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Roungalashinga

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Derniers commentaires

  • Par Roungalashinga (---.---.---.252) 16 mai 13:11
    Roungalashinga

    Quel pays donne sa nationalité à des enfants nés à l’étranger de parents résidents à l’étranger ?


    A peu près tous.

  • Par Roungalashinga (---.---.---.252) 2 mai 09:33
    Roungalashinga

    Votre commentaire est tellement confus que je ne sais pas par où le prendre. Vous passez du coq à l’âne avec une telle rapidité que c’en est étourdissant, et que je n’arrive pas à déterminer ce que vous n’avez pas compris. Vous êtes tellement loin du propos que cela donne le vertige. Je n’ai pas moins l’impression de contempler l’abîme en lisant votre dernier commentaire que quand à la phrase de ffi « L’autonomie de l’être vient donc par sa connaissance de ces lois qu’il n’a pas choisit » vous aviez répondu : « DOnc si un arbre menace de tomber sur ta maison par acceptation de l’hétéronomie tu laissera tomber l’arbre sur ta maison ». Il y aurait un nettoyage idéologique et culturel important à faire dans vos préjugés libéraux et anti-cléricaux, mais il semble que ce soit les écuries d’Augias. Je renonce, pour cette fois.

  • Par Roungalashinga (---.---.---.252) 30 avril 08:13
    Roungalashinga

    Ah tiens l’être humain est donc capable d’influer sur son environnement, et donc ne pas laisser l’hétéronomie liu imposer sa loi.

    L’homme ne peut agir sur la nature qu’en respectant ses lois. C’est là que ffi voulait en venir. Dans le domaine physique, l’autonomie humaine ne peut pas aller jusqu’à construire des ponts en papier ou des gratte-ciel en allumettes. Pour agir sur la nature, l’homme n’a pas à choisir si l’eau coule vers le haut ou vers le bas, il doit accepter qu’elle coule vers le bas. L’inférence de ffi consistait à dire que, comme dans le monde physique, le monde moral et spirituel est lui aussi pourvu de lois (qu’elles soient inhérentes à la nature de notre mental ou qu’elles soient absolues est un autre débat) qui font qu’un être humain ne peut pas s’épanouir convenablement s’il vit dans la violence, dans la tromperie, dans l’envie et la jalousie. L’objection que vous avez faite est donc inopérante, et à notre tour nous pouvons dire :


    « Bref epicure comme argument n’a qu’un esprit binaire et obscurantiste à proposer pour défendre sa came. »

  • Par Roungalashinga (---.---.---.252) 25 avril 10:31
    Roungalashinga

    On entends moins les gens gueuler quand il s’agit de misère, de mise à la rue, d’exploitation, d’esclavage moderne, etc, etc.

    Tu ne t’es jamais dit que la raison de cela, c’est que la misère ne se décrète pas avec un unique projet de loi, mais qu’elle est plutôt le résultat d’une mécanique globale qui agit sur le long terme ?
    Manifester contre le mariage gay, c’est manifester contre un changement d’une institution ancienn à laquelle beaucoup de gens sont attachés, et qui peut se faire d’un seul coup.
    Manifester contre la misère n’a pas de sens, c’est manifester contre les causes bien identifiées de la misère qui peut attirer l’attention du public et du pouvoir.
    Tu saisis la différence ?

  • Par Roungalashinga (---.---.---.252) 24 avril 14:21
    Roungalashinga

    L’analyse de COLRE me semble contraire à la réalité. En effet, si des gens ont manifesté contre le mariage homo, c’est, en partie, parce que pour eux la sexualité, et partant l’orientation sexuelle est de l’ordre du privé. Un citoyen qui a une tendance homosexuelle n’est pas un citoyen homo, c’est un citoyen, point final. Jusqu’à maintenant, la loi ne mentionnait jamais l’orientation sexuelle, ce qui fait que les hétéros et les homos ont exactement les mêmes droits. Si le mariage était jusqu’à maintenant défini comme l’union d’un homme et d’une femme, c’est parce qu’il est une création anthropologique censé encadrer la reproduction et la filiation, et que pour faire un enfant, il y a toujours besoin d’un homme et d’une femme. Ainsi, le mariage n’était pas juridiquement défini comme une officialisation de l’amour (mais rien n’empêche les contractants de lui donner cette signification-là), et par conséquent il ne rendait pas public une orientation sexuelle particulière. Beaucoup d’homosexuels se mariaient et avaient des rapports extraconjugaux avec des personnes du même sexe, et d’autres restaient célibataire, le secret de la vie privée était conservé. Mais le mariage pour tous s’est fait au nom de la reconnaissance de l’amour des homosexuels et de l’égalité des droits. Si le second prétexte est fumeux, comme je l’ai déjà montré, le premier implique clairement que l’Etat est là pour valider une relation amoureuse. Nous avons donc à présent un mariage qui peut se faire selon deux modalités : soit avec une personne du même sexe, soit avec une personne de l’autre sexe. Cela implique donc que l’orientation sexuelle est officialisée par le nouveau mariage. Si vous contractez un mariage, l’Etat sait maintenant si vous êtes homo ou hétéro, puisque vous avez choisi la modalité de celui-ci en fonction de votre orientation, alors qu’auparavant l’hypocrisie bourgeoise qui sous-tendait cette institution impliquait qu’on pouvait avoir une orientation différente de celle affichée par son statut d’individu marié. A présent, quand vous remplirez un formulaire dans l’administration, en indiquant le nom de votre conjoint, vous direz automatiquement à celui qui lira le fichier de quel bord vous êtes, alors qu’il ne veut sûrement pas le savoir.

    Au contraire, chez les jeunes, la tendance à vouloir réduire son identité à ses goûts, ses orientations, ses tendances, qu’ils soient sexuels, politiques ou musicaux, et à les afficher, est beaucoup plus marquée. Les jeunes générations considèrent qu’il est positif de « s’affirmer » de la sorte, et émettent donc des signaux (par l’habillement, la coiffure, les tatouages, voire même des inscriptions sur les sacs à dos) pour exprimer dans l’espace public leur appartenance à tel ou tel mouvance. Les jeunes, moins sûrs d’eux et plus vulnérables sur le plan émotionnel que les adultes mûrs, trouvent réconfortant de trouver dans le regard d’autrui une acceptation sans réserve de l’identité qu’ils arborent*. D’où la valorisation du « coming-out », soit la révélation de son identité sexuelle à son entourage, identité qui fait donc partie intégrante de l’identité d’une personne, et qui se doit donc d’être sue, même par les gens qui n’en ont rien à foutre. D’où, également, la revendication de la reconnaissance de toutes les différences, dont le mariage homo, censé être la validation ultime, puisqu’émanant de l’Etat, d’une composante déterminante de l’identité des personnes.

    Il semble donc que l’analyse de Dounia Bouzar manque de subtilité : ce n’est pas que les vieux ne voient chez l’homosexuel que l’homosexuel, c’est plutôt qu’ils sont gênés qu’une chose faisant partie de l’intimité soit affichée publiquement, et qu’ils focalisent plus dessus que les jeunes pour qui cela fait partie du domaine public. Les appartenances déterminantes pour les vieux sont plutôt les appartenances liées aux traditions patriarcales : la nationalité, la religion, la classe sociale, et non pas les goûts musicaux, l’orientation sexuelle, ou l’appartenance à une ethnie exotique. Ce sont donc les jeunes, et non les vieux, qui réifient l’orientation sexuelle. Si on veut faire le parallèle parfait avec les vieux gênés par l’homosexualité, on pourrait prendre l’exemple d’un jeune qui, dans son groupe, affirmerait son catholicisme (c’est-à-dire le fait de croire en la résurrection et tout, pas l’appartenance, de fait, à un pays de culture catholique). La gêne occasionnée est la même dans les deux cas.


    *On ne dira rien, ici, de la manière dont le marché tire parti de cette faille typique de la jeunesse

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