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Accueil du site > Actualités > Technologies > La science dans l’impasse avant la plus grande révolution depuis (...)

La science dans l’impasse avant la plus grande révolution depuis quatre siècles

Cette fois ma conviction est forgée, définitive, inébranlable, incontournable, la science est arrivée dans une impasse. Elle n’a plus aucune issue sauf à faire des expériences et trouver des résultats, un peu à l’image d’une partie de poker perpétuelle qui se joue avec des nouvelles cartes mais qui reste pour l’essentiel un jeu de cartes. Enfin, disons que les cartes sont de même nature, elles sont des mécanismes, des interactions, des phénoménalités analytiques, des statistiques. Le jeu est sans fin, on l’appelle la science ou comme disent certains, publish or perish. Bref, un jeu interminable qui est sans issue et ne peut plus s’arrêter, comme le loto, le football ou le téléthon. La sophistication des engins technologiques ne peut épuiser l’infinie complexité des mécanismes naturels. Le jeu est sans fin. Il ne produira pas d’explication. Juste des résultats, avec des applications, des scientifiques et des financiers et le marché qui va avec. Les publications financent les moyens permettant de produire d’autres publications. Je serais tenté d’y aller avec une démonstration à la Marx.

M-A-M devient A-M-A S-P-S devient P-S-P

C’est clair ! Marx explique que dans une économie fondée sur l’utilité, on vend un bien pour en acheter un autre alors que l’économie du profit utilise la marchandise M comme moyen pour faire de l’argent A. La seconde formule dit ceci. Une recherche qui se veut scientifique dans ses fins utilise la publication comme intermédiaire entre deux états d’avancement de la science. Dans notre système actuel de recherche déviée, la science S est ce qui permet d’augmenter son capital en publication P. Actuellement, il est de bon ton de relier des tas de crises, certaines réelles d’autres plus psychiques (peurs climatiques). J’opte plutôt pour un usage du concept d’impasse et je suis convaincu que l’impasse du capitalisme est entrelacée avec l’impasse de la science. Sans doute faudrait-il ajouter une troisième formule, A-S-A, autrement dit, la science qui sert à faire de l’argent et s’insère dans le système du profit. Ce fait est avéré et bien évidemment incontestable. Qui n’a jamais entendu quelques contempteurs dénoncer la mise sous tutelle de la recherche par les intérêts financiers ? Bref, le système technicien, par ses multiples aspects, est dans une impasse. Et bien sûr la science. Je ne parle pas des techniques qui se perfectionnent sans cesse. Juste de la science au sens de connaissance du monde naturel et de l’univers.

En vérité, cette impasse scientifique est d’ordre épistémologique et même gnoséologique. La frénésie expérimentale inonde l’univers de la recherche de données qui ne trouvent ni la cohérence, ni le sens. Mais qui s’insèrent dans une sorte de jeu comme une loterie statistique et analytique où dès lors qu’un effet est observé et calculé, alors la partie est gagnée et on publie les résultats. Le cours de la science contemporaine est devenu un jeu, opposé au sens de la nature. En ce sens, le jeu scientifique est parfaitement inséré dans le jeu capitaliste et libéral. L’important n’étant pas d’ouvrir les consciences des gens mais de gagner une des innombrables parties proposés par le système. Les deux jeux vont de concert à l’époque hyper moderne. Ce qui nous ramène aux deux impasses qui s’entrelacent même si elles ne sont pas reliées. Le jeu est une impasse car que l’on perde ou que l’on gagne, on n’apprend rien et cette science qui finit par devenir un jeu ne nous apprend plus rien, sauf si on tente de dépasser le jeu, de sortir du cadre et d’interroger sur le comment et le pourquoi de ce jeu. Et surtout de comprendre l’univers et la nature. La science s’est égarée dans une impasse gnoséologique. Elle ne parvient pas à saisir l’essence de l’univers mais sans doute, dès le départ, quand la physique mathématique a émergé avec Galilée, la science était déjà sur une voie opérationnelle dont l’issue s’achèverait dans l’impasse mécaniste et objectiviste de la fin du 20ème siècle.

La situation se présente comme au 17ème siècle, quand le calcul a fini par rendre opérationnel le dispositif scientifique et philosophique qui pour connaître la nature et l’homme, a réussi à sortir la philosophie scolastique de son impasse. Maintenant, l’achèvement de ce dispositif est avéré. Il a donné ce qui était possible et ne fait que tourner en rond. Une immense révolution se prépare. Je ne sais pas comment l’exposer pour un public relativement éclairé vu que je ne sais pas comment convaincre les scientifiques professionnels. C’est le lot de l’impasse que d’être ignorée de ceux qui y sont plongés alors que ceux qui en sont sortis n’ont que peu de moyens pour se faire entendre. La grande révolution est en marche mais elle se fait avec des pas de travers, dans le silence des pensées. Elle finira peut-être par émerger avant que l’humanité ne se soit détruite ou pire, ait installé le système totalitaire de la science moderne car impasse va de pair avec totalitarisme si elle revêt un sens collectif.

Je vous en dirais plus si vous le souhaitez, sinon je m’en irai contempler les oiseaux. A vrai dire, l’ignorance n’est plus un état que l’on subit, c’est maintenant, à notre ère de diffusion des savoirs, un Choix ! Et je ne pense pas que les autorités gouvernementales aient intérêt à sortir de l’impasse car elle s’accommode parfaitement avec la domination des élites et les profits du marché. Quand le jeu permet de faire des tas de gagnants, petits et gros, le jeu ne s’arrête pas. Seuls quelques initiés soutenus par des mécènes peuvent faire germer les connaissances inédites du 21ème siècle, celles qui permettront une nouvelle compréhension du monde et une nouvelle alliance avec la nature et espérons-le, entre les humains.

 


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108 réactions à cet article    


  • Gollum Gollum 22 avril 2013 09:53

    Le jeu est sans fin. Il ne produira pas d’explication. Juste des résultats, avec des applications, des scientifiques et des financiers et le marché qui va avec.


    Oui. On trouve la même analyse chez Guénon mort en 1951... Z’avez un peu de retard..
    (désolé pour l’ironie...)

    je suis convaincu que l’impasse du capitalisme est entrelacée avec l’impasse de la science.

    Bien d’accord. Là aussi cela a été dit il y a longtemps.. Capitalisme issu du rationalisme des Lumières.. Là aussi lire chapitres XIII et XIV de Le règne de la Quantité publié en 1945 l’année même de la domination définitive des US suite à la guerre...

    La frénésie expérimentale inonde l’univers de la recherche de données qui ne trouvent ni la cohérence, ni le sens. 

    Les sciences (au pluriel et ce n’est pas pour rien) ne peuvent accéder à l’Un. Les sciences sont donc le domaine de celui que les Évangiles appellent Légion... D’où les fruits des sciences : une « civilisation » planétaire engluée dans ses contradictions internes, profondément hostile à la Vérité, à la Vie, à l’Amour, toutes notions issues de l’Un...

    Une immense révolution se prépare.

    Bien évident. Mais pas pour tous. Beaucoup vont y laisser des plumes et beaucoup ne verront pas le Soleil (de la Connaissance) se lever...


    Elle finira peut-être par émerger avant que l’humanité ne se soit détruite ou pire, ait installé le système totalitaire de la science moderne car impasse va de pair avec totalitarisme si elle revêt un sens collectif.

    Je pense qu’elle va émerger en même temps que l’on aura la victoire totale du Chaos.

    Je vous en dirais plus si vous le souhaitez, sinon je m’en irai contempler les oiseaux

    Perso je ne fais plus que ça, contempler les oiseaux..


    Seuls quelques initiés soutenus par des mécènes peuvent faire germer les connaissances inédites du 21ème siècle, celles qui permettront une nouvelle compréhension du monde et une nouvelle alliance avec la nature et espérons-le, entre les humains.

    Ne vous inquiétez donc pas de ce qui va émerger. Ce qui doit émerger émergera et personne ne pourra l’empêcher.. Donc : zen. Optez pour le quiétisme de Mme Guyon.

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 avril 2013 10:41

      Bonjour, Je ne suis pas certain que Guénon ait pensé que la science était dans une impasse. Il évoquait une crise de l’humanité surtout. Il faudrait que je relise ses textes et aussi celui, assez fameux, de Husserl. Cela étant, Guénon s’est trompé puisque la science a avancé formidablement et il faut être présomptueux pour dire qu’elle est dans une impasse. J’assume cette position


    • Gollum Gollum 22 avril 2013 12:09

      Je ne suis pas certain que Guénon ait pensé que la science était dans une impasse


      Bien sûr que si. Lire chapitre IV de La crise du monde moderne, intitulé Science sacrée et science profane, où il montre ce qui caractérise les sciences profanes, qui sont déjà divisées en plusieurs compartiments différents, incapables de synthèse, et surtout s’intéressant aux applications pratiques dans une optique de toute puissance vis à vis du monde matériel. Le fait aussi que la science soit devenue une science expérimentale  montre le biais matérialiste sous-jacent, jamais dit.

      Alors que les sciences traditionnelles partent de l’Un et opèrent sur le global. L’Alchimiste n’opère pas seulement sur un bout de matière mais met en jeu le Cosmos tout entier dans son ensemble.
      (Pas vous qui aviez fait un blog en hommage à Fulcanelli ?) Et l’aspect opération sur la matière vient en dernier..

      Les sciences modernes ne peuvent qu’être en crise à terme à cause de ses fondements même.
      Ou transmuter. En repostulant l’Un, indémontrable, et l’Unicité de toute chose, ce qui veut dire que le monde entier est un gigantesque organisme vivant que l’on doit respecter...


      Il évoquait une crise de l’humanité surtout. 

      Crise de l’Humanité due à son éloignement des principes Traditionnels. Et la Science occidentale en faisant partie ne peut qu’aller à terme vers la reise en cause de ses fondements mêmes..

      Il faudrait que je relise ses textes et aussi celui, assez fameux, de Husserl. 

      Oui smiley

      Cela étant, Guénon s’est trompé puisque la science a avancé formidablement 

      Il n’a jamais dit qu’elle n’avancerait pas. Il a juste dit que ce savoir était une impasse. Il a surtout dit que la science serait efficace et efficace au point de nous emmener au désastre...
      Ce qui est en effet le cas. Faudrait avoir de la m.. dans les yeux pour ne pas le voir, s’appeler Claude Allègre par exemple...



      et il faut être présomptueux pour dire qu’elle est dans une impasse. 

      Pour qu’elle sorte de cette impasse il faudra qu’elle renie certains de ses fondements. Il n’y a pas d’autres alternatives...

      J’assume cette position 

      Et moi les miennes.. smiley

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 avril 2013 12:15

      La science ne doit pas renier ses fondements. Elle doit juste s’enrichir d’un second fondement qui aura une valeur ontologique appliquée à la compréhension des choses. La science doit déconstruire la vision mécaniste et physicialiste sans abandonner les mécanismes et les phénomènes de la physique moderne.

      Je pense qu’un philosophe comme Gennaro Auletta est sur la bonne voie. Avec Davies, Vedral, et quelques autres que j’ignore et bien sûr, je serai de cette partie de poker métaphysique


    • Castel Castel 22 avril 2013 17:16

      Pour qu’elle sorte de cette impasse il faudra qu’elle renie certains de ses fondements.

      lesquels ?


    • Castel Castel 22 avril 2013 17:30

      Oui, il y a en quelque sorte la science de dieu et la science du diable...

      Les sciences (au pluriel et ce n’est pas pour rien) ne peuvent accéder à l’Un

      D’après vous, l’ésotérisme (astrologie, alchimie etc...) permette-t’elle d’accéder à l’un ?
      Ou l’un se trouve en nous-mêmes ?


    • Gollum Gollum 23 avril 2013 09:48

      À Castel : 


      Les fondements à abandonner sont l’exigence de répétabilité des phénomènes qui concernent essentiellement des phénomènes de l’ordre du quantitatif..

      L’exigence de la preuve. Tout ce qui est d’ordre qualitatif ne peut être prouvable stricto sensu. Il y a contradiction dans les termes.
      Ne pas hésiter à postuler l’Esprit en amont de la Matière. Là aussi cela restera improuvable stricto sensu même si certains faits conduisent à penser que...

      Postuler l’interdépendance universelle. Aucune preuve ne pourra jamais être apportée que tout est en relation avec tout. Mais la science s’achemine vers ce genre de vision avec la notion d’intrication quantique.. Mais cela reste une vision.

      Si l’Esprit est une réalité primordiale alors il est par essence inatteignable par des méthodes (les sciences) qui sont adaptées au monde matériel uniquement.

      Créer un modèle logique d’interrelation entre esprit et matière, qui ne pourra jamais être prouvé mais qui peut avoir une valeur heuristique. Le modèle logique ternaire de Stéphane Lupasco peut servir de base comme celui quaternaire d’Abellio. Modèle très proche de la dialectique Yin/Yang des chinois. Le Yang étant de l’ordre de l’Esprit et du qualitatif, le Yin de l’ordre du matériel et du quantitatif...

      De toute façon à terme, on retrouvera les anciennes façons de penser, mais profondément renouvelées et proposées dans un langage plus clair..

    • Gollum Gollum 23 avril 2013 10:11

      D’après vous, l’ésotérisme (astrologie, alchimie etc...) permette-t’elle d’accéder à l’un ?
      Ou l’un se trouve en nous-mêmes ?


      Le fondement de toutes ces disciplines traditionnelles est qu’elles postulent dialoguer et interagir avec le Tout. Pour l’Astrologie, l’univers psychique de l’homme est à l’image de la totalité du Cosmos. Donc étoiles et planètes. L’astrologie moderne qui n’utilise pratiquement plus les étoiles est donc, par définition, mutilée. Mais cette assimilation à la totalité du Cosmos n’est pas seulement spatiale, elle est temporelle. Autrement dit, c’est la vie entière de l’homme qui est assimilable aux cycles internes du Cosmos.

      La logique sous-jacente interne à l’astrologie est une logique à 4 pôles, semblable à celle du Yin/Yang. Il s’agit des 4 éléments.

      Tout le jeu de cet art traditionnel consiste donc dans un va et vient entre thème astral et événements afin de parvenir à une vision vécue de l’interdépendance universelle.. ce qui amène à une renonciation à la notion de libre-arbitre et à un vécu moins naïf de son ego. Suis-je mon ego, symbolisé par la Lune, ou suis-je quelque chose de plus vaste et dont le Soleil est le symbole (mais juste le symbole). En fait à terme il s’agit de comprendre que je suis le Cosmos tout entier..

      Bien évidemment, comme pour tout Art traditionnel, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus..

      Pour l’Alchimie, les postulats sont les mêmes. Élection de l’alchimiste par le Cosmos tout entier par l’intermédiaire de rêves. Élection de la matière première par l’alchimiste suite à des rêves/visions. Matière première vivante prise directement à la mine. Régimes de cuisson de la matière au four en suivant les indications des livres interprétés dans leur sens véritable selon une inspiration quasi divine et selon l’état astrologique du Ciel, qui doit être en correspondance avec celui de l’adepte (on voit là d’ailleurs à quel point la notion de recette répétable est absurde dans un tel univers mental). Dialogue subliminal entre matière et alchimiste.. la matière étant vivante..
      (ça me fait penser d’ailleurs à ce paysan mexicain qui n’avait pas hésité à demander aux plantes de son jardin quoi faire pour les faire pousser et qui avait obtenu des « réponses ».. Résultat : des légumes géants avec une productivité extraordinaire.. Les photos se trouvent facilement sur le net, vous devez connaître cette histoire je suppose.. Je crois que cabanel avait sorti un article sur ce paysan)
      En récompense de ce dévouement de l’alchimiste quant à la Matière, celle-ci lui fournit les clés du Cosmos et de l’Immortalité qui va avec..

      Notons ici qu’il s’agit bien d’Art avant tout, c’est à dire de façon de faire.. et non pas de science où l’on est sûr de réussir à tous les coups.
      Dans un cas la réussite dépend fortement de l’Opérateur et donc de sa qualification. Dans l’autre, même un robot (sophistiqué) pourrait parvenir au résultat...

    • Castel Castel 23 avril 2013 11:57

      Intéressant, merci. Je suis un peu au courant effectivement.
      Cependant, autant le problème ne se pose pas pour l’alchimie, autant elle se pose pour l’astrologie : vous et moi, me semble-t’il, sommes d’accord pour dire que le fait « astrologique » pose la reproductibilité de ses phénomènes.
      D’où mon problème : je m’intéresse à l’astrologie pour sa reproductibilité. Suis-je alors dans une impasse ?

      Ne pas hésiter à postuler l’Esprit en amont de la Matière. Là aussi cela restera improuvable stricto sensu même si certains faits conduisent à penser que...

      A mon avis, c’est plus fort que cela. La matière EST de la même nature que la pensée. D’où interrelation microscopique (physique quantique) et impossibilité de donner une base tangible et indépendante à la matière .


    • CKPLAN 23 avril 2013 13:00

      Bonjour,

      La description de l’existence et de l’inexistence , son évolution dans le temps, se fait par des chiffres, des notes de musique, des lettres, des symboles...
      Le passage du néant ( vide quantique) à l’existence , idem.
      0= inexistence
      1=existence

      ou l’inverse ! ( les clefs en musique) ( 3 ,7 ou 15)

      Dans un autre commentaire je cite mon blog .

      (Tapez « RGU Planchon » dans google.

      Cordialement



    • Gollum Gollum 23 avril 2013 14:42

      je m’intéresse à l’astrologie pour sa reproductibilité. Suis-je alors dans une impasse ?


      D’une certaine façon, oui... C’est Barbault je crois qui avait écrit quelque part que le thème de Napoléon pouvait tout aussi bien convenir à Napoléon qu’à un fou se prenant pour Napoléon...

      Sous la boutade apparente se cache tout le problème de l’astrologie : on ne peut pas réellement deviner qui se cache derrière un thème... Le thème astrologique est une structure, un squelette... Toute la chair qu’il y a autour manque.. Il ne faut pas essayer de déduire du squelette la chair qu’il y a autour, mais affiner la connaissance de la chair par la connaissance du squelette...

      En toute rigueur il n’y a pas de reproductibilité en astrologie. Un ciel est unique, on ne le reverra jamais.. C’est la raison pour laquelle les scientifiques fuient l’astrologie, et de leur point de vue ils ont raison...

      Il n’empêche que malgré tout l’efficacité de l’astrologie et réelle. N’importe qui qui l’a étudié quelque temps peut en faire la constatation..


      A mon avis, c’est plus fort que cela. La matière EST de la même nature que la pensée. D’où interrelation microscopique (physique quantique) et impossibilité de donner une base tangible et indépendante à la matière .

      En fait la matière est une forme particulière d’esprit... Rigoureusement il n’y a que de l’Esprit.


    • Castel Castel 23 avril 2013 15:05

      En toute rigueur il n’y a pas de reproductibilité en astrologie. (Chaque ciel est unique)

      Oui, exactement. On retrouve la même problématique notamment en médecine. Chaque corp physique est unique, mais quand on regarde le fonctionnement des organes, elles fonctionnent tous de la même manière pour chaque individu. L’astrologie est précisement à l’image de celle-ci.
      Ainsi, un aspect mercure uranus dans un TN donnera à chaque fois quelqu’un avec des idées « différentes » globalisantes qui transcendent des problématiques humaines, sociales...
      Je me souviens plus qui disait « le tout est supérieur à la somme de ses composants »... C’est un peu le problème de la science actuelle, le monde et l’être humain ne se réduisent pas à ses composants.


    • Castel Castel 23 avril 2013 15:10

      Un ciel est unique, on ne le reverra jamais.. C’est la raison pour laquelle les scientifiques fuient l’astrologie

      Pourtant, les scientifiques ne fuient pas l’anatomie. J’en déduit que ce qui leur fait peur, c’est ne pas pouvoir rattacher l’astrologie à un corps, comme par exemple le corps astral.


    • non667 28 avril 2013 18:40

      à bernard
       votre article est a mettre en parallèle avec celui de jjlhuss : seront nous comme des dieux :le transhumanisme !


    • Deneb Deneb 22 avril 2013 10:07

      Au 19ème siècle, bien de scientifiques dont Lord Kelvin s’intérrogeaient sur l’avenir de la science. Majoritairement, ils pensaient que ce qui était possible de découvrir était déjà découvert et que les découvertes futures auraient peu de pertinence. Notamment pour les ondes électromagnétiques, où l’utilité n’était pas du tout évidente, presque tous disaient que ça n’avait aucune application pratique. Un bon siècle plus tard on rit de ce fait, la paradigme a complétement changé.
      Quel est le but de la science ? Quand je pose la question, on me repond : de comprendre le monde. Mais à quoi ça sert de comprendre si ce n’est à obéir ? Justement, à prévoir. Le seul et unique but de la science est la prédiction. La physique quantique se moquait un peu de comprendre, du moment qu’elle arrivait à prédire. Le fait que l’on n’ait pas tout à fait compris tous les mécanismes des particules élémentaires ne nous empêchait pas de produire les prédictions qui se sont avérées d’une diabolique efficacité : la bombe atomique est née, mais aussi les moyens de bruler les tissus cancereux, de produire un énergie bon marché (enfin, c’est ce que l’on croit) etc.

      Il y a 20 ans, quand l’Internet grand public est arrivé, rares sont ceux qui ont vu dans ce machin une révolution mondiale, plutôt une facilité pour les pédophiles et autres pervers. La diabolisation se poursuit encore aujourd’hui, les maîtres du monde ancien défendent bec et ongle leur règne du secret contre celui de la transparence. Le chiens de garde du passé aboient, mais la caravane du progrès passe.

      Les révolutions à survenir d’ici peu de temps seront produites dans les sciences convergentes, les NBIC. Des matériaux intelligents (comme les tissus vivants), interfaces biologiques, prothèses cognitives, transfert de conscience vers des mémoires quantiques, immortalité ...
      Quant à l’exploration spatiale, on abandonnera les fusées pour des maglevs et autres ascenseurs spatiaux, des anneaux orbitaux aux segments géostationnaires en orbite basse, l’exploration minière de la Lune, apprivoisement des astéroïdes et la découverte de la vie extraterrestre sur les lunes de Jupiter.
      La société humaine abandonnera l’argent comme moyen d’échange, on poussera très loin des réflexions axiologiques, la notion de propriété changera de sens (c’est déjà le cas avec les biens immatériels), les religions fusionneront avec la sexualité...
      Tout ça suivant l’accélération de la loi de Moore. L’immoralité est peut-être à la porté de notre génération. Dieu est définitivement mort.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 avril 2013 10:43

        Vous défendez une opinion qui est défendable, du moment qu’elle montre quelques résultats. Mais je suis d’une opinion opposée. La technologie ne pourra jamais atteindre le niveau de compétence de la nature et du vivant. C’est une impossibilité ontologique que la plupart des scientifiques contournent.


      • L'enfoiré L’enfoiré 22 avril 2013 11:07

        Opinion démentie dans les réalités.


      • L'enfoiré L’enfoiré 22 avril 2013 11:10

        Comme disait « Galilée »Et pourtant, elle tourne". smiley


      • L'enfoiré L’enfoiré 22 avril 2013 12:40

        J’oubliais d’ajouter, bien d’accord, Deneb. C’est exactement ce que j’écrivais « Créateurs d’étincelles » 


      • Deneb Deneb 22 avril 2013 12:59

        B. Dugue : « La technologie ne pourra jamais atteindre le niveau de compétence de la nature et du vivant. »
        Très catégorique et pass trè scientifique comme opinion. Le vivant est une nanotechnologie réplicative. En somme, une machine capable de construire sa copie conforme. En maîtriser le mécanisme, on en est loin, certes, mais pas tant que ça. Du moment que l’on y arrive, on peut même l’améliorer, le mécanisme est universel, pareil pour un amibe comme pour un humain, son amélioration permettra de l’adapter explicitement à l’espèce humaine pour augmenter ses capacités cognitives et l’échange d’information entre individus pour arriver à ce que toute l’humanité fonctionne comme un seul organisme vivant, tout en gardant la spécificité de chaque individu faisant partie de cet ensemble. Déjà avec l’internet on a fait un énorme bond dans ce sens, et ça ne peut aller qu’en accélérant. La singularité, c’est pour dans quelques décennies.


      • L'enfoiré L’enfoiré 22 avril 2013 13:20

        Une nouvelle fois, bien d’accord, Denneb. smiley

        Extrait de mon billet de jeudi : L’Homme n’est qu’un passager clandestin qui s’y est incrusté depuis si peu de temps sur la planète de Terre. Il continue à muter, malgré lui et, cela, malgré sa philosophie minimaliste réduite à lui-même."


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 avril 2013 13:33

        La singularité sera le trou noir de l’humanité, la mort de la pensée En face, le règne de la philosophie, l’universalité et la lumière divine.

        La bataille est lancée, rien ne peut l’arrêter, même si un camp dispose de tous les moyens idéologiques, médiatiques, scientifiques et surtout financiers.


      • L'enfoiré L’enfoiré 22 avril 2013 13:40

        « La singularité sera le trou noir de l’humanité, la mort de la pensée En face, le règne de la philosophie, l’universalité et la lumière divine. »


        Bien au contraire. Fini le travail idiot. Débarrassé des contraintes du présent. Ce seront les idées qui feront battre la campagne.
        La philosophie laissons-là gentiment déconner, parfois.
        La lumière divine, waww. Elle est trop blanche, Ça sent le surfait. 
        La lumière, je la veux décomposée en 3 couleurs en positif ou négatif ;
        Un cours de photos vous donnerait bien plus d’idées.

      • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 avril 2013 13:43

        Un cours de photo, pour apprendre à cadrer ?

        Surtout pas, la liberté du chercheur consiste à sortir du cadre et à user d’autres couleurs que le commun des gars en blouse blanche dans son labo !


      • Gollum Gollum 22 avril 2013 13:47

        Deneb : En somme, une machine


        Le gros problème c’est que le vivant ne semble pas être une machine... et heureusement.

        Donc je suis de l’avis de Dugué vous pouvez toujours courir pour arriver à jouer à l’apprenti sorcier...

      • Deneb Deneb 22 avril 2013 13:50

        « ...lumière divine. »

        Vachement scientifique. Et les bioénergies, j’imagine que vous en êtes l’adepte...
        Vous vous décrédibilisez à employer votre culture scientifique à justifier un théisme vain et ridicule.


      • Deneb Deneb 22 avril 2013 13:54

        Gollum : c’est la vision mécaniste du corps humain qui a permis à la médecine de multiplier par trois l’espérance de vie en un siècle et demi. Dévalorisant, certes, mais très efficace.


      • Gollum Gollum 22 avril 2013 14:08

        c’est la vision mécaniste du corps humain qui a permis à la médecine de multiplier par trois l’espérance de vie en un siècle et demi. Dévalorisant, certes, mais très efficace.


        C’est la vision mécaniste du corps humain qui entraîne aujourd’hui toutes les dérives médicamenteuses que l’on voit à foison avec des médicaments qui ne soignent plus mais empoisonnent, avec des scandales pharmaceutiques que l’on n’arrête plus, des antibiotiques qui ont ouvert en grand aux germes résistants les portes d’une future pandémie ingérable et qui va faire plonger vos statistiques sur l’espérance de vie par le fond...

        Bienvenue en enfer sur un désastre collectif engendré par la science moderne. On en reparlera bientôt...

        Ah autre chose, l’efficacité n’est pas gage de vérité et de surcroît comme dit plus haut elle peut être fort relative...

      • Deneb Deneb 22 avril 2013 14:32

        Prolonger la vie, réduire les souffrances. Si l’efficacité n’est pas gage de vérité, je privilégie l’efficacité. Entre mourir jeune dans les souffrances pour ne pas cautionner la méchante industrie pharmaceutique et vivre vieux confortablement en consommant des médocs, je choisis cette dernière option. Amputer les dérives mercantiles de l’industrie pharmaceutique à la science, c’est soit une incompréhension totale, soit une mauvaise foi rarement égalée.


      • L'enfoiré L’enfoiré 22 avril 2013 14:33

        « Surtout pas, la liberté du chercheur consiste à sortir du cadre et à user d’autres couleurs que le commun des gars en blouse blanche dans son labo ! »


        L’IRM en couleurs, cela vous dit quelque chose ?


      • L'enfoiré L’enfoiré 22 avril 2013 14:38

        « Attention images violentes » est-il dit dans ce feuilleton en dix épisodes.

        Où est le problème ?
        Chez les robots ou chez les hommes ?

      • dom y loulou dom y loulou 22 avril 2013 14:54

        la terre va vous montrer si elle est une machine morte que vous pouvez assembler et désassembler comme cela vous chante deneb


        c’est faux, dites-nous donc pourquoi vous voudriez recréer ce qui est devant vos yeux mais que vous ne voyez pas ? 

        Vous n’avez pas à créer ce qui est déjà ni à imiter parce que vous êtes en compète avec l’intelligence bâtisseuse de la vie 

        voilà toute la folie de la technocratie qui croit devoir piller quand les êtres donnent librement

        pourtant c’est la symbiose qui est devenu le maître-mot dans les sciences techniques si je ne m’abuse

        elle nécessite l’EMPATHIE

        car piller a des conséquences au cas où vous n’auriez toujours pas remarqué, des conséquences très intimes et très vastes 


        et le coup des machines qui vont nous libérer du travail on nous l’a déjà fait en 1938

      • Deneb Deneb 22 avril 2013 15:13

        « 

        Vous n’avez pas à créer ce qui est déjà ni à imiter parce que vous êtes en compète avec l’intelligence bâtisseuse de la vie »

        Ma parole, c’est rare de voir autant de créationnistes à un seul endroit au 21ème siècle. La science décode la nature, la technique l’imite, c’est comme ça que l’on a construit une civilisation et un Savoir. A vous entendre, on devrait vivre tous dans les cavernes. L’intelligence bâtisseuse de la vie ? Non, trois milliards d’années d’évolution avec des millions d’essais infructueux pour 1 mutation viable, peu à peu on y arrive. S’il y avait vraiment une intelligence, elle n’aurait pas perdu 3 milliards d’années. Si vraiment il y avait un « plan », j’embaucherais jamais un ingénieur qui met 3 milliards d’années à pondre le produit. Votre « intelligence » bâtisseuse est franchement nulle, le hazard fait aussi bien.


      • astus astus 22 avril 2013 16:58

        Pierre Dac disait que « les prédictions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir », et dans le domaine scientifique, elles se trompent régulièrement. Mais une chose au moins est sûre, que les transhumanistes dénient pourtant : le cerveau humain n’a rien à voir avec un ordinateur, qui n’est jamais qu’une calculatrice. Mais pour cela il faut un peu avoir étudié de près ce qu’est un cerveau, et comment il fonctionne. Il est d’ailleurs curieux que tout le monde parle d’intelligence artificielle mais personne d’affectivité artificielle. Les transhumanistes sont des croyants comme les autres.


      • Castel Castel 22 avril 2013 16:58

        "Non, trois milliards d’années d’évolution avec des millions d’essais infructueux pour 1 mutation viable, peu à peu on y arrive. S’il y avait vraiment une intelligence, elle n’aurait pas perdu 3 milliards d’années."

        Quand on voit le phénomène du mimétisme, dire qu’il n’y a ni intelligence ni conscience dans la nature, c’est vraiment avoir des œillères, ou manquer d’intérêt pour la nature.
        Même le botaniste JM Pelt, dans son livre sur l’évolution montre que le darwinisme n’est pas une théorie complète. Il manque des considérations, une compréhension d’ensemble.
        Qui vous dit que la nature a perdu 3 milliards d’année et pour faire quoi ? des bombes artisanales ?


      • Deneb Deneb 22 avril 2013 17:37

        Allez, Castel, va lire tes thèmes astrales et autres horoscopes, ça t’évitera de te ridiculiser. Mimetisme, la preuve du « dessin intelligent » ? Qu’est-ce qu qu’il ne faut pas lire comme connerie.


      • Castel Castel 22 avril 2013 17:39

        J’ai pas parlé de dessein intelligent.
        Merci de ne pas raconter vous-mêmes des conneries. Cela serait déjà un net progrès.


      • Deneb Deneb 22 avril 2013 17:53

        Astus:Nous avons fait des ordinateurs avec le cerveau comme modèle : mémoire, traitement de l’information ... Que son fonctionnement biologique soit bien plus complexe qu’une machine, c’est certain. Mais l’encodage de l’information permet aux sourds d’entendre, aux aveugles de voir, aux amputés de se servir des membres robotisés, en se reliant directement au cerveau. Ces techniques sont pour le moment expérimentales, mais elles donnent des résultats. Samsung est même en train de développer une interface par la pensée - plus besoin de souris, clavier, ni meme de toucher l’écran : en enfilant un bonnet captant l’activité du cerveau, on peut piloter sa tablette. Il est clair que le cerveau est bien plus complexe qu’un ordinateur et l’organisation de l’information est différente, mais les prothèses cognitives seront une réalité dans quelques décennies. Comme d’ailleurs la communication par télépathie, en reliant directement les centres sensoriels de personnes différentes. Il ne s’agit pas de refaire le cerveau tout de suite, mais de l’augmenter d’abord, ce qui est du domaine du possible. Ensuite on verra.


      • L'enfoiré L’enfoiré 22 avril 2013 18:01

        Deneb,

         Et si on demandait à tous d’aller voir sur place au Japon ?
         Je sais, c’est loin, mais vraiment, je crois qu’ils seraient très surpris.

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