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Accueil du site > Actualités > Technologies > L’humanité va-t-elle rentrer dans l’âge du Nickel (...)

L’humanité va-t-elle rentrer dans l’âge du Nickel ?

Note : ce texte est une mise à jour de mon article "Vers un nucléaire (vraiment) propre ?" consultable ici

La saga du réacteur E-cat (Energy Catalyzer) de l'inventeur Andrea Rossi suit son cours. Aujourd'hui, 28 Octobre 2011, le test de la centrale thermique de 1 mégawatt va être effectué par un mystérieux client américain acheteur potentiel. Selon son concepteur, cette centrale ne consommerait que 10 kg de nickel en poudre et 18 kg d'hydrogène pour produire une puissance thermique de 1 MW pendant 6 mois à partir d'une puissance électrique de 133 kW. En attendant les résultats de ce nouveau test, il est possible de s'intéresser aux résultats du test précédent, celui du 6 octobre de cette année.

JPEG - 186.8 ko
Vue de face
Centrale de 1 MW Andrea Rossi

Centrale de 1 MW de l'ingénieur Andrea Rossi

Crédit photo Mats Lewan NyTeknik.se

"Le réacteur d'Andrea Rossi "E-Cat" libère-t-il plus de chaleur (ou énergie thermique) qu'il ne consomme d'énergie électrique  ?". Cette question avait déjà fait l'objet de tests antérieurs par une poignée de témoins extérieurs au projet. Cependant les mesures effectuées, trop imprécises, semblaient insuffisamment convaincantes pour susciter un réel intérêt de la part de la communauté scientifique. Le protocole utilisé dans l'expérience du 6 Octobre lève en très grande partie le problème lié à ses imprécisions.

Comme les implications de cette découverte sont potentiellement colossales il est important de comprendre techniquement comment les physiciens, chimistes et techniciens présents sur les lieux s'y sont pris pour effectuer les mesures.

Rudiments de thermodynamique...

Afin de comprendre le protocole employé par les scientifiques chargés de tester le réacteur, je vous propose une leçon( simplifiée) de thermodynamique et d'électricité. Je tiens à rassurer les lecteurs non-scientifiques : ce paragraphe est facilement compréhensible par un collégien .

Si on apporte une calorie à un gramme d'eau liquide (en la chauffant) , la température de cette eau croît de 1°C. On dit que la capacité calorifique de l'eau liquide est de 1 calorie par gramme d'eau et par degré Celcius.

Tant que l'eau reste liquide cette loi continue de s'appliquer : il y a une relation de proportionnalité entre la quantité de chaleur apporté à ce gramme d'eau et la variation de température de celle-ci.

Par exemple, avec deux calories, on peut :

- Augmenter de 2 degrés la température de 1 gramme d'eau.

- Augmenter de 1 degrés la température de 2 grammes d'eau.

La relation liant la chaleur apportée Q1 et augmentation de température est (si on raisonne sur 1 gramme d'eau) : Q1 = (Température finale - Température initiale).

Et que se passe-t-il quand l'eau se change en vapeur ? La relation précédente ne s'applique plus et une autre prend sa place. Tant que toute l'eau n'est pas vaporisée la température du mélange eau+vapeur ne change pas. Conséquence : vous n'augmentez pas la température de l'eau qui bout en donnant plus de chaleur à l'eau bouillante. Par contre l'eau se changera plus vite en vapeur. 

En apportant 540 calories à 1 gramme d'eau à 100°C vous la changez en 1 gramme de vapeur à 100°C. Il faut donc 540 fois plus d'énergie pour faire évaporer 1 gramme d'eau déjà à 100°C que pour faire chauffer ce même gramme d'eau liquide d'un degré.

La relation liant la chaleur apportée Q2 à une eau déjà à 100°C et la masse m d'eau qui s'évapore est : Q2 = 540 x m.

Exemple : avec 1080 calories vous pouvez passer de 2 grammes d'eau liquide à 100°C à 2 grammes de vapeur à 100°C.

Remarque : la calorie est une unité ancienne utilisée ici pour des raisons de simplicité. Les résultats du test sont exprimés en Joules. 1 calorie (cal) = 4,18 Joules (J)

....et petit rappels d'électricité

Quand un appareil est branché sur une prise de 220 V il est traversé par une intensité I qui dépend du type d'appareil utilisé. Pour connaître l'énergie électrique consommée par cet appareil, rien de plus simple : il suffit de multiplier la tension U = 220 V par l'intensité I et de multiplier le tout par la durée d'utilisation. Energie = Tension x Intensité x duréee d'utilisation.

Mais que se passe-t-il si l'appareil a une intensité qui varie dans le temps ? Encore une fois, la réponse est simple : on additionne les énergies calculées pendant que l'intensité était constante...

Exemple : Si notre appareil est traversé par une intensité de 1 ampère pendant 1 heure (soit 3600 s) puis par une intensité de 1,5 ampères les deux heures suivantes (soit 7200 s) alors l'énergie totale E consommée est bêtement :

E (Joules) = 220 V x 1 A x 3600 s + 220 V x 1,5 A x 7200 s = 3 168 000 Joules = 757 894 calories.

Protocole du test du 6 octobre 2011

Les tests précédents effectués sur le réacteur E-cat (toujours en présence d'Andrea Rossi) visaient à montrer que la quantité de chaleur produite par l'appareil était plusieurs fois supérieure à l'énergie électrique reçue par celui-ci.

La nouveauté de ce test est qu'il permet d'avoir une estimation minimale de la quantité de chaleur produite par le réacteur sans que l'on ait à se soucier de la sécheresse de la vapeur produite (principale cause de doutes chez les personnes sceptiques ayant analysé les tests précédents).

Le réacteur consomme une puissance électrique P= U x I pendant une durée T et produit de la vapeur à partir d'eau pompée au robinet via une pompe péristaltique. La vapeur produite est ensuite dirigée dans un échangeur de chaleur où celle-ci se condense au contact d'un circuit secondaire d'eau froide. La température T1 de l'eau du circuit secondaire est mesurée avant l'échangeur de chaleur ainsi que la température T2 de l'eau après l'échangeur de chaleur.

La quantité de chaleur Q reçue par l'eau froide du circuit secondaire se calcule avec la première formule donnée dans le paragraphe précédent Q=m(T2-T1)

m étant la masse d'eau s'écoulant par seconde dans le circuit secondaire.

Il est évident que le résultat obtenu pour Q sera inférieur à la quantité de chaleur réellement produite par le réacteur car :

1/ le réacteur n'est pas bien isolé et chauffe donc l'air autour de lui

2/ le tuyau contenant la vapeur (avant l'échangeur) dissipe lui aussi de la chaleur qui n'est pas comptabilisée.

Pour savoir si le réacteur produit plus d'énergie qu'il n'en consomme il suffit de comparer l'énergie électrique E consommée et la quantité de chaleur produite.

Résultats du test

Les mesures effectuées par Mats Lewan, journaliste scientifique travaillant pour le magazine NyTeknik.se sont disponibles ci-dessous :

Excel - 194 ko

D'autre part trois analyses très détaillées et indépendantes de ces mesures ont été effectuées par MM. Bob Higgins, Horace Heffner et David Robertson. À noter que ces trois personnes n'étaient pas sur les lieux de l'expérience et se sont référées aux mesures incluses dans le document Excel ci-dessus. Ces analyses sont téléchargeables ici.

Une quatrième analyse très critique mais moins argumentée que les analyses précédentes est l'oeuvre de Steven Krivit. Elle est accessible par ce lien.

Au vu de ces documents on peut distinguer 2 phases :

1ère phase : le réacteur est alimenté en électricité en permanence. Durant cette période le réacteur consomme une énergie de 32.MJ (mégajoules ou millions de joules). Il produit pendant cette même période une énergie thermique de 23,7MJ.

2ème phase : le réacteur s'auto-entretient et ne consomme qu'une quantité très faible d'énergie électrique (en fait l'énergie consomméee correspond aux instruments de mesures annexes). Durant cette période le réacteur produit une quantité de chaleur de 67,6 MJ tandis qu'il consomme une énergie électrique de 1,4 MJ

Bien que ces mesures indiquent que le dispositif inventé par Andrea Rossi semble dégager trois fois plus de chaleur, qu'il ne consomme d'énergie, les analyses pointent du doigt plusieurs sources potentielles d'erreur. Celles-ci sont énumérées dans le paragraphe suivant.

Sources d'erreurs possibles :

1/ La trop grande proximité du thermomètre et de l'échangeur de chaleur pour la mesure de la température en sortie du circuit secondaire.

2/ Le débit de l'eau trop élevé dans le circuit secondaire ce qui diminue la valeur de la différence entre la température d'entrée et la température de sortie de l'eau. Ceci entraîne automatiquement une augmentation de l'erreur relative de cette mesure.

3/ Un mauvais étalonnage des thermomètres utilisés.

Le lecteur (ou la lectrice) du présent article pourra juger par lui (elle)-même de la pertinence de ces remarques au vu de la qualification des personnels présents sur place (voir plus bas)

Outre ces remarques il est évident que les scientifiques présents sur place se sont assurés que les possibilités de triche suivantes soient écartées :

1/ Source d'énergie cachée dans le réacteur. Cette hypothèse ne peut être soutenue puisque le réacteur a été ouvert devant les témoins qui n'ont pu y déceler aucune source d'énergie cachée. La durée de fonctionnement en mode auto-entretenu et l'énergie dégagée pendant cette phase excluent l'emploi de tout combustible chimique conventionnel pendant toute la phase de test.

Intérieur de l'e-cat. Crédit photo Mats Lewan. NyTeknik.se

2/ Source d'énergie extérieure rayonnant vers le réacteur (faisceau de micro-ondes par exemples). Cette hypothèse a pu être exclue en se servant de spectromètres et d'autres détecteurs de micro-ondes qui auraient immédiatement traduit un tel type de rayonnement.

Etaient présents à ce test (liste non exhaustive puisque n'incluant pas les techniciens ayant également assisté au test) :

Prof. Petterson Roland (Univ. d'Uppsala - Suède)
Prof. Campari Enrico (Univ. Bologne - Italie)
Prof. Bonetti Ennio (Univ. Bologne - Italie)
Prof. Levi Giuseppe (Univ. Bologne - Italie)
Prof. Clauzon Pierre (CNAM-CEA France)
Dr Bianchini David (Univ. Bologne - Italie)
Ing. Swanson Paul D. (Space and Naval Warfare Systems- US Navy- Etats -Unis)
Prof. Focardi Sergio (Univ. Bologne - Italie)
Prof. Stremmenos Christos (Univ. Athènes - Grèce)
Prof. Jobson Edward (Univ. Goteborg - Suède)
Ing. Vandevalle Koen (Belgique)
Dr Enrico Billi (Physicien chercheur, Chine)

Une vidéo de ce test (en anglais) est visible ici.

Sécurité du dispositif

Concernant ce point crucial les informations sont lacunaires et proviennent essentiellement du concepteur du réacteur.

L'analyse spectrométrique du réacteur indique que des rayons gamma sont émis de façon significative. Leur flux ne semble pas excéder plus de 50% du fonds de rayonnement naturel.

Pas de neutrons émis.

Pas de déchets radioactifs (transmutation d'une partie du nickel en istopes stables du cuivre).

Deux études universitaires portant sur le réacteur seront conduites par les universités de Bologne (Italie) et d'Uppsala (Suède) afin, entre autres, de vérifier la validité de ces observations.

Eléments indiquant l'existence de réaction nucléaire

Pour que le processus supposément à l'oeuvre dans le réacteur soit d'origine nucléaire et non chimique il faudrait que :

1/ La réaction puisse se poursuivre longtemps sans qu'il soit nécessaire de rajouter des réactifs

2/ Des rayonnements gamma soient produits

3/ Des transmutations devraient être observées.

Dans la vidéo de Manuel Zani L.E.N.Revolution, on remarquera les interventions

  • du Pr Giuseppe Lévi qui a assisté à un test d'une durée de 18 heures sur un réacteur d'une contenance de 50 cm3
  • du Pr Francesco Celani qui a pu observer des pulses de rayons gamma lors des tests effectués sur un E-Cat

Par contre l'analyse de la poudre de nickel ayant supposément servi de combustible à un E-Cat pendant six mois n'a pas révélé de composition isotopique anormale selon deux chercheurs suèdois (Pr Hanno Essen et Sven Kullander de l'université d'Uppsala)

Modèles explicatifs avancés

La recherche dans le secteur de la fusion froide n'est pas (ou très peu) subventionnée. Les expériences concernant ce phénomène ont été nombreuses mais la principale critique adressée aux chercheurs a été la non reproductibilité (essentielle !) de leurs expériences. Cela n'a pas empêché plusieurs physiciens et ingénieurs de développer des modèles explicatifs quant à ces mystérieux "excédents de chaleur" observés.

Voici un inventaire des principaux modèles existants :

  • Théorie de Widom-Larsen [1]
  • Théorie de Wladimir Guglinski [2]
  • Théorie de Christos Stremmonos [3]
  • Théorie du Dr Yeong E.Kim [4]

Conclusion

Le réacteur d'Andrea Rossi est (peut être) le premier dispositif à exploiter industriellement la très controversée fusion froide. Nous le saurons très bientôt. Si tout cela est vrai, alors les historiens du futur parlerons peut être de 2011 comme étant le début d'un nouvel âge, l'Âge du Nickel....

Références :

[1] Ultra Low Momentum Neutron Catalyzed Nuclear Reactions on Metallic Hydride Surfaces Eur. Phys. J. C (2006)

[2] http://www.journal-of-nuclear-physics.com/?p=516

[3] http://www.journal-of-nuclear-physics.com/?p=497

[4] Theory of Bose-Einstein Condensation Mechanism for Deuteron-Induced Nuclear Reactions in Micro/Nano-Scale Metal Grains and Particles”, Naturwissenschaften 96, 803 (2009)


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13 réactions à cet article    


  • sto sto 29 octobre 2011 13:07

    >> Energie = Tension x Intensité x duréee d’utilisation.

    Laissez moi rire !
    C’EST FAUX. cela ne vaut que pour des tensions et intensites continues. Ce qui n’est pas le cas, Il s’agit d’alternatif, donc il faut considerer le cosphi, les harmoniques et une eventuelle composante continue parasite. De plus il semblerait que la puissance tiree sur le reseau varie. La mesure effectuee toutes les 5-10 min avec un voltmetre et un amperemetre, puis integree est donc fondamentalement fausse.
    Tous les inventeurs de la machine a pretendu mouvement perpetuel utilisent cette entourloupe. De quoi vous discrediter totalement pour commencer.

    http://www.agoravox.fr/IMG/xls/68116335-Temp-Data-Ecat-6-10-11-Edited-by-MAP-v2.xls
    Laissez moi rire !
    Des valeurs moyennes allegrement multipliees par des mesures effectuees a des instants au petit bonheur la chance, en ne prenant pas compte des variations plus rapides, ni les erreurs mentionnees ci dessus.
    La partie notee « self sustainment » me parait etre un bete inertie thermique apres avoir coupe le jus.

    Conclusion : Ces mesures sont completement bidons. De plus, pas le moindre debut d’explication sur ce qu’il y a dans la black box. Reaction chimique exothermique ? on ne sait pas. B-I-D-O-N.


    • Christian 14 novembre 2011 17:15

      Je ne vois pas ou est le problème de la mesure d’énergie électrique primaire, il suffit à partir du 230V réseau d’installer 2 compteurs, l’un de mesure de la puissance active l’autre de mesure réactive. Ce qui se passe ensuite après les compteurs n’a pas d’importance. Donc même si l’appareil utilise du courant continu, il faut faire la mesure de consommation avant l’alimentation ac-dc.


    • Slipen’Feu 29 octobre 2011 13:15

      Un mystérieux client américain acheteur potentiel.
      Et après l’inventeur il meure empoisonné ou une crise cardiaque. smiley

      je serai lui je déménagerai et ferai tourner ma machine
      pour moi et des potes,si elle marche évidement...
      affaire a suivre.


      • snake 29 octobre 2011 13:42

        J’ai voté non à votre article.


        Non pas que ce ne soit pas intéressant, mais vous passez beaucoup de temps à expliquer le protocole expérimental de vérification de l’efficacité du réacteur, et vous ne parlez quasiment pas de comment fonctionne le réacteur en lui même.

        Comment le Nickel est-il utilisé quoi ? J’aimerais bien comprendre ?!

        Il est facile de falsifier des résultats. Il est plus difficile d’inventer une théorie qui tient la route.

        Donc si jamais vous lisez ce commentaire, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me fournir un complément d’information sur le fonctionnement du réacteur. 

        • lsga lsga 29 octobre 2011 13:48

          Je n’ai absolument le background scientifique pour me faire ne serait-ce qu’un avis sur la possibilité de telles technologies. 

          Je tiens juste à laissé ici ce ptit lien vers le site Internet de Frédéric Henry-Couannier, maître de Conf à Perpignan et chercheur au Centre de Physique des Particules de Marseille :

          http://www.darksideofgravity.com/

          Tout comme Jean Pierre Petit, ce physicien semble considérer comme une évidence le fait que l’armée américaine effectue des recherches depuis des décennies sur la fusion froide. L’objectif est en effet juteux : obtenir ’des mini-armes nucléaires’, et les budgets à allouer sont relativement faibles. Le pattern social qui semble émerger est celui-ci : Tout comme pour la MHD, le pouvoir US commence par décrédibiliser la recherche scientifique sur le sujet, le déclare inintéressant, et coupe tous ses budgets publiques dans le domaine ; puis, l’armée prend le relais sous secret défense. Ainsi, les alliés et éventuels concurrents qui s’alignent sur la recherche US abandonnent les recherches dans le domaine ; et l’armée US prend ainsi une très large longueur d’avance. 

          La diminution des budgets de la NASA et l’augmentation démentielle des blacks programs ne constituent pas une preuve mais un bon indice de ce phénomène. Franchement, qui est assez crédule pour croire que les USA abandonnent la conquête et la recherche aéro-spatiale ?


          • Alex 29 octobre 2011 21:40

            Je trouve que cet article est utile pour inciter les gens , et si possible les médias à s’intéresser à ce sujet.

            Il n’y a pas eu une mais douze présentations de différentes versions de l’ecat.
            Chacune de ces présentations a fait l’objet de rapport plus ou moins détaillés.

            Tous les témoins directs, à l’exception d’un dénommé Krivit qui ne semble pas savoir faire un simple calcul, ont conclu d’il y avait bien une émission de chaleur.

            Certaines critiques ont porté sur les mesures effectuées (vapeur sèche ou non, position de sonde de température, mesure du débit) mais aucune de ces critiques sont de nature à inverser la conclusion : il y a production d’énergie.

            Je pense qu’il y a un malentendu sur la nature de ces démonstrations.
            Pour certain Il s’agit d’expériences scientifiques pour valider une théorie liée à la fusion.
            Pour d’autres, et surement pour Rossi il s’agit de démonstrations technologiques pour démontrer l’efficacité d’un solution technique.

            De formation ingénieur, je n’ai aucune compétence pour juger de la validité de la théorie , non d’ailleurs complétement explicitée aujourd’hui ,et encore moins pour imaginer des expériences pour la confirmer ou l’infirmer. Mais pour le test technologique l’analyse critique est à la portée d« un bon bachelier scientifique. Les calculs sont basiques ( thermodynamique simple et calcul élémentaire de puissance électrique)

            S’il s’agit d’une fraude, comme certain l’affirme sans preuve, elle est géniale et implique un grande nombre de personnes.
            Il faut faire preuve d’une très grande imagination pour expliquer quel pourrait être le principe d’un telle fraude.

            Pour Sto par exemple un voltmètre et un ampèremètre standard ne mesure pas la tension et l’intensité efficace sur un prise électrique standard et la puissance n’est pas U * I !! Il est peut-être possible d’inventer un générateur de courant qui »tromperait" l’ampèremètre et le voltmètre et qui génèrerait une puissance très supérieure tout en n’ayant aucun impact sur les équipements branchés comme l’ordinateur ou la pompe ! Il est fort en élec ce Rossi !
            Quant à l’inertie thermique elle n’explique rien et il suffit de faire quelques calculs thermiques élémentaires pour s’en convaincre.
            Pour l’hypothèse de la réaction thermique exothermique aucune description d’une solution technique possible ( invisible, inodore, sans variation de masse, sans émission de son particulier, contrôlable et compatible avec toutes les versions de l’Ecat) n’a été présentée par quiconque, même les plus imaginatifs.

            Rossi semble avoir une idée fixe. C’est de faire fortune avec son invention. Cela conditionne tous ses actes. Il ne peut se plier au contrainte de la critique scientifique car il veut garder le principe de son invention secret.
            Il cherche absolument à convaincre des clients par efficacité des produits qu’il proposera.
            je suis un peu septique car toute nouvelle technologie passe par une phase de maturation plus ou moins longue. Un proto peut être convainquant pour valider une technologie mais n’est pas, et souvent loin s’en faut, un produit commercialisable pour un client final.

            Il est à parier que dans les semaines à venir, les critiques se déchaineront sur l’inefficacité économique des Ecat ( Prix de revient complet, fiabilité, risque ...) et oublient qu’un phénomène physique reproductible et puissant a été démontré. Il est plus que temps que les scientifiques s’y penchent pour en fournir une explication théorique satisfaisante qui permettra de concevoir des successeurs à l’Ecat.

             


            • Rémi André 30 octobre 2011 17:36

              @Snake

              Vous avez raison je ne passe guère de temps dans cet article à expliquer le fonctionnement interne de ce dispositif. J’ai deux bonnes raisons pour cela :
              1/ Le processus supposément à l’œuvre au sein du réacteur n’est pas connu. Il n’existe que des modèles.
              2/ Cet article est une mise à jour (voir lien en début d’article). Vous trouverez plus d’explications sur la procédure de mise en route de ce réacteur en suivant ce lien.

              Cordialement.
              L’auteur.


              • pedrone 30 octobre 2011 18:06
                Comme c’est bien connu, le catalyseur utilisé par Andrea Rossi dans son eCat est un secret, parce qu’il n’a pas encore le brevet de son invention.

                Ony deux hommes dans le monde savent catalyseur du Rossi utilisé dans son eCat : Guglinski et Andrea Rossi.

                Il semble Guglinski prédit correctement le catalyseur utilisé dans eCat Rossi dans son article « Comment gravité répulsive contribue à la fusion froide dans Rossi-Focardi expérience ».
                Regardez leurs discours dans le lien du blog de Rossi :

                http://www.journal-of-nuclear-physics.com/?p=462#comments
                Wladimir Guglinski
                14 juillet 2011 à 21h01
                Cher Dr. Andrea Rossi,
                que vous avez décidé de ne pas publier dans votre blog mon papier « Comment gravité répulsive contribue à la fusion froide dans Rossi-Focardi expérience », alors je vais le publier dans le site Web Peswiki.
                Je pense que sa publication au Peswiki ne cause aucun inconvénient pour vous.
                Cordialement
                WLADIMIR GUGLINSKI
                Andrea Rossi
                15 juillet 2011 à 07h19
                Chers Wladimir Guglinski :
                Nous avons votre papier dans la liste des articles à être publiés, il est juste en ligne. Bien sûr, vous pouvez le publier où vous voulez, nous pouvons publier tout de même quand nous serons prêts, ou vous avez donné le droit d’auteur ?
                Nous devons à nouveau votre autorisation de publier.
                Cordialement,
                A.R.

                Wladimir Guglinski
                15 juillet 2011 à 09h49
                Cher Dr. Andrea Rossi
                Je n’ai pas donné le droit d’auteur Peswiki.
                Je donne mon autorisation de publier mon article « Comment gravité répulsive contribue à la fusion froide dans Rossi-Focardi expérience » dans le Journal de Physique Nucléaire.
                Cordialement
                WLADIMIR GUGLINSKI

                Andrea Rossi
                15 juillet 2011 à 10:17
                Chers Wladimir Guglinski,
                Merci beaucoup, j’ai lu votre papier et il est très intéressant, ainsi que tous vos travaux. Je ne peux pas pousser, mais nous allons le publier.
                Cordialement,
                Andrea

                Wladimir Guglinski
                16 juillet 2011 à 08h10
                Cher Dr. Andrea Rossi
                dans mon papier, il a suggéré l’élément à être le meilleur catalyseur pour votre E-Cat.
                Dans le cas de l’élément proposé par mon papier est l’élément le plus important utilisé comme catalyseur dans votre E-Cat, vous pouvez publier le papier avec la note suivante :
                NOTE de l’éditeur :
                Papier Guglinski suggère bien l’élément principal utilisé comme catalyseur dans l’E-Cat.
                Cependant, comme Andrea Rossi n’a pas eu encore le brevet pour l’E-Cat aux Etats-Unis, l’élément ne sera pas révélée dans le document publié ici.






                • doctorix doctorix 2 novembre 2011 16:43

                  Je crois beaucoup à la « fusion froide », et c’est un sujet à suivre, un sujet qui dérange beaucoup.
                  Mais là, je suis un peu sceptique.
                  Le bilan joint montre 33 mégajoules consommés et 101 mégajoules produits.
                  Il nous faudrait plus d’explications, car franchement, là, je fais mieux avec ma pompe à chaleur qui a un rendement de 3.8.( Il est vrai qu’il s’agirait ici d’une énergie pure, et non d’un déplacement de calories).
                  Ou alors nous expliquer la partie en bleu ciel, qui semble montrer un rendement de 50 environ, nettement plus flatteur.
                  Tenir compte du fait que les lecteurs d’agoravox sont des béotiens en la matière, et que pour comprendre il leur faut plus d’explications.
                  J’ai l’intuition que beaucoup d’autres énergies seraient disponibles, en particulier la Zéro Point Energy, avec l’inconvénient d’être illimitées et gratuites (on parle de 6KW dans chaque cc d’ether qui nous entoure). Surement mon côté complotiste et fan de Tesla.
                  Il faudrait torturer un ou deux ingénieurs militaires ou responsables de compagnies pétrolières ou nucléaires pour s’en assurer, mais je pense que le génie humain a du faire mieux que ça depuis 50 ans.
                  Sachez qu’on meurt beaucoup quand on trouve des solutions alternatives :
                  http://www.youtube.com/watch?v=uGRsQZx6zWA&feature=player_embedded# !
                  Quand on ne meurt pas, c’est que ça ne vaut pas grand-chose.


                  • jcrfonera 7 novembre 2011 16:18

                    Bonjour
                    je suis depuis janvier 2011 l’aventure d’andrea Rossi ainsi que la présentation de ces différents E-cat basés sur les réactions LENR ou fusion froide.
                    Pour répondre à vos interrogations sur le rendement ou COP en anglais :
                    Le COP est le rapport de l’énergie en sortie du dispositif sur l’énergie fournie en entrée.
                    Dans les démonstrations de l’E-CAT, le COP es limité par la durée des démonstrations qui n’ont jamais dépassées 18 heures (Expérience de LEVI le 10 Fevrier 2011) ainsi que par l’évolution des prototypes réalisés par Rossi.
                    Afin de garantir la stabilité de la réaction ainsi que la sécurité des futurs utilisateur, Rossi limite le COP à un minimum de 6.
                    On a donc pour l’instant suivant les démonstrations et le prototype utilisé des COP qui vont de 6 à 30 ou plus.
                    Mais fondamentalement le dispositif utilisant une réaction de fusion entre le Nickel est l’hydrogène aura lorsque les réactions seront bien contrôlées un COP tendant vers l’infini.
                    En effet Rossi dans ces deux dernieres experiences a réussit à faire fonctionner son dernier prototype en mode auto-entretenu. Pour cela il fournit une energie finie pour démarrer la réaction de fusion et lorsque cette réaction de fusion a démarré le système fonctionne alors par ces propres ressources (NI+H) pendant une période d’environ 5 heures.
                    C’est le rapport entre l’energie fournie pendant un temps delta Tentrée sur l’énergie fournie pendant un temps delta Tsortie qui donnera le COP.
                    Tout le travail de Rossi actuellement porte sur l’amélioration de la stabilité de fonctionnement de son réacteur afin de diminuer au maximum le delta Tentrée et d’augmenter au maximum le delta Tsortie sans que la réaction de fusion détruise le réacteur interne par excès de chaleur.


                  • aobc 4 novembre 2011 16:05

                    Bonjour M.André,
                    merci beaucoup pour vos explications !!! Cordialement aobc


                    • Alex 7 novembre 2011 22:19

                      Je vous invite à visualiser cette vidéo
                      http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=eGmgTo2Kw1U

                      Elle est en italien mais je pense qu’un francophone peut facilement la comprendre.
                      je pense qu’elle ajoute vraiment de la crédibilité aux travaux de Rossi


                      • aobc 27 novembre 2011 17:03

                        La fusion froide // E-cat // ÉNERGIE : politique – industrie - finance // lobby etc

                        Bonjour,
                        voici un TÉMOIGNAGE recent en FRANCAIS :

                        M. Jean-Paul BIBERIAN , chercheur et maitre de conférence à l’université de Luminy (Marseille), sur le thème d’une nouvelle forme d’enérgie écologique , et peu couteuse : « la fusion froide ».
                        http://www.youtube.com/watch?v=VRIat6KZCL8&feature=player_embedded

                        [ derniers infos : production du E-cat en route en ITALIE (problemes avec Defkalion-Grece)– premieres ventes effectuées aux US ]

                        Voici un lien d´un blog tout simple - mais en allemand . Ce blog ne fait que suivre et publier en grandes lignes et de facon chronologique les dernières nouvelles concernant le „E-Cat“.
                        Le lecteur „simple“ ( quasi nul en physique – comme moi ! ) reste au courant et les pros peuvent chercher plus loin. http://kalte-fusion.com/

                        Le sujet énergie LIBRE est tellement important – un pilier fondamental - et
                        peut-être ca donne envie/peut servir a un lecteur de faire un site/blog similaire en francais ?

                        Cordialement, aobc

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