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par morice samedi 8 novembre 2008 - 393 réactions Ecouter en mp3 (Readspeaker)
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On a bien retrouvé Steve Fossett, mais pas Glenn Miller (2)

La disparition de Steve Fossett avait fait resurgir une autre disparition tout aussi mystérieuse, de même que les recherches entreprises avaient permis de redécouvrir des vestiges inattendus de crashs des décennies précédentes. Tous ses histoires de crashs inexpliqués me rappellent celui d’un autre personnage dont la disparition a fait la une des journaux pendant des années, et continue d’alimenter diverses légendes. Tout simplement parce qu’on n’a jamais retrouvé l’avion dans lequel il avait disparu.. et qu’on ne le retouvera jamais, comme je vais vous l’expliquer maintenant. Dans le même registre, la disparition récente d’un plongeur en Manche, en octobre dernier, sur le banc de Sandettie, nous rappelle que cet endroit a été un des lieux de combats et de destructions qui en font un des sanctuaires d’épaves parmi les plus riches du monde, qui en prime est relativement facile d’accès en raison de la faible profondeur des eaux, en moyenne une trentaine de mètres seulement. Une relative facilité qu’il faut impérativement nuancer : les courants changeants en raison des déplacements continuels des bancs de sable et surtout la faible visibilité de l’endroit rendent ces recherches difficiles. Un plongeur récemment s’y est fait piéger. Le corps de l’infortuné avait été retrouvé un mois après seulement, après avoir dérivé jusque... Zeebruge.

Pourtant l’établissement d’une cartographie des épaves est nécessaire, et c’est à quoi s’activent depuis des années des bénévoles et des passionnés, dont un vient de disparaître à 52 ans comme nous vous le disions. Tous ces passionnés ont aussi un graal en tête, en dehors des bateaux et même des sous-marins gisant au fond de la Manche. Beaucoup rêvent de retrouver l’épave de l’avion de Glenn Miller, dont la disparition est longtemps restée une énigme, avant qu’un journaliste anglais, repris par un autre du magazine Jazz-Hot, en France, ne délivre la raison de sa disparition en 1985. Et celle-ci mérite d’être rappelée ici, tant elle est surprenante et en même temps recoupe le dossier des disparitions militaires laissées inexpliquées à dessein, car elles embarrassent ceux qui la détiennent. Il faudra bien se rendre à l’évidence un jour que ce n’est pas du conspirationnisme nécessairement que d’aller à l’encontre des mensonges du pouvoir en place, même si certains en ont fait leur lit. L’esprit critique est chose plus difficile à exercer que la simple acceptation des thèses officielles. En fait, la disparition de Glenn Miller embarrasse tout le monde. Et même ceux qui ne l’appréciaient pas musicalement, dont a fait partie Boris Vian, pas vraiment pour autant une référence dans le domaine (il appréciait davantage le "dixieland" que le "bop" naissant à son époque, Miller étant catégorisé "swing"), qui ont pu voir dans sa mort précoce une iconisation et la mise en piédestal dont on aurait pu se passer... 

Toute l’histoire débute avec l’arrivée en Angleterre du paquebot Queen Elisabeth, transformé en transport de troupes. A bord, le premier du hit-parade radio de cette année là, Glenn Miller, qui vient juste de recevoir le tout premier disque d’or de tous les temps, pour son célèbre Chatanoogha Choo Choo, désormais immortalisé dans un cadre contenant un disque doré comme le deviendra la tradition. Décerné au bon patriote Alton Glenn Miller, engagé volontaire à trente-huit ans, dès l’annonce de Pearl Harbor. Miller, complètement "miro" et trop vieux, n’a pas été retenu par l’armée comme soldat combattant, malgré son ardent souhait, mais a été quand même retenu par elle pour faire "l’entertainer" auprès de ses troupes. Depuis "In The Mood", c’est un musicien devenu homme d’affaires très avisé qui a tout prévu : en trois mois à peine, à Londres, Miller a enregistré 88 titres pour la BBC... dont certains avec chanteurs ou chanteuses, des chansons faites... en allemand.Il s’essaiera même à la propagande dans la langue de Goethe. Le marché de l’Europe s’ouvre devant cet ambitieux musicien.... et Miller ne veut rien laisser au hasard. En commençant par Paris, libéré le 23 août 1944. En homme d’affaires organisé, Miller a dépêché dès le mois de septembre à Versailles, ou réside le haut commandement US, son homme de main, Ron Haynes, qui démarche depuis des concerts dans la capitale. Les GIs débarqués en France ont emmenés avec eux des 78 tours, les V-Disks, et les parisiens en sont déjà fous : à St-Germain des près, dans les caves, ça s’agîte déjà beaucoup. Le 12 décembre, le feu vert est donné par Haynes, qui a prévu de jouer pour Noël à Paris. Les membres de l’orchestre prennent soit l’avion, soit le bateau, car tout le monde doit se retrouver pour le 15 décembre à Paris même, dans un petit hôtel de Montmartre déniché par Haynes. Miller, toujours à la bourre, parti comme d’habitude en dernier, se dégote au dernier moment un petit avion, un C-64 Norseman de liaison, piloté par un...novice, John Morgan, car il y a pénurie de pilotes en Angleterre à ce moment là, ce qu’on comprend aisément. Le décollage est fixé au 14 au matin, puis reporté à 13H30 en raison d’un épais brouillard persistant sur le Channel. Le Norseman piloté par le dénommé Morgan, un très jeune pilote, décolle à 14 heures direction Villacoublay où il est attendu dans l’après midi. On ne le reverra jamais. Jusqu’à Noel 1944 on attendra qu’il resurgisse... mais en vain. Sa veuve sera avertie de sa disparition en janvier 1945 seulement par un télégramme de l’armée. A la BBC, un simple flash annonce sa disparition, 9 jours après seulement.

Et à partir de là, depuis plus de soixante ans, chaque fois qu’un chalutier nordiste rapporte dans ses filets un élément d’avion, ou qu’un plongeur entr’aperçoit au fond les vestiges d’un bloc moteur radial Pratt et Whitney Wasp on croit enfin avoir retrouvé l’épave de l’avion du chef d’orchestre au trombone mondialement connu, comme le dit le journaliste de Jazz-Hot. Et pourtant, des blocs moteurs on en a remonté des dizaines sinon des centaines depuis, certains exposés quelque temps sur les quais de Dunkerque ou de Calais. Des moteurs d’avions, on en trouve partout. Récemment, on a ainsi retrouvé au beau milieu des alpes au glacier des Bossons un des moteurs d’un autre avion mythique, un Super-Constellation nommé Malabar Princess, crashé le 3 novembre 1950. Au beau milieu du Lac Mead aux Etats-Unis repose un B-29 complet. En Angleterre, au musée de Shoreham, ce n’est pas ce qui manque. Un B-24 a été repéré depuis 2002 sur l’excellent site archélogique Splash. Dans l’île de Lundy, on trouve des morceaux de Heinkel 111 crashés . En Ecosse, on peut voir les restes d’un B-29 de reconnaissance crashé lui en 1948. Parfois, c’est au bord d’une plage que l’on retrouve un P-38 complet. Ou dans la glace, et là on peut le reconstruire et le faire revoler. Ça devient la très belle histoire de la restauration du Glacier Girl. En Ecosse toujours, un Spitfire réapparait subitement sur une plage à la suite de grandes marées, ou plutôt les vestiges de son moteur. Car c’est tout ce qu’on peut espérer retrouver de son avion : comme le Bellanca de Steve Fossett, dont il ne reste rien ou presque (la toile ayant de plus brûlé en ce qui le concerne !), le Norseman était en tubes recouvert de toile lui aussi. Comme chez Fossett, le seul élément conséquent de ferraille retrouvé a été... le bloc moteur (un quadricylindres à plat Lycoming 360 pour le Bellanca). L’engin avait été projeté à plusieurs dizaines de mètres du point d’impact lors du crash. Presque un avion de papier. Pour Glenn Miller, on mettra 43 ans pour trouver la solution. C’est un journaliste anglais talentueux, Roy Nesbit, qui va découvrir la clé de l’énigme... en Afrique du Sud ! Une thèse accréditée plus tard par d’autres témoins indirects. En 1985, un plongeur anglais, Clive Ward, prétendra bien avoir découvert les restes du Norseman en Manche, mais rien ne permet de le confirmer, car l’individu n’a jamais montré les pièces qu’il aurait découvertes.

Roy Nesbit,
après avoir épluché les plans de vol de ce mois de décembre 1944 fatal a en effet eu une intuition géniale. Le jour de la disparition de Miller, une escouade de bombardiers quadrimoteurs Lancaster (un "Wing") a décollé de Methwold en Angleterre à 11H 30 du matin pour bombarder Siegen, en Westphalie... mais est tombée elle aussi sur un brouillard à couper au couteau. Le Lancaster NF973 n’a pas de radar à bord (et encore moins de GPS !), et très vite la mission est avortée. Tous les bombardiers sont équipées de bombes au phosphore de petite taille, des centaines, véritables fléchettes larguées à la volée sans trop de directivité. Ce jour-là on devait en balancer 100 000 sur l’Allemagne. Ces engins étant incendiaires, et un bombardier ne pouvant se poser à pleine charge (c’était interdit avec n’importe quel type de bombe), tout le Wing fait un large virage sur la droite et prend le chemin du retour, qui passe par le Sud de l’Angleterre, car dans la Manche on a cartographié trois grands cercles où les navires sont interdits de séjour, car ce sont les endroits destinés à recevoir les bombes non larguées sur l’Allemagne. C’est ainsi que le fond de la Manche est tapissé de bombes, et que certains endroits, même encore aujourd’hui sont à éviter pour les pêcheurs. On est alors aux environs de 14H30, et l’avion de Glenn Miller, piloté par un novice qui n’a même pas remis de plan de vol, est au ras des flots en train de viser sa route entre deux bancs de brouillard. Les Lancaster, au "top" du leader déversent leur chargement mortel avant de rentrer à la base. Au fond du fuselage d’un des Lancasters, enfermé dans son inconfortable tourelle de mitrailleuses arrière, un homme, Fred Shaw, a juste le temps de voir un petit avion de couleur métallique "partir à la baille", comme il le dit transpercé de toutes part par les bombes fléchettes. La scène ne dure que quelques secondes... mais marque à jamais notre mitrailleur

Revenu à sa base, Shaw consigne sa découverte dans le livre de mission de son Wing. Le journaliste d’Aeroplane Monthly retrouvera bien ce livre dans les archives de la RAF, mais avec une annotation... effacée. Très certainement après coup par les autorités, quand elles se sont aperçues que les américains allaient certainement leur demander des comptes ou des explications sur ce que faisaient les anglais dans le secteur de la route suivie par l’avion de Miller. La mort de Glenn Miller provoquée par la RAF, vous n’y songez pas alors que la guerre n’est pas encore finie ! C’est l’incident diplomatique, là ! Et ce sera ainsi la chape de plomb pendant des décennies. A la fin de la guerre Fred Shaw partira s’établir en Afrique du Sud où notre journaliste le retrouvera pour confirmer ce qu’il a vu ce jour là. Sans lui, il n’y aurait jamais eu de théorie plausible de la disparition de Glenn Miller, dont on ne retrouvera plus jamais rien : la zone où les bombes ont été jetées est sillonnée tous les jours par les tankers ou les chalutiers, les fonds ont été sondés des dizaines de fois à la recherche des masses métalliques des moteurs. En 2000, l’histoire resurgît une nouvelle fois avec les mémoires de Derek Thurman, l’ingénieur de bord du Lancaster de Shaw, qui confirme la thèse : " Thurman had written that when the bombs were away, three crew members on board the plane had spotted a light aircraft below, which seemed to have been downed by the hail of explosives. The bomb aimer saw it first from the nose and commented on it, whereupon the navigator shot out of his seat to the side blister (window) to have a look. He saw the plane whip by. Seconds later, the rear gunner called in to say : ’It’s gone in, flipped over and gone in". L’explication se tient donc, mais elle n’a pas l’humour de celle du dessinateur de Jazz-hot, qui en avait fait une version disons toute personnelle, disons, jointe ici à ce dossier.

On ne retrouvera certainement jamais quoi que ce soit de Glenn Miller. Le bloc moteur de son avion a peut être été remonté il y a plusieurs années sans qu’on a su le relier à celui de son appareil, et quand à ce dernier il n’en reste plus rien, pour sûr, encore moins que les débris minuscules retrouvés sur le site du crash de Steve Fossett. Ce dernier, né l’année de la disparition de Glenn Miller, a lui aussi disparu dans un bête accident après avoir fait le casse-cou pendant des années à bord d’engins extraordinaires dessinés par un monsieur dont on vous reparlera un jour ici, promis. L’homme aux rouflaquettes qui aura osé défier la NASA (et Bush ?). Fossett laissera le souvenir non pas d’un milliardaire, mais bien d’un aventurier véritable : c’est le plus bel hommage qu’on puisse lui rendre, je pense, que de souligner cet aspect de sa personne, fort attachante au demeurant. L’homme était apprécié par sa méticulosité et son goût du risque calculé. Il avait failli mourir à plusieurs reprises lors de ses tentatives de tour du monde, il est mort stupidement dans un accident banal d’aviation légère. La revanche du sort sur un sacré bonhomme, qui avait tant défié cette mort qui l’attendait finalement à 64 ans en Californie.

 

Documents joints à cet article

 On a bien retrouvé Steve Fossett, mais pas Glenn Miller (2)

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Aeronautique

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Les réactions les plus appréciées

  • vote :
    Par Atavus (xxx.xxx.xxx.152) 8 novembre 2008 12:38

    Je m’incline devant un tel savoir faire journalistique.
    Savoir collecter autant d’informations et savoir en plus de ça les regrouper pour faire d’aussi bons articles. Il n’y a qu’un homme capable de le faire, et nous avons la chance nous lecteurs d’Agoravox de le côtoyer quotidiennement. Encore une fois bravo morice.

  • vote :
    Par Cosmic morice (xxx.xxx.xxx.151) 8 novembre 2008 11:45
    Стефан Илчев

     Excellent article qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière ligne.

    L’avenir du journalisme d’investigation est ici, sur Internet.


  • vote :
    Par Philippe Renève (xxx.xxx.xxx.123) 8 novembre 2008 18:40
    Philippe Renève

    "Morice" écrit "des posteurs comme (untel), qui viennent d’un pays étranger pour s’exprimer".
    Je rêve, là, ou quoi ? 
    Juifs, communistes et francs-maçons aussi, sans doute ?


  • vote :
    Par Le furtif (xxx.xxx.xxx.115) 9 novembre 2008 01:41
    Le furtif

    Et pas un mot pour l’ami cartholique pratiquant voulant regarder Agora vox en famille....Pffffhh Quelle ingatitude un homme à qui tu dois tout....
    Mon pauvre Morice Il apparaît que tu ne conçois pas le centre du reproche que je te fais ....Il faudrait pour cela dégonfler ton ego...Non tu n’es pas l’objet de mon courroux tu es arrivé à point nommé m’offir tes propres mots dans mon opposition à la censure inepte régnant sur Agora Vox....

    Le 18 juillet du matin à 16h la censure dort.
    Il se trouve que ce jour là alors qu’elle dort tu fais appel à elle et que tu t’en vantes .... ;Je n’ai besoin de rien d’autre pour avoir les preuves de son fonctionnement partial ....Je l’avais déjà dénoncée au temps de DW où des posts anodins étaient supprimés sur sa simple demande....D’une manière cyclique voire cyclothymique cette censure sévit dans la plus parfaite incohérence .... Comme tu ne sais pas aborder la contradiction sans manier l’insulte , je dois avouer que toi et ta bande de porte-cotons vous êtes pain béni.

    Je sais c’est dur . Tu croyais être la vedette de cette querelle et tu n’y es mêlé que fortuitement ... Il est d’autre part assez amusant qu’ayant bien remarqué ma paresse tu puisses me taxer de jalousie....Jalousie de ne pas faire paraitre autant d’articles que toi ....Mais Ô grand Michel Droit d’Agora Vox....j’ai toujours préféré apprendre qu’enseigner des choses que je ne connais pas assez.....J’affirme en revanche que tu écris trop pour être honnête....

    Bien ça c’est fait passons au point central ...
    .Ça ne va pas être du goût des Zozos mais il n’y a aucun mystère pour eux ni pour personne , je ne suis pas des leurs ...C’est comme ça ...Mais eux au moins n’usurpent pas une appartenance au camp laïque , à la résistance ampoulée et affichée , ou à la gauche ....Je vais m’autoriser un mot fort mais juste . En politique le pire des camps a toujours été celui des imposteurs ....Ta défense illustration des avis et souhaits d’un ami cartholique à toi qui veut regarder Agora vox en famille t’a définitivement mis au ban de la gauche mais aussi de la droite car il y a à mes yeux dans tous les camps des gens qui ont l’honneur et la droiture de défendre leurs positions ouvertement....

    Jamais un gars de droite ne viendra faire appel à la censure pour honorer l’opinion d’un ami bolchévick froissé ....Toi tu es le gars de gauche résistant laïc qui fait appel à la censure pour imposer les avis d’un cartholique pratiquant ....etc etc ....

    C’est ça l’imposture. Que la censure de la pastèque soit venue offrir la conjonction entre l’imposture d’un rédacteur prolixe et le fonctionnement à la tête du client de la censure sur Avox ...cela aura été ton petit cadeau personnel à ma quête de transparence et de démocratie....

    merci Morice

    Tu n’es qu’un obstacle sur le chemin vers plus de transparence sur Agora Vox...Ce n’est pas de ma faute si tu t’en vantes...Essaie de me suivre ....Une direction collègiale diversifiée rendant des comptes pourrait sans problème faire régner la bonne tenue sur ce forum...Mais toi tu te vantes de faire fonctionner le système le plus inique d’un magister moral autoproclamé et fonctionnant dans l’ombre . Toi le démocrate , toi le résistant ??? À moins qu’il n’y ait pour toi aucune ombre ...Quel est à ton avis le rédacteur qui se vante le plus de ses contacts telephoniques fréquents avec la direction.... ? Encore une fois ce sont tes mots....Tu te plains d’être agressé mais tu soutiens le système qui le permet...

    Je crois pouvoir avancer que si la direction avait en archives un signalement d’abus venant de moi elle ne se priverait pas de le publier en regard de ma proclamation de ne jamais m’en servir....Mais le malheur ( pour moi) veut que je ne puisse l’affirmer pour le passé
    Je n’archive pas tous mes propos sur Avox ....par contre je refuse depuis longtemps de faire confiance au système des abus qui est abusif..
     

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