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Accueil du site > Actualités > Technologies > Ce que la science-fiction avait anticipé !

Ce que la science-fiction avait anticipé !

On a souvent sous-estimé la capacité d’anticipation de certains auteurs de science-fiction qui ont pourtant, au travers de leurs oeuvres, imaginés nombre de concepts, d’outils ou bien encore de situations dans lesquels et « par lesquels » nous vivons aujourd’hui.

Sans tomber dans la définition que se charge très bien de nous fournir Wikipédia, la science-fiction est un genre littéraire qui émet des hypothèses sur l’avènement d’un futur plus ou moins éloigné en se basant principalement sur des connaissances scientifiques et techniques alors propre à l’époque de rédaction de l’auteur.
steampunk pc

Aujourd’hui, on peut constater au travers d’oeuvres parfois séculaires la précision de certains auteurs (Wells ou bien Verne pour ne citer qu’eux) notamment dans les descriptions de phénomènes sociétaux, d’entreprises humaines ou bien encore d’habitudes désormais ancrés dans nos "sociétés modernes".
Dès 1903, dans The Land Ironclads, Wells prévoit avec acuité l’importance des "machines de guerre" dont la description laisse étrangement penser à celle d’un blindé.
Sa vision la plus troublante reste cependant celle qu’il a de la bombe atomique et dont il décrit les effets dans The World Set Free, en 1914.
Le roman de Wells tourne autour d’une invention non spécifiée qui accélère le processus de décomposition radioactive (radium alors connu) afin de produire des bombes qui explosent avec une puissance digne d’explosifs ordinaires, mais qui continuent d’exploser pendant des jours et des jours.

Dans les années 1950-1960, un autre auteur, Philip K. Dick décrit deux objets qui aujourd’hui font fureur et occupent une place importante au sein des nouvelles technologies. Ainsi décrit-il le vidéophone, ancêtre de notre téléphone mobile 3G qui permet la visiophonie. Un second outil appelé homéojournal est également mentionné, préfigurant l’arrivée future des magazines et journaux électroniques en ligne.

1902, Voyage dans la Lune, G. Méliès

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale naît un des premiers calculateurs dit "moderne" (l’ENIAC). Ce véritable monstre de près de 30 tonnes couvert de diodes, résistances et condensateurs demeure alors encore très loin de nos PC familiaux. Pourtant Murray Leinster imagine en 1946 dans son roman, Un logic nommé Joe, un monde où tous les hommes sont équipés de leur propre "Logic", connecté à un réseau et permettant de travailler ou bien encore de communiquer.

Dans les années 50, un auteur du nom de Bejamin William Bova publie de nombreux récits et essais sur la science et les technologies. Véritable érudit dans le domaine scientifique, celui-ci va prédire la course à la Lune qui anime le monde au cours de la décennie qui va succéder ses écrits ainsi que les satellites solaires, la réalité virtuelle ou bien encore le clonage humain.
En 1964, c’est l’auteur Daniel Francis Galouye qui, dans Simulacron 3, imagine un jeu en réalité virtuelle et cela plus de vingt ans avant les premiers essais d’immersion. Dans son roman, le héros est placé au coeur d’une machine qui l’expédie en plein Los Angeles des années 30.

Plus tard, en 1975, John Brunner dans un roman intitulé Sur l’onde de choc, imagine une société où tous les ordinateurs de la planète sont connectés entre eux via un immense réseau.
Dans ce scénario, l’auteur préfigure l’arrivée des virus qui se répandent à travers les machines alors interconnectées.
En 1979, Douglas Adams dans son Guide galactique incorpore un système étonnant de liens hypertextes.
Plus étonnant encore, en 1992, Stephenson décrit dans Snow Crash, un monde en 3 dimensions où les hommes évoluent sous les traits d’un avatar qui leur sont propre.
On accède au métavers depuis un ordinateur connecté ou une cabine publique. Le seul danger, une fois immergé dans ce monde virtuel, c’est de subir l’attaque d’un virus-drogue : le snow crash. Quelques lignes de code infectées et vous sombrez définitivement dans le virtuel, réduit à l’état végétatif dans la vie réelle.
Etrange ressemblance avec l’actuel Second Life qui fait un véritable carton auprès des internautes...


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40 réactions à cet article    


  • TALL 7 janvier 2008 13:38

    Intéressant. Je me souviens d’un gars qui achevait sa licence en informatique à Bxl en 1986, et qui me disait déjà que l’avenir, c’était les réseaux. C’était bien vu.


    • sale bête 7 janvier 2008 13:43

      les auteurs de science fiction ont prédit énormément de choses,

      par exemple pour l’an 2000 :

      - les voitures volantes, on a le vélib ...

      - des cité lunaires : on a les tentes des sdf ...

      - des sources d’énergie inépuisables et écologiques : charbon et pétrole sont encore pour plusieurs décénnies notre avenir ...

      - des robots travailleurs et des hommes en eternelles vacances : on a les esclaves chinois et les enfants exploités ...

      - la vie eternelle : on a les franchises médicales ... et plus grave 4200 enfants meurent chaque jour d’un simple manque d’accès à l’eau !

      - la paix et le gouvernement mondial : ca tire dans tous les sens !

      - la télépathie, la télékinésie : on a surtout la téléréalité ... smiley

      sur les millions de trucs imaginés, statistiquement, il fallait bien quelques uns se réalisent !

       smiley


      • roOl roOl 7 janvier 2008 14:37

        an 2000, an 3000... ce qui compte ce n’est pas la date. C’est l’idée lancée, qui devient un futur possible.

        Apres il ne tient qu’a la generation en place de faire progressé le schmilblik...


      • jakback jakback 7 janvier 2008 18:13

        lorsque la réalité devance la fiction http://www.bkrw.com/blog?i=14&b=1654


      • jakback jakback 7 janvier 2008 18:17

        le lien ne fonctionne pas sur le blog, chercher en date du 30decembre le titre star wars


      • chabou chabou 8 janvier 2008 09:00

        la science fiction avait juste oublie ce point de detail, que des matchs de foot se passent partout dans le monde tous les jours et a toutes heures


      • bokan 7 janvier 2008 14:13

        Les auteurs de science fiction inventent des objets qui répondent à des besoins. L’industrie réponds à ces besoins. On a besoin de communiquer, on a imaginé le téléphone portable, puis on l’a créé quand la science l’a rendu possible.

        Là ils sont plus fort c’est d’imaginer à l’avance le comportement des grandes entreprises. Mais si l’on regarde bien, les google, apple, sony et autres se comportent comme ford au siècle dernier, mais avec les moyens d’aujourd’hui.

        Je peux assurer qu’un jour nous pourrons aller sur d’autres planettes, qu’on aura des téléporteurs, des robots chirugiens....

        J’en ai rêvé, l’humanité le fera ! :)


        • Bof 7 janvier 2008 18:34

          @ bokan (IP:xxx.x20.92.130) le 7 janvier 2008 à 14H13 : Vous affirmez : « Je peux assurer qu’un jour nous pourrons aller sur d’autres planètes » et bien les moyens sont en train d’être découverts pour aller sur d’autres systèmes solaires. Les grands « chefs » ont une capacité visionnaire sur plus d’un demi siècle, tant et si bien que leurs décisions sont raillées, sur le moment, par les petits cerveaux qui fonctionnent en mental concret ,honteusement nommé par eux-mêmes de « mental rationnel » . Les découvreurs ont les mêmes visions qu’ils cachent et souvent d’autres appliquent ces découvertes et se vantent de réussites ainsi va la Vie actuelle. Certains peintres, artistes et écrivains ont de même à copier ou faire ce qui est mis à leur portée. Il s’agit d’un accès à des niveaux supérieurs de conscience nous a expliqué notre prof.


        • roOl roOl 7 janvier 2008 14:35

          La science fiction, et l’imagination en general a toujours précédés les découvertes scientifiques.

          Il faut pouvoir imaginer avant de trouver les réponses a la réalisation.

          La science fiction américaine des années 60 à par exemple, avec ses voyages dans l’espace, contribué à préparé les mentalités a financer le programme Appolo.

          Les nanotechnologie qui seront la demain ont été issues du cyberpunk. Jules Vernes decrivait les sous marins atomiques bien avant leur parution dans aucun écrit scientifique.

          Mais, plus loin que les technologies, qui sont parfois en retard, les ecrivains de science fiction décrivent bien souvent les dérives possibles de nos sociétés.

          Et j’avoue que la lecture de Phillip K. Dick me rend asser pessimiste pour les decennies a venir.


          • geko 7 janvier 2008 14:36

            La SF a toujours été présentée comme le parent pauvre de la littérature et pourtant elle a et compte encore de très bon visionnaires dont le style pour certains n’a rien à envier à certains auteurs dits classiques !


            • Gandalf Tzecoatl 7 janvier 2008 18:54

              Tu as des noms ?

              Pour ma part, je conseille fortement Johann D. Vinge, (Cat le Psion par exemple)


            • geko 7 janvier 2008 21:18

              Je dois avouer que j’ai été un fan de fantastique un peu HS ici mais on se fait plaisir : avec Edgard Poe (la totale aux éditions bouquin), la série des Allan quatermain de Henry Rider Haggard (plus Héroï fantasy dont les adaptations au cinéma sont minables), les nouvelles de Harry Dickson de Jean Ray alias John Flanders aux éditions Néo Oswald. Tiens en parlant de Jean Ray à lire absolument Malpertuis.

              En SF mes oeuvres préférées :

              En tête le Cycle d’Ender d’Orson Scott Card dont la SF est un support à une reflexion philosophique et anthropologique sur la rencontre avec des « extra terrestres ». Le premier volume La Stratégie Ender a reçu le prix Nebulla. A savoir aussi que cette oeuvre a été cinématographiquement massacrée dans la plus pure tradition hollywoodienne avec « Starship Troopers ».

              L’inévitable Cycle de Dune de Franck Herbert un classique !

              Ravage et La nuit des temps (un superbe roman d’amour) de René Barjavel !

              j’en oublie, j’ai du vendre tous mes bouquins dans une période de nécessité et je le regrette vraiment !


            • inotna2099 inotna2099 7 janvier 2008 15:24

              « Plus tard, en 1975, John Brunner dans un roman intitulé Sur l’onde de choc, imagine une société où tous les ordinateurs de la planète sont connectés entre eux via un immense réseau. »

              Etant donné que le réseau ARPANET (à l’origine d’inernet) date de 1969 et que le premier mail fait envoyé en 1971, cet exemple n’est pas des plus probant. L’auteur n’a fait ici qu’extrapoler une technologie existante (mais certe limité à 111 ordinateurs interconnectés en 1976).


              • morice morice 7 janvier 2008 15:46

                Orwell ce n’est plus de la science fiction...


                  • Jacques 7 janvier 2008 16:16

                    J’aime bien la sf mais plutôt pour sa forme que pour son fond. Certains films sont, ou ont été bluffant à la sortie (2001, Solaris, Matrix, ...). D’autres sont simplement des histoires quelconques dans des décors chiadés (Star Wars)

                    Je suis en revanche plus réservé quand au fond. Peux d’œuvres ont un caractère réellement original ou prédictif. Une grande déception par exemple a été la conquête de l’espace : ou sont les vaisseaux flamboyants qui devaient nous propulser vers Mars ou plus loin, ou simplement vers la lune ? Paradoxalement peu d’auteurs on vu venir l’explosion de l’informatique ou le cyberespace. Il semblerait que l’astronautique, pièce maitresse de la sf, n’est pas autant de potentiel que l’it.

                    Mais bon, je ne boude pas mon plaisir : ca m’arrive de regarder ou de lire de la sf, malgré une certaine désillusion.


                    • urza2020 7 janvier 2008 16:46

                      L’astronautique n’est pas de la science-fiction c’est du space-opera. Si tu cherche de l’anticipation lit « Les mailles du réseau » (internet et terrorisme) ou encore « Isolation » (nanotech, espace des cordes et terrorisme).

                      Je trouve que la science-fiction n’est pas assez dévelloppez, surtout en France (est-ce due au livre que nous lisons au collège et lycée ??), car elle permet de prendre conscience des risques lié aux nouvelles technologie et à l’évolution de notre société. Il ne faut pas prendre ces livres pour des prédiction mais plus pour des mises en garde.


                    • Yannick J. Yannick J. 7 janvier 2008 17:19

                      EUUUHH tout de même :

                      3 films...

                      Blade runner (on en est pas loin quand mm...) qui poses certains problèmes pour un avenir

                      Bienvenue à Gataka (no comment) et sa sélection professionnelle par l’adn

                      Johnny mnemonic (qui est le roman pré-cyberpunk du créateur du style, william gibson) et les mégas entreprises....


                    • roOl roOl 8 janvier 2008 09:57

                      Blade runner, c’est Phillip K. Dick...

                      et de Gibson je vous conseil « Fragment de rose en Hologramme », qui est une nouvelle (au meme titre que Johnny Mnemonic, le film eponyme etant d’ailleurs une belle merde)


                    • gloagf 7 janvier 2008 16:35

                      Bonjour à tous,

                      Pour moi, véritable fanatique de science fiction, le grand visionnaire a été Jules Verne (comme l’auteur le site). Ce n’est pas celui que je préfère mais lui ce n’est pas une ou deux ou trois décennies d’avance qu’il avait, mais plus d’un siècle ! En parlant de visionnaires, et bien qu’il n’ai pas écrit de roman, Leonardo Da Vinci était pas mal dans le genre : il avait déjà imaginé la guerre moderne avec tank, hélicoptère... sans réussir à la mettre en oeuvre techniquement (heureusement d’ailleurs !).

                      Petite parenthèse : Morice, je te l’ai déjà dit, il ne faut pas crier aux loups quand il n’y en a pas, comparer la situation actuelle à 1984 de George Orwell est grave. Relis le livre (qui est pour moi le livre le plus noir jamais écrit par l’homme) et réfléchis.

                      Bonne journée à tous


                      • fern 7 janvier 2008 16:48

                        C’est intéressant de faire le parallèle entre science fiction et découvertes scientifiques. Les artistes, lorsqu’ils ont vraiment du talent, agissent comme des éponges, et parviennent parfois à anticiper les évènements et le déroulement historique des choses. De plus, j’ajouterai que derrière chaque découverte scientifique avérée, il se cache avant tout l’imaginaire d’une personne. Le scientifique est aussi créateur que l’artiste à mon sens.


                        • maxim maxim 7 janvier 2008 17:01

                          étant gamins ,on s’imaginait qu’en l’an 2000,les villes seraient des cités comme celles que l’on voyait dans les bD d’anticipation ,les voitures seraient des engins volants ,on serait devenus immortels ,les cités d’immenses mégapôles où il n’y aurait jamais d’hivers,protégées par d’immenses coupoles transparentes ;

                          nos habits des tenues moulantes mettant en valeur nos corps athlétiques et les morphologies parfaites de nos compagnes ....comme dans Gordon Flash ....ou Météore ,romans à deux sous qui nous faisaient rêver aux temps futurs .....

                          nous serions tous riches sans rien foutre ,ou alors pratiquants des métiers extraordinaires ,pilotes de fusées ,explorateurs de l’espace ,justiciers de la galaxie .....

                          des trucs qui nous titillaient l’imagination ,pour nous extirper de la grisaille des classes d’école communale où les garçons étaient en blouse grise et les filles en bleu , et ou l’on nous faisait chanter « colchiques dans les prés » et allons z’enfants de la patrie "avec les quintes de toux provoquées par les émanations du poele à charbon qui trônait au milieu de la classe .

                          les tuteurs qui m’avaient élévé ,étaient nés ,lui en 1901 et elle en 1904 ,ils parlaient de l’an 2000 comme de quelque chose de fantastique ,eux qui avaient connu les balbutiements de l’aviation et de l’automobile ,ils y sont presque parvenus à cet an 2000,mon tuteur est parti en 1993 et sa femme en 1999 ,à un an près de la date qu’elle avait secrètement rêve d’atteindre !

                          et puis ,l’an 2000 est arrivé ,c’est sûr il y a tellement de choses qui sont arrivées ,presque naturellement qu’elles sont parvenues à nous ,et nous avons considéré ça presque banal ,on n’était même pas émerveillés.....

                          et puis il y a le reste ,qui n’a pas beaucoup changé,même pas du tout, je ne vais pas vous les énumérer vous les connaissez comme moi,si mes tuteurs revenaient sur terre ,ils seraient vachement déçus !


                          • hieronymus73 7 janvier 2008 17:11

                            J’aime beaucoup lire de la SF de temps en temps mais je ne suis pas un grand fan de K Dick, bien que j’apprécie beaucoup, en général, les oeuvres cinématographique tirées de ses romans. De la même génération, il me semble, je préfère Assimov.

                            Mon auteur préféré du moment, c’est Alastair Reynolds. Mais depuis la parution de ses quatre romans sur les Inhibiteurs, la traduction de ses dernieres oeuvres en français se fait très attendre et je le regrette beaucoup. L’un des héros de sa saga des Inhibiteurs est un cochon issu d’une race nouvelle créée malencontreusement par l’homme dans le cadre d’expérience génétique. Dans le roman, c’est un individu à l’intelligence redoutable qui se déplace sur ses deux pattes arrières et qui devient même le chef d’une colonie d’êtres humains sur une planête océanique.

                            Je suis sûr que pour beaucoup, un tel individu ne peut pas ou ne doit pas exister. Pourtant, il n’est pas nécessaire d’être un amateur de génétique pour savoir que ce genre de fiction pourrait rejoindre très vite la réalité. Du moins sans doute pas tout à fait immédiatement pour ce qui est de coloniser une planête mais .... Un cochon-humanoïde ?

                            Il est sans doute déjà renfermé dans un laboratoire américain tenu secret. Peut-être est-il même déjà la victime d’un génocide.


                            • MagicBuster 7 janvier 2008 17:13

                              La réalité dépasse de très loin la fiction. (c’est pas de moi).


                              • krachunka 8 janvier 2008 10:43

                                Si la réalité depasse la fiction, c’est qu’elle n’a pas besoin de s’embeter à paraitre vraisemblable smiley

                                *Phrase de T Pratchett citée de tête


                              • Deneb Deneb 7 janvier 2008 17:31

                                On peu legitimement se poser la quetion : Les auteurs de SF sont-ils des prophetes ou des dictateurs ? Je veux dire qu’il pourrait très bien s’averer qu’il n’y a pas d’avenir en dehors de la SF. On ne fabrique que des objets qui ont été déjà décrits par la SF, c.a.d qu’ils font déjà parti d’un phantasme collectif.

                                La situation est d’autant plus surrealiste quand on se rend compte du role de la SF dans les dictatures du passé, comme par ex. le regime sovietique, ou le seul moyen de critiquer le regime sans finir dans les camps de travail, était la SF. S’il s’avere que la SF occupe la même place dans notre « democratie », c’est que nous aussi, on a un problème.


                                • zelectron zelectron 7 janvier 2008 18:20

                                  1958 : mon premier roman de SF, et puis environ 3000 romans plus tard je confirme :
                                  - un nombre d’idées inouïes pas seulement technologiques
                                  - beaucoup de politique fiction
                                  - aujoudh’hui même les scientifiques dans le cadre de leurs recherches prospectives invitent les auteurs de SF contemporains ( CERN, Geneve)


                                • Bof 7 janvier 2008 18:54

                                  @ deneb : Oui notre société est bien malade. Comme l’a écrit « maxim » , on aurait pu avoir une belle vie depuis 2000, avec les industries nationalisées qui nous auraient payées nos impôts et taxes et beaucoup plus. C’était jouable mais nous les avons perdues ,égarées qu’a dit un juge . L’école a un gros problème avec son enseignement ET la sanction des diplômes. Ceci ne va pas du tout ensemble et personne ne dit rien. Pourtant, cela paralyse les découvertes et donc on part en SF. Il n’y a qu’à voir le dispositif que l’on ajoute aux moteurs et qui allonge la durée de vie, diminue la pollution et la consommation de carburant . Mais, qui est l’inventeur ? qu’a dit l’éducation nationale et le conseil de discipline sur lui ? or, il a raison et le pardon, et les excuses qui va les prononcer ? qui va rembourser les dégâts dans sa vie ? ne pourrait-on exiger une grosse retenue sur les retraites puisqu’il y a faute grossière pour payer « ses »dégâts"dans sa vie privée et rembourser ses emprunts et les dégâts qu’il a occasionné par la suite dans les locaux de l’état , à 16 ans si on est révolté devant bien plus qu’une injustice ? Oh oui, la société a un gros problème.

                                  Ne pourrait-on commencer de suite et organiser une autre façon de sélectionner les jeunes beaucoup plus juste et équitable ?


                                • dup 7 janvier 2008 18:58

                                  c’est interessant de voir comment le futur a été imaginé par des auteurs qui n’avaient comme référence que la technique de leur temps. J’aime voir l’avenir imaginé par Robida ou d’autres . Un site qui parle de ces erreurs

                                  http://www.archipress.org/ts36/index.htm

                                  ou partager ce texte plein d’absurdités et ignorance :

                                  Le bêtisier scientifique « Ce qui gêne l’innovation c’est ce qui existe déjà » Paul Valery

                                  « On ne pourra jamais connaître la composition chimique des astres puisqu’on ne peut y aller » Auguste Comte, début XIXe siècle (Quelques années plus tard, Kitchhoff et Bunsen inventèrent le spectroscope...)

                                  « La mécanique a livré tous ses secrets » Université d’Oxford, XIXe siècle

                                  « Les gens bien informés savent qu’il est impossible de transmettre la voix par des fils électriques, et quand bien même cela serait possible, cela n’aurait aucun intérêt pratique » Éditorial, The Boston Post, 1865

                                  « Lorsque la foire internationale de Paris fermera ses portes, la lumière électrique s’éteindra avec elle et l’on n’en entendra plus jamais parler. » Erasmus Wilson, professeur à Oxford, 1878

                                  « La radio n’a pas d’avenir » Lord Kelvin mathématicien et physicien anglais, 1897

                                  « Tout ce qu’on peut inventer a été inventé » Charles Duell directeur de la Commission des brevets américains, 1894

                                  « Les machines volantes plus lourdes que l’air sont impossibles » Lord Kelvin 1895

                                  « Les avions sont des jouets intéressants mais sans aucune valeur militaire » Maréchal Foch, 1911

                                  « Qui diable voudrait entendre les acteurs parler » Harry M.Warner, Warner Brothers, 1927

                                  « D’ici cinquante ans [...] nous échapperons à cette absurdité d’élever un poulet tout entier pour en manger le blanc ou l’aile, en faisant pousser ces morceaux séparément dans un milieu approprié. » Winston Churchill, 1932

                                  « La demande mondiale en ordinateurs n’excédera pas 5 machines » Thomas Watson, fondateur d’IBM, 1945

                                  « La télévision ne pourra rester sur le marché plus de six mois. Les gens se fatigueront de regarder une boîte en contreplaqué tous les soirs » Darryl F. Zanuck président de la 20th Century Fox, 1946

                                  « D’ici 1965, la conduite intérieure de luxe aura probablement sept mètres de long, et fonctionnera avec un moteur à turbine à gaz, qui sera le petit frère du moteur du jet. » Leo Cherne 1955

                                  « Les aspirateurs fonctionnant à l’énergie nucléaire seront probablement une réalité d’ici dix ans » Alex Lewi 1955

                                  « L’homme n’atteindra jamais la Lune, en dépit de toutes les futures avancées de la science » Dr Lee de Forrest, un des inventeurs de la radio, 1957

                                  « A la fin du siècle, s’il y a quelque chose qui restera inchangé, ce sera le rôle des femmes » David Riesman sociologue Harvard, 1967

                                  « Il n’y a aucune raison pour qu’un individu quelconque possède un ordinateur chez lui » Keneth Olsen président Fondateur de Digital Equipment, 1977.

                                  « Les ordinateurs du futur ne devraient pas peser plus de 1.5 tonne. »
                                  - Popular Mechanics, commentaires sur l’avancée des sciences, 1949

                                  « J’ai traversé ce pays de long en large et parlé aux personnes les plus érudites sur ce sujet, et je peux vous assurer que le traitement informatique des données n’est qu’une toquade qui ne passera pas l’année. »
                                  - L’éditeur en charge des publications techniques pour Prentice Hall, 1957

                                  « Mais...à quoi cela peut-il bien servir ? »
                                  - Un ingénieur de la division « Systèmes de Calcul Avancé » d’IBM, 1968, en commentant l’invention de la puce électronique.

                                  « Ce »téléphone« a beaucoup trop de défauts pour qu’il puisse un jour être considéré comme un outil de communication. Cet équipement n’a donc aucune valeur à nos yeux. »
                                  - Mémo interne de la Western Union, 1876.

                                  « La »boîte à musique sans fil« n’a aucune valeur commerciale imaginable : Qui donc accepterait de payer pour recevoir un message qui n’est envoyé à personne en particulier ? »
                                  - Les associés de David Sarnoff, en réponse à ses demandes urgentes d’investir dans la Radio dans les années 20.

                                  « Le concept est intéressant et bien formulé, mais pour espérer avoir une note meilleure qu’un »C« , encore faudrait-il que l’idée soit réalisable ! »
                                  - Un professeur de management de l’université de Yale en réponse à la proposition de Fred Smith de créer un service fiable de livraison de nuit (Smith fonda ensuite Federal Express Corp.)

                                  On est allé chez Atari, et on leur a dit : "Hé, on a amené ce truc amusant, en grande partie fabriqué avec vos composants : qu’est-ce que vous diriez de nous sponsoriser ? Ou alors, on vous donne l’idée. C’est exactement ce qu’on désire : donnez-nous un salaire et on viendra travailler pour vous." Et ils ont dit : Non. Alors, on est allé chez Hewlett-Packard, et ils ont dit : « Hé, on n’a pas besoin de vous, vous n’avez même pas été au collège ! »
                                  - Steve Jobs, co-fondateur d’Apple Computer Inc. a propos de ses démarches auprès d’Atari et de HP afin de promouvoir l’ordinateur personnel qu’il avait fabriqué avec Steve Wozniak.

                                  « 640K, ce devrait être assez pour tout le monde. » - Bill Gates, 1981.

                                  Conclusion : soyez très prudents avant d’employer les mots « jamais », « toujours », « certain »..


                                  • TALL 7 janvier 2008 22:58

                                    - Un jour, les ordinateurs seront partout, dans les commerces, dans les foyers, partout ... smiley
                                    - Il est possible de mécaniser une intelligence + bien forte que la nôtre
                                     smiley

                                    mézigue en 1973

                                    - l’homme n’ira jamais sur la lune, c’est impossible !

                                    mon grand-père, décédé en 1968 smiley

                                    - arrête de déconner et passe-moi la soupière.

                                    ma grand-mère, à la même époque smiley


                                  • flo 7 janvier 2008 19:48

                                    Les auteurs de sf anticipent les besoins que la société aura dans le futur, et l’industrie y répond.

                                    Par le passé ces prédictions étaient beaucoup plus lointaines et nous faisaient rêver davantage, aujourd’hui les films d’anticipations nous montre des technologies déjà réalisables qui n’attende que des consomateurs pour être financé. Encore faut-il éprouvé le besoin de lire son journal sur un film plastique translucide, ou d’ingérer des nanomolécules...

                                    Dans les années 70 la sf nous faisait réfléchir à nos choix de société, aujourd’hui cette réflexion n’a pas évoluée et ne constitue plus que le simple bruit de fond d’un marketing à grand spectacle, seul reste ces choix qui parraissent de plus en plus impossible à prendre tant la politique c’est effacée face au commerce.

                                    NOUS n’irons pas vivre sur d’autres planète, au mieux quelques individus irons fièrement muter sur mars s’ils ont de la chance ! NOUS resterons sur le planché de nos vaches sous antibiotique avec de petits drones volants pour nous surveillez ! NOUS rêvions la technologie de demain, nous rêvions aussi à la politique de demain...

                                    Non je ne trouve plus de « bonnes » oeuvres de sf, une bonne parie nous annonce la fin du monde, une prédiction ? un besoin ?


                                    • JL JL 7 janvier 2008 22:02

                                      Joli fil ... On ne peut parler de SF sans citer Barjavel, un poète dans le genre.


                                      • geko 7 janvier 2008 22:54

                                        @JL ben tu n’as pas bien lu alors smiley


                                      • karquen karquen 7 janvier 2008 23:29

                                        Sans oublier Star trek... descriptif intégral et précurseur du visiophone, des vidéo-conférence ainsi que que tu téléphone portable multimédia.

                                        Oui, je rejoins Flo, et cette tendance d’anthropomorphisme temporel à voir la SF sur un ou 50 ans maximum, alors que la SF des « wonder-tales », « fantasy-tales » des années 60 refléchissaient sur les 10 mille prochaines années...

                                        A chaque période de ressetion économique survient les mêmes constats : rétrécissement de la projection du futur et disparition des couleurs dans la mode... au profit du noir et blanc et du rationnel immédiat. Je suis auteur de SF, par passe-temps et non écrivain, et il me semble fâcheux de constater des « censures », ça et là, d’auteurs pourtant très bon, mais ne répondant pas à certains critères que l’on aimerait donner à l’avenir... ou simplement comme on aimerai le voir innocemment. Manipulation de la part des groupes de publications ? Je ne ferai point de polémique, mais je suis d’accord avec Flo, Nous avons rétrécit la SF à un consommable de court-terme...


                                        • Christoff_M Christoff_M 8 janvier 2008 00:34

                                          on peut ajouter Fahrenheit ou on brule les livres et l’écran mural allumé tout le temps est le seul vecteur d’infos...

                                          Egalement, la Ford T les chaines dans Huxley précurseur dans notre société de production de masse...

                                          Ou Orwell, et le ministère de la désinformation ou le héros travaille dans une administration qui, chaque jour, réécrit les nouvelles et l’histoire, en fonction des évenement du jour !! je ne voudrais pas etre pessimiste, longue vie à Agoravox, mais le net concentré entre quelques main et quelques fournisseurs peut aboutir à l’effet inverse de ce pour quoi il a démarré !!

                                          A j’oubliais Asimov et l’univers du jeu, un pays, un état, une ville totalement dédiée aux jeux de hasard et d’argent, depuis son livre, des villes dédiées au jeux et aux loisirs poussent comme des champignons...

                                          Ira Levin décrit aussi dans un de ses livres, une espèce d’Europe énorme, ou l’amour est régi par des lois, ou une dictature de la pensée tient le pouvoir sous des aspects pseudo démocratique !! et des ligues de sport et de vertu fleurissent partout !! nous sommes arrivés au même décalage entre les grandes théories de certains idéalistes prônant les droits de l’homme, et la violence et le sexe véhiculés par le net et la mondialisation...


                                          • Christoff_M Christoff_M 8 janvier 2008 00:38

                                            J’oubliais deux grands précurseurs pour la technique et les machines, Jules Vernes et Léonard de Vinci deux grands anticipateurs, l’un des mondes sous marins entre autre et l’autre des machines en général, des engins de guerre et des machines utilisées pour la construction en général...


                                          • geko 8 janvier 2008 07:45

                                            Bien vu Cristophe dans Fahrenheit 451 de Ray Bradburry les pompiers brulent les livres, la culture de masse poussée à son extrême n’est qu’infantilisme et violence !


                                          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 janvier 2008 03:12

                                            Pour le monde d’aujourd’hui (bien) raconté hier : John Brunner « Stand on Zanzibar »

                                            PJCA


                                            • SbII 8 janvier 2008 12:40

                                              Une petite precision : il faut imperativement dissocier science et technologie.
                                              - La science est la comprehension (ou plus precisement la modelisation) de phenomenes physiques, chimiques, biologiques, etc...
                                              - La technologie est le moyen de mettre en application concrete une decouverte scientifique.

                                              Le chemin est souvent long (au strict minimum une a deux decennies) entre une decouverte scientifique et sa materialisation technologique dans une application. Il est egalement tres couteux.

                                              Aussi, je ne pense pas que les auteurs de SF soient des devins. Ils sont surtout doues dans l’association
                                              - de leur connaissance de la science (donc des applications technologiques possibles)
                                              - de sociologie (comprendre les desirs potentiels, les besoins futurs, les tendances societales)

                                              Ensuite l’application technologique (et commerciale car le nerf de la guerre reste le pognon) reussie peut leur donner raison...ou les faire passer pour de doux reveurs dans le cas contraire.

                                              Peut etre devrait on plutot parler de technologie-fiction.

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