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Gouvernance sur Internet - Bataille à Dubaï

C'est à Dubaï où 193 pays membres de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), organe de l'ONU, décideront du 3 au 14 décembre 2012 sur la gouvernance du Net.

C'est à Dubaï (Emirats arabes unis) où 193 pays membres de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), organe onusien (organe de l'ONU), décideront du 3 au 14 décembre 2012 sur la gouvernance du Net.

Seuls les gouvernements ont une voix à l'UIT, sont inclus aussi des gouvernements qui ne défendent pas un Internet libre et ouvert. Le nombre des gouvernements qui appliquant de la censure sur internet est passé de 2 en 2002 à 40 en 2012.

De grands groupes de nouvelles technologies, comme Google aimeront également peser dans la prise de décisions.

L'objectif de cette réunion est la révision du "Règlement des Télécommunications Internationales" (RTI).

La dernière révision date de 1988, bien avant l'essor mondial d'Internet.

La face obscure de cette rencontre international fait peur au défenseur d'un Net libre et sans entrave. L’ombre d’États qui voudraient en profiter pour reprendre le contrôle d'un cyber-espace qui, depuis son avènement dans les années 1990, leur a largement échappé inquiète plusieurs grands acteurs de la Toile comme Google et Facebook. Cette volonté de contrôle de l'internet est un cauchemar pour ses acteurs, qui doivent leur impressionnante réussite à l'expansion d'Internet sans entraves à l'échelle de la planète.

Mais tous ces grands groupes craignent particulièrement la proposition formulée par l’European Telecommunications Network Operators (ETNO). Ce lobby des opérateurs télécom européens veut profiter de cette refonte des règles internationales pour instaurer une sorte de droit d’entrée sur les réseaux nationaux. Les fournisseurs de contenus (comme YouTube, Amazon et autres) devraient, d’après eux, payer une taxe afin d’utiliser les réseaux dans lesquels les opérateurs investissent de considérables sommes d'argent. Pour l’ETNO, il n’y a aucune raison que ces groupes utilisent gratuitement des réseaux dont la mise en place et l'entretien coûtent si cher.

Les enjeux divergent...
Certains pays veulent remettre en cause la gouvernance de l'Internet.
D'autres espèrent que soient redéfinies les conditions du partage de la valeur sur ce réseau.

Un des amendements datant du 13 novembre 2012 prévoit que "Les Etats membres auront le droit souverain de gérer l'Internet au sein de leur territoire national, ainsi que de gérer les noms de domaines nationaux".

La référence aux noms de domaine, l'une des prérogatives de l'Icann, n'est plus mentionnée.
La conférence n'abordera donc pas la gestion des ressources critiques d'Internet, comme les noms de domaine et les adresses IP. Ces fonctions sont déjà effectuées par l'Icann et par les gestionnaires de registres régionaux.

Plusieurs associations de défense des droits sur Internet ont émis de nombreuses critiques sur la révision du traité onusien (UIT). Ils estiment qu'un éventuel contrôle onusien pourrait menacer "la liberté d'expression, l'accès à l'information et la vie privée".

Un autre point dans les discussions porte sur le partage des coûts d'infrastructures liées aux réseaux.

Ce qui risque de changer si un accord est conclu

1. Gouvernance multilatérale au niveau des Etats.
Le risque serait de soumettre à des Etats par essence sujets à des politiques divergentes et des lobbies nombreux la gouvernance de ce qui est considéré par beaucoup comme un patrimoine mondial.

2. Selon les détracteurs, la censure serait simplifiée puisque la gouvernance dépendrait beaucoup plus directement des Etats.

3. Il serait éventuellement possible pour un pays d'imposer sur son territoire des technologies restrictives, voire de surveillance des réseaux.
Et ce, plus facilement que ce qui est déjà possible.

4. L'innovation pourrait être freinée par une "barrière à l'entrée" constituée par la priorisation des trafics.
Comment un petit acteur pourrait-il se lancer en concurrence d'un service établi, capable de payer pour obtenir un trafic mieux géré entre ses serveurs et ses utilisateurs ?

5. Le principe de neutralité de l'Internet pourrait clairement être remis en cause si des propositions comme celle de priorisation des flux étaient appliquées.
Un fournisseur de service capable de régler la facture pourrait ainsi bénéficier d'une meilleure qualité de délivrance qu'un concurrent incapable de payer.

Fin d'article.

"Ils veulent être libres et ne savent pas être justes"
 E.J. SIEYES (Discours à la Constituante, 10 août 1789)


autres sources :

http://www.zdnet.fr/actualites/gouvernance-de-l-internet-la-bataille-s-ouvre-a-duba-39785025.htm#xtor=EPR-100

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/11/21/gouvernance-du-net-prises-de-position-avant-un-important-sommet_1793764_651865.html

http://www.france24.com/fr/20121203-wcit-dubai-internet-regulation-irt-censure-google-mozilla-lobbying-etat-sommet-mondial-telecommunication

http://www.zdnet.fr/actualites/gouvernance-de-l-internet-la-bataille-s-ouvre-a-duba-39785025.htm#xtor=EPR-100


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28 réactions à cet article    


  • samuel 4 décembre 2012 10:30

    Facebook et Google comme paragon de la liberté. C’est l’hopital qui se moque de la charité...

    Comme souvent, les forces de l’argent invoque la liberté d’expression pour que ne soit pas entravée la liberté... de faire de la thune.

    Ces même Google et Facebook n’ont aucun problème à laisser la Chine brider et filtrer les requêtes lancées depuis ce territoire. Alors,Liberté chérie, où es-tu ?

    Facebook n’a aucun souci de priver ses utilisateurs de la liberté de disposer de leurs données personnelles comme bon leur semble (à savoir les supprimer définitivement de leurs serveurs). Qu’on ne vienne pas me servir l’argument du service gratuit. Facebook génère beaucoup de bénéfices grâce à nos données, sans aucune rétribution si ce n’est le service proposé.


    • Le Gaulois 4 décembre 2012 10:52

      D’accord avec toi : je les aime pas. Mais, tu préfères être contrôlé par les gouvernements ? n’ont-ils pas autre chose à foutre que de gaspiller notre fric ? Il n’y a pas assez de chômeurs chez nous ? Entre boire et conduire, faut choisir, non ?


    • Le Gaulois 4 décembre 2012 10:40

      Merci à l’auteur !
      Ils estiment qu’un éventuel contrôle onusien pourrait menacer "la liberté d’expression, l’accès à l’information et la vie privée".
      Je n’ai pas pour habitude de soutenir les multinationales comme Microsoft, Google et Facebook, mais, puisqu’elles s’opposent à ce contrôle de l’Internet par les gouvernements, alors, je suis bien obligé de les soutenir.
      Au choix :
      -choix 1 : faire perdre de l’argent aux multinationales et avoir sa vie numérique contrôlée par les gouvernements
      -choix 2 : laisser les multinationales gagner beaucoup d’argent et avoir une vie numérique libre
      Un gouvernement n’a pas à me dire ce que dois être ma vie numérique.
      J’opte pour le choix 2 ! Tant pis si les multinationales s’engraissent.
      Bref, c’est peut-être bizarre, mais, soutenons les multinationales du Net contre les États qui veulent nous priver du peu de liberté que nous avons ! Soutenons la liberté d’expression et surtout celle de s’informer.

      Votre citation : "Ils veulent être libres et ne savent pas être justes"
      ils [les états et leurs dirigeants] sont cons, hypocrites et faux-cul ! Ils veulent pas être contrôlés mais ils veulent contrôler les autres ! Qu’ils aillent se faire foutre ! Non, mais, faut pas déconner !!!

      Ce n’est pas un sondage que je fais, mais, j’aimerais connaître votre avis à tous. Qu’en dites-vous ?


      • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 4 décembre 2012 10:45

        Et je suppose qu’à Dubaï, ce haut lieu de la démocratie, ont été conviés les collectifs d’internautes, les associations citoyennes, les Anonymous, des blogueurs ?

        Non ? Zut alors, c’est bête.

        Vu qu’ils se foutent de nos gueules, ils ont aussi invité les représentants des banques ?


        • Le Gaulois 4 décembre 2012 11:01

          Les collectifs d’internautes, les associations citoyennes, les Anonymous, des blogueurs, bref, le vrai peuple n’a pas été convié ? On compte même pas pour du beurre ? Sans déconner...
          Fallait inviter les dictateurs qui foulent les droits de l’homme, peut-être ? Non mais !
          Vous avez raison @Peachy Carnehan : on ne nous dit pas tout !


        • cedricx cedricx 4 décembre 2012 18:27

          Dubaï ce haut lieu de la démocratie et de la liberté d’expression, comme au Qatar voisin où l’émir vient de faire condamner à la prison à vie un poète, auteur d’un hymne à la révolution tunisienne espérant le même soulèvement dans son pays ; le monarque n’ a pas apprécié...


        • Le péripate Le péripate 4 décembre 2012 12:39

          Internet est un exemple d’ordre spontané et n’a nul besoin d’une autorité centrale.


          • BOBW BOBW 4 décembre 2012 16:54

            Une Association bien connue des utilisateurs de Logiciels Libres, de Linux et Unix ,La Quadrature du Net s’est déja bien engagée pour ce combat de défense de notre indépendance et de notre liberté.

            Il est essentiel que nous soyons tous conscients , vigilants et prêts à réagir :

            Dans ce domaine aussi RÉSISTONS tous farouchement smiley...


            • Laurent C. 4 décembre 2012 20:35

              S’il faut rester vigilant, il ne faut non plus foncer dans le panneau de Google.

              Si je reprends les points de votre article :

              1,2 et 3 : grosso modo coupure d’internet « extérieur » à un pays.
              C’est déjà possible sans difficulté (la Syrie depuis quelques jours). La France compte 25 points de connexions vers l« extérieur », certains pays juste 1 seul.
              C’est les Internet Exchange Point , serveur d’interconnexion entre les différents réseaux privés, entre eux et vers l’Internet central via les cables sous-marins et les satellites.

              « surveillance des réseaux »
              Trier les différentes trames IP par leur adresse ou le protocole utilisé : le travail du Firewall de votre BOX ou de votre PC.

              4 la priorisation des trafics.
              Hélas (non heureusement en fait) cela existe depuis longtemps. On appelle cela la « QOS ».
              Sur nos BOX triple play, la téléphonie est garantie, puis la vidéo et enfin l’internet.
              La téléphonie ne nécessite que 512ko de débit mais avec un délai de transmission de 200 ms environ. Dans le trafic IP, les trames contenant de la VOIP sont donc prioritaires.
              La vidéo nécessite de gros débit (entre 1 et 10 Mo) mais comme c’est un flux mono sens, on garantit la Qualité de (Of) Service en temporisant plusieurs secondes.
              Internet...... Essayez un téléchargement en même temps qu’une com téléphonique et la télé. Si votre ligne ADSL a un débit faible, bonne chance.

              4 et 5 : une histoire de gros sous
              Un rappel de base : on paye pour utiliser INTERNET.
              30 euros en moyenne. Et en plus si vous téléphonez (en VOIP) certaines destinations sont sur facturées parce que votre FAI paye pour acheminer ce flux sur un autre réseau.

              En résumé (rapide)
              L’UIT ne veut pas museler Internet. Cet organisme s’en occupe depuis plus10 ans .
              Ce n’est pas secret mais pratiquement illisible.


              • L’immigré 5 décembre 2012 06:51

                Ne faisons point mine de l’ignorer, Wiki-leaks est passé par là ce qui fit de cette organisation, au minimum, un déclencheur, si ce n’est la cause non avouée, de cette volonté de contrôler Internet en se cachant derrière le paravent de la bonne gouvernance. En effet, la bonne gouvernance telle qu’elle est définie a comme objectif principal la gestion saine des affaires de l’État.
                La gestion saine de l’État suppose un contrôle, voire, un audit.
                Le mot « contrôle » heurte à juste titre la sensibilité de tout un chacun : Internet se veut un système non partisan. Vouloir contrôler Internet est un comportement partisan. En effet, le contrôle des flux de données, des échanges commerciaux, des organisations, etc. entraînent souvent la censure ou, tout du moins, des ajustements.

                La question est alors : qui sera l’autorité légitime chargée de réguler l’Internet et pourquoi ? Je n’ose répondre.
                Je subodore aussi une histoire sonnante et trébuchante : les multinationales ne seraient pas assez assujetties aux taxes. Pourquoi pas ? Mais, que de telles taxes n’aient point d’effets défavorables sur nos vies, s’il vous plaît.

                Je soutiens toute action en faveur d’un Internet libre, neutre et non partisan. C’est un des rares bastions de liberté d’expression et d’information que je connais.

                Big Brother is watching you...

                @BOBW
                Yes ! Je me suis mis à Linux, donc, je soutiens votre idée pour la cause. Je serais honoré d’être aux côtés des Linuxiens.

                @Laurent C. :
                Très intéressant. À développer.
                Le provider dispose d’un firewall, mon PC aussi d’un firewall. La Box aussi ? Comment expliquer son implémentation ? J’aimerais comprendre.

                Sur le point numéro 4, je crois que l’auteur semble vouloir faire comprendre les risques en termes de barrières : les délocalisations de serveurs dans des lieux plus avantageux financièrement et techniquement au détriment d’autres endroits. Conséquences ? un risque de fossé technologique important, donc, d’un fossé social (ceux qui auront accès et les autres).
                Si je suis dans l’erreur, veuillez me corriger.

                @cedricx :
                Mouais... Je consens à vous donner raison en termes de principes et sur le plan de la légitimité de l’action du poète. Le monarque n’aurait pas dû. Néanmoins, une lecture plus internationale, donc, moins occidentale aurait été plus judicieuse.
                Je m’explique :
                « hymne à la révolution tunisienne espérant le même soulèvement dans son pays ». C’est joli, certes.
                Transposons cela en termes juridiques : incitation à la violence et même atteinte à la Sûreté de l’État. Il a souhaité « le même soulèvement ». N’oublions pas qu’un poète est susceptible d’influencer les foules : c’est un artiste, un amuseur public.
                Comment un État devrait-il réagir ? Par l’application de la législation en vigueur : la sanction.
                Dans de nombreux cas, l’atteinte à la Sûreté de l’État est punie de peine de mort ou de travaux forcés... J’ai bien peur que cela soit le cas au Qatar. Le poète est encore en vie, j’espère : c’est l’essentiel.
                En d’autres termes, le sujet n’est pas de débattre sur la pertinence de la sanction sur le plan éthique, la chose étant entendue que nous désapprouvons, mais, de comprendre les mécanismes qui aboutirent à une telle décision néfaste et ceci afin d’éviter de graves erreurs d’interprétation.

                Support the Internet against States power and have fun with it, wise people !


                • Romain Desbois 5 décembre 2012 08:25

                  Wiki leaks est passé par là mais qui se souvient qu’un mec est en taule ?
                  Brabley Manning , qui pense à lui ?

                  Ce gars est en taule pour avoir eu les couilles de donner les infos à Assange.

                  Pétition : Liberez Bradley Manning !


                • Laurent C. 5 décembre 2012 10:59

                  Une box possède un firewall pour contrôler ce qui entre dedans depuis le réseau (WAN).
                  Seul le FAI peut accéder à votre box pour les mises à jours et autres configurations propre à votre abonnement.
                  Cela permet d’éviter le piratage de votre box. Accessoirement cela protège aussi ce qui derrière (LAN)

                  Je ne parlerai pas de « fossé technologique » car les technologies et leurs interconnexions sont les mêmes pour tous (et normalisées par l’UIT). Par contre il y a un fossé en terme de capacité des réseaux.
                  Dans ce que j’en ai compris, l’UIT cherche des moyens de financement pour améliorer ce manque de capacité.


                • L’immigré 6 décembre 2012 06:54

                  @Laurent C. :
                  Merci d’avoir pris la peine de répondre, monsieur. Vos éclaircissements m’ont ravi.

                  Parlons un peu de l’intrusion d’une administration dans la vie privée.
                  Ma question pourrait paraître saugrenue, mais, comment ferais-je pour savoir qu’un gouvernement s’est mis à ouvrir un de mes ports en contournant ledit firewall et installer accessoirement un cheval de Troie dans ma machine ? Une personne avec votre expertise a très bien compris ce qui m’inquiète, je pense. Non ? Je reste persuadé que beaucoup de personnes s’intéressent à cette question de la sécurité des réseaux : matériel, logiciels, configuration et administration.
                  J’utilise un firewall qui détecte les tentatives de connexion de certaines de mes applications en m’informant vers quelle adresse elles tentent de se connecter. Néanmoins, je reste persuadé qu’il ne détecte pas tout, pour ne pas dire pas grand-chose. J’ai aussi décidé de me mettre à utiliser Linux ‒je l’ai dit hier‒ où les risques de contracter un virus restent moindres. Un long apprentissage en perspective...
                  Bref, que nous recommanderiez-vous ?

                  « les technologies et leurs interconnexions sont les mêmes pour tous »
                  Peut-être nous sommes nous mal compris, mais, je ne parlais pas de normalisation internationale qui, il va de soi, est la même pour tous, mais de moyens mis en œuvre : la technologie utilisée selon le « niveau technologique » [pour éviter les erreurs d’interprétation, je mets entre guillemets] d’un pays. Exemple : les serveurs seront plus performants dans des pays à ‒façon de parler‒ haut niveau technologique avec des fibres optiques (style États-Unis, Allemagne) et ils seront quasiment absents dans les pays où l’électricité est fort instable. Je ne vous parle même pas des moyens financiers qui sont un problème supplémentaire.
                  J’ai utilisé l’expression de « fossé technologique » qui me parut, au premier abord, adéquat. Sorry for the mistake !

                  L’IUT « cherche des moyens de financement pour améliorer ce manque de capacité »
                  Indéniablement, on ne pouvait que le sentir et on comprend l’initiative de l’organisation. Mais, selon vous, n’est-ce pas la partie visible de l’iceberg ? Certains acteurs du Net n’ont pas été contactés, il me semble : je les appelle la société civile du Net.

                  J’oubliais : « foncer dans le panneau de Google »
                  Certes, je ne soutiens pas les multinationales du Net qui me paraissent peu enclines à se soucier des intérêts des gens, mais, en quoi n’est-il pas un allié dans le cas qui nous préoccupe ?
                  En effet, si Google, Inc. et consorts étaient contraints de rémunérer l’activité des réseaux interconnectés, ne pensez-vous pas que cela aurait un impact sur le coût de nos connexions à plus long terme ? Je ne vous parle même pas des conséquences en termes de droits à l’information : ces sociétés filtreraient ce qui leur paraîtrait rentable. Par exemple, dans leur moteur de recherche, je ne trouverais plus des informations susceptibles de concurrencer directement ces sociétés. C’est une possibilité, certes, mais réalisable. C’est en tous cas ce que je ferais si je devais me trouver dans cette inconfortable position.

                  Pardonnez-moi si j’ai mal interprété vos propos qui se veulent pertinents et pour mes questions qui auraient pu vous paraître idiotes.

                  @Romain Desbois le Cheminot :
                  100 % des personnes dans votre pétition soutiennent Bradley Manning, mais, elles ne sont qu’une vingtaine ! C’est dommage.
                  Merci pour l’information. Personnellement, je l’ignorais. Bien que je souscrive à votre initiative, si vous avez des pétitions (en faveur de sa libération) ayant une plus large audience et en anglais, cela m’intéresserait davantage.
                  Je réitère ce que j’ai dit : « Je soutiens toute action en faveur d’un Internet libre, neutre et non partisan. C’est un des rares bastions de liberté d’expression et d’information que je connais. »
                  Tout le monde devrait en faire autant.


                • Romain Desbois 6 décembre 2012 08:46

                  désolé l’immigré, mais je boycotte l’anglais , langue élitiste et impératrice capitaliste étatsunienne.

                  Et je ne suis pas responsable du peu d’audience d’une pétition, bien qu’étant à l’origine.

                  (je fais partie d’amnistie internationale, une pétition de chez eux devrait sortir mais je n’ai pas l’info sur la date)


                • L’immigré 7 décembre 2012 05:59

                  @Romain Desbois le Cheminot :
                  Comment peut-on dire des choses pareilles ? La vie d’une personne injustement emprisonnée vaut-elle moins que votre haine de la langue anglaise ? Je ne le pense pas et vous non plus j’en suis persuadé.

                  Vous reconnûtes indirectement le « peu d’audience d’une pétition » dont vous en êtes l’heureux auteur. J’estimais devoir vous donner la clef pour pallier à cet inconvénient : une plus large audience qui implique l’usage de la langue anglaise.
                  Preuve : la langue anglaise est
                  ‒ la première langue internationale officielle
                  ‒ la langue de la diplomatie
                  ‒ la langue des affaires
                  ‒ la langue des personnes les plus influentes de la planète (politiciens, artistes, entrepreneurs)

                  Sachez aussi pour votre gouverne que l’anglais n’est point une langue élitiste : elle est la plus facile à apprendre.
                  Le français EST la langue européenne élitiste par excellence : elle fut parlée par toutes les familles royales d’Europe en leur temps parce qu’elle est réservée aux personnes à l’érudition fort prononcée avec des règles aux innombrables exceptions. Je ne vous apprends rien je pense.

                  « amnistie internationale » ?
                  Vous voulez dire Amnesty International, plutôt non ?

                  En résumé, vous avez toutes les cartes en main pour faire libérer Bradley Manning. Agissez dans le cadre de votre organisation pour laquelle j’ai du respect. Je vous recommande de ne pas boycotter l’anglais pour ce cas-ci.

                  Bonne chance. Et, vive l’Internet libre !


                • Romain Desbois 7 décembre 2012 08:44

                  L’immigré
                  mis faites donc votre propre recherche ou bien faites en une en anglais s’il vous sied.

                  Je ne suis pas complice de l’oppresseur en usant de sa langue comme outil international.

                  Le fait que ce soit ainsi n’est pas pour une excuse pour ne pas résister.

                  J’ai assez d’humilité pour ne pas croire que ma petite initiative va changer quelques chose. C’est une bouteille à la mer de plus que je lance.

                  Quand à Amnistie Internationale, c’est ainsi qu’elle s’appelait en France et je ne vois pas pourquoi en France, on s’obligerait à prendre la version anglaise du nom.

                  Mais je ne suis dupe de rien, votre commentaire n’a de but par sa superficialité que de me chercher des morpions dans la tonsure.

                  Désolé mais je n’ai pas de locataires clandestins chez moi smiley


                • L’immigré 8 décembre 2012 07:21

                  @Romain Desbois le Cheminot :
                  Amnesty international est une marque déposée, comme l’est Windows, non ?
                  Loin de moi l’idée de vous offenser, monsieur, mais, je croyais vous rendre service en vous suggérant ces idées. J’ai bien apprécié cette « bouteille à la mer », pourtant. Je vois mal ce que j’ai dit de choquant.
                  À mon humble avis, vous êtes mieux placé que moi pour aider Bradley Manning pour la simple et bonne raison que vous êtes membre d’une organisation que je respecte et dont le poids est, je crois bien, incontestable et incontesté. Ma petite personne est insignifiante à côté. Je suis très sérieux.


                • Romain Desbois 8 décembre 2012 09:08

                  je ne suis qu’un modeste sentinele qui n’arrive même pas à faire passer mes projets de réformes aux politiques, un citoyen-journaliste consom’acteur.

                  Amnistie Internationale s’appelait encore ainsi en France quand je m’y suis intéressé.

                  Mais ca n’a pas l’air de les déranger pour les chèques smiley


                • tesla_droid84 5 décembre 2012 14:06

                  Bon article mais je ne peut m’empêcher de donner une autre citation de l’abbé Sieyes :  "Une Nation bien organisée est celle où le petit nombre fait travailler le grand nombre est nourri par lui, et le gouverne. Pour Sieyes le gouvernement repreprésentatif c’est ça et ça en dit long sur l’esprit des lumières qui regnait à l’époque.


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 7 décembre 2012 09:47

                    Gouvernance de l’Internet : vers une standardisation du Deep Packet Inspection

                    L’Union internationale des télécoms (UIT) avait bien mal commencé sa Conférence mondiale des télécommunications internationales (CMTI), qui se tient jusqu’au 14 décembre à Dubaï.

                    Opacité, huis-clos, volonté de récupérer la gouvernance de l’Internet à elle et de mettre à mal quelques-uns de ses principes... Les critiques pleuvent depuis des semaines et les tentatives de déminage n’y font rien.

                    Donc un peu de vulgarisation s’impose. Le DPI, nous vous en avons parlé en long, en large et en travers. Il s’agit d’une technologie permettant de voir ce qui passe dans les paquets IP qui circulent sur Internet. Pas seulement de voir que vous, Gérard Dupont, envoyez un mail à tata Flo, ça c’est déjà possible facilement, mais plutôt, de voir ce que vous avez écrit dans ce mail.

                    Autre application amusante, lorsque vous vous connectez sur un site en tapant votre identifiant et votre mot de passe, le DPI permet de les récupérer (pour autant qu’ils ne soient pas cryptés ou qu’une technique de Man in the Middle ait été mise en place, comme en Syrie avec l’aide de machines BlueCoat). Mieux, avec des outils comme Eagle, développé par Amesys, vous pouvez retracer toute l’activité en ligne d’une personne et dresser un arbre de ses connaissances, de ses interactions avec d’autres personnes. Le rêve de tout dictateur.

                    Et ce n’est pas pour rien que Eagle est vendu à des Etats policiers notoires ou à des dictateurs.

                    Alors pourquoi revenir sur le DPI aujourd’hui ?
                    Tout simplement parce que l’ITU (International Telecommunication Union), le bras armé de l’ONU en matière de standardisation a adopté un standard sur le DPI. Rassurez-vous, on ne sait rien (pou presque) de ce que l’IUT a décidé parce que ses décisions ne sont pas publiques.

                    source 1

                    source 2


                    • Le Gaulois 7 décembre 2012 12:10

                      Vous parlez de DPI comme si c’était un problème et nous demandez de nous rassurer parce que les décisions de l’ITU lui concernant sont privées ? Y a pas une contradiction là ? Ou voulez-vous en venir ?


                    • eau-du-robinet eau-du-robinet 7 décembre 2012 12:38

                      Bonjour Gauloir,

                      Cette phrase commencent par « Rassurez-vous » est une citation du lien ( source1 ) ...

                      Évidement j’interprète cette phrase ironiquement ! C’est du second dégrée.

                      Vous avez quand même raison d’avoir fait la remarque de la contradiction cela à permis d’éclaircir la chose.

                      Naturellement nous devons être très inquiet car le flicage sur internet se renforce à travers le DPI.


                    • L’immigré 8 décembre 2012 07:34

                      J’aime beaucoup votre article qui cite des sources qui semblent être de qualité. Je serais ravi de lire d’autres articles traitant de ce type de sujet sensible qu’est le traitement de l’information et son application dans l’informatique avec ce que cela suppose de conséquences en termes de mutations de la société humaine. J’adore l’exemple que vous avez pris ici : la face cachée du DPI.
                      Puis-je me permettre quelque opinion qui vaut ce qu’elle vaut ? J’espère ne pas être hors-sujet parce que je me sens concerné. Quiconque utilise ce site devrait se sentir concerné. Corrigez-moi, si je suis dans l’erreur.

                      Le système du Man-in-the-Middle (MiTM) Attack, dont la plus connue de ses composants ‒parce que la plus visible‒ semble être ce fameux Denial of Service Attack (DoS), est la chose que je craignais concernant la sécurité de nos connexions.

                      En effet, si je vous ai bien saisi, toute connexion avec un serveur requérant un DPI (DPI-based technology), parce qu’il est inclus dans la normalisation ITU du serveur, exige de ce dernier ‒le DPI‒ qu’il utilise la méthodologie logicielle typique au MiTM, même avec des données cryptées. Inquiétant.

                      Par exemple, à ce que j’ai compris, pour simplifier, un internaute lambda se connecte à son Web-mail : identifiants et mots de passe requis. Il écrit et envoie un texte via le Web-mail. Le serveur dudit Web-mail garderait donc une trace, par un fichier journal ‒le Log‒, des identifiants, mots de passe et texte tapés au clavier laquelle trace serait délivrée à des autorités qui en feraient la demande (je ne parle pas du Patriot Act, mais, de simples demandes administratives classiques).

                      En d’autres termes, toute organisation dite étatique saurait exactement et absolument tout de votre identité et personnalité numérique, donc, indirectement d’une partie non négligeable de votre personnalité (la vraie) ! Amesys est un gag...
                      Pire, ladite organisation saurait, à la seconde près, l’heure à laquelle vous vous êtes connectés et sur quel site !
                      Pire encore, étant donné que les personnes rémunérées pour le compte de ladite organisation sont loin d’être des anges d’une probité exceptionnelle, comment s’assurer que de telles informations sur les personnes ne sortiraient jamais du cadre de l’organisation ? Une personne malintentionnée pourrait s’en servir pour obtenir je ne sais quelles faveurs. Qui contrôle les contrôleurs ? Un cercle vicieux ! Une arme redoutable !

                      J’avais lu ceci : « For better anonymity, it’s necessary to boot a LiveCD environment [...] where all evidence is destroyed when the computer is powered down. But unless your oppressive dictatorial nation’s secret police are after you, this is probably excessive when it comes to normal protection of privacy and anonymity. »
                      et puis ceci : « If one agency controlled, say, 10% of the exit nodes, their ability to figure out who you are would be pretty significant. If they controlled normal nodes as well (even easier), they might even get lucky and get both the incoming and exit communications on their hostile network, allowing them to completely monitor your traffic. »
                      Je me suis mis à Linux ‒je suis un fort partisan du logiciel libre pour tous‒ pour maîtriser de mon mieux son architecture, en particulier son optimisation et sa personnalisation en fonction de mes besoins, et, maintenant, je constate que je dois aussi m’informer sur l’administration réseau de ce système... Si cela continue, je devrais m’y mettre aux techniques de hacking pour justement contrer le hacking légal et officiel qui se profile à l’horizon ! Il y a un hacker dans la salle pour nous protéger ? Franchement, trouvez-vous cela normal vous ? Moi, non !

                      Quand je pense à cette devise des commissariats américains, style LAPD et NYPD, « to protect and to serve », à défaut de bien servir la population, que protègent-ils finalement ? La vie privée d’autrui ?

                      S’il existe un site pour manifester contre cette invasion possible de la vie privée, que chacun se donne la peine de nous en informer. Cela me paraît d’une urgence indéfinissable.
                      J’espère que nous aurons un printemps Internet comme les fameux printemps arabes, nous tenons à notre liberté de nous informer sur ce qui nous entoure.

                      Mon humble avis pour clore :
                      Internet n’appartient à personne, elle appartient uniquement et unilatéralement à l’idée que nous avons et faisons de l’humanité : le bonheur de vivre ensemble heureux et libres.

                      No-one needs a “Big Brother 2.0”, but, everyone needs freedom.
                      Internet belongs to no-one but is for everyone.
                      Good luck to the people who fight for a free Internet and have a nice day, wise Internet users !


                    • Le Gaulois 8 décembre 2012 13:00

                      @eau-du-robinet
                      Je me disais aussi... J’ai pas bien lu. désolé
                      Je comprends qu’on lutte contre certains trafics mais je veux pas être fliqué par des mecs qui connaissent rien au respect de la vie privée.


                    • eau-du-robinet eau-du-robinet 8 décembre 2012 21:51

                      Bonjour L’immigré,

                      Merci d’avoir apportée des informations précieuses et utiles à cet article. smiley

                      Je m’efforce d’être constructif quand je poste mes commentaires (sur des articles des autres « journalistes citoyens »), c’est a dire d’apporter des informations complémentaires utiles et/ou intéressantes ( si possible source ).

                      Nous sommes donc sur la même longueur d’onde. smiley


                    • L’immigré 10 décembre 2012 08:08

                      @eau-du-robinet :
                      Bonjour,
                      Tout le plaisir est pour moi. Je réitère mes propos en disant que je suis fort honoré qu’un tel sujet soit abordé. J’en souhaite davantage.

                      Le NY Times en ligne rapportant les déclarations de Vincent CERF écrivit : « in September 2011, China, Russia, Tajikistan and Uzbekistan submitted a proposal for an “International Code of Conduct for Information Security” to the U.N. General Assembly, with the goal of establishing government-led “international norms and rules standardizing the behavior of countries concerning information and cyberspace.” » ce qui conduisit à l’affirmation suivante : « Several authoritarian regimes reportedly would ban anonymity from the Web, which would make it easier to find and arrest [political, I guess] dissidents. »
                      Et qu’ont ces pays en commun : peu intéressés par les droits de la personne humaine. Éloquent.

                      Le même journal finit : « To prevent that — and keep the Internet open and free for the next generations — we need to prevent a fundamental shift in how the Internet is governed. »
                      La clé est là : un Internet libre et ouvert pour les générations futures qui implique de s’interroger sur la manière de mettre en œuvre sa gouvernance.

                      Le journal émit les recommandations finales de Vincent CERF : « I encourage you to take action now : Insist that the debate about Internet governance be transparent and open to all stakeholders. »
                      Je lui dirais bien qu’il émet un vœu pieux. Dommage.

                      Le site néerlandais Bits of Freedom mit en ligne son Our Internet Freedom Manifesto avec sa version PDF.
                      Extraits :
                      « [...] privacy as a starting point. Principles such as anonymization, use limitation, data minimization, transparency and user-centric design are the key to protection. » c’est-à-dire, accorder une primauté au respect des fondamentaux de la vie privée.
                      « Give citizens control of their data », c’est-à-dire « Citizens should have a better insight into and have more control over the use of data they enter », donc, une recherche de transparence.
                      « The use of encryption and the possibility to use the Internet anonymously should not be hindered. » et cela afin d’éviter sa vie maladroitement étalée au grand jour (ses erreurs passées).
                      « Permanent, indiscriminate monitoring or filtering of information must be prohibited. Social networks may only remove information in accordance with clear and consistent terms of service. Registration under a pseudonym must remain possible. » de sorte qu’on ne puisse être l’objet de pressions de la part de tiers (lobbies, gouvernements et autres organisations susceptibles de faire pression).
                      « Protect net neutrality » : une évidence à laquelle certaines organisations souhaitent s’y soustraire.

                      La Quadrature du Net mit en ligne sa réponse à la consultation européenne sur la neutralité du Net arguant : « After underlining the positive externalities generated by the network neutrality, we underline that this principle is currently very much at risk in Europe and give concrete examples of the different commercial strategies which motivate these illegitimate discriminatory traffic management practices. »
                      Certains opérateurs ont clairement stipulé dans certains de leurs contrats des clauses du genre : « Peer-to-peer, VoIP interdits ». Je ne sais pas si c’est prouvé ou hors-sujet, mais, je crois que c’est ainsi que les choses se présentent.
                      Lire aussi la Neutralité du Net du site avec sa chronologie, qui critique « ces velléités de mettre à mal l’architecture décentralisée d’Internet ».

                      PC IN Pact en parle aussi.

                      Google, Inc. défend sa position contre le projet, tout comme Mozilla fait de même.

                      WCIT Leaks, sorte de Wiki-leaks du Net, donne déjà le ton en critiquant ouvertement l’ITU  : « The forthcoming World Conference on International Telecommunications is marred by a lack of transparency. » avec documents à l’appui.

                      Une petite liste des opérateurs Internet dont les pratiques semblent être dénoncées est disponible.

                      Des idées à creuser...

                      Je souhaite émettre quelque avis complémentaire sur la question.
                      Les limites, inconvénients et les effets pervers qui résulteraient de politiques de gouvernance de l’Internet par les États seraient, entre autres (avis personnel) :
                      ‒ grande partialité, peu d’objectivité, choix dictés par une logique financière (le flux moins rentable sera supprimé des ressources utilisées par une organisation), etc.
                      ‒ interventionnisme nettement croissant de l’État (or, l’État change de visage au gré des élections), instabilité (la politique est susceptible d’être remise en cause à mesure où la majorité change de camp au hasard des élections), défense des intérêts de l’État aux dépens de ceux du peuple, divergences entre différents États (pour ou contre un contrôle, type de contrôle), etc.
                      ‒ manque de vision (on s’est limité à ses propres convictions) voire vision à court terme, dictature de l’information (la validité et la disponibilité de l’information sont décidées par un État), etc.
                      ‒ un impact économique est à considérer : la crainte d’être constamment ou mal surveillé est un facteur tendant à moins acheter sur les sites de commerce en ligne.

                      Le strict respect de la vie privée : avec le DPI, cela me paraît presque impossible. Si un hacker malintentionné réussit à pirater le serveur DPI-based technology du pays adoptant cette politique, j’ose à peine imaginer les effets qui en résulteraient...
                      Que faire, alors ? Honnêtement, je ne vois pas. Je serais étonné que quiconque oserait avancer une solution sérieuse, ici.

                      « Je m’efforce d’être constructif [en apportant] des informations complémentaires utiles ou intéressantes »
                      J’aime votre philosophie. Je suis ravi d’avoir tenté de vous rendre service. Il faut s’entraider dans la vie.
                      Dommage que nous ne sommes pas assez nombreux comme cela sur les forums de ce genre. Espérons que nous aurons assez de poids pour contrer les tentatives de réguler Internet.

                      Again, I wish a good luck to those who are fighting for a free and open Internet ! Have a nice day, wise Internet users and wise people.


                    • bertin 18 décembre 2012 15:27

                      La première chose à faire serait d’assurer la sécurité et la tranquillité des internautes, ce qui n ’est pas le cas aujourd’hui. En effet contredire le pouvoir sur internet dans une « démocratie » comme la France, expose à des représailles satellites qui vont du harcèlement par neurophone, à l’atteinte à la vie privée et la torture pure et simple.

                      Fonder un syndicat d’internautes qui protégerait les internautes quelque soit leut tendance pourrait améliorer les possibilités d’expression sur le net. Sinon le web deviendra réservé à la même clique qui monopolise les médias.

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