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Accueil du site > Actualités > Technologies > Climat : rayonnement cosmique et couverture nuageuse au CERN

Climat : rayonnement cosmique et couverture nuageuse au CERN

En 1997 le physicien danois Henrik Svensmark publiait, en collaboration avec Eigil Friis-Christensen, une théorie liant les rayons cosmiques et le changement climatique, sous le terme de cosmoclimatologie. Leur proposition principale est que le rayonnement cosmique influence directement le taux de couverture nuageuse de la planète, et donc le climat. Et que c’est cet effet qui est le principal facteur de “dérèglement” climatique, bien plus pertinent à l’heure actuelle que les émissions de gaz à effet de serre.

En 2007 Svensmark publiait une version plus complète et détaillée de cette théorie sous le nom “Cosmoclimatology : a new theory emerges” suivi d’un livre co-écrit avec Nigel Calder intitulé “The Chilling Stars : a cosmic view of climate change” puis d’un documentaire “The Cloud Mystery” diffusé par ARTE le 2 avril 2010 et également visible en plusieurs parties sur Youtube (voir le documentaire complet sur AgoraVox TV : Le secret des nuages).

Première partie ci-dessous :

Voilà pour la communication, mais qu’en est-il de l’aspect scientifique ? Le sujet semblait suffisamment sérieux pour que le professeur Jasper Kikby fasse financer au sein du CERN une étude de longue haleine démarrée en 2009 et appelée CLOUD (Cosmic Leaving Outdoor Droplets). Avec une cinquantaine de participants et trois millions d’euros d’investissement, les premiers résultats de cette étude sont attendus pour fin octobre 2011. Le principe est relativement simple : une chambre de détection contenant une atmosphère ultra-pure est soumise à un rayonnement cosmique contrôlé. La théorie prédit que les ions issus du rayonnement cosmique jouent un rôle dans la création des aérosols qui forment la base du développement nuageux. Plus le rayonnement est important, plus il y a de nuages et moins la Terre chauffe du fait de la réflexion vers l’espace de l’énergie solaire par ces nuages.

Initialement, avant les rapports du GIEC sur le réchauffement climatique et son origine anthropique, le but de cette théorie était d’expliquer pourquoi au cours du temps – et bien avant tout possible effet de l’homme sur le climat – on observait déjà des variations climatiques importantes. Ces variations semblent corrélées avec la variation de l’activité solaire, donc de la densité du rayonnement cosmique frappant l’atmosphère. De plus les observations par satellites montrent une corrélation entre niveau de rayonnement cosmique et couverture nuageuse. CLOUD a pour but précis de tester l’existence d’une causalité physique entre les deux phénomènes.

Si le phénomène est avéré se posera immédiatement la question de savoir dans quelle mesure il affecte le climat par rapport aux autres facteurs – et notamment le facteur anthropique nommé par le GIEC et l’écologie politique comme étant de loin le plus important, sinon le seul. Et le responsable du CERN Rolf-Dieter Heuer semble vouloir éviter de rentrer dans ce débat en disant le 15 juillet dernier, lors d’une interview par le journal Welt Online, qu’il avait demandé à son équipe de “rendre les résultats clairs, toutefois, de ne pas interpréter. Ce serait aller directement dans l’arène hautement politique du débat sur ​​le changement climatique. Il faut être clair que le rayonnement cosmique est seulement un des nombreux paramètres.”

Le CERN étant une entreprise publique on peut à juste titre se demander, me semble t’il, pourquoi les scientifiques concernés ne pourraient pas interpréter les résultats de CLOUD afin, justement, de les situer dans le débat public relatif au changement climatique ! Le GIEC ne s’en prive pas. Le CERN craint-il l’orage au cas où ses résultats n’iraient pas dans le sens du politiquement correct ?

JPEG - 78.3 ko
The Chilling Stars : A Cosmic View of Climate Change [Paperback]

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35 réactions à cet article    


  • LeGus LeGus 19 août 2011 10:12

    Ou est le problème ?

    Comme vous le dites le CERN étudie la question sérieusement avec le projet CLOUD.
    Les résultats sont attendu pour novembre 2011, nous sommes en aout.
    Le CERN veut publier les résultat bruts de l’expérience, sans interprétation, et c’est normal comment pourrait-on avoir un débat sur leur interprétation si les données sont déjà biaisées dans un sens ou dans un autre ?

    Attendons novembre et les données brut.


    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 20 août 2011 10:47

      Il n’y a pas de problème pour l’instant hors celui de dire à l’avance qu’on refusera de confronter le débat politico-dogmatique sous-jacent, une manière de dire que l’on se pliera au dogme politiquement correct même si mes résultats le remettent en cause.


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 29 août 2011 07:54

      La première série de résultats de CLOUD (où aucun laboratoire français ne semble avoir participé, sauf méprise de notre part) vient de paraître cette semaine dans Nature (le 25 août).

      Apparemment, l’article avait été envoyé à la revue il y a presque un an (début septembre 2010) et a mis du temps à être accepté (fin juin 2011).

      Voir notre article :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/08/28/cern-les-donnees-de-l-experience-cloud.html

      CERN : les données de l’expérience CLOUD

      Le 28 août, RTBF (Belgique) écrit (source AFP) «  CO2 : les pays émergents veulent des engagements des pays riches », évoquant la déclaration de ce jour des pays du BASIC (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde) sur la nécessité de proroger le protocole de Kyoto à l’occasion de la prochaine conférence de l’ONU sur le climat. La même dépêche est reproduite par 20 minutes avec le titre « INHOTIM (Brésil) - Les pays émergents exhortent les riches à réduire leurs émissions de CO2 ». Ou encore, par Romandie News avec l’intitulé « Les pays émergents mettent Kyoto au coeur des négociations sur le climat ». Joint à un communiqué avec le titre « Durban on a pathway towards a low carbon city », l’Académie des Sciences d’Afrique du Sud vient de mettre en ligne son rapport « Towards a low carbon city. Focus on Durban ». Au même moment, Sciences et Avenir commente « Rayons cosmiques et formation des nuages : les brumes se dissipent », à propos des premiers résultats de l’expérience CLOUD (basée au CERN, Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire) publiés cette semaine dans Nature (25 août) avec le titre « Role of sulphuric acid, ammonia and galactic cosmic rays in atmospheric aerosol nucleation ». Cet article fait l’objet d’une analyse de Nature News intitulée « Cloud formation may be linked to cosmic rays ». Dans des informations complémentaires au communiqué de presse du CERN, la collaboration CLOUD (Cosmics Leaving OUtdoor Droplets) précise notamment : « il est clair qu’il conviendra de réviser sensiblement le traitement de la formation des aérosols dans les modèles climatiques ». CLOUD souligne que tous les modèles actuels présupposent que la nucléation est causée exclusivement par des vapeurs nucléantes telles que l’acide sulfurique et l’ammoniac, ainsi que par de l’eau, et signale l’urgence d’identifier d’autres vapeurs nucléantes. La question étant alors de déterminer si ces nouvelles vapeurs sont d’origine naturelle ou anthropique. CLOUD rapporte également avoir « découvert que les taux naturels d’ionisation atmosphérique liés aux rayons cosmiques peuvent considérablement favoriser la nucléation ». Résultat qui pour CLOUD « laisse envisager la possibilité que les rayons cosmiques puissent aussi exercer une influence sur le climat », même si d’autres études sont nécessaires avant de pouvoir aboutir à une conclusion à ce sujet.

      (...)

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/08/28/cern-les-donnees-de-l-experience-cloud.html ]

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • joletaxi 19 août 2011 10:33

      Vous avez raison de souligner l’embarras de la direction du CERN sur ce sujet brûlant.

      Lorsque l’on monte une expérience de ce genre, c’est que l’on veut démontrer quelque chose, et on s’attendrait à ce que les résultats soient interprétés.

      Que je sache, les membres du saint collège du GIEC ne se sont pas gênés pour interpréter les résultats d’expériences virtuelles, qui se révèlent peu en accord avec les données recueillies, même après de savantes « interprétations »

      Cependant, dans un système aussi complexe que le climat, il faut se garder de focaliser sur un sujet.Ce que l’on observe est parfois le résultat d’interactions qui nous échappent.
      Roy Spencer décrit très bien cette difficulté de faire le tri dans l’écheveau des forçages et autres rétroactions.

      Mais le fait est que je ne connais pas de « vérité » expérimentale sur la backradiation,même si cela tient la route physiquement.


      • Gargantua 19 août 2011 11:40

        Le problème avec les scientifiques, ils sont tellement confiner dans leurs recherches pointues, fait que leurs découvertes et les hypothèses qu’ils en retirent, soi qu’elles sont partielles dans les meilleurs cas où tout simplement fausses.
        C’est un problème qui nous pose là, dans le fait qu’ils nous soumettes à leurs point de vue.
        Alors que par exemple, rien que pour expliquer, le dérèglement climatique, il y a plus facteur qui agissent de concerts, des facteurs géologiques, cosmiques, activités humaines.
        c’est l’ensemble de ses facteurs qui est responsables des phénomènes et non pas que la simple activité du soleil.

        Rien qu’on niveau cosmique notre système solaire c’est déplacer d’une manière imperceptible dans la galaxie, qui influent sur l’ensemble du système solaire. Le fait de le passé sous silence est un exemple flagrant que nos scientifiques sont imbues de leurs connaissances, et porte tord à la Vérité Objective de la Connaissance.  


        • CaptV 19 août 2011 12:55

          La « Vérité Objective de la Connaissance »n’existe pas comme quelque chose qui tombe des cieux. Toute démarche scientifique rigoureuse s’inscrit déontologiquement dans un cadre méthodologique approuvé par la communauté scientifique internationale et doit être nécessairement indépendante de toute pression financière ou politique,et c’est bien là que ce situe le problème,notamment concernant les rapports et travaux du GIEC.La thèse du réchauffement climatique anthropique est une fraude qui a largement été dénoncée par de nombreux et éminents climatologues.Les plus virulents face aux thèses du GIEC étant le plus souvent ceux qui ont participé de près ou de loin aux travaux du GIEC.Actuellement la thèse de Henrik Svensmark sur les liens électromagnétique du champs terrestre et solaire,ainsi que la position de notre système solaire dans la Galaxie et de son exposition aux radiations cosmiques ,est de loin la plus convaincante et cette thèse est pris très au sérieux face aux enjeux climatiques. L’une des réponses les plus sérieuses étant d’augmenter de manière importante la masse nuageuse terrestre. Pour cela,il est cruciale de lutter contre la désertification par l’irrigation,la plantation de cultures agricoles et forestières.En ce sens, l’immense projet continental Américain « NAWAPA »(North Américan Water and Power Alliance),partant de l’Alaska,irriguant toutes les grandes zones désertiques américaines se ralliant au Projet Mexicain du même type,est un exemple de développement conçu pour influer directement sur la Biosphère en accroissant le cycle de l’eau dans l’atmosphère terrestre.Des projets similaires existent pour l’Afrique Saharienne,ainsi notamment qu’autour de la nécessaire revitalisation du lac Tchad.   


        • CaptV 19 août 2011 13:40

          Si il y a un type d’écologie qui peut répondre aux enjeux et améliorer les rapports entre l’activité humaine et le développement de la biosphère terrestre ,c’est celle qui associe les capacités créatrices humaines à l’évolution du vivant sur notre Planète.En ce sens,il est cruciale que la recherche scientifique soit inscrite en toute indépendance dans ce processus.Il est à noter que toutes les tendances néo-malthusiennes de l’écologie politique s’opposent en réalité aux réels développements néguentropiques de L’Univers et de l’histoire terrestre dans notre système solaire.Ce qui reste immuable,c’est bien que tout change tout le temps,et il est a noter que ces changements correspondent par ailleurs à une intensification des flux d’énergies aussi bien dans l’Univers que par le développement non-linéaires des processus vivants sur terre.Tout ce qui nous amène à nous projeter dans un Monde en contraction est soi que nous sommes plongés dans une très profonde crise de civilisation ,soi que nous sommes l’objet de manipulations de type Oligarchique,soi que nous sommes profondément pétris de pessimisme.En fait,il s’agirait bien de l’interaction des trois,ce qui est dans notre histoire peut se traduire de manière imagé par la chute de « l’empire romain »mondialisé.


        • Gargantua 19 août 2011 14:52

          C’est pour cela que des découvertes qui n’est leur théorie en danger sont étouffer dans l’œuf.L’histoire des sciences en regorge.


        • Yoann Yoann 19 août 2011 11:45

          Il y a tellement d’intérêts économiques en jeu, les lobbies doivent tourner à plein régime ...
          Article posté ce matin : Le secret des nuages


          • lsga lsga 19 août 2011 11:51

            Intéressant. 


            Cela ne change pas le fait qu’au Jurassic, le taux de CO2 dans l’atmosphère était de 1200ppm Le dégagement massif de CO2 a nécessairement des effets sur l’éco-système, puisqu’il s’agit d’un des éléments principaux de la photosynthèse. 

            Quand bien même l’effet de serre aurait des origines plus cosmiques qu’humaine, cela ne dénigre pas pour autant la nécessité d’une gestion écologique de notre économie. 

            La destruction de l’éco-système, la disparition des cultures animales, l’empoisonnement de l’atmosphère et des eaux, l’épuisement des ressources et des matières premières, etc. : Il y a bien plus d’une raison pour défendre la nécessité d’une économie écologique, planifiée, et rationnelle. 

            • jef88 jef88 19 août 2011 14:27

              VOUS ETIEZ LA POUR MESURER ?


            • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 20 août 2011 10:54

              Certes, mais vous n’aurez jamais une économie écologique, planifiée et rationnelle basée sur des axiomes qui sont faux. Les termes « planifiée et rationnelle » renvoient d’eux-mêmes à des concepts économiques flous. Qu’est ce qu’une économie rationnelle ? 


            • Clem 22 août 2011 15:11

              Savez-vous que, contrairement aux idées reçues, l’évolution du taux de CO² est consécutive à celle des températures ?


            • jipebe29 jipebe29 28 août 2011 15:58

              Quand je lis « économie planifiée et rationnelle », cela me fait penser aux plans quinquénaux de l’ex-URSS, dans un contexte de dictature oppressive et sanglante....


            • floyd floyd 19 août 2011 12:29

              Pour ceux qui seraient intéressés de lire ’The Chilling Stars : A Cosmic View of Climate Change’, une version électronique est disponible ici :


              Le livre est au format djvu. Pour lire un document djvu, je vous conseille d’utiliser windjview :

              • Francky la Hache Francky la Hache 19 août 2011 13:58

                grillé !
                C’est le lien que je voulais mettre. Bonne vidéo.

                Il ne faut pas oublier une chose, la seule chose qui soit importante, en fait.
                La communication autour de ce CO2, est telle qu’on ne désigne plus les véritables pollueurs (est-ce interdit ???) mais plutôt le pauvre consommateur que l’on victimise au possible.

                C’est une honte même que ceux qui désignent parti écolo ne fasse pas étal de la honte de certaines industries. Il faut pointer du doigt les véritables pollueurs et agir fermement.

                Je pense que le CO2 anthropique est minoritaire dans le RC, mais quand bien même il serait prépondérant, la lutte la plus importante est à la source de la pollution : déforestation, destruction des sols, extraction de minerai à la sauvage, épandage de mercure, d’arsenic, fabrication d’objet non durables, remplis de polluants, malbouffe ...

                Question de priorité éditorialiste, on a les mérdias et le président qu’on mérite !!!


              • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 20 août 2011 10:57

                On aimerait, justement, avoir une idée un peu plus objective de l’impact anthropique sur le climat et la biosphère en général.


              • jipebe29 jipebe29 28 août 2011 16:08

                Les modèles numériques reposent sur diverses hypothèses du GIEC (rôle pivot du CO2, rétroactions positives). Tant qu’elles ne sont pas validées, ces modèles reposent sur du vent....et n’ont aucune crédibilité.


              • iciailleurs 19 août 2011 14:52

                Ce qui me gêne avec le GIEC, c’est que cela ressemble à un lobby.
                J’aime pas les lobbies, cela fait mafieux qui ne pensent qu’à leurs intérêts particuliers.
                Mais, le GIEC est un moindre mal, s’il peut faire prendre conscience, que l’on a suffisamment joué avec la planète.


                • FritzTheCat FritzTheCat 19 août 2011 16:15

                  Documentaire également, très intéressant d’un point de vue épistémologique. Il suffit de voir comment a été accueillie la thèse dissidente de Vsensmark ; lors d’une conf., le gars a été sévèrement accroché par les mandarins du milieu. Plus que de l’épistémologie on pourrait même parler d’anthropologie, où comment la tribu des Réchauffistes résiste bec et ongles a toute nouvelle théorie alternative… Symptomatique, d’une dérive sectaire de la science officielle.


                  • clostra 19 août 2011 16:25

                    Ce que je retiens de ce nouvel article sur le sujet est que tout ceci est très très complexe.
                    Exemple : qui dit couverture nuageuse dit baisse des températures, sans qu’on sache trop si c’est vrai ou faux : réflexion des rayons du soleil, mais également « manteau » dans la « bulle » qui est au-dessous, destinée tout de même à absorber les grandes variations y compris par des ouragans et autres tempêtes tropicales.

                    Rayon cosmique : nous serions dans une orbite circulaire autour du soleil, donc celle la plus exposée aux « vents solaires » de la phase actuelle du cycle solaire, avec en prime un phénomène tout de même assez inhabituel : une « tentative » d’inversion des pôles (un documentaire sur A5, nous faisait savoir que « la graine » aurait déjà inversé ses pôles...Ceci ayant pour conséquence, au moins localement une diminution du bouclier magnétique, celui qui, précisément nous protège des rayons cosmiques.

                    Donc augmentation du rayonnement cosmique qui signifierait dans cette hypothèse de travail (théorie), une augmentation de la nébulosité ayant pour conséquence une baisse de la température...

                    Or les glaces polaires fondent....

                    Dieu est grand.


                    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 20 août 2011 11:14

                      Il faut distinguer le rayonnement cosmique d’origine galactique et celui d’origine solaire. Le premier est constant mais son impact terrestre varie à l’inverse de l’activité solaires : en effet le vent solaire (plus fort quand le soleil est actif - génère des taches) dévie le rayonnement cosmique. Le vent solaire lui-même est nettement plus faible que le rayonnement cosmique galactique, par contre les éruptions solaires, aléatoires, nous envoient des douches de rayonnement très puissants mais de courte durée. 


                    • sparte sparte 19 août 2011 17:24

                      Le réchauffement par le co2 est une fable inventée par GOLDMANSACHS pour créer un marché des « droits à réchauffer » ( comme il existe déjà un marché de droits à polluer ) ; avec la complicité des Démocrates ... et AL GORE qui s’en met « plein les poches » ...
                      http://lumiere101.com/2009/12/14/rechauffisme-les-preuves-de-lescroquerie/
                      http://www.stephane.info/show.php?code=weblog&direct=1485&lg=fr&PHPSESSID=290f66255c5384d4af25f751e8a8df89
                      «  » Depuis le 15 novembre 2009, où des documents récupérés sur une officine réchauffiste ont été publiés sur internet, les savants  expérimentalistes n’ont plus d’excuse pour méconnaître ce que les économistes et philosophes politiques ont toujours su : à savoir que les soi-disant “savants” du réchauffisme sont des falsificateurs conscients et organisés.
                      Détourner l’attention des questions économiques et politiques normatives vers des questions  qui relèvent apparemment des sciences de la nature est la dernière manipulation des esclavagistes-absurdistes pour imposer un gouvernement mondial. Le Quadrilatère du Mensonge : les gouvernements, les médias, les chercheurs et les enseignants qui vivent d’argent volé essaient d’étouffer l’affaire, mais le réchauffisme devrait perdre tout crédit auprès des savants qui s’intéressent à la vérité. «  »
                      http://lumiere101.com/2009/06/06/dernieres-nouvelles-de-lescroquerie-rechauffiste/


                      • mike gallantsay 20 août 2011 03:14

                        Entièrement d’accord. Bravo !
                        J’ai été très agréablement surpris de voir ce docu sur Arte.
                        Faut-il que leur imposture prenne l’eau de toute part !
                        A faire circuler le plus possible.
                        Maintenant ça n’empêche pas les merdias de nous parler réduction du CO2 avec des trémolos dans la voix toutes les deux heures, comme si de rien n’était.


                      • Clem 22 août 2011 15:14

                        « Follow the money »


                      • Marot 22 août 2011 18:01

                        Merci pour ces références passionnantes.


                      • jipebe29 jipebe29 20 août 2011 10:45

                        Enfin quelqu’un qui parle de Svensmark et du projet CLOUD. Ce qui est curieux, c’est que nos médias (TF1, France Télévision, dont FR5, propagandiste carbocentrique acharné, Le Monde, Le Figaro, Libé, Nouvel Obs, Marianne, Le Point, L’Express, Ouest France, ....) n’en ont jamais parlé. Ceci montre bien que le dogme du Réchauffement Climatique Anthropique est bien verrouillé et que toute contestation, fût-elle scientifiquement pertinente, n’est pas admise et, pire, est violemment attaquée, souvent avec une violence effarante. Les médias, les politiques et les écolos radicaux tentent de convaincre les petits gaulois teigneux, têtus et incrédules, que le réchauffement climatique v leur tomber sur la tête, qu’ils doivent battre leur coulpe, car ils seraient responsables des futurs cataclysmes climatiques de par leurs modes de vie et de consommation, et qu’ils doivent s’incliner bien bas devant l’Oracle suprême : le GIEC et ses modèles numériques parfaits, grands prédicateurs devant l’Eternel.

                        Parfaits ? Alors que l’on ne sait pas modéliser les divers types de nuages en 3D, ni les turbulences non linéaires associées, ni la vapeur d’eau et le cycle de l’eau, ni les grands courants océaniques, ni les échanges dynamiques d’air et d’énergie, ni les divers types d’aérosols, ni la pluviométrie, ni le relief, ni la cryosphère, ni les orages, ... ? 

                        Parfaits ? Alors que les modèles sont réfutés par les variations climatiques du passé, par le palier de T depuis 12 ans, par le non-réchauffement des océans (mais où diable est passée cette sacrée chaleur manquante ?), par la tendance au ralentissement de la terrible montée des niveaux océaniques (+1,8 mm/an au 20ème siècle), par l’absence de points chauds en zone tropicale.... Comment accorder du crédit au socle de base du GIEC, à savoir l’hypothèse du rôle pivot du CO2 sur T, jamais validée, et les rétroactions positives, jamais validées non plus ?

                        Je suis curieux de voir les réactions indignées de la famille « GIECquement correcte » à la publication des résutats de CLOUD. Il y aura sûrement une publication dans Nature, qui expliquera benoîtement, avec maintes arguties, que la théorie de Svensmark est fausse et que le modèle du GIEC est excellent et explique tout. Quant aux médias français, qui sont notre honte en ce domaine, je pense que l’omerta règnera une fois encore.... à moins que les choses ne soient enfin mûres pour dissoudre le GIEC et arrêter ce delirium carbonum.


                        • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 20 août 2011 11:21

                          Une compréhension basique de la théorie du chaos suffit pour comprendre l’impossibilité fondamentale de générer des modèles climatiques dont la correspondance avec la réalité n’est que pure coïncidence. On peut bien sur avoir un modèle dans lequel on voit l’effet de modification d’un paramètre (par ex couverture nuageuse, niveau de CO2, etc..) toutes choses par ailleurs égales, mais justement ce « toutes choses par ailleurs égales » n’existe pas. 


                          • jipebe29 jipebe29 20 août 2011 17:52

                            Il existe un modèle fort simple pour les échanges dynamiques d’air et d’énergie, valable à toutes les échelles de temps et d’espace, et validé (ou validable) par la simple observation des images satellitaires : le modèle AMP (anticyclones mobiles polaires), élaboré par le climatologue-géographe Marcel Leroux. Ce modèle met à bas le modèle tricellulaire utilisé par tous les météorologues du monde. Mais, comme il a été élaboré simplement par l’observation et l’analyse, sans nécessiter l’utilisation de TéraFlops et de super-calculateurs, comme il met à la poubelle les modèles en usage, il a été rejeté, sans aucun argument scientifique, par l’establishment des météorologues-climatologues. Le plus curieux est que le modèle AMP a été validé par la très importante campagne de mesures FASTEX de Météo France, en tant que déclencheur des perturbations, mais rien n’a changé et nul ne parle ni n’utilise le modèle AMP (qui aurait pu, en étant utilisé, contribuer à prévenir à temps les populations pour les deux tempêtes de 1999, et là Météo France a été défaillant). Il serait temps que Météo France fasse correctement son métier au service de la population, se remette profondément en cause et utilise enfin le modèle AMP…..

                             

                            Voyez le document suivant de l’Académie des Sciences qui présente succintement le modèle AMP
                             http://www.biokurs.de/treibhaus/180CO2/Echanges-meridiens-Chang-clim.pdf

                             

                            Pour une présentation très complète du modèle AMP, lire l’ouvrage de ML « Dynamic Analysis Of Weather And Climate », chez Praxis (coût environ 120 €).


                            • Clem 22 août 2011 15:34

                              Leroux était un scientifique de haute qualité mais atypique. Ses travaux remettant en cause les méthodes mainstream, il s’est heurté, comme tant d’autres, à la communauté des climatologues d’état.
                              Il est fort à parier que ses travaux recevront les honneurs d’ici quelques temps...


                            • Raphael 21 août 2011 18:40

                              Si le projet CLOUD vient confirmer la théorie de Svensmark, les membres du GIEC vont tous finir au pilori et les médias auront prouvé une nouvelle fois leur partialité et leur manque d’investigation sur des sujets aussi sérieux. Je n’ose même pas y penser. (C’est marrant, il me vient à l’esprit une vidéo concernant la conférence d’un dénommé Courtillot mettant en avant l’hypothèse du rôle des nuages dans le réchauffement climatique. Il avait été copieusement raillé par la sphère médiatique conventionnel. Les temps vont peut-être changer !).

                              En prenant pour hypothèse que les variations climatiques sont essentiellement produites par la masse nuageuse qui entoure la planète qui elle-même provient du rayonnement galactique, cette théorie n’apporte toutefois pas d’explication à l’augmentation du co2 dans l’atmosphère enregistré depuis de nombreuses années et que personnes ne peut nier. L’écologie politique a encore de beaux jours devant elle, par contre on entendra peut-être un peu moins les présentateurs de JT nous mettre l’augmentation du co2 et le réchauffement climatique à toutes les sauces, c’est déjà ça de gagner...

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