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Accueil du site > Actualités > Société > Parce qu’ils le valent bien !

Parce qu’ils le valent bien !

Formée à la pensée de l'économie libérale, à la logique du marché et aux bienfaits du capitalisme, notre future élite n'a aucun sens critique de la société dans laquelle nous vivons. La pauvreté c'est la faute aux pauvres, le déficit de l'assurance maladie c'est la faute aux malades et le chômage c'est la faute aux chômeurs. Ils avancent tête baissée, endoctrinés par le système qui les a créés.

Depuis les « Prépas » jusqu'aux grandes écoles, on leur a répété qu'ils étaient les meilleurs et ils en sont persuadés. Ils ont le culte de la réussite, ce sont des « winners », ils écrasent tout sur leur passage. Pour réussir, ils sont prêts à écraser leur collègues de « promo », alors plus tard ce n'est pas quelques milliers d'anonymes disséminés sur la planète qui les empêcheront de restructurer des entreprises en les licenciant ou de voter des lois pour plus d'inégalités, afin que leurs maitres augmentent leur bénéfices.

Pour eux la vision du monde est binaire, il y a ceux qui méritent leur place, grâce à leur travail ou leur naissance, en servant les intérêts des puissants. Et il y a les autres que l'on peut exploiter, les autres qui devraient être reconnaissants de ce que l'on fait pour eux, les autres qui ne font aucun effort pour s'en sortir, les autres qui ne sont qu'une masse insignifiante. Lobotomisés jusqu'au plus profond de leurs neurones, ils sont convaincus qu’il n'y a pas d'autre alternative.

Pour eux quelqu'un d'important, de sérieux, quelqu'un que l'on peut écouter ou à qui l'on peut se fier se juge essentiellement sur son CV et surtout sur sa fiche de paye. Ils écartent d'office toute autre forme de pensées. L'apparence, le blingbling et la capacité à parler longuement pour ne rien dire est un gage de crédibilité ! Chez eux rien n'est fait au hasard : les amitiés qu'ils nouent, les réseaux dans lesquels ils s'immiscent, les entreprises qu'ils intègrent ou les postes dans l'administration qu'ils convoitent, tout cela n'est fait que dans un seul but : leur carrière ! A 50 ans ils auront leur Rolex !

D’une violence inouïe, et dénués de scrupules, ils n'iront pas voler le sac d'une petite vieille, mais si cette petite vieille est à la rue, sans ressources pour se soigner, ils trouveront ça normal et ne lèveront pas le petit doigt. La loi du marché et le fonctionnement de la société expliquent tout. La mort d'un enfant sous alimenté, est seulement un fait divers. Le chômeur qui se suicide ne les interpelle pas. Ils sont au dessus de tout ça, car ils sont du coté des gagnants !

Ce qui les effraie le plus c'est le terrorisme et la délinquance car malgré toute leur précaution pour vivre en dehors du monde réel, ils ne sont pas à l'abri ; Ils ne se rendent pas compte qu'ils créent eux même l'insécurité qui les effraie ! Le système qu'ils cautionnent est la cause principale d'insécurité sociale et de pauvreté qui sont sources de délinquance et de terrorisme.

Leurs maitres les observent, et leur jettent des pauvres en pâture. Ils se servent d'eux pour maintenir le système, les meilleurs graviront l'échelle sociale. Ce sont des collaborateurs zélés qui effectuent leur job sans se soucier des conséquences sur les populations ou la planète. Omnibulés par la réussite, façonnée par le système, ils ne se posent pas de questions, ils veulent arriver et ils en oublient toutes les valeurs d'humanité, de liberté, d'égalité et de fraternité.

Article publié sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2011/03/21/parce-quils-le-valent-bien/


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11 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 21 décembre 2011 11:23

    Qu’ils existent des élites cela ne me dérange pas , par un caractère ou une volonté de diriger ces personnes prennent en charge la société MAIS cela doit se faire dans le respect de chacun et surtout des plus faibles.


    Que ces élites n’oublient que leurs places est souvent issu des études que leur milieu aisée leur à permis de faire , ce n’est pas le cas de tous le monde

    Que ces élites n’oublient pas que c’est nous qui votons même si la démocratie me semble en panne depuis quelques années. ..

    Que ces élites n’oublient qu’une pyramide tiennent par les bases et les fondations de l’édifice , ce n’est pas parce que l’on est tous en haut qu’il faut cracher sur la base...

    Que ces élites n’oublient pas ce qu’il s’est passé durant le printemps 2011 en Afrique du Nord notamment car trop devient trop 

    C’est le fond et la forme de gouvernement qui me révolte aujourd’hui et vous avez tout à fait raison sur leur méthodes et leur objectifs.
    Une société humaine doit avoir une vision commune et acceptée par tous avec la mondialisation cela devient une pensée unique dirigée vers la compétition exacerbée au mépris des gens

    Philippe

    • dup 21 décembre 2011 11:49

      c’est beau comme du Milton Friedman . Greed is good. Il s’agit d’une vison matérialiste de l’existance.
      La description est juste et notre monde une vie sans espoir

      http://www.dailymotion.com/video/x6ttvq_le-contrat-des-illuminati_news


      • zelectron zelectron 21 décembre 2011 14:18

        - La pauvreté c’est la faute aux pressions intolérables d’une crise qui vous dépasse et d’autres éléments tels que alcoolisme, drogue, paresse, divorces, chômage et tant d’autres ... y compris la faute à pas de chance.
        - Le déficit de l’assurance maladie c’est la faute aux tricheurs, faux malades, patrons voyous et médecins indignes.
        - Le chômage c’est principalement aujourd’hui la faute aux délocalisations et à la désindustrialisation conséquente ! La pression étatique parfois syndicale inopportune et surtout une indigence particulièrement stupéfiante de la part d’esprits qui s’autoproclament le mieux à même de résoudre des problèmes de PME/PMI sans avoir jamais de leur vie humés de près l’odeur du cambouis déposé sur leurs mains (manucurées) : j’ai nommé les élus de tous bords de la ripoublique.


        • Jason Jason 21 décembre 2011 15:46

          Il y a beaucoup de rêve dans tout cela. S’affranchir du travail forcé est une utopie, mais une utopie nécessaire. C’est un horizon, comme l’épanouissement personnel dont on ne sait pas du tout en quoi il consisterait.

          Je souhaiterais un approfondissement de la notion d’élitisme et sa segmentation sociale, ses origines, son économie, etc. Et surtout les idées que cet élitisme entretient face aux autres, non-élites. A partir de quand, ou de quoi est-on une élite ?

          Je propose l’élitisme pour tous. C’est-à dire sa disparition par rotation et l’avènement d’un brassage des catégories économiques permanent. Mais, vous savez quoi ? Qui veillerait au bon fonctionnement de ce système ? De nouvelles élites. Ca serait très difficile à mettre en oeuvre et à contrôler de façon impartiale.

          « Y a quelque chose qui cloche là-dedans, j’y retourne immédiatement » (Boris Vian, dans une certaine chanson)


          • Jason Jason 21 décembre 2011 17:47

            Bonjour, ЕкатеринаSelenaOndirignee

            Il faut des rêves et des utopies. Je ne souhaite pas que les humains vivent sans horizon.

            Seulement ces horizons font cruellement défaut en ce moment. Il faut avouer que les grands élans, les grands projets de société sont complètement absents des programmes qu’on entend.

            La crainte de l’avenir, la peur de manquer, le spectacle affligeant d’un monde financier prédateur, sont les bornes du monde dont les mauvaises nouvelles nous parviennent chaque jour.

            Car, que se pase-t-il ici et maintenant ? Où est la sortie ? Nous avons des rêves plein les tiroirs et les oreilles, mais qu’en faisons-nous ?

            Cette situation, c’est pain béni pour les escamoteurs et les charlatans qui promettent... du vent.


          • BA 21 décembre 2011 16:05

            Mercredi 21 décembre 2011 :

             

            Plombée par l’austérité, l’Italie met un premier pied dans la récession.

             

            Plombée par plusieurs cures d’austérité sévères et par l’assombrissement de la conjoncture mondiale, l’économie italienne a commencé à se contracter dès cet été et son entrée en récession ne fait désormais plus de doutes.

             

            Pour la première fois depuis fin 2009 et après une légère croissance de 0,3% au deuxième trimestre, la troisième économie de la zone euro, qui est empêtrée dans la crise de la dette, a accusé un repli de 0,2% du Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, a annoncé mercredi l’institut de statistiques Istat.

             

            En glissement annuel, le PIB a enregistré une croissance de 0,2%.

             

            Une contraction de l’activité était attendue mais elle s’est finalement révélée plus marquée que ce que prévoyaient les économistes qui tablaient sur un recul de 0,1%, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires.

             

            Et vu les dernières statistiques - baisse de la production industrielle et des commandes à l’industrie en octobre - l’entrée en récession, qui se caractérise par un recul du PIB pendant deux trimestres consécutifs au moins, ne fait plus de doutes, de l’aveu même du gouvernement italien.

             

            http://www.boursorama.com/actualites/plombee-par-l-austerite-l-italie-met-un-premier-pied-dans-la-recession-1f68cdd08df6fe43429c7bc0640f965f


            • Ariane Walter Ariane Walter 21 décembre 2011 18:21

              Excellent, superbe article !
              C’est tellement la vérité.
              Lors d’un voyage en Chine, je n’ai rencontré qu’un seul groupe de cons : une école de commerce française en goguette !
              Ce n’est qu’un ex mais bon...


              • BA 21 décembre 2011 20:52
                Le gag le plus rigolo de l’année 2011 :

                Espagne : Luis de Guindos, ancien président de Lehman Brothers, ministre de l’Economie.

                Luis de Guindos, ancien président de la banque Lehman Brothers pour l’Espagne et le Portugal, a été nommé mercredi ministre espagnol de l’Economie, a annoncé le nouveau chef du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy.

                Luis de Guindos, 51 ans, ancien secrétaire d’Etat à l’Economie (2002-2004), occupera, au sein du nouveau gouvernement de droite, un poste-clé, chargé de mener son programme économique exigeant, mêlant austérité et réformes, afin de redresser un pays menacé de récession et frappé par un chômage record.


                • easy easy 21 décembre 2011 22:57

                  Whaooooh, moi aussi !

                  Chaque fois que je finis ivre d’une journée où j’ai chopé la crève, pris 4 PV, où je me suis fait traiter 18 fois d’abruti, où j’ai glissé 3 fois sur une déjection de clébard, où j’ai perdu deux dents et ma princesse, je pense quasiment la même chose.

                  Mais moi je n’arrive plus à l’écrire.

                  Bravo !
                   


                  • robin 22 décembre 2011 08:29

                    La formation des futures killers est avant tout une école de formation de psychopathes, à telle enseigne qu’une étude scientifique récente à démontré qu’un groupe de traders étudié était encore plus fou qu’un groupe de psychopathe, c’est dire !


                    • bourrak 22 décembre 2011 10:13

                      Leur plus grande crainte n’est pas le terrorisme ou la délinquance, mais une vie comme « les pauvres » avec un travail, qu’ils considèrent comme une misère et de l’esclavage (comme pas mal de délinquants et de criminels).

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Auteur de l'article

Robert GIL

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