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IP115

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  • IP115 28 septembre 2007 20:16

    Il ne fallait pas s’attendre à autre chose de la part de Zen qu’un lien vers un article à charge.

    Certes, si le gouvernement Fillon avait nommé comme les précédents gouvernements une plante verte (Roselyne Bachelot ?), les relations avec le CSM seraient au beau fixe.

    Seulement voila, le glandouillage ministériel ça va un temps et cela débouche sur la situation catastrophique actuelle :
    - Une réforme de la justice qui n’a pas avancé d’un pouce en 20 ans,
    - Une justice qui traverse dans notre pays une crise de confiance sans précédent. 70 % des français pensent qu’elle fonctionne mal, 53 % pensent que ça s’aggrave.
    - Une justice qui fonctionne si mal qu’il a fallut mettre en place une commission de parlementaires en 2006 suite au désastre d’Outreau.

    et ce n’est pas moi qui le dit mais André Vallini et Rachida Dati dans un article commun de libération ...

    Bien sûr qu’une Grade des Sceaux qui sait de quoi elle parle et connait la magistrature de l’intérieur fait peur au CSM. Elle leur fait même très peur, surtout depuis qu’elle a déclaré dans le Marianne du 15 septembre :

    « Je les dérange car je connais le fonctionnement des institutions. (...). Je respecte le droit mais pas les mauvaises habitudes. Si les Français savaient ce qui se passe au CSM !  »

    Quand on sait le sort qui a été réservé aux quelques malheureux juges (E. de Mongolfier par exemple) qui ont osé dire tout haut ce que tous savent sans rien dire ...

    Nous savons tous ce qui arrive à TOUS les ministres qui ont essayé de réformer les institutions françaises. Résultat nous sommes l’un des derniers pays à ne pas l’avoir fait, et l’un de ceux qui sont dans la situation critique à tous les niveaux. Alors au lieu de se faire les portes paroles de ceux qui sont debout sur les freins, les français devraient soutenir les réformes, même si les principaux concernés rechignent !


  • IP115 28 septembre 2007 19:45

    « Le »verbiage« , ou le vocabulaire spécialisé, ca sert à dire en un mot ce que d’autres vont dire (mal) en deux phrases, c’est tout. C’est valable en médecine, en droit, en aviation , etc... Ce n’est pas du pédantisme ou de l’obscurantisme, simplement un besion pour des professions précises, qui ne font pas dans le bla bla , de se comprendre vite et sans erreur. »

    Là par contre je ne suis qu’en partie d’accord avec toi. Autant utiliser un vocabulaire technique entre spécialistes est parfaitement compréhensible et même souvent indispensable pour sa précision et sa concision. Autant ne pas savoir s’exprimer de manière compréhensible vers des non spécialistes est une grave lacune en communication.

    Un médecin qui échange des informations avec un autre médecin va naturellement utiliser le vocabulaire techniques qui leur est commun. Par contre quand il s’adresse à un patient il doit le faire pour se faire comprendre et donc utiliser un langage qui lui est accessible sinon il ne répond pas à son devoir d’information. En fait ce devrait être le cas dès que des discours ou des documents s’adressent à un public non professionnel.


  • IP115 28 septembre 2007 19:29

    @ SANDRO

    « Curieuse question. Evidement que oui, un Garde des Sceaux professionel du droit est un plus à priori, independament des qualités intrinsèques de la personne ( qui comptent beaucoup aussi, naturellement). »

    Complètement d’accord avec toi, par contre pour avoir une paix royale et des « relations excellentes » avec le CSM, mieux vaut désigner pour garde des sceaux, une Elisabeth Guigou (ENA) ou une Marylise Lebranchu (Maîtrise aménagement du territoire). N’y connaissent rien, elles se font balader assez facilement par la magistrature, la contre partie c’est qu’il ne se passe rien ou presque, et que l’on prend le risque de se retrouver avec des dérives comme celles d’Outreau sans que personne n’intervienne.


  • IP115 28 septembre 2007 16:57

    « Poursuivant dans le même raisonnement, pourquoi un procès ? Allons au plus court. Œil pour œil, dent pour dent. S’il n’y avait un cadre judiciaire pour assurer l’équilibre fondé sur la présomption d’innocence, dans quelle société vivrions-nous ? »

    Et bien non, la justice a justement pour rôle de se substituer à la vengeance privée et c’est pour cela qu’il est absolument indispensable qu’elle soit bien rendue. Les coupables doivent être condamné avec une sévérité correspondante à la gravité des faits. Les vengeances privées ne sont faites que lorsque la justice a été mal ou même pas rendue ...


  • IP115 28 septembre 2007 16:46

    @Avatar

    « Pour répondre à IP115, les exécutions aux USA ne sont pas plus « humaines » qu’ailleurs (chambre à gaz, chaise électrique)  »

    Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dis, en l’occurrence je n’ai jamais dit qu’une exécution était une partie de plaisir, et j’ai me semble t’il été assez clair sur mon opposition à la peine de mort, peut être pas pour les mêmes raisons que toi je suppose.

    La peine de mort est un sujet de société difficile, où il ne suffit pas de dire « je suis pour » ou « je suis contre » pour avoir raison. C’est un sujet qui a mis plus de 2 siècles à aboutir en France, pays des droits de l’homme, où l’on condamnait encore à mort il y a moins de 30 ans.

    « Pour Jean-Jacques Rousseau (l’un des plus illustres philosophes du siècle des Lumières), le contrat social qui établit une société juste a pour objectif de garantir la conservation des contractants et de leur liberté. Pour réaliser cette fin la société peut recourir aux moyens qu’elle juge nécessaires. Le criminel en rompant son pacte vis-à-vis de la société cesse d’en être membre et devient en même temps son ennemi d’où il découle que la conservation de l’État nécessite son exécution.

    « D’ailleurs tout malfaiteur attaquant le droit social devient par ses forfaits rebelle et traître à la patrie, il cesse d’en être membre en violant ses lois, et même il lui fait la guerre. Alors la conservation de l’État est incompatible avec la sienne, il faut qu’un des deux périsse, et quand on fait mourir le coupable, c’est moins comme citoyen que comme ennemi. »
    - Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat Social, Livre II, chapitre V, 1762

    Ni Voltaire, Locke, Montesquieu ou même Kant n’objectent à ce principe. La lutte de la plupart des philosophes des Lumières contre les pratiques de leurs temps ne remet pas en cause la peine de mort, mais le plus souvent le déroulement des procès (où, selon eux, règnent la déraison et les passions religieuses) ou certaines pratiques jugées barbares comme la torture. Pour Hegel (Principes de la philosophie du droit, 1821), la peine de mort pour un meurtrier n’est qu’un acte de reconnaissance de l’humanité de ce dernier. »

    Aujourd’hui, 128 pays sont abolitionnistes de droit ou de fait tandis que 69 pays maintiennent au contraire la peine de mort dont en plus de ceux cités par Pierre la Russie, l’Inde, Le Japon, Taïwan, ... Certains pays l’ayant aboli envisagent même de revenir sur leur décision. La Pologne par exemple, ou encore le Canada où l’actuel premier ministre Stefen Harper est partisan de la peine de mort souhaite rouvrir le débat en proposant une consultation.

    Concernant l’humanité des exécutions, voila bien longtemps que la chambre à gaz et la chaise électrique on été remplacés par l’Injection létale (en 2006, sur 53 exécutions capitales, 52 l’ont été par injection létale. Elle n’est peut être pas parfaite mais elle a pour objectif de rendre le moins douloureux possible une exécution.

    Indépendamment du fait qu’il faille ou pas appliquer la peine de mort. Si je devais choisir entre une exécution par lapidation : « La lapidation s’applique comme peine capitale à l’adultère, au blasphème, au meurtre et à la prostitution. Elle consiste selon le cas en une défenestration ou en un caillassage jusqu’à ce que mort s’ensuive.

    Généralement cette forme d’exécution est publique, le supplicié est jeté dans une fosse ou enterré jusqu’à l’épaule. À tour de rôle ou en groupe les exécutants jettent des pierres de la taille d’un poing jusqu’à ce que mort s’ensuive. En Iran, le code pénal précise : Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu’on ne puisse leur donner le nom de pierre. La taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance

    La mort par lapidation est un supplice auquel recourent encore certains pays où est appliquée la charia : le Nigeria, l’Arabie saoudite, l’Iran, le Soudan, l’Afghanistan, le Pakistan, les Émirats arabes unis. Des cas de lapidation ont aussi été signalés au Kurdistan irakien et au Népal (commis par la guérilla maoïste népalaise).  »

    Ou par injection léthale : « L’injection létale est un mode d’exécution qui consiste à injecter plusieurs produits à un condamné pour le tuer.

    Le docteur Julius Mount Bleyer propose cette méthode d’exécution dès 1888, à New York, mais elle ne fut pas acceptée. Suite aux pressions de la British Medical Association, elle fut également rejetée au Royaume-Uni.

    Le premier État des États-Unis à l’adopter fut l’Oklahoma, en février 1977, sous l’impulsion du docteur Stanley Deutsch, suivi du Texas la même année. Ce dernier l’appliqua la première fois le 2 décembre 1982, pour exécuter Charles Brooks. Depuis, la quasi-totalité des États l’utilisent. Elle est considérée par ses partisans comme une méthode moderne et humaine.

    De par le monde, de plus en plus de pays l’utilisent. On peut citer notamment la Chine et Taiwan en 1997, le Guatemala en 1998 et les Philippines en 1999. Plusieurs autres pays l’ont adoptée, mais ils ne l’ont pour l’instant pas utilisée.

    Le condamné est installé et sanglé sur une table matelassée. Dans certains États, les tables sont remplacées par des fauteuils, un peu comme ceux présents chez les dentistes, pour que le condamné soit plus confortablement installé.

    Une ou deux perfusions sont ensuite placées sur son bras, elle serviront à injecter les produits. Une série de trois injections est nécessaire pour exécuter le condamné :
    - la première, du thiopental sodique est injecté, elle est destinée à endormir le condamné
    - la seconde, du bromure de pancuronium, elle est destinée à paralyser les muscles et les poumons
    - la troisième, du chlorure de potassium, elle est destinée à provoquer un arrêt cardiaque. »

    personnellement, et même s’il y a encore quelques ratés dans le processus, je n’hésiterais pas une seconde !







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