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Accueil du site > Actualités > Société > Rapport Odissée : le lien social est un facteur de performance

Rapport Odissée : le lien social est un facteur de performance

L’association Odissée vient de publier le rapport sur « l’état social de la France », (voir cet article de LaCroix ).

Ce rapport montre qu’il n’y a pas de véritable performance économique sans cohésion sociale.

En résumé :

- En matière de performance globale - économique et sociale-, la France ne se classe qu’au 8e rang des 27 pays européens ;

- On peut avoir un fort niveau de protection sociale et un faible niveau de lien social, ce qui est le cas de la France (ce qui ne m’étonne pas car il peut y avoir déresponsabilisation par délégation du social à l’Etat, renforçant le comportement individualiste) ; » L’État impulse tout et il y a une démission du citoyen ».

- la situation est très contrastée selon les territoires, les régions de France. Par ex l’Ile de France est au 1er rang en terme de performance et 20ème en termes de lien social. Explications intéressantes et comparaison avec les régions qui réussissent le mieux (Pays de Loire, Bretagne, Midi-Pyrénées, Alsace, Rhône-Alpes).

Enfin, cette étude est une véritable leçon de politique : alors que la droite priorise la performance économique et la gauche la solidarité, le lien social, le vivre-ensemble, selon un clivage libéralisme/socialisme, cette étude révèle que les deux sont très liés. La conscience et la responsabilité citoyenne et la valorisation de l’être et de la relation humaine, plutôt que celle de l’avoir et du paraître, sont essentielles pour arriver à des efforts communs et à un consensus priorisant l’intérêt général, redonner l’impulsion à la création, à l’inspiration, que ce soit dans le domaine de la recherche, de l’entreprise, des arts et de la culture. Pour y arriver, il faut repenser « le sens de notre société », de notre vivre-ensemble », en partant des valeurs. Le délégué général de l’association, Jean-François Chantaraud nous propose d’inventer la « sémiocratie », allant au-delà de la démocratie. « Il faut organiser une circulation et une mutualisation de l’information afin que chaque idée, chaque expérience, chaque savoir-faire et chaque énergie trouve la place qu’il mérite au profit de tous ». « Apprendre à bâtir des raisonnement collectifs dans lesquels chacun de reconnaît ».

Cette nouvelle forme de penser la société, de réfléchir ensemble pour construire un projet de société au service de l’homme, du développement humain, cela s’appelle l’humanisme. Cette troisième voie, différente du libéralisme incarné par la droite, fondé sur l’argent, le profit, et aussi différente du socialisme, incarné par la gauche, dont l’Etat a un rôle central tout en ciblant l’égalité. C’est cet humanisme qui caractérise le projet de société du centre, sortant de l’habituel clivage droite/gauche. Un centre qu’il ne faut pas voir superficiellement comme un ectoplasme volatil supplétif de la droite ou de la gauche, mais plus profondément sur les valeurs qu’il incarne et le nouveau projet qu’il propose. A condition d’être indépendant, de bien marquer sa différence et d’exprimer son projet, à condition d’être écouté plutôt que l’objet de dénigrement et de moqueries des médias, oui ce centre là peut devenir un socle offrant une alternative crédible et redonnant l’espoir.

Quelques extraits ci-dessous, repris des articles du journal LaCroix, en référence :

http://www.intelligencesociale.org/ressources/documents/20101220_LaCroix-Une.pdf
http://www.intelligencesociale.org/ressources/documents/20101220_LaCroix-Page2.pdf
http://odissee.info/ressources/documents/20101220_LaCroixpage3-1.pdf

Ce rapport montre à quel point la cohésion sociale est le meilleur instrument de la performance économique. Le savoir-faire se nourrit du savoir-être ensemble. La bonne gouvernance (c’est le mot à la mode) a besoin de confiance, de participation, de subsidiarité… Une organisation du pouvoir trop centralisée est un frein aux initiatives. La négociation est indispensable.

Dans la comparaison européenne, la France, 8e, « Une position moyenne » occupée également par le Royaume-Uni et l’Allemagne, bien derrière les pays scandinaves, a encore des progrès à faire dans beaucoup de domaines. Au 12e rang seulement pour la performance économique, elle ne brille pas non plus par ses résultats en matière de lien social puisqu’elle n’occupe que la 8e place derrière, sans surprise, les pays scandinaves mais, plus étonnant, après également le Royaume-Uni ou l’Irlande.

Le résultat est sans appel : les pays les plus performants sont aussi ceux qui ont les meilleurs résultats sur le plan de la cohésion sociale. Et de ce point de vue, ce sont les pays du nord de l’Europe (Suède, Finlande, Danemark) qui arrivent en tête du palmarès, avec les Pays-Bas et l’Autriche. Des pays qui ont pour trait commun d’avoir un système de gouvernance reposant sur une démocratie sociale et locale très développée.

Dans les pays nordiques, elle se traduit par « un contrat social fondé sur un impôt élevé et des mécanismes de redistribution sociale nombreux », et aux Pays-Bas, par une tradition « toujours actuelle de participation élevée des partenaires sociaux dans la vie économique et sociale », remarque le rapport. « Il est intéressant de noter que les cinq pays qui arrivent en tête sont aussi ceux qui arrivent en première position pour le taux d’emploi des femmes ou les dépenses d’assistance aux personnes âgées. Ce sont des démocraties où l’on parvient à construire un consensus sur des enjeux sociétaux », commente l’un des auteurs. À l’inverse, la Grèce, où le lien au collectif est très distendu, se retrouve dans le bas du classement.

Quant à la France, elle bénéficie d’amortisseurs dans les périodes de crise et  rebondit moins vite ensuite sur le plan économique. Le délégué général de l’association, Jean-François Chantaraud, explique que les conditions du débat y sont insuffisamment réunies, l’État impulse tout et il y a une démission du citoyen. La preuve, nous avons fait la réforme des retraites en six mois alors qu’en Finlande, ils ont mis quinze ans pour y parvenir. »

La situation est cependant contrastée selon les territoires. Le palmarès des 22 régions françaises place en tête les Pays de la Loire, la Bretagne et Midi-Pyrénées. Avec une exception, l’Île-de-France. Au 1er rang en termes de performance, elle ne se classe qu’au 20e rang en termes de lien social, infirmant ainsi la règle qui veut que les deux aillent de pair. Une position « atypique » qui s’explique pour des raisons historiques de centralisme et de concentration de tous les pouvoirs. Super-performante, la région parisienne est aussi celle où le lien social est le plus altéré, compte tenu de l’anonymat généré par la forte concentration urbaine, des durées de transports ou de la délinquance. Si l’on exclut ce cas particulier, les régions qui réussissent le mieux sont aussi celles où l’on vit le mieux. Elles se situent sur un axe centre-ouest – avec les Pays de la Loire, la Bretagne, Midi-Pyrénées, Limousin – et à l’extrême est du pays (Alsace, Rhône-Alpes). Des territoires qui ont en commun d’entretenir une relative indépendance à l’égard du pouvoir central. La recette résiderait là encore dans le mode de gouvernance. « Ce sont ceux où l’information circule facilement, où le débat public est le plus dynamique et où chacun s’implique plus qu’ailleurs dans la construction du collectif », analyse le rapport.

À cet égard, les Pays de la Loire sont l’exemple le plus probant. Dans cette région de tradition catholique, la culture de l’entraide et de la solidarité est très forte – c’est là que sont nées les mutuelles – et le territoire s’est développé de manière équilibrée autour de pôles urbains complémentaires dont aucun ne domine l’autre. Résultat : c’est une des régions où l’on trouve le plus de bacheliers, où il y a le plus faible taux de chômage, le moins de conflits du travail et d’arrêt-maladie, et où l’on vote le plus…


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21 réactions à cet article    


  • Marianne Marianne 23 décembre 2010 10:22

    Je constate que certains liens ont sauté à la publication. Je vous les redonne :

    Résumé et extraits du rapport ODIS sur l’état social de la France :
    http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2010/12/16/odis.pdf

    Le rapport complet sera prochainement disponible sur commande à 27 euro et téléchargeable, sur le site de la Documentation Française.

    Article de LACroix : http://www.la-croix.com/Le-lien-social-dope-les-performances/article/2448978/4076

    Site de l’Association Odissée : http://www.odissee.org/


    • Marianne Marianne 27 décembre 2010 23:58

      Le rapport entier est maintenant disponible à la commande (27 euros) sur ce site :
      http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110084439/


    • ddacoudre ddacoudre 23 décembre 2010 11:19

      bonjour mariane

      tu n’expliques rien d’autre que l’individuation, alors il faut lire Durkheim (1858-1917) qui lui tenait ses analyses de ce qu’il avait appris des autres et de ses observations, il en est toujours ainsi.

      nous vivons une fracture intellectuelle en plus de la fracture sociale, il suffisait d’aller apprendre pour savoir ce que constate se rapport (que je découvre par ton article).

      nous n’existons que par le regard des autres, le lien social est obligatoire et l’individualisme n’existe pas si ce n’est que par la singularité de chacun qui n’est unique que par la place de ses pieds qui lui donnerons par ses perceptions émotionnelle une image du monde toute personnelle même s’il en partage certains aspects avec d’autres.
      même l’axiome d’Adam Smith est faux.
      chacun a donc une place à trouver dans le clan le groupe la société pour ne pas mourir seul ou se suicider en compagnie des autres, c’est l’ermite et le « communautarisme », entre les deux ce sont toutes les déclinaisons de l’individuation.

      l’état ne permet d’accomplir que que que les citoyens lui confient, et ce que ne pourrait pas faire un citoyen tout seul. les deux sont nécessaires, l’initiative individuelle indispensable, et le relais éventuel de l’état.
      enfin l’individu ne navigue pas dans le même champ que l’état, leur vision du monde ne se mesure pas avec les mêmes perceptions, supprimer l’état serait du suicide, ou alors, comme la voie sur la quelle nous sommes, il serait remplacé par des ploutocratie ou des oligarchies.
      car la « sociabilisation » mondiale existe même si l’individu ne la perçois que par la raison et ce qu’il apprend du monde (ce ne sont pas nos sens qui nous disent que la chine existe).
      actuellement, les médias dirigent nos pensés pour beaucoup, et les marchés dirigent les états.

      l’individu n’existe plus et l’état non plus (pour l’image), il ne peut donc exister aucun projet sociétal que de reconduire ceux qui dirigent nos existences que j’appelle les dominants systémiques, car ce ne sont pas ceux que nous élisons.
      http://www.agoravox.fr/ecrire/ ?exec=articles&id_article=85399.http ://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=63599. ddacoudre.over-blog.com .
      la fracture intellectuelle ajouté à la peur et le terreau du despotisme. s’il est normal qu’elle existe dans le cour des choses nous avons les outils d’enseignement pour la réduire, et ne pas faire comme les pères de la bible qui pour être compris des ignorants faisaient des paraboles. nous savons ou cela conduit au fondamentalisme, et bien en économie il existe aussi.
      cordialement. notre structure scolaire n’est plus adapté à l’évolution des sciences humaines. et l’enseignement général est trop insuffisant pour ouvrir à la complexité du monde.
      il devient important de prolonger l’enseignement tout le long de la vie active, comme nous avons prolongé celui professionnel.

      Delors et Chaban Delmas avaient compris cela trés tôt en parlant d’éducation permanente, qui n’est pas ce que cela en est devenu. si le patrona et les salariés ne s’y étaient pas opposés, nous n’en serions pas là.

      cordialement.


      • Yvance77 23 décembre 2010 15:32

        Salut

        Papier interessant.

        Le souci est survenu quand des gens ont commencé à trouver que certains mots sonnaient comme des « gros mots » (voir maux).

        Rendez-vous compte : solidarité, amour, collectif, humanité, partage, commun ...sont des fleaux pour certains de nos penseurs, décideurs, dirigeants etc...

        A l’heure ou un bac + 5 dans une salle de marché peut se faire les roubignoles en plaqué-or et celles de son boss en massif, et ce en milli-secondes, vous ne pensez pas qu’ils vont perdrent du temps avec : éduquer, écouter, prendre du temps, respect.

        Depuis les années Reagan (initié en cela par Friedman) le monde a sombré corps et âmes dans les affres de l’ignoble économique. La partie est perdue, il n’y a rien à sauver.

        J’attends juste que ce putan de château de cartes s’effondre, et que ceux qui ont encore une parcelle d’humanisme reconstruisent la maison ... mais en solidaire cette fois ... pour nos enfants tout au moins car pour moi c’est mort.

        A peluche


        • Yvance77 23 décembre 2010 15:36

          PS : n’oubliez jamais la voix des maitres

          « La vie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas ? »

          Laurence Parisot (en grande forme ce jour là)


        • zelectron zelectron 23 décembre 2010 16:58

          Quand il n’y a pas de foin, les chevaux se battent à l’écurie...alors, le lien social...


          • Marc P 23 décembre 2010 17:37

            "résultats en matière de lien social puisqu’elle n’occupe que la 8e place derrière, sans surprise, les pays scandinaves mais, plus étonnant, après également le Royaume-Uni ou l’Irlande.«  ;

            dommage ce prejuge, parfois chantres du liberalisme exacerbé les britanniques n’en sont pas moins très friands et acteurs de lien social....

             »c’est une des régions où l’on trouve le plus de bacheliers, où il y a le plus faible taux de chômage, le moins de conflits du travail et d’arrêt-maladie, et où l’on vote le plus"

            En Pays de Loire les émigrés sont peu nombreux ce qui peut expliquer les resultats scolaires élevés et un chômage contrôlé..., par contre les conflits au travail sont tus par le non-dit très pratiqué et s’il y a peu d arrêts de maladie, on s y suicide plus qu en ile de France et bien sur qu en UK.
            article intéressant
            cdlt
            Marc p


            • karquen karquen 23 décembre 2010 18:26

              C’est un bon article...

              Les facteurs de cohésions sociales et de performances économique dépendent de ses acteurs, et donc de l’altruisme et l’humanisme de ses acteurs, comme la liberté intrinsèque que donnent les « décideurs »...
              Aussi la créativité, la performance est beaucoup plus importante dans une entreprise lorsque les acteurs sont sereins, sans stress, presque bichonnés par les décideurs.
              Le stress est de toutes manière destructrice.
              Maintenant il s’agit d’harmonie au sein d’une entreprise, harmonie au sein de la société toute entière également !
              Je ne pense pas que axer sur des liens sociaux « religieux » soit très opportun, il s’agit plus certainement d’un lien de « niveau social » et de stabilité d’éducation ; D’activités en dehors du boulot, ne serai-ce qu’aller au pub après le boulot avec ses collègues !
              L’éducation... je pense que le sujet tourne beaucoup autour de ça...
              La « cool attitude » pour soit, les autres, et quelque soit le niveau de responsabilité dans son travail.


              • Le péripate Le péripate 23 décembre 2010 19:03

                La performance au prix de la dictature ?

                Non merci.


                • karquen karquen 23 décembre 2010 19:35

                  Heu oui ! je suis d’accord ! pas de dictature ! 

                  Je parlais juste de « l’ambiance de travail » et dans notre société en France, un respect mutuel dû à l’éducation.

                  Pour allez plus loin oui : c’est évident avoir des résponsabilités ne veux pas dire « ecraser » les employés sous le poids et l’inertie hiérarchique ! de même il y a un gros soucis de « clivages sociaux » dûent à la pauvreté qui se généralise même parmis les travailleurs ! 


                • ddacoudre ddacoudre 23 décembre 2010 20:51

                  bonjour péripate

                  tu as le sens du raccourci, mais en allant vite c’est cela sauf que c’est réversible, et tu ne peux pas te plaindre de cette dictature et accepter celles des tabous et totems, juste pour te gratter.
                  joyeux noël.

                  cordialement.


                • ddacoudre ddacoudre 23 décembre 2010 21:55

                  bonjour peripate

                  tu as le sens du raccourci, mais ce pas tout à fait faux, sauf que c’est transposable et qu’il est bien difficile d’échapper à celle des tabous et totems, juste pour te gratter.
                  joyeux noël.
                  cordialement.


                • daniel paulmohaddhib 23 décembre 2010 19:08

                  la science moderne est une erreur...
                  avoir un chef et aimer ca c’est du masochisme
                  etre chef et aimer ca c’est du sadisme...

                  ainsi voila une vie....issue d’un univers sans debut et sans fin....
                  la partie du cerveau utilisee est le cerveau animal normal,ameliore pour l’occasion..
                  il est un outil et ne sait voir que sa memoire....ce qu’il sait...
                  le jours ou il regarde sa mort qui est la a chaque instant..l’humain perd totalement pied.
                  Il cache ce qu’il ne peut voir sous des tonnes d’occupations,d’activites...
                  ce qu’il ne peut voir , sa fin,est toujours la , cachee mais tres active...
                  on ne le sait pas...on perd contact avec ce qui est pour vivre un monde de desirs de toutes sortes..
                  ne pas regarder un fait comme celui de mourir ,c’est s’en echapper ,c’est ca qui cree la peur...la peur est le fait de ne pas regarder...
                  notre ego voit sa memoire y compris celle du futur qu’il desire....
                  Voila,ca c’est une vie d’humain....une vie de terreur , de noirceur , de mechancete ,de tricheries ,de violence,de tueries...etc...de soumission ....pourquoi ? cette peur de la fin,cree le desir de securite....mr le pen et les autres sont terrorises par la vie, la vie humaine est impermanente....
                  ce cerveau-ego ne peut vivre cela, il n’est pas dans son role....
                  la partie du cerveau endormie, la plus grande partie ,elle sait regarder le vide, l’incertitude , la mort , la maladie..etc de regarder tout cela transforme radicalement un humain....
                  alors il peut etre touche du doigt de la Mere Nature...
                  Mere Nature n’a pas voulue la souffrance...mais je vous le dit : vous ne cherchez pas a comprendre non plus..que savez vous de vous meme ? pratiquement rien...
                  Perdu entre peur et ignorance les humains sont murs pour soumettre et etre soumis...
                  c’est terrible....
                  Bouddha disait ,la 3eme noble verite : la cessation de dhukka , de la souffrance est nirvana....
                  C’etait il y a 2500 ans....je vois ce chemin, il avait raison.....mais nous avons des philosophes nous aussi...bernard,claude salvatore et plein de gars marrant mais ils ne savent pas...
                  la souffrance elle aussi doit etre regardee ,sans rien y faire....impossible pour la partie du cerveau qu’on utilise , cette partie qui est l ’ ORIGINE de tous nos problemes et de cette incapacite a les resoudre...
                  on a en nous un cerveau qui dort...pour le reveiller il faut arreter de fuir , se poser ,rester avec la souffrance et alors la peut etre, Mere Nature va parler...reveler des « choses » , expliquer..
                  on ne considere jamais nous meme comme le probleme.....
                  c’est etonnant ...ca creve les yeux non ?
                  la paix est au bout de ce chemin personnel ,le sens aussi....un tel humain rejette ce qui n’est pas cooperation , et refuse l’autorite...
                  la fin du profit,du business ,des metiers parasites ,des guerres ,des violences etc etc est de notre fait ou pas...la est le libre arbitre , on choisit la mauvaise voie....c’est aussi pathetique que le cote obscur de la guerre des etoiles....


                  • karquen karquen 23 décembre 2010 19:43

                    C’est assez vrai ce que vous dites ! 

                    Dans mon message je parlais juste « d’ambience générale » dans l’entreprise et dans la société... 

                    Mais très bon rebond : vous avez raison, l’Humain et le sens du travail commun est beaucoup plus important que la perpétuelle hiérarchie qui aujourd’hui est devenue esclavagiste...

                    J’aime ces entreprises où l’on parle de « collaborateurs » et non de « chefs » ; cette entreprise où la notion même de travail en commun est mise en éxergue face à un partitionnement des résponsabilitées avec le poids systémique de la compartimentation des efforts...

                    Se sentir Humain...

                    Etrange monde où même les pub mette des singes ou des animaux pour « personnifier » une marque et la connexion onirique miroir du consommateur...

                    Entre nous, je pense que les résponsables markéting et toute la société des « décideurs » nous prend vraiment pour des cons....


                  • daniel paulmohaddhib 23 décembre 2010 20:48

                    @ karquen

                    merci de ton mot....
                    pour evoluer les humains vont devoir aller tres tres loin...en eux memes , on est le coeur du probleme , toujours evite avec soin...
                    merci de ton mot....des fois de parler dans le desert donne envie de se taire..
                    amicalement...
                    ps : oui ils nous prennent pour des cons, l’ennuie c’est que globalement c’est pas faux....
                    ca ne les rends pas intelligents..
                    les arrivistes dominent grace a la passivite....
                    2ps : ici en irlande le rechauffement climatique devient le refroidissement ,encore une connerie de plus....


                    • Tuscany 23 décembre 2010 21:29

                      Je ne ressemble pas à un statut social mauvaise, comparativement à l’Italie, la France semble être le meilleur. Toutefois, il est très intéressant !
                      By Tuscany .


                      • christian 23 décembre 2010 23:52

                        Bonsoir, Marianne, bravos pour vos idées.

                        Je sais bien que la nature humaine doit se saisir d’un gourou, mais pourquoi Bayrou, certes c’est mieux que Sarko, mais enfin, vous êtes vous posé la question si Bayrou vous méritais, je n’en suis pas persuadé, vous lui faites un trop beau cadeau.

                        Passons, c’est une réflexion en clin d’oeil, c’est une introduction pour rebondir et vous proposer ma réflexion sur le lien social et sa marchandisation pour ne pas dire sa monétisation. Je l’ai déjà publié, sur mon blog et sur Médiapart aussi je vous donne le lien je ne veux pas ecombrer les réponses par des dizaines de ligne : http://www.mediapart.fr/club/blog/christian-br/160910/retraites-syndicats-gouvernement-ps-si-finalement-nous-faisions-tous-f


                        • Marianne Marianne 25 décembre 2010 17:10

                          Merci Christian. Vos idées sont aussi intéressantes. J’aime bien quand les personnes contribuent ainsi au débat sur le fond, pour changer la société, qu’ils aient une utopie, car il faut bien imaginer la société idéale pour pouvoir l’accomplir, même partiellement.

                          Pour répondre à l’autre question : Bayrou n’est pas un gourou ni même une « idole ». Ce sont ses détracteurs qui disent cela. Ce qui m’intéresse dans Bayrou, ce sont ses idées, qui convergent avec les miennes, et aussi son courage. Ce qui m’a conduite à le soutenir, c’est vraiment les idées de fond. Il se trouve que j’aime beaucoup aussi sa personnalité, son humanité, son authenticité et sa simplicité.


                        • Marianne Marianne 25 décembre 2010 19:27

                          Votre blog est très intéressant, notamment l’article que vous donnez en référence avec votre idée de contribution sociale obligatoire en temps humain.

                          Je m’intéresse particulièrement aux échanges non marchands, qui se développent non seulement dans le contexte d’entre-aide sociale, soutien scolaire etc. mais aussi dans le domaine de la recherche et de la connaissance grâce à Internet, les Wikis,... Wikipedia est une expérience collective d’accumulation et d’échange de savoirs, oeuvrant pour le bien collectif, une construction commune libre et créative. On voit émerger une nouvelle forme d’intelligence, de vie en communauté.

                          Dans le même ordre d’idée que la vôtre (ce qui me gêne c’est le côté « obligatoire » de la contribution sociale en revanche), j’avais imaginé des bourses d’échange en temps humain, par exemple au niveau local de sa ville : je propose ce que je peux offrir en compétence et en temps, par exemple cours de cuisine et de couture ou de microinformatique, faire les courses 1 fois par semaine à 2 personnes âgées, etc., je dis aussi ce qui m’intéresse : discuter avec un philosophe, soutien scolaire pour mon enfant, etc. Les échanges se font par internet ou sur une borne en mairie accessible à tous, et le système comptabilise le temps, des points, par pour les rémunérer ni les revendre, ni même imposer de rendre en retour d’un service, mais essayant de tendre à l’équilibre. Une personne âgée devrait plus recevoir que donner sans doute, mais le fait qu’elle donne un peu est très important, par exemple en diffusant un savoir, en racontant des histoires qu’un enfant écrit et qu’il publie dans un journal d’école, c’est très valorisant pour elle.


                        • Tiberius Tiberius 24 décembre 2010 11:46

                          Le lien social se desserre en France à mesure que décline le sentiment d’identité nationale. 

                          En effet, pour que l’on s’aime et que l’on s’entraide il est nécessaire d’être unis par le sentiment fraternel d’appartenir à un même peuple avec une identité propre et des valeurs communes à défendre contre les agressions du monde extérieur. Car l’être humain est une créature sociale par nature. L’Homme n’est pas fait pour vivre comme un lion chacun dans son coin. Au contraire, comme les chiens dans leur meute nous avons nous aussi besoin de notre communauté, notre patrie pour exister. Mais le sentiment de patriotisme a décliné si fort ces dernières années que les gens se fâchent aujourd’hui à la simple évocation d’une identité nationale. Et dès lors que se brise l’amour qui uni les membres d’une communauté, les individus ne savent plus faire la différence entre un des leurs qui meurt de froid en hiver et un étranger à l’autre bout de la planète.

                          Nous faisons donc passer les étrangers avant notre famille, nous brisons le lien social dont nous-mêmes et nos enfants auront besoin pour exister : nous mettons notre avenir en péril. Car les étrangers qui entrent en France et qui constatent qu’il n’existe pas dans ce pays de sentiment de fraternité nationale, n’ont d’autre choix pour exister que le communautarisme. S’ils ne peuvent trouver en France une communauté forte et unie à la quelle s’intégrer, ils sont bien forcés de recréer leur propre communauté.

                          A mon avis, nous allons être purement et simplement annihilés, car aucun groupe d’humains ne peut durablement se maintenir en vivant comme les lions. 


                          • miel de fiel miel de fiel 26 décembre 2010 05:30

                            « « « S’ils ne peuvent trouver en France une communauté forte et unie à laquelle s’intégrer, ils sont bien forcés de recréer leur propre communauté. « « « 

                            Vous parlez sérieusement ? Si oui, vous êtes bien coincé dans les images d’Epinal......
                            Et surtout voyagez un peu ne serait-ce que dans les Antilles départements français.

                            Pourquoi donc alors, en France, les gens de gauche, de droite, du centre rassemblés qui se battent pour préserver notre pays, notre culture, notre inconscient collectif, nos racines ancestrales sont inondés d’insultes immondes. Que faites-vous, personnellement, à part baisser les bras pour demain ? Mais c’est aujourd’hui que nous sommes totalement dans la merde !

                            Nous luttons contre le communautarisme avec à nos côtés des citoyens de toutes origines qui veulent conserver une France qu’ils aiment souvent plus que nous. Quel héritage allez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ? Les miens diront : notre grand-mère s’est battue comme une tigresse pour nous.
                            Je n’aime pas spécialement JUPPE mais son attitude pour Noël mérite +10 même s’il n’a fait que son devoir citoyen, contrairement à cette clique décadente dont le peuple ne veut plus : http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/nicolas-sarkozy-et-carla-bruni-passent-noel-au-maroc-387307

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