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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le conte d’hiver de William Shakespeare

Le conte d’hiver de William Shakespeare

Fermée depuis 1970 en raison des évènements géopolitiques, la maison du Cambodge s’ouvrait de nouveau aux étudiants en 2004, en s’intégrant à la vie culturelle foisonnante de la Cité Internationale !...

C’est dans cette perspective que la compagnie « Arts scéniques & vieilles dentelles », fondée il y a quatre ans en se spécialisant dans une lecture à la fois fantasque et bon enfant de Shakespeare, y trouve en ce mois de juin 2005, son lieu d’expression pour quelque 20 représentations de fin de semaine et ce jusqu’au dimanche 3 juillet.

Au contrôle et à la caisse ce soir-là, Olivier Pansieri son directeur, traducteur, décorateur, metteur en scène et néanmoins le roi, celui donc du « conte d’hiver », est déjà en partie costumé, alors que dans la salle de réception de la maison du Cambodge, aménagée en la circonstance pour ce spectacle vivant, bruissent les multiple conversations autour d’un buffet campagnard pendant que s’organise un jeu de chaises musicales spéculant sur les réservations en placement libre !...

Jauge complète, chacun des spectateurs ayant enfin trouvé son angle de vue, les rideaux des baies vitrées pourront être abaissés jusqu’à l’entracte afin de susciter la pénombre nécessaire pour tamiser la lumière du jour tardive baignant la cour intérieure !...

Pourquoi en effet devrait-on se refuser le plaisir d’admirer sous l’éclat des projecteurs le fabuleux travail de la costumière Gagu Dürr qui rivalise d’invention avec elle-même pour parer d’atours le conte shakespearien d’un tour de main à l’ancienne ?

Grâce à ce savoir-faire artisanal rare, les quatorze comédiens peuvent en confiance habiter leurs personnages de l’intérieur avec sans doute le souhait que les chaleurs estivales ne viennent pas appesantir la charge des velours !..

Un jeu vif, emporté, souvent drôle et même à maintes reprises pédagogique pourrait évoquer celui du « théâtre de la jeunesse » qu’animait Claude Santelli aux heures glorieuses où la télévision française ne se déclinait qu’en une seule chaîne !..

Les entrées et sorties de scène s’effectuent hors champ vers le buffet à l’arrière en longeant latéralement les rangées du public qui se trouve de fait comme immergé dans un tourbillon ô combien surréaliste !...

Comme dans un remords infini si non éternel, un sentiment de jalousie exacerbée va se transformer en culpabilité criminelle d’un mari à l’égard d’une épouse terrassée et d’une enfant abandonnée délibérément aux lois du hasard !... C’est par la suite, celles de l’imaginaire et de la fantaisie qui assureront la sauvegarde et la survie du sentiment affectif confronté à ces démons !...

Le tandem Pansieri-Dürr sait de toutes évidences s’entourer de jeunes talents, pleins d’enthousiasme et de surcroît ayant bon caractère comme il est déjà demandé à ceux qui postuleront à l’atelier 2005-2006 ou au stage intensif de 2 mois qui débouchera sur le spectacle de la saison prochaine !...

Dans « Le conte d’hiver », il s’agit de Alicia Vaisse, Audrey Allès, Laurence Bucher, Mariane Chéron, Lily Rubens, Elena Sist, Francis Bédigis, Benoît Genet, François Hubault, Gilles Pradeau, Christophe Touraud, Yves Tricault, Curtis Vaisse.

Theothea

LE CONTE D’HIVER de Shakespeare ** Mise en scène Olivier Pansieri - Compagnie « Arts scèniques et vieilles dentelles » - Maison du Cambodge - photo : Patrice Dupré


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