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Accueil du site > Actualités > Société > Préparez vos pilules, vous êtes tous fous !

Préparez vos pilules, vous êtes tous fous !

L’événement est à signaler. Contrairement au guide Michelin, le fameux DSM ne sort pas chaque année. Il a fallu attendre 13 ans pour que soit enfin éditée la nouvelle mouture de ce manuel censé servir d’outil pour diagnostiquer les pathologies mentales. Mais attention, prenons quelques gants. Le mot pathologie est trop fort. La sémantique doit être lisse et l’opinion publique ne doit pas être choquée par les mots. Car en chaque individu sommeil un fou potentiel et donc, une espérance de gain pour les industries habilitées à soigner les malades. Pardon, ce ne sont pas des malades mais des patients affectés par les troubles mentaux. Parmi ceux-ci, le trouble de l’attention et de l’humeur ou alors des deux combinés, est devenu un classique chez l’enfant, surtout aux Etats-Unis qui surveille de plus près un gamin un peu turbulent ou apathique à l’école plutôt que la circulation des armes dans le pays. Les vendeurs de Ritaline peuvent se réjouir, surtout que les gamins âgés de trois ans ne peuvent guère refuser de bouffer ces molécules. Dans le DSM on trouve aussi les troubles bipolaires, les tendances au suicide, les dépressions et toute une série de pathologies diverses.

Dans le DSM V, près de 400 troubles seront répertoriés. Avec quelques spécialités assez exotiques comme l’hypersexualité, qui ressemble à l’addiction sexuelle mais n’en est pas. Ce trouble qui est proposé par les spécialistes pour être intégré dans la version V du manuel caractérise les individus qui passent beaucoup trop de temps dans des activités sexuelles. Pour diverses raisons. Parfois pour combler les effets d’une dépression. L’hypersexualité englobe la masturbation intempestive mais aussi l’acte sexuel répétitif avec des partenaires considérés comme des objets. Non soyez sérieux, je vois dans le coin quelques sourires qui en disent long sur les blagues à deux centimes concernant DSK. Je vous demander d’arrêter de rire, c’est le DSM et non pas le DSK dont il s’agit ! Ces questions sont sérieuses. Figurez-vous que dans ce nouveau DSM sont proposés huit types de troubles définis comme relevant de la défiance et de l’opposition. Il y a le type colérique et agressif, le type vindicatif, le type irritable. Et pour les enfants de moins de cinq ans existe le trouble oppositionnel, diagnostiqué si les effets durent plus de six mois. Ainsi, si votre gamin de quatre refuse depuis un an de manger sa soupe ou manifeste quelque réticence à vouloir aller à l’école, alors il est atteint d’un trouble oppositionnel. Que faire ? Eh bien c’est simple, courez vite chez le psy, il vous proposera une thérapie toute indiquée avec des petites molécules bien utiles.

Inutile de donner plus de détails. Le plus important étant de souligner la controverse qui couve, avec un premier point fâcheux qui est la clause de confidentialité adoptée par les spécialistes ayant rédigé le DSM V. La critique vient de l’intérieur puisque c’est Robert Spitzer, maître d’œuvre en chef du DSM III, qui regrette que l’APA (association des psy américains) ait souhaité cette confidentialité au lieu d’opter pour la transparence. Ce qui altère forcément la crédibilité du manuel clame Spitzer. D’autres points sensibles sont mis en avant, comme l’éventualité de diagnostiquer des fausses épidémies mentales au sein de la population. La fronde est généralisée. D’aucuns mettent en avant les faux diagnostics conduisant à considérer comme un trouble mental ce qui relève de l’expérience humaine. Au bout du compte, selon les évangiles du DSM V, l’homme sain se doit de produire des contours caractériels lisses, parfait, sans aspérité, sans fluctuation. A se demander si on est encore dans le champ de la médecine humaine ou bien du totalitarisme de la norme. Bien évidemment, le spectre du conflit d’intérêt est présent, car beaucoup de ces troubles sont des sources de profits industriels. La recherche est même incitée à trouver des molécules pour soigner les nouveaux troubles répertoriés. Enfin, nombre de rédacteurs du DSM V sont connus pour être rémunérés par des laboratoires pharmaceutiques.

Il y a des siècles, l’homme était considéré comme pécheur, infesté par le mal, pris en charge par l’Eglise. Au 21ème siècle, le mal est devenu le trouble. Les nouveaux prêtres sont les médecins. Pour guérir les troubles, nulle prière ni invocation divine, ni messe assortie d’hostie. Une simple molécule vaut pour exorcisme. Les spécialistes en blouse blanche rêvent d’un monde idéal, sans fluctuation, sans humeur et pensent aussi à la piscine qu’ils construisent dans leur villa cossue ou aux nouvelles berlines de marque allemande.

Ce nouveau DSM divise en fait les spécialistes. La société britannique de psychologie n’est pas avare de critiques. Pointant notamment la médicalisation de la société et l’impact négatif que peut avoir sur le patient le fait de se retrouver catégorisé comme individu troublé, et donc anormal. Le remède finit par créer le mal. Le système industriel du psychisme façonne une société de malades et déploie son arsenal thérapeutique. Pour le dire avec plus de force, ce DSM V mérite d’être placé comme un élément crucial pour débattre des enjeux de civilisation. La science pourrait bien devenir totalitaire. Auquel cas, la bataille opposera les scientifiques et les philosophes. N’oublions pas que la plupart des grands découvreurs et artistes étaient affectés par des troubles d’humeur. C’est ce qui fait la richesse de notre humanité. Supprimer les troubles, c’est dénier à l’homme son essence d’être humain. Regardez l’Histoire. Les systèmes qui ont dénié la nature humaine ou tenté de la forcer dans un cadre normatif ont été les pires totalitarismes. Prochain sujet de débat philosophique : la science est-elle l’antichambre du totalitarisme ?

 


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50 réactions à cet article    


  • Razzara Razzara 24 avril 2013 12:59

    Bonjour M Dugué,

    Sauf erreur de lecture, vous n’explicitez par l’acronyme DSM. Rassurez moi, cela ne signifie pas Délire Sado Maso au moins ?

    Plus sérieusement, cette juste observation que vous faites de la multiplication des ’troubles’ à traiter, avec son corollaire d’un monde ou l’individu est ’lissé’ dans une sorte de clonage psychique, n’est pas sans rappeler Huxley et son ’meilleur des mondes’. Ou encore 1984 et Orwell, pour l’inversion systématique des valeurs. Effrayant !

    Bien à vous

    Razzara


    • 6ber 6ber 24 avril 2013 13:13

      Le DSM c’est le sigle pour Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders.
      Trop cool !
      Moi je suis atteint d’un trouble oppositionnel au gouvernement actuel, c’est grave doc ?


      • foufouille foufouille 24 avril 2013 15:10

        direction asile
        tu dois etre obeissant a coca cola


      • BOBW BOBW 24 avril 2013 18:01

        Celà pourrait signifier les Démons de Sa Majesté !


      • volt volt 24 avril 2013 15:08

        dommage que vous ne fassiez pas un petit comparatif chiffré entre le DSM III et le dernier né, puisque ces gens-là ont réussi en 20 ans à « créer » plus de maladies que deux siècles de psychiatrie...

        les choses sont bien plus graves que votre tableau, encore impressionniste : ce ne sont pas « quelques rédacteurs » du DSM qui « seraient » en sympathie avec les pharmacos... c’est une publication directe des firmes pharmaceutiques : 
        d’abord on trouve une vague molécule surnuméraire, ensuite on étudie vaguement les effets (« vaguemen » on a dit), enfin on codifie une nouvelle maladie - voilà où on en est.

        dès le milieu du siècle dernier, les signes de tout cela étaient évidents avec l’« egopsycology » : Lacan rapporte l’anecdote suivante, que Jung lui aurait racontée : 
        Jung et Freud sont sur le bateau qui les rapproche de New York, où Sigmund va donner une série de conférences rapides (qui constitueront les Cinq Leçons) ; une petite foule est là sur le quai qui s’agite avec cris de joie, Sigmund se penche alors sur l’oreille de Karl pour lui murmurer : « ces gens-là ne savent pas que nous leur apportons la peste... »

        Ce que Freud n’avait pas prévu, c’est la vitesse à laquelle le formattage d’Amérique allait anesthésier sa pratique, avant de la réduire à néant : alors que la psychanalyse freudienne a pour caractéristique de considérer plus ou moins l’instance du Moi comme une formation imaginaire, tenant lieu d’obstacle, centralisant le système défensif, et donc souvent à déconstruire en partie, afin de lever le trouble, puis, dans un deuxième temps, et en toute neutralité surtout, permettre au patient de se reconstruire à partir de ce qui lui est propre et qui va réémerger de son histoire personnelle ; 

        les ricains eux, auront tôt fait de dénaturer, ou plutôt d’inverser tout ça ; et ils « re-théorisent » le freudisme de la manière suivante : 
        le Moi comporte une partie bonne de la psyché, c’est une sécurité ! la cure va consister à renforcer ! cette partie en focalisant sur l’identification du patient au moi sain du psychanalyste !
        ne rions pas, c’est toute l’Amérique...

        d’où le fait que surgit Lacan, et vraiment en sauveur dans pareil contexte, insistant sur le retour à Freud ; il va réussir aussi bien politiquement que théoriquement surtout, et avec quel brio, à inverser cette tendance, en tous cas en Europe et en Amérique latine.

        cette histoire récente du DSM est une toujours une traduction de cette vieille tendance, elle a des effets ravageurs d’abord sur le travail des psychiatres, qui ne sont plus que des distributeurs de médocs, mais presque directement sur le travail des psychanalystes surtout, puisque tout va dépendre du pays dans lequel vous travaillez : 
        si c’est en France par exemple, psychiatres éveillés, tout va bien, d’abord il sait à quoi s’en tenir côté DSM, ensuite, il sait la place du psychanalyste, la collaboration est possible.

        lorsque par contre c’est un pays du tiers monde, c’est fini : 
        le psychiatre se prend pour la science, il a son DSM sous le bras, il participe aux défenses et résistances du patient à la cure, il sait comment jouer avec les dosages de sorte à foirer le coup ; le psychanalyste se retrouve alors en position de chirurgien opérant avec à ses côtés un enfant fou et pervers en position d’anesthésiste, or des vies sont en jeu, c’est un cauchemar indescriptible ; au point que les psychanalystes forcés de collaborer avec les agents du DSM ont désormais pour tendance de refuser les cas où les ravages des fans du DSM sont à prévoir...

        • benedicte_gab 24 avril 2013 16:09

          Désolée mais Freud et la projection des fantasmes malsains issu de son esprit pervers, et Lacan avec ses concepts déconnectés de toute réalité, c’est vraiment pas une référence, c’est un autre enfermement et tout aussi insidieux. J’ai du respect pour Jung par contre qui lui cherchait réellement à comprendre, ce qui selon moi est la caractéristique d’un chercheur, et non à fantasmer sur une réalité que l’on se garde d’écouter et d’observer. Il avait d’ailleurs avait fini par prendre ses distances avec Freud. 

          Qu’en France on mette des Freud et Lacan sur piédestal n’est finalement différent que sur la forme pas sur le fond, que le DSM, et relève d’une entreprise similaire de « normalisation » comportementale de l’individu. 
          Ici on colle les enfants chez le psy dès le plus jeune âge, ce qui n’empêche pas de commencer à donner à certains des pilules. Pauvres enfants de notre société ... où leur existence est niée, par leurs propres parents en premier, que l’on médicalise ou psychiatrise dès le plus jeune âge s’ils ne sont pas conformes à ce que l’on attend qu’ils soient pour soi.

        • volt volt 24 avril 2013 16:23

          j’ai eu beau chercher ce piédestal, je ne l’ai pas trouvé. 

          il me semble que sans le « départ freudien », il n’y aurait pas de jung... et il faut reconnaître oui, que les conceptualisations lacaniennes ont l’air déconnectées de la réalité comme vous l’avancez, mais cela est faux, il s’agit juste de son style précieux qui donne cette illusion, et l’absence invoquée de fréquentes références à la clinique ne vaut que sur certains de ses écrits ; de plus la clinique n’est pas la seule source de théorisation valable.
          quant à jung, oui, c’est très beau, belle extension, mais il est singulier que les freudiens ou lacaniens lui reprochent unanimement les difficultés d’application technique ; jung est une exigence en fin de compte, et elle implique qu’une pratique jungienne de la psychanalyse relèverait de la supercherie si elle ne s’appuyait d’abord sur une puissante maîtrise du freudisme, et du débat suscité alentour. 
          quant à résumer le freudisme à une entreprise malsaine et perverse de « normalisation », et projective... et cela à l’instant même où jung est exalté, cette combinatoire étrange relève d’une méconnaissance des textes.

        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 avril 2013 03:39

          @ Voit


           Juste un regard sur le volet « médecine » d’une tendance générale découlant du nouveau sens qu’on a donné à la vie qui est maintenant de s’escroquer les uns les autres. Si on ne revient pas vers des valeurs morales, ce n’est qu’affaire temps avant que notre société de noie dans sa totale pourriture. A qui faites vous confiance ? Personne ? Vous êtes sur la voie..


          PJCA



        • voxagora voxagora 24 avril 2013 15:32

          .

          Chouette ! Je peux placer ma propre propagande, 
          et plusser Monsieur Dugué, ce qui ne lui arrive pas tous les jours.
          .

          • astus astus 24 avril 2013 15:45

            Avec son Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders l’APA (Association Américaine de Psychiatrie) s’est arrogée depuis longtemps le pouvoir de définir le normal et le pathologique en termes de santé mentale c’est à dire de fixer la norme de la « normalité » pour des individus curieusement isolés de tout contexte social ou politique, et en dehors de toute demande du sujet concernant une souffrance personnelle. La première édition du (DSM-I) publiée en 1952 relevait 60 pathologies différentes. La deuxième édition (DSM-II) publiée en 1968, diagnostiquait 145 pathologies. La troisième édition (DSM-III) révisée sous la direction de Robert Spitzer et publiée en 1980 reconnaissait 230 pathologies psychiatriques distinctes. La quatrième édition (DSM-IV) sortie en 1994 dénombrait 410 troubles psychiatriques. Combien pour la version V ? Les paris sont ouverts. En dépit des multiples conflits d’intérêt avec les laboratoires avérés depuis toujours de nouvelles pathologies voient ainsi le jour à chaque nouvelle édition. Une petite baisse des performances cognitives après 50 ans ou une tristesse qui dure plus de 15 jours après un deuil et vous êtes mûrs pour les médicaments qui curieusement viennent juste de sortir pour soigner ces affections. On ne dira rien de la multiplication folle du diagnostic des troubles bipolaires chez l’enfant depuis 20 ans ou des soi-disant hyperactifs traités à la Ritaline qui vont devenir des adolescents ou des adultes addicts aux drogues de toutes sortes, et potentiellement suicidaires, ou très violents comme on le voit régulièrement aux EU. Foucault nous avait prévenus : surveiller et punir. Encore un effort : 1984 se rapproche à grands pas.  


            • Bobby Bobby 25 avril 2013 10:25

              Voilà bien ce qui caractérise l’ensemble d’une société qui se laisse diriger... par ses dirigeants !

              Tout-à-fait d’accord avec vous Monsieur ! nous avons probablement lu ou regardé les mêmes auteurs !

              Ce phénomène qui se généralise, en cache un bien plus redoutable lorsque la focalisation sur l’individus tend à masquer les questions macro-siologiques que l’on ne veut aborder...

              Un avant-goût des « matins bruns » (Frank Pavlov), qui nous fait passer de la « démocratie au faschisme » (Film d’ Aaron Russo)

              Il ne nous reste plus beaucoup de choix !


            • Bobby Bobby 25 avril 2013 10:31

              sociologique (évidemment) sorry !


            • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 24 avril 2013 18:43

              Je trouve l’ironie de cet article symptomatique d’un trouble oppositionnel aggravé.  smiley


              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 24 avril 2013 18:44

                Bernard, vous avez encore oublié de prendre votre Ritaline !


                • Loup Rebel Loup Rebel 24 avril 2013 18:47

                  Un courant de la psychiatrie en France a déjà exprimé son hostilité à cette vision typiquement US.

                  Attention, danger !

                  Si on n’y prend pas garde, c’est une marche supplémentaire gravie vers la standardisation mondialiste de l’être humain, par le nivèlement, l’uniformisation, la destruction identitaire, le formatage déshumanisant, et pour finir le façonnage de l’Homme nouveau universel, citoyen indifférencié du monde numérique.

                  Dans le sillage de la théorie des genres et des lois démoniaques, destructrices de notre civilisation (dont le mariage asexué). Surtout, n’avalez pas les pilules et réveillez-vous, ou vous risquez demain de constater que vous n’êtes plus un homme, ni une femme, mais un code-barre international.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 11:11

                    « Un code-barre international »


                    Là, vous retardez. Aujourd’hui, ce sont les puces RFID qui sont beaucoup plus efficaces.

                  • Wendigo Wendigo 24 avril 2013 18:55

                     e« t la pathologie de ceux qui sont prêt à débiter n’importe quelle connerie pour faire du fric, elle se trouve dans cette bible ?

                     

                     DMS, peut aussi vouloir dire » Démocratie Socialiste Malsaine" !


                    • soi même 24 avril 2013 20:56

                      Le plus triste dans l’affaire, c’est que c’est probablement pas la bonne réponse, e en même temps un bon moyen d’enfermé les gêneurs, tu ouvres t’as gueule un peut trop fort, t’es un potentiel psychopathe, et par les nouvelles lois qui sont entrains de naître, il y a plus besoin d’être d’être malade, il suffit juste que tu sois virtuellement détecté malade.


                      • Gasty Gasty 26 avril 2013 07:34

                        La pillule qui fait dire oui qui fait dire non et qui vous enferme.


                      • Montagnais Montagnais 24 avril 2013 21:38

                        ecopsychology ecopsychology ecopsychology .. ecopsychology Volt, Nom de Dieu .. ! pas egopsycology .. ça fait cent fois que je vous le dit !


                        A défaut d’être mental, ça fait quand même desorder .. vot charabia ..

                        Y’avait Bouvard et Pécuchet ..

                        Y’a maintenant Volt et Dugué.

                        L’« Humanité » est sauvée 

                        NB : comme Arthur, comme Maldoré, comme bardamu, comme Rablé .. j’ai les 431 du DSM VI d’un coup, en simultané .. et pas d’autres medoc qu’un peu de bisouproprol et et 6 à 7 flacons de beaujolais a day ..

                        Kif the doctor away .. Merci Dugué, merci Volt pour les franches rigolades que vous nous offrez ..

                        • Asp Explorer Asp Explorer 24 avril 2013 22:00

                          Vous vous alarmez, mais tout ne va pas toujours dans le sens de « plus de maladies mentales ». Par exemple, en 73, l’homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales sous la pression des associations gay.


                          • Christoff_M Christoff_M 24 avril 2013 22:26

                            On a quand même l’impression que l’on fait tout depuis les années 2000, chômage, guerres, attentats, instabilité et climat de tension, paranoïa et sinistrose entretenue par nos médias...

                            que l’on fait tout pour rendre une majorité de gens vulnérables, déprimés déséquilibrés, voir violents, pour bcp la vie spirituelle pauvre, le manque d’activités variées, pas ou peu de sport, les amènent a consulter...

                            Et la on va vous trouver toutes les misères du monde en rajouter, voir vous enfoncer encore plus et vous allez atterir dans les files d’attente des grandes pharmacies des centres villes ou des centres commerciaux ou certains ressortent avec plusieurs sacs de pilules... a quand les caddies devant ces centres commerciaux du medoc...

                            Les labos et les industries pharmaceutiques gagnent autant de milliards que les vendeurs d’armes et de pétrole dans ce monde devant les industries agro alimentaires !!??
                            Et pour les milliards générés par les médocs, la surmedicamentation et les trafics qui font qu’en plus une partie de cette manne est financée plus ou moins par notre sécu !!!

                            Un pays malade qui gave la majorité de ses habitants par défaut et sans autre choix pour avoir la paix sociale, est un pays qui va finir dans l’implosion la révolte ou la déprime...

                            Jamais aucun gouvernement UMPS ne s’est vraiment penché sur la question, il faut dire qu’une partie de nos grands toubibs, de nos labos, certains politiques , certains services, dependent de l’argent du médicament...

                            Difficile de toucher a l’arbre qui arrose tellement de gens et qui constitue encore une source de milliards au milieu de nombreux secteurs qui ne rapportent plus loin de la des milliards...


                            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 avril 2013 04:30

                               @ Christoff


                              Drogues et médicaments, l’humanité bien encadrés pas des bataillons de Dr. Knock ... Une autre forme de « 1984 ». Bonne nouvelle, la guerre est dépassée comme outil privilégié des salauds. Le lien est vers une parodie que j’ai écrite jadis, mais elle est devenue une prémonition...


                              PJCA


                            • Christoff_M Christoff_M 24 avril 2013 22:48

                              A l’auteur dans les nouveaux gourous, il y a les psys et les psychiatres....

                              Mais il y a aussi certaines émissions de santé en vogue, voir des sites internet, qui vont dans le sens de faire bouffer des pilules aux gens comme les plats tout faits des grandes surfaces, on est dans la même politique de consommation de masse, tout en nous parlant d’ethique, de bio, de contrôle, de transparence, blablabla entretenu par les argentiers du système !!!

                              A quand un Masterchef avec une tambouille pleine de pilules a accommoder !!!

                              Un chiffre pour finir, 110000 personnes arrivent aux urgences chaque année dans notre pays suite, a surmedication, mélange de médicaments, mauvaise utilisation, non lecture des notices et ce chiffre pourrait passer à 130000 cette année preuve des dégats et du cout de la culture française du medicament à tout va....


                              • Le printemps arrive Le printemps arrive 25 avril 2013 07:12

                                Tous les reportages médiatiques vont aller dans le sens du DSM, puisque qu’ils seront les supports pour amener les individus a accepter, voire devancer, le diagnostique de la maladie.
                                Il faut préparer les esprits à avaler la pilule.


                              • Hervé Hum Hervé Hum 24 avril 2013 23:30

                                Question, la psychanalyse n’est elle pas à la médecine ce que l’astrologie est à l’astronomie ?

                                Autrement dit, partant d’une même réalité physique, mais l’une se contentant d’observer les effets, quand l’autre prétend observer les causes, alors même que celles ci ne reposent que sur des interprétations arbitraires car fondé sur ses propres aspirations et croyances.


                                • Hervé Hum Hervé Hum 25 avril 2013 09:09

                                  Merci pour le lien Volt, mais irais je lire le texte en entier ? J’en doute fort. Mais j’irai quand même pour avoir un aperçu et qui sait si je ne me laisse pas attraper !

                                  Cela dit, voyant que vous êtes un connaisseur de la question psychiatrique, j’en profite pour vous dire que de par mon expérience, l’inconscient telle qu’elle m’apparaît comme défini n’existe pas.

                                  Je parles plutôt d’in-conscient, c’est à dire où une conscience succède à une autre suivant un processus de développement physiologique et social. Autrement dit, vous avez la conscience de l’être bébé, de l’être enfant, ado, jeune adulte, jusqu’à l’être pré-mortem.

                                  Dans ce processus chaque être développe une conscience qui se traduit par une « dimension de conscience d’être » propre à son âge. Sans aller plus loin mais pour rester uniquement sur le conscient, lorsque une dimension se termine elle entre dans le domaine de l’in-conscient, c’est à dire qu’elle devient une conscience fermé. Si elle est définitivement acquise, elle devient de nature innée et on considère alors qu’elle elle impulsive. SI elle n’est pas définitivement acquise, elle reste dans le domaine de l’acquis, c’est à dire en fait qu’elle reste connu dans et avec la dimension de conscience suivante.

                                  De fait, l’in-conscient est une dimension de conscience d’être antérieure, de nature innée ou acquise. Paradoxalement, un problème peut survenir aussi bien d’un in-conscient « innée » que d’un in-conscient « acquis ». Cela dépendra du ’jeu de miroir".

                                  Et là, cela devient infiniment complexe si on considère les possibilités d’interpénétration des différentes dimensions de conscience d’être.

                                  Quand à ma définition de la conscience c’est : le sens de l’action en conséquence de la connaissance.


                                • voxagora voxagora 25 avril 2013 09:26

                                  « .. partant d’une même réalité physique .. »

                                  La réalité physique c’est une chose, qui se construit à partir d’un temps O,

                                  La réalité psychique c’est autre chose, qui se construit aussi, et aussi à partir d’un temps O.

                                  Pour qu’à votre âge, vous ayiez une structure psychique qui vous permette 
                                  de penser ce que vous pensez consciemment, en appui sur des éléments conscients et inconscients, 
                                  et pour que votre imaginaire + votre faculté à symboliser + votre capacité à penser le réel, s’exercent, 
                                  de multiples processus sont entrés en action, synchroniquement, diachroniquement, 
                                  pas n’importe quand, et pas n’importe comment.





                                • Hervé Hum Hervé Hum 25 avril 2013 14:35

                                  Voxagora,

                                  La réalité physique ce sont les processus chimiques agissant dans le cerveau humain.

                                  La réalité psychique, ce sont les processus d’interaction entre le sujet et son environnement, dans le temps et l’espace, qui conditionnent les flux chimiques suivant leur fonction.

                                  Autrement dit, dans le premier cas, la médecine fabrique des molécules pour altérer ou arrêter le flux de ces processus chimiques. Tandis que la psychiatrie consiste à vouloir analyser et comprendre la réalité psychique pour définir le cadre d’utilisation des molécules altérant ou arrêtant les flux chimiques. Mais s’agissant d’un rapport entre l’humain et son environnement où même l’analyste est aussi analysé, il est de ce fait juge et partie. D’où la difficulté de définir la normalité. Toutefois, tant que l’intervention se situe en aval, on se contente d’agir sur la base d’une valeur médiane du comportement général. Où donc, on ne préjuge de personne. Le problème vient lorsque on prétend agir en amont !


                                • Castel Castel 25 avril 2013 16:33

                                  alors même que celles ci ne reposent que sur des interprétations arbitraires car fondé sur ses propres aspirations et croyances.

                                  J’entends mais alors comment se fait-il que cette astrologie se vérifie-telle ?
                                  L’astrologie n’est pas fondé sur « nos propres » aspirations et croyances. Elle est fondé sur une correspondance symbolique entre les phénomènes du ciel et les phénomènes de la terre. Ce qui est en haut et comme ce qui est en bas.


                                • Hervé Hum Hervé Hum 25 avril 2013 22:15

                                  J’entends mais alors comment se fait-il que cette astrologie se vérifie-telle ?
                                  L’astrologie n’est pas fondé sur « nos propres » aspirations et croyances. Elle est fondé sur une correspondance symbolique entre les phénomènes du ciel et les phénomènes de la terre. Ce qui est en haut et comme ce qui est en bas

                                  Certes, mais pour l’instant il n’existe pas de preuve, ce ne sont que des interprétations. On établi une relation de cause à effet entre le ciel et nous même. Non que je sois contre, mais il y a d’autres astrologie que celle occidentales avec une symbolique différente et qui pour eux fonctionne aussi.

                                  Regardez la voyance, il suffit d’un peu de psychologie pour se faire voyant. En fait, on trouvera toujours tout ou partie de ce qui nous est dit comme vrai... Suivant nos propres aspirations !!!

                                  Mais encore une fois, je ne suis pas contre ce que vous dites, seulement que pour l’heure on est loin de l’observation scientifique


                                • Castel Castel 26 avril 2013 08:41

                                  Mais encore une fois, je ne suis pas contre ce que vous dites, seulement que pour l’heure on est loin de l’observation scientifique.

                                  La science rejette les bases symboliques de l’astrologie, parce qu’elle est elle-même est fondée sur le matérialisme.
                                  Je comprends votre position, vous n’êtes pas particulièrement contre l’astrologie, mais si l’on retourne les choses pour les rendre plus intelligibles voyons ce qui se passe :
                                  Imaginez qu’aucune séparation existe mais que notre esprit veut créer un égo qui évolue dans un monde et, par conséquent, faire la différence entre le « moi » et le « non moi ». La matière est donc créé (mais cela reste une illusion).
                                  Le symbole, c’est ce qui resterait dans notre esprit et qui indiquerait donc que tout est lié.
                                  Par conséquent, je ne vois pas au nom de quoi, il faudrait rendre servile l’astrologie, par ailleurs vieille de plus de 6000 ans, à la « science » actuelle.


                                • Castel Castel 26 avril 2013 08:52

                                  mais il y a d’autres astrologie que celle occidentales avec une symbolique différente et qui pour eux fonctionne aussi.

                                  Quand vous regardez un objet rouge la nuit, il va apparaitre gris ou bleu foncé. Pourtant, c’est le même objet.
                                  C’est pareil pour les différentes astrologies. C’est la même personne mais décrite différemment.


                                • Hervé Hum Hervé Hum 26 avril 2013 10:05

                                  Imaginez qu’aucune séparation existe mais que notre esprit veut créer un égo qui évolue dans un monde et, par conséquent, faire la différence entre le « moi » et le « non moi ». La matière est donc créé (mais cela reste une illusion).

                                  Imaginer c’est s’éloigner de la réalité ! Si la matière est une illusion, qu’est donc l’imagination ? Si la nature a établi des règles strictes de séparations entre matière et imaginaire avec des lois pour passer de l’un à l’autre, c’est qu’elle a de bonnes raisons. Que l’humain moderne, s’emploie à ne pas accepter. Mais je m’égare...

                                  Considérons votre hypothèse comme vrai et lisons ce que vous dites ensuite

                                  Le symbole, c’est ce qui resterait dans notre esprit et qui indiquerait donc que tout est lié.
                                  Par conséquent, je ne vois pas au nom de quoi, il faudrait rendre servile l’astrologie, par ailleurs vieille de plus de 6000 ans, à la « science » actuelle.


                                  Le symbole aurait donc pour fonction de remplacer la matière ! Car sans celui ci, un esprit ne pourrait pas se distinguer d’un autre esprit et il ne resterait qu’un seul esprit universel.

                                  Cela dit, je n’écris pas que l’astrologie doit se rendre servile, mais qu’elle se base sur une réalité subjective et non pas objective. La symbolique des astres est par nature subjective car elle renvoie bien à notre propre sensibilité d’être alors que la science « elle-même est fondée sur le matérialisme.scientifique »

                                  Pour votre 2ème commentaire, on peut effectivement voir les choses ainsi. Pourtant, l’astrologie chinoise établi son calendrier sur l’année et non sur le mois. Donc, dans l’astrologie chinoise, on est du même signe astral si on est né dans la même année, contrairement à l’astrologie occidentale. Pourtant, les gens retrouvent bien leur propre personnalité ! Mais vous pouvez considérer que l’une est fausse ou approximative quand l’autre est très précise. Par contre, en astrologie, tous les astronomes voient les étoiles dans leur même emplacement, même si leur couleur peut être différente.

                                  Alors, effectivement, toutes les cultures anciennes sont d’accord pour voir dans le ciel une symbolique, mais n’en font pas la même lecture et cela, parce qu’elle est relative à leur culture, leur aspiration et non pas sur le seul critère observationnel.

                                  Mais encore une fois, je ne suis pas contre car si l’humain est fait de la même matière que les étoiles, alors, il y a bien un lien diffus, éthérique, vibratoire, qui l’unit à tous les objets vibrants, qu’ils soient vivant ou inerte.


                                • Castel Castel 26 avril 2013 11:04

                                  mais qu’elle se base sur une réalité subjective et non pas objective. La symbolique des astres est par nature subjective car elle renvoie bien à notre propre sensibilité d’être alors que la science « elle-même est fondée sur le matérialisme.scientifique »

                                  Vous savez, la notion « d’objectivité » comme idée de séparation entre soi et les choses du monde est une idée moderne.
                                  Objectif signifie étymologiquement « jeter devant », elle n’avait donc pas cette signification auparavant.
                                  La science est une élaboration collective. Si elle n’était pas aussi réductionniste, elle pourrait être plus humaine et donc mieux comprendre l’univers (connais-toi toi-même...). Si on découvre des lois dans la nature, c’est bien que tout est lié, il ne manque à la science qu’à accepter la face non visible (inconsciente) de l’univers.


                                • Hervé Hum Hervé Hum 26 avril 2013 13:28

                                  Si on découvre des lois dans la nature, c’est bien que tout est lié, il ne manque à la science qu’à accepter la face non visible (inconsciente) de l’univers.

                                  D’accord, avec juste une rectification, la science n’est pas un sujet pensant mais un sujet d’étude, la science n’a donc rien à accepter, ce sont les humains qui le doivent !

                                  Ainsi parlait Rabelais « science sans conscience n’est que ruine de l’âme »


                                • Rincevent Rincevent 24 avril 2013 23:58

                                  Le DSM pose un problème depuis ses débuts. A l’origine il a été créé comme un manuel « neutre » c’est à dire débarrassé de toute tentative d’explication et surtout d’hypothèses sur les maladies mentales. Cela en réaction aux excès de certaines écoles psychanalytiques et sous la pression d’associations américaines de familles de malades mentaux qui se sentaient culpabilisées par celles-ci. D’où une vaste collection de symptômes croisés et en face les médicaments prévus pour les supprimer. Une fois les symptômes (partie visible) abrasés, tout le monde était censé être content.

                                  Ajoutez à ça les labos qui voyaient leur marché se démultiplier et, en France, la pénurie de psychiatres du public (1200 postes non pourvus), la fermeture des écoles d’infirmiers (ères) psy et ce manuel prend toute sa « valeur », utilisable par le premier interne de garde venu. Que le patient continue à se débattre avec ses problèmes existentiels, sociaux et familiaux ce n’est plus du tout du ressort de la médecine...


                                  • Bobby Bobby 25 avril 2013 11:12

                                    Bonjour,

                                    ... et si on supprimait les psychiatres ?

                                    les résultats des expérience Laing/Cooper à Londres et Bassaglia à Trieste, principalement, aux résultats si opposés, ont montré que ce n’était pas la folie qui était en cause, mais la façon dont l’environnement acceptait les différences !

                                    Quant à la compétance des psychiatres.... une expérience américaine cette fois (ah, le nom m’échappe ! sacré Alzheimer !) nous en montre toute l’étendue... (psychiatre, il s’en envoyé, lui-même et toute son équipe, dans des hopitaux psychiatriques, se plaignant d’apparition sonores... tous ont été immédiatement admis... et il leur a fallu parfois avec un certain mal, bien du temps pour en sortir !... cerise sur le gâteau, suite à cette expérience publiée, les hopitaux ont réagi en défiant l’auteur de réediter et ont ensuite publié des résultats chiffrés.... l’auteur n’avait envoyé personne !)

                                    Vous avez dit « Charlatans » ?


                                  • salviadivinarum salviadivinarum 25 avril 2013 09:15

                                    Je propose une séance rapide d’auto-diagnostique mentale
                                     en se référant à la liste ci-dessous :

                                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_troubles_mentaux

                                     

                                    Pour ma part j’ai souffert et souffre encore de l’anxiété de séparation,
                                     de comportement antisocial de l’enfant,
                                     de comportement antisocial de l’adolescent,
                                    de comportement antisocial de l’adulte,
                                    de dépression post-partum, de dépression saisonnière…

                                    On reprend son souffle

                                    …d’épisode hypomaniaque, de frigidité,
                                     de mélancolie, de réaction aiguë au stress,
                                     de sinistrose, de trouble de la personnalité dépendante,
                                     de trouble psychotique partagé, de troubles liés au cannabis,
                                    de trouble de déficite de l’attention.

                                    Toute ma vie en ordre alphabétique. Merci la science !

                                    Et dire que j’ai rejeté tous les médicaments
                                    qui m’auraient permis de m’adapter,
                                     d’être heureuse et performante dans le « Meilleur des mondes ».

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