Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Un homme est mort de froid à Melun devant les Urgences !

Un homme est mort de froid à Melun devant les Urgences !

L'image a comme légende victime du mépris public, elle est sur le site du 115 du particulier

JPEG Un homme, SDF est mort de froid dans sa voiture devant les urgences de l’hôpital de Melun.

Les Assistants de Régulation Médicale (ARM), au Samu de Melun, ont découvert son corps sans vie dans sa voiture qui stationnait là depuis 7 mois, devant les urgences de l’hôpital Marc Jacquet.

Ils sont sous le choc.

Voici d’ailleurs, rapporté par la République de Seine et Marne sur son site le témoignage de l’une des assistantes :

“Nous allions le voir pour discuter avec lui, lui proposer un café, raconte, émue, l’une des ARM qui a forcé la portière de sa voiture et qui a souhaité garder l’anonymat. La dernière fois que je lui ai parlé, c’était lundi. Il avait refusé de boire quelque chose de chaud. C’était quelqu’un de solitaire. Il est sans doute décédé dans la nuit car, d’habitude, il plaçait de l’aluminium sur ses vitres pour se protéger du froid et, ce matin il n’y en avait pas. Ma collègue qui était de garde la nuit dernière n’avait pas pu aller le voir à cause d’un surcroît d’activité.”

Des SDF viennent régulièrement passer la nuit aux urgences comme ça… Ce qui montre l’intérêt de l’existence d’un lieu ou des lieux ouverts où des personnes sans domicile puissent se poser, se reposer et recevoir le minimum, ce que ne font pas les urgences car ce n’est pas leur fonction et elles sont surchargées.

Le décès dramatique de ce SDF, décès qui a ému beaucoup de personnes, ne devrait pas avoir eu lieu.

A l’hôpital de Melun, il existe des bâtiments vides, des « pavillons » inoccupés qui pourraient très bien être ouverts et mis à la disposition de ces personnes cherchant un peu de chaleur.

Le directeur de l’hôpital de Melun que les journalistes n’ont pas pu joindre au téléphone -avait-il la honte, justifiée !- avait déclaré quelques jours avant ce drame qu’il craignait que des bâtiments vides soient squattés ! Quelle irresponsabilité que ces propos !

Je ne les commenterais pas car la colère est mauvaise conseillère.

Le 22 décembre, le CDAFAL 77 ( Conseil Départemental des Associations Familiales) avait adressé un courrier au président du Conseil Général pour demander que l’ex Ecole Normale d’instituteurs qui jouxte à l’hôpital et qui est laissée à l’abandon puisse servir pour l’aménagement d’un centre d’hébergement.

Aucune réponse ne nous a été apportée …..

Il y a là une urgence sociale et humaine absolue.

Il vaut mieux ouvrir un gymnase pour que les SDF puissent s’abriter, plutôt que de ne rien faire, certes mais il serait préférable de dédier des lieux inutilisés qui pourraient être aménagés.

Messieurs les décideurs et politiques, nous ne lâcherons pas l’affaire.

Il en est de notre dignité à tous !

Jean-François Chalot


Moyenne des avis sur cet article :  4.79/5   (56 votes)




Réagissez à l'article

70 réactions à cet article    


  • lermontov lermontov 6 février 2015 17:05

    L’esprit du 11 janvier est vivace ; les braves petits ch*** s’en lavent les mains. La faute à pas de chance.

    Gare, bourgeois, baise la main du flic ; notre mère la terre grogne dans le ventre-cratère et au joli mois de mai, les damnés vont résolument kouacheriser ta si belle société.


    • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 6 février 2015 23:24

      lol, vous êtes un grand malade, il commence bien ce forum...


    • lermontov lermontov 7 février 2015 21:45

      @ air guitarist

      Je pense que je suis le seul de la page à avoir partagé le quotidien de ces personnes et à maintenant préférer leur amitié plutôt que vos calculs sans fins. Mais je vous laisse pontifier du haut de votre bêtise tout aussi infinie que votre rapacité ; Et servilité.


    • Vipère Vipère 6 février 2015 17:48

      « Des SDF viennent régulièrement passer la nuit aux urgences comme ça… Ce qui montre l’intérêt de l’existence d’un lieu ou des lieux ouverts où des personnes sans domicile puissent se poser, se reposer et recevoir le minimum, ce que ne font pas les urgences car ce n’est pas leur fonction et elles sont surchargées. »

      Les hôpitaux, malgré le grand humanisme dont ils font preuve, n’ont pas vocation à recevoir du public sans domicile, on ne peut décemment demander à déshabiller Paul pour habiller Jean !

      La maltraitance des bien portants, errant dans nos villes, cachés dans des voitures et porches vient de plus haut, depuis toujours. C’est bien pour cela que l’on dit que le poisson pourrit par la tête.

      Je me garde de toute colère, elle est mauvaise conseillère en effet, mais ce que je sais que l’on ne récolte que ce que l’on a semé !


      • Vipère Vipère 6 février 2015 17:50

        Merci, à vous Chalot, de relater la mort de ce malheureux qui en a eu marre de lutter ... il vaut les morts de Charlie Hebdo, à mes yeux en tout cas !


        • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 6 février 2015 23:23

          Je trouve votre remarque déplacée... Un mort en vaut une autre, la mienne comme la votre. Sinon à combien vous estimez la différence d’une par rapport à une autre ? nombre d’enfants, compte en banque, quoi au juste ?


        • Vipère Vipère 7 février 2015 11:54

          Emmanuel Aguéra


          Mon post du 6/02/2015 :

          Merci, à vous Chalot, de relater la mort de ce malheureux qui en a eu marre de lutter ... il vaut les morts de Charlie Hebdo, à mes yeux en tout cas !
                            
          Votre remarque du 6/02/2015  :

          Je trouve votre remarque déplacée... Un mort en vaut une autre, la mienne comme la votre. Sinon à combien vous estimez la différence d’une par rapport à une autre ? nombre d’enfants, compte en banque, quoi au juste ?


          Ma réaction àvotre post du 6/02/2015 :


          En fait,c’est ce que je dis, il (le SDF mort) vaut les morts de Charlie Hebdo  ! 

          Tous lesmorts se valent et doivent être respectés.

          Sauf, que vous l ’aurez remarqué, un appel a été lancé pour protester contre la mort des journalistes, mais aucun appel de prostestation pour la mort des français morts, à la rue. 

          Chaque hiver, meurent dans nos rues de France, environs  400 personnes !

          N’est-pas là, une forme de terrorismerité programmée d’Etat, une insécurité qui fait peur aux français qui parviennent encore à payer un loyer, avec ce couteau sous la gorge en permanence qu’est l’expulsion de leur logement  ?


          La plupart des français n’arrivent pas très bien à cerner où est l’insécurité qui les menace, ni à y mettre un nom, le terrorisme et l’insécurité sont tapis, insideux, mais bien présents dans nos vies. 


        • CHALOT CHALOT 6 février 2015 18:12

          Les hôpitaux n’ont pas cette vocation d’accueillir des personnes sans domicile mais quand un homme ou une femme a froid et est sans ressource il est naturel, à mes yeux qu’il aille aux urgences.
          Sa situation est urgente, il risque sa santé et sa vie.
          Les foyers de jeunes travailleurs, ceux qui fonctionnent bien permettent à des jeunes d’avoir un gîte, voire un couvert pour certains foyers et un accompagnement.
          Conçus pour des adultes, ils pourraient constituer des structures intermédiaires, préparant au logement.
          C’est une piste.
          En Seine et Marne 2400 personnes vivent dans des hôtels payés par la collectivité.
          Cela représente près de 100 000 € de dépenses journalières pour engraisser quelques hôteliers...


          • soi même 7 février 2015 14:41

            ( Les hôpitaux n’ont pas cette vocation d’accueillir des personnes sans domicile mais quand un homme ou une femme a froid et est sans ressource il est naturel, à mes yeux qu’il aille aux urgences. )

            Si cela pouvait mettre un peu d’eau dans ton vin laïc, tu pourrais comprendre, un pays strictement laïc, n’est vraiment pas en clin à être charitable, laïcisé à outrance nos rapports et notre sociéte, c’est transformer les actes des hommes en opération comptable, vos larmes de crocodile, je n’es rien à faire, elle n’éneut pas, car en représentant de la libre pensé, t’es au fond un homme bien prosaique et tu t’étonnes du coup que cette société dépasse les espérances de tes souhaits !

            C’est que tu as encore beaucoup de chemin à faire pour comprendre, ce que tu soutiens comme pensé, n’est pas innocent, et va faire des ravages d’on bon sentiment n’a pas encore idée du liens qu’il faut faire entre tes idées et l’évolution des mœurs et cette vue unilatérale de cette nouvelle morale d’expert comptable !
            Où la vie n’est plus qu’une vision économique !


          • Rincevent Rincevent 7 février 2015 16:37

            Je ne vois pas en quoi le fait d’être pour la laïcité empêche d’aider son prochain, sauf si on fait de la laïcité une religion, et là on retombe dans les croyances et tout ce qui va avec.

            Personnellement, complètement athée, ça ne m’empêche pas d’avoir une morale, bien au contraire, et de me rendre compte de ce qui se passe autour de moi au nom du tout-fric.


          • Vipère Vipère 6 février 2015 18:26

            Dans la rue le capital santé est largement entamé et parfois les pathologies lourdes « dues au froid et ou l’inverse, le »chaud" sont irréversibles !

            Condamner une personne à vivre sans toit, c’est condamner une personne à la peine de mort, avec pour seul jugement, le titre exécutoire d’expulsion  ! les préfets sont tous sans exception les bourreaux désignés qui signent et valident la condamnation des personnes.


            • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 7 février 2015 10:04

              chalut chalot

              tant qu une femme un enfant un homme mourra dans la RUE LA FRANCE SERA UN PETIT PAYS OU SEUL

               COMPTE LE FRIC

              COMBIEN DE DSK CAHUZAC AVOCATS D AFFAIRES ET AGENTS IMMOBILIERS VEREUX ENGRAISSONS NOUS EN FRANCE......... DES CENTAINES DE MILLIERS

              NOUS RESTERONS DES CHARLOTS TANT QU UN HUMAIN MOURRA DE FROID DANS NOS RUES !!!!!!!!!!!!!!


            • Vipère Vipère 6 février 2015 18:45

              Nous vivons encore dans l’illusion que la peine de mort a été abolie sous le règne de F. MIRERRAND !

              La peine de mort est abolie

              Le 18 septembre 1981, par 363 voix contre 117, l’Assemblée nationale adopte, après deux jours de débats, le projet de loi portant abolition de la peine de mort présenté, au nom du Gouvernement, par Robert Badinter, garde des Sceaux, ministre de la justice. Douze jours plus tard, le texte est voté dans les mêmes termes par le Sénat, par 160 voix contre 126.

              C’est l’aboutissement du long combat mené depuis deux siècles par la cohorte de ceux qui, dans les enceintes parlementaires, dans les prétoires ou dans leurs écrits, ont défendu la cause de l’abolition devant une opinion réticente, voire résolument hostile.

               Le 18 septembre 1981, l’abolition de la peine de mort est votée à l’Assemblée nationale


              • luxwalker 6 février 2015 19:20


                Bien triste tout ça
                 smiley

                il fut un temps où les SDF qu’on appelait alors clodos faisaient une bétise pour passer l’hiver en prison au chaud
                mais maintenant les prisons sont archi pleines
                 smiley

                On pourrait les accueillir les nuits froides dans les couloirs surchauffés de l’assemblée nationale, du Sénat et des conseils généraux et régionaux !

                 smiley


                • Vipère Vipère 6 février 2015 19:25

                  Dessins libres d’impression, ma préférée est celle d’un passant qui tend un cerceuil en bois à un SDF tapi dans une boîte en carton, en lui disant : - tenez le bois tient plus chaud que le carton 


                  • CHALOT CHALOT 6 février 2015 19:30

                    Vipère !
                    D’accord avec vous.
                    Je verrais bien un article en s’inspirant de votre post : le tire serait

                    LA PEINE DE MORT N’A JAMAIS ETE ABOLIE EN FRANCE

                    Ce serait votre premier article


                    • Rincevent Rincevent 6 février 2015 20:10

                      Hôpitaux, foyers de jeunes travailleurs, hôtels pourris, tout ça c’est du bricolage qui n’a qu’un intérêt : éviter de s’attaquer vraiment au problème, ce qui serait le reconnaitre or, les SDF, on ne veut pas les voir c’est tout. Entre le passant qui détourne la tête et les pouvoirs publics qui bricolent c’est, au fond, la même attitude.

                      Chalot donne des chiffres pour un département, voici les chiffres nationaux d’après la fondation Abbé Pierre : en 2012 l’État a versé 114 millions d’euros pour l’hébergement d’urgence ! Ne me dites pas qu’avec ça on ne pourrait pas bâtir un véritable réseau d’hébergement avec des conditions décentes et un accompagnement.

                      Seulement voilà, ce serait reconnaitre l’état de notre société et l’officialiser et ça pour la com, coco c’est pas bon…


                      • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 6 février 2015 23:36

                        Tout-à-fait, je dois dire. Le pire, si vous voulez mon avis, c’est qu’on refuse de les voir car ils nous font peur. Et ils nous font peur car ils sont potentiellement notre propre réalité de demain dans cette foutue société folle et débridée qui n’entretient plus rien d’autre que l’angoisse. En refusant de voir les sdf, de s’arrêter pour eux, de leur filer quelque chose, c’est un masque qu’on se met pour ne pas voir les choses en face. C’est pour ça d’ailleurs que la plupart passe son temps à reluquer les riches et et les étalages de clinquants, même et surtout ceux qui n’ont pas le sou. C’est tout bénef, le rêve (ou l’aveuglement, au choix), devient le garant et le gardien du clivage social. Le pied, quoi.


                      • eric 6 février 2015 21:12

                        Quant on pense que si sa voiture était diesel, il aurait pu bénéficier du bonus dégagé par Ségolène malgré la baisse des budget pour les pauvres, et recevoir 10 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique de 40 000 euros !
                        C’est pas la politique sociale du pouvoir socialiste qui est mauvaise, c’est l’info qui passe mal...


                        • Croa Croa 6 février 2015 23:40

                          Il faudrait d’abord lui ouvrir un crédit de 40 000 €. Avec ce qu’on voit au niveau des banques ça devrait être possible, non ?  smiley


                        • CHALOT CHALOT 6 février 2015 22:01

                          Rincevent ! Je suis d’accord partiellement avec vous.
                          Oui, il ne fait pas du bricolage et du solide :
                          - c’est une action énergique que nous menons contre cette politique d’abandon des différents gouvernements qui laissent mourir des SDF dans la rue mais si je peux, avec d’autres, peser et réussir qu’un centre d’hébergement digne de ce nom soit ouvert sur Melun, on a obtenu une petite chose que laquelle il ne faut pas cracher.


                          • Rincevent Rincevent 6 février 2015 23:58

                            Chalot

                            Quand je parle de bricolage je n’y englobe pas le travail plus que respectable des associations, bien sûr. Si elles n’étaient pas là on ramasserait des cadavres dans les rues tous les matins comme… dans les ghettos jadis.

                            Ce que je qualifie de bricolage c’est la position (ou plutôt la non-position) des responsables politiques.


                          • attis attis 6 février 2015 23:41

                            Mettez un terme à l’immigration de masse, et il n’y aura plus aucun SDF dans la rue. L’hébergement d’urgence est quasiment réservé aux immigrés qui descendent du bateau. Le samu social est devenu une structure d’accueil pour immigrés légaux et illégaux.
                            Les hotels en cheville avec le 115 sont remplis d’africains, de tchétchènes, de roumains etc. etc. La collectivité dépense des centaines de millions tous les ans pour accueillir ces braves gens.
                            Et ceux qui parlent trop bien français n’ont qu’à crever de froid dans leur voiture, dans des caves, ou sur le trottoir...


                            • Rincevent Rincevent 7 février 2015 00:10

                              Ah, parce que dans le système actuel d’hébergement d’urgence il y a quelqu’un qui trie d’un côté les étrangers et leur donne systématiquement un toit et, de l’autre, rejette à la rue les « gaulois », c’est ça ?

                              Cette vision est pitoyable, raciste bien sûr et bi-neuronale...


                              • attis attis 7 février 2015 00:37

                                Ce n’est évidemment pas formulé dans ces termes, mais c’est ce qui se passe concrètement sur le terrain. Et il s’agit clairement d’une politique délibérée, menée par les gouvernements de droite comme de gauche.
                                 
                                Voici comment se fait la sélection : priorité absolue est donnée aux familles, les adultes seuls peuvent crever (en particulier les hommes, même si les femmes seules sont de moins en moins bien loties).
                                Or les immigrés viennent le plus souvent en groupe, avec armes, enfants et bagages.
                                Les français qui se retrouvent à la rue sont victimes d’un processus d’exclusion sociale, familiale et économique. Ils sont donc quasiment toujours seuls au moment où ils se font expulser de leur logement, et donc condamnés à crever.
                                Un autre élément discriminant concerne le système d’hébergement dit de réinsertion (résidences sociales etc., des appartements à prix réduits pour personnes en situation d’exclusion). Ces logements sont fermés à tous ceux qui ont des dettes locatives. Les français à la rue en arrivent là parce qu’ils se font expulser de leur logement au bout du processus d’exclusion, et ont donc quasiment tous des dettes locatives.
                                Les immigrés qui débarquent n’ont eux bien entendu aucune dette locative...
                                 
                                Il est très facile de mettre en place des règles qui vont favoriser les immigrés au détriment des français en ce qui concerne l’hébergement d’urgence et de réinsertion, et nos chers gouvernants ne s’en privent pas.
                                 
                                Je n’ai peut-être que deux neurones, mais je connais la réalité du terrain  smiley


                              • Rincevent Rincevent 7 février 2015 01:21

                                Je connais également la réalité du terrain des mal lotis, de par mon métier. Cette réalité est que l’on n’a jamais voulu régler ce problème, même en pleine expansion économique pendant les « 30 glorieuses ». L’abbé Pierre était arrivé sur un terrain où tout était à faire.

                                Aujourd’hui, opposer une misère à une autre sans voir plus loin est… misérable.


                              • attis attis 7 février 2015 02:02

                                Aujourd’hui, opposer une misère à une autre sans voir plus loin est… misérable.
                                 
                                Et allez, la gauche morale qui nous sort ses grands principes...
                                Je suis toujours surpris de constater que la gauche morale n’a en fait aucune culture de gauche, et que sa conscience politique se limite à l’étalage de bons sentiments, et son discours aux anathèmes jetés à la face de ceux qui ont l’outrecuidance de ne pas être strictement sur sa ligne politique (euh... émotionnelle, pardon).
                                 
                                As-tu entendu parler de l’armée de réserve du capital ?
                                Ceux qui opposent une misère à une autre, ce sont les dirigeants politiques, obéissant en cela à leurs maîtres les détenteurs du capital. Ajouter de la misère sur la misère, voilà la seule stratégie de ces gens. Et si les immigrés sont choyés à leur arrivée, c’est qu’ils sont destinés à faire concurrence au prolo français sur le marché du travail, et donc à faire pression à la baisse sur les salaires des français les plus pauvres et les plus précaires, ces derniers se retrouvant à la rue au cas où leur situation se dégrade vraiment.
                                Au fond, il s’agit d’un choix : soit on améliore la condition de nos compatriotes les plus démunis, soit on accueille toute la misère du monde. Et là aussi, je suis toujours surpris de constater que la gauche morale choisit toujours d’aider un étranger et de laisser crever son voisin de palier. Une attitude réellement misérable, à mon humble avis.


                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 février 2015 10:27

                                attis,
                                Ils viennent à cause des guerres de l’ OTAN.
                                En plus de faire des milliers de morts et de blessés, elles font des milliers de réfugiés qui fuient les zones de combat.
                                On n’entend pas beaucoup l’extrême-droite demander la fin des guerres de l’ OTAN..., car le FN soutient la Coalition, soit disant contre Daesch.


                              • nobody 7 février 2015 11:14

                                @attis


                                La gauche explique son point de vue immigrationniste au nom de prétendues valeurs morales qu’ils (comme vous l’expliquez très bien) ne sont pas capables d’appliquer à leur propre peuple.

                                Si on veut comprendre ce paradoxe il faut considérer que les français d’origine immigrée voteraient pour 50% d’entre eux pour le PS et 25% pour le FG : ils sont donc un précieux fond de commerce électoral qui permet de garantir aux élus des revenus à 30.000€/mois (si on cumule les mandats et tous les avantages)...ce n’est donc en réalité pas « touche pas à mon pote » mais bien « touche pas à mon business » !

                                L’instrumentalisation de la morale (sur quelque sujet que ce soit), est toujours le fait de manipulateurs servant des intérêts particuliers (si quelqu’un s’occupait encore de l’intérêt général dans ce pays nous l’aurions remarqué) !

                                Le problème des SDF est théoriquement simple à résoudre : il suffirait de garantir le gite(modeste) et le couvert (frugal) à tout citoyen ! Cependant si on garantissait cela il y aurait sans doute une frange non négligeable de la population qui préférerait un tel mode de survie à leur travail actuel...

                                Dans la logique libérale il est donc nécessaire de conserver un Enfer sur terre (la vie des SDF) pour motiver les récalcitrants à faire des travaux non valorisants, voire jugés dégradants. Si on considère cette mise en perspective on comprend que le problème n’est pas prêt d’être résolu.

                              • Rincevent Rincevent 7 février 2015 15:50

                                Je vais peut-être vous surprendre, mais je peux être en partie d’accord avec vous. Il est vrai, historiquement, que l’immigration a toujours eu pour effet de faire pression sur l’emploi et les salaires et ce, depuis bien avant la seconde guerre mondiale et les 30 glorieuses. Mais, à l’époque, les organisations syndicales, bien conscientes du danger, avaient encadré ces arrivées par des structures spécifiques d’intégration (entre autre, la fameuse M.O.I. qui deviendra plus tard la première organisation structurée de résistance pendant l’occupation) afin de les tirer vers le haut plutôt que de d’être des supplétifs du patronat.

                                Qu’en est-il aujourd’hui ? La classe ouvrière n’existe plus en tant que telle, les syndicats en ont subit les conséquences (manque d’adaptation ? c’est un autre débat), les emplois (jetables) ont remplacé les métiers, la (les) crise (s) plus ou moins voulues ont augmenté la pression et on se retrouve dans la configuration classique et brutale de l’offre et de la demande sans garde-fou.

                                Je ne crois pas faire partie d’une « gauche morale » en pensant cela (au passage, la droite serait donc amorale ?). Quant à la confusion politique vs émotionnel, chez moi le tri a été fait, chez vous je ne sais pas. Le choix que vous proposez n’en est pas un, il est juste une réaction à une situation qui vous (me) submerge. Des solutions yakafokon je n’en n’ai pas sous la main, raisonnablement. Ce que je sais c’est que ce n’est pas la « nationalisation » des quelques aides qui empêchera de trouver, encore demain, un SDF mort dans la rue quelque soit sa nationalité.


                              • simplesanstete 7 février 2015 23:48

                                Oui attis c’est la socialisation de la misère, çà commence à se voir ces grands humanistes.


                              • Vipère Vipère 7 février 2015 00:57
                                Les règles existent déjà, ce sont effectivement les arrivants qui sont prioritaires sur les français desouche, toutes les associations le savent parfaitement bien ...

                                Ce sont les hotels qui sont réservés aux demandeurs d’asile !

                                Je confirme que vous connaissez la réalité du terrain, de ses pratiques, jamais révélées au grand jour. L’omerta a encore de beaux jours. 

                                Que diraient les français expulsés auxquels on n’offre jamais un lit douillet au chaud, à l’hôtel, s’ils savaient qu’ils passent au second plan, ceci pour que la France ne pas se mettre à dos la diplomatie étrangère en cas de décès de migrants nouvellement arrivés sur le sol français ?

                                Tandis que le gouvernement n’ a à rendre de compte à personne si des français meurent à rue, il n’encourre aucune sanction !

                                • Vipère Vipère 7 février 2015 00:59


                                  ceci afin que la France ne pas se mettre à dos la diplomatie étrangère en cas de décès de migrants nouvellement arrivés sur le sol français ? (correctif)

                                  • Vipère Vipère 7 février 2015 01:22


                                    Extrait d’un récent article de l’Echo

                                    La famille qui vivait là est partie il y a quelques heures. La chambre est déjà prête à être relouée, chichement meublée d’une table bancale, de deux grands lits superposés. Dans un coin, un évier, un réfrigérateur, une plaque de cuisson. De la place pour 6 ou 8 personnes, dans une seule pièce. Derrière une porte, un lavabo et une douche sont serrés dans un petit mètre carré. Cet hôtel du 12e arrondissement de Paris n’accueille que des familles hébergées par le Samu social. Il est plein tous les soirs.

                                    Hiver comme été, le 115, le numéro qu’appellent les sans-abri, sonne sans interruption. Près de 10.000 familles, 30.000 personnes dont beaucoup d’enfants, sont logées chaque nuit dans quelque 550 établissements d’Ile-de-France. Elles étaient moins de 2.000 il y a dix ans, 11.000 en 2013. 

                                    La demande explose sous la pression des flux migratoires, de la hausse du nombre de demandeurs d’asile et de la précarité. « Vivre à l’hôtel n’est pas forcément un drame lorsque cela dure quelques jours ou quelques semaines, estime Erwan Le Mener, sociologue à l’observatoire du Samu social de Paris. Les garnis ou les meublés ont été de longue date des lieux d’accueil pour des populations migrantes.

                                    Mais cette politique publique mériterait d’être évaluée à l’aune de ses résultats. Lorsque des familles sont « hébergées » depuis des années, vivent sans savoir quand elles devront déménager ni vers où, c’est que le système fonctionne mal. » « La mise à l’abri n’est pas une fin en soi, sortir les gens de la rue consiste à les aider à retrouver un équilibre et à accéder à un logement. C’est de plus en plus rarement le cas », dénonce Florent Gueguen, le directeur général de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale

                                     (Fnars).


                                    En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20141204/lec1_enquete/0203964633208-le-puits-sans-fond-de-la-politique-dhebergement-1071180.php?Mlmc7KmsQlFpcQ6W.99

                                    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

                                    Il est politiquement incorrect, de lever un coin du voile sur le tabou des migrants qui peuplent les hôtels payés par les contribuables afin d’y loger les migrangts, tandis que les français sont refoulés à la rue ! Des sommesconsidérables sont ainsi dépensés depuis des années, et in fine, au bout de 2 à 3 ans la plupart des demandeurs d’asile sont renvoyés chez eux, sains et saufs. On ne peut pas en dire autant des français. Des malchanceux disait un internaute.

                                    Eh bien, non, justement. Il ne s’agit pas de malchance, mais d’une volonté politique et qui perdure. Entre les migrants et les français, nos gouvernants ont fait un choix, celui de sacrifier nos compatriotes.

                                    Et vous vous feriez le choix de laisser à la rue, un membre de votre famille, une soeur, un cousin, un père, une mère, et d’acceuillir un inconnu à la place ?

                                    Moi ? non.


                                    • Vipère Vipère 7 février 2015 01:26


                                      Il est politiquement incorrect, de lever un coin du voile sur le tabou des migrants qui peuplent les hôtels payés par les contribuables afin d’y loger les migrangts, tandis que les français sont refoulés à la rue ! 

                                      Des sommesconsidérables sont ainsi dépensés depuis des années,

                                      In fine, au bout de 2 à 3 ans la plupart des demandeurs d’asile sont renvoyés chez eux, sains et saufs. On ne peut pas en dire autant des français. Des malchanceux disait un internaute.

                                      Eh bien, non, justement. Il ne s’agit pas de malchance, mais d’une volonté politique et qui perdure. Entre les migrants et les français, nos gouvernants ont fait un choix, celui de sacrifier nos compatriotes.

                                      Et vous vous feriez le choix de laisser à la rue, un membre de votre famille, une soeur, un cousin, un père, une mère, et d’acceuillir un inconnu à la place ?

                                      Moi ? non.


                                      • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 7 février 2015 08:18

                                        Il est important que des miséreux meurent dans des conditions atroces et indignes afin que les pauvres se disent qu’ils ont encore de la chance de n’être que pauvres, ou même qu’ils sont privilégiés par rapport aux miséreux.


                                        Chaque année, les cadavres gelés des SDF sont au rendez-vous pour prévenir les esclaves : « Voici le sort réservé à ceux qui tenteront de se révolter ». En dehors du système, point de salut, mais déchéance sociale et mort dans la solitude d’une dernière nuit glaciale.

                                        Travaillez plus pour être plus soumis, respectez vos maîtres qui sont les propriétaires de la vie sur terre, de votre temps et de votre espace. Ne sont-ils pas déjà immensément généreux de vous accorder un appartement, une télévision et l’honneur de travailler à les enrichir ? D’ailleurs, quel sens pourrait avoir votre vie si vous n’étiez pas leurs esclaves ? 

                                        • Hector Hector 7 février 2015 08:55

                                          Merci Chalot pour cette piqure de rappel.
                                          Je confirme hélas pour l’avoir vu ce « tri » effectué sur le terrain. Un homme de 60 ans, seul a attendu plus de deux semaines un lit. Il dormais dans sa voiture DEVANT l’organisme de secours et voyait entrer majoritairement des gens des pays de l’est qui ne ressortaient pas et ce en plein mois de novembre.
                                          Et l’excuse des enfants ne tiens pas puisque cet organisme international et très ancien qui recueille des dons en fanfare, n’accepte pas les enfants.
                                          Je dois dire également que ce lit ne lui a pas été « offert » mais qu’il a du le payer, ainsi que sa nourriture et il devait faire, à son tour, le ménage dans le bâtiment.


                                          • eric 7 février 2015 09:06

                                            Quand on pense qu’il aurait peut être pu bénéficier de jusqu’à 8000 euros de crédit d’impôts pour coller du papier alu sur les vitres de sa voiture (personne seule), comme n’importe quel propriétaire de résidence principale appartenant en gros à la classe moyenne supérieure ( un peu plus de 50% des français sont propriétaires).

                                            Que si sa voiture appartenait à quelqu’un d’autre, il aurait peut être pu bénéficier du racket sur son proprio. avec un blocage des loyer ne concernant que les centre ville chics ou ne peuvent vivre que des privilégiés qui en plus ne veulent pas payer leur logement au prix du marché ?

                                            Aura-t-il eu même le temps de bénéficier de la hausse de 4 euros du RSA ? (coût d’environ 74 millions sur un an ? Et si il était agent public, savait il qu’il pouvait entrer à l’hôpital sans journée de carence ( cout prévisionnel direct plus de 150 millions d’euro ?).

                                            Ce ne sont pas les aides « sociales socialistes » qui manquent avec ce nouveau gouvernement, ce sont les gens qui ne connaissent pas assez leurs droits....


                                            • fred.foyn Le p’tit Charles 7 février 2015 09:44

                                              ++++++++On meurt dans l’indifférence générale..et pour lui...y aura même pas un cortège pour son enterrement...Les veaux ne sortent qu’à l’appel de leur mafia... !


                                              • Robert GIL Robert GIL 7 février 2015 10:25

                                                Imaginez, des bandes organisées, solidaires, de plusieurs centaines ou plusieurs milliers de SDF partout en France envahir les grandes surfaces et manger sur place, le soir rentrer dans les hôtels, les halls des grandes entreprises pour y dormir et prendre leur douche. Qui pourrait les arrêter, les vigiles, la police, la gendarmerie… et après ? On ne peut pas les mettre en prison, elles sont pleines et de toutes façons, en attendant, ils seront nourris et au chaud, mais pendant ce temps là les autres à l’extérieur continueraient d’envahir hôtels et grandes surfaces, puis feraient le siège des médias pour dénoncer leur situation. Le nombre fait la force, mais c’est la solidarité et la prise de conscience qui en sont le ciment. Les exclus et tous ceux qui n’ont plus rien à perdre représentent une puissance dont ils n’ont pas idée, ils peuvent prendre les trains d’assaut pour se retrouver tous à Paris et marcher sur l’assemblé nationale ou l’Elysée… Organisés et solidaires, ils peuvent tout se permettre !
                                                .
                                                voir :
                                                LA REVOLTE DES SDF

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès