu’à pérenniser le crime puissent sauver le monde de l’avidité entretenue par le monde marchand ?
        Non. Le problème de l’occident chrétien n’est ni économique, ni politique mais est religieux et ne trouvera de solution que par la religion.
         
        Alors, quelle religion pour l’occident décadent ?


        • colere48 colere48 5 mars 2015 10:28

          à messieurs bouricot et p’te louise
          à méditer.....

          Salim Mansour professeur de science politique à l’Université Western, Canada

          Salim Mansour : « Nous musulmans, sommes la source de notre propre misère »

          « Nous avons hérité d’une culture du déni, du refus trop fréquent de reconnaître notre propre responsabilité dans le malaise généralisé qui laisse la plupart des pays arabo-musulmans dans un état de délabrement économique, politique et social.

          Les rapports sur les pays arabes sont un triste catalogue de tyrannies bien ancrées, d’économies en déroute, de richesses dilapidées, d’oppression des femmes, de persécution des minorités et de violence endémique.

          Au lieu de reconnaître la réalité du monde arabo-musulman comme une civilisation brisée, nous les musulmans avons tendance à nous complaire à blâmer les autres pour nos maux, faisant dévier nos responsabilités pour les échecs qui sont devenus des lieux de reproduction de la violence et du terrorisme.

          Beaucoup de nos intellectuels dans la vie publique et de nos dirigeants religieux dans les mosquées sont des adeptes du double langage, ils disent des choses en anglais ou en français, puis le contraire en arabe, en ourdou ou en farsi.

          Nous avons fait de l’hypocrisie un art, et avons tissé un écran de mensonges pour nous-mêmes qui nous rend aveugles à la réalité du monde qui nous entoure.

          Nous bouillons de colère et de ressentiment contre l’Occident, alors même que nous avons prospéré dans la liberté et la sécurité des démocraties occidentales.

          Nous avons inculqué à nos enfants une fausse fierté, et leur avons donné un sens de l’histoire qui s’écroule sous l’œil de la critique minutieuse. Nous leur avons transmis le fardeau de loyautés conflictuelles – et maintenant certains d’entre eux sont devenus nos cauchemars.

          Nous prêchons la tolérance, mais nous sommes intolérants. Nous exigeons l’inclusion, mais nous pratiquons la ségrégation des sexes, l’exclusion des minorités et de ceux avec lesquels nous sommes en désaccord. »


          • fred.foyn Le p’tit Charles 5 mars 2015 10:43

            @colere48....Vous savez « jolie minette »...on trouve des gens censés de par le monde...pas beaucoup mais il y en a... !


          • bourrico6 5 mars 2015 10:48

            @colere48

            C’est bien gentil mais je conchie les religions, donc j’ai pas dépassé la seconde ligne.


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 5 mars 2015 16:44

            Dugué veut dire « quelque chose » mais il n’ose pas :

            Dans sa conclusion à son article : «  »Les consciences éveillées savent bien que l’objectif « humain » des sociétés n’est pas de résoudre les crises financières, économiques, sanitaires, ni le climat, mais de trouver les réponses à la crise spirituelle mondiale, qui est aussi une crise des civilisations.«  » ... Il devrait tout simplement me citer !

            Dugué veut bien changer mais il est « bloqué intérieurement », comme tous les responsables français qui ont tous quelque chose en travers de la gorge, ils préferent se rabattre facilement sur leurs concitoyens du Front National qu’ils transforment en boucs émissaires.


            • soi même 5 mars 2015 17:43

              Bernard , vous n’avez pas l’impression de contribué beaucoup à l’opèration, où alors vous êtes un génie qui a visiblement 100 avance sur les autres, sérieusement que pensez vous du Projet Blue Beam ?
              Un projet de haute valeur ajouté de connaissance scientifique vous trouvez pas .......


              • ddacoudre ddacoudre 5 mars 2015 21:16

                bonjour dugué

                nous savons bien que l’homme à peur de l’inconnu cela l’angoisse et chercher une réponse même si elle est fausse. la science nous donne beaucoup de réponses donc chacun veut en faire le meilleur usage dans ce qu’elle offrent comme certitudes, surtout si elle permet d’accéder au poste de dominant et a la vie éternelle. les applications technologiques sont dans le rapport de l’homme à ses créations ce qu’était l’homme préhistorique à son arc, il y a trouvé une amélioration de sa condition humaine, mais pas un sens à son existence s’il pense qu’il est indépendant de sa propre propension à penser sa penser. Nous ne pouvons définir les choses observables qu’avec notre cerveau, même s’il utilise des moyens ayant augmenté ses capacités. la quête du sens de l’existence est un Graal, un attracteur dont toutes les réponses scientifiques que nous lui donneront seront toujours fausses, mais utile pour être une marche d’où aller plus loin, justement parce qu’elle est fausse. l’exactitude avéré des connaissances de la matière qui bouleverse nos existences par la place grandissante à en devenir aliénante, se mesure par le taux de natalité des pays qui en font un grand usage. si nous ne connaissons pas les raisons de notre existence nous savons au moins que la finalité est de perpétuer l’espèce or pour se faire il faut être au dessus de 2, alors quand des sociétés au top des sciences sont en dessous de ce seuil, l’on peut s’interroger si la nature ou dieu pour ceux qui croient, trouve que les conditions de l’utilisation de cette science est compatible avec le développement de l’existence.

                cordialement.


                • joelim joelim 5 mars 2015 22:21

                  La science devrait avoir pour objectif unique l’augmentation de la qualité de vie. Comme la médecine. Cela inclut la connaissance abstraite du moment qu’elle augmente la qualité de vie (astronomie oui, OGMs pour le commerce non). J’appelle cela la fonctionnalité. La Science se perd de ne pas avoir un objectif fonctionnel. Les réflexions de Bernard Dugué sont fonctionnelles car elles visent à mener à une amélioration dans la définition des buts et dans la démarche de la science. 


                  • Jean Keim Jean Keim 6 mars 2015 09:45
                    Monsieur Dugué, 
                    J’aime bien votre article, celui là je peux le parcourir, mes connaissances scientifiques ne me permettent d’ouvrir que des ouvrages de vulgarisation grand public et généralement je ne peux donc que suivre et sourire aux mouvements de la balle de ping-pong qui dans les commentaires va des détracteurs à leurs adversaires dont vous faites souvent partie.
                    Vous incriminez le moi tout puissant pour expliquez notamment l’état de la science mais qu’est-ce que le moi ?

                    • rocla+ rocla+ 6 mars 2015 09:48

                      le moi c ’est le lui de l’ autre 


                      • Jean Keim Jean Keim 7 mars 2015 08:38

                        @rocla+
                        Je me demande si votre répartie est ad hoc.


                      • JC_Lavau JC_Lavau 8 mars 2015 20:30

                        Commerçant avisé, Dugué cherche à vous vendre son retour aux religions, dont le contenu moral est sçavamment laissé dans le flou.

                        Le mot magique « spirituel » faisant halo pour masquer le vide conceptuel du Dugué.

                        Ce que les freudiens appellent un « Surmoi » est appelé en d’autres milieux l’éthique et sa traduction concrète la déontologie.

                        Charles de Gaulle et Yvonne Vendroux avaient des surmois énormes. Sarkösy n’en a aucun, et l’actuel locataire de l’Elysée est comme lui un agent du gouvernement U.S.

                        Sous les déluges d’obus, le petit peuple du Donbass fait preuve d’une déontologie collective, d’une tenue morale dont nous ne sommes plus capables, narcisses sans bornes, gavés dans nos pays surenveloppés. Chez nous le pillage serait installé depuis longtemps déjà, chez nous tout le monde est contre tout le monde, et plusieurs partis de l’étranger - qui disposent de tous les media - travaillent depuis longtemps à la ruine du pays.

                        Il est juste impossible de parvenir à un accord déontologique si chacun garde ses vues et ses objectifs secrets. Il faut au contraire exposer ses valeurs aux grands vents de la critique, et attendre patiemment que d’autres prennent les mêmes risques, que les négociations puissent enfin commencer. Vous verrez, plus de grandes gueules froussardes que de courageux...

                        Nous, cela fait neuf ans que nous avons publié notre code de déontologie. Deux personnes seulement ont apporté des critiques, d’ailleurs judicieuses et utiles. Plusieurs autres se sont contentés de redoubler de haine et de rage.

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