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Accueil du site > Actualités > Technologies > Un GNU qui nous Unit !

Un GNU qui nous Unit !

Ce mercredi 13 janvier avait lieu une conférence enthousiasmante pour tous les geeks de la cité des Gaules : Richard Stallman lui-même au Grand Amphithéâtre de l’université Lumière Lyon 2 ! RMS, comme il se fait appeler, fondateur de GNU, venait nous parler du logiciel libre. Qui de mieux qualifié ?

Son arrivée dans l’amphithéâtre fut marquée par un mouvement de masse vers la position debout et une salve d’applaudissements. Le président de l’université était bien dépité. Il n’avait pas conscience qu’une telle « star » était face à lui. Il introduisit la conférence d’un bref discours sur les utopies et les utopistes. C’est approprié quand on reçoit le papa de GNU.

Richard Matthew Stallman se fit connaître en créant GNU Emacs, un éditeur de texte libre. Il le fera tourner sur le système d’exploitation GNU. Cependant, le noyau de ce système n’ayant jamais bien fonctionné, il emprunta celui d’Unix, Linux. Ainsi naquit le système généralement connu sous le nom de GNU-Linux. C’est d’ailleurs de la que vient le nom de GNU. Il s’agit de l’acronyme récursif "Gnu’s Not Unix" (Gnu n’est pas Unix), pour expliciter la différence entre les deux.

Mais qu’est-ce qu’un logiciel libre ?

Vous en avez peut-être déjà utilisé. Open Office, Gimp... la liste est longue1 ! Les logiciels libres ont en commun qu’ils respectent quatre libertés qui sont fondamentales pour tout libriste.

Liberté 0 : La liberté d’exécuter le programme – pour tous les usages ;

Liberté 1 : La liberté d’étudier le fonctionnement du programme – ce qui suppose l’accès au code source ;

Liberté 2 : La liberté de redistribuer des copies – ce qui comprend la liberté de vendre des copies ;

Liberté 3 : La liberté d’améliorer le programme et de publier ses améliorations – ce qui suppose, là encore, l’accès au code source. 2

Contrairement à ceux de Microsoft qui vous coûtent l’épiderme d’un arrière-train, les logiciels libres sont gratuits. Si vous en désirez un, il suffit de le chercher sur internet, puis de le télécharger. « Et la licence ? » me demanderont, inquiets, les plus dociles. Les logiciels libres ont pour la plupart une licence GNU-GPL, c’est-à-dire la Licence Générale Publique GNU. Vous avez sûrement déjà vu le logo : ©. Le copyright protège les droits d’auteurs. Mais qui protège les droits des utilisateurs ? Le copyleft ! Il est inclus dans la GNU-GPL. Jeu de mot que l’ont pourrait traduire par « gauche d’auteur », le copyleft a son propre logo et ses propres contraintes. En effet, si vous obtenez un logiciel copyleft, en le diffusant et le modifiant vous devrez continuer à observer le copyleft. Hors de question de bloquer l’accès au code source d’un logiciel libre qu’on a amélioré ! Interdit d’interdire en somme. 3

Les logiciels privateurs

« Logiciel privateur », un terme inventé par RMS pour désigner ceux qui ne respectent pas les 4 libertés. Ils privent leurs utilisateurs de leurs libertés et des pleines capacités du programme.

Stallman insiste sur un dilemme moral qui vous a peut-être déjà été posé. Si un ami a besoin d’un logiciel que vous possédez, vous aurez envie de lui en donner une copie. Cependant, avec les logiciels privateurs, cet acte est illégal ! Richard Stallman, quant à lui, conclut que, personnellement, il considère « ne pas aider son prochain » comme plus grave que « rompre un contrat », et donnerait donc tout de même la copie.

La liberté 0 n’est pas claire pour tout le monde. Tous les logiciels ne vous laissent pas en faire ce que vous voulez, ou du moins vous enfreignez leur licence sans le savoir. Par exemple, certains outils de bureautique produisent des fichiers que vous avez le droit de diffuser dans le cercle familial et amical, mais pas pour un usage commercial. Le simple fait pour un entrepreneur d’envoyer un texte au format .doc à un client alors qu’il n’a qu’une édition familiale de Microsoft Word l’expose à des sanctions. Autre exemple plus croustillant : certains logiciels de publication en ligne interdisent de publier un contenu critiquant péjorativement le dit logiciel.

Qui a dit pirate ?

Si vous parlez des pirates, Stallman vous répondra que « attaquer les navires est très mal ». Si vous précisez « pirate informatique », il vous expliquera que les informaticiens ne sont pas armés et ne sont donc pas des pirates.

A ce stade, il est clair que la position de Stallman et son projet dépendent d’une idéologie, une éthique de vie à laquelle il est fidèle depuis de nombreuses années. Francophone et francophile, il prononça trois mots au début de la conférence : Liberté, Égalité, Fraternité.

En observant la devise française il critique les lois Davdsi et Hadopi. Pour lui, Nicolas Sarkozy doit certainement détester notre devise pour avoir de telles idées. Cela se défend bien ! En effet, l’informatique associé à internet est censé faciliter la diffusion de la culture, le partage des données, et l’État décide de rendre cette pratique illégale. Nous devons rester dominés, c’est ce qui est voulu.

Si on observe bien les quatre libertés fondamentales du logiciel libre, non seulement elles mettent en avant la devise française, mais en plus elles représentent une vision vertueuse de la démocratie. Le monde des libristes est une cyber-démocratie dont chaque habitant travaille de son mieux. Les habitants s’entraident, s’échangent des outils et des idées. Parfois les outils sont défectueux ou obsolètes, et si vous n’avez pas le temps ou les capacités de régler ce problème, un autre habitant le fera et vous y donnera accès à la solution. Bien sûr, les logiciels libres sont perfectibles, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont libres : « Nous ne pouvons pas être parfait, mais nous pouvons garder la liberté ». Ainsi la solidarité fonctionne-t-elle dans le monde des logiciels libres.

Rendez-nous 1984 !

Imaginez qu’une entreprise, sous prétexte que vous utilisez son produit, puisse effectuer des modifications chez vous. Elle reprise vos chaussettes, jette vos vieux jouets d’enfance pour les remplacer par des neufs que vous ne connaissez pas, arrose les plantes en oubliant qu’il ne fallait pas arroser le cactus tous les jours. Bref, elle y met de la bonne volonté à améliorer votre chez-vous mais ne vous connaissant pas, elle commet des petites bêtises. En plus, vous n’étiez pas prévenus. Vous n’avez même pas assisté à la scène. On vous a bandé les yeux, puis vous avez eu la surprise.

C’est ce qui se passe dans votre machine lorsque Windows fait une mise à jour. « On sait que la sécurité sur Windows est faible, mais la sécurité de Windows contre Microsoft est inexistante ! » En effet vos fichiers peuvent être observés un par un car Microsoft a la clé de la porte d’entrée de votre machine. Il entre et fait ce qu’il veut.

RMS donna un fait concret de l’actualité pour expliciter la dangerosités de ces « portes » qu’utilisent les logiciels privateurs pour s’inviter chez leurs utilisateurs. Amazon vend désormais Kindle, un appareil permettant la lecture de livres électroniques. Un beau matin, un livre avait disparu de toutes les machines l’ayant acheté, prise de notes y compris. Ce livre était... 1984 de Georges Orwell ! Un coup du hasard ? Une lecture ou une relecture de ce roman, aujourd’hui, n’est que vivement recommandée.

Esclavagisme

Allant toujours plus loin dans son raisonnement, Stallman présente les logiciels privateurs comme des dominateurs. Nous sommes soumis à leur licence liberticide. Nous devons payer et payer à nouveau la moindre amélioration sans que la possibilité nous soit laissée de nous débrouiller nous-même.

On doit se taire, payer et consommer bêtement. Sans curiosité. Sans travail de notre part.

C’est la société de consommation dans toute la splendeur de sa capacité à médiocriser l’être humain.

Moins nous en savons, moins nous essayons d’en savoir, plus nos dominants sont heureux.

Pour RMS, le devoir des établissements scolaires est de n’utiliser que des logiciels libres. Je rappelle qu’il n’a pas d’intérêt lucratif à le dire puisque ces logiciels sont gratuits. Un enfant qui fait son apprentissage de l’informatique sur des logiciels privateurs ne saura utiliser que ces derniers et sera condamné à s’en servir dans le milieu professionnel, manquant de temps pour se former à nouveau. Son école aura peut-être bénéficié d’un essai gratuit de ces logiciels, mais cet essai aura suffit à l’enfant pour se rendre esclave du logiciel. Les logiciels libres lui permettent ce s’en détacher et de plus, le fait de pouvoir étudier le code source encouragera les enfants puis adolescents à apprendre eux-même à développer, donc à rendre leurs outils de travail meilleurs et plus adaptés.

Se mettre au service de la technologie et de l’économie plutôt que l’inverse est un mode d’action très en vogue, c’est pourtant l’inverse qui serait le plus bénéfique à l’être humain. Mais d’aucun préféreront faire passer l’efficacité et la rentabilité en priorité. C’est un point de vue, ce n’est pas celui des libristes.

Au sortir de cette conférence, on ne pouvait qu’être dans une logique de remise en question. Nos actions sont bien plus lourdes de sens que nous le croyons. Derrière l’aspect sympathiquement gratuit du logiciel libre se dresse, forêt derrière un arbre, une éthique de vie allant vers le partage et l’intelligence.

 

1Faites donc votre shopping sur Http ://www.framasoft.net, vous pourrez le constater

3A noter que Linux a par la suite adopté le licence GPL.

 

Photo par D’Arcy Norman sous licence Creative Commons CC by


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Réagissez à l'article

88 réactions à cet article    


  • Flo Flo 16 janvier 2010 11:01

    Très bon article, Biaise. Quelle chance d’avoir pu entendre Stallman en personne !
    Quelques petites imprécisions historique au début :

    -Le projet GNU est une refonte d’UNIX, une copie sous copyleft, sans noyau. Celui d’UNIX n’était pas terrible, Stallman et ses amis (étudiants et profs du MIT) n’ont pas fait l’effort de le copier.

    -Le noyau LINUX a été créé en 92, plus de 20 ans après les outils GNU, par Linus Torvalds. Stallman et les développeurs des outils GNU ont sauté sur l’occasion pour doter leur système d’un noyau enfin correct. Les systèmes d’exploitation utilisant la combinaison des outils de Stallman et du noyau de Torvalds sont appelés GNU/Linux, Linux tout court par abus de langage.

    Commentaire écrit sous Linux dans le navigateur libre IceWeasel, version VRAIMENT libre de Firefox, qui lui ne l’est plus !


    • François Poulain François Poulain 16 janvier 2010 12:22

      Bonjour Flo,

      > Commentaire écrit sous Linux dans le navigateur
      > libre IceWeasel, version VRAIMENT libre de Firefox,
      > qui lui ne l’est plus !

      C’est dommage de discréditer de la sorte le travail de la fondation Mozilla ; ils ne le méritent vraiment pas. Firefox est un logiciel libre, son code source est accessible et placé sous licence libre. En l’occurrence il est distribué sous plusieurs licences, dont la licence GPL originalement rédigée par Richard Stallman. La fondation Mozilla protège la marque Firefox et ils ont raison de le faire ; notamment puisque leur logiciel est distribué sur des plateformes qui n’ont aucun système de vérification d’authenticité.

      Et, puisque j’en suis à chipoter smiley réduire GNU/Linux à Linux est beaucoup plus qu’un « abus de langage ». C’est surtout ne pas comprendre les motivations qui animent l’un et l’autre ; tous deux extraordinaires projets. Je te recommande cette lecture, au passage : http://www.gnu.org/philosophy/open-source-misses-the-point.fr.html


    • Flo Flo 16 janvier 2010 12:53

      Ne voyez pas dans cette remarque une volonté de discréditer la fondation !
      Mais pour les puristes du libre, la différence entre open source et libre proprement dit est fondamentale...
      Et selon la définition précise de ces termes, Mozilla Firefox est open source, mais pas libre, je le maintiens...

      IceWeasel est une version véritablement libre de MFF, avec fonctionnalités, plugins, etc.


    • perlseb 16 janvier 2010 16:18

      Merci pour ces petites corrections mais j’en rajouterai une autre. RMS développe bien un noyau (avec une équipe) pour son projet GNU. Il s’appelle HURD mais il est beaucoup plus ambitieux que celui de Linus Torvalds (donc pas encore fini).

      Il faut plutot voir Linus Torvalds comme un opportuniste (ou même usurpateur) qui a utilisé tous les outils GNU (en particulier le formidable compilateur GCC, très réputé) pour développer un noyau et devancer RMS. Au début, Linus Torvalds fournit donc un système UNIX libre et l’appelle Linux alors que seul le noyau provient de lui (et d’une équipe sur internet qui l’a aidé).

      RMS promeut le label « GNU/Linux » car le noyau de Linus Torvalds sans GNU n’est pas grand chose (cela peut quand même exister sur des systèmes embarqués, mais le compilateur GNU/GCC est de toutes façons utilisé pour le développement du noyau).

      Ceci dit, RMS profite quand même de Linus Torvalds car avoir un système opérationnel et utilisé par de nombreuses personnes fait mieux connaïtre GNU.


    • Biaise Biaise 16 janvier 2010 16:35


      D’ailleurs un ami a discuté de HERD avec RMS à la fin de la conférence. Il a répondu que le projet n’avait pas bougé depuis un an et qu’on n’était pas obligé de remplacer Linux


    • perlseb 16 janvier 2010 17:47

      Merci Biaise pour cette précision (un peu déçu , en fait). En allant sur le site de HURD, on a pourtant l’impression que ça bouge un peu en regardant les dates des news. Mais si c’est RMS qui dit que ça ne bouge pas, il est bien mieux placé que moi pour le savoir !


    • Maxi Pyra Madinbou 16 janvier 2010 11:41

      Marchez sur tes pieds au lieu de marchez sur ta tête Shaword. tu auras plus mal au pied mais moins mal à la tête.


      • Phil Phil 16 janvier 2010 11:47

        Intérresant,
        Un des plaisirs de ce site, découvrir des mondes inconnues.
        Le lien avec « 1984 » est de bonne facture et en plus venant des science sociales !?
        attention jeune fille de ne pas tomber du coté obscure de la force et à rejoindre le camps des o’Brian.


        • Biaise Biaise 16 janvier 2010 12:15

          « attention jeune fille de ne pas tomber du coté obscure de la force et à rejoindre le camps des o’Brian. »
          -----> ???? ! :S :o
          Koissa ? :D


        • Biaise Biaise 16 janvier 2010 12:14

          Merci beaucoup pour vos précisions ! Entre Unix et Linux, c’était un parfois un peu flou dans mon esprit. Maudite soit ma jeunesse, que j’aurais aimé connaitre l’époque de la naissance de GNU ! :)

          « Commentaire écrit sous Linux dans le navigateur libre IceWeasel, version VRAIMENT libre de Firefox, qui lui ne l’est plus ! »
          ------> Vous me faites penser que RMS précisa qu’un jour, Microsoft fit une mise à jour en se permettant de modifier Firefox. Quel culot !


          • Flo Flo 16 janvier 2010 12:55

            Micro qui ?
            Connaît pas.


          • Biaise Biaise 16 janvier 2010 13:02

            Espèce d’extrême libriste de mauvaise foi :P
            :D
            Ha ! Je les connais les vrais geeks avec une peluche de Manchot et une autre de Gnou pour doudous !


          • nuance 16 janvier 2010 12:37

            Bravo pour votre article, son sujet, le précédent article, et aussi pour l’impertinence joyeuse que je vous devine.


            • Biaise Biaise 16 janvier 2010 13:02

              Hoooo ! Je rougis !
              Merci beaucoup ! :)


            • Radix Radix 16 janvier 2010 12:58

              Bonjour

              Heureusement que les Moustériens, ces grand spécialiste du bi-face polit n’avait pas mis une licence sur l’utilisation de leur produit et une interdiction de copie !

              Sinon Microsoft en serait toujours à graver ses lignes de code avec un cailloux !

              Radix


              • Biaise Biaise 16 janvier 2010 13:06

                Exellente remarque.
                Elle met l’accent sur les dangers du brevet logiciel.
                ---> http://www.ffii.fr/-Brevets-logiciels-
                ---> http://www.brevets-logiciels.be/
                ---> http://brevets-logiciels.info/

                Bonne lecture, bon débat...


              • Radix Radix 16 janvier 2010 13:44

                Vous écrivez plus haut : « Maudite soit ma jeunesse, que j’aurais aimé connaitre l’époque de la naissance de GNU ! :) »

                J’ai 58 ans et j’ai connu les balbutiements de l’informatique mais si votre jeunesse vous pèse : on échange ?

                Radix


                • Biaise Biaise 16 janvier 2010 13:55

                  Je suis en train de réaliser, en relisant mon article et y constatant avec horreur la présence lourde de fautes de frappes, que les mises à jour Microsoft... c’est un peu comme Valérie Damidot qui viole un appart’...


                  • Radix Radix 16 janvier 2010 14:03

                    Visiblement cela n’a pas influencé les votes sur votre article et rassurez-vous tout le monde fait des fautes d’orthographes.

                    C’est le fond qui importe quand il est absent on se penche sur la forme.

                    Radix


                  • aspic aspic 16 janvier 2010 15:35

                    Bon article !

                    On devrait vraiment enseigner ceci dans le monde de l’éducation, à tous les niveaux !

                    Heureusement que les différents projets libres ont maintenant tellement évoluées que leur installation n’a plus rien a voir avec le début !

                    Quand on travaille avec p.ex Windows on se rends pas compte que l’on est complètement « dépendant », un junkie informatique !
                    J’étais un utilisateur précoce de l’informatique (débutant avec Atari), scrutinant les BBS ( bulletin boards) avec un modem, messages qui arrivaient alors en texte ascii encore a décoder et être mis en page avant de pouvoir les lire facilement.

                    J’ai du prendre un PC contre mon gré quand Atari a rendu son dernier souffle et j’ai subi tous les contraintes d sysème Windows.

                    Quel difficulté pour trouver un système libre et facile, capable de faire la même chose que les logiciels propriétaires ! J’ai donné a une époque l’ordre a mes fils (adolescents) de se débrouiller pour me faire un linux capable de gérer images, son, video, tv sur ordi, texte, calculateur etc...

                    Ils ont mis un an, il m’a fallu encore deux années environs pour pouvoir laisser complètement de coté Windows !
                    J’ai pu les initier à l’informatique mais il me dépassent largement maintenant (et tant mieux !)
                    Nous travaillons maintenant sous Gentoo et Ubuntu, plus besoin d’acheter des logiciels, des antivirus etc...
                    On se débrouille avec Open Office pour nos présentatations, avons nos propres macros sous Calc pour notre comptabilité (plus besoins de payer chaque année des mis a jours) et pour créer nos factures.

                    Il reste encore des choses à améliorer dans le système libre, je n’arrive p.ex pas a réagir aux articles d’Agoravox sous Opéra (il place la réponse au mauvais endroit , ca marche seulement avec Mozilla Firefox), idem pour faire des virements en ligne.

                    Mon fils ainé, étudiant, vient de me dire que Richard Stalmann n’est pas toujours bien vu aux Etats Unis, car pas assez « capitaliste », « trôp idéologue », pas assez « pragmatique »

                    C’est vrai, c’est un choix de vie, plus facile a prendre avant d’avoir pris des « mauvais » habitudes avec des logiciels propriétaires.

                    Donc : en parler aux plus jeunes et expliquer les implcations au plus vite !


                    • Yvance77 16 janvier 2010 16:20

                      Salut,

                      Très bon papier sur une icône de la VRAIE liberté. Liberté de jouir, de transformer, de bâtir, de faire ce que l’on veut de son pc.

                      Il faut remettre en mémoire que lorsque l’on achète un produit Microshit, l’on est pas propriètaire de celui-ci, en fait l’on a juste obtenu une licence d’utilisation. Maudit soit ces sous-produits.

                      A peluche


                      • Halman Halman 16 janvier 2010 16:43

                        Mort de rire cette histoire de l’informatique qui oublie son passé.

                        Au début des années 1980 nous diffusions des copies de nos logiciels, avec codes sources, sans copyright, sur disquette ou listings par courriers à qui le voulait.

                        Nous faisions donc du logiciel libre sans le savoir avant que Torvald ne diffuse son fameux email historique dont les 10 ans ont été fetés par les linuxiens récemment.

                        Et non ce n’était pas du shareware, et non ce n’était pas du freeware comme certains s’en souviennent peut être encore.

                        Nous nous amusions à faire aussi bien des petits éditeurs de textes, des tableurs élémentaires, des shells, des logiciels de comptabilité ou d’astronomie.

                        Sans un sou en contre partie, et en diffusant le code source que n’importe qui pouvait modifier.

                        La définition du logiciel libre quoi.
                         smiley


                        • Biaise Biaise 16 janvier 2010 16:50

                          N’oublie pas que le projet GNU a permis de bien diffuser cette pratique et de l’orienter vers les utilisateurs. Du coup, bizarrement, cette jolie pratique est devenue bien plus utile et connue.


                        • Halman Halman 16 janvier 2010 16:55

                          Nous n’avions pas besoin de ça.

                          Tout le monde le faisait, c’était une pratique normale et courante de tous les informaticiens amateurs et même quelques professionnels qui en avaient ras le disque dur de cracher du kilolog.


                        • Halman Halman 16 janvier 2010 16:53

                          1984 n’a pas été effacé de tous les pc.

                          Je l’ai encore sur les miens.

                          Il est encore téléchargeable gratuitement sur ebooksgratuits.com


                          • Biaise Biaise 16 janvier 2010 21:57

                            Contente pour toi

                            Seulement tu confonds tout

                            Je ne parle pas des PC, mais des Kindle, et je ne parle pas de ebooksgratuits.com mais d’amazon. ;)


                          • Halman Halman 16 janvier 2010 16:59

                            "Pour RMS, le devoir des établissements scolaires est de n’utiliser que des logiciels libres. Je rappelle qu’il n’a pas d’intérêt lucratif à le dire puisque ces logiciels sont gratuits. Un enfant qui fait son apprentissage de l’informatique sur des logiciels privateurs ne saura utiliser que ces derniers et sera condamné à s’en servir dans le milieu professionnel, manquant de temps pour se former à nouveau. Son école aura peut-être bénéficié d’un essai gratuit de ces logiciels, mais cet essai aura suffit à l’enfant pour se rendre esclave du logiciel. Les logiciels libres lui permettent ce s’en détacher et de plus, le fait de pouvoir étudier le code source encouragera les enfants puis adolescents à apprendre eux-même à développer, donc à rendre leurs outils de travail meilleurs et plus adaptés."

                            Pourquoi esclaves des logiciels sur lesquels ils ont appris ?

                            Les documents Office sont lisibles, utilisables, modifiables sur Open Office et inversement. Leurs ergonomies sont si peu différentes qu’on y fait à peine attention.


                            • Biaise Biaise 16 janvier 2010 22:01

                              Il y a des logiciels plus addictifs que d’autres. Passer de Word à Open, ça va. Passer de Photoshop à Gimp, bonjour les dégâts !


                            • Chromino Chromino 16 janvier 2010 21:25

                              Petite question gratuite :
                              De quoi vive tous ces gens qui réalisent ou participent à ces logiciels ?
                              Ce Richard Stallman, je vois sur Wiki qu’il vit de « cachets touchés lors des conférences »...
                              Il a fait un fond de commerce, la promotion du libre et du gratuit....très fort ce garçon !!!


                              • aspic aspic 16 janvier 2010 21:44

                                Les gens le font par plaisir, un de mes fils a mis du temps a améliorer un aspect de KDE et en est tout fier, il a mis beaucoup de temps mais se sent utile ! C’est cela l’esprit du libre !
                                D’autres trouvent plus tard un travail ou leur effort dans le libre pourra servir, ou réusissent a y greffer une activité payant. (consultant, développeur)
                                Quand à Richard Stallmann : on devrait lui accorder une rente, je ne pense pas qu’il a obtenu la fortune d’un certain Bill Gates !


                              • french_car 18 janvier 2010 09:55

                                 Stallman est loin d’être riche, et la communauté du libre vit ... d’autre-chose. La plupart des contributeurs le font pendant leurs loisirs.


                              • magicvince 18 janvier 2010 22:28

                                De quoi vivent les libristes ?

                                - La majorité des contributions sont faîtes par des personnes qui sont payées pour le faire : IBM, Red Hat, canonical, etc... et plein d’autres boites de toutes tailles ont une part d’éthique et une part d’intelligence pour coopérer ensemble à l’avancée de certains projets : quand vous êtes des fabricants d’ordinateurs pas trop stupides qui veulent pas se faire tenir par un éditeur, vous mettez en commun des compétences qui vous sont utiles aux uns et aux autres... On aurait rêvé que l’industrie du disque est des initiatives similaires au lieu de faire du lobbying pour des lois liberticides.

                                - Ensuite un grand nombre de petits contributeurs ont le bon sens en fonction de leur compétence de faire connaître les bugs qu’ils rencontrent, de proposer un bout de traduction, un bout de code... une multitude de micro contributions qui font les grandes rivières numériques. Celui qui achète à tendance à râler auprès du service après-vente tandis que l’utilisateur de libre n’a aucune raison de se plaindre (sur le rapport qualité prix) mais à tout à gagner à apporter son petit plus,

                                - l’agenda de développement d’un logiciel libre n’est pas une date markétée de sortie, mais un objet qui peut continuellement évolué (ça ne coûte rien de mettre à jour son logiciel) par petites touches progressives et utiles, là où la viabilité d’un produit commercial passe par la nécessité de rendre obsolète la version précédente (sinon aucune raison d’acheter le nouveau), ce qui est très coûteux).

                                - Pour Stallman : Il coûte beaucoup moins cher que le premier cadre venu :
                                Il dort dans son bureau, n’a pas de famille à nourrir, n’a pas de voiture (et encore moins de fonction), ne facture pas un trajet à chaque organisateur mais partage les frais d’un « tour » entre tous, il préfère loger chez l’habitant plutôt qu’à l’hotel, recherche les bons petits restos plutôt que les lieux people, il est aussi chercheur associé au MIT, il n’a pas besoin de changer d’ordi tous les ans avec les nouvelles versions de son système, il n’a pas de téléphone portable, etc...
                                Ce n’est pas un saint, mais effectivement partant de là, il peut vivre avec pas grand chose et être en conformité avec ses idées. En revanche je peux comprendre que pour un consumériste moyen ce schéma de vie n’est pas représentable...


                              • Biaise Biaise 16 janvier 2010 21:53

                                Le développement de logiciels libres n’est pas leur principale activité. Ils font cela sur leur temps libre.
                                Ils travaillent le plus souvent dans l’informatique (administrateur réseau par exemple).
                                Il y a des groupes de personnes créant des logiciels libres qui invitent au don, et les donateurs sont parfois très généreux.


                                • titi 16 janvier 2010 22:39

                                  « Ils travaillent le plus souvent dans l’informatique (administrateur réseau par exemple) »
                                  Vous éclairez ma lanterne...
                                  Pour avoir du plusieurs fois mettre le nez dans des développements « libres » je m’étais étonné de la piètre qualité du code.

                                  Le libre c’est bon pour la bidouille : des CMS, de la bricole.

                                  Ouais mais le libre c’est super on accède au code. Et pour quoi faire ?
                                  Connaissez vous Open Cascade ? C’est (ou était) un projet libre de logiciel CAO. Tout le monde pouvait avoir accès au code. La belle affaire.
                                  Un soft comme SolidWorks n’est absolument pas libre. Mais il expose des méthodes et des interfaces pour dialoguer avec lui. On peut tout lui faire faire en moins de 2heures d’apprentissage. Le code de Solid ? On s’en fout. La façon dont sont dessinées les facettes celà ne présente aucun intérêt.

                                  D’ailleurs c’est celà le plus étonnant dans le libre. La grande avancée dans la programmation c’est la programmation objet.
                                  Le fait d’utiliser des objets par le biais d’ interfaces sans avoir à connaitre comment ces objets fonctionnent.
                                  D’un point de vu technique, le libre c’est la négation de l’objet. Je suis même tenté de dire, le libre c’est la réponse de ceux qui n’ont rien compris à l ’objet.

                                  D’autre part il est bien évident que la motivation de certains libristes n’est pas l’informatique mais la politique : bah ouais y faut pas donner d’argent à Bill Gates le gros méchant capitaliste américain. Sauf que vu que c’est tous des Geeks, ils ont tous l’iPod d’Apple le système le plus propriétaire de la planète, ou des gadgets de ce genres. Ridicules...


                                • Biaise Biaise 16 janvier 2010 22:48

                                  "D’autre part il est bien évident que la motivation de certains libristes n’est pas l’informatique mais la politique : bah ouais y faut pas donner d’argent à Bill Gates le gros méchant capitaliste américain. Sauf que vu que c’est tous des Geeks, ils ont tous l’iPod d’Apple le système le plus propriétaire de la planète, ou des gadgets de ce genres. Ridicules..."
                                  -> RMS n’a pas de téléphone portable et encourage à ne pas en avoir puisqu’il s’agit pour lui d’un système de surveillance de plus.
                                  Il est intégre sur ce point, jusqu’au boutiste.

                                  Du reste, je reste persuadée qu’une utilisation intelligente d’un objet passe par la compréhension de son fonctionnement. Les personnes supérieurement intelligentes ont eu la manie, enfants, de démonter leurs jouets, ce n’est pas un hasard.


                                • Flo Flo 17 janvier 2010 01:18

                                  Hou le gros troll bien crasseux.
                                  La piètre qualité du code des logiciels libres...
                                  Ben t’as raison Gaston.
                                  Il n’y a qu’à voir avec quels genre de logiciels le net sur lequel tu surfes est construit. Apache équipe quelque chose comme 70 % des serveurs à l’échelle mondiale. Avec des BDD libres également (Firebird, Mysql). Navré également de devoir te rappeler qu’ils ne tournent pas sous windowsNT, dans leur grande majorité. Ce qui doit gêner ta navigation avec IE, mon pauvre...

                                  Entre les trolls grosoftiens et les informaticiens archi-dépassés formés dans les années 60, qui ne supportent pas la remise en cause des modèles de développement poussièreux qu’ils ont appliqués toute leur carrière durant, la désinformation autour du libre à encore de beaux jours devant elle...

                                  Rassure-moi : pour venir nous sortir une remarque pareille, t’es pas développeur quand même ?


                                • Flo Flo 17 janvier 2010 01:19

                                  Je n’avais pas lu la fin : « vu que c’est tous des geeks... »
                                  D’accord, troll confirmé.


                                • titi 17 janvier 2010 01:41

                                  « Rassure-moi : pour venir nous sortir une remarque pareille, t’es pas développeur quand même ? »

                                  Bah si. Et je suis navré de voir le code « libre ».
                                  J’ai du malheureusement travaillé sur de projets « libres » et il est clair que ces projets c’est de la bricole.
                                  Les notions de transactions dans les bases de données sont totalement baclées. Le code est batit sur des objets qui n’ont aucune cohérence et n’ont fait l’objet d’aucune modélisation. Aucune notion de reprise sur incident sur les programmes « de traitements ». De l’informatique d’etudiant de 1ere année de DUT.

                                  Pour ce qui est de l’utilisation d’Apache, là encore il faut bien vous dire que le web ce n’est pas « les serveurs ». Il existe des serveurs de domaines, d’applications qui ne sont pas web et qui ne sont surtout pas Linux.
                                  Pour ce qui est du navigateur, et bien oui j’utilise Internet Explorer (comme 70% des utilisateurs) qui présente un avantage que FireFox n’a pas : l’interconnectivité avec le poste de travail et le domaine.
                                  Un vrai logiciel « Open » s’est un logiciel qui dialogue avec les autres logiciels. C’est comme celà qu’on construit un système d’information.
                                  Imaginez une équipe projet qui regroupe le plus brillant des matheux avec le plus brillant des philosophes. Le premier ne parle que le Cajun, le second que le Tchéchène. Bah il vaut mieux que le matheux soit un peu moins bon, et le philosophe un peu moins pointu, mais qu’ils communiquent ensemble.
                                  C’est bien pour celà que le libre est totalement absent hors du monde étudiant et universitaire.


                                • titi 17 janvier 2010 01:48

                                  « Je n’avais pas lu la fin : »vu que c’est tous des geeks...«  »

                                  Bah désolé, mais les mecs qui « contribuent » je les connais. Et c’est tous des geeks voire des « nolife ».
                                  D’ailleurs je suis moi même un geek. Mais je ne m’intéresse pas au « libre ».


                                • Pinkmounter Pinkmounter 17 janvier 2010 09:16

                                  « Un vrai logiciel »Open" s’est un logiciel qui dialogue avec les autres logiciels. C’est comme celà qu’on construit un système d’information."

                                  Et Microsoft est une référence pour ce qui est du respect des standards du W3C n’est-ce pas ?

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