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HADOPI, ou un Hommage Absurde et Désespéré aux Obsédés du « Piratage sur Internet »

Suite à la présentation du projet de loi « Création sur Internet » qui devrait prochainement être discuté au sein de l’assemblée nationale, il est permis de s’alerter au sujet de ce projet de loi, qui semble-t-il, dénonce clairement l’ignorance de ceux qui le soutiennent : ignorance des enjeux de la société de l’information telle qu’elle se présente devant nous ; ignorance des réalités sociologiques d’une génération connectée ; ignorance, enfin, des réalités techniques du fonctionnement des réseaux et des logiciels qui le composent.

Un air de… déjà vu !

Il ne s’agit pas de la première tentative de museler Internet afin de le transformer en un système centralisé ressemblant étrangement au Minitel ; cette dernière tentative étant la loi Dadvsi étudiée en 2006. Comme pour Dadvsi, l’urgence est déclarée ; comme pour Dadvsi, ce texte est annoncé comme le remède miracle contre le téléchargement non autorisé d’œuvres sur les fameux systèmes peer-to-peer ; comme pour Dadvsi, des mesures « techniques » de contrôle d’usage sont imposées ; comme pour Dadvsi, l’interopérabilité est méprisée ; comme pour Dadvsi, enfin, le logiciel libre est ignoré, et ses utilisateurs menacés.

Le tout pour se retrouver au point zéro, c’est à dire le même que celui auquel on se trouve à cet instant, pendant que des artistes souffrent de la réalité d’un système de perception de droits archaïque, organisé autour de la copie, et qui donc pour fonctionner nécessite de ce fait un système de gestion de copie organisé ; c’est à dire — par définition — l’inverse de ce qu’est Internet.

Des fondamentaux économiques bancals.

L’axiome à la base de ce projet de loi est le suivant : opposer de la résistance aux échanges informationnels sur le réseau, pariant que grâce à une logique de « vases communiquant », l’énergie qui se dissipe des résistances va converger vers les circuits organisés classiques — ceux seuls permettant actuellement la rémunération des ayants droit — du fait qu’il seront alors plus compétitifs face à un réseau où les coûts et les risques de transport seront devenus subitement élevés.

Il est permis de douter franchement de cette idéal mécanique de report des flux de trésorerie. C’est négliger qu’il y aura toujours des énergies pour résister à la résistance. Ne serait-ce par exemple parce qu’on pourrait se demander à un moment ou un autre si pourchasser ses clients pendant dix années est un modèle économique fiable ; le tout au nom bien sûr de la rémunération des artistes.

Pour donner un exemple de logique similaire, en 1845 un célèbre pamphlétaire encourageait [5], lui, de « faire une loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets, rideaux, vasistas, œils-de-bœuf, stores, en un mot, de toutes ouvertures, trous, fentes et fissures » pour lutter contre une soi-disant concurrence déloyale que faisait le soleil aux fabricants de chandelles. Son raisonnement de base — humoristique en ce qui le concerne — était pourtant précisément le même que celui qu’on entend aujourd’hui : « Si vous fermez, autant que possible tout accès à la lumière naturelle, si vous créez ainsi le besoin de lumière artificielle, quelle est en France l’industrie qui, de proche en proche, ne sera pas encouragée ? »

Demain, Hadopi sera un étage de plus sur un échafaudage fragile qui s’obstine à créer un besoin artificiel de payement de la dîme à une industrie inapte à s’adapter.

Une réalité ouvrant d’autres perspectives.

Ça peut sembler être une vérité de La Palisse ; mais les gens qui s’intéressent aux produits issus de l’industrie culturelle ne font qu’acheter ce qu’ils connaissent. D’ailleurs les statistiques effectuées sur les échanges hors marchés entre internautes ne démentent pas ce propos. Donc si, en effet, les échanges entre internautes peuvent avoir pour effet de nuire à la vente des artistes les plus connus, ils ont aussi un effet catalyseur important en termes de découverte de nouveaux artistes. Plusieurs études (voir [1]) tendent ainsi à démontrer que l’impact sur la baisse des ventes de disques, des échanges de fichiers entre internautes, tombe dans l’incertitude de la mesure, au même titre que de nombreux autres facteurs.

Par ailleurs, des études concernant les échanges ouverts de fichiers musicaux laissent apparaître une nette place à la diversité qui caractérise un réseau ouvert (voir [1]), avec 80% des œuvres les moins populaires mobilisant plus de 35% des usages. En comparaison, dans le contexte d’une vente oligopolistique telle que le défend le projet de loi « Création sur Internet », ces même 80% des œuvres les moins populaires mobilisent moins de 5% des usages. Ainsi, Internet pourrait se révéler être un catalyseur sans précédant pour l’épanouissement de la culture, à condition de créer des conditions de rémunération de la chaîne de production qui soit adaptées à sa nature décentralisée ; plutôt que de créer une hiérarchie artificielle de la diffusion de l’information pour adapter Internet à des méthodes aujourd’hui révolues.

De plus, lorsqu’il est question de rémunération de la création et de la culture à l’heure d’Internet, pourquoi se limiter à celle défendue par les industries et « officiellement » distribuée ? De nombreux créateurs de grande qualité grouillent sur Internet, et ne disposent d’aucune rémunération concernant leur production car jusqu’à maintenant le législateur s’est uniquement concentré sur le volet répressif, sans jamais s’évertuer à poser le problème cartes sur table. Trouvez vous normal, par exemple, qu’un site comme Wikipedia, qui met en avant des valeurs de partage avec des conditions permissives de réutilisation, 10e site le plus visité de l’Internet Français [3], soit obligé de se financer par les dons de ses visiteurs ?

Des principes curieux d’application de la « justice ».

On peut lister un certain nombre d’objections (source : [6]) sur les méthodes proposées par ce projet de loi :

  • Des mesures d’exception prévues pour les services de police luttant contre le terrorisme sont étendues à la lutte contre l’échange non autorisé de musiques et de films.
  • Des sociétés privées sont incitées à rechercher des infractions pénales sur Internet.
  • Un relevé informatique n’est pas un élément de preuve suffisante : comme s’il s’agissait de juger un crime sur la base de simple empreintes de pas laissées au sol.
  • La loi prévoit des peines automatiques, en rompant avec la présomption d’innocence, alors qu’il est de notoriété publique que les preuves avancées sont clairement insuffisantes.

Peut-être est-ce à cause de ces raisons, ou peut être d’autres encore, que différents « groupuscules », comme s’abaisse à les nommer Mme la Ministre, se sont opposés à ce projet de loi ou à des projets similaires. Parmi eux, la Cnil, l’Ufc que choisir, le parlement européen, la Suède, et la quasi totalité des associations liées au monde de l’Internet et du logiciel libre. En fait, les conditions d’application de cette loi sont si abusives, qu’elles pourraient tout à fait profiter à des groupes de pression organisés. Peut être demain des internautes innocents se feront racketter par un organisme mafieux situé à l’étranger, et pour être sûr que leur adresse IP ne soit pas injectée dans des réseaux de téléchargement, vireront une petite somme d’argent sur un compte situé dans un paradis fiscal, faute de quoi ils risqueraient une suspension de réseau sans procès, ni jugement.

Une dépossession organisée des ordinateurs personnel.

En ce qui concerne le cœur du projet de loi, il est concrètement « d’exclure de la toile » les gens qui ne se conformeront pas à la règle. Il s’agit d’une idée brillante, à supposer qu’il existe un dehors, mais la réalité est que Internet est un espace public. Conséquence de cela, la réponse proposée pour exclure le trafic « nuisible » est une espèce de filtrage généralisé, une mise à l’écart, on à même pu entendre parler clairement de « liste blanche ». Il a par ailleurs été nommé du bout des lèvres de fameux « moyens de sécurisation de la connexion ». Il serait intéressant que lors des débats soit explicité concrètement ce que seront ces fameux moyens.

Pendant les débats de la loi Dadvsi, il a été question de ce qu’on appelait des « Mesures de Restriction Digitales » (DRM), c’est-à-dire concrètement des dispositifs de restriction d’usage. Le fonctionnement de l’ensemble de ce genre de dispositif est par définition basé sur le principe que l’ordinateur devient une terre d’ambassade appartenant au fournisseurs de contenus, au lieu d’appartenir à l’utilisateur comme il se doit. Malgré des apparences éloignées, reviennent donc à ce propos les mêmes interrogations que celles qui ont conduit à la débâcle du projet de loi Dadvsi. Où sont les garanties d’égalité d’accès à l’information ? Où sont les garanties d’indépendance face à des acteur organisés en oligopoles ? Où sont les garanties de transparence, d’interopérabilité, le rapporteur s’y étant publiquement montré hostile (voir [2]) ! Où est la garantie d’accessibilité au réseau à partir de logiciels libre ? On peut donc se demander en quoi consisteront ces fameux « moyens de sécurisation de la connexion » et à qui ils profiterons dans les faits, en nous rappelant de l’affaire du rootkit Sony XCP [7].

Conclusion.

Espérons que ces différents point auront l’occasion d’être abordés en séance. Si comme moi vous êtes préoccupés par l’avenir d’Internet, vous devriez relayer l’appel lancé par La Quadrature du Net, qui invite chaque citoyen à draper de noir chaque site internet — portant ainsi le deuil d’un réseau neutre — et à contacter son député pour lui exposer ses doutes face à ce projet de loi.

Références

[1]
Philippe Aigrain, Internet et création. Comment reconnaître les échanges hors marchés en finançant la création ?, In Libro Veritas, 2008.
[2]
April, Riposte graduée : le rapporteur s’oppose à l’interopérabilité, l’April appelle à la mobilisation, 2009.
[3]
Génération NT, Mediametrie : Wikipedia également dans le top 10 français, 2007.
[4]
Assemblée Nationale, Projet de loi création sur Internet, 2009.
[5]
Frédéric Bastiat, Pétition des fabricants de chandelles, 1845.
[6]
La Quadrature du Net, Dossier HADOPI : cartes sur table, 2009.
[7]
Wikipedia, Extended Copy Protection.

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58 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 2 mars 2009 09:53

    Voui, tout le monde sait que ce texte ne fera que retarder l’échéance en créant une usine à gaz inutile et inquiétante.

    C’est bizarre, à part il y a quelques années Demian West, je n’ai jamais vu personne défendre ces textes ici. Ni sur aucun autre forum.

    En 2006, les industriels avaient dit aux députés : "faites-nous confiance, c’est le bon texte, il faut faire vite, ça va résoudre le problème". Et on avait sanctifié les DRM, que les industriels ont abandonné deux ans après. Je ne pense pas qu’il puisse rester de député dupe de la manip. A part Lefebvre, peut-être ?


    • ObjectifObjectif 2 mars 2009 14:47

      Bonjour,

      On peut parler, et on peut aussi agir, comme ceux qui ont créé une association fournisseur d’accès internet comme FDN : avec votre association, c’est vous qui décidez, vous êtes responsable de votre destin...

      http://www.fdn.fr/Internet-libre-ou-Minitel-2.html

      Quand à la copie des chansons, tout le monde voit bien que c’est un prétexte. Il suffit d’enregistrer les chansons à la radio. Apple fait même la pub des outils pour reconnaitre les chansons à la volée : encore un outil de pirate !

      En fait, il s’agit bien de pouvoir contrôler votre temps de cerveau, en empéchant l’accès aux sites qui parlent différents et qui gènent, comme :

      Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française 					

      Vrai, faux ? En tout cas, bizare que l’information n’ait pas été reprise dans la presse officielle, ou l’auteur attaqué au tribunal...

      Il faut dire que le site http://www.voltairenet.org a déjà subi des attaques fortes sur internet, mais qu’il résiste, en s’exilant de France...


    • bob 2 mars 2009 10:14

      Vaste programme que cette nouvelle mesure coercitive. A un moment ou nul ne saurait influer sur les organismes financiers locaux, certains esprits particulierement egocentriques pensent qu’ils pourront regenter le net.
      Faut-il en rire ou en pleurer ?

      Beaucoup d’etrangers en France utilisent des moyens paralleles pour leur acces au net. Aucune retorsion n’a jamais ete pris a leur encontre malgre un temps de telechargement sensiblement plus important que ce que peuvent imaginer les shadoks. Au vu de la porosite des informations pour un telechargement plus efficace, la loi HADOPI sera bien inadaptee.

      Enfin a tous ceux qui pretendent lutter pour la justice alors qu’ils sont l’artisan de son contraire criez : vive le telechargement libre.


      • Nathan Nathan 2 mars 2009 10:22

         Texte hallucinant...

        Personnellement je suis pour cette loi Hadopi. Le rapprochement avec le minitel peut se faire dans le sens où cette loi "francisera" (sic) le réseau français. Mais la comparaison s’arrête là. Car si j’ai bien compris l’objet du texte de loi il s’agit d’une part de mettre en place une commission, autorité supérieur pour régir le net français, comme le CSA pour la télé (-12ans, -18ans, carré blanc, etc.) ; chose qui n’existait pas pour le minitel. Et d’autre part mettre en place des sanctions, sans doute "graduées" (terme qui n’apparaît pas dans le texte), afin de punir les contrevenants à la loi. Cela peut être bancal, comme tout projet de loi, cela a le mérite d’exister. Et je pense que c’est meilleur que Dadvsi...


        • Zkyx 2 mars 2009 10:31

          La problème, c’est que les "contrevenants", ça peut être n’importe qui, on parle ici de loto. Exemple : un tracker bit-torrent utilise des IP fantomes, une de ces IP se trouve être la votre et le robot-hadopi la repère. Ben BAM, e-mail ou courrier de menaces alors que vous avez jamais essayé de charger le truc en question. Super non ?
          Comparons ça au réél comme ils aiment bien (mal) le faire : on vous vole votre voiture, et on renverse un piéton avec : ben c’est votre faute car nous n’avez pas assez sécurisé votre caisse contre le vol... eh oui, logique !


        • Nathan Nathan 2 mars 2009 10:49

           Ca peut être techniquement compliqué, mais un minimum est possible. Internet c’est le chaos, qui plus est investi par tous les plus grands rapaces qui existent sur terre : consommation, espionnage, armées, sectes, etc. En France, les fournisseurs d’accès internet (FAI) ou providers, se sont réduits ces dernières années. Une législation peut les obliger à mettre en place ces sanctions de la manière la plus juste possible... En plus ça leur donnerait du boulot, ça fait moins de chômeur (mais c’est une mauvaise raison...).


        • Forest Ent Forest Ent 2 mars 2009 11:26

          Ah tiens si : quelqu’un défend ce texte.  smiley  smiley


        • Nathan Nathan 2 mars 2009 11:27

          La réponse donnée dans votre premier lien est bien entendu une réponse politique poussée par des lobbys de consommation (liés à l’argent). Les FAI n’ont pas à donner leur avis sur ce sujet. Qu’on soit bien clair : internet est aujourdh’ui un trou noir. Qui plus est développé sur une structure informatique réalisée pour et peut être par des chercheurs qui travaillaient avec l’armée américaine (http). Alors de 2 choses l’une, soit on laisse nos gosses se former, s’instruire, s’éduquer avec ce délire total. Soit on fait du protectionnisme français pour au moins protéger nos gamins français, et on met en place un minimum de mesures. Agoravox est un média francophone, en langue française, je ne comprend pas que si peu soit d’accord avec moi. Ou alors c’est l’avidité, dixit Peter Sloterdijk, philosophe allemand, récemment dans philosophie magazine.


        • Forest Ent Forest Ent 2 mars 2009 11:41

          @ Nathan

          De quoi donc parlez vous ? Penseriez-vous que le but de HADOPI est de protéger les enfants ? smiley

          Quelle drôle d’idée. Non, il s’agit juste de protéger la MPAA et ses films produits à 70% aux US.

          Vous êtes victime d’une propagande qui essaie de faire croire qu’il y a un lien entre les sujets pénaux, comme diffamation et pédophilie, et commerciaux purs dont il est question ici. Cette loi servira à renforcer les moyens de cette propagande.


        • Mouche-zélée 2 mars 2009 12:10

          Nathan

          Allez donc faire un tour sur le site de la répression des fraudes et vous verrez que dors et déjà aucun FAI ne respecte la loi !
          AUCUN !

          La délinquance s’est industrialisée voilà tout .
          Le cout de cette délinquance d’entreprise est payée par le plus petit dénominateur commun : le citoyen .

          J’aimerai bien faire une perquisition chez tous nos hommes politiques favorables à l’HALIOPI .
          Il est fort à parier que je trouverai tant des mp3 sans DRM, des CD, des DVD, des VHS, et des copies d’ouvrages à reproduction et diffusion interdite .
          C’est une certitude !

          "L’UMP joue les saintes assises sur une pelle" alors qu’ils ont négligé de payer les droits d’auteur pour utiliser une musique pour leur propagande.

          En procès actuellement ils se proposent de verser 1€ de dommages et intérêts !

          Qui est l’exemple ?


        • Kalki Kalki 2 mars 2009 12:11

          Peur

          Peur de l’inconnue, peur de l’avenir, peur de ce qui pourrrait arriver, peur des étrangers.

          Peur de la diversité.

          Internet c’est la diversité.

          Internet c’est la liberté.

          On ne controle pas la liberté, ou alors ce n’est plus la liberté
          .

          On ne peut prévenir certain maux avant qu’ils arrivent, et on en à pas le DROIT.

          La boucle rétroactive est au moin quelque chose de légale , morale, éthique.
          Quelque chose est condamnable quand le crime est commis, pas avant. La police, le pouvoir judiciaire intervient.

          ON ne doit pas chercher a tout controler, a tout barricader, emmurer, et le tout avec des barbelés à cause d’une peur sécuritaire.

          Pensez a vivre, et laissez les autres vivres.

          Ce qui est vraiment un crime sera punis, en temps et en heure.

          1984 : Le crimpe par la pensée ? Ca vous rappelle quelque chose ?


        • Nathan Nathan 2 mars 2009 12:14

          @ Forest Ent : Vous avez raison. Je vais plus vite que la musique..

          @ Shawford : Il est vrai que je suis parfois tranchant et intransigeant. Le fait que mon père soit un militaire en retraite et que je sois actuellement chômeur n’y est sans doute pas pour rien.. Le problème est que j’ai du mal à suivre des débats intéressants sur des sujet d’actualité notamment sur ce forum qui est la pointe de la crème des forum d’internet en web 2.0 (le phpbb v2 était pas mal non plus). Le seul dossier fourni est celui du 11 septembre 2001 qui commence à me gaver grave. Je pourrais préparer un texte à ce sujet.


        • Mouche-zélée 2 mars 2009 12:47

          Nathan

          Bon courage si vous écrivez sur le 11 septembre !
          En 8 ans les USA n’ont jamais rien réussi à prouver, RIEN, la version a changé plusieurs fois en public de la bouche de GW Bush (j’ai les vidéos pour alimenter votre article, 6 versions différentes )

          Désormais des centaines de maquettes ont été réalisées pour reprosuire à l’échelle 1/100 éme le 11 septembre .
          Même en multipliant les impacts, le kérosène, les charges PERSONNE n’est parvenu à un résultat au moins approchant, encore moins à un effondrement à la verticale la plus parfaite reproduit deux fois la même journée avec des avions de types différents et des impacts à angle différent .
          Même les maquettes où l’acier a été remplacé par de l’aluminium ont résisté !

          Je vous conseille de ne pas tomber dans le travers habituel des adeptes de la version officielle, faire dire aux contradicteurs qu’ils ont une théorie obligatoirement, ce n’est pas le cas.

          J’ai une formation de dessinateur projeteur en métallurgie et plus de 15 ans d’expérience chez le leader Européen du domaine, comme d’autres içi sont architectes, ingénieurs, ou autre .

          Nous ne donnons aucune explication à ce qui s’est passé, ne parlons d’aucune théorie, ne parlons d’aucune technique ni d’aucun commanditaire.
          Pour tout dire on s’en fout totalement .

          En revanche nous refusons de continuer à être pris intégralement pour des crétins .
          Qui a fait quoi on s’en fout totalement, il ne reste qu’avec les données résultant de la versions officielle ce tour de force est tout simplement deux fois impossible .
          (et même trois fois avec la tour N°7 à l’architecture très différente mais étant également tombée à la verticale la plus parfaite)


        • survol 2 mars 2009 13:43

          à Zkyx,

          Pour continuer dans la comparaison avec la voiture. C’est même pire que ça, il n’y a aucun besoin de voler votre voiture, il suffit simplement qu’un chauffard à l’autre bout de la France utilise des fausses plaques pour que vous soyez inquiété. Ceci dit, c’est dans la ligne droite des radars automatiques...



        • La Bourrique La Bourrique 2 mars 2009 13:46

          DW est de retour avec un nouveau pseudo
          On pourrait presque le croire.
          Sauf que la copie fait pâle figure face à l’original, qui maitrisait un peu mieux l’art de la polémique, de l’argumention et du troll caché.


        • Nathan Nathan 2 mars 2009 14:11

          @Shawford, Mouche-zélée et Zkyx : ridicule...

          @La bourrique : C’est qui ce Demian West ???


        • K K 2 mars 2009 15:06

          @nathan :

          Demian West est un artiste peintre polemiste qui postait naguere ici.


        • Zkyx 2 mars 2009 15:47

          Nathan, je suis d’accord, c’est ridicule de vouloir faire d’un tel concept fumeux une loi smiley.

          Pouvez-vous m’expliquer comment vous justifieriez cette "justice" style ticket de loterie à l’envers ?

          Ce bon vieux Demian aurait en effet su égayer trollement ce fil de discussion !


        • Nathan Nathan 2 mars 2009 16:08

           Bon, alors pour les morts sur internet, je préconise une rubrique "nécrologie", à droite en dessous des autres. Avec informations historiques sur le passé de la dite personne : Agoravox n’est pas si vieux !! ... Ou alors la philosophie, au choix...

          @ Zkyx :
          "Pouvez-vous m’expliquer comment vous justifieriez cette "justice" style ticket de loterie à l’envers ?"
          C’est simple. L’instance en question gère, pour la France ou le pays francophiles, à la fois le bon déroulement de l’application de la loi par les providers/FAI (aidé si possible par des citoyens invisibles ou invincibles de bonne volonté) et à la fois la mise en place de nouvelles législation, à l’instar du CSA.


        • Mouche-zélée 2 mars 2009 16:25

          Nathan

          Je devrai dire pauvre Nathan.
          Apte à tout avaler sans aucun esprit logique et sans aucune preuve, ha ha ha

          Allez, tu as gagné la loi HALIOPI c’est le top du top et les 11 septembre c’est un miracle de la technique .
          Franchement tu fais partie des vedettes de la lobotomie apparement .
          Tes arguments brillent par leur absence .


        • Zkyx 2 mars 2009 16:42

          Mais voyez-vous Nathan, le problème c’est qu’il n’y aura pas d’"instance" dédiée à cette tache, mais en l’occurence un "robot" (un programme en fait) qui enverra à la louche les e-mails aux propriétaires des IP "frauduleuses" ou détectées comme telles (les fameuses IP fantômes dont on parlait + haut, avec l’exemple "ridicule" des fausses plaques d’immatriculation).

          C’est comme pour les radars automatiques, sauf qu’on a pas besoin de faire d’excès de vitesse pour être pris (même pas besoin de passer la seconde)...


        • Nathan Nathan 2 mars 2009 17:46

           Deus ex machina.

          Les américains sont définitivement une bande d’abrutis.

          Tu honoreras les morts.

          La loi hadopi, pour. Last.

          Ciao.


        • Canine Canine 3 mars 2009 02:40

          "Internet c’est le chaos, qui plus est investi par tous les plus grands rapaces qui existent sur terre : consommation, espionnage, armées, sectes, etc."

          Hors sujet.
          La loi hadopi n’a aucunement pour objectif de permettre aux FAI de sanctionner les espions, les armées, et les sectes, vous mélangez tout.


        • Zkyx 2 mars 2009 10:24

          Eh oui, ce texte délirant repose sur une vision archaique et rétrograde du net.
          En même temps quand les seules personnes à qui on demande leur avis sont des industriels du divertissement (et non de la "culture" comme on en entend trop souvent), faut pas s’étonner. Où sont les associations de consommateurs ou même les FAI (je ne parle même pas des internautes superbement ignorés of course) ?

          En plus j’ai parfois l’impression que ce bazar fait sur le piratage n’est que de l’emballage, la partie émergée de l’iceberg.
          On parle quand même d’introduire des notions de "filtrage du net", et de "présomption du culpabilité" dans des textes de loi ! Je sais pas vous mais je trouve ça gravissime quand on pense aux dérives que ça peut occasioner. Bienvenue dans le royaume de l’arbitraire. "T’as pas installé notre logiciel espion payant qui marche que sous windaube, hop tu raques"...
          Sans parler qu’après on ira faire la morale à la Chine, nous le pays des droits de l’actionnaire, euh je veux dire des droits de l’homme...

          Sans compter qu’il est évident qu’en pleine dépression economique, la chose la plus urgente à faire est d’essayer (en pure perte) de sauvegarder le pouvoir d’achat de P. Nègre ou du groupe Kyo.
          Mais comme dit, le but est peut-être ailleurs...


          • idoric 2 mars 2009 10:36

            Je rappelle que la quadrature du net qui a suivi ce dossier depuis le début a lancé un appel à réactions : contacter son député, réitérer l’action de blackout des sites qui a eu lieu en Nouvelle Zélande (et qui a abouti à l’abandon du projet de loi équivalent)… :

            http://www.laquadrature.net/fr/APPEL-HADOPI-blackout-du-net-francais


            • Kalki Kalki 2 mars 2009 10:37

              Avant que le monde s’accélère et se marchande, on avait inventé le domaine publique.

              Sur le principe, tout oeuvre va dans le domaine publique, 50 après la mort de l’ "Artiste".

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Domaine_public_en_droit_de_la_propri%C3%A9t%C3%A9_intellectuelle_fran%C3%A7ais

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Domaine_public

              Il y a aussi l’équivalent dans les brevets scientifique et technologique.


              La mentalité a changé ... le monde a changé, et la société est devenue une société de consommation ou devrais je dire de production de bien et service inutile, payé au prix fort avec une rémunération ridicule (de l’ordre de moins de 1% des bénéfice comme le respect qu’on leur donne) pour le maitre d’oeuvre, l’ouvrier du réél, ou l’artiste.

              Imaginez, dans 50 ans (ou plus, si ils changent la loi), tout ce que vous avez, tous l’ information au sens large, disponible en notre temps, serait libre.

              Il y a de quoi tomber de haut ... car toute cette information ... suffirait largement a divertir, instruire un etre pour TOUTE SA VIE !

              Ce postulat pourrait faire changer la vision de l’échange sur internet.


              PS : Arrettez d’écouter la radio.

              Téléchargez gratuitement, librement des artistes sur des sites comme JAMENDO

              http://www.jamendo.com/fr/

              PS : Ces artistes vous pouvez les rémunerer directement si vous les aimez.



              • Mouche-zélée 2 mars 2009 12:54

                Kal Ki

                Nous en sommes même à breveter l’ADN
                qui normalement, lui et ses maladies, sont du ressort du patrimoinse de l’humanité .

                A moins que les labos en ayant breveté des séquences ne se déclarent responsables de ces séquences d’ADN.
                Dans ce cas nous tenons les détenteurs des brevets responsables des maladies liées à ces séquences d’ADN .
                A grands pouvoirs, grandes responsabilités .

                Là les culs bénis n’ouvrent pas la bouche alors que faire breveter l’ADN c’est vendre l’humanité, c’est bien plus grave qu’un simple avortement, ça nous concerne TOUS
                  smiley



              • TSS 2 mars 2009 10:50

                tout le mon sait que cette loi est un faux nez et qu’à terme c’est contrôler et museler le"net" qui est dans la

                ligne de mire ... !!


                • alphapolaris alphapolaris 2 mars 2009 11:02

                  Cette fois, la guerre est déclarée. Face à des députés, soit-disant « représentant du peuple », mais qui ne représentent que des intérêts minoritaires et privés, la seule issue est la désobéissance civile et le maquis, fut-il numérique. Ajoutons que faire passer cette loi en plein milieu d’une gigantesque crise qui enfoncera toute la population au profit de quelques nantis n’est vraiment pas une très bonne idée.

                  À lire, cette fiction très intéressante de ce que pourrait engendrer cette loi :
                  http://www.pcinpact.com/link.php?url=http%3A%2F%2Fwww.isoc.fr%2Flci_boomerang.pdf


                  • Mescalina Mescalina 2 mars 2009 11:29

                    Liberté, rétrograde etc... Le décors est planté, rien de neuf.

                    Question fondamentale, dont j’attends toujours, de la part des "défenseurs des libertés" (des pirates), une réponse CLAIRE, réaliste et plausible :

                    Quid de la rémunération des artistes ? Comment on fait ?

                    D’autre part, Internet est nouveau, sur l’échelle du temps. Nombreux sont ceux qui se plaisent à être "précurseur", à se dire "un jour ça va payer je gagnerai ma croutte en pouvant me consacrer à mon art", ceux la continuent à psoter gratuitement, à faire des myspaces etc.

                    Les artistes "reconnues" touchent encore assez pour ne pas subire cette baisse des recettes.

                    Et puis il y en a pleins d’autres qui ont jeté l’éponge, car la perspective de jouer dans son garage de 15-18h le dimanche soir après une semaine harrassante pour alimenter un myspace ne fait pas vraiment réver.

                    Comment on fait ?


                    • idoric 2 mars 2009 11:51

                      Déjà, il y a un domaine qui n’a plus rien à prouver par l’exemple : faire du logiciel libre, c’est un métier qui permet de faire vivre sa famille.

                      http://www.april.org/articles/livres-blancs/modeles-economiques-logiciel-libre

                      Quand on fait du logiciel libre à moitié, c’est-à-dire qu’on distribue sous licence libre mais qu’on ne profite pas des opportunités du bazar [1], alors dans une très large majorité des cas ça ne marche pas. Certains pensent (et j’en fais parti) que c’est pour ça qu’il n’y a pour l’instant que peu de grand succès en dehors du logiciel libre, d’autres pensent qu’il existerait une différence fondamentale entre les œuvres logicielle et d’art. Ceux qui entrent dans cette deuxième catégorie ont largement réfléchi à des modèles économiques alternatifs :

                      http://www.ilv-edition.com/librairie/internet_et_creation.html

                      [1]http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cath%C3%A9drale_et_le_Bazar


                    • Mescalina Mescalina 2 mars 2009 12:04

                      SHAWFORD : mais encore ?

                      Et sinon, pour la création musicale ?


                    • idoric 2 mars 2009 12:35

                      > « L’oeuvre artistique en elle même se caractèrise par sa finalité intrinséque d’achévement parfait une fois créée. Elle ne sert ensuite à rien d’autre. »

                      C’est un avis effectivement répandu, moi je pense que pour une grande part c’est une façon de vivre l’art qui s’est imposé dans nos mœurs, mais qui intrinséquement n’a pas de raison d’être. Je me sens très proche des idées de John Perry Barlow [1].

                      Ceci étant dit, même si je ne suis pas d’accord sur ce point, vous noterez que j’ai pointé vers un document très fouillé (et que j’ai évidemment lu, mais aussi relu) qui ne contredit pas votre point de vue sur la question.

                      [1]http://www.freescape.eu.org/eclat/2partie/Barlow/barlow2txt.html


                    • Mescalina Mescalina 2 mars 2009 13:02

                      SHAWFORD :

                      "La production c’est le processus industriel externe à l’artiste, la rémunération reposait jusqu’à l’avénement du numérique sur la production en série de supports matériels. Et ils ne sont en fait justifiés que par le corrolaire de la mise en place d’un réseau de comercialisation et de distribution. "

                      "Un artiste n’interprète pas chaque mp3 gravé sur CDS"

                      etc... Vous avez des idées, mon petit cerveau de jeune femme retient juste la "licence" comme moyen de rémunération.

                      Donc une "licence globale". Pour télécharger ce que l’’on veut, par kilos. Je passe le fait que "ce que l’on veut" n’est pas exhaustif. Moi, je veux rémunérer les artistes dont j’achète les CD (la musique, sans parler du support). Je ne suis pas spécialiste sur cette fameuse licence (fumeuse), mais tout ce qui est "global" me dérange.

                      Prenez un Picasso. Sa toile, unique, s’arrache à plusieurs millions d’euros. Il en serait de même pour la cassette ayant gravée pour l’histoire un Smoke on the Water, par exemple. Seulement pour la musique nous avons le moyen d’avoir une reproduction EXACTE. celle ci est vendue à 15 euros, pour que tous puissent en profiter, enfin ceux qui y attachent de l’IMPORTANCE.

                      Mais ces 15 euros, on peut s’en passer, on peux avoir le contenu gratuitement.

                      Imaginons maintenant que demain un scientifique commence à produire en série des Tableaux de Maître, des réplique A L’IDENTIQUE des originaux, vendues à 50 €.

                      Vous voulez une réplique parfait de la Joconde ? Vous DEVEZ débourser ces 50€.

                      Jusqu’au jour ou l’on pourra imprimer des répliques exactes avec son Epson...

                      Ce débat est très complexe... Entre les fanatiques du tout gratuit et les vieux poncifs du tout bridé, j’attends encore une réponse.




                    • ykpaiha ykpaiha 2 mars 2009 12:11

                      En quoi etre chanteur, doit il etre a part ?
                      Si je vais chez mon docteur ou au bistrot du coin je lis le journal, des magazines des bds, j’écoute la radio c’est encore libre non ? a moins que bientot les éditeurs de BD réclament eux aussi l’exception culturelle pendant 150 ans.
                      C’est une fois encore un etouffoir inventé de toute piece qui sert de paravent a une loi imbécile :
                      http://www.quechoisir.org/pages/breves/Quelle-crise/D57FCF7D35D9C864C125754000587CCB.htm?f=_
                      C’est symptomatique des voyoux actuellement en place.
                      Car en fait que va t’il se passer les ’pirates vont inventer de nouvelles regles qui feront dans 3 ans une autre loi etc et...pendant ce temps le tiroir caisse va fonctionner toujours plus avide et sclérosé.
                      Enfin face a l’idiotie le net a de toute facon déja préparé l’apres et a déja en test les parades.
                      C’a s’appelle l’adaptation, voire l’intelligence, ils feraient mieux de s’en inspirer.
                      Pour ceux qui ont encore a se prémunir en attendant le big bang a venir 2 ou3 petits conseils :
                      Chiffrage systematique de ses données entrantes, sortantes et statiques (on peut connaitre l’ip mais déja c’est un début)
                      Ne pas utiliser le DNS de base de votre FAI faisant ainsi que vos requetes ne transiteront pas par le FAI qui ne pourra ainsi pas en faire un log :
                      http://www.commentcamarche.net/faq/sujet-8725-opendns-un-dns-rapide-et-utile
                      Passer aux logiciels libres (firefox etc ) en attendant de se mettre sous Linux.

                      Et sutout restez vigilants.


                      • Nethan 2 mars 2009 14:04

                        On ne peut pas chiffrer les données de bout en bout sans passer par un intermédiaire ou à moins que le serveur supporte du SSL.

                        Par intermédiaire, je parle d’un serveur réel loué à l’étranger où l’on se connecterait par un tunnel crypté, par exemple.

                        Sinon t’inquiètes pas, les FAI ont d’autres moyens de te logguer que le DNS. Vu que tu passes par leur réseau obligatoirement pour aller sur un site ou autre, ils savent ce que tu fais ou se doute, même s’ils ne comprennent pas (cryptage).

                        Par contre la loi donne une idée intéressante : A lire cette news :
                        http://www.pcinpact.com/actu/news_multi/49407.htm

                        « Je suis désolé, la cause d’exonération de responsabilité elle est valable à partir du moment où vous avez mis le logiciel de sécurisation. Alors, il faut peut-être qu’il soit labélisé, efficace - ce n’est pas n’importe quel logiciel - mais Il n’est pas dit que votre cause de responsabilité tombe si le logiciel est défectueux. Si vous l’enlevez à chaque fois que vous téléchargez, vous êtes responsable, c’est logique, c’est le bon sens. Mais a partir du moment où vous l’avez mis normalement vous êtes exonérés même si ce logiciel est défectueux ou que quelqu’un a cassé et utilisé votre wifi. »

                        Bien... donc, si je lance leur logiciel dans une machine virtuelle ou un PC secondaire du même réseau, même si on me choppe à priori je rentre dans l’éxonération de responsabilité ? Comme quoi il y a défois des moyens très simples. Il faudra juste changer l’adresse mac...


                      • chmoll chmoll 2 mars 2009 13:00

                        la bande a basile vas decider d’un texte contre l’piratage, faut voir si les FAI seront d’accord

                        pasque si mon FAI me flick, au revoir

                        j’pense qui vas y avoir un beau bordel de s’coté là


                        • ObjectifObjectif 2 mars 2009 16:06

                          Même pas besoin de mettre un "si" dans "si mon FAI me flick,".

                          Seule solution : prendre ses responsabilités et monter des FAI citoyens, gérés par des citoyens, pour un vrai internet décentralisé :

                          Internet libre, ou Minitel 2.0 ? il était en avance de 2 ans au moins....

                        • amen 2 mars 2009 14:31

                          cela fera le bonheur des societes privees chasseuses d’ip , et qu’en sera t’il de leur abus si elles sont payées au nombre de delations ?
                          cela amenera t’il des derives de leur part ?



                          • Tristan Valmour 2 mars 2009 14:46

                            La loi Hadopi vient s’ajouter aux lois et attitudes liberticides (fichage, prélèvement ADN, caméras, contrôles d’identité, garde à vue…) qui prolifèrent depuis quelques années.

                             

                            La loi Hadopi, d’après ce que j’ai lu, permettra à l’Etat de placer une sorte de trojan dans les ordinateurs individuels, s’assurant ainsi la possibilité de les contrôler, ou les rendant plus fragiles à l’attaque de vrais pirates.

                             

                            Des lois pour augmenter la durée de protection des droits d’auteur sont en préparation. Dans l’industrie pharmaceutique, la durée des brevets est de 20 ans, en réalité 10 ans dès sa commercialisation. Cet exemple seul suffit à disqualifier tous les arguments en faveur du prolongement de la durée des droits d’auteur. Cette durée devrait même être calquée sur les brevets pharmaceutiques. Sans culture, un homme n’est plus un homme ; c’est juste un producteur et un consommateur.

                             

                            Si la culture française était mise à disposition du plus grand nombre gratuitement ou à prix très réduit, les ventes de produits français s’en porteraient mieux, pour plagier une étude de Tsutomu Sugiura .

                             

                            Les principaux éditeurs font du lobbying en faveur d’Hadopi parce qu’ils veulent garder un contrôle absolu sur la création et la diffusion culturelles. Ils ne veulent pas que les auteurs se passent d’eux ou les relèguent à un rôle mineur. Progressivement, le droit d’auteur s’est mué en droit d’éditeur. Ces mêmes éditeurs ont offert des contrats avantageux aux grandes chaînes de distribution culturelle, tuant ainsi les disquaires de quartier, par exemple. Et ils voudraient maintenant que l’on pleure sur leur sort ?

                             

                            Comment Hadopi fera-t-il la différence entre une chanson téléchargée en créative commons et une chanson copyrightée ? Parce que, franchement, les chansons en créative commons n’ont rien à envier aux autres. Télécharger la musique officielle ne sert à rien, on trouve la même chose, et même mieux chez les inconnus, qui de plus en plus acquièrent leur notoriété par Internet. C’est de cela dont ont peur les Vivendi et consorts ; ils ont peur que les créateurs s’aperçoivent qu’ils peuvent se passer d’eux !

                             

                            Et l’Etat a peur de ne plus contrôler l’information. Il a peur que des gens de rien (et sauf à s’appeler Arnault ou Pinault, nous sommes tous les gens de rien) communiquent, s’échangent des témoignages qui invalident le discours officiel.

                             

                            Dans un système politique et économique malthusien (le principe du capitalisme), comment les élites justifieraient-elles leur position et privilèges si l’information originelle était accessible à tous ? Parce que si les gens communiquaient sans filtre, ils s’apercevraient que leur voisin pense comme eux, pas comme la télé le prétend !

                             

                            Internet est le salon de l’Ancien Régime.

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