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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Alain Chany : portrait et fragments

Alain Chany : portrait et fragments

Alain Chany est mort il y a dix ans ; auteur peu connu, franc-tireur, ami de Blondin, admirateur de Louis Calaferte, Joseph Delteil, Alexandre Vialatte, il a publié deux livres dont je donne les références en fin d'article. Il a reçu le prix de l'Événement du jeudi en 1992, invité de l'émission de Bernard Rapp il eut droit à un magnifique « oeil » d'Alain Rémond dans Télérama.

 

PORTRAIT EN PRÉFACE :

Saint Chany paysan et martyr.

Perché sur, un monolithe assourdissant l'écho humain mais faisant surgir les voies du passé, il ne clame rien mais murmure :
« Foutez-moi donc la paix que je vive ! ».

La banque, les huissiers, les incompétents, les mauvaises volontés, les politiques, les chasseurs, la « déçue-vengeresse », l'éconduite assommante sont d'un côté, en haut peut-être, barrant – est-il possible ?- le chemin vicinal ; de l'autre, les côtes de l'Allier, les éboulis de laves, l'à-pic, les vipères, le torrent. Entre les deux, lui, une prairie, des ovidés qu'il faut défendre.

Il a soupé du monde et de ses errances, il a soupé de l'amour surtout et aujourd'hui du silence ; il souffre d'anorexie par intermittence.
L'épithalame d'un mariage vicennal fut abrogé : le pire avait été fait. Passée la période de viduité il s'enorgueillit d'une abstinence subséquente, ne porte remède à ses maux que s'il le juge nécessaire et de la manière qu'il faut : analgésiques de préférence.

Il garde néanmoins une tête sur ses deux épaules, lourde le matin et cependant froide ; il y a longtemps qu'il a compris que la chaleur est fièvre et si la fièvre convient aux turlutains, elle ne sied guère aux ubacs.
Il lit les classiques nobles, arrête ses connaissances aux Grecs post marxistes, se fortifie en France et s'y délabre en son centre. Il a perdu la fibre révolutionnaire et on lui en sait gré.

Comme les nouvelles ne peuvent être que mauvaises et les événements dramatiques, il craint le facteur mais tout autant les dimanches des vacants du système.
D'un monde de peu de sollicitations il a tiré des vérités premières dont il ne démord guère tant elles lui semblent appropriées ; cela donne une propension au rabâchage mais dont la conviction est encore si vive qu'elle entraîne le respect.
D'une grand-mère enfant martyrisée, ignorante et par conséquent portée à la méchanceté, il a tiré l'amour de son enfance écorchée et la certitude qu'au petit peuple campagnard il faut vouer une fidélité sans faille car trahir c'est mourir un peu, et gardée l'empreinte : être rude avec soi-même, mais avec profondeur et sans brusquerie, est la garantie d'appartenir à un monde dépassé et qui le dépasse ; l'actuel étant celui, exclusif, de la banque, de la frivolité, d'une ignorance ou d'une cruauté qui n'émeut plus(...).

À cheval sur deux histoires, le cul entre deux valeurs obsolètes de toutes façons, il est un monde à lui tout seul.

Ainsi, c'est vrai, on voudrait le conserver et l'envie vient de poser une cloche de verre sur Ramenac et, qui sait ? y verrait-on mûrir des fruits ?

( Ervine d'Ase, voir note)

 

 

ARTICLES (extraits)

les paysans :

….l'ère de la surproduction et du chômage, médicalement parlant dans l'obésité et l'apathie,maladies du trop-plein, socialement dans le conformisme et la régression, culturellement dans les imitations, les répétitions.

-Il devient difficile de continuer d'avoir une conduite en état d'ivresse dans ces conditions d'embouteillage et dans ces voies frappées d'alignement. Me fallut prendre des distances. Boxer le fourbi à distance. Se conseiller à soi-même la campagne, après un sentiment d'erreur, d'échec, de défaite.

-Animé par une absence remarquable d'ambition sociale, soucieux des origines obscures, et comme mû par l'instinct de contradiction, j'ai cru pouvoir mettre « la chance » à l'abri, au pied d'un arbre que je connaissais, sous la mousse. C'est très snob. Pas le choix.

-Plutôt que de m'acharner à lutter de l'intérieur contre le supermarché, voire en faire un métier, savoir des mots sociologiques, tenter des concepts, j'ai mis le paquet pour trouver la sortie, aidé en cela par mon attirance pour le fil des choses, comme disent les connaisseurs, celui du bois, de la pierre, de l'eau, du vent. Et être cultivateur plutôt que cultivé.

  • L' histoire naturelle, pour laquelle, enfant, j'avais quelques dons, reléguait en deuxième position l'histoire des hommes à laquelle je n'avais, apparemment, jamais rien compris, trop ressemblante sans doute à l'histoire des familles. À l'heure qu'il est, je suis toujours très disposé à me laisser dépassé par les événements. Le sur-place équilibriste des sprinters sur la piste, du parc des Princes, il n'y a rien de plus beau. Excepté le sourire édenté d'un arriéré agricole sur lequel un jeune touriste épaté pointe le doigt en disant : « Mémé, regarde, un Indien déguisé en Français ! ». C'est mon voisin. Il m' a appris à semer le blé à la main.

  • - Approfondir, c'est là aussi s'enfoncer. Prendre l'histoire à contre-sens, vouloir retrouver les gestes néolithiques qui ont fait leurs preuves, vouloir produire en harmonie, retomber en enfance, travailler en paix, pour la paix. Utopie agricole. Rêve actif.

  • C'est quelque chose comme ça : si tu restes une heure à Benarés, tu écriras une lettre, si tu y restes un mois, tu écriras un livre, si tu y restes un an, tu n'écriras plus rien. La terre est plus basse, mais produit le même effet de silence. Car le trésor que cherchent les enfants du laboureur, ce n'est pas un roman, c'est un totem ( « Le mythe parle d'une époque où l'homme et les animaux n'étaient pas encore séparés »). Il y a dans l'activité agricole une fonction fabulatrice en même temps qu'une fonction économique. C'est en ce sens un engagement total tout à fait ravissant, peu littératurogène, mais de plus en plus difficile à pratiquer, vu le prix du beurre ( très bas). C'était pourtant si bien de s'avachir en regardant manger les bovins. Le paysan, maillon unique de la connaissance sensible ( il voit naître et mourir) est aujourd'hui dans les choux ; un genre de souvenir qui fait la sieste dans la mémoire des citadins ; l'écrivain, quand il se réveille écrit ceci : voici revenu dans nos campagnes, le temps des prédateurs : pêcheurs, chasseurs, loups, d'accord, mais aussi marchands de merde et d'illusion, fonctionnaires, huissiers, assistantes sociales et agence de tourisme, touristes sans vergogne, ethnologues ravis, reporters goguenards. L'absurdité ravageuse du capitalisme est partout, elle est entrée dans les têtes.

 

...Comment avez-vous appris à parler aux animaux ?

Les gens parlent ; ils lui semble qu'ils se mentent :

« trajectoire givrée » c'est aussi le nom de baptême amérindien donné au plat qu'on sert dans ce nouveau restaurant parisien, où l'écriveur déjeune en face d'une questionneuse bon chic bon genre de la radio, individu femelle à la « personnalité très construite » mais le regard baisant. Interrogé sur le monde comme il va, il imagine aussitôt des carambolages d'un autre âge, ne sachant quelle couleurs porte sa petite-culotte, ni s'il est à la mode d'en avoir aujourd'hui sous le collant par protectionnisme, ou bien si l'appartenance de classe a quelque chose à voir.

Simultanément, il lui explique l'hypocrisie des interviews arctiques et la véracité supposée des intérieurs plus chauds ; et pourquoi le prosateur burlesque, dans un état d'esprit assez intermédiaire généralement car attaché culturel d'un mas à prédominance « Élevage » où l'on pratique surtout des accouplements raisonnés entre des bestioles de rapport, trouve que c'est de l'injustice sociale que d'avoir en plus – entre le café et l'addition du second millénaire après Jésus-Christ- à répondre à la question : « Comment avez-vous appris à parler aux animaux ? »...

 

FRAGMENTS

 

Une histoire de blaireau

« J'aimerais être un blaireau...dans son trou.. Je sortirais mon museau du terrier et puis je reculerais si je vois quelque chose qui fait peur...Ça doit être bien d'être un blaireau...La nuit je chasserais, je grignoterais des racines...je poursuivrais mes femelles dans les ravins tapissés par les feuilles sèches des vieux fayards... Le jour, je me reposerais.. Qu'est-ce que tu aimerais être, toi ? »

Je lui réponds qu'en effet le blaireau c'est bien. Je lui rappelle pour mémoire que le blaireau est un animal qui travaille peu à l'édification du Socialisme mais ne se lance pas dans le commerce, dort quand il gèle trop fort, fait du gras en toute saison, ne supporte pas qu'on le réveille pour rien, est végétarien à 84% pour son foie mais se passe de yoga, est appareillé de membres courts mais suffisants pour fuir l'homme et les pare-chocs de ses nouveautés, de fortes griffes pour faire son trou, et d'un nez pointu pour sentir les choses qui viennent de loin. En outre il pue à volonté pour épouvanter l'huissier à tête de fox. Il nous surpasse sur toute la ligne ; quoiqu'il se rapproche, en certains points à remarquer, des paysans qu'on trouve encore dans les gorges de l'Allier.

 

...Marie-Jeanne

Mon métier consiste à se méfier des mots. En dépit des apparences, il s'agit là d'un travail de force qui mérite d'être récompensé. L' État m'autorise un litre de vin par jour, ce qui me semble peu, vu l'ampleur de ma tâche, et ma difficulté d'être...
Marie-Jeanne s'inquiète de mon silence qui, pense-t-elle, veut en dire long. Elle attend de moi des phrases que je ne saurais prononcer . C'est qu'elle m'a pris pour mes poèmes. Ils devaient être trop vagues. Maintenant nous sommes dans de beaux draps. Chacune de nos discussions prend le tour d'une séance du dictionnaire de l'Académie. Les regards complices ne sont pas tout ; il faut que nous nous précisions.

Elle dit, comme moi, préférer un langage de qualité, passé à toutes sortes de cribles, au vague accord qui naît du langage « auberge espagnole » où tout le monde trouve son compte sans retrouver l'autre. Elle le dit, mais je ne suis pas sûr qu'elle le pense vraiment. Ou, plutôt, je crains qu'elle ne pense comme moi. Je voudrais qu'elle pense comme elle. Je lis partout que les révolutions exportées ne réussissent pas. Je me prend pour une révolution : elle était vierge , et elle a cru à moi sous forme d'alexandrins. Moi, j'avais la ferveur de croire en nous. Nous sommes dans de beaux draps.

Nous avons souvent le mauvais goût de nous engueuler en public. Ceux qui nous retrouvaient bras dessus, bras dessous le lendemain se considéraient trompés sur la marchandise. Ils nous mettaient en demeure de nous expliquer ; ils nous demandaient de dévoiler en plein jour les règles du jeu que nous jouions. N'étant pas un être exceptionnel, je n'étais pour eux qu'un tricheur. Je vais les rassurer en premier : le manque de spectateurs ne nous a jamais coupé nos effets. On fait la vie à deux : on casse de la vaisselle sale et, dans un autre genre, on fait l'amour sur une plage. Comme au cinéma, si vous y tenez.

….

 

-Une histoire de blaireau : extrait de « Une sécheresse à Paris » éditions de l'Olivier :

« J'habite maintenant un pays où la terre est maigre et le squelette apparent. Quelques paysans réfractaires s'y dessèchent et gèlent sur pied ; moi-même j'y fais le sphinx et la momie. »

Né en 1946, Alain Chany publie à vingt-six ans son premier roman, L'ordre de dispersion. Puis il part en Auvergne ( en réalité sur la Margeride) pour y faire le paysan pendant vingt ans ( ! il est resté paysan, éleveur de brebis noires du Velay, jusqu'à sa mort en décembre 2002).

Les textes qui composent ce recueil ne sont rien moins que bucoliques. Ils procèdent d'une certaine solitude spirituelle, alliée à un solide appétit pour les nourritures et les breuvages plus terrestres, et à un net penchant pour la révolte. ( A. Chany n'était pas alcoolique comme semble le suggérer cette phrase !)

Plutôt que de réflexion ou de sensibilité, il faudrait parler d' « émotion de pensée » pour définir cette écriture, toujours à la lisière de la rêverie et du souvenir, qui ne cesse d'interroger le présent.

Un peintre, un enfant, un immigré, une jeune fille, un blaireau sont les figures qui animent cette conversation, dont le ton varie de l'intimité tendre à la plus extrême férocité.

 

-extraits d'articles pour « la revue des deux mondes ».

 

-Marie-Jeanne : extrait de « l'ordre de dispersion », publié aux éditions de l'Olivier :

À propos de L'ordre de dispersion :

« On pense à Giraudoux pour l'invention cocasse, à Éluard pour les envolées poétiques, à Lichtenberg pour le sourire en coin. Voilà un écrivain sur qui on peut compter. ».

(C'était sans compter sur son peu de goût pour se faire montre, son peu d'ambition pour la gloire, et surtout pour ses priorités qui étaient son élevage ; et sur sa mort prématurée.)

 

Cet article est, vous l'aurez compris, un hommage à un homme qui aurait mérité d'être plus connu et d'avoir encore du temps pour nous régaler de son esprit politique aigu et de sa sensibilité poétique sans concessions aux modes...

 

note : Ervine d'Ase, c'est moi, mon « nom de scène », j'ai écrit ce texte -qui finalement n'a pas été publié- il y a vingt ans, aussi en ai-je gardé sa signature.


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15 réactions à cet article    


  • Richard Schneider Richard Schneider 5 décembre 2012 17:29

    Bel article et bel hommage ...

    Alain Chany est bien oublié de nos jours. Comme sont oubliés les Vialatte, Blondin etc ...
    Heureusement qu’il y a des gens qui nous rafraîchissent la mémoire de temps en temps ...
    PS. Je me demande si Chany est encore publié aujourd’hui ?

    • alinea Alinea 5 décembre 2012 18:19

      Je suis allée sur le site des éditions de l’Olivier ( qui fêtent ses vingt ans, Chany était donc un des premiers auteurs de cette maison) ; « L’ordre de dispersion » existe encore ( il avait été réédité en 93 ou 94) ; « Une sécheresse à Paris » est épuisé.


    • Nathalie Bourset Nathalie Bourset 20 juin 2016 00:33

      @Richard Schneider

      Bonsoir Richard,

      Ce 12 mai 2016 paraissait « Vessies et Lanternes » ; outre le texte intégral de « L’Ordre de dispersion » et les chroniques qui composent « Une sécheresse à Paris », toujours aux Editions L’Olivier.
      Publié post mortem, ce nouvel ouvrage comporte l’extrait d’un texte inachevé, « Le Cirque d’hiver », une postface inédite de Gérard Guégan et une note de l’éditeur sur mon cher cousin germain Alain Chany et son oeuvre.

      Bien cordialement.
      Nathalie Bourset


    • Nathalie Bourset Nathalie Bourset 20 juin 2016 00:53

      @Alinea
      Vous pouvez vous procurer les livres de Alain Chany sur des sites d’occasion (avec parfois, des exemplaires comme neufs !)


    • alinea alinea 20 juin 2016 01:11

      @Nathalie Bourset
      Merci Nathalie
      J’ai depuis fort longtemps les deux premiers, ai eu la chance de lire celui qui fut refusé, et m’attendais à du neuf dans le dernier.
      Alain s’était remis à écrire et si rien n’était encore composé, je suppose que tout était intéressant.
      Je suis allée comme je l’ai dit à Domdom, acheter « vessies et lanternes ».
      Quand j’ai vu qu’il s’agissait d’une réédition, j’étais tellement dégoûtée que je n’ai même pas lu la postface de Guégan !!
      J’ai tout mon temps !! smiley
      Cordialement


    • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2012 20:23

      Alinéa


      Je ne savais rien de lui et je lui trouve des airs de famille avec ce que j’aimerais être.
      De ses références, Blondin et Vialatte sont miennes.

      Je vous remercie de me l’avoir fait découvrir, de m’avoir pris par la main pour venir jusqu’à vous.

      S’il se rêve blaireau au bord de l’Allier, je suis ours de Loire et j’ai bien de la peine à sortir de ma tanière. Vous avez bien fait, je vous en remrcie encore. Je vais prendre le temps de le découvrir.

      Par quel livre me conseillez-vous d’entrouvrir cette porte ?

      • alinea Alinea 5 décembre 2012 20:41

        Il n’y en a que deux C’est Nabum ! Alors, peu importe ; ils étaient sortis en poche, je ne sais pas s’il y en a encore ; sinon à l’Olivier, il ne reste que « L’ordre de dispersion ».
        Contente d’avoir tapé dans le mil ; c’est un bon écrivain - après on aime, on aime pas, c’est autre chose- mais je n’aurais pas rendu hommage à un toquard !


      • domdom 15 mai 2016 09:14

        @Alinea

        Bonjour très bel hommage que je partage un livre est sorti le 12 mai 2016 vessies et lanternes chez le même éditeur, Je ne l’ai pas lu mais je vais l’acheter Bonne journée Dom


      • alinea alinea 15 mai 2016 14:35

        @domdom
        Bonjoiur,
        Les vieux articles ne sont pas lus ; mais je commanderai ce livre à ma librairie et je pense que j’en ferai une critique ici-même. Je ne sais s’il s’agit d’une compile de tout ce qu’il écrivait les dix dernières années de sa vie, ou si cela reprend un peu le livre qui lui tenait tant à coeur et qui n’a jamais été édité. Je ne le crois pas vu le titre !
        Merci pour cette information. Une question pourtant demeure : pourquoi si tard ?


      • Nathalie Bourset Nathalie Bourset 20 juin 2016 00:48

        @alinea
        Bonsoir Alinea,

        Je sais qu’il s’agit d’écrits refusés lorsque mon cousin Alain les avait proposés à l’édition... smiley

        Merci à vous pour ce juste hommage. Je vous félicite pour votre portrait traduisant fort bien Alain Chany... smiley

        Bien cordialement.
        Nathalie Bourset


      • Nathalie Bourset Nathalie Bourset 20 juin 2016 01:00

        @C’est Nabum
        En cas de rupture, vous pouvez vous procurer les trois livres de Alain Chany publiés par les Edition L’Olivier sur des sites d’occasion (avec parfois, des exemplaires comme neufs !)
        Dans « l’ordre » :
        « L’ordre de dispersion » 1972
        « Une sécheresse à Paris » 1992
        « Vessies et lanternes » paru ce 12 mai 2016.

        Cordialement.
        Nathalie Bourset (sa cousine germaine)


      • herope herope 9 décembre 2012 18:33

        Alain Chany a vécu 68 comme l’avénement d’une nouvelle société ce qui lui laisser entrevoir une parenthèse enterrée par les syndicats et l’état !
        Et en tire les conséquences allant vivre pratiquement en ascète en Haute-Loire très rapidement là aussi il se heurtera aux rugueux monde rural et ces incessantes tracasseries ( nous avons nous même habité non loin de lui plus de 4 ans).
        Trop déçu de cette société il rejoint Pavèse dans son analyse.

        www.fa-heropelyon.fr.gd


        • alinea Alinea 9 décembre 2012 19:35

          Mettez-moi sur la piste : je ne fais pas le lien : « Trop déçu par cette société il rejoint Pavese dans son analyse ».


          • herope herope 10 décembre 2012 13:57

            Le dernier titre du livre de Pavése est « le métier de vivre ».

            Chany trop déçu par ce monde qui l’entoure tombe dans un pessimisme extrême (ne ce nourrissant très peu refusant le contact etc..) rejoignant Pavése sur la question pourquoi vivre dans un monde hostile.


            • alinea Alinea 10 décembre 2012 16:41

              J’aime beaucoup Pavese aussi ; pessimisme mais cynisme et dérision !
              À quelle époque avez-vous connu Chany ? ( si ce n’est pas indiscret !) ; moi, je l’ai rencontré début 93 et jusqu’au printemps 2001.

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