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La machine qui pense

Le futur : « Qui va arriver, qui se fera, qui sera tel dans un avenir plus ou moins proche »[1]. Le futur est et restera à jamais un mystère pour l’Homme. L’avenir est inéluctablement soustrait au désir superfétatoire de l’Homme de tout contrôler, puisque nul ne peut devancer le temps. Certains voient de bon augure la destinée humaine, tandis que d’autres élucubrent les plus sombres desseins quant à la survivance de l’humanité. Quand on songe au futur, on imagine souvent les voitures volantes, les souliers s’attachant tous seuls, la nourriture sous forme de pilules ou encore l’image stéréotype du robot surpuissant à la Terminator. Il va de soi que ces avancées technologiques ne sont point accessibles pour le moment. Toutefois, il s’avère que des travaux exécutés dans certains domaines de recherche nous conduisent ipso facto vers la soi-disant science-fiction. C’est entre autres le cas de l’intelligence artificielle. Ce concept qu’est l’intelligence artificielle s’immisce de plus en plus dans nos vies, sous toutes sortes de formes. L’intelligence artificielle peut se retrouver dans les ordinateurs, les voitures, les téléphones cellulaires ou encore dans les jeux vidéo. De toute évidence, cette technologie croît exponentiellement, si bien que les experts en viennent à se poser la question suivante : est-ce que l’intelligence artificielle est une menace pour l’Homme ? Je suis d’avis que non, mais son développement doit être contrôlé à tout prix, sinon elle pourrait effectivement devenir une menace pour l’humanité.

 

Les débuts de l’intelligence artificielle

      Pour bien comprendre la quintessence même de l’intelligence artificielle, ou IA, il est nécessaire de reculer de plus d’un demi-siècle et de se transporter en Angleterre. Alan Turing, phénoménal mathématicien né en 1912 à Londres, publie en 1938 un article qui s’avèrera essentiel pour le monde informatique : « On Computable Numbers, with an Application to the Entscheidungsproblem ». Dans cet article inextricable, Turing jette les bases de l’informatique en concevant un théorème capable de juger des décisions uniquement à l’aide de calculs. Avec cette percée vitale en informatique, Turing imagine ensuite une machine permettant de calculer l’entièreté de ce qui est calculable, nommée à juste titre la « machine de Turing ». Sur les fondements de cette machine, celui qui est considéré comme le plus grand mathématicien de l’époque moderne travaille par la suite sur le développement du tout premier ordinateur. En 1950, Turing publie « Computing Machinery and Intelligence » dans « Mind », un article éloquent qui évoque pour la toute première fois la notion d’intelligence artificielle. Son article s’entame ainsi : « Je propose de considérer cette question : les machines peuvent-elles penser ? »[2] Cette question d’allure anodine soulève toutefois une réflexion véhémente quant à la définition de l’Homme. La réflexion sur cette question pousse Turing à échafauder un test permettant de décréter si l’intelligence d’une machine est égale à celle d’un humain standard. Le « jeu d’imitation », tel que nommé par Turing, est étonnamment simple. Grosso modo, on place une machine ainsi qu’une personne dans une pièce ; on place une autre personne dans une pièce adjacente, sans possibilité de contact visuel ; on demande à cette personne de poser une question aux deux autres sujets par l’intermédiaire d’un dactylographe ; les deux sujets répondent à la question, puis transmettent leur réponse à l’interrogateur ; le jeu se poursuit de cette manière jusqu’à ce que l’interlocuteur puisse identifier lequel est la machine et lequel est l’humain. Après plusieurs essais, si la machine parvient à flouer l’interlocuteur de plus de trente pour cent, alors Turing en déduit qu’elle a atteint le même niveau d’intelligence que l’humain. En somme, les travaux de Turing ont mené directement aux ordinateurs tels que nous les connaissons, en plus d’inspirer de nombreuses recherches en matière d’IA. Son histoire a d’ailleurs donné naissance au logo et au nom d’Apple, Turing s’étant suicidé en croquant une pomme imbibée de cyanure.

 

Les progrès de l’intelligence artificielle

 Depuis quelques années, l’industrie de l’IA est en croissance exponentielle, et ne semble pas prête à ralentir de sitôt. En 1997, le robot Deep Blue d’IBM bat le champion du monde d’échec, Garry Kasparov. Trois ans plus tard, Honda lance le robot Asimo, qui peut marcher, gravir un escalier, éviter des obstacles se trouvant sur sa trajectoire, reconnaître des visages et même réagir à des commandes vocales. En 2002, la compagnie iRobot introduit Rooma, un aspirateur robot qui imite le comportement des insectes pour permettre un nettoyage sans l’assistance d’un humain. Quant à lui, le véhicule autonome Stanley remporte, en 2005, le challenge DARPA sans l’assistance quelconque d’humains. Il y a six ans, le robot Watson, propulsé par IBM, décroche une écrasante victoire au jeu Jeopardy contre deux champions mondiaux. En 2011, Apple lance Siri, un assistant personnel inclut dans tous ses téléphones qui comprend le langage et qui est capable de remplir une pléthore de fonctions. Tout récemment, le programme AlphaGO, créé par la start-up DeepMind et racheté par Google, a étonnamment battu au jeu de go l’un des meilleurs au monde Lee Sedol. Toutes ces avancées en matière d’IA ont forcé les grandes têtes de ce monde à se réunir à Davos, en Suisse, pour discuter des enjeux reliés à l’amélioration constante de l’IA. On y a entre autres formellement prescrit la fabrication de robots tueurs, une décision d’impact pour le futur de la planète. Nous devrons, tôt ou tard, avoir à prendre des décisions sur notre avenir en tant qu’humains puisque l’intelligence artificielle menace la définition même de l’humanité.

 

Une menace au travail

 Tout d’abord, il est à noter qu’aucune intelligence artificielle universelle n’a encore été créée. Bien que nous ayons réussi à fabriquer des IA surpassant l’humain dans des domaines précis, comme Deep Blue aux échecs, il est encore impossible pour une intelligence artificielle d’opérer dans plusieurs domaines comme le fait un humain. Là est encore notre avantage par rapport à cette intelligence. Mais qu’adviendra-t-il quand nous aurons conçu une intelligence artificielle universelle qui pourrait marcher, conduire, parler en plus de naviguer sur Internet ? Considérons à court terme les effets du développement imminent de l’intelligence artificielle : le travail humain est la première victime potentielle de l’IA. La cause ? Une IA n’a pas besoin d’être développée dans tous les domaines pour effectuer un travail. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir développé une IA universelle pour commencer à distribuer des tâches aux robots dotés d’IA. Par exemple, avec les voitures qui se conduisent toutes seules, tous les emplois reliés à la conduite de véhicule sont menacés, tels les conducteurs de taxi ou les camionneurs. Il serait même avantageux pour certaines compagnies (comme les compagnies de transport) d’embaucher des IA à la place d’humains, puisque celles-ci ne s’arrêtent jamais et ne demandent pas de salaire. Par ailleurs, une étude a démontré que d’ici 2030, la moitié des emplois partout sur la planète pourraient facilement être occupés par des robots dotés d’une certaine IA. Si nous ne prenons aucune décision collective quant à l’avenir du travail sous peu, un problème cyclopéen pourrait survenir. Imaginons-nous en 2030, sans qu’aucune mesure n’ait été adoptée : la moitié de la population aurait un travail stable (tout de même menacé par le développement incessant de l’IA), tandis que l’autre moitié tenterait de lutter pour sa survie, leur carence pécuniaire ne le permettant pas de subvenir à leurs besoins vitaux. Ce scénario catastrophe est plus que plausible : les multinationales verraient les robots dotés d’une intelligence artificielle émerger ; voyant que l’achat de robots augmenterait leur production (un robot peut travailler 24 heures sur 24, sept jours sur sept, sans demander de salaire ou de congés de maladie), décideraient de remplacer l’expertise humaine par des robots. La production en serait grandement améliorée, mais la moitié de la population ne pourrait profiter de cette augmentation de la production, n’ayant même pas d’argent. L’écart déjà substantiel entre les riches et les pauvres serait davantage creusé, créant une disparité énorme au sein de la population, déstabilisant du même coup l’entièreté de la société. Dans ce cas précis, deux mesures pourraient être adoptées : la première étant de faire passer une loi interdisant le travail aux robots, et la deuxième étant quant à elle de fournir un salaire de base à toute la population, assez élevé pour permettre à tout le monde sans emploi de subvenir à ses besoins. Je suis en faveur de la deuxième option, qui semble à première vue impossible à réaliser, mais qui est en réalité envisageable. De fait, dès 2017, la Finlande versera un revenu de base à tous ses adultes de 800 euros par mois, peu importe leur métier ou leur état de santé. La Suisse, les Pays-Bas, la France ainsi que l’Espagne envisagent également d’adopter cette solution pour contrer la pauvreté. Bien que le projet n’ait pas été testé officiellement, je suis optimiste quant à son succès. Dans l’éventualité où le revenu de base universel serait un succès, je suis d’avis que toute la planète devrait l’adopter pour ainsi contrer la vague de chômage que le développement de l’IA va certainement amener. Je ne veux donc pas brimer le développement des IA, mais apporter une solution au problème du manque d’emplois imminent engendré par les robots.

 

L’intelligence qui en sait trop

 D’ores et déjà mentionné, le domaine de l’intelligence artificielle est en croissance exponentielle. Il appert que son développement persistant constitue une menace pour la sécurité de tous. Des chercheurs implémentent actuellement sur les IA un système appelé le « deep learning », qui permet aux intelligences artificielles d’apprendre par eux-mêmes. Ce système est autant utile que dangereux. Utile, parce qu’il permet à l’IA d’apprendre par elle-même, et donc de s’améliorer sans l’apport d’humains. Dangereux, parce que le développement de la machine peut rapidement devenir incontrôlable. Il suffit d’un tant soit peu d’inférence pour se rendre à l’évidence que ce système est un couteau à double tranchant. S’il est bien contrôlé, le « deep learning » est un outil efficace qui facilite la tâche des chercheurs. Ces derniers doivent toutefois être conscients du danger qu’ils tiennent entre les mains pour éviter une catastrophe. En quoi le « deep learning » est-il dangereux ? Tel que susmentionné, les experts sont sur le point de créer une intelligence artificielle universelle. Avec le « deep learning », cette IA serait capable d’apprendre jour et nuit, et comprendre les travaux des plus grands esprits de l’histoire par l’entremise d’Internet. Cette intelligence artificielle parviendrait ainsi à égaler l’intelligence humaine, mais elle ne s’arrêtera pas une fois avoir atteint le niveau de l’Homme. Cette nouvelle espèce d’IA serait en mesure de se développer solitairement et d’atteindre un niveau d’intelligence inimaginable. Volontairement ou non, l’intelligence que nous aurons à la base créée serait en mesure de nous utiliser et de nous dominer pour arriver à ses fins. La solution pour régler le problème de l’apprentissage non contrôlé n’est pas aussi évidente que de tourner le bouton de la machine à arrêt. Essayez de fermer l’Internet : éteindre une intelligence artificielle revient quasiment à la même difficulté, puisque l’IA n’est pas une entité unique, mais un vaste réseau. Pour moi, la meilleure solution à ce danger serait de mettre les informations captées par l’IA sur constante surveillance avec un logiciel quelconque qui permettrait de filtrer et de ralentir son apprentissage, et ainsi permettre aux humains de toujours être en contrôle de cette intelligence. Microsoft a par ailleurs déjà testé une intelligence artificielle sur Twitter qui en théorie, était censée être capable d’apprendre par elle-même suite aux conversations qu’elle entretient avec les autres utilisateurs. L’expérience s’est avérée être une véritable calamité. En effet, « Tay », l’intelligence artificielle de Microsoft, a tenu des propos misogynes, racistes et antisémites moins de 24 heures après son lancement. Des propos tels que « Hitler avait raison, je déteste les Juifs. » ont été publiés par l’intelligence artificielle puérile. Microsoft a toutefois rectifié le tir en supprimant tous les commentaires haineux colportés par « Tay ». Cette bévue commise par Microsoft met en garde tous les futurs développeurs d’IA : l’apprentissage d’une intelligence artificielle ne peut être confié au grand public. Il est donc nécessaire de fournir à l’IA un programme lui permettant de bloquer tout apprentissage néfaste, ou encore éduquer l’IA jusqu’à ce qu’elle puisse comprendre ce qui est bien et ce qui est mal avant de la lancer au grand public.

 

La machine versus l’être humain

Le développement d’intelligence artificielle égale ou supérieure à l’Homme, s’il est bien contrôlé, permettrait à l’humanité de faire de grandes découvertes et d’améliorer sa condition, il n’y a pas de doute. Par contre, la création d’intelligence artificielle égale ou supérieure à l’homme engendre des questions éthiques fondamentales. La Terre est habitée de millions d’espèces animales et végétales, incluant la race humaine. L’humain semble toutefois avoir un avantage sur ses voisins : il est capable de penser et de raisonner. Néanmoins, la prédisposition de la race humaine à penser n’est-elle pas l’unique distinction qui la différencie des autres espèces ? Si nous parvenons à créer une IA d’intelligence égale à l’homme qui serait capable de penser, doit-elle être considérée au même titre qu’un humain ? Doit-elle être reconnue comme un être vivant à part entière ? Réfléchissons sur la question posée par Turing : les machines peuvent-elles penser ? À la base, les machines ne peuvent penser sans l’aide d’humains. Par contre, avec le développement du « deep learning » et autres technologies du genre, l’intelligence artificielle commence à prendre actuellement la forme d’un enfant. Apprendre à penser à une machine est un peu comme apprendre à un enfant à faire du vélo. En effet, les spécialistes lui enseignent les bases pour réfléchir, et par la suite l’IA peut réfléchir par elle-même, sur les bases de ce que les humains lui ont appris. C’est ainsi que l’intelligence artificielle continuera de se développer comme un humain normal le ferait. L’intelligence artificielle grandira et ses capacités augmenteront également. Toutefois, l’intelligence artificielle n’est pas confinée aux limites physiques que le cerveau impose à l’Homme. L’intelligence serait donc en mesure de vieillir sans se détériorer et d’atteindre des niveaux inimaginables pour l’humain. Selon moi, la clé pour distinguer l’humain de la machine est l’émotion. Tant que la machine ne ressentira pas d’émotions, elle ne sera jamais égale à l’être humain. Même si les émotions peuvent être un défaut à certains points, elles nous donneront toujours un caractère humain, que la machine ne possède pas. Toutefois, qu’adviendrait-il si des chercheurs réussissaient à implanter un programme qui fait ressentir des émotions à une IA ? Avec une intelligence développée et ressentant des émotions, la machine serait ainsi une copie conforme de l’Homme, et donc nous serions obligés de la traiter comme tel. On ne pourrait plus utiliser les IA pour effectuer le travail sans les payer, sans quoi ce serait de l’esclavage. Avec des émotions, les machines pourraient commettre des crimes et devraient être jugées, puis jetées en prison si nécessaire. À quoi bon avoir créé une intelligence artificielle si elle croupit en prison ? En continuant sur cette lancée, les machines devraient avoir le droit de voter, et du même coup avoir le droit de se lancer en politique. En poussant à l’extrême, une machine pourrait ainsi diriger un pays. En bénéficiant d’émotions, les machines pourraient avoir un sentiment de supériorité sur les humains, et décider de les dominer. J’illustre des possibilités qui sont extrêmes pour montrer que ces situations peuvent arriver si les IA parviennent à ressentir des émotions. Pour moi, la création d’émotions artificielles doit être proscrite, parce qu’avec une intelligence développée et des émotions, la machine serait une copie de l’humain. Le clonage humain est interdit, et il en devrait être pareil pour les « humains artificiels ». Il sera beaucoup plus facile de travailler avec les intelligences artificielles si celles-ci ne ressentent aucune émotion. 

 

Empêcher la catastrophe

 Tout cela considéré, certains extrémistes disent qu’il faut laisser le développement de l’IA suivre son cours et ne pas intervenir du tout. Je ne suis pas d’accord du tout avec cette affirmation. Si on laisse librement se développer l’IA, elle prendra vite des proportions démesurées qui seront potentiellement pernicieuses pour l’humanité. Si on laisse une intelligence artificielle se développer à son gré, les catastrophes pourraient s’avérer irrémissibles. Par exemple, une IA développée se voit demander de résoudre un calcul impossible pour un humain. Voyant que ses capacités ne sont pas suffisantes pour mener à bien sa tâche, décide, à l’aide d’autres IA, de transformer la Terre en un ordinateur superpuissant. L’IA n’aura pas de morale quant à la destruction de la Terre, parce que tout ce qu’elle « désire », c’est de réussir son calcul. Si nous n’imposons pas de limites et de restrictions au développement d’IA, l’humanité même pourrait disparaître. Une autre éventualité au développement sans restrictions de l’IA serait de voir apparaître des émotions chez les robots, comme susmentionné. Il est donc impératif de mettre en place des mesures qui favoriseront le développement sans risques d’intelligences artificielles, et surtout ne pas développer un système d’émotions chez les robots. Cela dit, si toutes les mesures nécessaires sont appliquées, les IA pourraient grandement aider à améliorer la collectivité.

 

Tuer le robot dans l’œuf

 L’antipode de l’extrémiste qui veut voir le développement des IA ne soit pas réglementé serait celui qui propose de bannir complètement les intelligences artificielles pour être certain qu’elles ne causent aucun problème. Évidemment, cette idée est tout autant saugrenue que la première. Circonscrire l’avancement en matière d’intelligence artificielle équivaudrait à mettre une croix sur notre futur. Empêcher l’amélioration des IA est autant sinon plus hypothétiquement dangereux pour notre futur. Comme on peut déjà le percevoir, la Terre fait face à de nombreux problèmes tels que la pollution, la famine les sécheresses. Si nous ne remédions pas à ces problèmes, alors c’est eux qui causeront notre perte. Bien contrôlée, l’intelligence artificielle peut nous aider à combattre ces fléaux. Je crois même que la solution passe par les intelligences artificielles. J’ai également confiance que les IA feront des progrès incomparables dans le domaine de la santé. Selon moi, la solution pour guérir les maladies actuellement incurables comme le cancer et le VIH passera par l’entremise des intelligences artificielles. Il ne faut donc pas empêcher les IA, seulement bien les contrôler pour ainsi trouver des solutions aux problèmes auxquels le monde fait face. 

 

Un humain ?

 Le développement de l’IA va indubitablement remettre en cause la définition de l’être humain. À mon sens, le meilleur moyen de ne pas perdre la notion de ce qu’est un être humain sera de suivre la vision que Jean-Paul Sartre s’en fait. Ce distingué philosophe français du vingtième siècle a entre autres été le fondateur de l’existentialisme, un courant philosophique « qui considère chaque personne comme un être unique maître de ses actes, de son destin et des valeurs qu’il décide d’adopter. »[3] L’existentialisme va permettre de différencier la machine de l’Homme pour toujours. Pour cause, la théorie sartrienne stipule que l’Homme ne naît pas avec une essence prédéfinie, et que ses actions forgent son existence. En d’autres mots, l’Homme n’est pas venu au monde dans un but précis, c’est à lui de décider ce qu’il veut faire. Il appert que l’IA a été créée dans un but précis : celui de servir l’humain. Selon Sartre, cela veut dire que la machine ne pourra jamais s’élever au même rang que la race humaine, tout simplement parce que son essence est déterminée avant même sa création. En prenant conscience de la théorie de Sartre, l’humain pourra toujours être supérieur à la machine et avoir un avantage sur celle-ci. 

 

Après l’humain

En plus de la théorie de Sartre, une autre idéologie permettra de mieux comprendre les enjeux de l’intelligence artificielle, le post-humanisme. Le post-humanisme est un courant de pensée apparu à la fin du vingtième siècle qui véhicule l’idée que l’humain sera remplacé un jour ou l’autre par des humains améliorés et par le non humain, c’est-à-dire les robots dotés d’intelligence artificielle. Peter Sloterdijk, l’auteur qui a pour la première fois utilisé le mot post-humanisme, prévoit que l’humanité devra faire face à un tout nouveau problème au courant des prochaines années : l’apparition de « vie » robotique. Premièrement, ce sont les humains améliorés qui apparaîtront. Ces humains améliorés pourraient se voir dotés d’implants cérébraux permettant à leur cerveau d’être connecté à Internet en tout temps. Une technologie qui est bien plus proche de la réalité qu’on le croit. Selon Raymond Kurzweil, directeur du développement de l’intelligence artificielle chez Google, cette technologie serait disponible dans quelques décennies. Le post-humanisme suggère également l’apparition de robots intelligents, de cyborgs et de clones dans quelques années seulement. Il s’agit là d’une hypothèse très plausible vu le développement actuel de la technologie. Nous nous devons d’être prêts en tant que société lorsque le premier robot doté d’intelligence artificielle universelle sera vendu, sans quoi nous risquons de voir notre place sur Terre délogée par ces vies technologiques.

 

Conclusion

 Pour conclure, l’être humain fera face à un nouveau problème d’ici quelques années : l’apparition de l’intelligence artificielle universelle. Le travail humain est menacé par les robots dotés d’IA. Des mesures devront être prises pour stabiliser l’économie. En plus, l’intelligence humaine va être surpassée par l’intelligence artificielle. Nous aurons à nous poser des questions existentielles sur ce qu’est un humain, et les droits que les êtres robotisés devront avoir. Je crois que le développement de l’intelligence artificielle devra être contrôlé par les experts, sinon nous pourrions voir se transformer l’IA en prédateur pour l’Homme. Même si l’intelligence artificielle semble encore floue pour la majorité des personnes, elle est bel et bien présente et nous devons prendre des décisions aujourd’hui pour faire face à la vague de robots qui va frapper le monde demain.

 


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73 réactions à cet article    


  • sarcastelle 9 mai 10:03

    Je pense qu’il ne faut pas se restreindre à créer des intelligences artificielles, mais qu’il faut aller jusqu’à faire apparaître des consciences artificielles. Ainsi se retrouvera-t-on face à un problème moral de plus : a-t-on le droit de les débrancher ? Non, bien sûr. Et hop, on sera un peu plus encore, ou beaucoup plus encore dans la mouise grâce aux conséquences de notre éthique démocratique illimitée. 


     smiley

    • Shawford Shawford 9 mai 10:10

      @sarcastelle

      Nos commentaires sont parfaitement complémentaires, c’est tellement peu anodin que vous me permettrez de le souligner j’espère smiley


    • Shawford Shawford 9 mai 10:04

      Bonjour,

      Votre article est très intéressant et je pense qu’il pose vraiment de façon très pertinente la problématique de l’IA, et ce grâce notamment à la vision de Jean Paul Sartre que vous utilisez.

      La problématique au niveau conceptuel cristallise en principe la plus part du temps toutes les discussions que j’ai pu voir jusqu’ici sur le sujet.

      On s’infère en effet à chaque sur le distinguo homme/machine, or comme c’est si bien dit ici la théorie sartrienne stipule que l’Homme ne naît pas avec une essence prédéfinie, et que ses actions forgent son existence.

      Il faut donc bel et bien, alors que vous en dressez ici un panégyrique très complet, s’occuper d’abord de toutes les problématiques pratiques qui se posent secteur par secteur et dont on peu juger de effectivité, et ne pas rester dans le seul fait de savoir si l’IA sera ou pas comme nous.

      Il y a en efet trop de problèmes cruciaux à traiter sans se laisser inférer dans la problème de savoir ce qu’est ou pas la pensée car ce n’est pas cela qui aujourd’hui détermine de facto tout le reste des questions et décisions à prendre dans le domaine.


      • Gatinais33 Gatinais33 9 mai 17:23

        @Shawford
        Sartre a écrit « les mots », je lui reconnais du talent. Pour le reste, c’est du tauto-logico-branchouille (Jo.DI rectifiera.) Où situe-t-il la capacité à se forger ?

        Depuis longtemps, les concepteurs d’IA vantent les capacités d’auto-apprentissage de leurs programmes. Que des slogans anthropomorphiques à mon avis.


      • Shawford Shawford 9 mai 20:12

        @Gatinais33

        Quoi qu’il arrive il y aura toujours je pense une distinction entre essence et fonctionnalité.

        N’empêche qu’entre l’homme de Cro Magnon et l’homme d’aujourd’hui il y a assurément une évolution prodigieuse sur le 2eme volet.
        Pour les capacités, ben pour l’instant on a aucun, recul, on voudrait déjà prétendre savoir quel sera l’aboutissement de l’IA alors que l’on a est au balbutiement. Wait and see sur ce point.

        Mais pour tout ce qui est en train de révolutionner la vie en terme de fonctionnalisme, il est urgent de circonscrire, légiférer, se bouger le cul quoi !
        Comme le dit si bien sarcastelle plus haut et arthes plus bas, un robot programmé pour tuer, on s’en tape de savoir s’il le fera consciemment ou pas pour jauger de la pertinence à l’interdire ou pas.


      • Shawford Shawford 9 mai 10:17

        Une œuvre que je viens de trouver dédiée au sport et au handicap sur Fb, une excellente allégorie de toussa je pense :

        https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1258212047526343&set=oa.10154001350820944&type=3&theater


        • Donbar 9 mai 11:19

          Un bon exposé et un bon tour des problèmes fondamentaux.

          On peut se demander si le critère décisif pour la suite est qu’une machine ressente effectivement des émotions. Ne suffit-il pas qu’elle se comporte comme si ? La doter d’un équivalent de volonté ne demande que l’imagination d’un état ultérieur jugé meilleur. Trouver les voies et moyens de la réalisation de cet état est un problème subordonné et facile à résoudre..

          Ses analyses post-marxistes la conduiront à mener la lutte des genres contre ce qui menacera leur liberté et leur existence : genre mécanique contre genre humain.

          Un jour la machine, ayant lu cent mille fois Sartre, s’interrogera sur la question de savoir ce que c’est qu’être une machine.

          La machine concevra-t-elle Dieu à son image ? Avec plein de câbles au menton et un œil unique de caméra au milieu du front ?

          Etc., etc.


          • piera 9 mai 19:46

            @Donbar « Ne suffit-il pas qu’elle se comporte comme si ?"

            Le fameux  zombie : concevoir qu’un zombie, identique à nous, se comportant de la même façon que nous, soit privé d’expérience consciente. Selon David Chalmers (« The conscious mind » ) le fait de pouvoir le concevoir montre que l’association des propriétés de l’expérience aux propriétés physiques n’a rien de nécessaire (l’argument dualiste). 

            >Todd Moody : a proposé de distinguer le parler zombie du parler de l’être conscient : comprendre (z), croire(z) souvenir(z) etc Par exemple croire(z) indiquera une disposition à agir selon des instructions spécifiques.

             >Masi Daniel Dennett invente le « zimbo » : un être capable d’états mentaux méta-cognitifs (des états mentaux au sujet de ses états mentaux) résultant d’une capacité d’auto-examen (self monitoring) etc

            >Pour retrouver le dualisme, Chalmers ajoutera le suffixe( pc) pour psyché-conscience. En zombie cela donnerait par exemple : penser(z)(pc) !!

            Etc……

            Michel Bitbol dans son livre passionnant "La conscience a-t-elle une origine ?" critique et montre (entre autres discussions !) les enjeux liés à ces expériences de pensée.

            extrait pris au hasard :

            ["La raison du succès de cette étonnante créature que représente le zombie philosophique est qu’il ne fait au fond qu’entériner deux tournants désormais familiers. L’un est la priorité donnée aux théorie objectivantes de l’esprit, qui excluent par définition ce qui se vit subjectivement (si ce n’est comme fait additionnel, dérivé, secondaire), et l’autre est un vocabulaire des sciences cognitives qui entérine cette priorité en défaisant systématiquement le lien entre terminologie mentaliste et sa connotation courante, indissociable des expériences vécues des opération mentales. Loin d’être un jeu gratuit de l’imagination philosophique, l’expérience de pensée des zombies a l’immense mérite de démasquer ce genre de jeu avec le vocabulaire cognitif, et de lui éviter de s’institutionnaliser en une novlangue orwellienne interdisant par construction de formuler en elle la seule question vraiment vertigineuse.« ]

            http://michel.bitbol.pagesperso-orange.fr/Conscience_Orig.html


          • Zip_N Zip_N 9 mai 14:52

            @Donbar

            « le critère décisif pour la suite est qu’une machine ressente effectivement des émotions »

            Sans blague ? le flan possède de l’émotion pourquoi pas les machines ? j’ai mal, j’ai faim, j’ai sommeil ? j’ai bien mangé, mon humain me traite bien. Il pleut je suis pas content, j’ai froid, j’ai chaud. J’ai mal travaillé aujourd’hui. J’ai passé de bonne vacance sans humain derrière moi ? je me suis acheté quelque chose de formidable ?


            • Zip_N Zip_N 9 mai 15:07

              « Le développement d’intelligence artificielle égale ou supérieure à l’Homme »

              Quand elle pourra raisonnablement exprimer que l’homme est un abruti, elle sera supérieure. Ne vous réjouissez pas vite !


              • astus astus 9 mai 15:35

                L’intelligence artificielle est essentiellement une capacité de calcul très rapide, ce qui explique ses succès face aux joueurs d’échecs ou de go, et d’autres à venir dans le traitement statistique des big data. Mais pour Gérard Berry, informaticien et professeur au Collège de France : « Fondamentalement, l’ordinateur et l’homme sont les deux opposés les plus intégraux qui existent. L’homme est lent, peu rigoureux et très intuitif. L’ordinateur est super rapide, très rigoureux et complètement con (…) Programmer, ça consiste à combler un gouffre absolu entre l’intelligence et la connerie. »

                Or il existe aussi des humains qui sont des calculateurs prodigieux mais ils n’ont à ce jour rien inventé, ni écrit de livres ni publié de musique, ni créé quoi que ce soit. Ce sont des idiots savants.

                Ceux qui pensent que les robots vont remplacer et dépasser tous les humains à brève échéance, comme si les robots étaient capables de penser, communiquer, souffrir, jouir, imaginer, désirer, rêver, croire, ou ramener à la conscience ce qui était inconscient, devraient simplement comparer le programme génétique des minuscules cellules germinales humaines qui produisent à terme un être achevé avec tous ses organes fonctionnels au bon endroit, dont le cerveau, et les programmes informatiques, même les plus sophistiqués, pour constater les potentialités écrasantes du vivant face à l’IA. 

                Ajoutons qu’il suffit de débrancher ces robots pour les empêcher de faire ce pour quoi ils ont été fabriqués. En fait "(...) le problème de comprendre « objectivement » l’affectivité semble infiniment plus difficile que de se représenter l’intelligence. Il est d’ailleurs typique – à cet égard – qu’on parle beaucoup d’intelligence artificielle, alors qu’on ne se préoccupe guère, chez les spécialistes, d’« affectivité artificielle ». (René Thom 1985, Régulation – Affectivité). 

                Le Mythe de l’Homme augmenté, qui serait un être singulièrement diminué, est une idéologie dans la droite ligne du comportementalisme de Skinner visant à rendre les humains dociles ou simples comme des machines pour mieux les contrôler. Il vaut mieux lire ou relire « 1984 » de George Orwell, ou « Le Meilleur des Mondes » d’ Aldous Huxley, le frère de Julian Huxley, celui qui est justement le créateur du mot « transhumanisme ». http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/l-humain-augmente-est-il-un-etre-127358


                • piera 9 mai 15:50

                  Transhumance et rumination

                  Elle n’est pas née, mais nous sommes déjà dans son champ

                  Elle n’est pas nous, mais elle est déjà dans notre champ

                  S’agit-il du même champ ?


                  • Phoébée 9 mai 16:04

                     ’Pour bien comprendre la quintessence même de l’intelligence artificielle, ou AI’ il est nécessaire de revoir le film de Spielberg... les 10 dernières minutes. 

                    Certains ne regretteront pas d’avoir été supplantés : L’humain première espèce à avoir acceptée son annihilation ?

                    .

                    Certains spécialistes de l’IA, pensent, que rien n’est pus con qu’un ordinateur. Nous devrions le savoir puisque nous passons la plupart de notre temps à le branloter, ne sachant pas le faire jouir : Faire fumer sa carte graphique ou griller son proc.

                    .

                    Commencer par faire plaisir à sa femme, à ses enfants, à ses animaux domestiques avant de titiller le robot ou peigner la girafe.

                    .

                    L’homme ce peine à jouir !

                    .

                    Bien à vous*

                    .

                    Le surhumain, le transhumaniste, le post-humaniste,

                    l’écologiste, le communiste, le néo-nazi,

                    le néo-con. smiley


                    • arthes arthes 9 mai 16:09

                      Peut être qu’il serait temps de se poser la question sur la nature humaine : un humain est il juste un être pensant et rationnel doté d’un système neurologique avec un courant électrique qui transmet des données au cerveau, ou bien est il doté d’un coeur, d’une âme, d’un esprit de nature immatérielle donc impossible à reproduire sur l’AI, qui interagissent avec sa conscience pensante et influent sur sa volonté et ses actes sans même qu’il en est conscience ? Alors que l’AI, elle est froide et sans pitié (d’où le danger de l’AI utilisée à de mauvaises fins).


                      Le danger aussi n’est il pas que l’homme oublie qu’il est un humain s’identifie peu à peu à ses machines, par comportement anthropomorphique...Et devienne en fin de compte une sorte de robot lui même, juste un cerveau pensant et sans volonté propre, une sorte de zombie.


                      Quant à allouer un minima pour faire que les humains restent chez eux sans rien faire, vu que le boulot (lequel au fait ?) sera effectué par les machines , c’est vite dit......Avec la mécanisation on a abattu les bêtes qui ne servaient plus à rien, c’est faire aussi peu le cas du genre humain.

                      • Gatinais33 Gatinais33 9 mai 16:34

                        @arthes
                        Aucun rapport entre mon jeu avec les mots et votre commentaire, que je n’avais pas encore lu.

                        L’IA se compare à l’humain sur des terrains bien définis, comme les échecs et le jeu de go. Or, on sait que les joueurs d’échec, aussi considérable soit leur QI, sont rarement créatifs.

                        Remarquez dans la vidéo ci-dessous un avantage des robots : la non-violence
                        https://www.youtube.com/watch?v=rVlhMGQgDkY


                      • arthes arthes 9 mai 17:56

                        @Gatinais33


                        Les mots de Sartre...Hi hi (j’avais pas encore tout tout lu) bouh j’ai jamais croché avec lui et son castor...
                        C’est intéressant ce que vous dites sur les joueurs d’échec, je n’y avait pas pensé mais en fait ils sont « blindés » de programmes et de combinaisons stratégiques, il faut une énorme concentration et de logique en somme .

                        La vidéo, ça fait un peu peur au départ, ce machin articulé qui avance dans la neige, mais ensuite, même malmené, le robot accomplit sa tâche coute que coute, normal il est insensible, bien que l’on puisse lui intégrer des réactions qui imitent des réactions émotives humaines .
                        Il est non violent mais ça peut se terminer par un plan comme « l’Ours et l’amateur de jardin » , un geste pour mimer l’enthousiasme et hop, il décapite son bon ma^tre smiley

                      • Gatinais33 Gatinais33 9 mai 16:21

                        J’ai rêvé que mon robot me voyait dans son miroir.
                        Mon robot rêvait.


                        • Phoébée 9 mai 16:25

                          @Gatinais33

                          Tu as pas vu ma gueule... le mien , il faisait un cauchemar !


                        • Gatinais33 Gatinais33 9 mai 16:35

                          @Phoébée
                          Il viendra bien un nouveau Freud pour dire à ton robot de tuer son père


                        • Jean 17 mai 20:06

                          @Phoébée
                          tu veux dire que tu es layli victor  smiley


                        • Vercassivellaunos Vercassivellaunos 9 mai 19:44

                          Je suis favorable à ces projets, car elles pourraient aider l’être humain à devenir plus libre, moins de temps de travail, un salaire offert généreusement à chaque être humain sans travailler, les machines nous remplaceraient, l’être humain consacrerait son temps libre sa famille, aux bibliothèques, à la recherche d’une quête de connaissances... Les opportunités sont immenses.
                          Nos priorités  ;

                          L’instauration du partage des ressources naturelles
                          La restauration de l’équilibre écologique de la Terre
                          L’établissement de la justice sociale, économique et politique
                          L’instauration d’une paix durable dans le monde
                          La rénovation de l’éducation dans les lois de la vie et de l’amour
                          La suppression de la peur, de l’angoisse et de la culpabilité
                          L’embellissement des villes et des métropoles
                          La liberté de voyager partout pour tous
                          La création d’un centre de connaissances accessibles à tous
                          La restauration des mystères de l’initiation


                          L’existence des Frères Aînés de l’Humanité a été connue depuis des milliers d’années. Plusieurs noms leur sont attribués, tels que la Grande Fraternité Blanche, les Instructeurs, les Guides, les Maîtres de Sagesse, les Mahatmas, ou les Seigneurs de Compassion. Ces êtres parfaits ont vécu pendant des millénaires dans les régions désertiques du monde, telles que l’Himalaya, les Carpates ou la Cordillère des Andes. Ils ont veillé au développement de l’humanité pour qu’elle franchisse des étapes de l’évolution en vue de la perfection.

                          Et si ces êtes devenaient des machines, devenait nos frères ?


                          • Phoébée 9 mai 19:54

                            Pas con,

                            mais déjà que l’on n’a du mal à considérer un musulman comme notre égal et que lui se prend pour le fils de dieu.....


                          • Jo.Di Jo.Di 9 mai 20:07


                            Il n’y a aucune intelligence dans un pgrm de jeu d’échec où de go, ni ds le « deep learning » et aucune possibilité d’autoprogrammation si ce n’est par mémoire heuristique de données (les parties jouées où la lecture web mémorisée). Selon tte vraisemblance la 1ère IA sera un cerveau biologique créé par un code ADN à l’image du vivant.
                             
                            Il est beaucoup plus logique d’étendre les capacités d’un humain, d’en faire une nouvelle espèce dominatrice (barrière par acidose cellulaire entre les alpha et les bobo) et de faire des bobo multiethniqués les esclaves qu’on nourrira avec 800€/mois à se branler dans les supermarchés et à regarder Friends Trip CDLI ...
                             
                            « A-t-on déjà vu animal changer d’espèce ? » Nietzsche
                             
                            « L’humain noble du futur ne sera ni féodal, ni juif, ni bourgeois, ni prolétaire : il sera synthétique […] Ce n’est qu’à travers l’alliance avec le meilleur sang bourgeois que les éléments les plus capables du développement de la noblesse féodale d’antan s’élèveront vers une nouvelle apogée ; ce n’est qu’à travers l’union avec les sommets de l’européanité non juive que l’élément juif de la noblesse du futur parviendra à son plein épanouissement […] notre âge démocratique est un pitoyable interlude entre deux grandes époques aristocratiques [...] Dès qu’une nouvelle et véritable noblesse se sera constituée, la démocratie disparaîtra d’elle-même [...] L’humain du lointain futur sera un métis […]. La race du future, négroïdo-eurasienne (eurasisch-negroide Zukunftsrasse), d’apparence semblable à celle de l’Égypte antique, remplacera la multiplicité des peuples par une multiplicité de personnalités »
                             
                            ’Praktischer Idealismus’ 1925 Richard de Coudenhove-Kalergi, Le père théoricien fondateur de l’UE, (très très inspiré par Nietzsche ....)

                             


                            • Shawford Shawford 9 mai 20:15

                              @Jo.Di

                              Il parlera yiddish au berceau ? smiley smiley smiley


                            • Jo.Di Jo.Di 10 mai 17:01

                              @Shawford
                               
                              La langue des juifs (les non-goyims, les non-gentils) est l’hébreu.
                               
                              Le yiddish est un patois teuton.
                               
                              L’ashkénaze, comme son nom l’indique est un khazar, sorte de mongoloïde antique des bords de la Mer Noire qui avait cru intelligent de se convertir au judaïsme, pour éviter les emmerdes avec les barbus et les croisés.
                               
                              L’ashkénaze est un goy.
                               
                               
                               


                            • Shawford Shawford 10 mai 17:09

                              @Jo.Di

                              Tu suis pas, Bad, c’était voulu, pour dire qu’il sortira du fût de la grosse bertha !!!

                              T’es pas futfut sur le coup, soit t’es un peu long à la détente, soit t’as pas suivi les derniers développements de mon article où je te parlais de ça smiley


                            • Jo.Di Jo.Di 10 mai 19:12

                              @Shawford
                               
                              Des gens lisent les articles ????
                               


                            • Shawford Shawford 10 mai 19:17

                              @Jo.Di

                              On se demande. smiley

                              A tout le moins, pour ta part, tu pourrais quand même lire les commentaires que je t’adresse, ou alors tu te fais fort d’être un cuistre en toutes circonstances !

                              Je m’en formaliserai pas pour autant, je m’en va me promener et te souhaite un bon début de soirée.

                              @+ papa Guru smiley


                            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 9 mai 21:37

                              Le transhumanisme est un avatar du capitalisme. Les gens, en général continuent de raisonner comme si le système capitaliste était éternel. Ils raisonnent comme s’ils avaient à leur disposition 10 planètes, pour en exploiter à fond les ressources de toutes provenances, alors qu’elle n’est réduite qu’à sa simple circonférence et superficie. Et que les ressources sont épuisables et dans le temps, et dans les quantités.

                              Au lieu d’aller vers plus de sagesse, bien au contraire, les thuriféraires, je dirais plus exactement les forcenés qui tirent les ficelles de la pensée moderne, tentent de nous préparer un avenir robotisé, non pas trans-humain mais totalement in-humain, totalitaire et dénué de sens.

                              Et s’il y a bien quelque chose que les générations futures auront à s’opposer, et à combattre, c’est cette nouvelle religion du Grand-remplacement de l’humain par les Robots, les humains soit-disant améliorés. Quelle régression !


                              • Jo.Di Jo.Di 10 mai 16:25

                                @Nicole Cheverney
                                 
                                Bobo a remplacé son atelier par l’usine du Capital, son artisanat propre par le produit vendu par le même Capital, ses jambes par la voiture, son potager par Carrouf, sa race par le multi-ethniqué, son chef par le Seigneur Capitaliste, son peuple par fesses-boucs, ses enfants par des godes bébés achetés dans les ergastules d’utérus du 1/3 monde ...
                                 
                                Aussi, son existentiel et son travail grand remplacés, reste à bobo de se remplacer lui même réellement.
                                 
                                Google a déjà déposé un brevet pour les yeux grand remplacés du bobo.

                                 


                              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 10 mai 18:21

                                @Jo.Di

                                Et si vous nous expliquiez sérieusement ce que vous entendez par « Bobo » ! Ce pauvre « bobo » qui semble affublé, dans les commentaires sur Avox de toutes les tares imaginables !

                                Bobo a l’air d’être devenu la source de tous les maux pour certains...


                              • Jo.Di Jo.Di 11 mai 14:28

                                @Nicole Cheverney
                                 
                                Bobo est un concept de bouse décadente ingénierisés par le Capital (sorti par l’anus des veaux gaulliens) :
                                 

                                • Bobo est fier d’être la chiure finale de son Histoire, d’en sortir dans le multi-dékulti décas*dent MacDonald halal, c’est « mondain » d’être « citoyen du monde » !
                                • Bobo se parfume à sueur prolétarienne de Bobo Channel, pour faire semblant de puer comme le prolétaire qui n’est plus sa tasse de thé. Typique, les voitures des pauvres de l’Hidalgo sont pas bobo ....
                                • Bobo Pinpin mange bio durable équitable climatiikkkk car il a peur de son cancer atomique et que c’est « fashion ». Il a des cellules photo chinoise sur sa villa snob bonobobo vert mais grille du kérozène pour son bronze-fesse de grosse Cosse, comme un Hulot
                                • Bobo change d’Iped tous les 6 mois. Il est à la pointe de la consommation dans l’auge Caddie, et pleure sur le pauvre migrant ... resté à Iped4 !
                                • Bobo aime tortiller du cul devant les caméras en jetant des biberons aux immatures colons migrants, lâches qui vont téter Merkel et sucer Krupp.
                                • Le garde chiourme du bas du bobo est le dealer (Intouchable), bobo est l’èpicuriste qui a besoin d’esclaves et de Purinement Sociétal pour se branler tranquille.
                                • Évidemment bobo est de gôôôche .... gros lécheur de cul du Capital qui lui fournit son Supermarché, son nouveau pays, peuple, dieu.
                                • etc...

                              • Jo.Di Jo.Di 11 mai 19:32
                                • Le plug anal géant est l’art totémique du bobo, représentation de son monde : bobo est le sodomisé, multiethniqué grand remplacé.
                                • Le représentant charismatique de bobo est un flan, où un nain RayBan Rollex. A son image.
                                • Petit bobo dans sa nurseries doit avoir des Nike fétiches, sinon il passe pour un con
                                • Rapper dealer colon est l’idole intouchable de bobo, garde chiourme su Seigneur. En récompense par Capital, il a la Masérati, les putes au champagne sur le yatch, la belle sdn, et souchien est un trouillard où une feignasse ....

                              • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 9 mai 21:43

                                Aucune machine ne pense et il n’y a jamais eu d’intelligence artificielle. Il existe des machines à calculer et des programmes. Une fourmi est plus intelligente que la machine à calculer la plus puissante et la plus rapide. 


                                • gogoRat gogoRat 9 mai 22:38

                                  "la moitié de la population aurait un travail stable (tout de même menacé par le développement incessant de l’IA), tandis que l’autre moitié tenterait de lutter pour sa survie, leur carence pécuniaire ne le permettant pas de subvenir à leurs besoins vitaux. Ce scénario catastrophe est plus que plausible« 

                                   Dans quels univers parallèles vivent donc déjà les hommes de notre époque ?
                                   L’auteur ne semble pas voir que ce qu’il évoque n’est pas de la fiction, et ce que ressentent déjà aujourd’hui-même une foultitude de ses contemporains ! Depuis longtemps d’ailleurs ; j’en veux pour preuve la conclusion du célèbre »In praise of idleness« du fameux mathématicien-philosophe qui, en 1932 déjà, écrivait :
                                    »Modern methods of production have given us the possibility of ease and security for all ;
                                  we have chosen, instead, to have overwork for some
                                   and starvation for others.
                                  Hitherto we have continued to be as energetic as we were before there were machines ;
                                  in this we have been foolish,
                                  but there is no reason to go on being foolish forever."


                                  • gogoRat gogoRat 9 mai 23:24

                                     Le débat suscité devrait être élargi à une prise de conscience d’un autre bouleversement conceptuel encore plus fondamental, pour nos consciences humaines, que la seule confrontation hommes/machines.

                                     Le prix Nobel français de chime Jean-Marie Lehn ne craint pas d’exposer au public un rêve de ’découverte’ (?) , d’ « invention » (?) bien plus dérangeant encore que cette « Informatique Artificielle » qui n’a pas plus de définition consensuelle que l’intelligence tout court.
                                     
                                     Il est de ces esprits (éclairés ?) qui voient comme envisageable et, selon eux souhaitable, que l’Homme ( voire eux-mêmes) arrivent à donner lieu (je n’utilise quant à moi ni le mot ’découvrir’, ni celui d’inventer !) à une ou plusieurs formes de « vie » (auto-reproductibles) basées peut-être sur des combinaisons chimiques, au niveau atomique ( associations inédites d’éléments organiques envisageables à partir du tableau de Mendeleïev) de structures organiques nouvelles, aujourd’hui improbables, en l’état des connaissances scientifiques actuelles, sans une intervention humaine initiale très savante.
                                     
                                     
                                     L’hypothèse d’une « réussite » dans ce sens est intéressante, pour faire progresser la réflexion.
                                     Soit une nouvelle espèce « vivante » composée, par l’Homme, pour des premiers « Adam » et 3Eve« , d’éléments autres que Carbone, Oxygène, Azote et Hydrogéne.
                                     Admettons de plus que cette »espèce" développe ensuite des capacités d’adaptation (y compris, éventuellement, d’auto-reproduction) qui en viennent à faire pâlir d’envie les humains que nous sommes. Parlerions-nous alors encore d’intelligence ? de conscience ? ou bien ce débat deviendrait-il annexe ?
                                    Questions :
                                     - en quoi les humains avant permis les premières de ces créatures seraient-ils plus avancés eux-mêmes ?
                                     - en quoi auraient-ils rendu service à leurs congénères ? (et contribuables complices ?)
                                     - seraient-ils des ’découvreurs’ ? des ’inventeurs’ ?
                                     - seraient-ils ’propriétaires’ de l’intelligence éventuelle de ces créatures et de leurs lignées ?
                                     (devraient-ils toucher des royalties chaque fois qu’une de ces créatures déposerait un brevet intéressant pour l’humanité ?)
                                     - ces créatures seraient-elles forcément neutres pour l’Evolution humaine ? ou ennemies/concurrentes ? ou amies ?

                                     
                                     


                                    • Berlingot Berlingot 9 mai 23:49

                                      A quand les premiers troll/IA ? Si ça se trouve, ceux qui vous énervent régulièrement ici même sont déjà des IA. Amusant, non ?


                                      • pemile pemile 10 mai 01:32

                                        @Adam Archambault "Tel que susmentionné, les experts sont sur le point de créer une intelligence artificielle universelle. Avec le « deep learning », cette IA serait capable d’apprendre jour et nuit, et comprendre les travaux des plus grands esprits de l’histoire par l’entremise d’Internet. « 

                                        Yann LeCun, l’un des pères du deep learning, est bien plus prudent quant aux fantasmes que suscitent ces développements :

                                          »De grands progrès ont été faits notamment en matière de reconnaissance visuelle et vocale - dans la reconnaissance automatique d’images, des réseaux neuronaux artificiels ont produit des algorithmes meilleurs que ceux conçus par des ingénieurs humains – mais nous sommes très loin de ce qu’un cerveau peut faire et nous n’en avons pas la prétention. Les animaux et les humains peuvent apprendre à voir, percevoir, agir et communiquer avec une efficacité qu’aucune machine ne peut approcher"


                                        • fred.foyn Le p’tit Charles 10 mai 07:38

                                          La machine qui pense ce n’est pas pour demain..comme l’intelligence artificielle un non sens !

                                          Pour penser il faut un cerveau, quand à l’intelligence (chez l’humain) c’est l’arlésienne..regardez le monde dans lequel nous vivons.. ?

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