Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Mener une vie de con en Allemagne malgré un bon BIB

Mener une vie de con en Allemagne malgré un bon BIB

Ecoutons attentivement les médias français et nous verrons que beaucoup de nos politiciens, secondés par de dociles journalistes et autres observateurs experts en découpage du monde, ne tarissent pas d’éloges sur l’Allemagne, ses produits costauds et surtout son incroyable dynamisme économique faisant de cette nation un pays exportateur de premier choix dont les excédents commerciaux ne peuvent que nous rendre envieux, nous Français et notre déficit commercial de dizaines de milliards d’euros. Cette réussite allemande suscite des interrogations soldées par des réponses convenues. Productivité, flexibilité du travail, modération salariale, incitation à prendre des emplois pour recevoir les aides sociales, tissu de PME innovantes et voilà, l’affaire est entendue, malgré l’euro fort, si les Allemands ont un chômage parmi les plus bas et un déficit réduit, doublé d’une confiance des marchés pour emprunter, eh bien c’est parce qu’ils appliquent des solutions efficaces alors que les pays qui rament refusent d’utiliser les bonnes réformes capables de les remettre sur les rails de la croissance. Voilà en résumé ce qui se dit chez nos analystes et économistes distingués, que ce soit dans les talk show généralistes comme sur la 5, les interviews données dans les radios ou encore les commentaires invités dans les JT. Pour peu, la vision vire au manichéisme le plus abouti et nous finissons par être persuadé qu’outre-Rhin, les choses sont bien faites alors qu’en France, c’est le foutoir à cause des corps intermédiaires, des idéologies socialisantes, des 35 heures, des dépenses publiques incontrôlé et de l’assistanat.

L’Allemagne, ce bon élève de l’Europe économique, révèle des traits sociaux plus contrastés et même quelque peu inquiétants pour ce qu’ils signifient en terme de vécu et de qualité d’existence. Un article édifiant vient de paraître dans le Spiegel. Une étude récente montre qu’une bonne partie des Allemands ont perdu les facultés d’apprécier les bons moments de la vie. Comment est-ce possible ? Les raisons sont certainement multiples mais les sociologues auteurs de cette étude mettent l’accent sur la crise des dettes européennes tout en faisant remonter le phénomène en 2008, c’est-à-dire au début de la crise financière. Les Allemands ont assez rapidement cet enthousiasme qu’on leur connaissait et qui s’exprima lors de la coupe du monde en 2006. Mais en 2012, ces mêmes Allemands ont perdu la joie de vivre, titre la journaliste du Spiegel. Qui évoque les propos d’un certain Sven, confessant dans un groupe de parole ses tourments liés notamment à une surcharge de travail. Sven parle de cette journée où il s’apprêter à quitter le bureau pour se détendre dans son foyer familial, sauf qu’au moment de partir, le boss lui met sur le bureau une tache à effectuer sur le champ. Du coup, Sven rentre tardivement chez lui, sa femme est dépitée et il se dit, la soirée est pourrie et l’idée de passer un moment de détente s’est envolée.

Le cas de Sven n’est pas unique. L’étude montre que pas moins de 46% des Allemands interrogés expriment une perte progressive de joie de vivre. Ce pourcentage pouvant monter à 55 si l’on considère la tranche d’âge de jeunes actifs témoignant de leur incapacité à se sentir bien dans leur existence en se réservant des moments de détente. Plus généralement, l’étude révèle quelques traits sur le perfectionnisme très apprécié et qui, si un objectif est atteint, procure une satisfaction mais le revers de la médaille, c’est qu’après une journée intense, les individus rentrent chez eux en ne sachant même pas ce qu’ils ont fait de leur journée. De plus, la sollicitation permanente et l’exigence d’être joignable à tout moment produisent chez les sujets le sentiment de ne plus savoir apprécier les instants de détente, confiant n’être même pas détendu après avoir fait l’amour. Les Allemands n’auraient plus le gène du plaisir et seraient même pénétrés de ressentiment, à l’égard par exemple des Grecs dont ils jugent les vacances trop étendues et les pensions de retraites trop élevées. Ce qui est logique. Quand on pense mener une vie de con, on finit par devenir envieux et s’imaginer que le voisin ou le lointain mène une vie de pacha. C’est ce qui arrive aussi en France où l’on entend quelques sympathisant d’un parti populiste aisément identifiable que les immigrés sont mieux traités que les citoyens français. Notons qu’il n’y a pas que le travail harassant qui peut être source de mal être. Il y a pire et le chômage accompagné de revenus réduits peut engendrer ce sentiment de mal vivre.

Pourtant, le mal vivre dont témoignent les Allemands interrogés par l’étude rapportée dans le Spiegel ne repose pas sur l’inactivité mais bel et bien sur l’inverse, une hyperactivité, un sentiment de temps accéléré et le plus étonnant, c’est que l’OCDE vient de publier son indice du bonheur où l’Allemagne se classe très bien, comme du reste dans une autre étude publiée sur le site Globeco où seuls deux pays scandinaves devancent une Allemagne qui aurait progressé depuis les années 2000. Cherchez l’erreur ! En fait, les données ne sont pas contradictoires. Que les citoyens votent, que le système éducatif soit performant et le chômage bas, que la sécurité soit correcte et la recherche performante, que le PIB par habitant soit élevé… tous ces indicateurs ne garantissent aucunement un vécu fait de plaisirs, de plénitude et de bonheur. Alors une chose ressort, c’est que la crise, comme ne cessent de le répéter les observateurs avertis, est morale. L’OCDE peut bien se targuer de promouvoir et gérer la croissance, cela ne suffit pas à justifier les fins de l’Occident et ces indicateurs ne garantissent pas du tout que le bonheur est au bout du chemin, même s’ils donnent bonne conscience aux cadres dirigeants de l’OCDE. Parmi lesquels on compte des politiciens, notamment Nicolas Sarkozy qui dès 2007, souhaitait évaluer les pays avec un indice de bonheur, avec la complicité des économistes Stiglitz et Fitoussi. Si le bonheur est une idée hautement louable lorsqu’elle s’applique à un individu, le bonheur pris comme finalité collective gérée par les régimes est l’antichambre du totalitarisme.

Dans cette histoire, qui doit-on croire, les administrateurs du régime du bonheur ou bien les témoignages des Allemands qui ne parviennent plus à prendre le temps pour le plaisir et se sentir bien. Pour être précis, il eut fallu dissocier plaisir et bonheur mais la conclusion, c’est qu’à l’ère du PIB et du BIB, beaucoup de gens finissent par mener des vies de cons. Le capitalisme a échoué et c’est pour travestir cette réalité que les gouvernants, qui ont parfaitement pigé le rapport de la trilatérale sur la gouvernance, daté des années 1970, se réclament du BIB, surtout que le PIB est en berne. Il y a une crise qui va même au-delà de la morale, c’est la crise éthique. Crise du sens. On ne va pas bien et on ne sait même pas où aller. Enfin, on sait où ne pas aller. L’Allemagne n’est pas un eldorado, pas plus que l’Europe.


Moyenne des avis sur cet article :  4.56/5   (64 votes)




Réagissez à l'article

65 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 31 mai 2012 08:28
    Voici un court argumentaire fort utile sur le modele allemand, à diffuser sans modération...

    http://2ccr.unblog.fr/2012/03/27/modele-allemand-non-merci%E2%80%A6/


    • nous en avons assez en france de cdd...chomage et miniretraites....alors l’allemagne peut garder ses MIINIJOBS NE DONNANT DROIT NI A SECU NI RETRAITE...

      EN 19 ANS DE CHIRAC-SARKO....IMMOBILISME ET FOLIE...L ALLEMAGNE A RECUPERE PAS MAL DE NOS INDUSTRIES

      AVEC A MONTEBOURG CELA VA S ARRETER.... ras le boL du piratage et LA delocalisation


    • Alex Alex 31 mai 2012 09:05

      Cet article aurait pu être intéressant à une condition près : comparer l’Allemagne avec d’autres pays.

      Le Français, dont la boîte a fermé – ou risque fermer –, éprouve-t-il une intense joie de vivre ?
      Cette joie s’est-elle améliorée au cours des dernières années ?
      Est-il plus heureux que l’Allemand surchargé de travail ?
      Sa vie est-elle plus « conne » que celle de l’Allemand ?
      Je ne sais pas...

      Je ne défends pas du tout le système actuel ; j’essaie simplement de faire preuve d’honnêteté intellectuelle.


      • gloupitch 31 mai 2012 14:07

        @ Alex notamment


        la comparaison n’a pas de sens pour ce que tu dis. Le simple constat qui consiste a dire que le modèle que l’on nous vend comme un nouveau paradigme est une escroquerie intellectuelle (sauf pour les financiers hein !). suffit à conclure que nous ne devons pas nous diriger vers celui-ci, point.
        Du rest, ce n’est vraiment pas une surprise : depuis quand la fin progressive des acquis sociaux, la libéralisation du droit du travail, la précarité de l’emploi permettraient elles une émancipation de l’homme. C’est un non sens dans les termes !



      • Henri Francillon Henri Francillon 31 mai 2012 14:40

        À voir en tout cas le nombre d’Allemands allant travailler en Suisse, la comparaison avec ce pays n’est pas flatteuse pour le pays d’Angel Merkel, dont l’intelligence ne saute pas aux yeux si l’on regarde cette vidéo où elle est incapable de situer Berlin sur une carte du monde.
        Les arguments de ces Allemands sont les suivants : en Suisse, le travailleur est bien plus respecté par les patrons, mieux payé et évolue dans un environnement bien plus agréable. La Suisse est hors de l’UE et son Gouvernement a donc encore le pouvoir politiquement comme économiquement, ce Gouvernement se trouvant être le peuple puisque ce pays pratique la démocratie directe.
        Sources : André, Philipp, Werner et autres Konrad que je connais personnellement.


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 31 mai 2012 09:11

        Les difficultés que rencontrent les Allemands dans leur vie quotidienne doivent être allégées, si cela et possible, mais, surtout, ne doivent pas servir d’alibi et de repoussoir à d’autres peuples (français ?) pour refuser de s’engager sur la voie de la rationalité en matière de gestion publique.


        • Traroth Traroth 31 mai 2012 17:47

          Ca veut dire quoi, « la rationalité en matière de gestion publique », exactement ?


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 1er juin 2012 07:04

          Je n’en sais foutre rien ! Je me demande bien pourquoi j’ai écrit cela...


        • Traroth Traroth 6 juin 2012 16:51

          Votre réponse est originale, au moins... smiley


        • Francis Black 31 mai 2012 10:25

          Lorsque le taux de chomage est inférieur à 5 %, les salariés changent d’entreprise comme ils le souhaitent, le rapport de force est inversé.

          Je peux vous assurer être heureux en Allemagne depuis que j’y travaille.


          • BlackMatter 31 mai 2012 14:21

            Lorsque le taux de chomage est inférieur à 5 %, les salariés changent d’entreprise comme ils le souhaitent, le rapport de force est inversé.


            Si tel était le cas, comment expliquez vous que 22% des actifs sont sous le seuil de pauvreté ?
            Considérez vous normal que les personnes qui ne vient que de minijobs ou de job à 1euro de l’heure ne soient pas comptabilisés comme chômeurs ? Au sens du BIT, on n’est pas chomeur si on travaille plus de 78h par mois. Mais le BIT ne tient pas compte de la rémunération. Ainsi plusieurs millions d’allemands vivent avec moins de 720 euros par mois avec pourtant un temps complet. Et le système fait qu’ils sont contraints d’accepter de tel jobs. Ca fait baisser les chiffres du chômage mais c’est artificiel. La vérité est qu’il y a sans doute en Allemagne autant de chômage qu’en France, sinon plus. Ne pas oublier que ce qui fait une partie importante des excédants commerciaux de l’Allemagne n’est pas seulement la compétitivité mais la faiblesse de la demande intérieure. C’est ce qui fait d’ailleurs que de nombreux partis allemands (y compris celui de Merckel) demandent la mise en place d’un smic. Car le danger, c’est que si on tue les consommateurs français, italien, espagnol, belges ect, il n’y aura plus d’exportation pour l’Allemagne. Et en l’absence de marché intérieur, plus de jobs...

            Donc, il est impératif que l’Allemagne augmente les salaires et revigorise son marché. A partir de là, et moyennant quelques efforts des autres pays en matière de compétitivité, des échanges équilibrés pourront s’établir ce qui fera travailler tout le monde à des salaires raisonnables. En même temps, il faudra instaurer une préférence européenne de manière à éviter les mêmes problèmes avec la Chine (qui touchent aussi l’Allemagne d’ailleurs).

          • ARMINIUS ARMINIUS 1er juin 2012 04:30

            Les Jobs à un Euro ne concernent pour la plupart que les salariés sans aucune spécialisation, de plus ils sont la condition nécessaire au maintien d’aides sociales. Enfin ils permettent de rester en contact avec le monde du travail, ce qui est plutôt bien ressenti ... et c’est, de toutes façons, mieux que de rester isolé !


          • ekarlate 1er juin 2012 11:23

            Je suis frontalier de ce pays et je vous assure que si j’avais les moyens j’irais volontiers vivre en Allemagne.

            Il y existe encore un certain civisme que nous avons perdu depuis longtemps.
            Et pour 5 euros vous trouvez encore d’excellentes pizzas servies avec le sourire.


          • BlackMatter 4 juin 2012 23:37

            Pas d’assurance chômage, pas de sécurité sociale, vous appelez ça le maintien des aides sociales ? Qu’est ce que ça serait si on les retirait à ces travailleurs !

            Pour la pizza à 5 euros, ça fait 5 heures de travail... Ça fait cher pour les salariés à 1 euro.
            Un smiscard en France n’a besoin de travailler qu’une heure et 15 minutes pour se payer une pizza correcte chez le pizzaiolo du coin ( moins de 9 euros la grande pizza).

          • kriké 31 mai 2012 11:11

            Freudenabteilung c’était le bon temps
            fini la rigolade  smiley 


            • ARMINIUS ARMINIUS 31 mai 2012 12:10

              Hum, je fréquente régulièrement pas mal d’Allemands et l’article du Spiegel me semple pour le moins partiel...le seul truc qui récemment ait un peu pourri la vie des allemands est le report de l’age de la retraite... à part ça ils ont retrouvé un haut standard de vie après s’être un peu serré la ceinture depuis 2008. Un immobilier beaucoup plus accessible qu’en France, des couts de vie moins élevé (surtout alimentaire) leur permet toujours le même accès aux loisirs ...il y a beaucoup plus malheureux en Europe ! Dans la presse allemande comme ailleurs un article en chasse un autre...


              • BlackMatter 31 mai 2012 14:26

                Pourtant, d’après le classement du FMI pour 2010, le PIB par habitant à parité de pouvoir d’achat est inférieur en Allemagne qu’en France (1000 euros de moins par an). Donc malgré les loyers faibles, les allemands ne vivent pas mieux que les français.


              • c.d.g. 1er juin 2012 10:19

                Je suppose que l ex RDA fait baisser la moyenne
                Je vis en Allemagne et je peux confirmer qu on y vit bien mieux qu en france.
                Evidement c est pas le paradis meme s il y a pas mal de francais qui viennent travailler ici et assez peux d allemands qui vont faire de meme en France il y a quand meme des raisons

                Avantage en Allemagne sur :
                - salaire (ca depend evidemnt de la branche, mais si vous etes dans la technique, ca paye mieux ici)
                - condition de travail : mieux considéré, pas d horaire a rallonge a la francaise (la notion de forfait pour les cadres est ici inconnu), c est pas mal vu de partir tot le soir
                - le cout de la vie : nourriture moins cher et prix des logement sans commune mesure avec la france
                - la criminalite (bon c est vrai que je suis partial, je viens du sud de la france). ici vous pouvez laisser quelque chose dehors et le retrouver
                - l automobile : pas de limitation de vitesse sur certaines portion d autoroute. on peut se faire un petit plaisir de temps en temps smiley

                Par contre c est vrai que le climat c est pas forcement terrible, mais c est pas non plus l enfer si vous etes pas dans le nord ou la ruhr


              • Tristan Valmour 31 mai 2012 12:11

                L’Allemagne, c’est aussi :
                -  des autoroutes gratuites mais surchargées de camions en provenance de Pologne et autres pays de l’Europe Centrale et Europe de l’Est, la circulation est horrible ;
                -  l’aéroport de Francfort tout le temps en grève
                -  des profs qui quittent leur travail à 50 ans parce qu’ils sont complètement lessivés
                - une rigidité des autorités parfois burlesque
                - un pays qui est allé exporter ses déchets médicaux en France il y a quelques années


                • simir simir 31 mai 2012 14:30

                  Effectivement et sur l’axe Est Ouest les autoroutes en plus d’être surchargées sont à 2 voies et quand elles sont passées à 3 voies c’est en prenant la bande d’arrêt d’urgence et avec limitation à 120 km/h tellement les voies sont étroites.

                  C’est aussi une bureaucratie envahissante. Par exemple pour acheter une voiture d’occasion à un particulier prévoir une journée pour les différents papiers (Abmeldebescheinigung, facture de l’ADAC, Kurzeitkennzeichnen, assurance de 5 jours obligatoire et chère ...) alors qu’en france si je vend ma voiture à un étranger je barre la carte grise et point barre.

                • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 mai 2012 12:17

                  Mes excuses pour un mot manquant

                  Les Allemands ont assez rapidement cet enthousiasme

                  Les Allemands ont perdu assez rapidement cet enthousiasme

                  Mais soyons résilients et ne nous perdons pas dans les maux


                  • spartacus spartacus 31 mai 2012 12:27

                    Nul pays n’est parfait. 

                    L’argent ne donne pas forcément le bonheur, mais en avoir, ça facilite quand même.

                    • ARMINIUS ARMINIUS 1er juin 2012 03:57

                      C’est bizarre , les commentaires qui assurent que les Allemands s’en sortent plutôt bien malgré tout sont notés négativement, jalousie ou effectivement anti-germanisme primaire ?


                    • foufouille foufouille 31 mai 2012 12:33

                      sur que etre a la retraite et devoir faire chauffeur de bus pour 2.45/h brut, ca doit pas etre genial


                      • dom y loulou dom y loulou 31 mai 2012 13:02

                        ils peuvent bien mettre tous les termes de normalité supposée sur ce qu’est la machinerie occidentale de fait 


                        pour toute vie sur ce monde, depuis sa progression babylonienne jusqu’à nous jours

                        une hiérarchie impériale esclavagiste, psychopathe et déshumanisante

                        l’enfer sur terre 

                        • Yohan Yohan 31 mai 2012 13:04

                          Les français ont toujours des leçons à donner aux autres. Il est vrai qu’on chante mieux les pieds dans la merde smiley


                          • Nakwenda 31 mai 2012 17:42

                            J’adhère.
                            Bouh les Allemands, vous travaillez et vous êtes pas heureux ! Mais en France, on est heureux avec nos dizaines de tubes d’antidépresseurs !
                            Je constate qu’une chose dans cet article, c’est que les Allemands n’ont pas su répondre à la grande question philosophique de la recherche du bonheur. Comme le reste du monde.

                            Et en attendant, au lieu de vous livrez à un anti-germanisme primaire , demandez vous qui risque d’être le plus malheureux dans les prochaines années parce qu’il a pas travaillé.


                          • ARMINIUS ARMINIUS 1er juin 2012 04:00

                            La 2ème phrase est de Coluche Yohan, vous auriez du le préciser vous auriez alors été noté positif !


                          • Yohan Yohan 31 mai 2012 13:05

                            Ce qui est étonnant, c’est de voir le nombre de nartiks écrits par des chômeurs congénitaux qui passent leur temps à nous dire ce qu’il est bon de penser pour l’avenir de ce pays...


                            • dom y loulou dom y loulou 31 mai 2012 13:31

                              tandis que les sionards masqués et schizos, comme yohan, sont de vrais saints et dieux sur terre


                              allons les enfants, courbettes et genouflexions devant autant de magnificence...

                              pauvre merde

                              • abelard 31 mai 2012 14:12

                                Il serait peut-être bon de s’interroger sur un léger paradoxe :

                                Tandis que nos experts médiatocs s’enthousiasment à longueurs de colonnes ou de journaux TV sur l’extraordinaire Allemagne de Mâme Merkel, (la Bundesrepublik étant devenue l’arbitre de l’efficacité, de la modernité, de la saine gestion etc...) la même Merkel vole de déconfiture en raclée électorale.
                                Tout dernièrement, les élections en Rhénanie du nord-Westphalie, Land le plus peuplé d’Allemagne, ont tourné à la catastrophe pour la CDU : elle y a enregistré son plus faible score historique !

                                http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/14/elections-en-rhenanie-du-nord-westphalie-merkel-parle-d-une-defaite-douloureuse_1700928_3214.html

                                N’y aurait-il finalement que nos éditorialistes et nos politicards inféodés aux marchés pour apprécier cette politique ?


                              • nobody 31 mai 2012 14:16
                                L’Ancien Régime a échoué : nous n’étions pas heureux !

                                Le Communisme a échoué : nous n’étions pas heureux !

                                Le capitalisme a échoué : nous ne sommes pas heureux !

                                La question à se poser : sommes nous apte au bonheur ?

                                • Nakwenda 31 mai 2012 17:49

                                  Parce que beaucoup de gens sont des branleurs et attendent le bonheur le cul vissé sur leur chaise.
                                  A partir de là, aucun régime ne permet le bonheur.
                                  SI tu veux le bonheur, faut aller le chercher : par un métier qui te passionne, par du voyage, par un sport. Mais pour ça, il faut dans tous les cas bosser.

                                  Y a pas à reprocher au système d’être malheureux, si on est malheureux, on se bouge le cul pour voir ce qu’on peut faire pour changer sa vie. Et le modèle capitaliste-démocratie laisse beaucoup de libertés sur la manière de vivre sa vie avec le modèle anarchiste.


                                • bert bert 1er juin 2012 02:27

                                  ouaip c’est super le nucléaire

                                   les monopoles des multinationales
                                  les diktateurs et les pachas.........

                                • moussars 1er juin 2012 12:34

                                  @ nobody

                                  Le Communisme a échoué parce que ce fut tout sauf du communisme. Quel rapport entre Staline et le communisme ?!

                                  Le capitalisme a échoué parce qu’« on » a tout appliqué de celui-ci justement...

                                • lloreen 31 mai 2012 14:36

                                  nobody
                                  « La question se pose...apte au bonheur » ?

                                  Je suis heureuse à 100%.Surtout parce que je suis personnellement très apte à savoir ce qui est bon pour moi et que je laisse le soin aux autres de savoir si est pour pour eux.
                                  Aucun stress.


                                  • L'enfoiré L’enfoiré 31 mai 2012 19:28

                                    « Le bonheur est une femme. » dit Friedrich Nietzsche smiley


                                  • Le péripate Le péripate 31 mai 2012 14:48

                                    Pourtant un bon bib et au lit est connu comme un bonheur simple.


                                    • L'enfoiré L’enfoiré 31 mai 2012 16:59

                                      On parle de sport en chambre ? smiley


                                    • lloreen 31 mai 2012 14:53

                                      Il ne serait pas déplacé de rappeler que depuis 1945, le territoire appelé RFA est de facto le 51ième état des Etats-Unis .Il n’y a toujours pas de traité de paix officialisant la fin de la guerre entre les alliés et et les allemands, les Etats-Unis se servant de la RFA comme d’une enclave à l’intérieur de l’Europe et d’une plate-forme pour leur armée .Il suffit de taper Rhein-Main Air Base dur google pour voir ou Rammstein, d’où décollent tous les avions militaires américains lorsqu’ils partent attaquer l’Afghanistan, la Syrie, La Lybie et tout autre objectif pour satisfaire l’instinct meurtrier de leurs chefaillons gouvernementaux criminels.

                                      La RFA est donc un simili état avec des lois virtuelles sans véritable gouvernement pouvant légalement conclure des contrats avec d’autres.

                                      Si vous voulez donc comprendre pourquoi les politiciens atteignent pratiquement l’extase en parlant faussement de « l’Allemagne » (qui n’existe plus en tant qu’état véritable depuis la mise en place de l’état occupé qu’ils ont baptisé la RFA) , c’est parce que c’est le modèle parfait de l’état d’asservissement qu’ils réservent à toutes les autres nations.

                                      La première opération a consisté pour ces psychopathes à entrer dans la place via la RFA, la seconde opération a consisté à imposer à toutes les nations (qui ont voté NON au traité de Lisbonne) le traité inique de Lisbonne -et le MES...) l’union européenne dictatoriale fonctionnant sous le joug d’eurodictateurs co optés...

                                      Il est bon de se souvenir que si les autres états ont eu un referendum pour ou contre l’adoption du traité de Lisbonne....les Allemands n’ont pas eu droit à ce luxe....

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès