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Absurde

Absurde

Bourlingueur en quête d’un absolu mêlant intelligence, optimisme, émancipation à l’endroit des pouvoirs et soif de vivre demain.

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  • Absurde Absurde 13 mars 2009 08:48

    Merci de votre réponse, L’Enfoiré (j’ai du mal aussi avec votre pseudo). 
    C’est l’alternative de l’expatriation que je privilégie pour ma part. La procédure est en route. Ce qui est vrai dans l’hexagone ne l’est plus passé ses frontières, fort heureusement. Le monde est immense. L’ignominie humaine sévit partout, certes, mais c’est le degré de culture de la population d’un pays donné, et son niveau de perception de son héritage historique, qui la rendent plus ou moins supportable. 
    La France est sur la voie de la régression au néolithique inférieur. Ou plutôt, la France ne fait que suivre son destin. N’a-t-elle jamais été autre chose que la grenouille qui se voulait plus grosse que le boeuf ? Lorsqu’on vit dessus, on peut avoir l’illusion qu’elle est le boeuf. Sitôt qu’on prend de la distance, c’est la grenouille qu’on voit s’agiter, toujours en vain. Avec cinquante ans de retard sur d’autres nations qui, elles, ont choisi d’investir le futur au quotidien, et non le conditionnel au passé recomposé. De Pétain à Sarkozy, c’est l’échec qui prédomine. L’échec et la malhonnêteté, l’échec et l’insigne crapulerie. L’abrutissement voulu et accepté de tout un peuple de soûlots, de rustres, de gueulards, de cocus, de frigides, d’impuissants, de tarés congénitaux pétris de foi en leurs bonnes paroles, y est pour beaucoup. La démocratie, appliquée à cette nation faite pour recevoir des coups de pied au cul, c’est du caviar jeté aux pourceaux. 
    Bien à vous, ami belge. So long. 



  • Absurde Absurde 12 mars 2009 10:51

    Les choses ne sont pas ce qu’elle devraient être, OK ! Disserter à l’improbable du conditionnel fait justement partie de ce qui m’irrite le plus chez les Français, particulièrement dans tous ces fora, tribunes, débats en ligne... et partout où ils se tiennent. Ce devrait être comme ci, comme ça, y’a qu’a, faudrait. Or on ne vit pas au conditionnel, ni même au futur, mais bel et bien au présent et dans un monde concret, pas dans un univers abstrait où la parole aurait valeur de formule magique. Faudrait que ce soit comme ça plutôt que comme ça, et pffuit !!! il suffit de le dire et ça y est, c’est fait. Ben non. En Guadeloupe et à la Réunion, il a fallu casser, brûler, dégommer pour obtenir un peu. Et encore, ce n’est que le début. On le sait bien, le lourd appareil politico-bureaucratique franco-français ne connaît que le langage de la casse. Mais ici en métropole, comme nous sommes des Békés civilisés, nous manifesterons en masse le 19 avec des banderoles de papier et en bouche, des slogans dictés par nos bons bergers des syndicats, comme nous l’avons fait le mois dernier. Et nous obtiendrons la même chose, dont nous débattrons à l’infini les semaines qui suivront. Bien sagement. Sans rien avoir cassé. C’est une autre façon de fermer sa gueule, la manif a posteriori. 

    Pourquoi a posteriori, L’Enfoiré ? 

    Parce qu’avant de râler en mesure sur la faiblesse du pouvoir d’achat, il aurait peut-être été utile de se mobiliser massivement contre la multiplication des emplois précaires, voici une quinzaine d’années. Or, ceux-ci ne concernant alors que les plus mal lotis d’entre nous (ces horribles profiteurs d’assistés), personne n’a haussé le ton. 

    De même, lorsque la bulle immobilière a commencé à faire des dégâts, qui est descendu dans la rue pour réclamer le gel des loyers ? Personne. Pourquoi ? Parce qu’on réussissait encore à faire croire aux braves gens qu’ils pouvaient devenir propriétaires grâce au sortilège du crédit à la conso qui leur est aujourd’hui poliment refusé. 

    Aujourd’hui l’emploi précaire se généralise et la plupart d’entre nous "se contente" de salaires minables. Aujourd’hui on n’ose plus rêver que de garder le logement dont on est locataire, quand on en est satisfait (lorsqu’on on n’abandonne pas pour cela la moitié de ce que l’on gagne à son proprio ou à l’agent immobilier qui en est le mandataire). Alors on descend dans la rue pour prier les truands qu’on a élus ou réélus qu’ils veuillent bien condescendre à nous consentir une petite rallonge, de quoi s’offrir des écrans HD fabriqués en Chine (alors qu’on nous dit qu’il n’y a même pas de programmes HD de diffusés par nos télés francophones) et des caisses toutes neuves fabriquées en Pologne, en Bulgarie ou au Swaziland, et de jolis ordis coréens avec lesquels on a la trouille de ne plus pouvoir télécharger le dernier disque de Jauni et Lavilliers, le dernier nanar de Luc Besson. 

    On apprend que des CRS ont tabassé des gosses qui pourraient être les nôtres l’autre jour gare Montparnasse, et que ces barbares fonctionnarisés ont le soutien de leur ministresse de tutelle. Personne ne descend dans la rue réclamer la démission de cette femme. On se contente d’en parler. 

    On apprend que Total et Continental, qui ont réalisé des bénefs monstrueux, vont virer des milliers de leurs employés pour complaire à leurs parasites d’actionnaires. 
    Personne ne descend dans la rue pour réclamer la tête des PDG de Total et Continental et revendiquer la mise à bas de la dictature des actionnaires. On se contente d’en parler. 

    Vous comprenez à quoi je veux en venir, L’Enfoiré ? En en quoi je rejoins le désespoir de Pallas. Car c’est de désespoir qu’il s’agit. Une telle lâcheté collective ne peut augurer de rien de valable pour l’avenir. Il est d’ailleurs vain de parler d’avenir pour ce pays, tant il il est fini, sénescent, moribond, déliquescent, tant la démocratie y est devenue dangereuse, en ce que la majeure partie de sa population est désormais composée de neu-neus qui, comme le dit maladroitement Pallas, portent au pinacle des demeurés de l’acabit de Zidane, Patrick Sébastien, Drucker, Bernard Tapie, Yannick Noah, Diam’s et autres transfuges de la starac’, qui trouvent tout à fait normal que ces crétins gagnent énormément de thunes à leur vendre du vent pendant qu’on démolit la recherche et casse le système de soins, et qui iront voter à chaque élection pour le guignol qui saura le mieux bourrer de promesses jamais tenues la vacuité de ce qui leur tient lieu de crâne, peu importent ses états de service et les casserolles qu’il ou elle traîne à ses basques. 



  • Absurde Absurde 12 mars 2009 06:15

    @ L’Enfoiré :

    Bah, je ne sais si c’est vraiment de spleen qu’il s’agit. Je ne trouve pas que Pallas ait tort sur tout. En fait, je partage beaucoup de ses points de vue et vous voyez bien que ça ne m’empêche pas de me lever le matin, assez tôt d’ailleurs - et j’attends le point du jour pour sortir faire mon jogging.

    Pallas c’est un troll qui, à la différence de tellement de trolls qui se contentent de faire dans l’opposition systématique, nous dit des choses qu’on a du mal à entendre tellement elles reflètent la réalité de ce que nous sommes. Pas ce que nous sommes devenus, non ! ce que nous sommes bel et bien, les Français, et qui ne date pas de Sarkozy. Celui-là n’est pas le premier virus que nous nous soyions inoculé. On pourrait dire a priori qu’il est produit de ceux qui ont précédé, mais il est trop tôt pour se prononcer sur ce point-là. Je dirais pour ma part qu’il est la synthèse de toutes les tares de la société française. Ce n’est donc pas un hasard s’il est aujourd’hui là où il est. Il ressermble à tel point ce que nous sommes que nous le détestons. Pour ce que nous savons être. 

    Je viens de passer quelques mois "à l’étranger", oh, pas très loin, en Italie. Je suis rentré ce dimanche et d’emblée j’ai eu l’impression d’avoir franchi le mur de Berlin dans le mauvais sens. Allez passer quelque temps hors de nos frontières, n’importe où, et pour peu que vous soyiez un brin objectif, la même sensation vous étreindra sitôt que vous foulerez à nouveau le sol français.

    C’est bien, le débat. C’est vachement démocratique le journalisme citoyen, les réunions, les assemblées générales, les meetings, la parlotte en groupe. C’est une vieille tradition française, la tribune. Peut-être parce que ça donne à celles et ceux qui y prennent part l’illusion d’avoir prise sur les évènements. Or, c’est faux, et Pallas, qui qu’il soit, a 100% raison, d’après moi. Nous ne pesons rien. Cette tchatche c’est l’expression de notre impuissance collective, de notre acceptation implicite de l’inexorable, et nous le savons. C’est pour ça qu’on en remet sans cesse partout où c’est possible, où ça meuble l’antenne, où ça fait vendre de l’espace publicitaire. Cela nous rassure. En fait, ici à Avox ou ailleurs, on ne débat pas, on se débat par incapacité à agir. 
    D’autres agiront pour nous. Mais ce n’est pas en votre nom que la poudre parlera. Ni en le mien parce que d’ici là je serai "passé à l’ouest" depuis belle lurette.

    Bonne journée !



  • Absurde Absurde 11 mars 2009 21:38

    @pallas : Je ne sais pas qui vous êtes, je repasse de temps en temps sur Avox et là, je découvre quelques commentaire de votre part qui, à première vue, pourraient laisser penser que vous êtes dingue. 
    A première vue seulement. 
    Vous me rappelez le personnage de l’aliéné dont parlait Cioran. Assis sur un banc, dans le parc d’un asile d’aliénés, pendant la guerre, il disait en substance au philosophe : "Dehors on meurt, on s’entre-déchire, on crève la faim. Ici nous sommes protégés, nous ne manquons de rien, nous mangeons à notre faim, nous ne pouvons pas être bombardés parce que nous sommes dans un hôpital". 
    Et Cioran de conclure : "On appelle cela un fou". 

    Pallas, je partage assez votre lucidité. Je ne sais jusqu’à quel point vous êtes sincère, je ne sais quel jeu vous jouez, si vous jouez un jeu, je ne sais pas si vous êtes ou non paranoïaque, mais ce que je perçois de vous, si vous êtes vraiment ce que vous prétendez être, c’est que vous avez les yeux ouverts à l’image de ce monstre dont parlait le même Cioran, un monstre parce que d’après lui, il fallait en être un pour regarder la réalité en face et en supporter la vision. 



  • Absurde Absurde 4 février 2009 20:58

     On dirait un Jacky DS, ou pour les non-intitiés un tuning raté de DS... 

    Ceci dit, je ne vois pas le rapport avec 68. C’était une belle caisse, pas une idéologie. J’ai connu des prolos qui roulaient en DS, j’allais pratiquement tous les jours au collège, avec plusieurs de ma classe, dans la DS noire d’un voisin de ma cité où nous nous entassions sans jamais étouffer. Du velours, cette bagnole. Silencieuse, ouatée, souple comme une Américaine, fiable, en avance sur son temps. Dans la même cité, il y avait un ambulancier qui en avait fait sa passion. Il ramenait des carcasses de DS et d’ID sur sa remorque, et six mois après il nous sortait de son garage un carosse rutilant et piaffant. 

    L’idée de nous refaire une DS des Temps Merdiques est bien de cette époque où on ne sait faire que du neuf avec du vieux. Les Allemands ont ouvert le bal avec une Cox et une Mini pour pétasses, les Italiens nous ressortent une Fiat 500 trop chère pour être digne de la vraie (j’entends par l’esprit), les Américains, après le foirage de leur néo-Thunderbird, nous proposent une Mustang et une Barracuda presque aussi belles que leur aïeule respective, une Charger et une Challenger pas mal dénaturées, et bientôt une Camaro sublimissime... 

    Reste Renault, qui nous ressortirait bien une 4L à 20.000 € sans option, qui sait ? 

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