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Pierre R. Chantelois

Après avoir oeuvré une dizaine d’années dans le secteur privé des communications (radio-télévision), je me suis orienté vers le secteur de la Fonction publique du Canada et du Québec du 1970 à 2005. J’ai occupé des fonctions de conseil, de gestion et d’analyste. Je me suis particulièrement intéressé à la télédiffusion des débats parlementaires, aux services en ligne gouvernementaux et aux communications stratégiques gouvernementales. J’ai touché au domaine des relations internationales et du développement international au sein du gouvernement du Canada et auprès d’une importante université francophone du Québec. J’ai oeuvré enfin auprès d’une société internationale d’informatique à titre d’analyste-conseil avant de prendre ma retraite en 2006.
 

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Derniers commentaires

  • Par Pierre R. Chantelois (xxx.xxx.xxx.230) 25 janvier 12:04
    Pierre R. Chantelois

    Je vous propose de lire sur Owni les réflexions de Benjamin Bayart, expert en télécommunications et défenseur de la liberté sur Internet sur la fermeture de Megaupload. Il dit notamment ceci : Je ne suis même pas certain d’être en désaccord avec la règle : Megaupload était objectivement mafieux. C’est une malfaisance pour la société, la police intervient, tant mieux. Par contre, je m’interroge sur les moyens déployés : pour fermer Megaupload, les autorités américaines ont mis en œuvre des moyens supérieurs à ceux pour fermer Guantanamo. Le téléchargement illégal est donc jugé supérieur à la torture.

  • Par Pierre R. Chantelois (xxx.xxx.xxx.230) 25 janvier 11:54
    Pierre R. Chantelois

    Au Québec nous vouons une grande admiration pour le zoulou blanc de l’Afrique du Sud, Johnny Clegg. Et je profite de l’occasion pour souligner le travail extraordinaire de Putumayo pour rendre accessibles les musiques du monde, notamment celles de l’Afrique.

    Chaque année, depuis 1987, Montréal est l’hôte du Festival International Nuits d’Afrique au large éventail métissé de talents d’ici et de l’autre côté de l’Océan, originaires d’Afrique, des Antilles et d’Amérique Latine.

    Excellent article bien documenté et d’une belle facture, si agréable à lire, très tôt le matin smiley

  • Par Pierre R. Chantelois (xxx.xxx.xxx.230) 25 janvier 11:40
    Pierre R. Chantelois

    J’ai vu et revu le cheval de Turin. Cinéma exceptionnel qui se caractérise volontiers par son traitement marginal : plans longs, action ralentie, répétition dans la quotidienneté des gestes. Je ne vois pas en quoi par contre ce film est un bras d’honneur. Béla Taar a abordé avec talent et brio une forme de cinéma qui lui est propre. Et son film ne s’oppose pas à d’autres chefs d’oeuvre du XXe et XXIe siècles. Au contraire. Il en complète le tableau. Le cinéma n’est pas un art unique. Et je ne cèderais pas à la tentation trop facile de comparer ce film d’exception à d’autres films. Il est unique et en cela il doit le rester. Le comparer c’est déjà lui donner une étiquette. Or ce film est dans sa facture même sans étiquette. Ne mêlons pas Béla Taar aux querelles inutiles et improductives d’esthètes et de critiques inappropriées du cinéma.

  • Par Pierre R. Chantelois (xxx.xxx.xxx.33) 16 décembre 2011 13:28
    Pierre R. Chantelois

    Désolé pour cette coquille : le bilinguisme est officiellement reconnu par les lois et baffoué

    Pierre R. Chantelois

  • Par Pierre R. Chantelois (xxx.xxx.xxx.33) 16 décembre 2011 13:26
    Pierre R. Chantelois

    Le Canada est un pays bilingue, au même titre que la Belgique est un pays trilingue, ou la Suisse est un pays quadrilingue

    Monsieur Lyon

    Rien de plus faux. Au Canada, le bilinguisme est officiellement reconnu par les lois et baffoués par les décisions administratives au cœur des provinces. Au Canada, il y a deux majorités, la francophone au Québec et l’anglophone dans les autres provinces et territoires ainsi que dans l’ensemble du pays, et deux minorités de langue officielle, l’anglophone au Québec et la francophone dans les autres provinces et territoires ainsi que dans l’ensemble du pays. L’anglais en tant que première langue officielle parlée, y compris la moitié de la catégorie « français et anglais », rassemble les trois quarts de la population (74,8 %) du pays et il représente au moins 90 % de la population dans toutes les provinces et territoires, sauf au Québec (13,4 %) et au Nouveau-Brunswick (67,2 %). Quant au français, il compte pour près du quart de la population canadienne (23,6 %) (Patrimoine canadien).

    Le gouvernement fédéral donne le plus mauvais exemple en matière de bilinguisme. Il vient de nommer un juge unilingue anglophone à la Cour suprême et le vérificateur général du Canada est également unilingue anglophone. Les francophones ont des difficultés à se faire servir en français à Ottawa (j’y ai vécu), à Toronto (que je connais bien), et ne parlons pas dans le reste du Canada. Nous ne sommes pas à New-York. Nous sommes dans le pays bilingue du Canada, selon les lois officiellles. La réalité est toute autre. Les anglophones peuvent se faire servir en tout temps en anglais au Québec. Deux poids deux mesures.

    Un clic sur Wikipedia vous aurait mieux informé : le français est la langue maternelle de 7 millions de canadiens (22.7% de la population du pays) et environ un million de francophones vivent dans les autres provinces où ils forment des minorités significatives ; au Nouveau-Brunswick (province bilingue), en Ontario, et, avec des populations plus petites en Alberta et en Saskatchewan. En 2011, la population canadienne était estimée à 34 278 400, en hausse de 40 400 (+0,1 %) par rapport au 1er octobre 2010. La population du Québec vient tout juste de franchir le cap des 8 millions.

    Pour être plus précis, voici ce que dit le Commissaire officiel aux Langues officielles du Canada :

    Le Canada forme le deuxième plus grand pays du monde. Son territoire s’étend sur six fuseaux horaires et touche trois océans. On y entend parler français depuis le climat tempéré des régions septentrionales jusque dans le Grand Nord. Comment est-ce possible ? Près du quart de la population a le français pour langue maternelle et environ trois millions de personnes parlent le français à titre de langue seconde.

    Le français est surtout parlé au Québec ; son territoire équivaut à trois fois celui de la France, ce qui en fait la plus grande province canadienne en superficie. Peuplé de 7,5 millions d’habitants, dont 6,7 millions qui parlent le français, il se classe au deuxième rang des provinces canadiennes pour ce qui est de la population et de l’économie. Société dynamique, le Québec est sans contredit le principal foyer de la francophonie en Amérique.

    En Ontario, première province canadienne par la taille de sa population et de son économie, 1,3 million de personnes connaissent le français.

    Dans les provinces atlantiques, dont le Nouveau-Brunswick, la seule province officiellement bilingue, un peu plus de 400 000 personnes parlent français.

    Dans l’Ouest canadien, qui comprend le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie-Britannique, plus de 600 000 personnes ont une connaissance du français.

    On retrouve, dans les trois territoires du Canada, soit le Yukon, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, un peu plus de 7 000 personnes qui ont une connaissance du français.

    Au Québec, les anglophones ont leurs institutions publiques, leur réseau de communication, leurs journaux, leurs commissions scolaires, leurs écoles et leurs universités. Il n’en est ainsi qu’au Québec, monsieur. Il est une réalité incontournable : Au Québec, la langue anglaise a un pouvoir d’attraction neuf fois supérieur à celui de la langue française.

    En ce qui concerne l’indépendance du Québec, seule la volonté du peuple pourra faire du Québec une nation indépendante. Pour l’heure, la population du Québec a une autre vision que celle de l’indépendance. Et pour parvenir à l’indépendance du Québec, il faudra que cessent les querelles intestines entre indépendantistes. Depuis cinquante ans que j’observe la scène politique du Québec. Je désespère de parvenir un jour à l’indépendance de mon pays, le Québec. Les mots et la poésie ne suffisent pas. Il faut un courage et une volonté politique de faire de ce beau pays, le Québec, une nation indépendante.

    Et pendant ce temps, il serait heureux que la France réalise qu’un jour, la francophonie ne sera plus qu’un souvenir. Je vous suggère cette lecture instructive d’un article paru au Québec en novembre 2011 : Anglicisation de la France : un pays qui a mal à sa langue  : « Les efforts des Québécois pour la langue française ne sont pas bien relayés en France. Ils sont reconnus par les spécialistes, par les gens qui aiment le Québec, mais la méconnaissance des Français des autres parties de la francophonie dans le monde est énorme. La majorité des politiciens français et surtout dans ce gouvernement sont des gens qui ont une grande admiration pour l’anglais et qui ne sont pas du tout intéressés par la défense du français. »

    Pierre R. Chantelois

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