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Accueil du site > Actualités > Technologies > Les véhicules à hydrogène, un mensonge écologique

Les véhicules à hydrogène, un mensonge écologique

De plus en plus souvent, l’hydrogène est présenté comme l’alternative aux énergies fossiles dans le domaine de l’automobile.

Il est présentée comme écologique car il ne rejette que de l’eau à la combustion.

Cet article n’a pas pour but de dénigrer cette alternative aux énergies fossiles qu’est l’hydrogène mais d’apporter une base de réflexion sur les conséquences de son usage et sur l’utilisation à tous bouts de champs du terme « écologique ».

Qu’engendrerait une utilisation massive de voitures utilisant cette source d’énergie ?

Je ne vais pas revenir ici sur les problématiques liées à la production et au stockage de l’hydrogène (un très bon article sur ce sujet est disponible ici), qui restent encore des industries polluantes, car énergivores, à l’heure actuelle ; mais sur les conséquences écologiques de son utilisation pour la motorisation des véhicules.

Les technologies

Actuellement deux technologies (principales) existent quant à son utilisation dans le monde automobile.

La première utilise un moteur à explosion fonctionnant soit à l’hydrogène soit aux hydrocarbures (BMW Hydrogen 7 par exemple).

La seconde est la technologie des piles à combustibles (PAC) qui produisent de l’électricité en vue d’alimenter un moteur électrique.

Ces deux technologies ont la particularité de ne rejeter que de l’eau (pure) à l’utilisation. Environ 1 litre aux 100 kilomètres  pour la PAC mais près de 31 litres aux 100 pour la BMW hydrogen 7. Elles ne sont donc pas polluantes.

Les conséquences

Projetons-nous dans un avenir où l’hydrogène aurait supplanté les autres alternatives aux hydrocarbures (électricité stockée dans des batteries, biocarburants, moteur à air comprimés, etc…).

Outre les problèmes liés aux routes humides en permanence provoquant des risques d’accidents, surtout en hiver (verglas), ce rejet massif d’eau ne sera pas sans conséquences.

En effet, même si l’on extrait l’hydrogène de l’eau déjà présente sur Terre, l’eau prélevé sous forme liquide sera rejetée (principalement) sous forme de vapeur dans l’atmosphère.

Si ces effets ne se feront que peu ressentir dans certaines zones, ils seront forts dans celles présentant de fortes concentration d’infrastructure routières et celles où la circulation est dense.

Conséquences sur les climats locaux

Nous savons déjà que les villes et les routes créent des microclimats (lien) notamment par l’augmentation des températures maximales diurnes et nocturnes. Que se passera-t-il avec une injection supplémentaire de vapeur d’eau dans l’atmosphère ?

La concentration de vapeur d’eau dans l’atmosphère augmentera, augmentant de ce fait la saturation. Nous risquerons donc de voir augmenter la fréquence des précipitations et des orages au-dessus des villes et des routes surtout en été. lien

Conséquences sur les biotopes

Ces apports d’eau devront s’écouler. Les abords des villes et des routes principales risquent de se voir transformer en zones humides, voire en zones marécageuses, comme cela se produit déjà actuellement après les périodes de fortes pluies. Avec tous les problèmes que cela posera pour l’agriculture ainsi que pour la faune et la flore présente à ces endroits.

Il y a également un risque de lessivage des sols. L’eau produite par ces technologies est pure, elle se gorgera donc des sels minéraux présents dans le sol, appauvrissant par la même les terres.

Cette eau se chargera également des polluants présents (nitrates, pesticides, …) quelle amènera directement aux rivières ou aux nappes phréatiques avec les conséquences que l’on connaît bien. lien

A plus long terme, il y a un risque de voir disparaître certaines espèces animales et végétales. Mais cela est difficile à évaluer car nous ne comprenons pas entièrement les conséquences des changements environnementaux brutaux sur la biodiversité. lien lien

L’hydrogène est une alternative technologique aux énergies fossiles mais elle n’est pas une alternative économique (pour l’instant) ni écologique.

L’écologie ne se limite pas à ne pas polluer. Cela signifie aussi ne pas engendrer de modifications susceptible de perturber l’environnement. Pour qu’une technologie puisse être qualifié d’écologique, elle ne doit pas mettre en danger les biotopes existant à l’heure actuelle.


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46 réactions à cet article    


  • Polemikvictor Polemikvictor 14 avril 2010 12:05

    les points que vous soulevez sont plutot marginaux, la production de quelques kilogramme d’eau par 100Km ne devrais pas créer de grosses difficultés. Le probleme de fond est que l’hydrogene n’est pas une source d’energie, a moins que certains connaissent des mines d’hydrogene mais un moyen de stocker de l’energie, dispendieux si l’energie de base est le pétrole, horriblement d’ispendieux s’il agit de stocker de l’electricité.


    • bzh_nicolas 14 avril 2010 13:22

      il est vrai que la production de chaque véhicule est faible (dans le cas de la pile à combustible en tout cas).
      Personnellement, j’habite dans une ville moyenne (50 000 habitants, 100 000 dans l’agglomération), le tronçon de quatre voies de 3 km situé à proximité immédiate voie passé 65 000 véhicules/jour. C’est sur des zones comme celles-ci que le problème se posera (surtout aux heures de pointes).


    • Polemikvictor Polemikvictor 14 avril 2010 14:07

      Les moteursà combustion actuels dégagent aussi de l’eau et en plus tournent au ralenti dans les embouteillages, vehicules équipés du « start and stop » mis a part .


    • Pierrot Pierrot 14 avril 2010 12:09

      Un simple calcul démontre que les quantités de vapeur d’eau émises par des véhicules munies de piles à combustibles sont bien inférieures à l’humidité de l’air dans nos régions.
      les conséquences de ces rejets de vapeur d’eau seront négligeables.

      Par contre, il est probable que les piles à combustible n’auront pas un développement important dans le futur.
      En effet son principale défaut est qu’il faut produire de l’hydrogène à partir de substances hydrogénées.

      C’est généralement l’hydrolyse de l’eau qui est la voie la plus mûre.

      Mais si on examine le cycle complet : hydrolyse de l’eau/stockage de H2 sous haute pression/combustion dans la pile à hydrogène on ne récupère au mieux que 40 % environ de l’énergie fournie pour l’électrolyse (très énergétique) et le stockage de l’H2.

      Il faudrait donc développer considérablement les productions énergétiques donc essentiellement le pétrole, charbon, gaz, nucléaire pour produire d’énormes quantités d’hydrogène.

      Donc non rentable économiquement sauf pour des utilisations spécifiques comme les sites isolés, les téléphones mobiles etc... mais marginales.


      • bzh_nicolas 14 avril 2010 13:16

        Un simple calcul démontre que les quantités de vapeur d’eau émises par des véhicules munies de piles à combustibles sont bien inférieures à l’humidité de l’air dans nos régions.
        C’est vrai, mais l’humidité produite va s’ajouter à celle déjà présente.
        Les relevé d’humidité atmosphérique en France métropolitaine montrent qu’elle est presque tous les jours supérieure à 80 % en milieu de nuit et tôt le matin aussi bien dans le nord que dans le sud. lien
        Nous risquons d’atteindre plus vite la saturation et donc de voir des précipitations se produire.


      • Pierrot Pierrot 17 avril 2010 10:14

        Passer d’un taux de 80 % à un taux de 80,01 % ne changera pas grand chose.


      • Gasty Gasty 14 avril 2010 12:24

        Un aspect insolite de l’utilisation de l’hydrogène à grande échelle. Bison futé faisant la météo des routes les jours de grand départ...Temps bouché sur la N7, éclairci prévu en fin de journée.

        Excellent lien de l’auteur à ne pas manquer. smiley


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 14 avril 2010 13:43

          Bonjour,

          il n’y a même pas besoin de discuter de cette éventualité. L’hydrogène n’est qu’une façon de mettre un maillon de plus à la chaine déjà compliquée des modes d’énergies disponibles, alors que les panneaux solaires sur le toit du garage ou le vortex de cheminée assurent de remplir les batteries dernières génération pour une autonomie d’un véhicule léger sur 500 bornes.

          Tous les brevets de ces procédés simples et existant pour la plupart depuis la fin du 19ième siècle sont juste enterrés par les grands groupes pour qu’ils affirment leur suprématie sur le monde du pétrole, et ainsi qu’ils continuent de répandre la colonisation des uns et l’abonnement des autres.

          Par contre, ces élites dominantes fonctionnent déjà hors circuit dans leurs îles, avec ces procédés volés, et de façon complètement autonome. http://199.84.131.196/catacombes/EV1Eulogy.htm tout est dit dans cette vidéo.


          • worf worf 14 avril 2010 14:07

            La problématique de l’augmentation de rejet d’eau et de vapeur d’eau est elle réelle ou surestimée dans votre article ?
            Déjà que bon nombre de pro réchauffement ne tiennent pas compte de l’aspect de la vapeur d’eau dans leur discours, alors ici si, je dis bien si, on remplacerait tous les moteurs à explosion par ceux à hydrogène, leur impact ne seraient pas plus lourd pour notre environnement par leur fabrication et celle d’H2 que par le rejet d’eau ?
            Le concepteur d’un tel moteur ne penserait pas récupérer l’eau émise ou lieu qu’elle s’échappe dans l’atmosphère ?
            De plus cet article ne parle nullement de la manière de produire ce nouveau carburant, des installations à mettre en place pour le ravitaillement. Il se concentre que sur la circulation routière, quid des avions, bateaux... ?


            • non666 non666 14 avril 2010 14:20

              Du point de vue « ecologique » , on est d’accord, l’hydrogene ne represente qu’une transition entre la source principale (nucleaire, charbon) qui fournit l’electricite et la motricité du vehicule.

              Mais cette forme d’energie est stockable , contrairement à l’electricité en particulier l’electricité nucleaire.

              De plus on peux pretendre avec justesse que le rendement ne serait pas « terrible » , mais il faut savoir que celui des moteurs a explosion ne l’est pas non plus malgrès que ce soit une technologie « mure » ( moins de 30 % si mes souvenirs sont bons)

              Le deuxieme avantage pour la propulsion des vehicules est que cette forme d’energie est facile a produire ICI chez nous, sans dependance du proche orient et des guerres qu’il s’y prepare pour le petrole.

              Enfin et surtout : nous n’avons pas d’alternative.

              Le pétrole est a 30 ou 50 ans pret au bord de l’epuisement et la croissance de la population mondiale qui en a besoin est exponentielle.
              Si les indiens et les chinois consommaient autand par habitant que les yankees....

              Donc on peut debattre du retour au charbon, comme alternative, mais surement pas de l’eventualité de l’apres pétrole.
              Or pour l’instant , hors de l’hydrogene ou des couteuses et lourdes batteries, je ne vois pas de solutions.


              • Cogno2 14 avril 2010 15:11

                Mais cette forme d’energie est stockable , contrairement à l’electricité en particulier l’electricité nucleaire.

                Oui, enfin stocker l’hydrogène ne se fait pas comme ça, pas question de le comprimer en bombonne, trop dangereux.
                Il faut le stocker sous une autre forme que H2, dans un gel par exemple, sous une forme stable, et bien confiné.

                Sinon pourquoi souligner en particulier le stockage de l’électricité nucléaire ? l’électricité se fout de la façon dont elle est produite, la difficulté de stockage est la même.

                Parlant du rendement, ça n’a aucun sens ce que vous dites, sauf si vous produisez votre hydrogène à partir du nucléaire, mais s’il est produit à partir du thermique, l’argument s’effondre de lui même, ce rendement moisi ne faisant que s’ajouter aux autres.

                Vous parlez d’énergie facile à produire, peut être, peut être pas, tout est question de quantité.
                Or les besoins augmentent sans cesse, je n’imagine pas la quantité qu’il faudra produire pour remplacer le pétrole.
                Puis bon, vous allez la produire à partir de quoi ? Si ce n’est pas pétrole, ce sera le charbon ou le nucléaire, bref, retour case départ.

                Pour les alternatives, il n’y en a pas, le pétrole est irremplaçable, même si certains ici prétendent qu’il suffit de chercher pour toujours en trouver.
                Bref, le nucléaire à de beaux jours devant lui, le tout électrique aussi.

                Mais tout ceci est caduque dès lors que l’utilisation de quantité sans cesse croissante d’énergie détériore notre environnement, rendant possible le scénario d’une extinction.
                C’est donc un problème de myopes, dont le long terme est exclus.


              • finael finael 14 avril 2010 16:14

                @non666

                « contrairement à l’electricité en particulier l’electricité nucleaire »

                Ah bon ? L’électricité provenant de l’énergie nucléaire serait moins stockable que d’autres ?

                Expliquez-nous ça !


              • non666 non666 15 avril 2010 15:26

                Vous etes idiots ou vous le faites expres (ou alors vous ne savez pas comment se lance la production d’energie nucleaire dans une centrale ?)

                L’energie nucleaire ne se demarre pas comme un moteur quatre temps.
                Il faut du temps pour lancer de façon securisé une tranche nucleaire et l’amener au bon rendement.
                Idem pour l’arreter (hors arret d’urgence avec descente des barres et tout le tintouin)

                C’est pour cette raison que la France vend de l’energie (nucleaire) aux autres pays europeens aux heures creuses et achete la production des centrales termiques (allemandes entre autres) aux heures de pointe.
                Donc oui l’energie electrique d’origine electrique est moins stockable que d’autres car le robinet de fuel peut toujours etre arreter, moderé de façon plus souple.
                De plus nous parlons coté production d’energie electrique nationale
                Une fois dans le vehicule particulier c’est encore autre chose.


              • Timst Timst 14 avril 2010 15:08

                Rien n’indique que l’eau produite sera rejetée sur la route comme les gaz d’échappement actuels. Si ça se trouve il y aura un réservoir d’eau, qu’il faudra ensuite vider une fois à la maison (comme les déshumidificateurs par exemple). Problème réglé.


                • bipdan 14 avril 2010 15:10

                  Autant la critique dans ce domaine m’intéresse, autant je trouve que votre article manque de corps et se trompe de cible. Mais ne le prenez pas mal, je veux être constructif et certainement pas dénigrer, car l’enjeu est trop important pour se battre bêtement.

                  Qu’il soit efficace ou non, je pense que ce serait une erreur de penser que l’hydrogène sera utiliser massivement, comme n’importe quelle autre source alternative d’ailleurs. Le salut écologique ne pourra se faire que dans la diversité des nouveaux moyens/mode de transport, en fonction des usages et des besoins. Exemple (avec ou sans hydrogene), on conçoit que dans une ville plate en bord de mer et au climat doux, il serait simple de démocratiser les vélos électriques une grande partie de l’année alors quand des les froides montagnes pentus, ça présente déjà plus de difficulté.

                  Ensuite vous limiter les possibilités à la PAC et au stockage, alors qu’il y a quantité d’autres manières de produire de l’hydrogène, mais on a tot fait de museler les chercheurs qui s’y intéressent.

                  Quand aux conséquences des rejet d’eau, vous partez dans une extrapolation de principe mais aucunement valorisée, difficile de se faire une idée précise donc. J’aurai beau jeter un litre d’eau sous ma fenetre tout les matins, je ne vais pas faire de ma cours un marécage de la sorte.

                  En conclusion, je repartirai sur le début de mon propos, si l’hydrogène doit remplacer le pétrole ce ne sera que pour une partie et parmi beaucoup d’autres solutions alternatives qu’il seraient bon de motiver, mais le principale problème tient à mon avis dans les lobbys qui ne sont pas prêts de laisser vivre une idée novatrice qui pourrait les ruiner.

                   


                  • joletaxi 14 avril 2010 15:32

                    J’adore l’enchaînement des catastrophes citées par l’auteur.Ceci est parfaitement dans la logique des « verts »,sauf évidemment quand il s’agit d’énergies qu’ils aiment.

                    Comme vous le savez nos moteurs rejettent déjà pas mal de vapeur d’eau.D’autre part,à moins de circonstances très particulières,l’eau émise sous forme de vapeur va immédiatement s’élever et se transporter au grè des vents,et,avec un peu de chance, rencontrera des aérosols,pour former des nuages.
                    Il a été effectivement prouvé que les micro-climats en ville,îlots de chaleur, modifient les phénomènes météo locaux,mais nous sommes là dans d’autres ordres de grandeur d’énergie que celle générée par le trafic.
                    L’hydrogène reste un piste sérieuse,car son usage se rapproche le plus de celui du pétrole, et correspond bien à ce que l’on demande de nos véhicules.
                    Les voitures électriques restent condamnées encore pour longtemps aux flottes captives.Les essayeurs de TopGear ont dernièrement mis la Tesla à l’épreuve.Au début, ils ont été bluffés par les prestations... sauf qu’ils n’ont pas réussi à parcourir plus de 55 kms.
                    Bref, à moins d’une percée technologique, on risque fort d’en rester encore pour quelques décennies avec nos bons vieux moteurs .... vroooouuuuuu

                    • worf worf 14 avril 2010 15:40

                      http://www.techniques-ingenieur.fr/book/d4030/stockage-d-electricite-dans-les-systemes-electriques.html
                      et :
                      http://www.consoglobe.com/ac-energies-renouvelables_1712_eoliennes-sait-stocker-electricite.html, le stockage d’électricité est possible même si c’est de courte durée.

                      Il faudra bien se tourner vers d’autres solutions, les énergies fossiles y compris l’uranium -vont bientôt s’épuiser, l’H2 en est une, la chasse au gaspi (il ne faut pas oublier la perte d’énergie rien que dans le transport de celle ci est énorme) en est une autre, + celles que l’on cache au grand public.


                      • dante haguel 14 avril 2010 15:47

                        petit message a tout ceux qui aiment parler sans se renseigner, et sans reflechir....

                        dans un pays scandinave, je ne sais plus lequel, ils ont creer des fermes aquatique energetique, en bref, des parc eoliens, dont dans la structure de la tour eolienne se tiens un ingenieux systemes filtrant l’eau pour creer les piles a hydrogenes a partir de l’energie de l’eolienne, pas de nucleaire, pas de petrole, pas de charbon, bref on arrive a une energie propre, d’autant plus si les bateaux utiliser pour aller chercher ces piles utilisent la meme technologie.

                        voila, comme quoi cette enegie n’est pas un fantasme, ni une utopie polluante, mais est deja en place dans certains pays....

                        apres y aura toujours a redire sur tel et tel technologie, mais ici on parle d’une energie qui a l’un des meilleur rapport sur le cycle de carno (ou un truc comme ca) et qui evite d’allez piller un pays pour lui taper ses ressources....

                        bref, il en ressort que du negatif sur cette technologie dans l’article et les commentaires, mais c’est sur que si on devoloppe pas cette techno, on ne pourra pas non plus l’ameliorer !

                        les premieres voitures avait un rapport de 10-15%, ce qui veut dire que 85-90% de l’energie etait perdu, mais polluait quand meme.....

                        A++


                        • joletaxi 14 avril 2010 18:19

                          Les Norvégiens ont même des projets pilotes pour créer des centrales hydro, à partir de tours chargées en eau à partir d’eau de mer et du procédé d’osmose inverse.

                          Et en Californie,il existe déjà 2/3 stations hydrogènes alimentées en photovoltaïque.
                          On peut produire de l’électricité de multiples façons,on peut même pédaler, le tout c’est d’avoir un système fiable, toujours disponible,et peu cher.Aucune des énergies renouvelables connues ne remplit ces critères.
                          Mais il y a de l’espoir, en Espagne,dont on nous rebat les oreilles avec des bilans renouvelables « étonnants », on s’est aperçu que les fermes photovoltaïques débitaient du courant la nuit,qui osera encore affirmer que cette filière souffre d’irrégularités de production


                          notez que si l’on a découvert la fraude parce que la nuit, il est peu probable de voir des panneaux solaires débiter du courant,on ne peut savoir si les fraudeurs ne font pas la même chose pendant la journée.
                          Pas à dire, les stats officielles de la grèce ,de l’Espagne, du Portugal, c’est déjà aussi farfelu que les stats de Mr. Man

                        • JL JL 14 avril 2010 15:51

                          Compte tenu d’un taux moyen d’humidité dans l’air de la terre estimé à 1%, c’est actuellement le ratio 7500 tonnes de vapeur d’eau par habitant.

                          Si un une automobile à hydrogène dégage 100g/km de vapeur d’eau au km (à peu près autant que de CO2), et si elle fait 20 000 km/an, cela fera 5 kg par jour ! Je dis par jour parce que, comme chacun sait, la vapeur d’eau retombe en pluie.

                          5 kg par jour sur 7500 tonnes en suspension, c’est grave docteur ?  smiley

                          nb. Et je n’ai pas compté le quota des passagers.


                          • bzh_nicolas 15 avril 2010 11:29

                            Tu confonds quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère avec taux d’humidité de l’air. C’est du second que je parle car c’est de lui que dépend la formation des précipitations.
                            Ce ne sont pas les rejets seuls qui vont provoquer les précipitations c’est l’ajout avec l’humidité déjà présente qui va augmenter leur fréquence.


                          • Pierrot Pierrot 17 avril 2010 10:18

                            à JL,

                            Calcul exact.

                            Les rejets complémentaires sont négligeables par rapport à l’humidité « naturelle » de l’air dans nos régions.

                            Bon WE


                          • zelectron zelectron 14 avril 2010 16:35

                            @l’auteur
                            Vous confondez mensonge et hypothèse : rien n’est joué à l’heure actuelle.


                            • bzh_nicolas 15 avril 2010 11:34

                              Non, je ne confonds pas les deux. Je dénonce la fait qu’encore une fois l’Homme développe (et commence à produire) une technologie sans réfléchir aux conséquences possibles.
                              Oui l’utilisation de l’hydrogène est non polluante mais elle ne sera pas sans conséquence si elle l’est à grande échelle.
                              Comme je l’ai dit dans l’article, l’écologie ce n’est pas seulement « ne pas polluer ».


                            • Xtf17 xtf17 14 avril 2010 18:30

                              Quelques précisions importantes car il me semble que bcp de choses sont confondues :

                              Il faut raisonner en termes de chaîne d’énergie :
                              énergie primaire -> transformation -> stockage (vecteur d’énergie) -> transport (énergie secondaire) -> utilisation finale.

                              Une source d’énergie primaire est une forme d’énergie disponible dans la nature avant toute transformation (lumière, chaleur, objet naturellement en mouvement comme l’eau ou le vent,...). Si elle n’est pas utilisable directement, cette énergie primaire doit être transformée en une source d’énergie secondaire pour être mise en œuvre.

                              La transformation cela peut être via : un four solaire, un panneau photovoltaïque, une éolienne, un moulin à vent, à eau, la photosynthèse des plantes, la digestion des animaux, la nucléosynthèse dans les étoiles...

                              Le stockage est la partie qui nous intéresse, pour pouvoir disposer d’énergie en temps utile. Cela peut être : un objet chaud, un objet sous pression, un objet en hauteur, un objet chargé électriquement, de la matière organique (du sucre, du charbon, du pétrole, du bois...), des atomes radioactifs issus des étoiles (uranium...)

                              L’énergie secondaire suit le déstockage, par exemple : l’électricité, la chaleur, la pression, le mouvement...

                              Il est possible de consommer cette énergie secondaire (s’éclairer, se chauffer, se déplacer...), ou bien à nouveau de la stocker sous encore une autre forme.

                              L’hydrogène est une forme de stockage, ce n’est pas une énergie. Aujourd’hui nos stockages les plus utilisés sont le pétrole, le charbon (issus de la photosynthèse des végétaux il y a plusieurs millions d’années), et l’uranium (issus de la synthèse des atomes dans les étoiles il y a plusieurs milliards d’années)

                              On voit bien qu’il est urgent d’inventer un ou plusieurs autres formes de stockage, d’où l’intérêt très particulier de l’hydrogène ! Il existe bien les batteries, qui stockent une charge électrique, mais la densité énergétique est très faible.

                              Voilà pourquoi l’hydrogène est à mon sens incontournable pour l’avenir, d’autant que nos réserves en pétrole, charbon, uranium se comptent tout au plus en dizaines d’années.

                              Le but du jeu est de trouver la chaîne la plus efficace, car peu importe si l’on produit de l’hydrogène avec un faible rendement par électrolyse (transformation-> stockage), si l’électrolyse est réalisée par le soleil ou par des plantes


                              • robin robin 14 avril 2010 19:41

                                Au niveau de l’humidité, je ne suis pas certain de l’impact, tout va dépendre des zones traversées.
                                Par contre au niveau du bilan énergétique voila ce dont on est sur :
                                - rendement énergétique d’un moteur à explosion classique : maximum 30 % le reste c’est de la chaleur perdue soit 70 %
                                - stockage de l’énergie pour produire et stocker de l’hydrogène : rendement 30 % de l’énergie PCI initiale.
                                - rendement des piles à combustible actuelles 50 % : 30% * 50 % = rendement PCI final 15 % de l’énergie d’origine soit un rendement inférieur de 50 % à celui des moteurs actuels.
                                Les 50 % manquants sont transformés en chaleur qui effectivement joue un rôle dans le réchauffement climatique.
                                Reste aussi à régler le problème des électrodes en platine, très rare et très cher, remplacés par des filtres en nanoparticules ???...
                                A noter que les japonais auraient récemment mis au point une pile à combustible avec un rendement électrique avoisinant les 70 % PCI.
                                Une fois que seront résolu les problèmes économiques liés aux matériaux et au rendement globale de la chaine énergétique, puis les problèmes de sécurité, l’hydrogène sera peut-être (?) une solution...
                                Aujourd’hui c’est encore beaucoup trop tôt.


                                • sleeping-zombie 14 avril 2010 21:15

                                  Hello,

                                  Ca m’étonne qu’aucun commentateur n’ait déjà pointé ça mais le « problème » soulevé par l’auteur n’en ai pas un.
                                  La combustion d’hydrocarbures (gaz, pétrole et même charbon) produit déjà de l’eau. Nos moteurs rejettent plus de vapeur d’eau que de CO2 (ou a peu près autant, je sais plus. y-a-t-il un chimiste dans la salle ?).
                                  Donc ton problème n’en est pas vraiment un finalement.

                                  Je suis toutefois d’accord avec le titre de l’article, l’hydrogène ne se récoltant pas à l’état naturel, faudra bien le produire, et ce sera sans doute par électrolyse (on électrocute de l’eau pour séparer les composants hydrogène et oxygène), et cette electricité, faudra bien la produire...


                                  • Asp Explorer Asp Explorer 14 avril 2010 21:21

                                    En effet, le dégagement d’eau est tout à fait négligeables, même en imaginant le périphérique noyé sous les voitures à hydrogène.

                                    Les véritables problèmes de la voiture à hydrogène sont :

                                    • L’hydrogène se stocke mal
                                    • L’hydrogène se stocke dangereusement
                                    • La fabrication et la compression de l’hydrogène consomme énormément d’énergie, il ne s’agit donc en fait que de déplacer le problème

                                    Bref, cette technologie n’a pas vraiment d’avenir.

                                  • sleeping-zombie 14 avril 2010 21:29

                                    Désolé pour le « n’en ai ».. C’est le soir.

                                    Et je me souviens maintenant comment on équilibre une équation chimique :)
                                    Donc pour illustrer mon exemple, la combustion du méthane :

                                    1.CH4 + 2.O2 => 1.CO2 + 2.H2O

                                    Ce qui se lit : un molécule de méthane couplée à 2 molécules d’oxygène donneront une molécule de gaz carbonique et 2 molécules d’eau.
                                    2 fois plus de molécules d’eau que de gaz carbonique...
                                    pour cette dernière phrase je suis de mauvaise foi, puisque la molécule de CO2 est plus de 2 fois plus lourde que la molécule d’eau... L’ordre de grandeur (en masse) pour la combustion d’un hydrocarbure doit être de l’ordre de 50-50 entre CO2 et eau...


                                  • Jean Lasson 14 avril 2010 21:48

                                    @ l’auteur,

                                    Ça a déjà été souligné, mais il faut y revenir : quelle est la production d’eau par la combustion d’essence ou de gasoil dans les moteurs actuels, par litre de combustible ? Par 100 km parcourus ? J’ai comme l’impression qu’elle doit être comparable... Si c’est le cas, votre argument tombe... à l’eau smiley

                                    Concernant l’hydrogène, c’est un combustible qui a une densité énergétique plus élevée que l’essence. A ce titre, il est intéressant. Les éoliennes pour le produire serait aussi une utilisation intelligente de ces engins qui, aujourd’hui raccordés au réseau, n’apportent *rien* que des ennuis aux gestionnaires du réseau, à cause de leur intermittence rédhibitoire. Et même avec un rendement de 10 %, ça resterait la meilleure façon de valoriser l’électricité éolienne, laquelle n’a aujourd’hui *aucune valeur*.

                                    Mais le stockage de l’hydrogène est un gros problème : ce gaz s’échappe de n’importe quel récipient, à un taux de quelques pour-cents par jour... De plus, son utilisation est dangereuse. C’est sans doute pourquoi les spécialistes demandent encore « un peu » de temps pour la mise au point : 30 ou 40 ans... Une façon de dire : peut être jamais...


                                    • Jean Lasson 14 avril 2010 21:59

                                      Bon, je vois que le problème a été plus complètement traité par sleeping-zombie et Asp Explorer. J’ai traîné pour envoyer mon commentaire. Je suis d’accord avec eux sur tout, sauf sur la production par éolienne. Si on résout le problème du stockage...


                                    • Geneste 14 avril 2010 23:45

                                      Article plus que faible scientifiquement et totalement faux.


                                      • Romain Desbois 15 avril 2010 00:00

                                        j’ai lu dans un ancien numéro de S !lence que les étudiants de l’Université du Massassuchet avaient démontré que la fabrication massive ( à moins que ce soit l’utilisation) d’hydrogène auarait des conséquences néfastes sur la couche d’ozone.


                                        • Geneste 15 avril 2010 00:05

                                          Article scientifiquement faux de A à Z.


                                          • MarcDS MarcDS 15 avril 2010 00:56

                                            Une fois qu’on aura réalisé qu’avoir chacun sa voiture est aussi absurde que de viser à ce que chacun ait sa villa en bord de mer, on pourra commencer à discuter des modes de production d’énergie dans une optique écologique. La voiture privée individuelle est un luxe insoutenable pour la planète, et devra tôt au tard être traitée comme telle : soit réservée à une élite, soit mise au ban de la société au nom de la justice sociale et de la protection de l’environnement. Tant que cette prise de conscience n’aura pas été faite, défendre un mode de production d’énergie plutôt qu’un autre au nom de l’écologie revient à prendre celle-ci comme alibi pour poursuivre le « business as usual », bref c’est du capitalisme vert. Vert moisi.


                                            • Asp Explorer Asp Explorer 15 avril 2010 08:12

                                              Le fait que chacun ai sa voiture est une avancée de civilisation. Revenir dessus est un recul de civilisation. Le fait qu’on l’envisage en Europe en dit long sur l’état de notre civilisation.


                                            • Romain Desbois 15 avril 2010 09:04

                                              Oui je suis d’accord. je suis à fond pour le système autolib’ inspiré par l’association « caisse commune » qui a prouvé qu’avec ce système il suffit d’avoir un véhicule pour 14 conducteurs.

                                              tout le monde y serait gagnant, + d’espace pour circuler, moins besoin de parking et surtout une économie pour tous et dans tous les domaines.

                                              La plupart des véhicules servent moins de heures par jour, le reste du temps elle est garée.


                                            • Cascabel Cascabel 15 avril 2010 09:56

                                              Une idée serait de limiter drastiquement le nombre d’automobiles en vendant aux enchères des places limitées.
                                              Avec l’argent récolté on développerait les transports en commun. Ce serait la solution la plus réaliste.


                                            • Deneb Deneb 15 avril 2010 10:09

                                              La voiture est un exemple typique du leurre de la propriété. On la possède, mais elle occupe généralement la plus grosse partie du budget. Les capitaines d’industries automobiles ont, à leur grand profit, réussis à inventer l’esclavage moderne.

                                              Savoir, c’est mieux qu’avoir.


                                            • Cascabel Cascabel 15 avril 2010 12:24

                                              Je vous rejoins sur ce point là Deneb.

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