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Accueil du site > Actualités > Technologies > Philosophie de l’Information (II) La quête de l’universel (...)

Philosophie de l’Information (II) La quête de l’universel autour de la Technique et de l’Information

4 Comment situer une philosophie de l’information

Comme on l’a expliqué rapidement, l’Information avec un I majuscule représente un enjeu pour le 21ème siècle, enjeu sociétal, culturel, politique mais aussi défi philosophique. En consultant une notice wikipédia, l’idée d’une philosophie de l’information est peu répandue mais elle est apparue sur les radars des cercles intellectuels au tournant des années 2000. Le philosophe Luciano Floridi est présenté comme un pionnier dans cette spécialité. Cependant, en prenant note des intentions de ce philosophe, on peut légitimement penser que la philosophie de l’information qui est proposée manque d’envergure car elle a comme objets de pensée les computers et les technologies de l’information. Qui certes influent sur nos existences mais n’épuisent pas la richesse d’une réflexion plus élargie sur l’information avec deux questionnements. Le premier à partir de la physique et de l’information du point de vue naturel et métaphysique. Le second dans le sillage des écrits de Ellul avec cette question qu’on peut poser et qui fut formulée pour la technique : l’information est-elle neutre ? Ou bien modifie-t-elle profondément la nature de l’homme qui utilise l’Information mais aussi devient pour une partie le produit de cette même Information ?

En surfant sur le Web, on voit également apparaître un site extrêmement documenté servant de portail dédié aux acteurs ayant peu ou prou un lien avec la philosophie de l’information, avec deux listes réunissant les philosophes et les scientifiques. Ainsi que nombre de notices instructives sur cette discipline qui voici quelques décennies n’était qu’embryonnaire et désignée comme philosophie ergodique par les Anglo-saxons jusque dans les années 1980. Maintenant, la notion de philosophie de l’information est bien ancrée dans le champ des savoirs. Encore faut-il comprendre de quoi il s’agit et quelles sont les grandes questions sur l’Information.

La notice introductive de ce site baptisé « information philosopher » est claire. Elle part d’un principe bien défini, celui visant à employer les outils et objets de l’Information à la résolution de grandes questions philosophiques. Comment les problèmes « classiques » de la philosophie antique et moderne peuvent-ils se poser et être élucidé en adoptant comme axe de réflexion l’Information ? Le plan de travail laisse penser que l’Information est un outil pour résoudre les grandes questions classiques comme le libre arbitre, la conscience, l’interaction corps et esprit. Mais ce plan n’est pas le seul puisque sont évoquées les recherches de type ontologique ou métaphysique sur l’information dans le cosmos. Et dans la matière également. Cette présentation de l’enjeu décisif lié à l’Information ne peut contourner l’examen de la démarche épistémologique et ontologique qui sera ascendante si l’on tente d’éclairer le champ philosophique et existentiel par les éléments du bas, quanta, information, atomes, etc. Ou alors sera descendante si la conscience et le vivant servent à comprendre ce qui se passe au niveau de la matière et des champs (d’influences, d’information).

La philosophie de l’information se place dans plusieurs champs de connaissance parmi lesquels on trouvera le rapport entre l’homme et l’information qu’il manipule mais aussi qui le manipule ; puis l’information dans la nature, telle qu’elle se dessine dans les science de la manière quantique ainsi que le cosmos et enfin, l’information comme notion centrale dans la grande question métaphysique sur l’essence de l’univers, l’Etre et le Temps. La philosophie de l’Information complète la philosophie de la Technique. L’homme est face à deux déterminations essentielles que sont l’activité technique et la conscience qui émerge avec un travail des formes et une saisie de l’information qui s’ordonne. Cette configuration anthropologique est parallèle à la configuration ontologique déclinée sous plusieurs angles, étendue et pensée chez Descartes, matière et esprit, volonté et représentation, action et conscience. Et maintenant, à l’époque de l’achèvement des sciences modernes, ce doublet se dessine à travers les deux physiques, l’une mécanique l’autre informationnelle. Sans oublier la question du vivant que pour ma part, j’ai abordée en évoquant aussi une déclinaison de ce doublet en concevant une substance technique et une substance cognitive. L’une qui agit dans la matière, l’autre qui ordonne les informations reçues, avec la question des perceptions articulées aux finalités.

La philosophie de la Technique doit être universalisée. La science des machines ne peut se substituer à une philosophie de la Technique qui étudie le rapport homme machine mais aussi la technique naturelle, celle qu’on trouve dans les systèmes vivants, les ensembles moléculaires et la matière. La philosophie de l’Information doit emprunter un même chemin. La science de l’information ne peut servir de substitut à une authentique philosophie de l’information qui, entre autres choses, relie les phénomènes de la conscience aux processus quantiques et aux transformations de la matière.

5 Les deux philosophies, technique et information

Pour clore cette présentation générale d’un « chemin philosophique » pour le 21ème siècle, je reviens sur le doublet fondamental associant tout en les distinguant le Technique et l’Information. Les progrès de la science et des techniques ont façonné un monde inédit qui pour être compréhensible, impose une refonte sans doute radicale de la philosophie fondamentale qu’on nomme ontologie ou métaphysique. Le monde façonné par l’homme a engendré une seconde nature artificielle, le technocosme, à laquelle s’ajoute un complément déterminant, le médiacosme, lequel comprend toutes les formes de communications disponibles ainsi que les multiples connexions entre systèmes et maintenant entre « objets » connectés. Ainsi, après l’époque des philosophies de la technique nous sommes entré dans l’ère des philosophies de l’information. Ces pensées nouvelles n’annulent pas les précédentes mais viennent les compléter, d’autant plus que l’information circule grâce à la technique et que les techniques incorporent toujours un minimum de cause formelle.

Le technocosme et l’infocosme sont des objets de pensée complexes. Mais si la technique et l’information sont devenues une seconde nature, c’est que dans la Nature il y a de la technique et de l’information (sans oublier la disposition des choses régie par la Gravité). L’homme est devenu concerné par ces deux caractères universels de l’existence mais l’on ne doit pas occulter la connaissance de la Nature qui, bien avant l’avènement du technocosme et de l’infocosme, s’est développée à travers l’évolution comme système technique mais aussi communicant et cognitif (voir Dugué, Le sacre du vivant). La vie est technique et cognition. Et pour finir, le monde physique de la matière et du cosmos se dévoile également sous cet angle double, avec une physique classique mécanique et une physique contemporaine de l’information, notamment la dynamique quantique.

Les deux philosophies, sur la Technique et sur l’Information, concernent ainsi non seulement l’homme mais aussi les choses naturelles. Ce qui ouvre d’une manière inédite la question de la philosophie de la Nature au 21ème siècle, avec une interprétation voire une extrapolation des résultats et descriptions rencontrés en biologie et surtout dans les trois physiques contemporaines, quantique, statistique, cosmologique. La nouvelle philosophie de la Nature aura quelques traits communs avec celle qui précéda la modernité mais elle accordera une place centrale à l’information. Car la technique est elle aussi un caractère universel. Si l’information a « envahi » les théories physiques, elle devrait livrer une nouvelle vision de la nature dépassant la conception canonique héritée du 19ème siècle avec les forces, les champs et les énergies. Cette vision émerge sous l’angle d’un cosmos et d’une matière disposés et ordonnés pour communiquer l’information et surtout la créer et ordonner cette création. La flèche du temps accompagne cette création d’informations mais avant de penser ces choses, il nous faut répondre à une question

6 Qu’est-ce que l’information ?

L’information échappe encore à la pensée philosophique et pourtant elle circule en tous lieux et en permanence, sous des formes différentes et divers supports matériels, naturels, physiques, technologiques. La technique manipule aussi des formes mais elle agit sur des supports dotés d’une extension, des corps, des volumes, modelant de ce fait les assemblages et les dispositions. Il existe une différence fondamentale entre une opération technique et une transmission d’information. L’opération technique s’effectue au niveau de l’interface matérielle avec une inscription dans le temps et une réalisation dans l’étendue. L’information pénètre dans un système, elle est mémorisée, mais cette mémoire est gérée si bien que l’information peut devenir efficiente mais pas forcément et quand c’est le cas, un certain délai est souvent nécessaire. L’information s’entrelace dans un processus cumulatif où elle se combine et s’ordonne avec d’autres informations. Essayons de décliner sommairement les informations dans les différents domaines ontologiques.

I. Physique. Le caractère dynamique de l’information est universel. Ce caractère a été découvert à partir de la physique quantique avec l’effet photoélectrique comme processus informatif élémentaire. Mais le photon n’est pas le seul médiateur de l’information dans la Nature puisque les molécules ont une aptitude à communiquer lorsqu’elles sont en contact avec leur récepteur. Le milieu liquide avec l’eau ionisée constitue un bon milieu communiquant grâce à la circulation du proton H+. Ensuite, nous pouvons monter d’un étage dans la hiérarchie des êtres et considérer les communications au niveau cellulaire avec les mécanismes de liaison décrivant l’interaction entre les molécules communicantes leurs récepteurs membranaires situés à la périphérie des cellules vivantes. On retrouve l’image de la clé et la serrure sauf que le processus est dynamique. Les molécules vibrent comme nous l’enseigne la dynamique quantique.

II. Biologie. L’information prend un tournant spécial lorsqu’elle permet aux animaux de percevoir le milieu et de communiquer, sans oublier végétaux et champignons qui eux aussi, communiquent en utilisant des substances spécifiques. C’est ensuite chez l’homme que l’information prend un aspect très singulier, avec des signaux dont l’interprétation et l’expression est réservée à une seule espèce. La philosophie de l’Information peut ainsi se décliner sous un angle évolutionniste. Les espèces évoluent non seulement avec la sélection naturelle mais aussi avec le jeu des informations et des signaux captés par les espèces et interprétés selon les finalités déterminées par l’instinct. La place de l’Information se situe doublement pour décrire le vivant. L’information qu’on dira « classique » est aisément accessible aux sens. Par contre, le fonctionnement moléculaire du vivant suppose une information jouant avec une complexité colossale qui ne se dévoile que partiellement lorsque les mécanismes du vivants sont analysés séparément.

III. Sciences de la société. L’Information a aussi son importance dans le champ des sciences de la société. Avec le langage qui selon Spengler fut employé il y a cinq millénaires pour servir les grandes entreprises humaines, avec les civilisations. Puis le temps de l’agora est arrivé et nous sommes encore dans cette problématique de l’espace public structuré par l’information sémantique que véhicule le langage et qui a été analysé avec pertinence par Habermas. La science et la technique utilisent le langage pour une société faustienne. La philosophie a en vue une société des gens d’esprit fondée sur un usage interpersonnel du langage. Autres enjeux, la question du performatif qui traduit l’efficace d’une communication et que l’on trouve non seulement dans les actes de langages mais aussi dans les actes d’images.

IV. Ontologie. Les Idées de Platon ont leur place dans la philosophie de l’Information, mémoire, réminiscence, ontologie vraie mais téléologie erronée. Les idées viennent avec le temps qui rencontre l’éternité. L’être c’est le temps qui a rejoint l’éternité. L’Idée comme synthèse d’information, le Concept comme puissance de développement des dispositions. D’autres développements « ontologiques » sont en vue. Voici quelques suggestions. Dialectique entre l’Idée et le Concept, entre la finalité et l’efficience. Idée, monde platonicien, Concept, monde de l’âme. Idée, global, Concept, local, activité de la pensée, conception du monde, disposition. Idées, Concept, Percept.

V. Théologie. L’Information concerne la théologie. Qu’est-ce la Révélation sinon un ensemble d’informations délivrées à l’homme par un ou des « auteurs » qui ne font pas l’unanimité. Mais nul ne peut nier que les Ecritures ont un sens avéré et on été écrites à un moment par des humains qui sont les auteurs ou alors les messagers si l’on admet l’origine « divine » de la Révélation.

7 Universelles pensées.

Nous n’avons qu’entrevu cet immense espace de pensée qui, cheminant entre les techniques et les informations, nous mène vers ce nouveau paradigme avec à la clé une nouvelle alliance entre l’homme, le cosmos et la nature. Il n’est pas impossible que l’on découvre dans la Nature et même la matière ce caractère performatif découvert dans l’étude des communications humaines (image, langage, informations). Mais ce caractère performatif est délicat à saisir, la Nature étant quelque part secrète et de plus, dotée d’une temporalité incommensurable avec celle de l’humain et la durée biographique voire historique.

Le caractère performatif de l’information nous mènera sans doute vers ce que Heidegger avait entrevu avec son analyse sur la technique et son essence qui n’a rien de technique. Quelle est cette essence et peut-on tracer un lien, une connivence secrète avec l’information ? Cette interrogation sera à n’en pas douter centrale dans la philosophie universelle de l’information. Mais il nous faudra commencer à questionner les sciences physiques pour découvrir comment se situe l’Information et quelle est sa nature, où va-t-elle, à quoi sert-elle. Nous savons maintenant que l’information n’a rien de figé ni de statique et nous saurons bientôt que la philosophie universelle de la nature conçoit tout information sur un mode dynamique et toute communication s’effectue avec comme caractère la résonance. C’est d’ailleurs la thèse controversée de Luca Turin, spécialiste de l’olfaction et promoteur de l’hypothèse de l’interaction dynamique entre la molécule odorifère et son récepteur cellulaire. En face, l’hypothèse conventionnelle joue sur la forme, autrement dit le paradigme clé et serrure.

Une vue d’ensemble montre que non seulement la physique mais aussi la philosophie s’orientent vers une pensée dans laquelle l’Information est une notion centrale se déclinant diversement selon l’objet étudié ainsi que la manière de l’étudier. Je ferai plus loin un exposé sur ce fait épistémologique qui concerne les sciences physiques et dont le cours repose sur l’apparition de l’information qui de part son universalité tend à prendre une importance égale à celles occupées par l’énergie et les forces qui sont centrales dans la mécanique classique. Partant de ce constat, nous pouvons enquêter sur un glissement parallèle en philosophie, avec là aussi la question de l’information qui peu à peu, prend une place centrale dans les disciplines humaines. L’information étant prise sous ses angles multiples, communication, performation, transformations de la conscience, structuration d’un espace sémantique et sémiotique collectif. En première analyse, nous pouvons situer une philosophie moderne, avec les analyses de la volonté, l’action, le pouvoir politique, les forces historiques, le marxisme et mettre en face une philosophie post-moderne qui prend ses distances avec les forces sociétales tout en se focalisant sur l’importance des opérations de communication, des formes et information transmises ainsi que, last but not least, les capacités de sémantisation et d’interprétation de ces données par les sujets dotés de conscience et de capacité à se penser, se projeter, se situer tout en pensant le monde, l’environnement.


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23 réactions à cet article    


  • JL JL 3 février 11:03

    Comme souvent avec cet auteur, il y a à prendre et à laisser.

     
    Ainsi, cette expression : « Le caractère performatif de l’information  » nous interpelle. 
     
    Ce n’est pas l’information qui est performative, c’est ce qu’on en fait. Il est difficile de définir ce qu’est une information puisque tout est infirmation.
     
    Il faut distinguer entre information et donnée. Une donnée c’est le résultat d’un traitement d’information, donnée qui à son tour peut être objet d’un traitement d’information (*)..

    Peut-être pourrait-on parler du caractère performatif des données, ce qui est la même chose que parler du caractère performatif du traitement.

    (*) ou traitement de donnée.



    • JL JL 3 février 14:03

      « Le caractère performatif de l’information  »

       
      Je me demande si Bernard Dugué ne fait pas la confusion entre performatif et contingent.

    • L'enfoiré L’enfoiré 3 février 15:40

      @JL Bonjour,


       Peut-être, mais excluons ce caractère distinct des mots, il y a plus de bonnes idées.
       Je prends les liens jusqu’ici en commentaire pour un de mes billets qui en parlait en mai dernier.
       Disserter sur ce sujet est tellement riche en effets secondaires et primaires. 

    • JL JL 4 février 08:12

      @L’enfoiré
       

      je connais l’internaute Bernard Dugué depuis des années. Je peux vous assurer qu’il fait son miel des commentaires de ses lecteurs. Et plus ces commentaires sont acerbes et constructifs, plus il affiche du mépris pour l’intervenant.



    • L'enfoiré L’enfoiré 4 février 19:08

      @JL,


       Depuis des années, je le connais aussi.
       Les commentaires permettent toujours un peu de reconsidérer les problèmes par d’autres voies.
       Je m’en amuse souvent.
       Plus de 1737 articles publiés, 64700 commentaires reçus, contre 4622 seulement postés, depuis fin mars 2006. Je suis arrivé dans le jeu de quilles à peu de chose près au même moment.
       Faites le calcul, cela fait une belle moyenne de sujets de réflexions reçus pour peu envoyés 
       Bernard la dit, il est scientiste, scientifique et matre es-ontologie Il a la science infuse, prédigérée.. 
       N’essayez pas de le convaincre que ses théories ont été construites aux dépends de la pratique des sciences.
       Le mépris des intervenants trop pratiques n’est qu’une résultante. 

    • pemile 3 février 11:11

      "En surfant sur le Web, on voit également apparaître un site extrêmement documenté servant de portail dédié aux acteurs ayant peu ou prou un lien avec la philosophie de l’information, avec deux listes réunissant les philosophes et les scientifiques"

      Lien svp !


      • L'enfoiré L’enfoiré 3 février 15:49

        @pemile,


         Oui, cela m’intéresse aussi. Les TICs alias l’informatique alias le numérique
         En ce qui me concerne, l’envie de concerter sur le sujet m’est venue à la suite d’un colloque auquel j’ai assisté et que j’ai enregistrer. Cela se retrouve dans « Une semaine numérique philosophique »

      • Hervé Hum Hervé Hum 3 février 14:24

        L’information est un élément du principe de relation de causalité, pas l’inverse.

        Autrement dit, vous ne trouverez rien en restant sur la seule piste informationnelle. Absurde !

        en fait, vous pouvez lui faire dire tout et n’importe quoi.

        Le XXIèmme siècle doit voir son mode de pensé évoluer, changer de paradigme.

        Passer du principe de causalité aristotélicien au principe de relation de causalité de l’Univers.

        Encore et toujours, ce principe fonctionne avec deux éléments de bases, la récurrence et l’itération.

        Une information est forcément récurrente, sinon, ce n’est pas une information. en effet, sans récurrence, aucune information ne peut être transmise, puisque seule la récurrence permet la conservation de la donnée informationnelle.

        Qu’est ce donc la mémoire ? Une relation de causalité récursive, par répétition périodique ou cyclique d’une action binaire, caractérisé par le changement d’état, identifié par la relation entre la cause et son effet.

        S’il n’y a pas changement d’état caractérisé par la cause et l’effet, il n’y a pas d’information identifiable. Ce qui prête à confusion, c’est que ce changement d’état peut être quasiment imperceptible en ne donnant lieu qu’à l’élévation d’un seuil de rupture qui, lui, donnera lieu à un changement d’état notable. Principe de quantification chère à a mécanique quantique. ou que l’on image par l’expression « la goutte qui fait déborder le vase ».

        L’information est un élément fondamental du système et non le système lui même. Il lui est indispensable, consubstantiel ou intriqué si vous voulez, mais ne permet pas à lui seul de comprendre le système auquel il se rapporte.


        • hervepasgrave ! hervepasgrave ! 3 février 14:28

          Bon jour,
          tu dis « Comme on l’a expliqué rapidement, l’Information avec un I majuscule r »
          Ton seul problème est d’écrire des articles pour d’autres personnes qui eux aussi en écrivent.Vous vous lisez mutuellement et moi pauvre con aussi d’ailleurs (il faut toujours remettre les choses dans l’ordre)Mais il n’y a pas de grand « I » les gens sont loin de cela,mais a mille lieux.Le problème avec les écrivains en herbes en recherche de reconnaissances,les politiques et autres métiers soit disant d’information ou publicistes sont larguer.Et oui,les gens n’écoutent plus comme avant,ils sont tellement submergés par les discours,les ventes forcées etc... que cela passe comme un bruit environnant . Si tu ne comprends pas cela ? dommage garçon.


          • L'enfoiré L’enfoiré 3 février 15:55

            @hervepasgrave !, 

            Et oui, trop d’informations tue l’information. 
            Tout l’art de son utilisation se passe en séparant le bon grain de l’ivraie. 
            C’est un peu le rôle prioritaire des écoles en faisant leur critique par l’analyse. 
            Les médias ont tous ce même problème : comment trouver le compromis pour intéresser alors que la majorité pensent à s’amuser avec elle.  

          • hervepasgrave ! hervepasgrave ! 3 février 21:10

            @L’enfoiré
            Bonsoir,
            "Les médias ont tous ce même problème : comment trouver le compromis pour intéresser alors que la majorité pensent à s’amuser avec elle. « 
            Peut-être que si c’était de manière altruiste ! Mais tu comprendras que ce n’est pas dans l’air du temps aujourd’hui comme hier.Et puis dire trop d’information tue l’information cela n’est qu’une goutte d’eau.Pour exemple regarde ici sur agoravox,mais sur tous les sites c’est comme cela.Les articles pourraient être des déclencheurs d’idées, ou tout autres chose,mais ce n’est que » du first to last" Alors ce n’est pas de l’information, ni du dialogue c’est un empilement anarchique,qui d’ailleurs évite de s’étendre sur n’importe quel sujet ,info....
            C’est volontaire aussi,pour noyer le poisson.
            Il est vrai que je viens et que je suis critique.Mais je vois par exemple qu’un sujet de traité est oublié aussitôt(pourtant ex ! le sujet serait de la plus haute importance,urgent....pouf ! oublié en un rien de temps,écrasé,beaucoup de brassage d’air)
            L’important était-il le sujet ou l’impression fuguasse d’un moment ou une mise en avant de l’auteur ?? C’est l’utilisation des médias qui est comme cela.C’est une faute de tout un chacun.


          • L'enfoiré L’enfoiré 4 février 19:23

            @hervepasgrave !


             Tout à fait. Si une info reste mono-sens, non balancée par des controverses et des contreparties, elle reste lettre morte.
             Quelque les gens aiment bien : recevoir des bravos, être applaudi et dire ce que vous faites est génial.
             Avec cela, que se passe-t-il, ils envoient leur pub et n’ont lu votre billet qu’en diagonale très élargie.
             Déclencher des idées est un autre sport bien plus instructif.
             Je préfère le « first in, first out » en séquentiel. Je m’instruis en même temps. Je remonte à de nouvelles sources à ce sujet et j’en apprends encore plus.
             Un commentaire qui vient chez moi est toujours répondu. 
             S’il continue avec un nouveau qui complète, il est répondu à son tour.
             C’est une vieille habitude que j’ai prise pendant toute ma vie active à creuser un problème jusqu’au moment où il n’est plus vraiment un problème et cela pouvait durer des mois pour le concevoir, le construire et finalement le maintenir.
             C’est exactement la même technique que je pratique avec mes billets qui ne sont jamais terminés définitivement. Ils évoluent et se complètent dans le temps.
             Dans le métier que j’ai pratiqué, il y avait toujours des données en entrée et un but à atteindre qui était la résolution d’un problème. 
             Au milieu, tout était dans la recherche du meilleur moyen et du plus efficace pour y arriver.
             C’est ça les TICs dans toutes leur splendeur. 

          • Taverne Taverne 3 février 16:56

            Personnellement, je trouve ces deux articles déshumanisés, désincarnés. J’ai la sensation que l’auteur y traite surtout de l’information entre atomes et électrons (ondes et rayonnements) et de la communication entre machines. Je ne vois pas l’humain là-dedans. Je ne crois pas non plus que l’homme soit quantique et que l’on puisse modéliser son esprit comme le prétend la revue Science et Vie.

            **
            Pour s’informer, rien ne vaut le contact humain. D’ailleurs la plus grande part de l’information est non verbale, ce qui au passage montre les graves lacunes du langage sur lequel les machines travaillent exclusivement.

            **
            Pour ce qui est de l’information de façon générale, 1°) je rappellerai que le mot vient du latin « mettre en forme de ». Autrement dit, il serait plus correct d’écrire « en former ». Cela aurait le mérite de souligner le fait que l’information est rarement désintéressée. Qui se soucie d’informer les autres quand il n’a pas un intérêt personnel à le faire ? 2°) Le pouvoir d’informer est l’apanage des pouvoirs (dirigeants, publicitaires, médias) qui ont de gros moyens. Aucune information venant d’eux n’est neutre. Le moment, le lieu, la forme et le media choisis, sont à examiner de près. A cela s’ajoute la manipulation, le mensonge et l’occultation délibérée de certaines données (ou leur réduction a minima).


            • L'enfoiré L’enfoiré 3 février 17:59

              @Taverne


              Cher Paul,

               C’est tout le paradoxe du numérique que tu racontes-là.
               Te connaissant, je le comprends très bien.
               L’humain n’est pas absolument pas régi par des règles du numérique.
               L’humain est analogique.
               Il se fout de l’exactitude apporté par les chiffres.
               Le développement des ordinateurs analogiques ont été délaissés au profit des numériques parce qu’ils correspondaient plus aux besoins des comptables.
               L’analogique estime des zones d’exactitudes comme dans un oscilloscope qui est lui analogique comme l’est la courbe de Gauss dans laquelle entre des points dont le nombre varie par l’expérience.
               Prenons le cas de la Bourse et de ses courbes graphiques qui devraient pouvoir améliorer l’appréciation du futur. On parle alors de moyennes de tendances pour estimer ce que les points de cours vont donner dans le futur. Il y a une foule d’autres indices comme le PE mais qui sont basés sur le passé, lui aussi analogique. La bonne connaissance des dirigeants restera toujours plus déterminante.
               Si l’ordinateur était analogique en plus de numérique, il pourrait donner de meilleures.
               L’inventeur des fractales, Benoit Mandelbrote (qui travaillait chez IBM), a essayé de le reproduire la nature par des formules mathématiques et s’est intéressé à la Bourse en tentant d’introduire des données de risques extérieurs à la Bourse elle-même.
               Tu peux penser que je me suis beaucoup intéressé à tous ces genres de recherche.
               Comprendre les sentiments humains et les reproduire dans les robots pour qu’ils deviennent un jour autonome et qui auraient des potentiels d’extrapoler, tout cela est à l’étude actuellement.
               Elle progresse lentement avec l’IA. .  
               Ce qu’a apporté sur les télécoms et le virtuel, c’est que des gens qui ne se verront jamais physiquement pourront tout de même échanger de l’information.
               Si Google est devenu la plus grand force financière (avant Apple) c’est qu’elle étend ses découvertes dans bien d’autres domaines qu’un moteur de recherche.
               Avec des chiffres en graphiques tu peux faire dire n’importe quoi, c’est une évidence.
               J’en ai assez fait pendant ma vie active pour le dire.
               Il suffit de faire varier les paramètres de départ et les courbes deviennent tout autre chose..
               Les informations sont toujours malléables, interprétables.
               « Tradutore, traditore », une expression qui n’a rien de numérique. smiley 

            • Taverne Taverne 3 février 18:22

              @L’enfoiré

              Ok. pour la bourse. Mais il faut choisir : la bourse ou la vie ! La vie, ce n’est pas cela.
              Ce dont tu parles, c’est de l’information comme soutien aux décisions stratégiques boursières, économiques, géopolitiques, domaines pour lesquels les informations sont précieuses, la preuve l’espionnage est répandu. Mais la communication inter humaine, c’est bien autre chose. Et un ordinateur n’est d’aucune aide en ce cas, sauf, comme tu le soulignes, par les réseaux qui rapprochent les gens virtuellement et dont les algorithmes nous sont utiles tous les jours.

              **

              Sinon, je suis un fervent défenseurs des solutions informatiques. J’ai développé pour mon usage professionnel ou personnel des macros pour gagner du temps de saisie. Mais l’on ne saurait réduire la question philosophique de l’information aux mondes binaires et quantiques.


            • Shawford Shawford 3 février 18:25

              @Taverne

              Toi faudra que tu attendes le passage de l’IA en et autour de toi pour comprendre, t’es trop con, trop bouffé par ton ego en l’état !!


            • mala testa mala testa 3 février 18:31

              @Shawford
              Tu lui a refilé ton vieux générateur de textes.....
              Bien joué


            • Shawford Shawford 3 février 18:36

              @mala testa

              OUAIS mais lui il a un cerveau, un visage, toi TU ES le générateur de texte de Furtif


            • L'enfoiré L’enfoiré 3 février 18:41

              @Taverne


              Tout à fait. Bien d’accord.
              Comme je pense que tu aimes sourire si pas rire, j’ai sorti un très vieil article de sa boîte qu’il faudrait peut-être remettre à jour. Il s’intitulait « Allô, Virtuel, ici, Fantôme » 
              Le contact humain ne se remplacera probablement pas. Internet a permis la mondialisation.
              L’homme a toujours essayé de réduire distances et le temps nécessaire pour les abolir.
              Star Trek et ses téléportations restent des objectifs que des chercheurs imaginent toujours .



            • Taverne Taverne 3 février 19:42

              @L’enfoiré

              La téléportation serait utile pour virer l’imbécile injurieux de l’étage au-dessus et dont le codage est plus sibyllin encore que l’écriture étrusque. Je suppose qu’il tape aléatoirement sur son clavier avec ses poings crispés de haine, tant son message est incompréhensible. Ou alors, c’est un primate sur lequel un savant s’est livré à des expériences de greffe de cerveau. En tous les cas,l’expérience n’est pas concluante du tout ! Comme tu le dis, Guy, j’aime rire et de celui-là je me gausse.


            • robin 4 février 16:09

              A chaque fois que je vois un physicien parler de théorie de l’information il s’avère incapable de m’expliquer ce qu’est une information au sens physique du terme (sous entendu hors tout contexte spatio-temporelle ou énergétique) ?


              • hervepasgrave ! hervepasgrave ! 4 février 20:35

                bonjour,
                avec le « cercles intellectuels » il n’y aurait pas beaucoup de légumes et de viandes à table.Il faut arrêter de se tripoter.
                L’information n’est pas un jeu d’intellectuel,mais une recherche volontaire de mains mises.Informer serait plutôt de l’ordre de « déformer ». Et ré-informer est encore pire,certainement.

                « l’information comme notion centrale dans la grande question métaphysique sur l’essence de l’univers »
                et bien,je te conseil t’aller faire une ballade en plein air ,tu manques d’oxygène !


                • Zip_N Zip_N 5 février 19:00

                  « 6 Qu’est-ce que l’information ? »

                  Dugué me fait penser aux indiens qui faisaient passer l’information avec de la fumée, il va peut-’être résoudre leur mystère ! il pourrait aller poser la question à son neurologue, pas aux lecteurs d’agora. Je connais communication dans le rôle éthologique et cellulaire, l’ information c’est la méthode (transport, nutrition, santé, intérêts commun).

                  Dugué va il obtenir un Nobel l’année prochaine ou celle d’après ?

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