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Accueil du site > Actualités > Technologies > Logiciel libre : la grande illusion

Logiciel libre : la grande illusion

Vous pouvez tourner le problème dans tous les sens, développer tout un argumentaire subtil, lister un grand nombre de justifications, vous ne parviendrez jamais à faire croire que l’open source, en français « logiciel libre », soit autre chose qu’un mythe, une utopie déconnectée de la réalité humaine.

Les hommes sont des hommes, et ce qui caractérise l’humanité, caractéristique partagée avec le reste du monde vivant, c’est que chaque individu lutte pour sa survie. Sauf à prendre appui sur des convictions religieuses et à défendre des valeurs idéales telles que la charité et le don de soi, personne de sensé ne peut croire que la « communauté des développeurs du logiciel libre » soit une association philanthropique dont le seul but serait le plaisir de développer gratuitement des logiciels pour « la beauté du geste » et le « bonheur de l’humanité ».

Rappelons brièvement ce qu’est supposé être le logiciel libre.

Officiellement et théoriquement, un logiciel libre est un logiciel fourni avec son code source, faisant appel à une licence dont les termes permettent légalement la copie, la revente ou la diffusion sans bénéfice. Cette licence interdit que des intérêts privés accaparent le logiciel libre et en fassent un produit « propriétaire ». Chacun est libre de modifier tout ou partie du code source du logiciel pour l’adapter à ses besoins, à condition que ces modifications soient à leur tour versées au domaine public.

C’est à cette utopie que les communicants de l’open source veulent nous faire croire.
Or, il nous faut très prosaïquement regarder la réalité en face : on ne peut pas verser dans le domaine public un travail qui aura requis des heures, des jours, de semaines, des mois de transpiration sans avoir, d’une manière ou d’une autre, la ferme intention d’en tirer un profit, que ce soit à brève ou à longue échéance.

Pourquoi un développeur devrait-il s’intéresser gratuitement à un projet de développement open source ?

Théoriquement...

Théoriquement, la participation à un projet open source consiste à publier les bases dudit projet, le plus souvent sur Internet. Cela peut être un logiciel ou un embryon de logiciel, avec son code source. Puis, on lance un appel à tous les développeurs du monde intéressés par le produit, pour y ajouter des fonctions, en améliorer le code, le traduire, consolider, porter sur différents systèmes d’exploitation, etc.

Théoriquement les développeurs postent leurs contributions, lesquelles sont, toujours théoriquement, analysées, déboguées, par l’ensemble de la communauté qui travaille sur le logiciel.

Théoriquement le logiciel libre est durable, car aucune société commerciale ne peut en suspendre le développement. Le code source étant toujours disponible, il est toujours possible de le faire évoluer, théoriquement...

Théoriquement encore, le logiciel libre est performant, fiable, puisque la communauté participe en permanence à son amélioration, à la correction des bogues, à sa protection contre les virus, etc.

En pratique la réalité est tout autre...

Lors d’un colloque sur la question, on a avancé que pour qu’un logiciel libre soit un projet viable, il lui fallait compter sur la participation au minimum d’une cinquantaine de développeurs bénévoles, dont au moins une dizaine de très bon niveau. Bref, soyons clairs et surtout réalistes : ni vous ni moi ne pouvons mettre le nez dans des millions de lignes de code en nous disant « moi aussi je vais contribuer » !

Il faut avoir le niveau, il faut avoir la pratique, et il faut avoir du temps... Et comme le principe du développement de l’open source implique que l’on ne puisse tirer aucun revenu de sa prestation, il faut fondamentalement avoir une super motivation (et ne pas avoir besoin de travailler pour vivre)...

Le fun, l’amour du code optimisé, le plaisir, c’est une légende ! Les vrais développeurs, qui travaillent vraiment à l’amélioration des codes des logiciels libres, le font parce qu’ils sont payés pour le faire. Très bien payés. Je ne nie pas qu’il y ait sans doute quelques bons amateurs qui bricolent de temps en temps pour améliorer ou corriger des petites fonctions. Mais la grande majorité des développeurs du logiciel libre sont des professionnels, qui touchent un salaire.

La vérité, c’est que ce sont de très grandes sociétés, comme IBM, qui ont fait la promotion du logiciel libre, tout en restant très discrètes. Elles ont investi des sommes considérables, plusieurs millions de dollars, pour développer et diffuser l’open source. Qui peut croire que ces sommes ont été investies pour en faire « cadeau » ? Le but était évidemment de briser le monopole de Microsoft, en mettant sur le marché des logiciels gratuits capables de rivaliser avec des logiciels hégémonistes comme Explorer, Word ou Excel. Et reconnaissons qu’il y a de belles réussites avec les logiciels Internet, comme Apache, Linux, Sendmail, qui sont les grosses vedettes du logiciel libre soutenues par des milliers de développeurs. Mais à côté de ces quelques exceptions, il y a aussi une masse énorme de logiciels libres qui dorment, faute d’investisseurs pour financer leur amélioration et leur promotion.

Il importe donc de bien saisir la portée des clefs suivantes :

- Un logiciel libre ne peut attirer des développeurs que si ceux-ci y trouvent leur intérêt.
- Un logiciel libre ne peut présenter un intérêt pour un nombre suffisant de développeurs que si les fonctions offertes par ledit logiciel sont réellement utiles.
- L’utilité ne suffit pas. Pour qu’un logiciel libre et utile soit viable, il faut aussi qu’il soit utilisable, c’est-à-dire qu’il dispose d’une interface intuitive, intelligente et ergonomique. Or il se trouve que, bien souvent, les développeurs développent d’abord pour eux-mêmes, et ne se posent pas trop la question de savoir quelles seront les difficultés éprouvées par un utilisateur béotien.
- Un logiciel libre qui s’éloigne des standards a peu de chances de survivre.
- Échanger des fichiers implique aussi que des formats universels non propriétaires puissent être utilisés ; en plus du logiciel, il faut donc concevoir des passerelles, des modules de conversion, afin que tel logiciel puisse ouvrir le fichier produit par tel autre. Qui va les développer ?
- Un logiciel gratuit ne génère pas de profit. Cela a pour conséquence une dichotomie : il y a bien une version gratuite en open source, utile mais peu utilisable. Si vous voulez une version utilisable et confortable, il faudra payer. Et il faudra payer d’autant plus cher qu’on souhaitera des fonctionnalités précises. Et du coup, on saute du logiciel libre au logiciel sur mesure, qui est ce qu’il y a de plus cher !

Le logiciel 100% libre, 100% utile et 100% utilisable n’existe pas. Et je pense qu’il n’est pas près d’exister.


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377 réactions à cet article    


  • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 19 avril 2006 11:10

    Cher Demian, je ne me fais pas de souci, je sens que ça va venir...

    Un conseil clin d’œil : écrivez un dictionnaire et mettez-le en ligne, votre langage est trop sympa pour tomber dans l’oubli !


  • claro (---.---.198.243) 20 avril 2006 00:54

    @Demian West

    Cher Monsieur, ne voudriez pas attendre avant de faire vos commentaires en moins de deux minutes sur chaque article ?

    Il devient tres lourd de vous lire, à la longue, et votre présence démesurée ainsi que celle de quelques autres, avec « private jokes » à l’appui, dénature complètement ce journal citoyen en une sorte de blog pour amis intimes passant leur journée sur le net.

    Par pitié pour tous les lecteurs, merci de vous faire plus discret et peut-être, de retirer votre photo qu’on voit partout. Vous comprendrez qui l’en va de l’intérêt général de ce journal, car en remplaçant le discours unique des média de masse par le votre et celui de vos amis ou ennemis, on finit par ne pas gagner grand chose, et je reste poli.

    Merci d’avance et bonne continuation.


  • harmony (---.---.12.4) 20 avril 2006 14:29

    ils se sont reconnus au premier coup d’oeil


  • Dodot (---.---.129.154) 20 avril 2006 15:01

    Pas faux, claro ! A bon entendeur !


  • ratatouille Hikaru 22 avril 2006 05:58

    Si cette photo vous énerve (ce que je peux comprendre à la longue) ripostez en mettant la votre ! (ou n’importe quelle image). Plus il y aura d’images moins on la verra.

    En même temps n’a-t-elle n’a pas justement l’avantage de marquer clairement les commentaires dont vous pouvez remettre la lecture à plus tard, cette photo ?


  • (---.---.109.229) 22 avril 2006 21:14

    Il est urgent qu’AgoraVox permette à chacun de blacklister les auteurs dont il estime les commentaires sans intérêt. Techniquement c’est parfaitement faisable et l’ego manifestement hypertrophié de l’auteur pourra être comparé avec son taux de blacklistage.

    Pour revenir dans le cadre de l’article j’ajouterai qu’il est possible de programmer une extension à firefox pour filtrer les commentaires. A moins d’envisager de monter une société pour en tirer profit, fournir les sources semble alors naturel. Certain logiciel libre existe aussi parceque les auteurs n’ont aucune envie de tenter la commercialisation de leurs oeuvres.


  • (---.---.162.15) 25 avril 2006 15:12

    Je ne suis pas pour le « blacklistage » par les lecteurs, cela provoque des coupures désagréables et peu claires. par contre le comité de lecture pourrait de façon graduelle rejeter certains contributeurs « trop lourds et/ou envahissants ».

    Am.


  • Agnès (---.---.94.26) 19 avril 2006 11:02

    j’ai peut-être mal compris le principe du logiciel libre, mais pour moi, il est réellement quasi gratuit et utilisable. L’intérêt financier pour les sociétés de distribution réside dans l’organisation des formations aux utilisateurs et la diffusion payante des modes d’emploi, ainsi que le déploiement etc... Tandis que le prestation intellectuelle de départ, reproductible à moindre coût (le logiciel lui-même) est gratuite.


    • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 19 avril 2006 11:16

      Vous avez parfaitement compris Agnès, et j’ajoute simplement ceci : la partie gratuite du logiciel « libre » n’est qu’un prétexte à sa partie payante.

      Et hop, le tour est joué !

      (et je mets volontairement « libre » entre guillemets)

      Le logiciel « libre » c’est comme si on vous offrait un moteur neuf, parfait, mais les sièges, la carosserie, le volant, les roues seraient les options payantes. Vous pourriez certes vous déplacer tant mal que mal avec le moteur seul, mais vous finirez tôt ou tard par acheter quelques options.

      Oublié de dire dans mon article que le logiciel 100% libre, 100% utile, 100% utilisable et 100% gratuit existe : c’est le logiciel piraté...


    • Agnès (---.---.94.26) 19 avril 2006 11:56

      Alors tout va pour le mieux ! C’est bien cette flexibilité, de pouvoir choisir les solutions les plus adaptées (la carosserie qu’on veut, les pneus qu’on veut, etc...) qui est intéressante. Et sortir de l’obligation de prendre un modèle complet d’office alors que l’on n’a pas nécessairement besoin de toutes les fonctionnalités qu’il propose ni non plus de la rigidité qu’il impose. Si le cout global est acceptable et répond aux besoins de l’utilisateur/consommateur, je ne vois pas où est le problème. Il n’y a rien de malhonnête à dire que le logiciel ( le moteur) est libre et gratuit. Le consommateur n’est pas trompé, il devrait savoir que les options sont payantes !


    • ohnil (---.---.94.51) 19 avril 2006 13:33

      « Oublié de dire dans mon article que le logiciel 100% libre, 100% utile, 100% utilisable et 100% gratuit existe : c’est le logiciel piraté... »

      Votre commentaire est-il inspiré par la mauvaise foi ou par l’ignorance du monde que vous prétendez décrire ?

      Quelques exemples parmi les plus connus : Firefox, Thunderbird, Open Office, The Gimp, VLC, Etc...

      Saviez-vous que certaines grandes productions cinématographiques hollywodiennes ont utilisés Gimp et ses dérivés (Scooby-doo par exemple) ?

      Selon toute vraisemblance, au vu de votre commentaire repris ci-dessus, la seule connaissance que vous ayez des LL se trouve dans ce que vous avez pu retenir des campagnes publicitaires de Microsoft (une partie de votre argumentation y étant identique).


    • Sylvio (---.---.161.167) 19 avril 2006 15:47

      Ne pas confondre logiciel libre et logiciel gratuit, ce n’est pas forcément lié et ce n’est pas le but.

      Ne confondez pas non plus « freeware » et « shareware » (version gratuite et limitée de par les fonctionnalités ou la période d’utilisation")

      D’autres part un freeware ne veut rien dire en plus car dans les freeware, il y’a free qui a 2 significations : « libre » et « gratuit », c’est pour cela que ce terme n’est plus utilisé : c’est pour cela que l’on parle de logiciel « open-source » (« logiciel libre » en français).

      Vous ne voyez que la partie grand public des logiciels open-source dans le milieu du développement informatique et certains milieux professionnels, les logiciels libres ont pris une ampleur beaucoup plus importante.


    • Pierre Luce (---.---.32.126) 19 avril 2006 22:17

      Je ne suis pas d’accord, prenez le navigateur Firefox de Mozilla. C’est bien la preuve qu’un logiciel libre, gratuit, et utilisable existe, et fonctionne car de plus en plus d’internautes l’utilisent.

      Et c’est pareil pour tout cet article plein de contradictions... article écrit par quelqu’un qui n’a pas su faire marcher Linux ? C’est à le croire quand on voit que le défaut reproché aux logiciels libre est le manque de « confortabilité » qui, bien que réel au début, est beaucoup moins d’actualité.


    • epyon (---.---.40.71) 20 avril 2006 03:48

      sauf qu’un mode d’emploi n’est pas forcement necessaire pour se servir d’un logiciel libre...


    • (---.---.174.83) 27 avril 2006 19:37

      Non, on a pas le code source...


    • Terminatux 10 mai 2008 15:13

      Libre != gratuit

      Comment oser écrire un article quand on a des lacunes aussi béantes.

      Parler d’un logiciel piraté comme étant un logiciel libre c’est faux, un logiciel privateur reste un logiciel privateur.


    • eresse (---.---.120.64) 19 avril 2006 11:15

      « Sauf à prendre appui sur des convictions religieuses et défendre des valeurs idéales telles que la charité et le don de soi, personne de sensé ne peut croire que la « communauté des développeurs du logiciel libre » soit une association philanthropique dont le seul but serait le plaisir de développer gratuitement des logiciels pour « la beauté du geste » et le « bonheur de l’humanité » »

      Belle tirade, mais complètement « à coté de la plaque », le principal est oublié : La soif de reconnaissance comblée par le plaisir de participer a un projet majeur et d’être reconnu par sa communauté.

      On sort de la sphère de l’entreprise et de son anonymat, on acquiert une notoriété qui peut être à l’échelle de la planète sur les projets majeurs.


      • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 19 avril 2006 11:19

        Mais monsieur, ce que vous dites là prouve bien que le développeur qui accepte de travailler gratuitement sur un projet ne le fait que dans un but utilisariste et parce qu’il poursuit un intérêt autre que caritatif.

        Pour résumer ce que vous venez de dire : « je développe donc je suis ».

        Et au final, avoir un ticket d’entrée dans une grosse boîte.

        Le but final ? Gagner du fric.

        En somme nous sommes d’accord vous et moi : le logiciel libre n’est qu’un prétexte pour arriver au logiciel payant.

        Parce que personne ne peut vivre d’idéal et d’eau fraîche !


      • eresse (---.---.120.64) 19 avril 2006 11:43

        « En somme nous sommes d’accord vous et moi : le logiciel libre n’est qu’un prétexte pour arriver au logiciel payant »

        Pas tout a fait d’accord,

        Je bosse dans une grande SSII, mais je reste un anonyme qui dans le meilleur des cas est connu du client final car il participe à une réunion technique sur le projet en cours.

        Même si j’ai atteint une certaine notoriété chez les clients habituels, dans ma region ma renommée reste trés limitée.

        Le logiciel libre permet d’échapper a cet anonymat relatif en consacrant une partie ou la totalité de son temps libre à un projet que l’on sent porteur.

        Vous voyez, le cheminement est totalement a l’opposé de celui que vous decrivez.


      • Souplounite (---.---.145.223) 21 avril 2006 00:15

        Gagner du fric ? oui.

        Mais attention en passant d’un argument à sa conclusion dans votre réthorique : si le but de chacun est peut-être de gagner du fric, je veux bien en convenir, gagner du fric peut se faire sans pour autant faire payer le logiciel que vous participez à développer, ce qui maintient le logiciel gratuit, et ne l’empêche pas d’être utilisable.

        Il n’y a pas de contradiction.

        Vous avez mal compris les logiciels libres ou bien vous essayez de maintenir un parti-pris en y supposant un argumentaire. Le principe économique est de faire payer les services autour du produit, et pas le produit. C’est réalisable à condition que le produit soit très bon. Les équipes bénévolement constituée s’y investissent. A ce point l’argent ne rentre pas. Mais si le produit marche, et commence à pouvoir capter des finances issues du sponsoring et de l’assistance au produit, chacun peut recevoir sa part et le produit devient rentable. Pour autant, il reste gratuit. Et sa qualité est préservée en ceci que non seulement les développeurs ont tout intérêt à lui faire conserver sa bonne position pour maintenir les rentrées d’argent (la concurrence n’est jamais loin !) mais qu’en plus, son caractère ouvert lui permet d’être en permanence contrôlé et amélioré par d’autres équipes de développement travaillant sur d’autres projets (qu’elles soient bénévoles ou privées). Certains produits sont ainsi devenus des fleurons : Linux, dont le système d’exploitation équipe de nombreuses administrations et de matériels portatifs (à ce sujet, si le logiciel libre n’est pas gratuit quand on l’installe sur un parc important, il reste inférieur aux prix de Windows, y compris en maintenance. Les chiffres sont publics, on peut donc vérifier) ; Apache, qui équipe plus de cinquante pour cent des serveurs web ; Firefox, vingt pour cent de part de marché en Europe ; Samba, Gimp.. Sans compter les innombrables utilitaires, codecs, protocoles, pilotes, langages que cette foison amène à portée de nos clics. Ca fait tout de même deux-trois exemples de logiciels parfaitement libres (gratuits à télécharger, installer, et on peut même se faire aider sur des forums) : vous en cherchiez seulement un pour y croire...

        Rapporté à l’industrie automobiles, c’est un peu comme si les garagistes fournissaient des voitures gratuites pour être payé à leur entretien. Et vendre parfois quelques engins de luxe. Ca vous paraitrait moins suspect ?

        Vraiment, intéressez-vous à la production de logiciels libres (essayez framasoft.net par exemple) et vous réfléchirez peut-être à deux fois avant d’asséner pareille conclusion.


      • rudolf (---.---.10.146) 24 avril 2006 17:33

        M. Méric, je trouve votre angle de vue bien trop étroit. Pourquoi voulez-vous construire à tout prix une contradiction entre « intérêt » et « libre » ? Est-ce une déformation idéologique ou professionnelle ? Votre méfiance est certainement justifié. Linux est la preuve que des gens peuvent mettre librement à la disposition (d’utilisation et de trasnformation) le fruit de leur travail. Er vous trouverez aussi des centaines et des milliers de gens sur des forums qui mettent leur savoir-faire à la disposition des débutants sans aucune autre contrepartie que le plaisir d’avoir pu aider. Alors quel est VOTRE INTERET de noircir une des rares belles initiatives de cette ère ?

        Rudolf


      • Nasier Alcofribas (---.---.120.170) 11 mars 2007 13:50

        Mais vous n’avez vraiment rien compris du logiciel libre !

        Le logiciel libre signifie d’abord le logiciel dont on fournit le source. Logiciel libre, c’est la liberté c’est de modifier ou de pouvoir faire modifier le source, donc le logiciel. Le pouvoir de modifier cela veut dire pouvoir corriger, adapter, améliorer. En plus, c’est parier que la solidarité est plus efficace que le pure égoïsme mercantile, c’est faire la pari que mon idée (de logiciel) et ma réalisation (le logiciel) ont tout à gagner à être améliorés par d’autres utilisateurs présents et à venir ; on partage les progrès ! C’est le principe de la collaboration optimisée.

        C’est exactement le contraire des monopoles que fabriquent tous les tenants du capitalisme, car pour profiter des revenus d’un produit, il faut en obtenir l’exclusivité d’une manière ou d’une autre, au moins temporairement. Le profit est restreint au vendeur, les utilisateurs sont des cochons de payeurs, s’ils ne sont pas contents qu’ils aillent trouver ailleurs. Ailleurs on fait pareil !


      • Terminatux 10 mai 2008 15:16

        Le but peut être la passion aussi.

        D’ailleurs Linus Torvald a commencé comme ça, je le cite lors de la description de Linux à ses débuts :

        "I’m doing a (free) operating system (just a hobby, won’t be big and professional like gnu) for 386(486) AT clones."


      • toins (---.---.206.250) 19 avril 2006 11:31

        Si je comprends le fond de votre pensée, je me dois tout de même de vous contredire. Installez Ubuntu chez vous et vous verrez comment un ordinateur peut fonctionner complètement qu’avec des logiciels libres et plutôt mieux que sous OS propriétaire ! Allez faire un tour sur le site de Framasoft et testez ces logiciels libres pour lesquels il ne vous sera jamais demandé d’argent et voyez par vous même qu’à mon avis vous faites fausse route !


        • Toto (---.---.51.46) 19 avril 2006 11:45

          Merci à Microsoft pour le logiciel libre ...

          C’est un paradoxe mais c’est vrai : OpenOffice que Sun a laché face à Office, le consorcium eclipse face à l’environnement .Net, les projets Jakarta soutenu par Sun pour contrer les appli servers de Microsoft, linux soutenu par IBM (entre autre) pour ces unix entré de gamme.

          Meme linux suit les concepts UNIX fait par des consortiums payé par des grands groupes.

          Microsoft a plagié le concept de la souris et d’un OS fait de fenetre. Il a inové en ergonomie et en usabilité. Pour moi, l’informatique est un milieu Darwiniste ou l’inovation vient a 80% de gens payés pour le faire mais que le logiciel libre aura le dernier mot.

          Je suis un utilisateur de linux (mandriva) et ce constat est statistiquement vrai.


          • Toto (---.---.51.46) 19 avril 2006 12:03

            Dire qu’il ni a pas d’uthopiste est faux :) j’en suis un.

            Je participe de plusieurs manière :
            1) je paie une cotisation à MandrivaLinux (de l’ordre de 5euros/mois).
            2) j’utilise du logiciel libre et j’essaie de répondre aux questions sur les mailings lists de ces projets pour apporter du support aux utilisateurs.

            Bref, je contribue sans écrire une seul ligne de programme. Il est interessant de voir que sur les mailings listes les adresses des gens qui fournissent de l’aide sont des adresses mails d’entreprise.


          • etonne (---.---.124.233) 19 avril 2006 11:48

            Je pense votre analyse assez juste pour les grands logiciels libres (ex : openoffice qui ne se cache pas d’être développé avec l’aide de SUN)

            cependant vous confondez 2 notions : le libre et le gratuit

            libre : le code est disponible. le logiciel pouvant être payant

            gratuit : le code n’est pas nécessairement disponible


            • Toto (---.---.51.46) 19 avril 2006 11:54

              OpenOffice est a une license open source
              Eclipse est open source mais pas GPL
              Jakarta est un sous ensemble d’apache -> pure GPL
              Linux est GPL

              Je ne sitais que du logiciel libre et gratuit.

              A noter l’apparition d’un géant du logiciel libre : RedHat&Jboss qui font du libre qui peut etre payant


            • Michi (---.---.60.95) 21 avril 2006 13:11

              Euh...

              La bibliothèque jakarta et tous les projets Apache sont sous license Apache, qui n’est pas la GPL. La différence de la licene Apache, est qu’elle permet de revenir vers du logiciel propriétaire...


            • Talion Talion 19 avril 2006 11:54

              Personnellement je tourne sous Suse et les logiciels que j’utilise sous tous Open-source.

              Ca va peut-être surprendre l’auteur, mais je trouve ces outils beaucoup plus pratiques et confortables d’utilisation que la merde en boite que Microsoft nous refile pour 800 euros avec bugs en prime.

              Et bien entendu je ne parle pas des suites logiciels payantes qui finissent de vider votre portefeuille.

              Vous voulez un système performant, fiable, convivial et facile d’utilisation avec en prime un guide pour l’instaler comme système unique ou sur un dual-boot Linux/Windows ?

              Mais mon cher Monsieur, toute les librairies vous propose cette utopie pour moins de 10 euros, magazine et suite de 300 logiciels Open-sources compris.

              Bon, le bilan c’est que cet article a été écrit par un pur lamer élevé aux grains...


              • Toto (---.---.51.46) 19 avril 2006 12:12

                Je serais beaucoup plus nuancé. Je ne travaille qu’avec des solutions open source (mandriva linux, tomcat ...). L’open source a vraiment du mal a combler un besoin rapidement et de manière convenable. Alors qu’un projet commercial le fait très bien.
                Mais sur le long terme (les solutions linux existent depuis le milieu des années 1990) elles peuvent remplacé les projets commerciaux (comme windows et office) mais seulement longtemps après.

                Exemple : flash/VGE, linux/windowns, ACDsee/XNview


              • Talion Talion 19 avril 2006 12:40

                Mouais, peut-être...

                Mais bon personnellement je marche totalement avec des logiciels GPL et je ne m’en porte pas plus mal.

                Disons que je trouve que le prix des logiciels propriétaires ne se justifie plus.

                On a aussi bien, voire même beaucoup mieux gratuitement et en GPL.


              • Eric (---.---.210.187) 19 avril 2006 16:27

                Les exemples sont tellements beaux qu’on en oublierait que c’est n’importe quoi.

                ACDSee/XnView ? lequel d’après vous est un logiciel libre ? Pour information aucun des deux ne l’est.

                Flash/VGE ? mon moteur de recherche ne me fait état d’aucun « VGE » qui soit dans le même domaine que flash mais vu le positionnement dans les listes vous semblez mettre Flash dans les logiciels libres alors que lui non plus n’en est pas un.

                Ah, si, dans les trois couples il y a quand même un logiciel libre : linux. Mais du coup je ne sais pas si je dois prêter foi à votre « retour d’expérience » vu la haute qualité d’information dont vous faites preuve dans votre commentaire.


              • wistily (---.---.100.22) 19 avril 2006 11:57

                Permettez moi de corriger un certain nombres d’erreurs sur le logiciel libre dans votre article :

                « faisant appel à une licence dont les termes permettent légalement la copie, la revente ou la diffusion sans bénéfice. » Absolument pas, le logiciel libre ne s’oppose en aucune façon à la réalisation de bénéfices.

                " Chacun est libre de modifier tout ou partie du code source du logiciel pour l’adapter à ses besoins, à condition que ces modifications soient à leur tour versées au domaine public." Absolument pas : chacun reste propriétaire du droit d’auteur sur les parties qu’il a écrit, le logiciel libre n’a rien à voir avec le domaine publique.

                « Or, il nous faut très prosaïquement regarder la réalité en face : on ne peut pas verser dans le domaine public un travail qui aura requis des heures, des jours, de semaines, des mois de transpiration sans avoir, d’une manière ou d’une autre, la ferme intention d’en tirer un profit, que ce soit à brève ou à longue échéance. » IBM, redhat et tant d’autres sociétés _commerciales_ consacrent tous les mois beaucoup d’argent et de programmeurs à l’amélioration de linux entre autre, et tenez-vous bien, gagnent de l’argent en _vendant_ ces logiciels.

                « Et comme le principe du développement de l’open source implique que l’on ne puisse tirer aucun revenu de sa prestation, il faut fondamentalement avoir une super motivation (et ne pas avoir besoin de travailler pour vivre)... » Encore une fois, c’est totalement faux. Environ une centaine de programmeurs sont _payés_ pour travailler sur le noyau linux.


                • Terminatux 10 mai 2008 15:24

                  Ils ne sont pas 100 à être payés pour travailler sur le noyau de GNU/Linux mais par 1000 développeurs dont 70 à 95% sont payés.

                  http://www.01net.com/editorial/377168/la-communaute-linux-passee-au-crible/?rss


                • Plop ! (---.---.219.185) 19 avril 2006 11:59

                  Encore un qui confond liberté et gratuité.

                  C’est navrant et ça devient lassant.


                  • Olive (---.---.151.50) 20 avril 2006 10:21

                    Un loigiciel libre peut être vendu mais doit entre autre rester librement distribuable de sorte qu’un logiciel un peu intéressant sera inévitablement disponible gratuitement quelque part. Même la Red Hat payante est redistribuée gratuitement par http://www.centos.org (sauf le nom qui a été changé et les logos qui ont été retirer). Il ne me semble donc pas vraiment faux de dire qu’un loigiciel libre est gratuit.


                  • Jedaï (---.---.230.153) 25 avril 2006 22:33

                    Sauf que RedHat c’est plus qu’une distribution, c’est en fait SURTOUT un support après-vente et des garanties que centos.org ne pourra JAMAIS fournir (sous sa forme actuelle en tout cas). C’est pourquoi RedHat ne voit aucun inconvénient à mettre la majorité de ses outils en logiciel libre, à la limite on peut même considérer des initiatives comme Centos.org comme de la pub gratuite pour RedHat, ce n’est pas comme s’ils avaient les mêmes cibles.

                    Il y a de nombreux exemples de sociétés qui vivent des logiciels libres, avec des modèles économiques différents, dire que libre s’oppose au profit c’est démontrer sa parfaite méconnaissance de la question. L’ensemble de cet article pue la provocation bornée nourrie par la propagande microsoftienne et l’absence totale de curiosité. Impossible autrement de dire des conneries comme quoi l’idéal du logiciel libre serait basé sur la participation bénévole et le sacrifice de son temps pour le bien commun... Ca n’a rien à voir !!

                    —  Jedaï


                  • adebisi (---.---.2.36) 19 avril 2006 12:01

                    « Sauf à prendre appui sur des convictions religieuses et à défendre des valeurs idéales telles que la charité et le don de soi, personne de sensé ne peut croire que la « communauté des développeurs du logiciel libre » soit une association philanthropique dont le seul but serait le plaisir de développer gratuitement des logiciels pour « la beauté du geste » et le « bonheur de l’humanité ». »

                    et pourquoi pas ? les restos du coeur fonctionne sur le benevolat , pourquoi il en serait autrement avec les logiciels.

                    de plus, le mouvement « logiciel libre » n est pas né d une pensée de partage mais d un mouvement de réaction face aux gros editeurs de logiciels et de matériels (et leurs pilotes !)

                    donc meme si les developpeurs ne le faisaient pas par charité, ils le font peut etre parce qu ils ne veulent pas que les gros editeurs soient les seuls à imposer leurs projets !!

                    et puis, quand je vois le nbre de MAJ pour un soft comme EMULE, je me dis que la communauté du libre a encore de beaux jours devant elle !

                    article intéressant mais je pense que l auteur a eu tort de partir sur l idée « homme = tous pourris ». car meme si c est vrai en partie, il y a encore des gens qui ont une morale et un respect des autres ! et grace a Internet, ils peuvent communiquer, partager, et collaborer ! c est un rapport de force tres desequilibré mais qui sait ? une bonne surprise est peut etre possible ?


                    • jey (---.---.240.231) 19 avril 2006 12:06

                      Confondre liberté et gratuité pour un anglophone, admettons : les deux se disent « free ». En revanche pour un francophone, c’est juste une flème intelectuelle et/ou une volonté manifeste de tromper le lecteur avec des idées préconçues (avec un petite peur chronique de tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à du rouge... aller, avouez..).

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