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Antwerpen, une histoire de main coupée

A Antwerpen, ville flamande du Nord de la Belgique, le 15 août est une occasion de refaire l’histoire.

Antwerpen_01.jpgJe vous ai souvent parlé de ma ville, Bruxelles. Et si on prenait la route plein Nord. A peine une quarantaine de kilomètre et voilà Anvers ou plus exactement Antwerpen, capitale de province, d’arrondissement, de district.

 Cette année, la fête de Marie tombait un samedi. La journée était superbe. 30°C au compteur. Pas de vent. La journée allait être très chaude. Ce n’était pas mon coup d’essais dans cette ville. Un parking difficile m’avait déterminé de l’oublier un peu. Un samedi, mais férié, donc plus de problème. Mais, je savais qu’Antwerpen rivalisait avec Liège le 15 août dans l’esprit de fête. Il est vrai que les radios francophones sont assez muettes sur ce qui se passe dans le Nord.

Ici, ce n’est pas le peket qui est bu, mais la bière. Le genièvre, qui est aussi une sorte de peket, c’est pour la soirée, dans le travail de réduction de la soif plus alcoolisée. La promenade traditionnelle dominicale, même pour l’Anversois, c’est au départ de la gare et la remontée du boulevard du Meir jusqu’à l’Escaut. Les amoureux du shopping et de la mode s’y poussent, vers les vitrines, avec des regards obliques de passants honnêtes. La mode a, parait-il, vraiment pris ses gallons de noblesse dans la ville. Mais, je ne vais pas m’avancer plus loin dans ce genre de révélations qui me seraient étrangères.

A l’époque, ce quartier privilégié représentait celui des aristocrates. Même, si la ville compte désormais bien plus de classes moyennes, cela n’a pas changé très visiblement du côté des maisons qui bordent cette allée piétonnière, bien large. Y restaurer les dorures n’est pas rare pour faire revivre les lustres d’antan.

"Une ville internationale à dimension humaine", lit-on dans les . "Pour un weekend d’enfer", un peu plus loin. Et, c’est vrai, il y a de quoi faire et voir.

En chemin, ce boulevard central d’Antwerpen fait défiler des habitations baroques pour faire revivre le temps de l’âge d’or, mixées avec des palais de la Belle époque. La gare date de cette dernière époque glorieuse avec un dôme prestigieuse qui ne peut prendre place que dans de grands espaces de fer et d’acier. A côté de la gare, sur 10,5 ha, le zoo. Fondé en 1843, il affiche son grand âge mais rappelle les espèces exotiques avec quelques 6.500 animaux descendants parfois des animaux ramenées lors de l’époque coloniale au Congo.

Au départ, un gratte-ciel, moderne, dénote avec l’ensemble, mais on ne peut s’arrêter à cette impression de déjà vu, dès l’abord du boulevard.

Après le croisement avec le boulevard de ceinture, au centre du fameux Meir, c’est d’abord le peintre David Teniers qui se présente fièrement sur son socle de marbre. Antoon Van Dijck, lui, trônera, sur son socle de pierres, un peu plus loin. Tous de grands peintres flamands qui ont élu domicile à proximité. Jacob Jordaens, autre peintre de la même époque, a aussi posé son chevalet dans les environs.

Sur chacun des côtés du boulevard, les habitations vont donner le tournis aux visiteurs intéressés par ces maisons hautes qui n’en finissent pas d’éblouir avec ses angelots dorés dans des alcôves insérés dans les façades. Un groupe de Japonais s’affaire avec leur mini boîte à souvenirs numériques, à bout de bras suivant le doigt pointé d’une guide.

Le Boerentoren, visible de loin, "Tour des Paysans" représentait, en 1931, fut un projet révolutionnaire comme seul gratte-ciel en Europe. Culminant avec ses 97 mètres de haut, il donne un aspect "New York", année 30. Il restera jusqu’en 1950, le bâtiment le plus haut d’Europe. Pas vraiment, beau, mais, être classé monument historique, donne des obligations que la beauté n’effacera jamais. 

Grands magasins, petits magasins, banques, assurances se partagent ces édifices prestigieux avec des façades dignes d’une époque révolue. Mais, c’est encore plus loin, sur une autre grande place que l’on se retrouvera face au plus célèbre peintre de la ville, Pierre Paul Rubens. Sa maison-atelier va dérouter le visiteur que je suis, l’espace court d’un détour de 100 mètres. Façade renaissance, plutôt austère, avec un aspect baroque à l’intérieur et dans le jardin Renaissance.

En arrière plan, la cathédrale gothique dépasse, déjà, les maisons avec sa flèche unique du haut de ses 123 mètres. C’est sur cette Groenplaats, devant la statue de Rubens que la vue est la plus féerique sur la plus grande église gothique des anciens Pays-Bas, l’Onze-Lieve-Vrouwekatedraal.

C’est ici aussi, que commence la grande foule à l’occasion de la fête de Marie. Les bars à bière sont bondés. Les terrasses, les restaurants affichent complet. On y mange moules et frites avec pizza en entrée. Devant la cathédrale, un attroupement, pour créer l’animation, camouflé à l’identique, on y mime des statues, en vert de gris du bronze. Le potentiel de 24.000 personnes que l’église pourrait contenir, d’après le guide touristique, personne ne songerait à le vérifier sinon pour s’y rafraîchir à l’intérieur.

Le défilé ou la pénitence, au pas d’homme, commence dans un style procession d’Echternach. Plus loin encore de petites échoppes où l’on peut acheter n’importe quoi se bouscule sur la Grand Place, appelé Grote Markt.

Au milieu trône le symbole de la ville, la statue de bronze de Jef Lambeaux (1887) qui rappelle la légende d’Antwerpen. Comme toutes les légendes, elle reste ancrée dans les mémoires bien plus que l’histoire, elle-même. Comme toujours, cela commence par "il était une fois un géant, Druon Antigon qui demandait un passe-droit exorbitant pour le passage sur le fleuve Escaut. La punition des récalcitrants était une main coupée. Le guerrier romain, neveu de César, Silvius Brabo mit un terme à cette pratique et coupa la main de ce géant trop intéressé par l’argent. La ville "Hantwerpen" (jeter la main) garda ce nom jusqu’au 17ème siècle. En libérateur, sa statue tend fièrement cette main coupée. Cette légende explique l’amour de la ville pour la libre circulation dans son port.

Le mot "fierté" est toujours d’actualité dans cette grande ville. La richesse des Flandres ressort de manière très visible au détour d’une rue, d’une avenue ou d’un boulevard, et pas uniquement sur le Meir.

Le mot Anvers, lui-même est aussi d’origine flamande : "werf" (lever de terre). Sur les flancs de la place, l’hôtel de ville aux drapeaux, des maisons des Guildes avec façades à redans regorgent de dorures.

Le XVIème siècle est omni présent sur la place. Jusqu’en 1520, Antwerpen était le plus grand port du monde. Toutes les maisons datent d’après 1583 après le saccage de la ville par Philippe II. Des maisons gothiques à pignons, à croisillons et colonnettes, se perdent en conjectures pour éblouir par leur côté baroque. L’histoire de cette ville sera en berne à la venue de cet espagnol, très catholique, alors qu’à cette époque, le Nord est protestant. En 1576, le coup de grâce était donné à la ville. En 1585, l’Escaut avait été fermé, une première fois, réduisant le port comme une peau de chagrin. Il sera rouvert en 1795, pendant la période française et son renouveau se poursuivra jusqu’en 1815. L’embargo anglais contre Napoléon remis le collier. Il fallut attendre la liberté de la navigation, après une autre période creuse. Cette liberté perdure désormais.

Aujourd’hui, sur la place, en ce jour de fête, les marchands manifestent avec impatience leur envie de vendre, habillés avec les atours de l’époque de Rubens. Vêtements reconstitués que l’on ressort d’année en année pour cette occasion. Les vélos, eux, sont tous harnachés en file indienne, inutilisables dans cette foule.

En prenant ensuite le Suikerrui (le "Canal au sucre"), enfin, nous y sommes, sur les berges de l’Escaut. Déjà, le grand large se fait sentir. On respire. L’Escaut ramène cet air de fraîcheur bien nécessaire. Des berges du fleuve, la vue est large, splendide. On se presse pour embarquer sur le bateau Flandria à la découverte du port. Le tunnel des voitures sous le fleuve, trop loin, ne s’imagine même pas.

Nous sommes à 85 kilomètres de la mer. Quatrième port dans le monde après Rotterdam, Singapour et Hong Hong, il voit passer annuellement quelques 160 millions de tonnes de marchandises. L’ère industrielle y a pris son essor. Après l’indépendance de la Belgique en 1830, le libéralisme le plus débridé de la bourgeoisie francophone repoussera la misère du prolétariat flamand dans les campagnes. Aujourd’hui, on compte près d’un demi million d’habitants. Troisième ville en superficie en Belgique. Cette ville est surnommée ’t Stad ou "koekenstad" par référence aux biscuits servis dans les tavernes avec le café et la chantilly aromatisée d’alcool.

Le commerce et la mer, ici, on connaît sur le bout des doigts. Une véritable tradition quand on est un port de cette dimension. Si, pendant un temps, Bruges était sa rivale, l’ensablement de la ville de Damme a fait perdre à celle dernière et son élan vers la mer au profit d’Antwerpen.

Plus que millénaire, cette ville-port a une histoire à rebondissements dignes d’un thriller d’aujourd’hui. 

Le Steen, château de pierre sur le port, rappelle sa situation fortifiée. Il servit de prison jusqu’en 1827. Aujourd’hui, il abrite le Musée de la Navigation.

L’Inde, Bornéo puis l’Afrique du Sud vont initier un autre commerce celui du diamant. 8% des exportations belges sont concentrés dans le diamantaire. 85% de diamants bruts transitent par Anvers pour être taillés. Un rapport annuel de 79 milliards de dollars par an. Un véritable DiamondLand. "Diamonds Are Forever" chante Shirley.

Les diamantaires se retrouvent plutôt là d’où l’on a commencé la visite, du quartier autour de la gare. Au retour, je rencontrerai, d’ailleurs, quelques habitants qui en font partie de ce commerce et qui sont assez discrets en autre temps. Différent, ce monde-là vit quasiment en district clos. Nous sommes samedi, je le rappelle, le jour du Shabbat. Peu importe la chaleur qu’il fait. Des juifs hassidiques, pour la plupart, sortent leurs habits en l’honneur de ce jour de prière pour se rendre à la synagogue. Après Londres, Antwerpen est le plus grand centre hassidique. (Etre Loubavitch, c’est refusé la mixité).

Pour l’homme, ce sera souvent le schtreimel de fourrure sur la tête, la barbe sous le menton et la jaquette juste au corps en satin noir très brillant. Une coiffe noire de feutre, aussi, très typée qui n’a plus rien à envier au Borsalino. La légèreté du Kippa, elle, ce sera pour le lendemain. Pour les enfants, ce sera la coupe upsherin ou à boucles. La sobriété des vêtements pour les dames et les jeunes filles à talons plats. La liste des choses à faire dans la culture juive ont leurs raisons que l’on ne perd pas son temps à contester mais seulement à constater.

L’islam n’est, d’ailleurs, pas moins représenté dans la ville, mélangé aux protestants et aux catholiques plus ancestraux avec une tolérance apparente ou calculée.

En cette période troublée entre communautés, il s’agit de parler néerlandais ou mieux en dialecte flamand. Nous sommes en pays flamand et le sentiment général est : "Antwerpen, een stad, waar de Vlamigen thuis zijn" (ville où les Flamands sont chez eux). Je ne contesterais aucunement. Le VB détient les votes d’un tiers de la population même s’il a perdu quelques plumes. Je ne vais pas me donner plus de chaleur avec cette pensée.

Très loin de l’idée de refaire les JO de 1920 sur le Geminal Beerschot. Le foot reste le sport dérivatif préféré. Preuve à l’appui, la série de télévision "Fc De Kampioenen" qui n’en finit pas de dérouler ses épisodes avec un humour flamand très caractéristique.

Mais, refermons le guide touristique. Antwerpen vit dans un monde en pleine effervescence. Les dancings et les nuits agitées ont attiré des gens moins bien intentionnés. Il y a des affaires célèbres ou moins flatteuses. Ca sent parfois le roussi. C’est parfois parfaitement loufoque. La promiscuité raciale ne fait pas toujours des heureux. J’en connais que le malthusianisme chatouille. D’autres qui s’y plaisent quand les affaires marchent bien, ce qui est un bon moyen d’effacer n’importe quel trouble de croissance. La population de la ville a brusquement doublé dès 1980. 2.315 habitants au km2, ce qui positionne la concentration de la ville à la tête de la Belgique. 14,61% d’allochtones. Un taux de chômage de 14% que la crise n’a pas arrangé.

Je retrouve, bientôt, mon véhicule et jette un dernier regard, vers ces anversois, d’un autre style, d’une autre culture qui n’ont manifestement pas peur de la chaleur ni froids aux yeux.

Je laisserai pour une autre visite, le Musée Plantin Moretus, le Musée Van den Bergh et celui des Beaux-Arts qui valent, certainement, le détour.

A l’intérieur de la bagnole, la clim va me remettre les idées en place, pour oublier très vite mes derniers soucis avec images rêveuses enregistrées de ce que j’ai vu cetté belle après-midi.

Au retour, d’autres villes prestigieuses d’art et d’histoire, comme Lier (Lierre) et Mechelen (Malines) défileront successivement jusqu’à Bruxelles.

Ce soir-là, la BRT aura reçu ma petite visite. Il y a des moments où, il faut se rappeler que la Belgique est bilingue et un rafraîchissement des langues donne des ailes, apprendre à connaître l’autre Communauté, beaucoup d’idées.

Les images de tout cela, c’est ici, je mets ma main à couper...

 

L’Enfoiré,

 

Citations :

  • « Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n’y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotions d’ensemble. », John Steinbeck

  • « Tu vois les hautes tours s’élever au-dessus des maisons seulement quand tu as quitté la ville. », Friedrich Nietzsche

  • « Fêtes nationales ?... Fêtes religieuses ?... Le peuple n’est pas toujours tellement regardant, quant à l’origine de ses joies. Pourvu qu’il s’amuse, il n’en demande pas davantage. », Francis Blanche

 



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Réactions à cet article

  • Par LE CHAT (---.---.---.148) 26 août 2009 10:25
    LE CHAT

    Salut Guy ,

    je me suis balladé une fois à Antwerpen dans la fameuses rue des diamantaires ,
    ça étincelle , faut mettre les ray ban , sinon en tant que francophones , on peut pas dire qu’on soit les bienvenus dans la capitale du Vlaams Belang , ça craint ! non , ils vont pas vous couper les mains comme sur le blason  , ils coupent court à toute conversation si on cause pas flamand , c’est dommage !

    • Par L’enfoiré (---.---.---.211) 26 août 2009 10:29
      L'enfoiré

      Salut Le Chat,
       C’est vrai, cela me désole très certainement.
       Ils ne font pas de distinctions : celui qui parle français est un « fransquillon ».
       Mon article, je le voulais mi-touristique, mi-réalité.
       

  • Par marcel (---.---.---.52) 26 août 2009 11:55

    @enfoire :

    Un bon rappel historique jusqu’au moment où l’on évoque le cosmpolitisme de cette ville portuaire que plus de 5000 « echte antwerpenaars » quittent par an sans regret et espoir d’y revenir un jour .
     On se prend à rêver de l’époque des grands peintres en lisant ton article et puis en quittant le paragraphe consacré aux Loubavitchs, on se voit rappeler le cauchemar multiculturel et l’impossible coexistence avec les mahométans .
    Je vis dans cette ville mais j’ai hâte de la quitter (levée d’écrou dans 3 ans).

    La mésaventure arrivée au Chat ne m’étonne pas mais le mépris linguistique s’adresse aux
    « Franstalige ratten » et non aux Franse mensen comme le chat .
    Franse ratten , rol uw maten comme on le dit en périphérie de « Degueulasse Vegas » (Bruxelles).

    La Belgique est une création artificielle regroupant sous une même bannière des peuples peu faits pour s’entendre et aux langues radicalement différentes (je suis un peu « Belgie barst », sorry !).

  • Par L’enfoiré (---.---.---.27) 26 août 2009 12:07
    L'enfoiré

    Marcel,
     Sais-tu que j’ai beaucoup pensé à toi en écrivant l’article ?
     Je connais ton « manque d’amour » de la ville. Une phrase t’était dédiée.
     Je n’ai pas de problème pour switcher de langue.
     Bruxellois, cela veut dire : « tenminste tweetaligen » (au moins bilingue).
     Pas de différence entre francophones, cher ami, si ce n’est l’accent peut-être. Faudra un jour s’en rendre compte.
     Pas besoin d’aller très loin de Bruxelles pour ressentir cette « franstalige ratten » attitude. 
     Cauchemar multiculturel. C’est probable. Je n’étais pas sûr que le mouvement était bien Loubavitch. Eux ne se mixent pas avec les autres. Je n’en ai trouvé que dans le quartier de la gare. Tu pourrais en parler plus que moi.
     Nous avons eu une émission très bienfaite à la RTBF dont le titre était « Un pays inachevé ».
     Bizarre, qu’avec la crise et les débrayages des emplois dans l’industrie automobile, qu’on parle un peu moins des problèmes communautaires.
     On ne « bande » plus nulle part, aujourd’hui.

  • Par marcel (---.---.---.52) 26 août 2009 12:20

    @guy :

    Bien joué : l’allusion malthusienne est très bien placée, c’est du grand art ainsi que la densité démographique de la ville.
    Je n’ai pas de réel problème avec le neerlandais du moins quand mon interlocuteur n’a pas le débit d’une mitrailleuse ou parle distinctement sans être perfecte tweetalig .
    J’avoue n’avoir jamais ressenti la franstalige rat attitude à mon endroit mais il est vrai que je fais l’effort de m’exprimer dans leur langue ( très laide au demeurant ) pour leur clouer le bec .

    Il y a g ros à parier que la crisette actuelle va se transformer en crise grave (fermeture du site Opel et liquidation (in)directe de 10000 emplois) et de plus , il me semble que notre H1N1
    ultra médiatisé nous réserve de très mauvaises surprises .

    Le pire est -il à venir ?

  • Par L’enfoiré (---.---.---.27) 26 août 2009 12:36
    L'enfoiré

    Marcel,
     Je pourrais peut-être te rappeler mon coup de gueule dans ce article.
     Parler une langue n’est pas un problème, mais il y a un nombre énorme de facettes à une langue. On pourrait très bien faire son marché et se retrouver, un jour, en justice avec le bec clos. Ce n’est pas pour rien que naître avec une langue fait une grande différence.
     L’histoire et l’image que j’ai ajoutées aujourd’hui en provenance du journal l’Echo est une preuve de plus que Peeters aura du travail dans les temps futurs pour caser ses « surplus » en personnels.
     Le pire à venir ? Cela dépend si on est optimiste ou pessimiste. L’un fera toujours des projets, l’autre broiera du noir en permanence.
     Comme je l’ai dit dans mon « A propos », je suis assez réaliste.

  • Par fergus (---.---.---.219) 26 août 2009 16:33
    Fergus

    Belle balade anversoise, l’Enfoiré. Cela donne envie d’y aller.

    Et d’en profiter, sur les routes du Brabant, entre Bruxelles et Antwerpen, pour se familiariser avec ces villages au passé musical si riche : Kampenhout, Nederokkerzeel, Boortmeerbek, Winkesele, etc... Ah, la Promenade (Wandeling) de Winksele ! Ou ces superbes danses des échassiers (Bezemdans), tout droit nées des 16e ou 17e siècles et écrites en mode archaïque (phrygien ou mixolydien !)

    La Belgique est riche de tant de choses !

  • Par finael (---.---.---.22) 26 août 2009 16:53
    finael

    Salut Guy !

    Si tu avais écrit Anvers, les pôvres français auraient été plus nombreux à lire ton article.

    Je n’y suis jamais allé, mais ça donne envie.

  • Par L’enfoiré (---.---.---.27) 26 août 2009 17:22
    L'enfoiré

    Finael,
     Ecrire Anvers dans le titre m’aurait attiré les foudres de mes compatriotes flamands.
     Je trouve que quand il y a des noms spécifiques à la région et à la communautée, il faut les utiliser.
     Attention, ce n’est pas respecté.
     LIège, c’est Leuk dans la partie flamande, même si Liège est uniquement francophone.
     On arrive à des abérations.
     Lille, connais-tu la traduction flamande ? Rijsel.
     Fourons est devenus Voeren. Encore un lieu qui a une histoire lourde de communautaire.
     Beaucoup de villes trimballent les étrangers et touristes dans les abérations linguistiques.
     Vaut peut-être mieux d’avoir un GPS pour venir chez nous et ne pas regarder les plaques de signalisation.

  • Par Marc Bruxman (---.---.---.123) 26 août 2009 19:53

    Je confirmes que le musée Plantin vaut largement le détour pour ceux qui passent à Antwerpen. Il y a également moyens de profiter de bonnes soirées clubbing dans cette ville. (On est pas très loin des pays bas après tout).

    Reste effectivement qu’il est difficile de s’y débrouiller en Français. En Anglais par contre, cela passe sans problème ce qui est un comble. Alors qu’aux pays bas voisins, on m’a souvent répondu en Français alors que je leur parlais en Anglais, mon accent trahissant ma provenance. C’est quand même plus classe ;)

    Après à l’écrit, le néerlandais ou flammand se lit plutot bien pour peu que l’on ait étudié l’anglais et l’allemand. A force, j’ai presque l’impression d’être à l’aise. Mais la prononciation est pour le moins surprenante.

    En tout cas, un chouette endroit à visiter, je ne regrette pas d’avoir fait une halte sur le Thalys un jour sur mon habituel Paris <-> Rotterdam :)

  • Par L’enfoiré (---.---.---.27) 26 août 2009 19:57
    L'enfoiré

    Marc,
    « Mais la prononciation est pour le moins surprenante. »
    >>> S’il y a un point que je conteste dans votre commentaire, c’est celui-là. Si l’anglais se prononçait avec les mêmes facilités, en prononçant TOUTES les lettres, ce serait une langue très facile. 
     

  • Par Qasar (---.---.---.111) 26 août 2009 20:06

    j’habite en banlieue anversoise depuis 3 ans, et j’ai hâte de quitter cette ville et ces petits esprits.
    Antwerpen est une ville magnifique, mais pour y être bien reçu, il faut avoir bourse bien garnie.
    Une ville beaucoup trop artificielle, clinquante et tape-à-l’oeil pour moi.
    Vivement la quille.

    • Par L’enfoiré (---.---.---.27) 26 août 2009 20:10
      L'enfoiré

      Qasar,
       Merci pour votre témoignage.
       C’est pour aller où dans la suite ? La QuilleLand, c’est où ?

    • Par Qasar (---.---.---.111) 26 août 2009 21:01

      j’ai travaillé aux Pays-Bas quelques années. Les loyers étant selon moi abusifs, je me suis installé à Antwerpen.
      Restructuré en début d’année, je travaille maintenant à Bruxelles. même problématique de prix, je cherche donc du côté du namurois. Cette fois, ce sera pour acheter, et ne plus m’installer dans un appartement-dortoir, ce sera donc jardin obligatoire, et pas en ville. C’est un meilleur environnement qu’à proximité d’un ring pour élever des enfants et leur permettre de jouer dehors.

    • Par L’enfoiré (---.---.---.27) 26 août 2009 21:06
      L'enfoiré

       Qasar,

      Je ne voudrais pas décevoir, c’est vrai, c’est moins cher, mais tout est l’avenant. Je fais souvent la comparaison entre le Sud et le Nord.

      C’est pas le top question habitation. Faut pas rêver, on a toujours pour son argent, quelque part.

  • Par Paul Cosquer (---.---.---.196) 26 août 2009 20:44

    Un article de Guy sans illustration, c’est pas banal. Mais on retrouve le lot des citations finales, ouf ! on est rassuré.

    Mais que de noms imprononçables dans vos contrées alors que chez nous en Bretagne, heu...non rien !

    • Par L’enfoiré (---.---.---.27) 26 août 2009 20:51
      L'enfoiré

      Paul,
       Pas d’illustration qui me convenait à part une que j’ai ajouté sur mon site.
       Comme je l’ai dit en fin d’article : tout est disponible en cliquant sur un lien, ma main à couper.
       Les citations, ça c’est une marque de fabrique imposée. Evidemment.
       « Imprononçable »
      Là, tu pourrais être très étonné. Tu prononces le néerlandais en quelques minutes.
      Les règles sont simples : tu prononce toutes les lettres.
      Attention tout de même « ij » cela ne se prononce pas comme i + j mais comme le son « è ».
      Au tennis, c’était Clèsters, et non pas Clijters. 
       

    • Par L’enfoiré (---.---.---.27) 26 août 2009 20:55
      L'enfoiré

      Pas d’accents en néerlandais.
      La leçon suivante au prochain numéro.

    • Par Paul Cosquer (---.---.---.196) 26 août 2009 21:03

      T’es fou toi ? J’ai déjà du mal à prononcer « tennis » !
      Et « l’enfoiré », ça se dit comment : anwerpzewenuiexocetnen ?

    • Par Qasar (---.---.---.111) 26 août 2009 21:04

      mon nom, bien belge, se termine en -uydt, venant de -uijdt. Beaucoup s’y cassent les dents, alors que cela se prononce comme un « oeil » auquel on ajouter un « t »

    • Par L’enfoiré (---.---.---.27) 26 août 2009 21:08
      L'enfoiré

      Qasar,
       J’ai aussi un nom bien belge du Nord.

  • Par kalon (---.---.---.133) 26 août 2009 21:33
    kalon

    Ta plume est belle, « l’enfoiré » que dirais tu de prendre un verre dans un endroit de Bruxelles qui m’est de coeur « l’imaige notre dame »
    Mais ta plume me fait pensé que l’homme qui la fait courir a perdu ses illusions, sinon son utopie !
    Tu sais, « l’enfoiré » l’utopie se transmet sans quoi l’homme n’aurait pas été !
    Nous devons garder ce petit morceau de terre qui, du fait ( sans trop en savoir ) de certains courants télluriques font de nous des gens bizarres,
    Nos politiciens nous désoyvent, c’est vrai mais cela devient la norme d’un pouvoir à son déclin,
    Je suis né dans une clinique qui avait pour particularité d’étre sur notre frontier linguistique et, un jour d’amusement en notre belle ville, et trés amusés de la chose, l’arpeuteur - géométre et moi méme avont relevé l’endroit.
    Pour comble de mon désarroit, la fatidique frontiére passait en plein centre de la table d’acouchement.
    Que ma téte soit flamande et mes pieds, Wallons, je ne le saurais jamais.
    Outre le fait que je suis d’essence picarde et que la maman de mes enfants est une fransquillonne de Bruges.
    Comprend tu mon désarroi !, je partirais sans avoir été !
    Une bonne chimay, ensemble, qu’en pense tu ?
    Naitre, c’est réver et mourir, c’est, souvent étre frustré !

  • Par kalon (---.---.---.133) 26 août 2009 21:50
    kalon

    Tu sais, le temps n’est plus à l’écriture et ceux qui savent écrire se battent trés mal.
    Nous avons construit des cathédrales, mais nous n’avons pas construit que cela !
    Nous avons reçu notre liberté contre le besoin qu’ils avaient de nous instruire.
    Nous leur avons construit des cathédrales en échange de notre liberté, elles existent toujours, nos cathédrales, certaines ont plus de 500 ans et sont restées fiéres quelqu’en soit l’occupant, Ils ont du nous rendre ce qui appartient à tout homme sa résponsabilité.
     nous ne serons plus jamais coupables, comprend tu la nuance « l’enfoiré » ?
    C’est vrai, quelque soit le chemin qui nous méne à devenir un homme, nous sommes responsables de nos actes vis à vis des autres.
    Coupable, non !
    Tu dois étre un bon, ’ l’enfoiré ’ un Belge, sans doute !

  • Par kalon (---.---.---.133) 26 août 2009 22:04
    kalon

    Tout les jours, je les vois sur mes chantiers, ces imbéciles bardés de diplômes qui, par peur, de se comprendre ’inutiles ’ n’ont d’autre altérnative que transformer mes compagnons en peu de chose !
    Un boulanger n’auras jamais faim, ils le savent !
    Que nous apportent’ils, à par la haine ?
    et nous les nourrissons !
    Diviser pour régner, semer la haine,
    Ces gens sont, vraiment, mal éduqués
    Nous acceptons de les nourrir et de les chausser, pour autant que nos enfants gardent un regard émerveillé, mais qu’ils fassent des putains de celles qui nous sont les plus chéres, Méme nucléaire, ils n’auront pas ce pouvoir.
    C’est si beau, le regard d’un enfant !

  • Par kalon (---.---.---.133) 26 août 2009 22:16
    kalon

    PS/ Elle n’est coupable de rien, la présidente du tribunal de commerce de Bruxelles, elle n’a fait qu’écouter ceux qui l’ont précédés, la pauvre !
    Elle n’a rien fait de mal, mais de temps en temps, il en faut un qui meurt , ils sont, tous, atteint ( la peste - Jean de la fontaine )
    Eh oui, ils n’en meurent pas tous, mais tous en sont atteint..
    C’est elle qui a été désignée pour étre l’ane !

  • Par kalon (---.---.---.133) 26 août 2009 22:44
    kalon

    Ta nostalgie m’étreint !
    Il me rappelle d’un endroit ou le Grand JACQUES et nous, avons refait l’histoire à coup de tournée générale, c’était à « la fleur en papier doré », tu dois connaitre !
    Tel que tu écris Anvers, il a chanté la Flandre.
    Ce sont des chenappants, nos Flamands mais nous les apprécions,
    A part l’argent, que peut’on aimer dans un pays ou, méme, un canard s’est perdu !

  • Par L’enfoiré (---.---.---.240) 27 août 2009 09:40
    L'enfoiré

    @kalon,

    Là, il y a de l’inspiration dans l’air qu’il me faudra pour répondre à sa juste valeur.

    Il faudrait peut-être un peu mieux vous définir, vous même, dans votre « A propos », pour mieux cerner ma réponse.

    Ma plume est belle ? Merci, mais cela cache beaucoup de travail et d’opiniâtreté. Aucun don préliminaire. 

    « l’imaige notre dame » je ne connais même pas. J’ai été voir le site. Je vais me repérer.

    Je suis un bruxellois de souche. Un parfais zinneke de la tête au pieds et qui a l’audace d’en être fier.

    « perdu ses illusions » Là, c’est mal me connaître. Je suis un rêveur, mais pas utopiste, cela se rapproche trop du mot « pompiste ».

    Mon « A propos » donne une bonne approche de ma pensée.

    Je ne dirai jamais « tous pourris » même pas pour les politiciens. Ils font partie du « système » et ils sont le reflet de notre propre médiocrité à les élire.

    « Naitre, c’est rêver et mourir, c’est, souvent être frustré ! »

    Absolument. Car chez moi, il n’y a pas d’après.

    « le temps n’est plus à l’écriture »

    Là, c’est tout le contraire. La révolution se passe derrière des claviers et pas dans la rue.

    L’homme est responsable de son laxisme. Coupable, ça c’est une question personnelle et de sa conception de ce qu’est la culpabilité.

    « c’est si beau le regard d’un enfant »

    Le problème, c’est qu’ils deviennent très vite grands et que souvent, les parents n’ont pas appris à l’être. J’ai une très confiance dans les jeunes et s’il y a des ratés, c’est que nous n’avons pas assez cherché les manières d’ « assurer ».

    « Nostalgie »

    Le passé est là, comme base de notre présent. Notre futur ne sera que ce que notre présent voudra bien corriger. Nostalgique pour les suivants. Absolument. car nous avons eu de bonnes périodes.

    Le Grand Jacques est mon maître à penser. Je n’habite pas très loin de sa maison natale à vol d’oiseau.

    Voilà, pour une première.

  • Par Sidi KhaledI (---.---.---.107) 27 août 2009 09:59
    GHEDIA Aziz

    Merci l’enfoiré pour cet article. 
    ça a reveillé de bons souvenirs en moi. J’ai visité ANTWERPEN deux fois ; Et effectivement la chose qui m’a le plus impressionné c’est le quartier des diamantaires ; J’en connais même un : Mr MEZIA ; passaez-lui mon bonjour au cas où vous y retournerez.

    • Par L’enfoiré (---.---.---.240) 27 août 2009 10:06
      L'enfoiré

      Sidi Khaled,
       Je vais vous faire un aveux. Je n’ai pas encore visité le DiamondLand.
       C’est toujours planifié.
       Histoire de femmes, les diamants. Pour moi, à part sa dureté, je ne prends pas mon pieds en ajoutant des diamants à mes mains.
        

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