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trevize

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Juste un être humain conscient que son point de vue sur le monde est unique car personnel, et probablement pas partagé dans son ensemble avec les autres humains qu'il considère tout de même comme ses frères quelles que soient leurs opinions.
Conscient aussi que le savoir, l'information, est la seule richesse que nous sachions réellement créer, que la liberté de circulation des informations est la clef qui ouvre la porte vers les autres libertés, et que l'éducation et la recherche sont les seuls outils que nous ayons à notre disposition pour obtenir cette liberté.
 

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  • Premier article le 24/12/2014
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Derniers commentaires


  • trevize trevize 17 janvier 2015 17:39

    Très bonne idée. Je retiens :

    • pas de morale, pas d’éducation civique
    • pas de noms propres, pas de dates (peut-être un autre livre en parallèle qd même)
    • Faire participer toutes les religions + libres penseurs + FM (+autres peut-être ?)

    par contre pour la note 1 concernant le plan d’apprentissage année par année, je trouve ça un peu trop rigide et vieille école. Disons qu’on peut se donner ce plan comme un minimum, mais il faut absolument laisser la possibilité aux enfants qui ont déjà intégré les notions de l’année, d’étudier celles des années suivantes ; surtout ne laisser stagner personne.
    On n’est pas tous égaux, il faut laisser personne derrière, mais ce n’est pas mieux de laisser les enfants s’ennuyer, de les retenir sous prétexte qu’ils n’ont pas l’âge. ça revient déjà à les coller dans un moule.

    Certains enfants de 12 ans sont plus matures que certains adultes à 70 ans. Il serait temps qu’on s’en aperçoive. Enfant, adulte, ce n’est pas une question du nombre d’années qu’on a passées ici-bas.


  • trevize trevize 16 janvier 2015 21:34

    Merci pour votre commentaire, extrêmement intéressant.

    Ce texte est bel et bien superficiel de bout en bout, parce que j’ai bâclé le travail en urgence. Je suis comme le lapin blanc d’Alice : horriblement en en retard.

    Héritage ou volonté active de la nature, dans tous les cas, ça nous est imposé et on le perpétue. Je voulais juste bien mettre en évidence que le clivage esclave/maitre prolétaire/bourgeois, c’est une transposition du dominant/dominé qu’on trouve chez pratiquement tous les animaux ayant une structure sociale. Ni plus ni moins. Et on sait tous qu’on peut aller contre les règles de la nature. Elle n’a rien fait pour qu’on sache voler par nos propres moyens, et pourtant maintenant on sait voler ; les exemples ne manquent pas.

    Et puisqu’on peut aller contre ses règles, ou du moins les contourner (on vole, mais on n’a pas d’ailes comme les oiseaux), on peut très bien contourner le clivage dominant/dominé.
    Mais pour ça, il faut bien comprendre les raisons de ce clivage, pourquoi la nature nous pousse à faire ça. C’est notre échec à comprendre cela qui fait que toutes nos tentatives de le dépasser se soldent par des échecs. Parce qu’on attend toujours le dernier moment pour régler le problème, on le fait de manière réflexe, instinctive, chaotique, sans trop savoir comment ni pourquoi.
    Aussi parce qu’on confond trop égalité et uniformité. La nature a bel et bien horreur de l’uniformité.
     
    Il faut qu’on parvienne à être égaux sans être uniformes. Il faut qu’on soit alternativement dominants et dominés. De cette façon, on devient égaux sans être uniforme, stables sans être figés. On dirige le changement au lieu de le subir.

    Aux USA, ils sont en train de commencer à comprendre ça. Pas mal de start-up de l’internet sont en train de se créer, avec des structures en binômes : deux développeurs, un qui travaille, l’autre qui observe, pose des questions et fait des remarques sur le travail de l’autre « tiens, j’aurais plutôt fait comme ça, pourquoi tu fais comme ci ? » puis, ils échangent régulièrement leurs rôles.

    Alors qu’en donnant une place à chacun, et en leur demandant de la tenir, on fige la société, on s’endort, les personnes deviennent secondaires pendant que la structure de la société prend le dessus, occupe le devant de la scène inexorablement. Il ne reste plus qu’elle, elle n’évolue plus : elle devient uniforme. Comme la nature n’aime pas l’uniformité, elle finit par tout chambouler : révolution, et on recommence.

    "Le coeur prête aussi à débat : est-ce vraiment la destinée de l’humanité que d’être sous l’égide du travail ? C’est quoi au fond le désir humain, que veut-on ? Produire des choses, en consommer d’autres ?« 

    ça c’est central !! Je sais pas trop ce qu’on veut, mais tout ce qu’on peut faire, tout ce qu’on fait, c’est consommer et produire. Quand on produit, on ne crée rien : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Travailler, c’est transformer ce qu’on a consommé, et le fruit de cette transformation, c’est notre production.

    On nous a tellement gavés, on a voulu faire de nous des consommateurs, à tel point qu’on a oublié qu’on est aussi des producteurs. Et du coup, nous n’avons plus conscience de ce qu’on produit, et quand on ne prête plus attention à son travail, on finit par ne plus produire que de la merde. Et c’est un déluge de merde qui nous submerge aujourd’hui.

     »charlitanisme« ça, c’est bien trouvé smiley Dans la suite de votre comm, vous décrivez le monde pourri tel qu’il est aujourd’hui, l’illusion dans laquelle on vit depuis longtemps. Mais une illusion pourrie vaut mieux que de laisser les gens face au vide sidéral. »The show must go on" il faut que tout le monde soit prêt à abandonner ce monde pour un autre si on veut que ça marche. Et pour qu’on en ait tous envie, il faut qu’on en ait tous complètement marre. Là on est le nez dans notre caca, et c’est ça qui va nous permettre de bouger. C’est moche à dire, mais cette situation déplorable est nécessaire pour qu’on puisse passer à autre chose. L’heure la plus sombre vient juste avant l’aurore. On a tout ce qu’il nous faut pour construire un monde meilleur, il faut juste qu’on lâche prise et quand on aura décidé de s’y mettre, quand on arrêtera de produire des délinquants pour donner à manger à la monstrueuse administration pénitentiaire, quand on aura abandonné notre administration sclérosée, notre paperasserie, tous nos petits rituels complètement vains, pour se concentrer à des taches vraiment utiles, avec notre puissance de feu (7 milliards de personnes, et ça grimpe tous les jours !) à partir de ce jour-là, qui est très proche maintenant, en une petite dizaine d’années, le monde entier peut changer de façon radicale.


  • trevize trevize 16 janvier 2015 20:28

    « Le combat qui en résulte c’est un antagonisme qui ne peut en cas trouver de solution »
    jusque là, on est d’accords.
    « car les riches chercheront toujours à augmenter leurs profits »
    pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! smiley

    « Dire que la lutte des classe n’est pas de nature à faire des morts là je m’inscris en faux »
    "Chaque révolution dans notre histoire a toujours fait des morts, on peut le déplorer mais c’est la triste réalité .« Je ne dis pas le contraire, et je déplore tous ces morts, ça c’est clair. Mais c’est pas une raison pour devenir fataliste. Quand on apprend à marcher, on tombe, une fois, deux fois, trois fois, mais avec le temps on apprend de ses erreurs et on ne tombe plus. Vous êtes en train de me dire qu’on est obligés de tomber si on essaie de marcher, et ça c’est faux.

      »Chaque révolution à toujours été le fruit d’un entêtement des bourgeois capitalistes qui préféraient refuser la discussion« 
    Disons qu’on répète tous une grande pièce de théâtre, et que le premier acte est tellement long, qu’on oublie ce qu’il se passe au second acte, alors ça foire et on recommence du début.
    A un moment, les opprimés doivent reprendre le pouvoir, mais avant d’en arriver réellement au stade de la violence. Il faut qu’on arrive à changer radicalement de société, mais sans tout casser car ça c’est extrêmement dommageable.

     »C’est pour cette raison qu’exploiteurs et politiciens aux ordres s’arrangent pour rechercher le meilleur moyen d’obtenir un consensus (union sacrée) pour convaincre les pauvres que leurs sacrifice est nécessaire pour que le système puisse continuer à vivre et ainsi cette classe minoritaire de privilégiés peuvent continuer à s’enrichir sur le dos de cette classe majoritaire de travailleurs saignés à blanc !!« 

    Ils paieront pour leurs crimes, mais sans violence. On les fera bosser, on les mettra à l’asile ou en prison (pour les pires d’entre eux).
    Et il faut avouer qu’on est un peu attachés à cette guéguerre, même si on la déteste. Les gens aiment avoir des patrons sur lesquels râler, personne ne réclame de sortir de cette situation, on réclame des salaires plus élevés au lieu de réclamer l’abolition du salariat. Dès qu’il est question de faire des propositions pour changer la structure de la société, on entend des hauts cris »régression sociale" etc. On râle après la division de la société, pourtant on ne veut pas non plus se réunir pour passer à autre chose. On veut des patrons sur qui râler, des politiques sur qui rejeter les fautes, des fonctionnaires... Alors qu’on devrait tous être un peu patron, travailleur, fonctionnaire et politique, c’est ça l’égalité, et c’est ça qu’on devrait réclamer, au lieu de ça on en demande juste plus, toujours plus. Ne rien changer au monde, mais donnez m’en plus.

    Pourquoi ? parce qu’on est piégés dans ce système mortifère depuis trop longtemps, il structure très profondément nos personnalités et notre vision du monde, et on ne sait pas comment en changer, on a peur que ce qui nous attend de l’autre côté du miroir soit pire encore qu’ici.
    Parfois, pour continuer à grimper, il faut savoir lâcher prise.


  • trevize trevize 16 janvier 2015 19:32

    Merci pour votre réponse. Je reviendrais en détail sur cette société sphérique, mais vous avez déjà tout pour comprendre, puisque vous avez écrit ça :

    "NB - Il est bon de préciser que le terme de richesse peut ne pas s’appliquer exclusivement à la richesse matérielle mais à tous types de richesses (intellectuelle, morale, artistique, etc. )"

    Très succintement : quand on parle de société pyramidale, on s’intéresse uniquement à la richesse matérielle.
    En utilisant une autre métrique, par exemple la richesse intellectuelle, on s’aperçoit que certaines personnes qui sont tout en haut de la pyramide matérielle, sont tout en bas de la pyramide intellectuelle, et vice versa.
    Et si on essaie de faire une seule représentation de la société qui tient compte de chaque type de richesse (vaste programme !) la pyramide ne suffit pas, elle n’a plus aucun sens, seule une sphère est à même (laborieusement) de décrire la société.


  • trevize trevize 16 janvier 2015 19:31

    Merci ! crache ton venin un peu plus fort la prochaine fois, ça me fait accélérer.
    Je ne prétend pas parler de Marx, j’évoque ses idées, et ce qu’il y a derrière.

    Le problème c’est que pour trouver grâce à tes yeux, il faudrait que je répète texto le manifeste. Quel intérêt ? il a déjà été écrit il y a plus de 150 ans. Si je répète la même chose de la même façon, je n’apporte rien de neuf, c’est totalement vain.

    Le savoir ça se transfère, nous ne faisons que répéter toujours ce qui a déjà été dit, mais d’une autre façon (métaphore). Pour faire comprendre les choses aux gens, il faut s’appuyer sur leurs connaissances personnelles, et leur montrer qu’il y a des liens entre ce qu’ils savent déjà et ce que tu essaies de leur expliquer. Les idées de Marx, on les trouve déjà de façon protéiforme chez Platon !

    Extrait de l’article wikipedia dont tu donnes le lien :

    "[La lutte des classes] ]s’arrêtera lorsqu’une révolution prolétarienne mondiale conduira à une société où, après un temps où la classe dominante serait également la classe laborieuse ( dictature du prolétariat ), les différences de classes seront définitivement abolies, conduisant ainsi à une « société sans classe » et donc à l’Égalité.« 

    Ce que j’essaie d’expliquer ici, c’est qu’on cherche l’unité, l’égalité, mais on s’y prend de la mauvaise façon : on essaie d’éradiquer le groupe adverse (si on y arrive, il ne reste que notre groupe, donc on atteint l’unité) Mais c’est impossible, et c’est pour ça que nos révolutions foirent à chaque fois.
    La seule façon de réaliser l’unité, c’est de fusionner les deux groupes. Et c’est exactement ce que dit Marx.

    • Phase 1 : exploitation du prolétariat par la bourgeoisie
    • Révolution
    • Phase 2 : dictature du prolétariat, les dominants deviennent laborieux (on ne les éradique pas !)
    • Phase 3 : socialisme, égalité, une seule et unique classe

    Notre problème, c’est qu’on veut toujours »tuer les méchants" et ça vire toujours au cauchemar, ça ne marche pas, et après la révolution, on se retrouve toujours dans la même situation (voir 1789)

    Pourquoi ? parce qu’on n’a pas compris qu’il est question de fusion et pas d’éradication. Même si on déteste l’autre groupe, on a besoin de lui, et en le supprimant, on perd ce qu’il avait à nous apporter.

    Et dans la situation actuelle, si on n’arrive pas à le comprendre, on est foutus, on n’aura pas une autre chance.

    La dictature du prolétariat, c’est une transition, c’est une phase de fusion des deux classes.

    Tu connais super bien Marx, il faudrait que tu lises des textes sur d’autres domaines pour comprendre que tout est lié. Essaie de taper chez Freud ou chez Jung.

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