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Accueil du site > Actualités > Technologies > La science, son enseignement, ses musées, ses taudis

La science, son enseignement, ses musées, ses taudis

Alors que le premier ministre installe l’Académie des technologies et de l’Institut des hautes études en sciences et technologie au Palais de la découverte, il est sans doute utile de faire un petit point sur les institutions muséales scientifiques. Pour rester concis, je ne parlerai que de quatre d’entre elles, à Paris et en proche banlieue : constat de déchéance.

Les rapports d’analyse de l’Éducation nationale se suivent et se répètent : nous manquons de scientifiques en France. Les filières des sciences n’attirent pas assez de monde, certaines universités de science manquent d’étudiants et tournent au ralenti quand d’autres, littéraires entre autres, ne savent plus où donner de la tête.

L’enseignement des sciences pose donc un problème. Comment intéresser nos marmots, comment leur ouvrir l’appétit de la chose scientifique ? Les cours ont dû évoluer, mais je me rappelle mon époque où le prof de maths était le prêtre d’une religion absconse et inquiétante, dont je ne comprenais ni les tenants, ni les aboutissants. On me disait à longueur de temps d’apprendre, que la compréhension viendrait plus tard. Ma foi... j’attends toujours !

Un enfant est toujours curieux de tout, encore faut-il soutenir, voire susciter sa curiosité. Les musées scientifiques ont, entre autres, cette mission. La capitale héberge trois institutions majeures, auxquelles il est possible d’ajouter une quatrième en proche banlieue : La Cité des sciences et de l’industrie, le Palais de la découverte, le Muséum d’histoire naturelle et le Musée de l’air et de l’espace au Bourget.

Je vais régulièrement à La Villette ainsi qu’au Grand Palais, avec mon neveu de bientôt huit ans. Il aime visiblement les sciences, et commence à développer un intérêt grandissant pour les étoiles. Les deux institutions abritent chacune un planétarium. Celui sis à la Cité des sciences et de l’industrie abrite une nouvelle technologie permettant d’utiliser le dôme comme écran panoramique et de plonger les spectateurs dans des vues incroyables.

Le planétarium du Palais de la découverte est plus ancien, utilisant un planétaire central projetant chaque étoile sous forme d’un point lumineux. Plus pédagogique, moins sensationnel, les séances qui y sont proposées se déroulent sous la conduite d’un scientifique qui anime et donne parfois de vrais cours d’initiation.

Le Muséum d’histoire naturelle est lui connu pour sa "Grande galerie de l’évolution", ainsi que pour le Jardin des plantes qui est l’un des plus beaux espaces verts de Paris. Mais l’institution est plus vaste que ces deux phares. Elle abrite des collections uniques de fossiles, d’animaux empaillés. Son herbier est l’un des plus complets au monde, gardant des plantes séchées ainsi que des graines de végétaux disparus.

Le Musée de l’air et de l’espace est un lieu où l’on trouve une collection extraordinaire d’avions anciens, voire très anciens. Il dispose de son propre planétarium, que j’avoue ne pas connaître. C’est en tout cas un beau musée dédié aux sciences aéronautiques.

Nous disposons donc d’une infrastructure de premier ordre pour faire découvrir, vulgariser, enseigner les sciences dans un cadre "extra-scolaire". Les enfants que je vois parcourir les salles de ces musées sont émerveillés, ébahis par tout ce qu’ils regardent. Ils ont la possibilité de faire des expériences, de mettre en branle des mécanismes leur expliquant certaines lois physiques, ils peuvent se frotter à la science non seulement par la théorie, mais aussi par une pratique ludique et pédagogique.

Pourtant, la situation que je décris est loin d’être rose. On tire même plus souvent vers le gris, voire vers le noir. La Cité des sciences et de l’industrie, malgré une communication intensive qui attire un public souvent dense, regorge d’espaces vides, inutilisés. Son état de dégrade rapidement. Sa programmation dépend pour beaucoup d’expositions internationales qui sont créées et montées ailleurs avant de venir à Paris.

Le Palais de la découverte est dans un pire état. Les muséographies sont obsolètes, les expériences proposées utilisent des mécanismes brisés ou hors d’âge. Le bâtiment lui-même fait honte au Français que je suis.

Le Muséum d’histoire naturelle est peut-être l’institution le plus en péril. Ses collections sont "abritées" dans de telles conditions qu’elles sont menacées de destruction à moyen terme.

A ma connaissance, aucun projet n’est même sur les rails pour rapprocher ces quatre institutions, développer des synergies et leur donner à chacune un rôle spécifique. Elles pourraient pourtant par ce biais mettre en place un outil formidable, à destination des enfants et des adultes. Loin d’être en concurrence, elles ont en effet chacune la possibilité de garder son âme tout en s’intégrant à un projet plus vaste.

C’est bien beau de faire un cocktail de plus pour l’installation d’une académie machin, mais le gouvernement pousse l’incohérence jusqu’à organiser ces coûteux pince-fesses dans des lieux ravagés par le temps et le manque de crédits, à la dérive, faute d’une vision d’ensemble et d’un plan cohérent.

Il est temps que cela cesse. Qu’on arrête de gaspiller des ressources en futilités alors qu’on dispose d’un patrimoine formidable dont on dilapide le potentiel à force d’aveuglement et de bêtise.


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41 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 mars 2007 09:56

    Bonjour,

    Vous avez raison de dénoncer ce qui paraît être la conséquence d’un désinvestissement intellectuel et spirituel des élites administratives en charge de ces affaires liées à la culture scientifique, ce qui arrange les gens du budget, satisfaits de faire des économies. A comparer avec la situation des Universités. Bref, la France ne sort pas grandie de ces faits que pour ma part, j’ignorais, n’étant pas francillien


    • LE CHAT LE CHAT 16 mars 2007 10:01

      Qu’on arrête de gaspiller des ressources en futilités alors qu’on dispose d’un patrimoine formidable dont on dilapide le potentiel à force d’aveuglement et de bétise.

      je suis de tout coeur avec toi , Manuel ! j’aime particulièrement le jardin des plantes et les magnifiques collections du muséum d’histoire naturelle .On se sent si petit à coté des dinosaures..... smiley

      histoire naturelle , mon histoire est belle .....


      • (---.---.30.84) 16 mars 2007 11:01

        Euh Manuel, d’où sortez vous vos sources pour le Muséum (au passage si on veut l’appeler par son nom complet n’oubliez pas le national qui fait MNHN sinon cela peut être tous les autres Muséum d’histoire naturelle de province)

        cette institution a certes des problèmes de gestion (certainement dus à la direction bicéphale scientifique et administrative : ils se sont tirés dans les pattes pendant 4 ans car de bord politique différent) mais elle possède de nombreux atouts

        j’ai eu la chance de visiter les collections de la zoothèque, et le moins que l’on puisse dire c’est que les locaux sont neufs (les sous-sols datent des années 1990), les compactus sont en bon état (pas de rouille, coulissage normal...) bref pas de quoi alarmer les gens (sauf peut-être en cas d’inondation centenale), la gestion des autres collections scientifiques peuvent poser quelques problèmes car elles sont gérées selon le bon vouloir des chercheurs en charge des collections (et des emplois-jeune qui y sont rattachés), malgré le surplus de rémunération des chercheurs

        la bibliothèque centrale du Muséum est une des plus réputées dans ses domaines et est dépôt légal ou cadist selon les domaines (ce qui signifie que la BNF donne les ouvrages de ses domaines de compétence et que l’état donne des subventions particulières pour que les achats soient le plus exhaustif possible)

        les moyens n’ont pas manqué lorsque des travaux ont été réalisés pour restaurer l’ancien amphithéatre Verniquet devenu aujourd’hui le GAM, la communication a vu ses budgets exploser (près de 70 personnes à temps plein), j’ai eu la chance d’assister à un conseil d’administration et je n’avais jamais vu autant de luxe dans la reception qui a suivi (petits fours d’un grand traîteur et champagne d’une très grande marque)

        bref les moyens sont donnés au Museum seulement comme toujours en France les fonds ne sont pas toujours très bien employés et servent surtout le court terme ( les grands travaux sont systématiquement privilégiés à l’entretien au quotidien -certainement pour laisser son nom dans l’histoire de l’institution)

        cordialement


      • pinpin (---.---.49.145) 16 mars 2007 10:46

        Pour motiver les jeunes dans les voies scientifiques, faisons leur lire à l’école des romans de sciences-fictions. Si les jeunes rêvaient un peu plus d’extraplanétarisation, s’investiraient-ils un peu plus dans les sciences.


        • faxtronic (---.---.127.45) 16 mars 2007 13:48

          Extremement vrai. je suis checheur et la science fiction est une de mes sources d’inspirations. la seconde etant simplement mes idees. Il est calair qu’un chercheur inventif est avant tout un chercheur qui a de l’audace, et la science fiction ouvre la voie. Moi ce sont les cyborgs qui m’inspire.


        • (---.---.192.187) 16 mars 2007 14:34

          C’est totalement vrai... mais tant que les carrières scientifiques en France seront si peu attractives (un jeune chercheur en suisse par exemple gagne plus sa première année qu’un enseignant chercheur avec 10 ans de carrière en France), les jeunes, même intéressés par la recherche (sauf les fous) feront autre chose...


        • faxisa (---.---.127.45) 16 mars 2007 17:15

          Exact aussi. je gagne en belgique 3000 euros net par mois, contre a peine 1500 euros si j’etais en France, le choix est vite fait


        • faxisa (---.---.127.45) 16 mars 2007 17:16

          Et j’ai 4 brevets en 18 mois, avec des articles et un prix decerné au Japon.


        • (---.---.192.187) 16 mars 2007 20:31

          Je suis en post doc aux States et je gagne plus que mon directeur de thèse et ses 15 ans d’ancienneté... le problème il est la aussi.

          On ne gardera pas les chercheurs en France en les payant à coup de lance pierre et en sous-finançant leurs recherches. Je connais nombre de thésards qui ont laissé tombé la recherche pour des boulots autres... après des années d’étude ça fait mal, mais il y a peu de postes et ils sont très mal payés donc c’est largement compréhensible smiley


        • wallaceJD (---.---.120.40) 16 mars 2007 10:49

          Il y a quelques jours un article ici même disait que la filière L était en voie d’extinction et maintenant on a trop de littéraires et ce sont les scientifiques l’espèce menacée ? Pas très logique tout ça, à mon avis l’un des deux se plante. Ou alors c’est juste que l’herbe est toujours plus verte dans le pré d’à côté...


          • (---.---.30.84) 16 mars 2007 11:05

            le problème principal repose sur l’attrait des carrières scientifiques : pourquoi vivoter en faisant une thèse et galérer en espérant un poste de chercheur alors que l’on gagne nettement mieux sa vie en étant ingénieur pour des études moins longues. Le problème du recrutement en troisième cycle est principalement dû au fait que les étudiants trouvent nettement mieux ailleurs (industrie ou autre). Pourquoi passer 5 ou 10 ans à moins de 2000 euros quand on vous propose 3000 d’entrée de carrière !


          • ZeusIrae (---.---.209.130) 16 mars 2007 16:20

            C’est que les S figurez vous ne font pas que de la science.Le programme S du lycée ratisse large si mes souvenirs sont bon. Quelques un vont en prepa,d’autre inetgre une ecole de commerce,d’autre encore en droit. A la fin de l’histoire,seul une partie des S rentre à l’université.Et à la fin de leur cursus,auront ils vraiment un metier « scientifique » ?


          • (---.---.183.200) 16 mars 2007 11:48

            à par être chercheur, çà mene a rien la science


            • (---.---.30.84) 16 mars 2007 11:57

              ah et tu es scientifique pour dire de telles âneries ?


            • (---.---.192.187) 16 mars 2007 20:33

              Et à ton avis bouffon l’ordi sur lequel tu tappes et le réseau internet que tu utilise ils ont été inventés où si ce n’est dans les laboratoires de recherche !?!


            • Thucydide (---.---.101.8) 16 mars 2007 12:04

              Très bon billet, Manuel, vous avez mille fois raison de souligner la déliquescence de nos musées des sciences. Le Palais de la Découverte fait honte face à des institutions comparables américaines ou européennes, quant au Muséum d’Histoire Naturelle, qui abrite des collections d’une richesse unique au monde (à part peut-être celles du British Museum, et encore), il est totalement sinistré. Lorsqu’on se promène dans les locaux, non seulement on a l’impression d’être encore un siècle en arrière, mais on se demande s’il n’est habité que par des fantômes. La Galerie de l’évolution, qui a mis vingt ans à se moderniser un peu, ne sert que de cache-misère. Et ne parlons même pas de la ménagerie du jardin des plantes. Je ne serais pas étonné si certaines cages étaient un jour squattées. Simplement le reflet d’un état en faillite totale.


              • (---.---.30.84) 16 mars 2007 12:18

                Thucydide, quels sont vos sources sur le MNHN ? à part une simple impression ? le MNHN a des problèmes mais on ne peut pas dire qu’il soit sinistré, cela relève de la désinformation, de la malhonnêteté intellectuelle ou de la non connaissance du sujet (il ne suffit pas de lire les interview de tel ou tel prof. qui évidemment dira qu’il manque de moyens !).


              • roumi (---.---.74.206) 16 mars 2007 12:30

                @thucydide

                attend par le syndrome « Adèle blanc sec »" lol !!!


              • Thucydide (---.---.101.8) 16 mars 2007 12:58

                Bien cher 70.30.84, les remarques que je vous livre sont plus que de simples impressions, c’est le résultat d’un constat personnel de dégénérescence depuis longtemps, que partagent des membres de l’institution de mes connaissances et qui est particulièrement flagrant dans les bâtiments et la ménagerie ouverts au public. Maintenant, tout dépend de l’appréciation de ce que vous appelez « problèmes » et que j’appelle « sinistre », mais quand je compare à des institutions équivalentes ailleurs, je maintiens « sinistre ». Libre à vous de ruer dans les brancards et de me taxer de désinformation si ça vous chante. En revanche, je suis tout à fait d’accord avec votre intervention plus haut au sujet de l’attrait d’autres carrières, d’autant qu’il va dans le sens de la sinistrose des carrières scientifiques chez nous, laquelle sinistrose n’est pas équivalente outre-atlantique.


              • (---.---.30.84) 16 mars 2007 13:22

                @ Thucydide, je me suis peut-être un peu emporté mais pour y avoir travaillé assez longtemps, je peux vous dire que les moyens sont là seulement ils sont très mal utilisés (préférant la communication très luxueuse, les porte-étandards plus que le très concret des bâtiments)

                l’argument de la grande vestusté des locaux a été trop souvent rapproché au travail des chercheurs (eux aussi obsolètes car trop systématique non molécularistes selon certains conseillers des ministres de la recherche -de droite comme de gauche). donc il faut raison garder...

                le plus attristant c’est le retournement des à prioris après l’émission de TV « des racines et des ailes » consacrée au Muséum ! comme si une émission de télé pouvait refléter la réalité de la recherche ! un des gros problèmes des administrations de tutelle est leur manque de sérieux face aux réalités : les actions sont basées sur du superficiel, sur de l’impression et surtout sur une réputation dans les journaux !


              • Manuel Atreide Manuel Atreide 16 mars 2007 13:58

                Cher Thucydide, Cher anonyme ...

                je crois que nous disons tous la même chose. Au delà de notre appréciation diverse de l’état de l’institution (quand je la compare aux grandes institutions muséales artistiques comme Orsay ou le Louvre, je parle de péril, oui), nous sommes d’accord pour dire que le manque de crédits n’est que l’écume des choses dans le problème de CES institutions scientifiques.

                Quid des programmations à la Cité des Sciences et de ’Industrie ? Qu’y fait-on au jour le jour sur le moyen terme ? Quelle politique, quelle vision ? Je me suis laissé dire que son président n’était pas très orienté science. Si cela est vrai, cela ne vous pose pas un problème ? Que dirait-on d’un président du Louvre qui n’aime pas la peinture, ou l’art en général ?

                Quid de l’état du Palais de la Découverte ? Sa mission de vulgarisation des sciences par le biais d’expériences faites par des scientifiques et maitres de conférences, avec la participation du public reste pertinente. Il suffit d’aller voir la réaction des enfants et des ados. Ils aiment, ils comprennent, ils appréhendent. mais dans un tel cadre ? Avec des moyens aussi pauvres ? Là encore, imaginez essayer de faire aimer la peinture de la renaissance au travers de vieilles photos jaunies et déchirées d’oeuvres qui sont ailleurs ...

                Quid du « MNHN » ? Comment ce bijou (à tout les sens du termes) peut-il pourrir sur pied alors que les défis écologiques en font une source irremplacable d’information et de vocation ? Comment ne pas voir qu’au quai Branly on a bati un musée artistique magnifique et qu’en même temps on laisse les sciences naturelles dans des conditions plus proches de la fin du XIXeme que du début du XXIeme ?

                Vous parlez des locaux. Quid de la crue centennale possible ? le Louvre y est préparé, lui. Orsay aussi ... Quid de la protection anti-incendie des collections ? Quid des équipements scientifiques modernes pour l’analyse et l’investigation des collections de fossiles ? On oppose naturalistes et biologistes. C’est fou !!! Ces scientifiques étudient le même matériau, avec des optiques légèrement différentes. Au lieu de les opposer, rapprochons les !!

                Comment ne pas dire enfin, que ces trois musées ne se parlent pas, ou peu. Peut-on savoir ce qui se passe au Grand Palais quand on est à la Villette ? Est-ce si dément de dire que ces deux musées sont complémentaires, le vaisseau amiral, grand public, un peu spectaculaire, généraliste état la Cité des Sciences, le musée pratique, ludique, pédagogique, instrument de découverte concrete et « sérieuse » des sciences étant le Palais de la Découverte ?

                Comment se dire qu’alors qu’on fait des parcours « Da Vinci Code » au Louvre, on n’a même pas pensé à faire des billets découverte des sciences entre ces trois musées ? Ca ne vous met pas en rage, vous ? moi OUI !!! Une rage folle, une fureur de voir ce manque d’idées, ce lamento permanent sans jamais se poser la question de quoi faire d’intelligent avec ce qu’on a déjà.

                Bon sang, je veux pouvoir rapidement être exigeant avec les scientifiques de ces institutions, en leur disant que leur rôle dans la découverte des sciences par le public jeune est vital. Là, je ne peux, en tant que citoyen, qu’implorer leur indulgence pour les conditions misérables dans lesquelles ils travaillent au quotidien.

                Oui, j’aime les musées scintifiques, mais j’y vais le rouge au front.

                Manuel « tourouge » Atréide.


                • Thucydide (---.---.101.8) 16 mars 2007 14:42

                  Merci à l’auteur, et pas de problème, cher anonyme, je pense comme Manuel que nous sommes en fait proches sur le constat mais pas sur l’éclairage à lui donner. Bien sûr qu’il doit y avoir de la gabegie et des moyens mal utilisés, comme un peu partout, vous êtes manifestement mieux placé que moi pour en rendre compte, mais j’imagine que d’autres institutions sont également confrontées à de tels travers sans que ça ne grève autant leur budget de fonctionnement. Et à propos, outre l’inondation, autre menace qui, si mes souvenirs sont bons, planait sur la zoothèque (une caverne d’Ali Baba éminemment précieuse), c’était de la sacrifier sur l’autel de la décentralisation en la déménageant. Mais je ne sais plus ce qu’il est advenu de ce projet. Et, corrigez-moi si je me trompe, mais il me semble bien que malgré sa modernité, elle souffre de carences en personnel pour son entretien.

                  Je relève par ailleurs une phrase cruciale de Manuel à propos des sciences naturelles : « On oppose naturalistes et biologistes. C’est fou !!! Ces scientifiques étudient le même matériau, avec des optiques légèrement différentes. Au lieu de les opposer, rapprochons les !! ».

                  C’est là qu’est le fond du problème pour beaucoup de disciplines passées de mode et réputées poussiéreuses. Et le souci, c’est que les deux approches ne sont pas si indissociables que vous le dites, Manuel : c’est un peu comme opposer la recherche et la conservation des vestiges et du patrimoine culturel à l’étude chimique des matériaux utilisés. Or, en biologie, l’une des approches est en plein essor et présente l’image de la jeunesse et de l’avenir face à l’autre, arrivée à maturité. Pourtant, comme vous dites, les deux approches sont complémentaires, qui plus est, à mon sens, c’est la deuxième qui doit servir la première, et non l’inverse ! Quand vous allez au Louvre, vous admirez la Joconde, pas la formule chimique de la peinture utilisée ! D’où ce mépris actuel vis-à-vis des sciences naturelles « de papa ». Mais notons tout de même que le phénomène est identique ailleurs, et espérons un retour de tendance rapide, que devrait pourtant favoriser une prise de conscience sur la fonte galopante de la biodiversité.


                  • (---.---.30.84) 16 mars 2007 15:50

                    Cher Manuel, Cher Thucydide,

                    nous sommes tous les trois évidemment pour le développement de ces institutions muséales scientifiques (à lire une très bonne thèse de doctorat du Muséum sur le public des musées scientifiques soutenue récemment par Anne Jonchery) seulement il me semble qu’il ne faut pas voir ces institutions seulement par le petit bout de la lorgnette, je m’explique Manuel vous mettez en évidence la magnificience du musée du quai branly (contre lequel j’ai fortement milité) mais savez vous que la plus grande partie des collections viennent du Musée de l’Homme (et donc du Muséum !), que le Musée de l’Homme est en train de subir un lifting à toute épreuve avec des investissements pharaoniques mais malheureusement pour mettre un peu plus en avant le caractère « salle de spectacle » de ce musée plutôt que de préserver les collections et les rendre plus accessibles. La grande galerie de l’évolution a coûté une vraie fortune à tel point que les budgets n’étaient plus là pour entretenir les collections de cryptogamie ou les trous dans les plafonds de la galerie de Paléontologie, Le GAM a aussi coûté une fortune pour une utilisation disont restreinte pour être gentils etc... le Muséum a les moyens de faire de grands travaux mais pas d’entretenir ce qui existe déjà, le patrimoine immobilier du muséum est assez important seulement il est a disposition de certaines personnes d’influence et pas pour générer des fonds pour entretenir les collections et ceci ne sont que des exemples parmis tant d’autres...

                    je ne trouve pas que la grande galerie de l’évolution soit si obsolète que cela manuel, pour le plan de crue centenale, il existe évidemment au niveau des collections et de la bibliothèque seulement si cela se passe un dimanche je ne suis pas sûr qu’il y ait du personnel pour s’en occuper (pour répondre à Thucydide oui le déménagement des collections est un projet qui est souvent évoqué justement pour éviter les problèmes d’inondation mais les personnels ont toujours milité contre car c’est le sujet même de leurs études qui disparaitrait dans des cartons...)

                    J’ai aussi des exemples sur les effets de mode de nos institutions de tutelle par exemple il y a un labo. qui s’occupe de cxarctériser toutes les substances naturelles de certaines plantes ou animaux afin de trouver des applications possible en pharmaceutique, or le problème c’est posé pour des coraux : plus personne ne pouvait faire la différence taxinomique entre deux espèces sans faire d’analyse moléculaire tout simplement parce que le dernier chercheur en poste dans ce domaine était parti à la retraite sans former de successeur ! dommage pour les prélèvements dans la nature...et les analyses qui s’y rapportaient...

                    aujourd’hui pour convaincre les responsables il faut du spectaculaire, de la poudre aux yeux ! la systématique non moléculaire est définitivement passée de mode pour beaucoup de décideurs (et donc responsables des financements) c’est un peu comme l’époque de la bulle internet il suffisait de parler du net pour récolter de l’argent de nos jours en recherche c’est pareil il faut parler de nanotechnologie, de biomoléculaire etc... (effets de mode !)

                    pour ce qui est de la mésentente des musées, cela chage petit à petit en particulier avec des billets communs 3 musées lors d’opérations exceptionnelles mais ceci s’explique très bien par l’arrivisme des dirigeants de ces musées et l’obligatoire compétition entre eux (ils sont rares les touristes à faire tous les musées scientifiques de Paris !) on ne peut que le déplorer...

                    bien cordialement (désolé c’est un peu brouillon et long mais je n’ai pas pris le temps de faire des copié-collés de vos réponses pour structurer le tout)


                  • LE CHAT LE CHAT 16 mars 2007 15:25

                    @Manuel atréide

                    fais gaffe quand même , t’as pas peur d’écrire sous ce nom ,y un sardaukar qui rôde sur avox ! il aura vite fait d’envoyer les troupes impériales sur ilion ..... smiley


                    • Manuel Atreide Manuel Atreide 16 mars 2007 16:14

                      Cher Chat ....

                      Il suffit de se souvenir du destin des troupes sardaukar de Shaddam IV pour savoir que je n’ai aucune frayeur quant à un éventuel commando qui viendrait me chercher des noises sur Agoravox.

                      Atréides Rule ! smiley

                      Manuel « Dragon » Atréide.


                    • (---.---.150.188) 17 mars 2007 10:00

                      Je ne pense pas que le problème soit d’intéresser les jeunes aux sciences...

                      Le vrai problème, c’est que, à force de répèter que les chercheurs n’ont pas de moyens, que de plus en plus s’expatrient, qu’ils gagnent mal leur vie pour des études très longues, et que la fac serait réservée aux « glandeurs » et aux « nuls » qui n’ont pas d’autre option, les jeunes que les sciences intéressent sont très vite découragés de devenir chercheur. Les écoles d’ingénieurs sont hélas infiniment plus prestigieuses et attractives.

                      La seule vraie solution, serait, je pense, d’enfin donner des moyens à la recherche, et de prendre les lycéens à l’université sur dossier, pour lui redonner une crédibilité.


                      • tovara (---.---.1.64) 17 mars 2007 17:06

                        Anecdote : le zoo de Vincennes, qui est dans un état catastrophique (et même dangereux il n’y a pas longtemps, des morceaux de béton se détachaient du Rocher), et complétement dépassé au niveau des nouvelles techniques zoologiques, mettant en péril la vie même des pensionnaires, dont certaines espéces rares, est en réfection jusqu’en 2009. Saviez vous que la Ville de Paris -« Delanoë regnante »-n’a pas voulu débourser 1 centime pour ces travaux ; c’est vrai qu’elle a d’autres priorité, comme une bibliothéque gaie et lesbienne (authentique)...


                        • (---.---.30.84) 17 mars 2007 19:09

                          parfaitement, le zoo de Vincennes (qui dépend du Muséum)est dans un état honteux -très peu de réfections depuis les années 30 ! les animaux ont été déplacé, on s’est même demandé si on allait équiper les girafes de casque (là aussi véridique) car elle était très difficilement transportables ! le chiffrage est de plusieurs centaines de millions d’euros ! comme toujours pas d’entretien pendant des décennies et une rénovation très coûteuse...


                        • cdg (---.---.232.16) 17 mars 2007 20:56

                          @l auteur

                          faire de votre neveu un futur scientifique. Vous voulez lui pourrir sa vie ??

                          Y pas d avenir dans la recherche ! Qu il fasse de la finance (ou medicine, avec tous les vieux que nous aurons (dont moi) et un marche subventionne (secu)) il vivra bien

                          Qu il fasse ingenieur il sera mis en concurrence avec les indiens ou chinois et sera paye comme eux

                          Qu il fasse chercheur et c est encore pire, un etat clochard n aura pas les moyens de lui assurer des budgets et son salaire (et le prive 15% de rentabilite des fonds propres oblige ne prendra pas la releve, surtout s il est dirige par des ENA/X qui n ont jamais eut de vision/culture industrielle)

                          Le seul point positif, c est qu il pourra faire comme moi et se casser. Les maths sont les memes dans tous les pays et on peut s expatrier si on parle bien anglais


                          • (---.---.175.218) 18 mars 2007 14:46

                            « Les rapports d’analyse de l’Éducation nationale se suivent et se répètent : nous manquons de scientifiques en France. Les filières des sciences n’attirent pas assez de monde, certaines universités de science manquent d’étudiants et tournent au ralenti quand d’autres, littéraires entre autres, ne savent plus où donner de la tête. »

                            Si les filieres de sciences n’attirent pas assez de monde c’est qu’elles forment des bac+ 10 qui seront chomeurs pour 80% d’entre eux ou devront s’expatrier. Les debouches en science sont connus depuis longtemps, mais il faut arriver a fournir les laboratoires en precaires et tant pis si ils finissent dans les laboratoires etrangers. Chacun preche pour sa paroisse, mais ce sont les jeunes qui trinquent.


                            • (---.---.21.163) 18 mars 2007 17:53

                              J’aurai un seul commentaire sur cet article intéressant.

                              Pour avoir fais ma thèse en partie au MNHN, en Entomologie, je ne partage pas l’état des lieux plutôt optimiste qui est fait par ’70.30.84’.

                              La collection d’insectes (la plus riche au monde avec des dizaines de millier de types primaires ; ces derniers étant des spécimens de référence, pour résumer), est à la merci du premier incendie venu.

                              Je passe également sur les questions d’hygiène & sécurité (à quand une préservation des collections sans produits chimiques cancérigènes ?).

                              Quid également des postes de curateurs qui font cruellement défaut dans de nombreux groupes, quid de l’emploi massif de bénévoles pour pallier à la désaffection de l’état ?

                              Bref, on nous bassine à longueur de journée sur la biodiversité et on ne fait rien pour préserver et entretenir le patrimoine inestimable constitué par les collections. Car il faut bien comprendre que l’inventaire du vivant repose sur l’étude des types qui sont conservés dans des muséums.

                              Et j’ajouterai que ce mal est (encore) typiquement français ... il n’y a qu’a aller au British Museum pour voir le retard que l’on a en la matière.


                              • (---.---.30.84) 18 mars 2007 21:31

                                je n’ai pas dit que tout était rose au Muséum (surtout en entomo. !) mais que l’argent est là mais il est mal utilisé !


                              • Sophie (---.---.143.12) 19 mars 2007 12:54

                                Pour le MNHN, le PB est la masse salariale et la gestion des RH ! Un gouffre financier, et une totale absence de gestion.

                                Combien de personnes sur des emplois fictifs, des postes bidons, combien de personnes à la production faible ou nulle, voir absentes sans motif, etc.

                                Une organisation ïnouï, faut s’y interesser pour le croire, et même en ayant toutes les infos, on se dit « c’est pas possible !!! ». Et bien si, au MNHN, c’est possible !

                                Tant de chose à dire...

                                La sécurité des collections ? Du cablage électrique antédiluvien, fil de cuivre et coton, si si !

                                Des zones sans electricités et donc éclairage, accessible seulement en journée...

                                Pas assez de crédit ? Non, juste tout par en frais de personnel ! Des muséologues à ne plus savoir qu’en faire qui de produisent rien, 70 personnes au service com’, des secrétaire, des personens aux RH,...

                                Et des enseignants chercheurs qui n’y connaissent rien en communication scientifique, vulgarisation, gestion de collection, et n’aiment pas ça, mais qui pour des enjeux de pouvoir, poste et pognon ne lacheront jamais !

                                L’ambiance entre les enseignants-chercheurs et autres du MNHN est impenssable, une guerre permannante, ou tous les coups sont permis, surtout les plus bas !

                                Verdic d’une personne connaissant bien et l’audit de structure, et le MNHN : « rien à faire, situation trop pourrie, faut tout reprendre à zéro ».

                                Vite fait...


                                • (---.---.30.80) 19 mars 2007 14:17

                                  je sens une certaine aigreure dans tes propos Sophie, je ne crois pas que l’argent parte dans la masse salariale, ce sont des emplois de fonctionnaires et donc leur salaire n’est pas imputé aux subventions votées par les trois ministères de tutelle. Pour les emplois fictifs, c’est une accusation bien grave et surtout difficile à prouver : que certains proches de personnages influents (politiques ou scientifiques) soient mis à des postes alors qu’ils n’ont pas les compétences est une réalité (mais c’est la même chose partout, dans tous les établissements) mais que ces personnes n’effectuent pas de travail (ou fassent acte de présence) en est une autre. Pour les non connaisseurs de la situation, il y a effectivement des endroits (rares et en sous-sol) qui sont encore au 110 V, mais celà se normalise petit à petit (faut pas oublier que les labo. sont connectés au net que depuis 1997 !)

                                  Que dire aussi de cet établissement qui ne fonctionne quasiment qu’avec des contrats précaires (vacations, CDD, emplois-jeunes...) pour des missions importantes (acceuil du public, gestion de collection, travail en bibliothèque etc...) et oui pour ceux qui ne le savent pas la majorité des petits emplois sont tenus par des thésards non financés ! main d’oeuvre sur-qualifiée qui ne coûte pas grand chose !


                                • Sophie (---.---.143.12) 19 mars 2007 15:10

                                  Non, pas d’aigreur, juste je connais très très bien la « bête » smiley. Si vous saviez !

                                  Par emploi fictif, j’entends par exemple un professeur nommé sur un poste de chargé de ceci et celà, et qui n’a aucune production pendant X année, un petit colloque par ci, un colloque par là... La responsabilité de telle ou telle collection... Bon...

                                  La production intellectuelle du Museum est très pauvre... Combien d’articles d’envergure internationale par an ? Quelle place dans le classement mondial comme centre de recherche ?

                                  Pour sa mision de vulgarisation scientifique, combien d’expo ? Combien de visiteur ? Le dernière expo au Museum qui a vraiment cartonné et qui n’a pas été un gouffre financier fut l’expo « Diamant », juste réalisée sans le Museum

                                  Le MNHN, c’est un nombre colossale de poste, je n’ose pas avancer de chiffre... Et par rapport à ce nombre de psote, une production ridicule.

                                  Doit on évoqué l’accueil des gardiens ? Pas de boujour, 4 ou 5 dans une galerie et un visiteur dans la demie journée, ivre dans un coin du musée, se battant entre eux, etc.

                                  Doit on évoquer les chercheurs arrivant à 10h, mangeant au restaurant du Museum pendant 2 heure, discutant avec les copains, et repartant à 16h30 ?

                                  Non, pas aigri, juste, je suis allé, j’ai vu, et j’ai compris.


                                  • (---.---.30.80) 19 mars 2007 16:07

                                    Sophie, moi aussi j’ai travaillé au MNHN et ailleurs et je peux vous dire que celà est pareil partout !

                                    « Par emploi fictif, j’entends par exemple un professeur nommé sur un poste de chargé de ceci et celà, et qui n’a aucune production pendant X année, un petit colloque par ci, un colloque par là »

                                    et bien c’est le problème de la recherche en France où il n’existe aucune sanction contre un chercheur qui ne cherche plus (et qui recycle les travaux de ses étudiants !) ! l’idée des emplois à vie !

                                    « ... La responsabilité de telle ou telle collection... Bon... »

                                    celà dépend aussi de la volonté des gens en poste : aucune sanction possible en cas de problèmes ! système typiquement français et pas du tout particulier au MNHN

                                    « La production intellectuelle du Museum est très pauvre... Combien d’articles d’envergure internationale par an ? »

                                    là non je ne suis pas d’accord du tout ! les chercheurs du Muséum représentent 1/10 de la production française dans Science et Nature ! beaucoup de chercheurs sont les seuls spécialistes mondiaux de leur domaine ! c’est une vraie référence dans de très nombreux domaines...

                                    « Quelle place dans le classement mondial comme centre de recherche ? »

                                    il faut comparer ce qui est comparable : il y a 2000 personnes au Muséum et tous ne sont pas chercheurs ! soit très peu par rapport à l’académie chinoise des sciences et que les universités anglaises et américaines

                                    « Pour sa mision de vulgarisation scientifique, combien d’expo ? Combien de visiteur ? Le dernière expo au Museum qui a vraiment cartonné et qui n’a pas été un gouffre financier fut l’expo »Diamant« , juste réalisée sans le Museum »

                                    sans oublier le phénoménal mammouth, Chine, tous vivants tous différents du Musée de l’homme etc...

                                    « Le MNHN, c’est un nombre colossale de poste, je n’ose pas avancer de chiffre... Et par rapport à ce nombre de psote, une production ridicule. »

                                    non je ne vous suis pas dans ce sens

                                    « Doit on évoqué l’accueil des gardiens ? Pas de boujour, 4 ou 5 dans une galerie et un visiteur dans la demie journée, ivre dans un coin du musée, se battant entre eux, etc. »

                                    ce ne sont que des cas particuliers (mission de service public d’employer des handicapés mentaux !)

                                    « Doit on évoquer les chercheurs arrivant à 10h, mangeant au restaurant du Museum pendant 2 heure, discutant avec les copains, et repartant à 16h30 ? »

                                    comme partout dans les autres labo. en France

                                    « Non, pas aigri, juste, je suis allé, j’ai vu, et j’ai compris. »

                                    et bien vous n’y êtes pas resté suffisemment longtemps pour bien comprendre et surtout pour comparer avec le reste de la recherche en France.


                                  • Sophie (---.---.143.12) 21 mars 2007 13:44

                                    Vous me faite peur là, je pensais juste que le Museum était un cas isolé, une espèce de monstre hérité de temps révolus en terme de fonctionnement et d’organisation.

                                    Et vous me dites que c’est ça la recherche en France ???

                                    Et bê... Pauvre de nous !

                                    Pour l’expo mammouth, bof bof bof, le sujet est bon, donc facile de faire des entrées, mais la réalisation très moyenne. Niveau culturel moyen, visite courte, peu d’objet, j’ai emmené plusieurs groupes de 30 à 50 personnes, certaines personnes avaient fait 300 à 500 km pour voir ça, toutes les personnes furent déçu, aucune personnes satisfaites, temps moyen de visite 30 à 1 heure. Un bon site net avec quelques photos aurait suffit, voilà en gros les réactions, pas besoin de venir de si loin pour voir ça.

                                    L’expo « Les jardins du rois » fut aussi quelque chose...

                                    On parle bien du Museum NATIONAL, pas d’un musée de province, le niveau des expo doit être en conséquence.

                                    Pour les publications, publier dans les annales suisses de sédimentologie ou le bulletin de la société entomologique d’Alsace (je donne des noms bidons pour ne froisser personne), ou autres revues de rang A ds le genre, vestiges d’autres époques glorieuses, gérées par les copains qui en échange publient dans votre revue à vous (bulletin de la société des Sciences de trucmuche), bon... Oui, le nombre de publication est là, mais combien de publication dans « Sciences », « Nature », les comptes rendues de l’académie des Sciences US ? Combien de citations pour ces publications dans les « vrais » revues scientifiques ?

                                    Les collections du Museum et le lieu en lui même sont fantastiques, ils méritent mieux que ce que nous avons actuellement...

                                    Mon jugement sévère est proportionnel à mon intérêt, pour ne pas dire plus pour l’institution smiley.


                                    • (---.---.30.80) 21 mars 2007 15:52

                                      bonjour Sophie,

                                      et bien pour les publications dans science et nature l’année dernière celles faites par des chercheurs du Muséum ont représenté 1/10 de l’ensemble des publi des autres chercheurs français dans ces deux revues. Au sein de l’expo mammouth il y avait des choses extraordinaires dont des restes de ces bestioles mais aussi de très rares scultures de Venus qui voyageaient pour la première fois hors d’ukraine, une des fameuses cabane d’os et d’ivoire ukrainienne et bien d’autres représentations ! je trouve que c’était une très bonne expo très pédagogique et les personnes que j’ai fait rentrer étaient ravies de leur visite (biensûr toutes les animations marchaient encore)

                                      ensuite je ne vois pas pourquoi vous denigrez autant les publications des chercheurs du Museum sachant que toutes les publications fonctionnent de la même manière : même si l’idée ou la découverte est géniale un chercheur non connu ne pourra jamais publier dans de très grandes revues sans cautions d’autres chercheurs !! pourquoi les chercheurs anglais publient énormément dans Nature ? parceque le comité éditorial est très implanté en angleterre et que l’on publie d’abord les copains... c’est vrai pour toutes les revues (avec un IF de 0.05 ou de 40 !)


                                    • un chercheur (---.---.175.168) 21 mars 2007 19:33

                                      franchement 1/10 des publis Françaises dans Nature & Science sortirait du MNHN, je demande vraiment à le voir o_0

                                      tant bien même que celà se vérifierait il y a une grosse différence entre être premier ou dernier auteur et entre être un coauteur parmi 20 autres sur un Nature.

                                      après l’histoire des copinages entre anglo-saxons, je trouve l’argument un peu facile. Autant il peut se justifier pour les PNAS soumis en track I ... mais bon il faut arrêter la parano là. J’ai par ex. deux thésards dans mon labo qui ont sortis un Science et un Nature (dont un en premier auteur) ; ils étaient tous sauf connus.

                                      la majorité des publis du MHNH sortent dans des revues sans IF ou à très faible IF, c’est un fait (il suffit de consulter les listes de publis éditée sur les sites WEB des diverses UR). Il y a bien sûr des exceptions à la règle, mais elles correspondent généralement à des publis faites par des équipes CNRS hébergées dans les locaux du MNHN (cas en Entomo par ex.).

                                      bref ... sur ce plan je rejoins plutôt l’avis de Sophie.


                                      • (---.---.43.32) 21 mars 2007 19:56

                                        Oui je rejoins ma voix a celle d un chercheur. 1/10... Ca c est du rapport scientifique, eventuellement au nombre d auteurs, avec des articles a soixante personnes. Bref ce constat, on peut le faire clairement dans de nombreux secteur de la recherche francaise. En biologie (au sens large du terme) ce n est clairement pas plus reluisant. Et pas seulement la faute au desengagement de l etat francais. L etat de ces musees n est que le reflet le plus voyant de tout ca.

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