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Accueil du site > Actualités > Technologies > Obama s’intéresse de près à nos cerveaux

Obama s’intéresse de près à nos cerveaux

Un grand plan cerveau va être officialisé par le président Obama ce jeudi 4 avril. Je vous propose un décryptage avec recadrage très personnel.

La science est devenue depuis au moins un siècle un enjeu politique dont le souci affiché par les dirigeants s’est accentué progressivement pendant les décennies de l’après-Guerre. Les Américains ont vite compris le lien entre les progrès scientifiques et les stratégies géopolitiques. La bombe larguée sur Hiroshima a eu un impact sur les stratèges et autres conseillers du prince. Sans la science atomique, cette victoire éclair sur le Japon impérialiste n’aurait pas été possible. La science est donc devenue un enjeu majeur et déterminant dans les deux secteurs dominants de l’activité humaine, celui des Etats et de la politique, celui des industries et du profit. Et comme les productions issues de la science impactent les existences individuelles, l’enjeu s’est fait également social, avec la société plus ou moins contrôlée par la puissance des Etats qui s’impliquent dans la plupart des secteurs de la vie et notamment ce secteur clé que représente la médecine, ainsi que celui des communications. Cette préoccupation pour la science est observée depuis plus de cinquante ans dans les pays très avancés, mais réciproquement, c’est sans doute parce que ces pays ont développé des politiques scientifiques qu’ils sont devenus avancés. On se souvient des agences de recherches propulsées pendant la quatrième République puis l’époque marquée par le général de Gaulle parfaitement lucide sur le rôle de la science et très volontariste pour soutenir les centres de recherches. Au Japon, les efforts nationaux pour la recherche ont largement dépassé ceux de la France, la Grande-Bretagne ou l’Allemagne. Quant aux Etats-Unis, ils bénéficient d’universités très puissantes, dotées de moyens, avec des agences scientifiques fédérales tout aussi puissantes, dans les secteurs clés pour la défense et l’économie.

L’histoire retiendra le grand plan cancer déployé par les Etats-Unis au début du 20ème siècle à l’initiative de l’administration de l’époque et son président Nixon. Depuis, les résultats n’ont pas été au rendez-vous mais des tas d’autres planifications scientifiques ont été mises en place, aux Etats-Unis bien sûr mais aussi dans la plupart des pays avancés disposant d’institutions scientifiques et d’un Etat bien administré (trop diront ses contempteurs). L’histoire pourra retenir les plans japonais successifs pour soutenir les progrès dans les sciences du numérique. Dans le domaine de la santé, le projet du génome humain mérite d’être placé comme l’une des grandes aventures technologiques, comme le fut la conquête de la lune. Par contre, l’histoire du 21ème siècle ne retiendra pas le plan cancer sous les présidences Chirac puis Sarkozy, ni le plan Alzheimer, ni les thérapies géniques dont les échecs répétés ont fini par banaliser ce secteur thérapeutique. Les fidèles de la science moderne peuvent continuer à afficher leur foi, cela n’empêchera pas les critiques de penser que les avancées de la recherche médicale sont, du point de vue qualitatif, stabilisées pour ne pas dire enlisées, malgré le nombre sans cesse croissant de publications. Les financements publics et privés augmentant, il est logique que le nombre de chercheur s’accroisse mais le philosophe averti en ce domaine sait que le nombre ne garantit pas le progrès et que ce sont les trouveurs qui ouvrent des voies nouvelles. En ce moment, les chercheurs ne trouvent pas grand-chose, du moins sous forme de découverte directement applicable et susceptible d’avoir un impact sur le quotidien, autrement dit la science qui intéresse les financiers, les politiques et les médias de masse. Ce qui n’empêche pas de voir publiés des articles assez innovants qui d’ici dix ans, font faire basculer le paradigme de la nature. Mais à l’heure de la démocratie de masse, le citoyen n’a cure de paradigme, ce qui lui faut, c’est du concret, de l’efficace qui va lui permettre de résoudre tous ses problèmes…

Il n’y a rien de plus agaçant pour un gouvernant américain que d’avoir ce sentiment d’être en bout de course, de faire du surplace. L’Afghanistan comme l’Irak est en voie de normalisation (traduire, décomposition). Le cas libyen vient d’être réglé avec la mort du colonel et pour le reste, rien de bien excitant si ce n’est l’Iran et la Chine à surveiller. Alors, le président américain aimerait bien qu’on associe son nom à un grand plan et comme le volet militaire est un peu dans l’impasse, alors c’est du côté de la science qu’on trouvera un Barack Obama prêt à jouer le Christophe Colomb partant à la recherche d’un continent qui nous échappe, celui du (de notre) cerveau. Il serait question de cartographier l’ensemble des réseaux neuronaux, un peu comme il y vingt ans les généticiens projetèrent de séquencer le génome complet. Bien évidement, Obama ne sait pas ce que signifie exactement cartographier le cerveau, pas plus que les citoyens que nous sommes, ni même la plupart des neuroscientifiques. Néanmoins, l’essentiel pour que ce plan puisse voir le jour est que quelques conseillers scientifiques de la Maison Blanche soient suffisamment influents pour que l’administration mette la main à la poche. Et c’est ce qui sera annoncé ce jeudi par le président américain, avec une mise de départ de 100 millions de dollars, pas énorme mais des milliards vont suivre après 2014. Le projet a été pensé lors d’un congrès de neurosciences tenu à Londres fin 2011. Depuis, les conseillers du président sont convaincus que le Brain Activity Map project (rebaptisé par l’administration BRAIN, Brain Research Through Advancing Innovative Neurotechnologies) sera un grand challenge pour le 21ème siècle (plus précisément, un grand challenge pour l’administration Obama).

N’étant pas précisément au fait du projet, je ne peux qu’évoquer les débuts de controverse avérés et si la communauté scientifique est enthousiaste dans son ensemble, quelques voix dissonantes se font entendre. Ce projet est interdisciplinaire et va associer les neurosciences, les nanotechnologies et les sciences du traitement de l’information. Pour les chercheurs, l’excitation est due à la croyance envers l’enjeu qui repose plus sur un fétichisme technologique que sur des concepts solides et sans doute aussi, sur la perspective de recevoir des fonds spéciaux. La science n’étant qu’un instrument dans cette affaire. Quelques interrogations se dessinent mais n’iront pas jusqu’au stade de controverse puisque, en transposant le principe de Gabor, ce dispositif est réalisable donc il sera réalisé. Une dream team de scientifique est même annoncée pour piloter ce vaste projet.

A noter la participation du NIH mais aussi d’agences dévolues à la défense. Les défenseurs du projet mettent en avant des perspectives innovantes dans le traitement d’Alzheimer, de l’épilepsie et de traumatismes cérébraux. Mais on peut tout aussi bien suspecter quelques intentions de contrôle social et des applications dans ce sens. La science est un Janus à deux faces. Les meilleures intentions présidant à l’invention technologique peuvent être facilement détournées par les pouvoirs en place. Tout dépend des possibilités d’application pouvant en découler. Le candide pensera inévitablement à un projet diligenté par des apprentis sorciers. Un changement de paradigme est même invoqué par le Dr Newsome. Ce qui nécessite une réflexion éthique qui devrait être associée au projet, histoire de freiner les aventures un peu trop limites et de rassurer le public.

Après les enjeux sociaux et politiques, la réflexion de fond reste quand même scientifique. On peut se demander si ce changement d’échelle quantitative est capable de produire une avancée qualitative. Multiplier par cent le nombre de sondes placées sur le cerveau et augmenter la puissance de calcul permettra-t-il de comprendre différemment le fonctionnement cérébral ? On ne peut répondre à cette question pour l’instant mais je suis certain qu’en y réfléchissant avec les éléments disponibles, un avis éclairé puisse se dessiner. Sinon je ne suis pas certain que ce genre de recherche puisse faire avancer le traitement des pathologies comme Alzheimer. A moins d’un miracle.

Le mot final sera accordé à l’un des scientifiques les plus critiques à l’égard du projet, Donald Stein, qui n’y va pas par quatre chemins et pointe directement les failles majeures de ce dispositif qui vise à utiliser de manière intempestives les technologies en espérant prendre dans les mailles du filet expérimental les grandes découvertes pouvant être transposées en théories inédites. C’est mettre la charrue avant les bœufs et comme le suggère le sage Stein, il faudrait d’abord procéder à une recherche conceptuelle qui pourrait indiquer ce qu’il faut mesurer et chercher, plutôt que de mettre des sondes partout. Connaissant un peu le développement des sciences, je tiens ce précepte pour être très utile à notre époque où la faiblesse de la science est conceptuelle et non pas expérimentale, contrairement à la science des siècles passés forte de ses découvertes dépendant des expériences, en conjonction avec le travail théorique (Planck, Darwin, Watson et j’en passe). Je suis en effet convaincu qu’il faut façonner la cible pour tirer les flèches expérimentales, plutôt que de balancer des tonnes de flèches dans la masse en espérant trouver une cible pertinente.

Le plan cerveau d’Obama risque d’être un leurre de prestige politique. Les gens sont fascinés dès lors que le système s’agite et tire des plans et des flèches dans tout les sens. Même si ça ne produit aucune avancée notable, ça flashe comme un feu d’artifice dans la conscience des masses contemporaines. Coluche se demanderait si le plus utile ne serait pas de greffer un cerveau à nos politiciens. Le plan cerveau risquant en effet d’être aussi limité dans ses perspectives que le séquençage de l’ADN et sans doute aussi vain que le plan cancer.


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34 réactions à cet article    


  • astus astus 3 avril 2013 10:42

    Ceci rejoint le projet Blue Brain qui est d’abord un projet politique, c’est à dire idéologique, visant à réunir un maximum d’argent en faisant croire aux financeurs que le fonctionnement du cerveau et de l’ordinateur sont très proches, ce qui n’est pas exact. L’ordinateur est une machine qui doit être pensée par l’homme pour trouver quelque utilité alors que le cerveau humain n’a pas besoin d’ordinateur pour penser ou créer. Le rapprochement entre la machine et l’homme sert de prétexte à une déréalisation et une dépersonnalisation des relations humaines qui est au fondement de l’ultralibéralisme actuel et dont on voit tous les jours les effets nocifs.

     Il ne sert à rien de s’intéresser au fonctionnement du cerveau sans le mettre en lien avec le contenu de celui-ci (émotions, sensations, vécus, pensées, réminiscences etc.) car il se passe à l’intérieur des choses qui ont du sens même si certains voudraient l’évacuer pour revenir à la boîte noire de Skinner et au conditionnement opérant. Le rêve orwellien est un cauchemar visant à détruire le sens critique et la pensée libre mais heureusement le fonctionnement essentiellement associatif du cerveau et son besoin vital de lien humain pour son développement feront échouer tout projet visant à prétendument augmenter ses capacités grâce à des machines sans âme et sans désir.

     Sur ce plan on lira avec intérêt les travaux de René Thom :

    « (…) la philosophie dominant actuellement (…) fait de l’analyse d’un système en ses ultimes constituants la démarche première à accomplir pour en révéler la nature. Il faut rejeter comme illusoire cette conception primitive et quasi cannibalistique de la connaissance, qui veut que connaître une chose exige préalablement qu’on la réduise en pièces, comme l’enfant qui démolit une montre et en éparpille les rouages pour en comprendre le mécanisme. (…) Notre méthode qui vise à attribuer à l’être vivant une structure géométrique formelle en assurant la stabilité, peut être caractérisée comme une sorte de vitalisme géométrique » (1968, SSM) (René Thom)

     « S’il est aisé de s’imaginer qu’une machine – un ordinateur, par exemple –puisse calculer et même raisonner, par contre, il est beaucoup plus difficile de concevoir une machine capable de souffrir et de jouir. C’est dire qu’en un certain sens, le problème de comprendre «  objectivement » l’affectivité semble infiniment plus difficile que de se représenter l’intelligence. Il est d’ailleurs typique – à cet égard – qu’on parle beaucoup d’intelligence artificielle, alors qu’on ne se préoccupe guère, chez les spécialistes, d’« affectivité artificielle ». (1985, Régulation – Affectivité …) (René Thom)

     


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 avril 2013 11:43

      Tout à fait Christian et merci pour ces remarques pertinentes Il y a en fait trois volets, l’idéologie et le politique, désir de contrôle le scientifique et sociologique, frénésie expérimentale et croyance dans la quête d’un résultat l’ontologique, d’abord un cerveau n’est pas un ordi mais je ne crois pas que ce soit le but du BRAIN. Plutôt mettre des électrodes et traquer de l’extérieur l’intimité des neurones et des pensées. C’est illusoire. La réalité quantique indique que le fonctionnement des choses naturelles est inaccessible pour une partie à l’expérimentation Je vais peut-être demander un TAP aux auteurs du papier dans Science pour en savoir plus.


    • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2013 12:07

      astus,


       «  Le rapprochement entre la machine et l’homme sert de prétexte à une déréalisation et une dépersonnalisation des relations humaines qui est au fondement de l’ultralibéralisme actuel et dont on voit tous les jours les effets nocifs. »
       
       Et pourtant, elle tourne comme disait Galilée.
       Vous n’avez encore rien vu, cher Astus.
       C’est un ancien informaticien qui vous le dit.

    • Philippe VERGNES 3 avril 2013 14:57

      Bonjour astus,

      Merci pour votre commentaire et vos références à René THOM qu’il faudra que j’ajoute à ma liste de lecture.

      Si j’adhère totalement à votre affirmation : "Il ne sert à rien de s’intéresser au fonctionnement du cerveau sans le mettre en lien avec le contenu de celui-ci (émotions, sensations, vécus, pensées, réminiscences etc.) car il se passe à l’intérieur des choses qui ont du sens même si certains voudraient l’évacuer pour revenir à la boîte noire de Skinner et au conditionnement opérant«  ; et à la critique que vous formulez implicitement envers ce courant de pensée (issu de l’école Palo-Alto) il semblerait pourtant qu’il ne faille pas jeter le »bébé et l’eau du bain avec« , car si l’on se fie aux enrichissements qu’ont pu apporter certains psychanalystes à ces théories, le rapprochement entre la machine et l’homme, tout du moins de par la façon de les »programmer« n’est pas aussi idiot qu’il n’y paraît. C’est tout du moins ce que j’ai essayé de démontre dans mon dernier article :  »Le pouvoir, les crises, la communication paradoxale et l’effort pour rendre l’autre fou« .

      Ce n’est qu’une tentative, et je n’ai aucune certitude concernant le lien que j’ai tenté d’articuler entre la déréalisation et la dépersonnalisation des relations humaines que vous dénoncez, et la façon d’induire cette état de fait, mais elle s’est imposée à moi depuis pas mal de temps déjà. Je découvre actuellement de plus en plus de personnes (chercheurs et auteurs) qui dénoncent cet aspect-là de la communication en raison justement de ses effets délétères sur les interrelations humaines et si cette hypothèse est pertinente, alors nous devons admettre que d’une certaine façon, nous pouvons être »programmer« dans un certain type d’attitudes et de comportements.

      L’enjeu consistant alors pour chaque individu à se libérer de cette »programmation« pour accéder au libre arbitre par la compréhension du fonctionnement de notre »machine symbolique".

      Cordialement,


    • astus astus 3 avril 2013 16:22

      Cordialement,

      Bonjour Philippe Vergnes,

      Comme vous je me suis intéressé de près aux travaux de Bateson, Searles, Racamier, Watzlawick etc. mais je fais personnellement une différence entre la double contrainte, si répandue avec la perversion narcissique, et la boîte noire de Skinner. Dans le premier cas les cliniciens qui pointent ces phénomènes sont en mesure de s’intéresser s’ils le souhaitent à un contenu mental, alors que ce n’est pas le cas dans le deuxième puisque seuls comptent l’input et l’output. Je me souviens, c’était il y a longtemps, en 1968 je crois, du film de Ken Loach « Family life » qui montrait bien comment certains types d’interactions familiales sur le mode du double-bind peuvent conduire à un désarroi extrême et à la folie (mais, je ne sous-entends aucunement que celle-ci résulte systématiquement de ce type de relations, car il existe d’autres causalités). Aujourd’hui où il existe de plus en plus d’interactions entre les individus je constate que la connexion ne fait pas forcément la communication, car rien ne remplace le contact direct et l’ancrage de celui-ci dans une réalité sensorielle et spatio-temporelle. 

      Cordialement


    • Philippe VERGNES 4 avril 2013 10:38

      Bonjour astus,

      Et merci encore pour les références.

      Absolument d’accord avec vous lorsque vous dîtes : " je fais personnellement une différence entre la double contrainte, si répandue avec la perversion narcissique, et la boîte noire de Skinner« , mais ce dont j’ai traité dans mon article est surtout relatif aux recherches sur la double contrainte faîtes par les psychanalystes et non pas par les systémiciens. Ce qui complète et enrichi l’apport des découvertes concernant ce type de communication qui ne saurait être, comme vous le soulignez fort bien, une cause exhaustive à la schizophrénie (quoique... les choses pourraient bien évoluer plus vite que l’on ne pense grâce aux toutes récentes découvertes en épigénétique et aux transmissions transgénérationnelles des souffrances non-dîtes, mais c’est un long débat).

      Je comprends fort bien ce que vous dîtes :  »Aujourd’hui où il existe de plus en plus d’interactions entre les individus je constate que la connexion ne fait pas forcément la communication, car rien ne remplace le contact direct et l’ancrage de celui-ci dans une réalité sensorielle et spatio-temporelle« , car vous faîtes ici implicitement référence à ce qui est à mes yeux aux fondements de toutes communications »humaines« (et de mon approche bien que je n’ai pas encore parlé de cela), c’est-à-dire : l’empathie.

      Ce qui me ramène au sujet de cet article. J’ai pu voir (plutôt entrevoir) dernièrement un flash info sur un logiciel, que venait d’inventer un chercheur français, qui cartographiait les connexions neuronales de toutes les différentes régions de notre cerveau et les liens qu’elles établissaient entre elles. Il ne m’a pas été possible d’entendre le nom de ce chercheur ou de ce logiciel, mais j’ai pu noter que cela ouvrait des perspectives formidables dans de nombreuses applications. Les images des connexions neuronales obtenues en 3D grâce à ce logiciel étaient d’ailleurs »stupéfiantes". Je n’ai pas réussi à retrouver ce reportage sur le Net smiley

      A toutes fins utiles, quelqu’un aurait-il ou auriez-vous une idée ou des informations à ce sujet-là ?

      Cordialement


    • Hermes Hermes 4 avril 2013 14:29

      Hmmm, et il y a fort à parier que lorsqu’ils auront localisé les mécanismes associés à la recherche du pouvoir de nuisance et à son usage, ils s’efforceront de faire disparaître ces éléments quand ils auront essayé de l’appliquer aux commanditaires de ces études.... Par contre la trace du bien être global dans l’image cérébrale deviendra un signe de danger.

      Par nécessité, les conclusions seront falsifiées. La science sera mise au pas de la même façon que l’ont été les autres religions !

      N’attendez pas les réponses de l’extérieur, elles sont en vous-même. smiley


    • MdeP MdeP 3 avril 2013 11:15

      Notre médecine est complètement archaïque. 

      Nous avons tout ce qu’il nous faut pour mettre en place la médecine de demain. 

      Les américains veulent un plan cerveau : grand bien leur fasse. Quoiqu’en dise Obama, leur société est décadente et, en substance, je dirais à l’auteur de l’article que l’exploitation de l’homme par l’homme n’a pas attendu un plan cerveau depuis la nuit des temps. 

      • AstreLune AstreLune 3 avril 2013 11:40

        Les chercheurs trouvent sans doute.

        Mais quand un remède soigne les gens, on ne vend plus rien. Voilà la vérité.

        Un remède n’est intéressant que s’il soigne en partie et inflige au moins un effet secondaire.
        Ce n’est pas de la faute des chercheurs qui ne sont pas des trouveurs.

        Ce sont les entreprises qui ne sont pas intéressées.

        Les problèmes génèrent de l’emploi, de la demande, de la richesse économique. C’est aussi tribal que ça.

        Récupérer des fonds pour le cancer, le sida et compagnie est une vaste blague. On ne veut pas vous soigner. On veut vous vendre des produits. C’est le même système que les shampooings ou la lessive qui lave plus blanc que blanc.

        Rendons-nous à l’évidence.

        Un recherche sur le cerveau n’a certainement pour but que de mieux savoir diriger les masses. Je ne peux pas croire à l’humanisme dans une société de profit.


        • julius 1ER 3 avril 2013 17:31

          @astre

           c’est terrible ce que vous dîtes, vous démontez la mécanique du système capitaliste monopoliste privé, je sens que je perd mes dernières illusions !!!!!!!!!!!!!

        • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2013 12:05

          Evidemment, Bernard.

          Je le comprends parfaitement.
          Il n’y a pas qu’Obama d’ailleurs.

          • olivepsy 3 avril 2013 12:31

            L´avancé de la science est relative...on parle par exemple d´avancé scientifique dans la médecine et sur la recherche du cancer, etc... Mais c´est cette même avancé scientifique qui produit ces maladies, pesticides, ogm, produit chimique, pollutions environnementales, etc...

            Les progrès scientifiques servent de nos jours, non pas à améliorer notre socièté, mais à servir l´économie capitaliste...La plupart des projets scientifiques qui sont financés, le sont par des multinationnales qui recherchent un profit maximum...

            Il existe et il a existé de multiples projet qui serviraient réellement notre société, mais qui ont été détournés ou brevetés, pour les faire disparaitre...Comme les recherches sur des véhicules économe et non polluant, une agriculture écologique, des énergies propre, des objets du quotidien que l´on pourrait garder des dizaines d´année, ect...
            Le seul problème de toutes ces recherches, c´est le manque à gagner financier des entreprises et la possibilité d´une société d´indépendance énergétique et de gratuité...


            • soi même 3 avril 2013 14:44

              C’est bien l’enjeu de notre époque, qui serra le premier à contrôle le cerveaux, contrôlera les hommes.
               Cela fait partie des découverte récente des ondes électromagnétique pulsés, suivant la gammes d’ondes produites, ont peut induire aux hommes un comportement psychique différent qui va de l’acceptation apathique à l’explosion de colère.

              «  Un rapport Européen parle du projet HAARP

              "27. considère que le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Project), en raison de son impact général sur l’environnement, pose des problèmes globaux et demande que ses implications juridiques, écologiques et éthiques soient examinées par un organe international indépendant avant la poursuite des travaux de recherche et la réalisation d’essais ; déplore que le gouvernement des États-Unis ait à maintes reprises refusé d’envoyer un représentant pour apporter un témoignage sur les risques que comporte pour l’environnement et la population le projet HAARP financé actuellement en Alaska, durant l’audition publique ou à l’occasion d’une réunion subséquente de sa commission compétente ;

              28. demande à l’organe chargé de l’évaluation des choix scientifiques et technologiques (STOA) d’accepter d’examiner les preuves scientifiques et techniques fournies par tous les résultats existants de la recherche sur le programme HAARP aux fins d’évaluer la nature et l’ampleur exactes du danger que HAARP représente pour l’environnement local et global et pour la santé publique en général ;

              29. invite la Commission à examiner les incidences sur l’environnement et la santé publique du programme HAARP pour l’Antarctique, en coopération avec les gouvernements de Suède, de Finlande, de Norvège et de la Fédération de Russie, et à faire rapport au Parlement sur le résultat de ses investigations ;

              30. demande en particulier que soit établi un accord international visant à interdire au niveau global tout projet de recherche et de développement, tant militaire que civil, qui cherche à appliquer la connaissance des processus du fonctionnement du cerveau humain dans les domaines chimique, électrique, des ondes sonores ou autres au développement d’armes, ce qui pourrait ouvrir la porte à toute forme de manipulation de l’homme ; un tel accord devrait également interdire toute possibilité d’utilisation réelle ou potentielle de tels systèmes"

              http://www.alterinfo.net/Un-rapport-Europeen-parle-du-projet-HAARP-et-du-control-mental_a63991.html

              http://www.syti.net/Documents/HAARP_ParlementUE.pdf »


              Toutes ces recherches mon un but, maîtrise les populations humaines en les utilisant à leurs issues pour ses intérêts de ce qui y a de plus égoïsme.

              Cela est la suite logique des travaux de Edward Bernays, « En combinant les idées de Gustave Le Bon et Wilfred Trotter sur la psychologie des foules avec les idées sur la psychanalyse de son oncle maternel, Sigmund Freud, Eddy Bernays a été un des premiers à vendre des méthodes pour utiliser la psychologie du subconscient dans le but de manipuler l’opinion publique.

              Pour lui, une foule ne peut pas être considérée comme pensante, seul le Ça s’y exprime, c’est-à-dire les pulsions inconscientes. Il s’y adresse pour vendre de l’image dans des publicités, pour le tabac par exemple, où il utilise le symbole phallique. À la demande de l’industrie cigarettière, qui cherchait à faire tomber le tabou de la consommation du tabac par les femmes, il a notamment organisé des défilés très médiatisés de « fumeuses » jeunes et jolies qui affirmaient leur indépendance et leur modernité par l’acte de fumer en public (« Les torches de la liberté »...)1.

              En politique, il « vend » l’image des personnalités publiques, en créant par exemple le petit-déjeuner du président, où celui-ci rencontre des personnalités du show-biz. Il considère qu’une minorité intelligente doit avoir le pouvoir « démocratique » et que la masse populaire doit être modelée pour l’accepter.

              Il est l’une des sources des méthodes ultérieures de propagande. Joseph Goebbels s’est fortement inspiré de ses travaux2.

              Ses travaux sur l’inconscient à l’usage des entreprises à travers les Public Relations ont contribué à l’émergence du marketing moderne en inspirant fortement les pionniers de la discipline tels que Louis Cheskin et Ernest Dichter3 » 

              https://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Bernays


              • Tristan Valmour 3 avril 2013 15:59

                Absolument pas d’accord, ni avec mon ami Bernard, ni avec astus.

                Astus,

                Je vais faire simple.

                Une émotion, vous la ressentez et vous l’exprimez, par conséquent vous la calculez puisque l’expression est un calcul. Et si vous la ressentez sans savoir la définir, eh bien, c’est x, donc une expression quand même. Vous pouvez donc déterminer cette inconnue en résolvant les constantes. La douleur est aussi un calcul, que vous pouvez arrêter (0), laisser passer (1), amplifier (1,001), diminuer (0.999).

                On peut même procéder à l’ablation de la partie du cerveau où est logé la self-perception. Ainsi est-il envisagé de créer des races d’animaux qui n’auront pas de perception d’eux-mêmes, afin, aux Etats-Unis, de faire taire les anti-viandes.

                Si vous n’avez plus de conscience de vous-même parce qu’organiquement cela vous est impossible, quelle différence avec un robot ? Votre Sims n’est-elle pas une créature étonnamment humaine ?

                Dans un avenir pas si lointain on pourra fabriquer une machine capable d’éprouver des sentiments complexes et jouir. Mais ça n’en fera effectivement pas un être humain.

                Le cerveau humain est fait pour découvrir et contrôler afin de transformer l’environnement en un habitat idéal pour le système immunitaire qui le soutient. Par conséquent vous ne pouvez l’empêcher de révéler des présences cachées, et tous les dangers (politiques, etc.) qui vont avec. Mais ce faisant, en transformant son environnement, il se transforme, donc il transforme la représentation de la réalité, comme si avec des jumelles vous voyez le monde différemment du temps où vous ne disposiez pas de cet outil.

                Si aujourd’hui il vous paraît incongru de ne pas éprouver d’émotion, dans 100 ans, ce sera peut-être normal, Mr Spock.

                Ce que vous êtes, votre façon de penser, vos souvenirs, tout cela est issu de votre parcours dans la vie. Si on vous avait mis dès la naissance sur un autre chemin, vous seriez devenu un autre Astus qui aurait pensé différemment.

                Votre émotion peut-être manipulée, et pour cela il vous suffit de boire quelques verres de whisky. Vous deviendrez amoureux, plus amical, plus irascible, etc.

                Même vos souvenirs, donc l’essence de votre passé, pourront être effacés, manipulés, en injectant du zip, un inhibiteur de pkmzeta. Qui serez-vous donc ?

                Du contrôle de l’individu, « un robot comme un autre », à l’espèce, il n’y a qu’un pas qui a été franchi par le mathématicien et psychologue français Jean-Baptiste Michel et collègue, ainsi que Steven Pinker. C’est la psycho-histoire d’Azimov qui trouve sa réalité. En analysant le passé, on peut prédire l’avenir, le devenir des langues, le nombre de guerres et de victimes futures, quelles entreprises vont émerger, etc. Tout cela, issu des neurosciences.

                Que croyez-vous que font google, et dans une moindre mesure Agoravox ? Pourquoi croyez-vous que vous pouvez écrire sans vous faire arrêter ? Parce que vous livrez des données inestimables qui seront utilisées pour prévoir afin d’empêcher ou favoriser...certaines choses. Et tout cela, issu des neurosciences et des maths, et on dirait que l’un et l’autre, c’est pareil.

                Rien de concret n’émerge, vraiment ? La possibilité pour les aveugles de voir avec la langue grâce à une modification des circuits neuronaux ? Guider des objets avec sa pensée ? Apprendre le chinois en 2 ans grâce aux méthodes neurocognitives développées à partir notamment de la théorie du recyclage neuronal ?

                See ya


                • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2013 16:15

                  Tout à fait d’accord, Tristan.

                  C’est ce que j’essayais de faire comprendre avec mon billet.
                  Mais comme il se doit, j’ai ajouté le lien de cet article en commentaire au mien.
                  Une phrase le résumant est « Nous sommes, en quelques sortes, des mutants hybrides qui s’ignorent. »
                  Les sentiments ne sont pas qu’une affaire d’humains.
                  Il ne faut pas se croire trop « humain ».
                  Si les animaux en ont aussi.
                  On parvient à les diriger, à les manipuler.
                  Pourquoi en serait-il différent avec les machines ? 


                • astus astus 3 avril 2013 16:34

                  A Tristan Valmour et l’Enfoiré :


                  J’ai déjà évoqué ces sujets ici, mais je n’ai aucun désir de vous convaincre :


                  Bien à vous.

                • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2013 16:36

                  Astus,

                   Moi, non plus. Ne vous en faites pas.
                   Match nul ou pat pour les joueurs d’Échecs.
                   smiley

                • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2013 16:45

                  En lisant votre A propos, on comprend très bien où vous pouvez en venir. Pour une fois qu’il y en a une, analysons.


                  « Mes études m’ont sensibilisé à l’ humain sous tous ses aspects ce qui m’aide à résister à certaines aliénations contemporaines pour essayer de garder l’essentiel : la capacité à penser pour rester libre. »

                  Rester libre, je peux vous dire qu’on peut l’être même en réduisant les affaires de coeur au niveau d’une pompe bien docile pour ramener le sang au cerveau. 

                  « Les paroles de Confucius :  »Être humain : c’est aimer les hommes. Être sage : c’est les connaître« .

                  Evidemment. Incontestables. Gratter même la surface. 

                   »Je soutiens une éthique laïque et citoyenne qui privilégie les liens sur les biens. Je suis plutôt agnostique mais intéressé par la spiritualité, la lecture, l’histoire, et les rencontres philosophiques en général. J’aime tous les arts, notamment la peinture et l’architecture, mais aussi le chant et la musique. Et je me dis parfois que l’orchestre symphonique est un bon modèle d’organisation sociale. Je m’oppose au matérialisme néolibéral de notre époque dont la panoplie technocratique et technologique est davantage un problème qu’une solution capable de résoudre les difficultés que traversent nos sociétés.

                  Là, en totale concordance avec vous. 
                  Merci de partager vos idées.

                   smiley 

                • Toscan 3 avril 2013 16:46

                  J’aime bien vous lire M.Duguay, certaines fois plus que d’autres, celle-ci en est une.


                  À ce que je sache, le fax a été inventé fin 1800, l’armée l’utilisait dans les années 40-50, on nous l’a proposé dans les années 80. Je crois que si un tel plan (BRAIN) est annoncé, non seulement les pistes & objectifs de recherche sont-ils définis mais l’éthique qui en balisera l’usage et la commercialisation aussi. Je suis cynique.

                  Je me demande : Historiquement, est-ce que les citoyens dans l’ensemble ont bénéficié de l’avancement technologique/scientifique ? Notre vie serait certe radicalement différente sans ces avancements. Ou ont-ils perdu une partie de leur automie, de leurs libertés (au sens large) ? Par exemple, est-ce que l’internet sert mieux le citoyen ou le pouvoir ? Bien que l’internet fut présenté sous des angles positifs, (je ne m’en passerais pas), tout comme l’ordinateur, l’énergie atomique etc, était-il envisagé dès la mise sur pieds de la commercialisation faciliter la vie des citoyens ou faire plus de fric et faciliter l’exercice du contrôle, de la propagande ? Bien que ces impondérables puissent se définir en cours de route, peut-être est-ce les deux. 
                  Dans ce cas, il est certe possible d’encâdrer le progrès afin que cela devienne une richesse bien répartie comme il est possible, par indifférence/naïveté, que certains avares du pouvoir/richesse, highjackent encore une fois l’évolution au détriment de la majorité, qui ironiquement, sert grandement à le financer (taxes,impôts, profit généré par la consommation).

                  C’est difficile de frêner le progrès sous prétexte qu’on a pas confiance en ceux qui sont/seront en position de le rendre accessible au collectif, c’est comme admettre que l’humain est en mesure de progresser miraculeusement sans être en mesure de partager ce progrès, le proposer comme source de bien. C’est presque dommage. Se méfier du politique dans de telles circonstances est tant qu’à moi réaliste, pour certains ça doit être pessimiste. 

                  Ça revient à avoir confiance en soi ou au berger. SI on a confiance en soi et qu’on se responsabilise, on poussera la recherche et le développement tout en s’affairant à veiller sur sa saine application, on aura le politique à l’oeil. Mais est-ce que le passé/présent nous propose d’être si optimiste ? Sommes-nous trop occuppés à être pauvre et individualiste pour s’affairer ainsi ? Bien que l’avancement soit largement financé par le collectif (taxes/impôts/profit accumulé par l’exercice de consommer), est-ce que le collectif a réussi dans les dernières décénies à s’approprier cet avancement ? à le gêrer ? Ou est-il seulement utile à payer ?

                  S’il n’y avait pas tant de zones grises dans les réponses à ces questions, peut-être serais-je plus enthousiaste et moins méfiant quant à l’aboutissement d’une telle initiave.

                  • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2013 17:33

                    Toscan,

                     Merci pour avoir posé les bonnes questions.
                     Personnellement, j’ai baigné dans cette ambiance numérique depuis 40 ans.
                     J’ai pratiquement tout connu de l’aventure.
                     C’est dire que j’ai eu le temps de me poser quelques questions bien avant l’apparition d’Internet.
                     Les machines au départ n’étaient pas destinées à passer dans le grand public.
                     Internet existe depuis bien plus de temps que le web et était une affaire pour communiquer entre universités.
                     Ce qui en est arrivé c’est ceci.
                     Si vous vous souvenez des Temps modernes avec Charlot.
                     Espérez-vous heureux de ne plus avoir à serrer les boulons qui défilent devant vous, jusqu’à en dormir debout.
                     L’homme n’est pas un animal fait pour travailler idiot. Il est là avec son intelligence pour frayer un chemin plus viable.
                     Le trouve-t-il toujours à son avantage ?
                     Ne coupe-t-il pas la branche sur laquelle il est ?
                     Pessimisme contre optimiste ?
                     Non, c’est réaliste qu’il faut être.
                     Et le réalisme vous montre que c’est une marche en avant forcée par les bienfaits et les ratés de ce que notre cerveau nous impose à trouver.
                     L’enthousiasme ne se communique pas. Il se construit progressivement en soi. Exclusivement en soi, j’ajouterai.
                     Tout comme la descente en enfer, d’ailleurs. 

                  • Toscan 3 avril 2013 16:47

                    Pardonnez-moi, c’est bien Dugué, et non Duguay.


                    • julius 1ER 3 avril 2013 17:26

                      Petite piqûre de rappel, c’est bien de remettre les choses en perspective, tellement ils veulent tous leur grande bibliothèque nationale ou leur Louvre, qu’ils seraient tous prêts à nous faire prendre des vessies pour des lanternes ............................

                      Leurs égos démesurés ne sont d’ailleurs pas de nature à nous rassurer !!!!!!!!!!!!!! 

                      • njama njama 3 avril 2013 22:58

                        Encore un coup du New World Order ?

                        OMS, renforcer notre action  :
                        Aide-mémoire N°220
                        Septembre 2010
                        Plus de 450 millions de personnes souffrent de troubles mentaux, et elles sont bien plus nombreuses encore à présenter des problèmes mentaux.

                        European Brain Council (EBC)
                        The EBC was officially founded on 22 March 2002 in Brussels, ... et il compte faire de l’année 2014,... un événement peut-on supposer pour s’y prendre tant à l’avance. On ne lésinera pas sur les moyens apparemment ! Après l’année Darwin, nous aurons le droit dans cette série d’ olympiades à celle du cerveau !

                        Cost of Disorders of the Brain in Europe since january 2013
                        € 203.137.852.008 (à 22 H 55)

                        Voilà la cause de la dette smiley  !!!!

                        http://www.europeanbraincouncil.org/

                        European Year of the Brain 2014 (vidéo 3:08)


                        • zomboid zomboid 3 avril 2013 23:11

                          Si l’homme avait le bras assez long il pourrait saisir son cerveau a pleine main et se l’arracher en passant par son postérieur et l’observer de prés tout fumant et se dire ah oui vraiment en fin de compte j’ai enfin compris l’origine de mon malheur.


                          • njama njama 3 avril 2013 23:15

                            Obama s’intéresse de près à nos cerveaux ... c’est hyper-rentable, et pratique, pour éliminer éventuellement les récalcitrants ..

                            Le DSM V en préparation regorge de conflits d’intérêts des experts psychiatres. Et l’APA fait de la com’ pour noyer le poisson
                            Extraits

                            Qu’on veuille ou non le reconnaître, l’APA (Association Américaine de Psychiatrie) tient les rênes de la psychiatrie mondiale parce que c’est elle qui a le pouvoir de définir les termes, de poser « les principes de vision et de division » (Bourdieu) en fonction desquels se fait la distinction / division entre le normal et le pathologique en termes de santé mentale. C’est un immense pouvoir que de définir la « normalité » et de décider de ce qui est ou non un trouble psychique qui entrera dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), édité et révisé par l’APA. Pouvoir d’abord idéologique. Et puisque nous vivons dans une idéologie néolibérale triomphante selon laquelle rien ne doit s’opposer à la maximisation des profits, force est de constater que ce pouvoir est entre les mains des marchands des diverses multinationales.
                            [...]
                            Sur 170 experts ayant contribué au DSM IV, 95 (56%) avaient des liens financiers avec une ou plusieurs firmes pharmaceutiques. 100% des experts des groupes de travail consacrés aux « troubles de l’humeur » et aux « troubles psychotiques » avaient des conflits d’intérêts.
                            [...]
                            L’influence de l’industrie sur la psychiatrie et le DSM est telle que même la terminologie psychiatrique est déterminée de part en part par les firmes, souligne le Dr Irwin Savodnik de l’université de Californie. On ne peut pas en douter lorsqu’on voit dans le DSM des « maladies » telles le « trouble de défiance oppositionnelle » censé être une nouvelle épidémie affectant les enfants et les adolescents et exigeant traitement pour avoir des ados bien obéissants...

                            lire la suite > Pharmacritique 13.05.2008
                            http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/13/le-dsm-v-en-preparation-regorge-de-conflits-d-interets-des-e.html


                            • Irina leroyer Irina leroyer 4 avril 2013 00:28
                                les plus graves : les bobos gauchouillard, éternels insatisfaits de leur sort, d’une jalousie morbide, leur étroitesse d’esprit ne peut les sortir de l’endoctrinement dans le quel ils baignent depuis leur jeunesse. Pour ces gens là, la solution est simpliste : les coupables de tous les maux sont ceux qu’ils dénomment ultralibéraux
                               ou néolibéraux voire même libéraux tous court. ils ne savent pas vraiment ce que c’est et ne comprennent pas grand chose au monde complexe qui nous entoure. mais ils ont résolu leur problème d’ignorance en désignant des coupables tout trouvés. Jamais ils ne se remettront en question en supposant un instant que ce qu’ils récoltent aujourd’hui c’est ce qu’ils ont semé hier.

                              leur manque de courage et leur tendance naturelle a une paresse non assumée les empêche de prendre toute initiative constructive. ils sont les enfants gâtés et dégénérés de notre société. 

                              Ils ne savent se satisfaire de ce qu’ils ont et leurs revendications sont sans limite, ils tirent sur la ficelle pour avoir toujours plus. ils n’ont aucune conscience qu« ils vivent en France, c’est à dire un univers surprotégé véritablement paradisiaque comparé au reste du monde

                              Irina


                              • L'enfoiré L’enfoiré 4 avril 2013 11:03

                                « Que reste-t-il de Karl Marx ? »

                                Une question a deux volets bien distincts.


                              • travelworld travelworld 18 avril 2013 17:30

                                L’ultra libéralisme est un grand succès, nous pouvons nous en rendre compte tous les jours....
                                Un spécial « Thank you » à Ronald Reagean qui a déréglementé les banques avec le succès que l’on sait.....


                              • Nemrod Nemrod 4 avril 2013 09:22

                                Le véritable enjeu pour une « cartographie cérébrale » ce serait une analyse fonctionnelle utilisant des marqueurs repérables au cours d’une activité donnée. Mais la complexité de l’organe est telle qu’il en faudrait autant que d’activités (et peut-être d’individus). Même le budget militaire des US n’y suffirait pas, loin s’en faut.

                                Par comparaison avec l’ADN, il faut savoir que si son décryptage est bien réel il reste néamoins dans un flou artistique certain. Le nombre de gènes n’est même pas connu avec précision et son analyse a dû nécessiter des reprises avec des fragments d’ADN d’individus différents. Et les gènes ne sont pas tout. Il doit rester un énorme pourcentage (98%, je crois) d’ADN que l’on a appelé « ADN fantôme », terme que je n’aime pas beaucoup, qui n’est pas codant (en tout cas sous forme de gènes) et dont le rôle commence à peine à être entrevu.

                                Bref du bricolage de génie mais loin de ce que peut croire le grand public informé par les seuls médias incompétents qui ne cherchent que du sensationnel. Les scientifiques sont eux, beaucoup plus modestes et travailleurs.


                                • SamAgora95 SamAgora95 4 avril 2013 11:28

                                  L’intelligence artificielle est la prochaine révolution technologique, elle aura un impacte bien plus importe que ne l’a eu l’informatique pour l’industrie.


                                  L’intelligence artificielle ne sera pas qu’un simple outil destiné à optimiser les processus de fabrication et de traitement. Une fois la première vraie intelligence artificielle crée, elle en créera d’autres encore plus intelligente et ainsi de suite, il se produira un effet boule de neige qui s’amplifiera de façon exponentiel.

                                  Construire des maisons, des usines, une ville,une base sur la lune, tirer partie de la puissance du soleil etc.. deviendront un jeu d’enfant et se feront en quelques jours, 

                                  La bombes atomique à coté d’un tel pouvoir s’apparentera un lance pierre d’homme des cavernes.

                                  Les Américains l’ont compris, mais pour le moment le seul exemple d’intelligence consciente capable d’abstraction, de raisonnement et de planification et le cerveau humain.

                                  Ils cherchent donc faire de la retroingénierie.

                                  Ce sujet est très intéressant, fascinant et très stimulant, mais dans un tel monde, que deviendra l’humanité ? 



                                  • L'enfoiré L’enfoiré 4 avril 2013 13:38

                                    « Ce sujet est très intéressant, fascinant et très stimulant, mais dans un tel monde, que deviendra l’humanité ? »


                                    Avec humour, pourrais-je répondre par « Bonne question. Je vous remercié de l’avoir posée » smiley 

                                  • France 7 avril 2013 01:54

                                    Cartographier le cerveau sera peut-être utile (mais permettez-moi d’en douter), mais ce qui serait beaucoup plus utile serait de rechercher ce qui nuit au fonctionnement du cerveau, et de faire connaître les résultats de ces recherches. 

                                    En fait, bien des chercheurs indépendants se sont déjà penché sur cette question, et leurs découvertes, pourtant fabuleuses de simplicité et d’évidence, n’intéressent personne. Tout est fait pour qu’on les ignore ou pour les discréditer, car elles ne sont pas susceptibles de générer des bénéfices pour l’industrie pharmaceutique ni pour les organismes de recherches.
                                    Voici quelques pistes sur les substances qui perturbent le fonctionnement du cerveau :
                                    - l’alcool, les drogues, le café (évident)
                                    - le gluten, nettement moins connu, et malheureusement consommé universellement, même par les enfants !
                                    - le sucre, dès lors qu’il a été extrait de la canne à sucre, de la betterave ou d’ autre chose :
                                    - certains colorants alimentaires et les pesticides neuro-toxiques
                                    - l’aluminium, le mercure, en particulier contenus dans les vaccins
                                    - le glutamate et autres renforçateurs de goût (qui excitent les terminaisons nerveuses des papilles gustatives, mais aussi les autres cellules nerveuses)

                                    La liste n’est pas limitative, hélas !
                                     Manger le plus naturel possible assure le meilleur fonctionnement du cerveau :

                                    • Antoine Diederick 7 avril 2013 13:14

                                      Bonjour Bernard,

                                      Vous voulez dire qu’Obama cherche désespérément un cerveau comme un cordonnier une paire de chaussure à réparer ? smiley

                                      C’est peut-être un bon plan....parfois cela foire !


                                      • travelworld travelworld 18 avril 2013 17:26

                                        La victoire éclair des Américains avec Hiroshima, le mot éclair était bien choisi, un peu d’humour noir !

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