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Accueil du site > Actualités > Société > Un actif sur dix n’est pas un salarié !

Un actif sur dix n’est pas un salarié !

Si le capitalisme traverse une crise économique profonde, il ne manque pas d’imagination pour aggraver les conditions d’exploitation des travailleurs. Ses têtes pensantes sont capables d’utiliser à la fois les évolutions technologiques – comme toutes celles qui tournent autour de la «  numérisation  », de la «  dématérialisation  » de l’économie, de la production – et les aspirations à sortir de l’exploitation salariale qui peuvent s’exprimer dans diverses couches de la société. Les petits-enfants de Mai 68 pris dans la «  macronisation  » des rapports de production…

L’«  ubérisation  » concentre tous les avantages de l’individualisation et de la précarisation du travail  : totale dépendance dans les charges et l’organisation du travail, tous les «  risques  » économiques à la charge du travailleur, avec des pressions individualisées et leurs conséquences en termes de risques dans le travail et de risques psycho-sociaux, des salaires misérables, des «  charges  » sociales allégées pour les employeurs, un camouflage du chômage…

Et l’extension de ces sous-statuts par-delà les frontières, dans leurs organisations comme dans leurs activités concrètes, ajoute aux difficultés de riposte.

Avec la loi travail, le gouvernement Hollande fournit aujourd’hui les moyens juridiques qui auraient pu faire défaut au patronat. De leur côté, les organisations syndicales ont bien du mal à construire un début de riposte. Traditionnellement, elles sont peu à l’aise hors de la défense des salariés «  traditionnels  ». Les luttes des femmes, des immigrés, des précaires, des saisonniers, des chômeurs ont toujours dû chercher d’autres voies que le syndicalisme organisé. Un nouveau défi au moment où l’empilage des contre-réformes, de la loi Macron à la loi travail, tend à siphonner l’ensemble des droits de toutes et tous.

Depuis le début des années 2000, le nombre d’actifs non salariés augmente. Ils sont désormais trois millions, soit environ un actif en emploi sur 10.

Assisterait-on à un retour en force de la petite-bourgeoisie traditionnelle, commerçants et artisans  ? À un retour à la terre avec une augmentation du nombre de paysans  ? Non. Cette hausse est due uniquement à l’essor du nombre d’auto-­entrepreneurs, un régime créé en 2008, désormais rebaptisés «  micro-­entrepreneurs  ». Ils sont aujourd’hui plus d’un million.

 Vous avez dit «  indépendant  » ?

Beaucoup d’entre eux, souvent les moins qualifiés, sont des acteurs de l’économie «  collaborative  », mieux définie par les termes «  économie du service à la demande  ». Livreurs à vélo, chauffeurs, réparateurs, ils sont mis en relation avec des clients via des sites internet ou des applications mobiles. Ils sont indépendants juridiquement… mais subordonnés à des entreprises capitalistes.

En ayant recours à la sous-­traitance, à des «  prestataires de service  » externes, ces entreprises s’affranchissent des coûts et des «  rigidités  » du salariat. Plus de cotisations sociales. Plus d’indemnités de licenciement. Plus de salaires à verser quand l’activité baisse. C’est le retour du travail à la tâche. Pas besoin d’attendre que le code du travail soit complètement détricoté, il suffit de le contourner  !

Le travailleur auto-entrepreneur n’a pas grand-chose d’un «  indépendant  »  ; s’il l’est, c’est par rapport à ses collègues  : atomisé, il n’est pas intégré à un collectif de travail, ce qui le fragilise vis-à-vis du capitaliste qui l’exploite.

 La «  fin du salariat  »  ?

Beaucoup d’auto-entrepreneurs sont donc des prolétaires surexploités qui gagnent bien moins que le SMIC. Cela se reflète dans le taux de pauvreté des travailleurs indépendants (18,8 %) largement supérieur à celui des salariés (6,3 %). Ainsi, un tiers des auto-entrepreneurs exerce en parallèle une activité salariée pour tenter de sortir de la pauvreté. Le passage de salarié à indépendant est parfois organisé directement par l’entreprise  : 8 % des auto-entrepreneurs déclarent avoir créé leur entreprise à la demande de leur ancien ou futur employeur. Difficile de nier le lien de subordination  ! Et Pôle emploi d’encourager les chômeurs à «  créer leur propre emploi  » en devenant auto-entrepreneur.

Hervé Novelli, l’inventeur de ce dispositif alors qu’il était secrétaire d’État de Fillon, rêve à voix haute de la «  fin du salariat  » qui n’aurait pas vocation à rester la norme dans une «  société moderne  ». Le danger d’une précarisation généralisée avec une désalarisation des travailleurs est bien réel. C’est pourquoi la bataille pour requalifier le contrat de prestation de services qui lie l’auto-entrepreneur à l’entreprise en contrat de travail est décisive. Tous les travailleurs doivent bénéficier des institutions salariales, fruit des luttes ouvrières. Avec, au-delà, l’objectif d’émanciper le travail de l’emprise du capital.

 Gaston Lefranc et Robert Pelletier


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78 réactions à cet article    


  • siobhan 24 octobre 17:12

    Enfin, bon, on peut être établi à son compte, en tant qu’artisan, prestataire de service, commerçant ou même e-commerçant, aimer ça, se sentir plus épanoui que dans un emploi soporifique et, cerise sur le gâteau, bien gagner sa vie... et ne vouloir devenir salarié pour rien au monde. Indépendant, c’est pas le bagne, non plus...


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 octobre 17:25

      @siobhan

      à condition d’être en acier inoxydable, de ne jamais être malade et de travailler éternellement, sans perspective de retraite. On peut. Mais après, faut pas venir pleurer.

    • siobhan 24 octobre 17:31

      @Jeussey de Sourcesûre

      A vous lire, créer une affaire est donc une mauvaise chose. Mais sans entreprise, pas d’emplois, non ?

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 octobre 17:34

      @siobhan

      99% des patrons d’entreprises sont des salariés.

      L’article porte sur le statut de salarié et non pas sur l’idéologie de la libre entreprise qui est un autre débat.

    • Trelawney Trelawney 24 octobre 17:43

      @Jeussey de Sourcesûre
      99% des patrons d’entreprises sont des salariés.

      A l’exception des SA où le PDG ou DG ont un statu salarié avec chômage et tout. Pour ce qui est des SARL, EI etc les chefs d’entreprises ont un statut « travailleur non salarié », c’est à dire le même statut qu’un artisan, commerçant ou auto entrepreneur. Donc ils sont dans ce 10%


    • siobhan 24 octobre 17:43

      @Jeussey de Sourcesûre

      Les 99%, vous les sortez d’où ? C’est officiel ?
      Quant au contenu de l’article, merci de ne pas me prendre pour une imbécile. L’auteur dresse un portrait noir du statut. Je précise simplement que, non, tout n’est pas rose, mais que tout n’est pas noir non plus.

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 octobre 17:49

      @Trelawney

      J’ai contribué à la création et à la gestion d’une SARL dans laquelle j’étais un des six associés.

      Tout le monde était salarié, y compris le gérant qui assumait la responsabilité de direction.

    • Trelawney Trelawney 24 octobre 18:53

      @Jeussey de Sourcesûre
      Le gérant majoritaire peut percevoir un salaire (c’est mieux que des dividendes) mais c’est un travailleur non salarié. les actionnaires non gérant peuvent être salarié et recevoir une prime en dividendes si la société fait de gros bénéfices.

      Mais le gérant majoritaire est toujours des actifs non salarié


    • Trelawney Trelawney 24 octobre 18:54

      @Trelawney
      je ne voulais pas dire « actionnaires non gérant » mais « gérants minoritaires » le terme est plus exact


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 octobre 17:22

      Donc 9 actifs sur dix sont salariés.


      M. Novelli peut rêver d’un monde sans salariés si ça lui permet de dormir, et il fera concevoir et fabriquer les avions dans lesquels il voyage par des micro-entrepreneurs dont les exemples exhibés dans tous les reportages se limitent à la livraison de pizzas ou au rôle éphémère d’intermédiaire parasite dans les circuits commerciaux du web. Les deux cas sont des illusions et des impasses, mais les reportages télés continuent à les matraquer au même titre que le taux de chômage pour exercer une pression sur les salariés en voulant les persuader qu’ils sont des privilégiés et qu’ils ont intérêt à la fermer s’ils ne veulent pas devenir comme ceux qui sont montrés dans les reportages.

      Il n’y a pas trente-six solutions : il ne faut pas la fermer et agir.
      Et l’action, ce ne sont pas les choix de bulletins biseautés dans des urnes trafiquées. C’est sur le terrain.



      • Trelawney Trelawney 24 octobre 17:25

        Dans les actifs, j’espère que vous ne comptez pas les patrons smiley


        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 octobre 17:25

          @Trelawney
          ni les élus !


        • Trelawney Trelawney 24 octobre 17:32

          @Jeussey de Sourcesûre
          Pour ce qui est des fonctionnaires, il faut faire un tri sélectif, parce que je ne mets pas jean marc Falcon dans les actifs, ainsi que tous ceux qui pourraient lui ressembler


        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 octobre 17:35

          @Trelawney
          un tri est toujours sélectif, vous savez.


        • rocla+ rocla+ 24 octobre 17:25

          La fin du salariat est une très bonne chose . 


          Finie la turlutte des classes , le patron c’ est des salauds et toutes 
          les conneries habituelles des cégétistes  emmerdistes .

          Vive  la fin du salariat .

          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 octobre 17:27

            @rocla+
            chaque boulanger fera son pain tout seul et sa femme micro-entrepreneuse lui achètera pour le revendre sur internet en collant son propre logo dessus !


          • siobhan 24 octobre 17:40

            @Jeussey de Sourcesûre

            C’est très caricatural comme vision du monde. L’angle marxiste de l’auteur semble avoir vécu, non ? La rengaine marxiste des vilains capitalistes qui exploitent les gentils salariés n’a plus cours. Si vous saviez combien de gens ne veulent plus être salariés. Savez-vous pourquoi ? Parce que l’époque le permet justement. Nul besoin de gros capitaux pour lancer une affaire rapidement plus profitable qu’un statut de smicard. Merci internet. Vous moquez la boulangerie, à tort. Qu’est-ce qui vous empêche de proposer vos créations culinaires en ligne et d’en tirer un bon revenu tout en vous éclatant sinon une vision obtuse du monde des affaires ? Rien. Certes, le chômage est élevé mais les possibilités de rebond sont plus élevées aussi à notre époque. A condition de vouloir tenter sa chance. Je n’ai jamais compris l’intérêt de courir après une hypothétique (et discutable) sécurité salariée. Ne soyez pas aussi catégorique dans vos propos. Il y a une vie en dehors du salariat.

          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 24 octobre 17:45

            Pour proposer vos créations culinaires en ligne, il faut qu’un petit cuisinier numérique extra-plat les ait fabriquées dans votre ordinateur avec les denrées qu’il trouvera sans doute dans wikipedia.


          • CN46400 CN46400 24 octobre 19:33

            @siobhan
            « Si vous saviez combien de gens ne veulent plus être salariés. »

            Exemple les files de pôle-emploi, rien que des gens qui cherchent des emplois non salariès......


          • siobhan 24 octobre 20:13

            @CN46400

            Votre raisonnement est fallacieux. Les files de Pôle emploi ne montrent pas ceux qui ne comptent pas sur un salaire pour vivoter puisqu’ils n’y sont pas.

          • Coriosolite 24 octobre 18:02

            Ainsi, un tiers des auto-entrepreneurs exerce en parallèle une activité salariée pour tenter de sortir de la pauvreté.

            Point de vue idéologisé. Renversez la perspective et vous rendrez honnêtement compte de la réalité.

            Comme suit :

            Les salariés pauvres tentant de sortir de la pauvreté ont une seconde activité avec le statut d’autoentrepreneur et représentent 1/3 de ceux-ci.

            Autrement dit si les salaires sont trop faibles, ça n’a rien à voir avec le statut d’AE. Celui-ci est plutôt une chance pour augmenter ses revenus.

            Allez-vous reprocher aux salariés pauvres d’essayer d’améliorer leur sort ? 

            Dans ce cas que proposez-vous (de réaliste) pour augmenter les salaires ?


            • siobhan 24 octobre 18:43

              @Coriosolite

              C’est aussi ce que je me suis dit en lisant cette phrase ! Comment tordre la réalité afin de servir son propos. Je pense que ce monsieur ne réalise pas la chance de l’époque qui est de créer une activité parallèle à son emploi salarié (pour celui qui en a un et qui souhaite le conserver) afin d’améliorer le quotidien dans un premier temps et de s’affranchir du piège du salariat (et de ses salaires faibles et limités par nature, quel que soit l’effort déployé) une fois qu’on a goûté aux charmes de l’indépendance. Même si, je réitère mes propos, tout n’est pas rose lorsqu’on est indépendant. Pour autant, le salariat est-il un monde merveilleux ? J’en doute. 

            • rocla+ rocla+ 24 octobre 18:46

              @siobhan


              La plupart ont comme expérience professionnelle le salariat . 

              Vrai  qu’ il faut un peu de courage pour se lancer .

              C ’est bien plus facile de critiquer que de faire .

            • Coriosolite 24 octobre 19:07

              @siobhan

              L’ article est un copié-collé du site du NPA, c’est dire qu’on a affaire à des experts pour tordre la réalité, comme vous dites si bien.


            • rocla+ rocla+ 24 octobre 18:14

              Cela ferait énormément de bien à tous ces turlapins  cégété  de se 

              confronter au monde réel , de constater qu’ il faut être performant et non
              pas glandouiller dans des boites en tirant au flan . 

              Vive l’ entreprenariat .

              De plus si ils réussissent ils pourraient voir comment un s’ accommode 
              du code du Travail et de tous les codes  codiques . 

              Alors ils créeraient des boites avec des employés et se débrouilleraient pour entrer 
              du pognon pour payer les ticket restaurant , les congés parentaux  les indemnités
               kilométriques , les chèques vacances , et toute la ribambelle des autres avantages 

              Pour voir comment ça fonctionne .

              • siobhan 24 octobre 18:38

                @rocla+

                Vous avez raison mon bon capitaine. Mais à lire les insanités postées par certains, les mentalités ne sont pas prêtes d’évoluer. 

              • tf1Groupie 24 octobre 18:43

                Faudrait savoir ce que tu veux Robert : toi qui déteste le salariat tu devrais adorer le travail indépendant. Eh bien non, tu trouves encore une occasion de te plaindre !

                A croire que tu as besoin de râler en permanence quitte à dire tout et son contraire.


                • rocla+ rocla+ 24 octobre 18:49

                  @tf1Groupie


                  C ’est un pauvre type ce GIL . 

                  Une poule mouillée . 

                  À sa place , si je me plaignais autant de mon sort de salarié j’ y resterais pas .

                  Mais ces gens sont des sans couilles .

                • CN46400 CN46400 24 octobre 19:38

                  @tf1Groupie

                  Le « travailleur indépendant » ne se paie correctement qui si le travail est fait par des employés !...


                • siobhan 24 octobre 20:18

                  @CN46400


                  Non, pas forcément.
                  A ses débuts, le travail est fait à l’huile de coude.
                  Par la suite, il est vrai que les salariés effectuent des tâches pour lesquelles ils sont payés. Où est le mal là-dedans ?
                  Et puis, il faudrait une fois pour toutes définir ce qu’on entend par indépendant. Un avocat ou un médecin sont indépendants au même titre qu’un boulanger, un écrivain ou un fleuriste. C’est vague.

                • rocla+ rocla+ 24 octobre 20:53

                  @siobhan


                  Un vrai travailleur indépendant n’ emploi aucun personnel . 

                  Il compte sur son propre  génie  pour vivre . 

                  Il n’ a aucune garantie  chômage maladie ni rien de tout ça . 

                  Alors que le salarié a un code du Travail de 983 763 905 millions de pages . 

                  Plus les annexes . 

                  De par le fait c’est un genre d’ assisté .

                • siobhan 24 octobre 21:14

                  @rocla+

                  Tout juste.

                  En ce qui concerne le code du travail, certes il en faut un pour éviter les abus mais une cure d’amaigrissement ne lui ferait pas de mal, loin s’en faut. On pourrait peut-être le résumer à quelques dizaines de pages essentielles, une centaine tout au plus, au lieu de tenter de prévoir tout et n’importe quoi, ce qui le rend particulièrement indigeste. Mais c’est une vieille tradition que de pondre des documents sans fins, flous et ennuyants. Le CGI en est un autre exemple. A quand un grand coup de balai simplificateur ?

                • Yaurrick Yaurrick 25 octobre 12:17

                  @siobhan
                  Ça énervera les étatistes et collectivistes de tout bords, mais il y a un déjà un exemple de code du travail efficace et traduit en français en plus : le code du travail suisse.


                • siobhan 25 octobre 13:08

                  @Yaurrick

                  Exact, je n’osais y faire référence.

                • Perceval 24 octobre 19:06

                  Ne vous êtes pas demandé pourquoi 20 % des indépendants ne gagnent même pas 1 000 euros par mois (en travaillant parfois 60 h par semaine). La réponse est toute simple : ils gagnent le vrai prix du travail en France alors que les salariés (sauf les très rares très qualifiés) sont payés bien au delà des richesses qu’ils peuvent produire (de là vient la disparition de nombreuses entreprises grandes comme petites) 
                  Le salariat comme le fonctionnariat sont largement financés par l’endettement et cela ne durera sans doute pas éternellement.


                  • pemile pemile 24 octobre 19:11

                    @Perceval « ne gagnent même pas 1 000 euros par mois (en travaillant parfois 60 h par semaine) »

                    D’où sortez vous ces chiffres ?


                  • Perceval 24 octobre 20:00

                    @pemile source Atlantico :

                    L’INSEE a publié cette semaine une intéressante (quoique fragmentaire) étude sur la rémunération des entrepreneurs en 2012 et 2013. Celle-ci permet de remettre à plat le niveau réel de rémunération de cette catégorie mal aimée de la population active qui ne représente plus, rappelons-le, que 2 millions de personnes (hors auto-entrepreneurs) contre 4,5 millions en 1970. Ce « sociocide » des entrepreneurs a quelques explications quand on examine le revenu des impétrants.

                    20% des entrepreneurs gagnent 1 000 euros par mois

                  • titi 25 octobre 11:46

                    @Perceval

                    «  La réponse est toute simple : ils gagnent le vrai prix du travail en France »

                    Exactement !

                    Et au final, le prix du travail il est fixé par le prix d’achat du consommateur.


                  • pemile pemile 25 octobre 12:27

                    @Perceval « 20% des entrepreneurs gagnent 1 000 euros par mois »

                    Mais ce ne sont pas ceux qui bossent 60 heures par semaine, comme dit plus haut !


                  • Jean Pierre 25 octobre 15:57

                    @Perceval

                    Au moins en travaillant 60 heures par semaine, il est protégé des affres de l’affreux temps libre (voire votre article sur le sujet). 
                    Plaisanterie mise à part, un producteur Français est mis en concurrence avec des producteurs beaucoup moins bien payés. C’est la loi de la mondialisation libérale. S’il est indépendant et se paie au prix français, il est éliminé. S’il est salarié, son entreprise le paie réglementairement au prix Français et c’est l’entreprise qui est éliminé par la concurrence et il finit au chômage. En conséquence s’adapter à la mondialisation c’est des rémunérations allant à la baisse pour s’adapter à la concurrence. Cela vaut aussi bien pour le salarié que pour l’indépendant.

                    Les libéraux ont voulu la mondialisation. Cela a permis aux multinationales de s’enrichir en produisant dans des pays pauvres et en vendant dans des pays riches. Par les déséquilibres économique créés ce système ne peux durer éternellement même si l’endettement des particuliers, des entreprises et des Etats a masqué un temps cette réalité.

                    Vous regrettez les conséquences (chômage, baisse des rémunérations, dettes) tout en faisant la promotion des causes (néo-libéralisme). Il est difficile de faire preuve d’un telle inconséquence, voire d’une telle incohérence. Cela vous a été dit plusieurs fois ici même. Mais votre aveuglement idéologique fait que vos discours tournent en boucle et que vous ne comprenez rien à rien. 

                    Ou alors faites pour une fois preuve de courage et de cohérence et dites nous une bonne fois pour toute que grace à vos idées libérales et grace à la mondialisation, l’avenir du salarié et de l’indépendant Français, c’est la situation du salarié et de l’indépendant Roumain ou Chinois. ça c’est du libéralisme qui s’assume.
                     Il faut assumer ses idées jusqu’au bout mon petit Perceval.


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Robert GIL

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