Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Technologies > Le bore et l’argent du bore

Le bore et l’argent du bore

Neuf cents commentaires valent bien une mise à jour.

Durant des mois, critiques, infos et idées sont venues enrichir un article consacré à la fusion nucléaire, intitulé « 2 milliards de degrés : l’humanité découvre le feu absolu et tout le monde s’en fout ! » Voici donc une version qui en tient compte.

C’est une histoire bien réelle d’enfer et de paradis terrestre, sur fond de fusion nucléaire. Afin d’y voir clair, prenons un de ses fils et tirons dessus pour voir ce qui vient.

Les USA ont adopté fin 2005 un programme de rénovation de leur armement nucléaire (programme Reliable Replacement Warhead). Officiellement, il s’agit de sécuriser, de fiabiliser, et donc de réduire le nombre de têtes, pour faire des économies... au prix de quelques dizaines de milliards d’euros [1]. Officieusement, ils en profiteront pour tirer les leçons d’une découverte presque fortuite des laboratoires Sandia. De quoi s’agit-il ?

Depuis des années, les laboratoires Sandia de Los Alamos, US Department of Energy, ont pour mission de perfectionner les armes nucléaires. Ils ont pour cela construit la « Z-machine » [2], un générateur de rayon X, qui sert aussi à des recherches sur la fusion nucléaire. En 2003, déjà, l’engin avait fait fusionner une capsule de Deutérium [3]. Bien que d’usage militaire, la technique mise en oeuvre avec la Z machine n’est pas un secret, et la publication des résultats est totalement banalisée depuis des années. Rien ne s’oppose donc à ce que les chercheurs annoncent, en février 2006, une double surprise, dans la prestigieuse Physical Review Letters : un an auparavant, et un peu par hasard, ils ont pulvérisé le record de température en labo, à « plus de 2 milliards de degrés », et enregistré un dégagement d’énergie quatre fois supérieur à ce qu’ils attendaient. En lisant bien l’article, on voit même qu’ils flirtent avec les 4 milliards, dans un plasma surcomprimé par un énorme champ magnétique. Sous l’œil du nec plus ultra des instruments de mesure rassemblés pour l’occasion, l’expérience est incontestable. Pourtant, les chercheurs peinent à expliquer leurs résultats : auparavant, hors accélérateur de particule, le record de température plafonnait vers cent millions de degrés, sauf au cœur de l’explosion d’une bombe H, à fusion thermonucléaire. Or, justement, il n’y a, en principe, qu’une réaction de fusion pour expliquer l’excédent d’énergie observé. Mais, comme ce n’était pas au programme, les chercheurs répugnent à s’avancer et évoquent une énergie d’origine inconnue.

D’un point de vue militaire, rendre publique une telle info est une grosse bavure. Entre million et billion, en anglais, le censeur a dû s’emmêler les neurones. Les soldats ont depuis resserré les rangs : à part une tardive reconnaissance officielle de Sandia [4], juste quelques brèves dans la presse, qui n’a visiblement pas saisi les implications, vertigineuses, du fait nouveau. Pourtant, il y aurait de quoi dire, parce que, pour qui sait lire, « plus de 2 milliards de degrés » c’est, au choix, l’Apocalypse ou l’Âge d’or : d’un côté des bombes comme des petits pains, de l’autre une énergie abondante et bon marché.

Entre Apocalypse...


Les militaires US savent lire, même s’ils choisissent de ne lire qu’une ligne sur deux. Pour eux, la « Z machine » dévoile un concept de bombe H enfin pratique. Jusqu’à présent, l’allumage de la réaction thermonucléaire réclamait l’énergie d’une bombe à fission, comme celle d’Hiroshima, réduite là au rôle de simple détonateur. Maintenant, on peut envisager de la remplacer par un hybride de Z machine et de générateur magnéto-inductif à explosif, dérivé de ceux inventés, il y a cinquante ans, par Andreï Sakharov, le père de la bombe H soviétique. À la clé, des engins d’autant plus utilisables qu’ils ne seront plus radioactifs (sauf si on fait exprès, comme dans les bombes à neutrons), et, surtout, qu’ils n’auront pas de limite inférieure de puissance : jusqu’alors, faire sauter le monde était un jeu d’enfant, mais on ne pouvait pas jouer... Maintenant, on peut envisager des bombes sur mesure, et pouvoir jouer tous les jours.

Effet secondaire indésirable, cette simplification met la bombe H à la portée de n’importe qui, puisque l’on n’a plus besoin de plutonium ou d’uranium enrichi, si difficile à obtenir. L’Iran doit bien s’en rendre compte d’ailleurs, qui annonçait en mai 2006 la relance de ses propres recherches sur la fusion [5]. En attendant, du côté de Los Alamos et de Livermore, les deux grands labos spécialisés, on s’active sur les plans de la nouvelle bombe US. On peut imaginer que la reprise des essais n’est qu’une question de temps, et qu’on n’y verra que du feu. Ainsi, qui sait si l’essai « Divine Strake » d’une méga bombe conventionnelle dans le désert du Nevada, finalement annulé l’été dernier, ne devait pas dissimuler celui d’une mini bombe H nouvelle formule, sans radioactivité et avec une signature sismique équivalente ? Demain, on nous fera prendre un missile pour un météore.

En France, le petit monde de la fusion, habitué à marcher droit dans les couloirs de la technoscience, ne peut voir que d’un mauvais œil une nouvelle qui remet radicalement en cause ses deux projets phares, Mégajoule, au Barp, et ITER, à Cadarache. Résumons.

Mégajoule veut faire de la fusion à coups de laser en 2010 pour tester notre armement atomique. C’est peut-être une bonne idée avec l’ancienne technologie, mais quel soldat voudra se fier à une arme entièrement nouvelle qui n’aurait pas été essayée en vrai ? De toute façon, la course étant lancée, la France devra la faire si elle ne veut pas encore être en retard d’une guerre. Exit donc Mégajoule, à l’exemple de l’armée US, qui supprime en 2007 ses budgets pour les lasers de fusion multifaisceaux [6].

Iter est, quant à lui, notre futur réacteur thermonucléaire expérimental, international et provençal. Comme la plupart des réacteurs de fusion depuis les années soixante, il est de type Tokamak (une sorte de bouilloire à plasma). On en est très fier, bien que des Nobel de physique comme Pierre-Gilles de Gennes ou Masatoshi Koshiba s’y opposent [7]. Pour ces grincheux, notre (cher) tokamak serait la machine à vapeur du troisième millénaire ! Mais peu importe : le président Chirac voulait qu’Iter soit au cœur de la stratégie énergétique du pays. Problème apparemment mineur, les premières expériences ne devraient pas commencer avant une grosse vingtaine d’années, et tant pis si Iter absorbe à lui seul l’essentiel des crédits de recherche. Avant même d’être signé [8], son budget est passé de dix à treize milliards d’euros, étalés sur trente ans, dont un tiers à la construction, à partir de 2008.

... et Âge d’or

Aujourd’hui pourtant, l’expérience de Sandia montre la voie d’une technologie de fusion plus propre, plus sûre, moins chère... Là se niche en effet la promesse d’Âge d’or de l’énergie sans pollution, pour rien et pour tous, autre conséquence du record de température de Sandia.

Pour bien comprendre l’enjeu, resituons le contexte : dans un tokamac comme Iter, on cherche à obtenir la plus simple des réactions envisageables, celle du deutérium et du tritium, à partir de cent millions de degrés. Mais, même si ça fonctionne un jour, ce ne sera pas encore la panacée, à cause des neutrons très agressifs produits dans la réaction, synonymes de déchets radioactifs. Il est vrai qu’il y en aurait moins qu’avec la fission, mais c’est toujours trop. En revanche, depuis l’expérience de Sandia, on sait qu’on a au moins 2 milliards de degrés à portée de main, et ça change tout. Passé les cinq cents millions, en effet, la théorie prédit des réactions « aneutroniques », qui ne produisent que très peu de radioactivité, voire pas du tout. On pourrait, par exemple, faire fusionner l’hydrogène avec du lithium ou du bore, des éléments extrêmement courants sur Terre, en attendant d’aller sur la Lune chercher de l’hélium 3, présenté comme le carburant idéal de la fusion. Expérience faite, la théorie dit vrai : La fusion « p-B11 » a récemment été réalisée, en Russie [9] ; bilan : zéro neutron. Le bore et l’argent du bore ?

« Plus de 2 milliards de degrés » est une performance hors de portée du projet ITER, mais pas du projet américain Z-IFE [10], dérivé de la Z-machine. À l’opposé de la voie « en continu » des tokamaks, il s’agit d’un réacteur à fusion inertielle par striction magnétique spécifiquement dédié à la production d’électricité, avec plasma autoconfiné, système impulsionnel à répétition et recyclage énergétique. Comparer les deux concepts reviendrait à mettre côte à côte une cocotte-minute et un moteur à explosion, une bombarde et une mitrailleuse... Ce projet original est né en 2003, à la suite de la fusion, déjà évoquée, d’une capsule de deutérium. Depuis, il avance à grands pas, et nul doute que la percée des deux milliards lui donne encore un coup d’accélérateur. A priori, en effet, rien n’empêche d’y substituer un combustible aneutronique au polluant mélange prévu jusqu’à présent.

Certes, il reste encore du chemin avant d’aboutir à la production d’électricité par fusion aneutronique. Avec un plasma bi-température et des valeurs stupéfiantes de pression ou de champs magnétique, la Z-machine ouvre surtout de nouveaux champs de recherche fondamentale en physique. Mais la machine elle-même n’a rien de très compliqué, s’agissant essentiellement d’électrotechnique de puissance, domaine peu coûteux et bien maîtrisé. D’ailleurs, si les Américains ont la plus puissante, ce n’est pas la seule au monde ; on en trouve ainsi deux en Europe : Magpie, à l’Imperial College de Londres, et Sphinx, chez les militaires du Centre d’études de Gramat, dans le Lot. Anecdote amusante : il y a quelque temps, des expérimentateurs français se sont vu refuser une nouvelle machine. Construite en moins d’un an pour quelques millions d’euros, elle aurait été encore plus puissante que la nouvelle ZR américaine, qui remplace la Z et entrera en service début 2007. Aujourd’hui, nos scientifiques déçus sont à... Sandia.

Curieusement, les réactions aneutroniques ne semblent pas avoir été testées à Sandia. Pourtant, les scientifiques n’ont sûrement pas résisté longtemps à l’envie d’essayer... L’explication de ce silence est simple : la réaction LiH, c’est du « secret défense », l’hydrure de lithium étant le combustible des bombes H... D’où l’idée de monter une expérience civile ailleurs qu’à Livermore ou à Sandia. Peut-être pas en France, où l’armée peut être aussi nuisible à la science que ses homologues des pays développés, mais pourquoi pas à l’Est ? Bien sûr, les Russes ont les mêmes tares que les Français, mais, un peu plus loin encore, on trouve deux bons candidats au développement de la fusion civile, des gens pressés et sans complexe : la Chine, d’abord, qui vient d’ouvrir son propre tokamak, et ensuite l’Inde, dernier entrant du consortium Iter. On peut même imaginer un programme international en « Open source » sous l’égide de l’Onu, dans le cadre de la coopération contre la pauvreté ou le réchauffement climatique. Ce n’est pas si absurde : le projet de fusion Focus [11], un parmi quantité d’autres projets ostracisés par la « technoscience », est financé par des dons ! Si l’espoir pour l’humanité d’une fusion nucléaire fonctionnelle et sûre n’est qu’à ce prix, à quand la quête au carrefour ?

Dès lors, en effet, le choix est là. Clairement, on n’arrêtera pas les militaires. Il faudra faire avec l’Apocalypse, dans le secret et la désinformation. Mais est-ce une raison pour négliger l’Âge d’or ?

Alors, que faire ? D’abord, signer la pétition européenne. Surtout, réfléchir un peu : alors que l’énergie est l’un des piliers structurels d’une société, la fusion est un projet de civilisation, et à l’échelle mondiale cette fois. Exactement ce qui manque à l’humanité d’aujourd’hui. Si la voie Iter reproduit le schéma du nucléaire classique, méga installations ultracoûteuses et hyper centralisées, la voie Z offre la perspective de petites centrales bon marché, aisément décentralisables. Si cette voie tient ses promesses, c’est la plus grande découverte de l’humanité depuis le feu, par ses implications théoriques et techniques aussi bien qu’économiques et sociales. On peut aussi prier que cette idée ne germe pas dans quelque tête perverse : on fabrique quelques mégabombes propres, on détruit tout, sauf chez nous, et on s’installe chez les autres, qui ne seront plus là pour se plaindre... Avec de l’énergie à gogo, facile de tout reconstruire... L’Apocalypse et l’Âge d’or.

Mezigue, avec les participants du forum.

Moyenne des avis sur cet article :  4.9/5   (246 votes)




Réagissez à l'article

53 réactions à cet article    


  • Thucydide (---.---.101.8) 26 janvier 2007 11:49

    Le bore, l’argent du bore... et le Q de la crémiore, comme dirait Montand dans « La Folie des Grandeurs ». Extrêmement intéressant, mais comment expliquez-vous le silence assourdissant des autres médias au sujet de cette découverte majeure ? (La notion de secret défense me paraît insuffisante dans notre monde d’informations galopantes, surtout pour des travaux qui, selon vos écrits, sont mondiaux.) Pour un non-initié, ce silence sème le doute sur la réalité des informations que vous nous livrez là.


    • toto (---.---.17.117) 26 janvier 2007 13:19

      les médias traditionnels sont remplis de journalistes incompétents (ils n’ont aucune connaissance scientifique, même pas une culture de base. je devrais donc dire incultes aussi) et aux ordres du pouvoir, ce n’est un secret pour personne.


    • Mezigue (---.---.192.181) 26 janvier 2007 13:43

      Comment expliquez le silence des autres médias ?

      Sans aller jusqu’à l’extrémisme de Toto, plusieurs réponses :

      D’abord, le public a eu vent du record température par des brèves mettant le chiffre en valeur.

      Ensuite, il faut bien réaliser que tout le reste est fortement spéculatif. Il y a des bouts de fait, des tentatives pour raccorder des éléments épars, mais rien de bien tangible. On attend toujours qu’un scientifique d’active s’exprime sur le sujet, ne serait ce que pour dire « ça à l’air intéressant ». J’ai tenté de joindre Craig Olson, le boss de z-ife, vainement. Un journaliste a besoin de factuel pour meubler son propos. Ici, c’est plutôt du militantisme.

      Avant de crier contre la presse, maintenant bien au courant, regardons ce qui sera dit/écrit à l’occasion de la mise en service de la ZR. Voilà un fait solide qui justifie une publication et permet éventuellement de broder autour. C’est pour bientôt.


    • Thucydide (---.---.101.8) 26 janvier 2007 19:08

      Merci pour ces précisions. C’est un peu comme ça que j’imaginais les choses, et je pense utile de rappeler ce côté spéculatif, et les doutes qui font que manifestement, une majorité de scientifiques semble rester dans l’expectative (le jour où ce ne sera plus le cas, je suis persuadé que comme pour le réchauffement climatique, une telle information deviendra centrale dans nos sociétés). J’avais déjà lu un de vos précédents articles sur la question, et j’avais jeté l’éponge devant la foire à l’empoigne qui s’ensuivit.


    • Wells 26 janvier 2007 12:02

      Trés on article, j’ai pu m’évader qq instants. On pourrait se demander pourquoi personne en parle. Je vous invite à taper z-machine oou sandia sur google.

      Vous vous rendrez compte que beaucoup de monde en parle. Il me semble même avoir lu un article sur Science & Vie.

      Les technologies du futur existent, je ne me fait guère de soucis la dessus. Pourtant je craint qu’on crève tous avant de pouvoir y accéder.

      Il y a suffisamment de fous pour cela.


      • Romain (---.---.10.200) 26 janvier 2007 12:06

        Trés bon résumé Alors apocalyspe, age d’or ou les 2 ? Je parie sur le 1.


        • troll (---.---.82.131) 26 janvier 2007 12:45

          ben ca sera un mix des deux comme d’hab !


        • Romain (---.---.10.200) 26 janvier 2007 14:35

          Je pense que si il venais à se savoir qu’un pays utilise des bombes nucleaires « propres » pendant un conflit ce serais la fin et le début du plus grand feu d’artifice de l’histoire, avec bombes propres et sâles...


        • t-h (---.---.4.120) 26 janvier 2007 15:13

          Moi je préfère parier sur l’age d’or... Si on crève pas tous, tu m’enverras un chèque Romain ? smiley


        • (---.---.242.88) 26 janvier 2007 12:44

          Et dire que 75% des réserves connues sont en turquie et en plus les propriétés du Bore sont énormes et s’appliquent dans d’autres domaines.


          • kkwouet (---.---.212.26) 26 janvier 2007 12:49

            Merci pour ce très bon article ! Je prends toujours autant de plaisir a vous lire smiley


            • Emmanuel (---.---.87.194) 26 janvier 2007 13:45

              Article très intéressant sur un sujet déjà bien défriché par Jean Pierre Lepetit mais qui appelle une remarque qui mes semble essentielle :

              - Dans le fantasme récurent que la science puisse un jour nous fournir une énergie propre et illimitée et qui permet en attendant de maintenir le véhicule fou de notre société de consommation à la même vitesse et dans la même direction en occultant le mur dans lequel elle se précipite, il y a un fait systématiquement omis : LA DECOUVERTE D’UNE ENERGIE PROPRE ET SANS LIMITE SERAIT L’ULTIME CATASTROPHE. De même que les placards vides appellent le plein et les équipements routiers les voitures, cette énergie engendrerait une frénésie d’usages consommateurs de ressources, pollueurs, nocifs pour l’environnement et aliénant pour l’individu. On verrait apparaitre une surcroissance boostée à cette énergie or on sait qu’une croissance infinie dans un monde finie n’est pas possible.

              Conclusion Le plus urgent n’est pas de trouver une source d’énergie inépuisable mais de redéfinir les objectifs de développement de nos sociétés et de s’extraire du matérialisme et de la folle logique de la concurrence et du profit maximum qui nous emmènent tout droit dans un double mur : écologique et social. La découverte d’une énergie inépuisable ne servirait qu’à accélérer ce phénomène. En attendant elle est utilisée par ceux qui nous gouvernent pour nous bercer de doux rêves.

              Quelque soit la manière dont on tourne la question les mathématiques nous enseignent qu’une croissante continue dans un monde aux ressources limitées n’est pas possible.

              Le meilleure ennemi de l’humanité c’est pour l’instant l’humanité elle-même.

              • popov (---.---.186.130) 26 janvier 2007 17:05

                exact, mais une energie infinie nous permettrai d’élargir l’horizon, pourquoi limiter l’homme ?

                Même si en effet il est dangereux de fonctionné comme ca une régression n’est pas possible, vous parlez de math, je vous parle d’histoire, la quantité de science croit exponentiellement, et l’homme modèle son environnement depuis qu’il a cesser d’être nomade, et l’histoire nous montre que tous ce qui ne croit pas meurt


              • meta-babar (---.---.70.249) 26 janvier 2007 19:33

                mais non mais non je ne suis pas d’accord, avec une énergie propre et quasi illimitée, il est possible à mon avis que le mur écologique disparaisse. Les solutions écologiques les plus couteuses deviennent possibles. C’est l’utopie scientifique quoi !


              • Gwendal (---.---.73.200) 28 janvier 2007 17:31

                Nous vous croyons bien volontiers smiley


              • Athétürk 26 janvier 2007 13:48

                Le potentiel effet du bore

                Source : Le Blog Finance (http://www.leblogfinance.com/2006/01/le_potentiel_ef.html)

                Les scientifiques recherchent des moyens de substitution pour faire face à une éventuelle pénurie de pétrole. Parmi les solutions de remplacement, les énergies minérales émergent de plus en plus, notamment le thorium et le bore. Ces deux matériaux, pourraient d’ici vingt ans ou moins être aussi connus que le pétrole. 65% des réserves mondiales de Bore proviennent de la Turquie et 13% des Etats Unis.

                Les scientifiques et économistes turcs ont appelé le gouvernement à saisir l’opportunité des richesses de son sous-sol, et ne pas brader ses matières premières aux « puissances étrangères ». La Turquie pourrait vendre le bore trois fois plus cher si elle mettait en œuvre des infrastructures capables de l’enrichir. Elle dispose de personnel compétent mais la technologie doit être importée. Le premier satellite fonctionnant au Bore sera fabriqué en Turquie.

                Le Thorium est également un métal très abondant en Anatolie. Il s’agit d’un élément qui est naturellement radioactif, et qui traité, peut avoir les caractéristiques de l’uranium, tout en étant plus sûr, plus propre, et surtout en quantité beaucoup plus importante que l’uranium. La Turquie possède 800.000 tonnes de Thorium .

                I - Principales sources mondiales de bore

                La Turquie possède 65% des réserves mondiales de Bore, les Etats Unis d’Amérique, 13%. Les Etats Unis, ont commencé à exploiter leurs réserves déjà depuis plusieurs décennies. La Turquie, quant à elle, commence à peine à développer ses outils de productions afin de fournir du bore traité.

                La Turquie possède de très nombreux gisements (852 sites exploités en 1989) . L’ensemble de la production est contrôlé par le groupe d’état Etibank. On peut noter deux exploitations principales : Emet, gisement découvert en 1956, produisant essentiellement de la colémanite et Kirka : gisement découvert vers 1970, produisant principalement du borax.

                Les principaux gisement américains sont en Californie, principalement à Boron, situé à 150 km au Nord-Est de Los Angeles dans le désert de Mojave et découvert en 1913. Le minerai principal extrait est le borax .

                Le gisement de Searles Lake a été découvert en 1863, dans un lac au centre d’une vallée désertique. La production du lac représente de l’ordre de 20 à 25 % de la production de borates des États-Unis.

                Borax filiale du groupe minier RTZ exploite, aux États-Unis (filiale US Borax) le gisement de Boron. En France, la filiale du groupe est le Borax Français. Les minerais produits par la société, ou importés de Turquie, sont raffinés en Californie, en Argentine et en France.

                Dans de moindres mesures, l’ Argentine, Chine, Chili, Russie sont des pays exportateurs de bore. Les pays importateurs sont l’ Europe de l’Ouest et le Japon .

                II - Applications du bore

                Le bore a la résistance à la traction la plus élevée de tous les éléments. La nitrure de bore peut être employé pour faire des matériaux qui sont aussi durs que le diamant. La nitrure agit également en tant qu’isolant électrique mais conduit la chaleur comme un métal. Cet élément a également des qualités de lubrifiant semblables au graphite.

                De nombreux secteurs trouvent un avantage certain dans l’utilisation du bore : les industries nucléaire, énergétique, verrières, sidérurgique, militaire, informatique et textile .

                Dans le domaine de l’énergie, les scientifiques le présentent come le carburant le plus propre au monde. Des applications sont d’ores et deja observées ds le domaine des batteries et des carburants pour l’aérospatiale. Des projets et des brevets d’automobiles fonctionnant au Borie commencent à voir le jour.

                Le bore offre de sérieux avantages accroissement considérable de l’autonomie, absence des risques d’explosions, sécurité accrue, et respect de l’environnement. De plus, le carburant, après utilisation peut être récupéré pour d’autres utilisations car l’énergie du bore est transformée en énergie mécanique.

                Dans le domaine du nucléaire, le bore est utilisé dans les centrales pour absorber les neutrons et ainsi réguler ou arrêter le fonctionnement des centrales et comme bouclier contre les radiations .

                Cette matière première est également utilisée comme additif en sidérurgie et métallurgie.

                L’industrie du verre est également un des principaux secteur d’utilisation, notamment dans les fibres de verre d’isolation et les fibres de verre de renforcement de plastiques ou métalliques car le matériau facilite la fusion, empêche la dévitrification et améliore la résistance à l’eau, ce qui permet des applications ds le secteur aéronautique.

                Ces fibres sont également utilisées dans la fabrication de coques de voiliers, et de matériaux composites utilisés dans la furtivité (leur non-conductivité et leur faible constante diélectrique les rendent transparents aux radars) provoquant un intérêt fort de l’industrie militaire.

                L’acide borique est également un composé important dans les produits textiles.

                Dans le domaine des Détergents et des lessives, le bore est utilisé aux États-Unis et en Europe

                III - Potentiel du thorium

                Le Thorium est un élément qui est naturellement radioactif, et qui traité, peut avoir les caractéristiques de l’uranium, tout en étant plus sûr, plus propre, et surtout en quantité beaucoup plus importante que l’uranium. La Turquie possède 800.000 tonnes de Thorium. Les autres réserves mondiales sont dans l’ordre : l’Australie avec 310 000 tonnes, l’Inde avec 300.000 t, la Norvège, le Canada, l’Afrique du Sud, le Brésil et la Malaisie .

                Les applications actuelles sont dans le domaine des verres et céramiques résistantes à de hautes températures, électrodes de soudures, et dans certains cas dans l’industrie aérospatiale. Néanmoins, les scientifiques supposent que le thorium sera le carburant des nouvelles générations de centrales nucléaires, les accords de Kyoto prévoient l’utilisation d’énergies propres.

                A ce jour la demande mondiale est pratiquement inexistante et le thorium ne sera valorisé que le jour, ou il sera utilisé comme carburant.

                IV - La Turquie, le bore et le thorium

                D’un point de vue économique et géostratégique le Thorium est une chance inouïe pour la Turquie. Car les réserves de Thorium sont estimées à 120 000 milliards de dollars. Néanmoins, l’utilisation du Thorium étant très peu répandue, cette source ne pourra pas être exploitée pleinement par la Turquie, avant quelques temps

                Les scientifiques et économistes turcs ont appelé le gouvernement à saisir l’opportunité des richesses de son sous-sol, et ne pas brader ses matières premières aux puissances étrangères. Actuellement le bore, par exemple, est exporté à l’état brut et réimportée, 3 fois plus cher, enrichie. La Turquie pourra le vendre, 3 fois plus cher si elle met en œuvre des infrastructures capables de l’enrichir. Elle dispose de personnel compétent mais la technologie doit être importée. Le premier satellite fonctionnant au Bore sera fabriqué en Turquie.

                Certains lobbies américains et anglais, ayant jeté leur dévolu sur les réserves turques, tentent depuis des décennies de s’emparer des réserves turques. Des trusts anglo-américains, tentent de faire passer des lois poussant à la privatisation de l’exploitation des minéraux turcs. C’est le cas notamment de Rio Tinto, un groupe énergétique dont certains dirigeants sont proches du président Bush.

                La Turquie est consciente des enjeux majeurs qui se dessinent pour l’avenir concernant ces deux précieux métalloïdes. Quelques - inquiétants - romans de science-fiction font même déjà leur apparition. Ne nous y trompons pas la communauté scientifique mondiale entr’aperçoit, les enjeux futurs. La Turquie détient tous les atouts pour se positionner en futur leader.

                V - Bore et Industrie française

                La France ne dispose pas de production minière mais produit divers borates à partir de minerais importés, à Coudequerque (59) par le Borax Français , filiale de Borax (groupe RTZ).

                Elf Atochem produit du perborate, en particulier à Pierre Bénite (69). Chemoxal, filiale d’Air Liquide, possède des capacités de production dans son usine de Chalon sur Saône (71).


                • kirinyaga 26 janvier 2007 14:24

                  La Z-machine, on en parle régulièrement, et le record de température confirmé a fait l’objet de plusieurs articles un peu partout (je me rappelle par exemple l’avoir vu sur slashdot).

                  La raison pour laquelle on en est resté là est simple : personne n’est capable d’expliquer ce qui se passe. Non seulement la Z-machine est un équipement de recherche absolument impossible à transformer en outil industriel (et encore moins à placer dans une tête de missile) avant de très nombreuse années (ITER sera devenu une pièce de musée d’ici là), mais en plus aucun physicien n’est capable de prédire correctement ce qui se passe et pourquoi ces réactions ont lieu.

                  Avec un peu de chance, la Z-machine pourrait être une piste vers une nouvelle théorie physique ou une précision de la mécanique quantique, qui sait.

                  En tous cas, je ne comprend pas du tout le sujet de l’indignation exposée dans cette article. Quel est le problème exactement ? La Z-machine n’est en concurrence ni avec la simulation thermonucléaire par laser, ni avec les réacteur de fusion, à confinement magnétique ou inertiel.

                  Rappelons qu’ITER est la dernière ligne droite en laboratoire (à plusieurs décades encore de la production industrielle) d’une technologie (le Tokamak) entrée dans les labos il y a 50 ans. On vient juste d’observer la chose dans la Z-machine, on a le temps ...


                  • Viv (---.---.152.234) 26 janvier 2007 14:58

                    OK, donc en gros, tu m’explique que ITER, c’est pour dans 50 ans, et que la Z-machine c’est pour dans 150 ans, c’est ça ?

                    Bon, et bien continuons sur Iter, et quand on sera au point, on passera à la Z-machine !

                    Je me suis renseigné sur Jean-Pierre Petit, et je vous conseille d’aller voir un ptit peu sur la toile (et le wiki) ce qui se dit sur lui, je pense que ça peut être intéressant.

                    Cet article est très intéressant et complet, mais il faut faire attention à garder le recul nécessaire pour ne pas préjuger trop vite de la qualité d’Iter et de la Z-machine.

                    ++


                  • kirinyaga 26 janvier 2007 15:51

                    Non seulement je n’ai absolument aucune idée du temps que ça va prendre, mais personne ne le sait. Aussi, je ne comprends pas très bien pourquoi l’auteur semble casser du sucre sur le dos d’ITER. D’ailleurs les machines z-pinch (le phénomène exploité par la z-machine) sont actuellement à peu près aussi nombreuses que l’étaient les tokamaks. Bref, des équipes de physiciens s’intéressent au problème, et on attend tout simplement qu’ils défrichent le terrain pour savoir sur quoi devront porter les prochaines expériences et ce que devront pouvoir faire les prochains prototypes.

                    Quant à la présence des militaires dans l’histoire, je ne vois pas très bien non plus où est le problème ?!? L’armée est un financier connu de nombreux projets de recherche, et tant mieux. Il n’existe pas d’ailleurs de séparation réelle entre la technologie militaire et la technologie civile, chacune bénéficiant de l’autre.

                    Enfin, je trouve l’auteur d’un optimiste désarmant. On pense qu’il faudra pousser les machines z-pinch jusqu’à 100 TERAWATTs au moins pour obtenir des résultats intéressants (c’est le sens de la nouvelle version de la z-machine), soit la production de 66000 centrales nucléaires (mais pendant quelques fractions de seconde). Pour en tirer de l’énergie, il faudra donc être capable de recueillir et de convertir en électricité cette puissance énorme, et rien que ça c’est un problème qui peut occuper les physiciens et les ingénieurs pendant de nombreuses années, or ce n’est que la moindre des expectations du z-pinch.


                  • jerome (---.---.123.159) 26 janvier 2007 14:27

                    Article sympa ,sauf qu ’ il reprend presque mot à mot ceux de JP.Petit , qui a le premier vulgarisé en France cette découverte . Alors , il pue , Petit ??? La première correction aurait été au moins de le citer , meme de manière brève . Je n ’ aime pas beaucoup ce genre de pompage ...


                    • Mezigue (---.---.192.181) 26 janvier 2007 14:53

                      L’article initial se réclamait explicitement de JPP. La polémique stérile qui en est résultée m’a dissuadé de recommencer. Le fond prime la forme.


                    • Flamant (---.---.184.164) 26 janvier 2007 14:48

                      Jérome, j’apprécie beaucoup les articles de JP Petit, mais quand il arrive à visage découvert, il subit une démolition en règle.

                      Pourquoi alors ne pas développer la même théorie, sans mention de JP Petit, pour informer sans subir les effets négatifs du filtre anti-JPP


                      • jerome (---.---.123.159) 26 janvier 2007 15:18

                        @mezigue : ok , autant pour moi , mais ce n ’était pas évedent ... C ’ est dommage cet ostracisme contre des types indépendants qui ruent dans les brancards : de Tesla à Diesel et bien d ’ autres depuis , ils ont tous été ridiculisés ; puis on a piqué leurs idées pour en faire commerce ... Elle est belle la communauté scientifique ! Jérome


                        • jerome (---.---.123.159) 26 janvier 2007 15:19

                          pardon : lire : évident


                        • denis (---.---.176.124) 26 janvier 2007 19:50

                          Il est en tout cas souhaitable d’étudier la chose. Mettre tous ses oeufs dans le même panier (ITER) est une erreur. Il est présomptueux de prédire l’avenir des découvertes scientifiques, qui sont souvent dues au hasard, car la nature peut se révéler surprenante.

                          @Emmanuel : Je ne suis pas d’accord, il y a actuellemnt des problèmes d’environnement avec le petrole et le nucléaire, une énergie moins polluante est bienvenue. Mais avant qu’on y arrive il faudra de toute facon etre plus économe.


                          • Sam (---.---.203.131) 26 janvier 2007 21:13

                            Article intéressant, bien documenté, assez clair malgré la technicité du sujet et bon titre.

                            On tempérera qd même l’optimisme de l’auteur. La techno-science semble être de plus en plus au mains des militaires, donc l’Age d’Or est promis à une valeur similaire à celle de l’euro : très forte dans la finance, nulle au plan social.

                            Par ailleurs, des décisions politiques majeures peuvent bien plus rapidement la donne et supprimer le gouffre annoncé d’ITER. Des décisions politiques peuvent relancer une coopération internationale non basée sur l’internationale des chercheurs en armes. Ainsi que l’ONU les initia après-guerre.

                            Il suffit de le vouloir.

                            Note finale : les capacités de production d’énergie, comme de nourriture et autres éléments nécessaires à la vie sociale sont présentes et produites sur notre planète.

                            Pourquoi développer des programmes de productions techno-scientifique complexes, chers et orientés armement, alors que le problème majeur est la coopération pour une répartition adéquate de tous les biens dont l’occident profite en égoïste - du moins une minorité très gavée -, à l’échelle mondiale ?..

                             smiley


                            • fred (---.---.49.53) 27 janvier 2007 06:44

                              @mezigue : merci pour cette mise à jour. Je vois que mes remarques sur l’iran et l’essai « divine strake » ont été intégrées.

                              Une autre nouvelle majeure qui est tombée il y a quelque semaines : Robert W Bussard (un des pioniers de la fusion aux US) est sorti de son mutisme après 12 ans de recherche sur la fusion pour la NAVY. Les résultats sont là : il a résolu le problème de la fusion « IEC » (inertial electrostatic confinment) inventée par Farnsworth et Hirsch dans les années soixantes.

                              Une très bonne présentation (en anglais) est disponible sur google video : « Should Google go nuclear ? » (http://video.google.com/videoplay?docid=1996321846673788606). Il dit qu’il faut 200 millions de dollars et cinq ans pour faire un réacteur expérimental. Encore une fois, une goutte d’eau par rapport à ITER.

                              On va y arriver !


                              • (---.---.101.50) 3 février 2007 12:11

                                Note de la conf : http://www.askmar.com/ConferenceNotes/Should%20Google%20Go%20Nuclear.pdf

                                aussi,

                                • « The Advent of Clean Nuclear Fusion : Super-performance Space Power and Propulsion », Robert W. Bussard, Ph.D., 57th International Astronautical Congress, October 2-6, 2006

                                http://www.askmar.com/ConferenceNotes/2006-9%20IAC%20Paper.pdf


                              • Asp Explorer Asp Explorer 27 janvier 2007 11:32

                                Ouais. Bof.

                                D’après ce que j’ai compris, la fameuse Z-machine est capable de générer des confinements compatibles avec la fusion nucléaire, mais durant une infime fraction de secondes, dans un volume microscopique et avec des heures de recharge. C’est donc parfaitement inutile pour la production d’énergie. Par ailleurs, c’est bien joli d’allumer des bombes atomiques avec ça, mais au fait, ça pèse combien de tonnes, une Z-machine, ça a quelle taille ? Et comment vous rentrez ça dans un missile ?

                                C’est facile de prendre pour argent comptant toutes les élucubrations paranoïaques de scientifiques frustrés, c’est plus difficile de garder l’esprit critique.


                                • bleu citron (---.---.79.207) 27 janvier 2007 14:36

                                  Ouais, Bof. Pour pouvoir garder l’esprit critique, encore faut il en avoir un, d’esprit. Et se renseigner avavnt d’écrire des inepties...


                                • Asp Explorer Asp Explorer 27 janvier 2007 22:01

                                  Pour me hisser à la hauteur de votre argumentaire, permettez-moi de vous rétorquer que c’est çui qui dit qui y est.


                                • Asp Explorer Asp Explorer 28 janvier 2007 15:53

                                  Pour ceux qui ne me croiraient pas, allez jeter un oeil sur le site de Jean-Pierre Petit, qui nous explique benoîtement que la Z-machine miracle produit 2 milliards de degrés... pendant 105 nanosecondes, sur une masse de 4 milligrammes.

                                  Ah oui, et pour ceux qui s’inquièterait que des terroristes n’introduisent en fraude une Z-machine meurtrière sur le territoire, ce modeste équipement mesure... 33 mètres de diamètres sur 6 mètres de hauteur !


                                • thirqual (---.---.158.81) 28 janvier 2007 16:52

                                  En 1940, un gros naze nul au violon et en grec pensait qu’on arriverait jamais à faire une bombe A balançable depuis un avion. En 1945 ça a été fait (aha), en modifiant spécialement un bombardier pour accomoder les 7 tonnes de l’engin. Actuellement, on en est où d’ailleurs ?


                                • borneo (---.---.193.48) 27 janvier 2007 14:42

                                  Cet article est d’un extréme intérêt. Il met en relief, en dehors de l’aspect précisément scientifique auquel je suis bien capable de contribuer, deux caractéristiques importantes de la recherche. Pour l’innovation, une ame d’artiste, de poête doit inspirer le savant, a l’opposé les seuls scientifiques cartésiens peuvent espérer dans une course aux financements plus âpre qu’une campagne électorale, aprés disqualification de concurrents qualifiés de bohéme, atteindre le Graal du programme contractuel pluri-annuel.

                                  La deuxiéme est un simple constat : aucune technique n’est en réalité auto suffisante. Ainsi si on compare le TGV, soit disant obsoléte, a son adversaire utilisant la sustentation magnétique, on voit qu’il continue à marquer des points. Bien évidemment, la technologie d’avenir n’est pas celle-là, mais tant que ne sont pas parvenus à maturité les co-technologies nécéssaires a l’expanssion réelle du projet innovant, les supras conducteurs et sans doute les nanos technologies, nul ne peut prédire encore la fin de la roue sur rails. La roue pour être opérationelle a sans doute du attendre l’invention du compas. post SGDG :))


                                  • Internaute (---.---.130.97) 27 janvier 2007 15:10

                                    @l’ auteur

                                    Je comprend bien l’intérêt de poursuivre des recherches sur la ZMachine mais je m’interroge sur un détail. Entre l’article publié en commentaire de celui qui en compte 900 et ycelui, vous avez enlevé la phrase suivante. « Et d’autres prétendants pourraient se déclarer : une Z-machine, ce n’est que de l’électrotechnique de puissance, domaine peu coûteux et parfaitement maîtrisé ».

                                    Je pense que ce n’est pas anodin. Si en effet la ZMachine ne demande pas beaucoup d’investissement ni beaucoup de compétences pointues, pourquoi donc se lancer dans des envolées lyriques et mondialistes ? Que vient donc faire cette présentation de l’« Europe » comme seul cadre de salut scientifique et énergétique ? Moi, je miserais plutot sur une donation du Prince Albert2 de Monaco.

                                    Les grands comités mondiaux satisfont l’égo des politiques qui se prennent pour le nombil du monde mais n’ont jamais rien donné de concret, hormis des dépenses pharaonïques.

                                    A chacun sa ZMAchine ! Voilà quelque-chose de plus démocratique.


                                    • rantanplan (---.---.146.118) 28 janvier 2007 10:11

                                      J’ai cassé ce matin ma Z machine et mon tomahawk, (j’avais oublié de brancher le transfo et en triphasé, ça ne pardonne pas) et je suis bien embété parce que je me suis endetté sur 2 siècles : j’attends les huissiers....

                                      Turquie : fais gaffe à tes fesses : on va te découvrir des armes de destruction massive : reste où tu es ! smiley


                                      • rantanplan (---.---.146.118) 28 janvier 2007 10:17

                                        @ Mézigue : ton article est excellent, quand j’étais tiot, je faisais mes premières expériences à St Cucufa:je traversais l’étang en solex, et je faisais des barrages grandioses sur les ruisseaux qui l’alimentent ! J’espère que ce n’est pas toi qui a fichu en l’air celui qui était en terre, bois, argile et...(secret !). smiley


                                        • Oxébon (---.---.95.122) 28 janvier 2007 11:54

                                          Bravo, excellent article.

                                          Cent fois sur le métier il faut remettre l’ouvrage. Ce sont avec des personnes de qualité et volontaires comme l’auteur de cet article que les choses évolueront...


                                          • Jean (---.---.104.202) 28 janvier 2007 12:50

                                            Tres bon article cependant un seul reproche (déjà sité plus haut) :

                                            Le minimum aurait été de citer J.P Petit qui a été le premier il y a des mois a relevé l’importance de cette information, mais surtout a contribué a la faire connaitre et a là vulgarisée pour les profanes que nous sommes.

                                            Cela aurait été la moindre des choses de placer un lien vers son site et le superbe dossier de vulgarisation qu’il a fait sur ce sujet.

                                            lien ici :

                                            http://www.jp-petit.com/science/Z-machine/z_machine2.htm


                                            • LAFONT Xavier (---.---.156.211) 16 février 2007 00:05

                                              Il semble que sur se forum, il faudrait que des astrophysiciens et des électrotechniciens s’expriment même si jp Petit est claire sur son site, ou dans ces livres il semble évident que les gens ne sont pas suffisamment documentés sur le sujet, ou n’ont pas les connaissances scientifiques qui leur permette de comprendre l’énormité d’une tel performance et découverte. Tous ceux ici qui sont capable d’expliquer, doivent le faire, si un jour on veut qu’il en sorte quelque chose, répéter encore et encore, comment pourquoi comment ça marche. Le montage et le principe de base électrotechnique de la Z-machine est pourtant simple un titulaire d’un bac électrotechnique STI ou F3 ou même de maintenance industriel le comprend sans aucun problème, se qui sort de l’ordinaire c’est les puissances en jeux et l’idée d’avoir mis au centre de la machine la fameuse cage à files. La puissance des courants étant de plusieurs millions d’ampères, millions d’ampères que l’ on peut aussi générer en comprimant un solénoïde à l’aide d’un explosif, permettait d’obtenir une pression magnétique de l’ordre de vingt-cinq millions d’atmosphères ( voir les systèmes à compression de flux inventé par Andréï SAKHAROV dans les années 50) .Le plasma créé au centre de la Z machine à dépassé les 2milliard de degrés en 2005, mais se n’était que le début et comme la dit JP PETIT, les nouvelles Z pourraient très bien aller jusqu’ à 10, 100, et pourquoi pas 1000 milliards de degrés, techniquement ça ne poserait pas de problème. Et quand on atteint ou qu’on dépasse les 100 milliard de degrés ça veut dire qu’on arrive a créer les mêmes phénomène de fusion thermo- nucléaire qui on lieux au cœur des étoiles, on maîtriserait donc la nucléosynthèse de façon artificiel. On a alors Plus besoin spécialement de bore ou d’argent pour faire de la fusion, MAIS on pourrait faire de la fusion avec n’ importe quoi !!!! Du sable des déchets, du fer, bref on aurait une sorte de convertisseur universel pouvant convertir n’importe quelle élément du tableau de Mendeleïev en n’importe quelle autre élément.( donc transformer un désert de sable, en oasis). En plus se plasma , se gaz ionisé au centre ( c’est de la MHD) est parcouru par un champ électromagnétique et un courant que l’ on peut récupérer par induction, et nul besoin que la machine maintienne la température et le plasma pendant des heures ou des jours comme certain ici on put le croire, quelque nano seconde suffise, le tout c’est de répéter la performance en impulsionel , toutes les x secondes implosion de la cage, puis repos de x seconde, changement de cage, implosion, etc etc Mais le secret de cette Z-machine, cette fameuse soit disant instabilité MHD , le problème qui se pose c’est que les américain se sont aperçu que la machine fournissait plus d’énergie qu’elle n’en consommait, donc problème !! Tout le monde a appris à l’école « rien ne se perd rien ne se cré tous se transforme » et là manifestement le rendement est supérieur à 1 ???? Impossible logiquement, se qui pour les septiques est du pain Bénit, de l’intoxe, ou alors c’est bien réel et ils ont découvert une nouvelle forme d’énergie ? Cette nouvelle forme d’énergie c’est tous simplement de l’antimatière les américains on tous par hasard trouvait un nouveau moyen d’en produire de façon plus simple, autrefois il utilisé se principe : « ....Il fallait pousser un certain nombre de paramètres physiques beaucoup plus loin, notamment et entre autres, dépasser la pression fantastique de cent millions d’atmosphères, pour atteindre un seuil où la matière est en rupture d’équilibre, un seuil où certaines de ses caractéristiques s’inversent, c’est l’antimatière. En reprenant certaines idées d’Andréï SAKHAROV, le Nobel soviétique, que les premiers succès sont arrivés. En effet dans les années cinquante, SAKHAROV, le père de la bombe H soviétique, avant de retourner courageusement sa veste pour devenir un militant de la paix, avait mis au point un système de canon électromagnétique qui, en comprimant un solénoïde à l’aide d’un explosif, permettait d’obtenir une pression magnétique de l’ordre de vingt-cinq millions d’atmosphères qui transformait une mini charge d’aluminium en plasma et l’expulsait à des vitesses vertigineuses de l’ordre de centaines de kilomètres par seconde. Ce système a donc été amélioré ; le solénoïde classique a été remplacé par un solénoïde supraconducteur, et l’explosif conventionnel par une petite charge atomique, dite de laboratoire, permettant ainsi d’atteindre le seuil de pression nécessaire. La cible, aussitôt transformée en plasma, est expulsée dans une « cheminée » où les particules d’antimatière ainsi obtenues sont instantanément triées électromagnétique ment et récupérées dans une « bouteille magnétique » ». (Voir annexe du livre JPP de 2002)

                                              Et bien c’est exactement se qui se passe au centre de la Z machine au centre la pression dépasse les 100 millions d’atmosphère. La différence c’est qu’on remplace le système a compression de flux par des self des condensateurs (générateur de Marks).

                                              Mais oublions 2minutes la technique, se qui dérange inconsciemment c’est qu’ il va falloir repenser toutes la société de A à Z. car à terme si on pousse le raisonnement plus loin, le fait d’avoir une source d’énergie inépuisable c’est la fin du pétrole, la fin de l’argent en effet le nombre de bien de consommation pourrait être potentiellement supérieurs a la demande, un monde a l’envers du notre en quelque sorte , avec cerise sur le gâteau le moyen de supprimer nos déchets du passé et les surplus engendré du pressent converti en continu grâce au Z-machines et sans pollution le déchet ultime pouvant être l’ hélium. Malheureusement vu la situation international il semble qu’on est plus de chance de tous réduire a néant avec de nouvelle arme a antimatière créant un cahot total sur la biosphère.

                                              Je finirais donc par cette situation et interrogation d’un auteur inconnu de 1997 : « Dès les toutes premières minutes, toute vie sur le continent Nord-Américain serait anéantie par une énorme boule de feu qui pourrait atteindre plusieurs milliers de kilomètres, puis l’onde de choc, l’intense chaleur et les rayonnements électromagnétiques continueraient leurs effets dévastateurs sur un territoire encore beaucoup plus vaste. Finalement le phénomène « d’hiver nucléaire » se répandrait rapidement sur la totalité de la planète qui se retrouverait perdue dans une obscurité quasi-totale et un froid glacial. On peut lire dans diverses littératures et même dans la bible, de sombres prophéties d’apocalypse pour une époque qui ressemble fort à la nôtre. On peut dire aussi que rien n’est inéluctable. Mais accepterons-nous de voir ; accepterons-nous de prendre nos responsabilités ; aurons-nous le courage de dire NON à la folie destructrice ? ».

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès