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Accueil du site > Actualités > Société > Nos ancêtres les Arabes

Nos ancêtres les Arabes

Nicolas Sarkozy a raison. Prendre la nationalité française, c’est devenir le descendant des Gaulois : non pas d’un point de vue biologique, bien sûr, mais sur le plan culturel. Qu’on le veuille ou non, Astérix et ses amis ont marqué de leur empreinte la culture française. Un peu. Un tout petit peu. Mais nos « ancêtres » sont aussi – et même bien davantage – romains, grecs, juifs, arabes, italiens, anglais, allemands, russes…

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Arbre généalogique d’un Franças

 

Qui sont nos ancêtres ?

Bien évidemment, il serait absurde – à moins de ressusciter la croyance farfelue en une « race française » – de refuser la naturalisation à tous ceux qui ne descendent pas des Gaulois. Mais tel n’était pas le propos de M. Sarkozy, qui parle d’une autre filiation : non pas naturelle, biologique, mais culturelle, historique. Or, à ma connaissance, la culture française doit peu de choses aux Gaulois. Certes, notre langue comporte quelques rares mots d’origine gauloise. Par ailleurs, il est probable que les gallo-romains qui vivaient dans la région de Lutèce parlaient le latin avec un accent particulier, à cause de l’influence de la langue gauloise – de la même manière que le provençal a laissé des traces dans la manière dont les Marseillais parlent le français. Cet accent gaulois a sûrement joué un rôle dans l’évolution du latin populaire vers la langue romane d’où le français est issu. Mais l’influence des Gaulois sur notre culture est restée somme toute bien modeste.

On ne saurait en dire autant de l’influence d’une petite communauté juive qui allait donner naissance à ce qu’on appellerait plus tard la chrétienté. D’un point de vue culturel, nos ancêtres se situent moins en Gaule qu’en Judée, en Galilée et en Asie mineure (dans l’actuelle Turquie). C’est en effet dans cette dernière région qu’est né Saül, alias saint Paul, un juif de la diaspora qui, en évangélisant les païens, a contribué à transformer la secte des disciples de Jésus en une nouvelle religion.

Nos ancêtres, ce sont aussi les Romains, bien entendu. Même s’ils étaient peu nombreux en comparaison des autochtones qu’ils avaient soumis, ils ont apporté avec eux une langue, des techniques, une organisation politique et juridique qui ont laissé des traces durables. Et comme les Romains étaient eux-mêmes, à bien des égards, les fils spirituels des Grecs, nous devons également reconnaître ces derniers comme nos ancêtres. L’histoire de la Grèce antique fait pour cette raison partie de la culture française. Malgré toute mon admiration pour Nicolas Sarkozy, j’ai donc un peu de mal à le suivre lorsqu’il dit : « Mon grand-père maternel est grec, on ne m'a pas appris l'histoire de la Grèce. Au moment où je suis Français, j'aime la France, j'apprends l'histoire de France, je parle le français et mes ancêtres sont les ancêtres de la France, c'est ça l'assimilation ». (Source de la citation : le site de L’Obs).

 M. Sarkozy ignorerait-il que la civilisation grecque est inscrite depuis longtemps dans le programme d’histoire de l’éducation nationale ? Et serait-il obtus au point de considérer qu’un bon Français ne doit s’intéresser qu’à son pays ?

On m’objectera que Nicolas Sarkozy ne parlait pas de l’histoire de la Grèce antique, mais celle de la Grèce moderne, qui a eu beaucoup moins d’influence sur la nôtre. Mais cette objection n’est pas très bonne, comme je le montre dans l’annexe de cet article. Pour l’heure, revenons à nos ancêtres.

Nous savons – même si cela gêne les plus xénophobes d’entre nous – que notre culture doit beaucoup aux Arabes du Moyen âge, notamment par l’influence qu’ils ont exercé sur l’Europe par l’intermédiaire de l’Espagne. Non seulement ils ont transmis des trésors empruntés à d’autres peuples (le zéro, invention indienne ; la philosophie d’Aristote…) mais ils ont enrichi la culture humaine dans différents domaines, notamment en mathématiques et en astronomie. Au vu de ce qu’ils nous ont apporté, nous devons nous considérer comme leurs héritiers, de même qu’ils étaient eux-mêmes les héritiers de civilisations plus anciennes. Le titre que j’ai donné à cet article n’est donc seulement provocateur. Les Arabes du Moyen âge sont au moins autant nos ancêtres que les Gaulois, et sans doute davantage.

Il est impossible de dresser une liste exhaustive de tout ce que la culture de notre pays doit aux différents peuples qui l’ont influencée. Signalons entre autres l’Italie, qui a tant fasciné les princes français de la Renaissance, mais encore l’Angleterre – dont le système politique, plus que les cités antiques, a été une source d’inspiration pour notre démocratie parlementaire – ou encore l’Allemagne de Bismarck, qui a été pionnière dans le domaine des droits sociaux des travailleurs. Les influences étrangères sont particulièrement évidentes dans les domaines scientifiques, philosophiques, littéraires et artistiques. Quand on donne des leçons de piano classique à un(e) petit(e) français(e), quels auteurs lui fait-on étudier ? Couperin, Rameau, Debussy, Satie, Ravel ? Oui, sans doute … mais aussi – et peut-être plus encore – des musiciens allemands (Bach, Beethoven, Mozart…), italiens (Scarlatti…), hongrois (Bartok), etc. La musique de Bach, pour ne parler que d’elle, fait tellement partie de la culture française qu’elle a inspiré l’œuvre la plus célèbre de Gounod : son Ave Maria.

Notons à ce propos que l’ouverture aux cultures étrangères n’est en rien un obstacle au patriotisme. En témoigne notamment l’exemple de Ravel, engagé volontaire durant la Première Guerre mondiale (alors qu’il avait plus de quarante ans) et défenseur d’un certain cosmopolitisme en matière musicale. Voici ce qu’en dit l'article de Wikipedia qui lui est consacré :

À force de démarches pour être incorporé dans l'aviation, c'est finalement comme conducteur d'un camion militaire qu'il surnomma Adélaïde qu'il fut envoyé près de Verdun en mars 1916. Depuis le front, tandis que plusieurs musiciens de l'arrière tombaient dans les travers du nationalisme, Ravel fit la démonstration de sa probité artistique en refusant, au risque de voir sa propre musique bannie des concerts, de prendre part à la Ligue nationale pour la défense de la musique française. Cette organisation, créée par Charles Tenroc autour notamment de Vincent d'Indy, Camille Saint-Saëns et Alfred Cortot, entendait faire de la musique un outil de propagande nationaliste et interdire, entre autres, la diffusion en France des œuvres allemandes et austro-hongroises.

« [...] Je ne crois pas que « pour la sauvegarde de notre patrimoine artistique national » il faille « interdire d'exécuter publiquement en France des œuvres allemandes et autrichiennes contemporaines non tombées dans le domaine public ». [...] Il serait même dangereux pour les compositeurs français d'ignorer systématiquement les productions de leurs confrères étrangers et de former ainsi une sorte de coterie nationale : notre art musical, si riche à l'heure actuelle, ne tarderait pas à dégénérer, à s'enfermer en des formules poncives. Il m'importe peu que M. Schönberg, par exemple, soit de nationalité autrichienne. Il n'en est pas moins un musicien de haute valeur, dont les recherches pleines d'intérêt ont eu une influence heureuse sur certains compositeurs alliés, et jusque chez nous. Bien plus, je suis ravi que MM. Bartók, Kodály et leurs disciples soient hongrois et le manifestent dans leurs œuvres avec tant de saveur. En Allemagne, à part M. Richard Strauss, nous ne voyons guère que des compositeurs de second ordre dont il serait facile de trouver l'équivalent sans dépasser nos frontières. Mais il est possible que bientôt de jeunes artistes s'y révèlent, qu'il serait intéressant de connaître ici. D'autre part je ne crois pas qu'il soit nécessaire de faire prédominer en France, et de propager à l'étranger toute musique française, quelle qu'en soit la valeur. Vous voyez, Messieurs, que sur bien des points mon opinion diffère suffisamment de la vôtre pour ne pas me permettre l'honneur de figurer parmi vous. »

— Maurice Ravel, 7 juin 1916

 

La France, champ de batailles culturelles

Il ressort de ce petit survol historique que nos ancêtres – culturellement parlant – sont extrêmement variés, et ne sauraient se réduire aux seuls Gaulois. J’aimerais maintenant élargir mon propos, et ne pas me cantonner aux influences étrangères. Si la France a une culture si riche, si complexe, si conflictuelle aussi, ce n’est pas seulement parce qu’elle a intégré une grande variété d’éléments culturels venant de l’extérieur (civilisation gréco-romaine, christianisme…) : c’est aussi parce que des clivages internes sont apparus au cours de son histoire : entre protestants et catholiques, noblesse et bourgeoisie, philosophes des lumières et « obscurantistes », révolutionnaires et monarchistes, libéraux et réactionnaires, socialistes et libéraux, dreyfusards et anti-dreyfusards, anarchistes et défenseurs de l’État, collaborateurs et résistants, communistes et anti-communistes, féministes et antiféministes, admirateurs de l’Union européenne et euro-sceptiques, etc.

Tous ces conflits sont à la fois politiques et culturels. Il s’agit d’un enjeu de pouvoir, sans doute, mais aussi de luttes idéologiques. Et à chaque fois, toutes les parties en présentes se cherchent des ancêtres, se rattachent à une tradition. Car les traditionalistes n’ont pas le monopole du respect des traditions, pas plus que la gauche n’a le monopole du cœur. Même les anarchistes se transmettent un héritage historique et culturel. Pas de culture sans transmission, c’est-à-dire sans tradition.

Nos ancêtres, ce ne sont donc pas seulement les Gaulois, les Romains, les Grecs, les Arabes, les Italiens, etc. Ce sont aussi tous ces Français, illustres ou obscurs qui ont contribué à façonner la nature, la société, les institutions politiques, etc. Et comme il existe encore aujourd’hui de vives oppositions sociales, politiques et culturelles, tous les Français ne revendiquent pas les mêmes traditions ni les mêmes ancêtres. Certains se réfèrent à une tradition libérale, d’autres à une tradition républicaine, d’autres à la monarchie, d’autres au socialisme, d’autres à l’anarchisme, etc. Il en va de même pour la religion (ou à l’absence de religion) : il y a des traditions catholiques, protestantes, juives, musulmanes, bouddhistes, mais aussi agnostiques et athées.

Bien souvent, les tenants d’une tradition ont l’impression d’être plus authentiquement français que les autres. De nombreux catholiques, mais aussi d’incroyants, se disent plus français que les musulmans, comme si ces derniers venaient de débarquer dans notre pays. Les nostalgiques de l’Ancien Régime ou du régime de Vichy ont le sentiment d’incarner le pays réel, contre le cosmopolitisme des Lumières et les manœuvres sataniques des judéo-maçons. Les républicains ont le sentiment de représenter la vraie France, la fameuse patrie des droits de l’homme. Mais la « vraie France » existe-t-elle ? Si l’on veut être réaliste, on doit constater que la culture française n’est pas un bloc monolithique, mais un ensemble de cultures plus ou moins en guerre les unes contre les autres, chacune se revendiquant d’une certaine tradition et de certains ancêtres.

On comprend que la persistance de ces conflits, à la fois complexes et passionnels, puissent avoir un caractère insécurisant pour beaucoup de gens, et qu’il soit tentant de les mettre sous le boisseau à l’aide d’un bouc émissaire (les immigrants ou/et les musulmans, par exemple). On comprend aussi pourquoi certains politiciens – comme M. Sarkozy – veulent réhabiliter le roman national imaginé par les idéologues et pédagogues de la IIIème République : rien de tel qu’une bonne fiction pour faire oublier la dure réalité. Plutôt que de se pencher sérieusement sur les catastrophes économiques, sociales, politiques et environnementales qui s’abattent sur notre pays, il est plus facile de faire rêver nos compatriotes à une patrie fantasmée.

 

________________________________________________________________________

Annexe : pourquoi l’histoire de la Grèce fait partie de la culture française

Tout le monde, même les plus obtus des nationalistes, reconnaît l’intérêt d’enseigner l’histoire de la Grèce antique aux jeunes Français. Mais qu’en est-il des périodes plus récentes de l’histoire de la Grèce ? Doit-on, sous prétexte qu’on est français, s’en désintéresser totalement ? Je ne le crois pas. En effet, on peut constater que bien des Français illustres se sont sentis concernés par leurs contemporains grecs, et ils avaient pour cela de très bonnes raisons. Les humanistes de la Renaissance, qu’ils fussent ou non français, savaient très bien ce qu’ils devaient à l’afflux de lettrés grecs en Italie suite à la chute de l’empire byzantin. Quatre siècles plus tard, les Français se sont vivement intéressés à la guerre d’indépendance menée par les Grecs dans années 1820. Le massacre de Chios par les Ottomans, en 1822, a d’ailleurs inspiré un poème (L’Enfant) et un tableau (Scène des massacres de Scio). Le poète et le peintre s’appelaient respectivement Victor Hugo et Eugène Delacroix, deux auteurs marginaux dont monsieur Sarkozy n’a sans doute jamais entendu parler. Quant à la Grèce du 21ème siècle, il me semble qu’elle intéresse pas mal de Français, et pour cause : nous sommes sous la domination des mêmes maîtres que les Grecs (Banque Centrale Européenne, Union européenne, FMI, « marchés financiers »…), et nous savons depuis 2015 ce qui nous pend au nez si nous avons l’outrecuidance d’élire des gouvernants qui s’écartent un peu trop de l’orthodoxie économique. Si, dans cinquante ans, on fait l’histoire de la France des années 2010, il serait très étonnant qu’on ne parle pas un peu de la Grèce…

 


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174 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 24 septembre 15:28

    Ce ne sont pas nos ancêtres mais nos remplaçants car l’européen blanc et sa chrétienté est obsolète ..... L’Europe Saoudite est en marche , elle est voulue par le Maghreb et soutenu par nos politiques LRPS .....


    • Fergus Fergus 24 septembre 16:56

      Bonjour, zygzornifle

      Tout cela tient assez largement du fantasme, à commencer par un « grand remplacement » qui serait voulu par LR et le PS. Malgré toute l’aversion politique que m’inspirent ces partis, les accusez de cela me semble grotesque.

      En revanche, les pointer du doigt pour dénoncer l’incohérence de leur politique en matière de gestion des quartiers populaires et de lutte contre les dérives communautaristes me semble tout à fait justifié. 


    • epicure 24 septembre 18:26

      @Fergus

      oui plus de la négligence volontaire, qu’une volonté conspirationniste de grand remplacement qui n’a pas de sens.


    • marceau 24 septembre 18:36

      @Fergus

      Et c’est pourtant une réalité.

      Le but de « nos élites » est très clairement la disparition des Nations européennes pour les fondre dans un magma européen, soumis aux USA et à la mondialisation débridée et cette disparition des Nations européennes, passe par la disparition de leurs peuples par leur fragmentation, par leur dilution, par leur submersion  au moyen d’une immigration délirante !


    • Ouallonsnous ? 24 septembre 19:27

      @Fergus

      Pour répondre à l’auteur, les français et les européens de l’Oust de l’Eurasie , sont de culture gréco-latine et de civilisation chrétienne depuis environ 1500 ans !

      Cela vaut pour les latins, les germains et les slaves, en résumé tous les peuples ayant participés aux empires romains d’orient et d’occident.

      Pour ce qui est des juifs fondateurs de la chrétienté, l’auteur affabule où se fait propagandiste de la doxa sioniste pour légitimer l’occupation de la Palestine.

      Les sectes dénommées globalement askhénases ayant existé en marge des civilisations de culture chrétienne, byzantine ou musulmannes dans le passé ne sont en rien fondatrices de ces cultures dont elles se trouvaient bien de profiter, jusqu’a ce qu’au 19éme siècle, le mouvement sionistes initié par le cabinet britannique les rassemble sous le vocable de religion juives, ceci pour servir les desseins du sionisme colonial dans le but de contenir le monde arabo-musulman !


    • tab 24 septembre 19:45

      @marceau

      « La disparition des Nations européennes » ne signifie en rien un grand remplacement. Même dans une Europe fédérale, les français sont toujours là. On ne les fout pas dehors. Le grand remplacement est une idée fausse. L’immigration est certes forte, mais il faut la relativiser à l’échelle européenne. Elle n’empêche pas à l’Europe de perdre cette année des habitants. 

    • tab 24 septembre 19:50

      @Ouallonsnous ?

      Il faudra m’expliquer en quoi dire que la secte juive qu’étaient les chrétiens ne nous a pas influencé et n’est que de la propagande. La chrétienté, comme islam d’ailleurs, qu’on le veuille ou non sont par essence juive. C’est comme ça. Le sionisme n’a aucun rapport immédiat avec cette culture. Le sionisme est politique. Le judaisme est culturel - comme ce qui en découle. Jésus, juif de naissance, est bien un des hommes, considéré comme occidental en plus, par extension, les plus importants de l’histoire européenne et mondiale. Mais cela vous gêne ? 

      Voilà un point sur lequel israéliens, occidentaux, et palestiniens (arabes en général) devraient se mettre d’accord. Ils sont cousins de religion et de culture. 

    • mmbbb 24 septembre 20:06

      @Fergus sauf que je vais vous emmener dans la region de mon enfance nantua qui est maintenant peuplee de turc j’ai fait un retour dans cette region Lors d’une ballade autour du lac je me sentais dans un ailleurs, les us et coutume de mon enfance n’etaient plus Mais a vrai dire j en ai rien a battre puisque nous n’etions pas un chance pour la France cette jeunesse s’est tiree Par ailleurs Valls cherchait son « white » sur son marche et il le cherchait en vain La France est plutot desormais une peau de leopard Quoi qu il en soit c’est le degre de violence et les territoires perdues de la republique qui rendent cette cohabitation si difficile Il est vrai comme la bo bo land ,Meirieu en l occurrence le pedago ecolo habite le 2 eme arrdt a Lyon il vaut mieux proner la mixite sociale en s’exonérant cette cohabitation Ce monsieur comme tant d’autres cultivent surtout l entre soi. Il est la le probleme, cette tartufferie . Par ailleurs l etat n’assume plus ses responsabites regaliennes et l’une d ’elle la securite des citoyens dont la ligue des droits de lhomme devrait le rappeler au lieu de nous rebattre sans les oreilles en ne citant jamais les arcticles precis


    • Jordi Grau Jordi Grau 24 septembre 21:09

      @Ouallonsnous ?

      L’ancienneté ne fait pas tout. La laïcité est récente dans notre pays, et pourtant elle fait partie de notre culture au moins autant que le christianisme (même si elle n’est que partiellement respectée, comme le montre l’exception de l’Alsace-Moselle et le financement d’écoles confessionnelles par l’État). Quant aux musulmans de notre pays, ils sont là depuis assez longtemps pour qu’on puisse les considérer comme partie intégrante de notre « identité nationale ».

      Par ailleurs, vous noterez que mon article parle plus des Arabes que de l’islam. Les Arabes qui ont influencé l’Europe occidentale, entre le 9ème et le 13ème siècle, n’étaient pas tous musulmans ! Beaucoup d’entre eux étaient chrétiens (notamment en Égypte ou en Syrie). Et même les musulmans ne se définissaient pas seulement par leur religion. Ce qu’ils nous ont transmis, ce sont des connaissances dans différents domaines non religieux : philosophie, mathématiques, astrologie, médecine.

      Enfin, je ne vois pas du tout en quoi mon article a un quelconque rapport avec la propagande sioniste. Je fais seulement remarquer que le christianisme, au départ, est une branche de la religion juive, et que les premiers chrétiens étaient des juifs. Même saint Paul, qui a tant fait pour permettre aux païens d’entrer dans l’Église sans avoir à suivre tous les rites judaïques, prenait d’abord contact avec les juifs lorsqu’il cherchait à évangéliser une ville. Pour tous ces sujets, je vous conseille de lire ou de relire un livre passionnant : les Actes des Apôtres. Ce livre n’a pas été écrit par une officine sioniste, et il fait partie du canon catholique depuis plus de 1500 ans.


    • marceau 24 septembre 22:48

      @tab

      Pour détruire les nations européennes il faut commencer par la destruction des peuples européens, tel est le but du grand remplacement !


    • tab 24 septembre 23:14

      @marceau

      La notion, que de toute façon je trouve ridicule, n’a alors aucun sens. En quoi supprimer une nation c’est remplacer ? Vous serez toujours là, avec ou sans nation. Le grand remplacement voudrait dire qu’on prendrait votre place. Mais même dans une Europe fédérale vous avez la vôtre. 

    • Jex Thérée 25 septembre 04:26

      @Fergus

      vous avez tort : le solde démographique des populations extra-européennes, que les gouvernements de droite et gauche ont laissé entrer depuis plus de 40 ans, est bien plus élevé que celui de la population de souche qui rechigne à faire des enfants. Ce n’est donc pas du tout un fantasme et encore moins du conspirationnisme. Promenez-vous à Paris et dans les transports publics des grandes métropoles européennes, vous allez vite comprendre. Objectivement, on constate un changement de population dans son ethnicité.

    • franc 25 septembre 12:50

      ----------------------------------et par l’atomisation de la société qui sera donc hyper individualiste et cosmopolite comme Attali où la nation aura complètement disparu


    • franc 25 septembre 13:07

      @tab

       le christianisme est né contre le judaïsme

       et d’après les dernières connaissances ,le christianisme est de la filiation du polythéisme baalite israélite (Baal étant un avatar de El le Dieu des Dieux ) .Jésus se réclame de la descendance de David ,roi des israélites baalite comme Salomon .Voir le livre « L’invention de Dieu » de Thomas Römer

      par contre l’islam et bien issu du judaïsme reprenant ses dogmes en le s accentuant à la sauce bédouine.

       le polythéisme grec et romain est plus proche du christianisme que le judaïsme.


    • zygzornifle zygzornifle 25 septembre 17:15

      @Fergus


       qui ne dit mot consent .... LRPS main dans la main pour le grand silence migratoire, de temps en temps un sursaut mais sans lendemain , 30 ans d’alternance droite gauche trop occupés a leur carrière personnelle et a engranger du pognon se torchant leurs gros culs avec les mises en garde des citoyens .....

    • velosolex velosolex 26 septembre 11:09

      @Fergus

      Depuis le délire gallo nationaliste de Sarko, voilà qu’il est de bon ton de prétendre qu’on a jamais vu un gaulois dans ce pays, du moins qu’on n’a rien à voir avec eux....Les grecs, les romains, les juifs, les arabes, voilà ce qui seraient nos vrais grands parents, peut être bien aussi les yankees....On fera un galimatias en mélangeant l’aspect culturel, linguistique, territorial et identitaire. Ne restera plus un seul descendant de ce gaulois dans ce pays...

      Le gaulois mettra souvent la charrue avant les boeufs, sans doute, mais en vertu du progrès. C’est lui et non le romain qui inventera la moissonneuse, pas encore batteuse :« Dans les vastes domaines des Gaules, une énorme caisse garnie de dents est conduite sur deux roues à travers les moissons par un bœuf qui la pousse devant lui, les épis arrachés par les dents tombant à mesure dans le coffre. »

      De « la guerre des gaules », César parlera longuement du gaulois : « Courageux, intelligent, aimant la fête et la bataille. Esprit querelleur, mais doutant beaucoup de lui, et manquant de constance dans l’effort, ce qui brouille ses qualités naturelles ! »....Rien à voir sans doute avec le français......Que restera t’il de la gaule après la romanisation...Les gaulois tout de même un peu, et même leur langue, dont l’auteur semble ignorer les beaux restes. 
      Il est une région d’irréductibles qui continue en dépit du bon sens à pratiquer le gaulois. On ne l’appelle plus le gaulois sans doute. C’est de la langue bretonne que je vous parle, la plus vieille langue du territoire, (avec le basque) bien plus vieille donc que le français. C’est la même monture celtique, qui insufflait le parlé aux différentes tribus de gaulois qui composaient la France, et toute une partie ouest de l’Europe. Si elle a perduré en Bretagne, c’est que le pays était peu romanisé, ceux ci ne voulant pas se perdre dans cette péninsule pauvre, sans guerre d’intérêt stratégique majeure.
      Le Breton est toujours menacé de disparition, malgré son aspect historique, linguistique et social important, comme le sont toutes les langues minoritaires en Europe. A ceci près que seule la France n’a pas signé la charte des langues régionales, esprit jacobin et sombre pensant qu’il « n’est de bon bec qu’à Paris »....Comme disait François Villon,....
      Peut être que des crânes d’œufs prétendront bientôt que le breton n’a jamais existé, ou alors que c’était de l’arabe ou de l’anglais !

    • Ouallonsnous ? 26 septembre 14:52

      @tab

      Mon pauvre ami, on voit à vos propos tout le ridicule de la doxa sioniste dont vous êtes à la fois un troll et un affidé.

      Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de poursuivre cet échange avec un individu qui nie l’histoire et les menées sionistes depuis Herzl, pour la falsifier en faveur de l’établissement d’une légitimité judéo-sioniste reposant sur la falsification des textes historiques et des découvertes archéologiques.

      Quand à votre interprétation à propos de l’improbable Jésus qui aurait été juif de naissance alors que le judaïsme est une croyance et non une ethnie, et qu’il n’existait pas il y a 2000ans sinon les sectes sépharades coexistant dans les civilisations du monde sémite de l’époque !


    • Massada Massada 26 septembre 15:09

      @Ouallonsnous ?
       
       smiley
       
      Énoncer autant d’imbécillités avec grande conviction, fait de vous le pitre du jour sur AV qui m’a bien fait rire.
      Merci pour ce moment d’hilarité, au moins vous n’avez pas peur du ridicule.


    • Ouallonsnous ? 26 septembre 15:26

      @Jordi Grau

      Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de poursuivre cet échange sur des données biaisées qui nient l’histoire et les menées sionistes depuis Herzl, pour la falsifier en faveur de l’établissement d’une légitimité judéo-sioniste reposant sur la falsification des textes historiques et des découvertes archéologiques, ainsi que l’interprétation des lois internationales !

      Quand à votre interprétation à propos de l’improbable Jésus qui aurait été juif de naissance alors que le judaïsme est une croyance et non une ethnie, et qu’il n’existait pas il y a 2000ans sinon les sectes askhénases et sépharades coexistant dans les civilisations des mondes et civilisations sémite et européens de l’époque !

      "Je ne vois pas du tout en quoi mon article a un quelconque rapport avec la propagande sioniste. Je fais seulement remarquer que le christianisme, au départ, est une branche de la religion juive, et que les premiers chrétiens étaient des juifs« 

      A lire les ouvrages que vous conseillez, vous ne pouvez effectivement pas voir clair, mettez donc les différends épisodes de l’Histoire, la vraie, pas celle falsifiée que l’on nous réécrit et que l’on veut absolument nous imposer, en perspective, et vous verrez que vos assertions ne tiennent pas debout, en cela vous êtes un propagandiste sioniste, peut être malgré vous par aveuglement, cela ne remet pas en question votre »bonne foi« , mais nous ne pouvons y adhérer ! !.

      La religion juive actuelle n’est qu’un amalgame des croyances des sectes askhénases et sépharades du passé tolérées par les grandes civilisations chrétiennes et musulmannes, et fédérées par le mouvement sioniste de T.Herlz à la fin du 19émme siècle pour servir le colonialisme du cabinet britannique et de ses valets parmi lesquels, quelques gouvernements de l’Europe de l’Ouest !

      Il faut vous rendre à l’évidence, le judaïsme ou les juifs actuels ne sont que les »cocus" du sionisme, ils n’ont aucune unité en dehors du sionisme tout récent (1873) et ne sauraient pas être les initiateurs des religions monothéistes actuelles qui ont respectivement 15 à 1600 ans pour le christianisme et 1300 ans pour l’Islam !


    • Ouallonsnous ? 26 septembre 15:30

      @Massada

      « au moins vous n’avez pas peur du ridicule. »
      Si cela était, nous serions deux Massada, mais vous avez le privilège de l’anciennetée !


    • Massada Massada 26 septembre 15:40

      @Ouallonsnous ?
       
      Savez vous que Jésus avait ordonné à ces disciples d’aller en pèlerinage à la Mecque !
       
      C’est écrit dans oumma.com !


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 septembre 15:34

      « à ma connaissance, la culture française doit peu de choses aux Gaulois »


      Détrompez-vous.
      Des « Gaulois » comme disaient les Romains, ou plutôt des peuples qui couvraient notre territoire à l’époque concernée, il reste :

      - les vocabulaire et les outils de la menuiserie
      - le tonneau
      - la charrue
      - les techniques agronomiques utilisées jusqu’au XIXème siècle
      - les superstitions attribuant à des saints soi-disant chrétiens les pouvoirs que ces populations attribuaient aux dieux de leurs panthéons
      - la hiérarchie sociale et la structure politique du myen-âge qui n’a pas disparu (allégeance, clientélisme, etc..)
      - les contes populaires
      - les dates de beaucoup de fêtes liées au culte solaire (solstices, équinoxes)
      - le pantalon, héritier de la braie (donc, aussi, la braguette qui va avec)
      etc...

      Le problème, c’est qu’ils ne se percevaient pas comme une nation homogène , mais comme une myriade de petits peuples qui partageaient une mythologie, une fonds linguistique qui leur permettait de se comprendre et occupaient un territoire beaucoup plus étendu que celui de la France. Cet héritage, nous le partageons avec les Belges, les Piémontais, les Lombards, les Suisses et les Autrichiens qui, comme nous, ont connu depuis bien d’autres influences qui ont contribué à ce brassage continu qui dure depuis qu Cromagnon est arrivé en Europe et a découvert que Néanderthal était déjà là. Les influences croisées ont alors commencé, mais ils n’ont pris aucune note. Dommage !



      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 septembre 17:43

        @Jeussey de Sourcesûre


        J’ai oublié les Irlandais, les Gallois et les Ecossais... les derniers à avoir continué (avec les Bretons français qui sont venus de Cornouailles au 5ème siècle) à parler des langues celtiques issues des dialectes qui unissaient, tous ces peuples, avec le druidisme qui semble représenter la seule institution à avoir entretenu des relations et des échanges réguliers. 
        Comme on le sait, leur culture initiatique reposait sur le secret, la transmission de maîtres à disciple et entretenait le même tabou sur l’écriture que l’islam sur la représentation humaine et divine. Ca ne les empêchait pas d’utiliser l’alphabet grec pour des échanges non religieux, mais ils n’ont pas laissé de littérature spécifique.

      • tab 24 septembre 20:21

        @Jeussey de Sourcesûre

        Il faudrait plutot parler des peuples celtes, les gaulois n’existant pas en fait, une invention romaine pour désigner bien des peuples différents. Mais il n’y a pas à dire que ces celtes ont plus influencé que d’autres. Vaincu, envahi par les romains, ils se sont romanisés. C’est le modèle romain qui a triomphé et qui a fondé la suite des choses, quoi qu’on en dise. Il reste certes des choses des celtes de Gaule mais pas grand chose, ces peuples n’ayant pas laissé de traces culturelles immenses. La culture romaine et latine, elle, nous infuse. 

      • Jordi Grau Jordi Grau 24 septembre 21:11

        @Jeussey de Sourcesûre

        Merci pour ces précisions. je savais une partie de ce que vous dites, mais pas tout. Cela dit, les Gaulois restent tout de même assez mal connus. Pourriez-vous m’indiquer des sources qui me permettraient de m’informer ?


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 25 septembre 09:08

        @Jordi Grau

        Une bibliographie sur le sujet est facile à se procurer mais les thèses se contredisent souvent d’un ouvrage à l’autre.

        Je vous recommande cette publication récente

      • velosolex velosolex 26 septembre 11:20

        @Jeussey de Sourcesûre
        Effectivement, je vous rejoint ; Cet article me met en colère du fait de ses vues simplistes et de sa méconnaissance du sujet qu’il aborde. Cet article semble dater de 100 ans, à l’époque où beaucoup d’historiens ne connaissaient pas la richesse de la culture gauloise, s’appuyant juste sur les vues et analyses des vainqueurs, mettant en doute que les objets d’orfèvrerie prodigieux que les archéologues trouvaient, par exemple, puissent être d’origine gauloise....

        Hors, bien sûr, tous les conquérants se sont justifiés moralment par la noblesse de leur cause, et par le fait que les populations vaincus baignaient dans l’obscurantisme. Les nazis en dernier.....Il faut caricaturer et manipuler pour rendre exécrable et justifier le pire.
        Cela entretien au bout du compte chez les peuple vaincus, un esprit de négationnisme envers leur propre culture . On trouve ceci dans un premier temps chez tous les peuples colonisés et asservis, prenant pour vérité la bible des vainqueurs, qui comme on dit, « écrivent l’histoire »...
        Le rouleau compresseur romain a été une entreprise de colonisation comme nous le trouvons en france au dixneuvième siècle. Il es remarquable d’ailleurs de noter que les partisans de la colonisation française, c’est à dire à peu près toute intelligentsia, prirent exemple sur l’empire romain, et ses méthodes, pour justifier la colonisation en afrique

      • velosolex velosolex 26 septembre 11:40

        @Jeussey de Sourcesûre
        Le savon, l’orfèvrerie, le travail des minerais et des métaux qui’ils maîtrisaient au point d’en faire une grosse source d’exportation, l’élevage et la culture bien sûr. Le malheur des gaulois vient qu’ils n’ont pas de langue écrite, préférant la transmission orale. L’architecture ?...Ils préfèrent le léger au dur, le bois à la pierre...C’était un peu comme les indiens d’europe. Du reste comme eux ils n’avaient aucune peur de la mort et se jetaient dans la bataille à poils, pour signifier leur mépris de la mort et montraient leur courage....


      • Fergus Fergus 24 septembre 16:49

        Bonjour, Jordi

        Excellent article qui remet parfaitement les pendules à l’heure !


        • Jordi Grau Jordi Grau 24 septembre 21:14

          @Fergus

          Merci. Mon article est loin d’être parfait (voire les rectifications ou compléments de Jessaydesourcesure), mais il est toujours mieux que les élucubrations de M. Sarkozy. Il est vrai que j’avais la partie facile. C’est même un peu déprimant de devoir répondre à des propos d’un niveau aussi affligeant.


        • velosolex velosolex 26 septembre 11:27

          @Jordi Grau
          Je suis un peu vif dans mes propos à votre égard. Au moins vous la jouez modeste et vous semblez ouvert à la critique. Je suis moi aussi très remonté contre les propos de sarko. Mais le risque en prenant le contre pied systématique est d’entretenir un autre mensonge, et une autre forme de caricature. Car le passé est toujours présent, et le celte remonte toujours en nous. En Bretagne peut être davantage qu’ailleurs....Méfiez vous du retour du refoulé...Ce sarko descend des tribus magyars installés en Hongrie, et dont on nous disait à l’école que l’herbe ne repoussait pas quand ils passaient à toute vitesse, dans leur cabriolet, ou sur leur cheval hongre. 

           On s’est beaucoup raillé de ce pauvre gaulois, mis à toutes les sauces, et dont la culture reste fascinante. 

        • Rincevent Rincevent 24 septembre 17:03

          Sarkozy, que son bagage culturel n’encombre pas (souvenons-nous de la princesses de Clèves…) nous donne donc la preuve que sa culture ethnologique vient en direct des albums d’Astérix. On a les références qu’on peut…


          • Fergus Fergus 24 septembre 17:49

            Bonjour, Rincevent

            « la princesse de Clèves »

            Ou bien encore la référence au philosophe Roland Barthes, prononcé « Bartesse » comme Yann Barthès, le gugusse de Canal +. On a les philosophes que l’on peut ! smiley


          • Robert Lavigue Robert Lavigue 24 septembre 18:28

            @Fergus

            C’est toujours un plaisir de retrouver cette faute de prononciation du 28 septembre 2011...

            C’est encore plus hilarant quand on se souvient que c’était en présence de quelques phares de la pensée de gauche qui venaient récupérer une breloque ou soutenir un comparse dans cette épreuve !

            "« Il y avait une brochette très représentative de la diversité culturelle française. Le président aime beaucoup les cultures populaires, comme l’accordéon et les shows télévisés, mais aussi ceux qui montrent une certaine exigence, comme Lanzmann et moi », confie Mme Kristeva.


          • marceau 24 septembre 17:21

            « Nous savons – même si cela gêne les plus xénophobes d’entre nous – que notre culture doit beaucoup aux Arabes du Moyen âge, notamment par l’influence qu’ils ont exercé sur l’Europe par l’intermédiaire de l’Espagne. Non seulement ils ont transmis des trésors empruntés à d’autres peuples (le zéro, invention indienne ; la philosophie d’Aristote…) mais ils ont enrichi la culture humaine dans différents domaines, notamment en mathématiques et en astronomie. Au vu de ce qu’ils nous ont apporté, nous devons nous considérer comme leurs héritiers, de même qu’ils étaient eux-mêmes les héritiers de civilisations plus anciennes. Le titre que j’ai donné à cet article n’est donc seulement provocateur. Les Arabes du Moyen âge sont au moins autant nos ancêtres que les Gaulois, et sans doute davantage »

            -Tissu d’imbécilités bien pensantes, mièvres , niaises.

            Quand les arabo-musulmans quittent l’Arabie en 632 pour coloniser le Moyen-orient (profitant d’un énième conflit opposant Byzance, Empire chrétien d’orient, à la Perse), les arabes ne connaissent pas l’écriture à proprement parler, ce qui leur en fait office n’est qu’un pense bête rudimentaire, un aide mémoire permettant à ceux qui connaissent un texte de le retrouver, mais en aucun cas de le transmettre.Ils ont « écrit » en tout et pour tout, qu’une douzaine de poèmes les « mouallaquat » .

            Byzance de son côté c’est l’héritage grec et romain, c’est le christianisme, ce sont des universités (marw, Nisibis,Alexandrie, Edesse, Antioche...), des bibliothèques, des enseignants, des savants, des étudiants , c’est à Byzance que fut créé la médecine moderne qui forme ses praticiens dans les hôpitaux par une pratique courante, réguliére de la médecine (Hippocrate, Gallien...) la médecine arabo-musulmane conseille de boire de l’urine de chameau mélangée avec du lait de chamelle.

            L’occident chrétien d’occident fut continuellement en relation avec l’Empire chrétien d’orient (Byzance), grâce aux savant byzantins, qui fuyaient le Moyen-Orient pour échapper aux discriminations et aux persécutions musulmanes. Aristote fut traduit dans son intégralité au Mont St Michel aux 12/13 siècles, par des religieux originaires de Byzance, pas besoin des arabe donc. Nombre de Byzantins, intellectuels, savants,enseignants.... quittèrent le Moyen-Orient pour trouver refuge en occident , transmirent l’ensemble des connaissance qu’ils détenaient.

            Les musulmans n’ont rien inventé , mais tout pillé, les mathématiques , l’astronomie étaient celles pratiquées, connues à Byzance et donc connues aussi en occident grâce à la transmission des transfuges de Byzance.


            • Jordi Grau Jordi Grau 24 septembre 21:26

              @marceau

              Ce n’est pas parce qu’on est « bien-pensant » qu’on ne dit que des absurdités. Et il ne suffit pas d’être « mal-pensant » pour avoir raison. Je ne nie pas que les Arabes doivent beaucoup aux civilisations qui les ont précédés. Même s’ils n’avaient servi que de courroie de transmission, on leur devrait encore beaucoup. Ensuite, le fait que les occidentaux aient été directement en contact avec Byzance ne contredit pas ce que j’écris. La transmission de l’héritage gréco-romain peut prendre plusieurs formes. Averroès n’a sans doute pas été le seul à faire connaître Aristote à l’occident, mais son nom était bien connu des scolastiques, et ce n’est pas pour rien. Enfin, dire que les Arabes n’ont rien inventé n’est-il pas exagéré ? Que dire par exemple, des mathématiciens arabes ? Certes, ils ne sont pas partis de rien - de même qu’Euclide n’a pas créé de toutes pièces toutes les démonstrations qu’il présente dans son célèbre traité. Mais cela ne les a pas empêchés d’innover. Je vous renvoie, par exemple, à ce blog d’un mathématicien.

              Pour terminer, je ne crois pas verser dans la mièvrerie. Je dis au contraire que notre pays est traversé depuis des siècles par de violents conflits politiques, mais aussi culturels. Ce qui est mièvre, c’est de balayer toutes ces contradictions internes et de construire un beau roman national qui chatouille délicieusement notre orgueil de bons Gaulois.


            • franc 25 septembre 13:17

              @marceau

              - Bonne remise au point qui contredit totalement l’auteur et la teneur de son article qui a pour intention la propagande de l’idéologie capitaliste financière mondialiste hyper-individualiste et cosmopolite qui détruit les Nations ,les Etats , les Peuples ,les Cultures et la Nature.


            • franc 25 septembre 13:26

              @Jordi Grau

              Ouvrez n’importe quel livre de mathématique et vous ne trouverez aucun nom arabo-musulman

               ceux que vous nommez les mathématicien arabes n’on rien inventé ,ils ne font qu"écrire des livres qui recueillent le s travaux des autres et des exercices d’arithmétique concernant des calculs pour la vie quotidienne comme l’agriculture ou le commerce et d’un niveau de l’école élémentaire 

               Quels théorème mathématiques m^me le s plus élémentaire portent le nom d’un arabo-musulmans.------------aucun.


            • zak5 zak5 24 septembre 17:49

              @ l’auteur

              Vous êtes en retard de plusieurs trains

              Le problème aujourd’hui n’est plus avec les arabes mais avec l’Islam et plus précisément avec l’islamisme. Ça fait belle lurette que l’on a pas entendu parler de racisme anti arabe qui a été grandement remplacé par Islamophobie  (grâce au bon travail des islamistes)

              Pour ce qui est de l’héritage arabe, il a toujours existé et ça n’a jamais disparu : Chiffres arabes, algèbre, algorithme etc etc,  tout le monde sait que c’est d’origine arabe, et il es d’usage courant de dire que c’est d’origine arabe (même si c’est pas tout a fait vrai)

              A ma connaissance, ce n’est l’origine arabe de algèbre, ou algorithme ou café qu’il est interdit de clamer, mais bien « nos ancêtre les gaulois » qu’il est désormais honteux de clamer et ceci sous n’importe qu’elle forme


              • marceau 24 septembre 18:52

                @zak5

                -Khawarizmi un perse du IXème siècle, originaire du Khorasan (province de l’est iranien) a traduit deux livres, du sanskrit vers l’arabe ; un sur l’algèbre, l’autre sur les chiffres dit arabes où l’on trouve du zéro.

                L’algèbre doit plus au grec Diophante, grec qui vivait au début de l’ère chrétienne qu’aux arabes , même si les arabes traduisirent ses ouvrages.

                Les chiffres européens et arabes ne s’écrivent pas de la même façon, ce qui fait douter de leur origine commune.

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