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Les artistes de la scène rock italienne se suivent mais ne se ressemblent pas

JPEG Plusieurs artistes de la scène indépendante italienne viennent de sortir un nouvel album. De quoi compléter sa discothèque et agrémenter l’été de musiques pas toujours légères mais rarement ennuyeuses. Le rock progressif se décline à l’infini. Le label Black Widow vient d’éditer quelques enregistrements de formations disponibles en CD et parfois en vinyle, comme au bon vieux temps du vintage. Du prog et du rock moins prog mais tout aussi intéressant.

(I) Je commence par Monkey Diet, un trio formé par deux musiciens de la scène alternative, Gabriele Martini aux guitares trafiquées de synthé et Daniele Piccinini officiant à la basse qui s’est exfiltré du groupe de jazz rock Accordi dei contrari pour exécuter une musique plus improvisée, plus free, détachée des contraintes de l’écriture musicale. Ils ont vite été rejoint par Roberto Bernardi, brillant percussionniste sévissant sur la scène underground et capable de mettre en rythme divers styles musicaux. Bref, le genre d’instrumentistes qui n’est pas limité par la technique et peut ainsi jouer d’une manière fluide et efficace en suivant ses intuitions musicales. Leur premier CD « Inner gobi » propose neuf pièces musicales diversifiées et marquées par une énergie évidente. C’est une autoproduction distribuée par Black Widow.

Monkey Diet joue un rock alternatif sans aucune concession aux facilités des productions standard. On ne trouvera pas de séquences mélodiques et d’ailleurs, l’absence de parties vocales confère aux morceaux un style résolument free rock avec un arrière-fond plutôt heavy. On dirait presque de la musique improvisée. Les sonorités de guitares et basse sont travaillées pour sonner en ciselant des notes ou bien en se déchaînant avec quelques subtiles distorsions assumant une intention seventies. Avec un usage généreux des synthés. La batterie n’est pas un simple métronome et s’insère comme un troisième instrument pour façonner des atmosphères imprévisibles, inattendues. Pour faire simple, cette musique est une sorte d’hybridation entre le King Crimson des années 2000 assumant l’héritage de Red et le Black Sabbath des débuts. Et parfois quelques allusions aux maîtres du free krautrock que furent Gila, Guru Guru et Ash Ra.

TRACK LIST

1 – Ego Loss

2 – Inner Gobi

3 – Slidin’ Bikes

4 – The Endless Day of Robby the Ant

5 – Moth

6 – Sorry Son…(I’ve Lost Your Car)

7 – Moonshine

8 – Seppuku

9 – Viking

LINE-UP :

Gabriele Martelli – Guitars and Synth

Daniele Piccinini - Bass and Synth

Roberto Bernardi – Drums

(II) Cette évocation des seventies sert de transition pour raconter l’histoire d’un groupe promis à rester obscur et qui pourtant, vient de sortir son premier album officiel quelque 50 ans après sa naissance. Magia Nera s’est constitué à la fin des 60’s à La Spezia, dans un contexte historique favorables à toutes les expérimentations qui a vu émerger Led Zep, Uriah Heep, Deep Purple, Hendrix et autres Black Sabbath. Ces groupes emblématiques ont inspiré les musiciens de Magia Nera dont le nom évoque des influences ésotériques, alchimiques et gothiques assez prisées à cette époque. Le groupe a écumé les festivals jusqu’en 1973 marqué par un sombre destin. Le groupe avait enregistré des bandes en studio en vue d’un album vinyle mais le van qui devait amener les tapes chez l’éditeur a pris feu. Dépités, les musiciens ont décidé de stopper l’aventure mais sans pour autant abandonner la passion du rock.

Les musiciens de Magia Nera évaporés dans la nature ont été rassemblés en 2016 par Giorgo Mangora, producteur du petit label Arkama Record, distribué lui aussi par Black Widow. Cette fois, l’édition est allée jusqu’à son terme et vous tenez entre les mains cet obscur objet du rock intitulé, L’ultima danza di Ophelia. En version vinyle ou alors en CD avec en titre bonus une interprétation du Gypsy de Uriah Heep. Le résultat est intéressant à entendre. On se croirait revenu en 1970. Avec des riffs de guitares et des nappes d’orgue vintage, le tout avec un beat d’époque et un chanteur à la voix de crooner du sud comme l’Italie en connaît depuis des décennies. Ces septuagénaires ont parfaitement conservé l’ADN du rock seventies et nous offrent un blues rock épais et parfois lyrique situé quelque part entre Uriah Heep et Cream. Avec des séquences calmes et légèrement jazzy que le jeu subtil de piano agrémente. Un style très typé, très méridional, toute l’Italie en quelques partitions jouées dans le pur esprit de 1970.

TRACK LIST CD :

Ophelia

Il passo del lupo

La strega del lago

La tredicesima luna

Suite : Dieci movimenti in cinque tracce 

-  Traccia 1 : Movimento uno 

-  Traccia 2 : Movimenti due, tre, quattro 

-  Traccia 3 : Movimenti cinque, sei 

-  Traccia 4 : Movimentisette, ottobre Traccia 5 : Movimenti nove, dieci 

-  Gypsy (Uriah Heep)

LINE UP :

Emilio Farro : Vocals

Pino Fontana : Drums

Lello Accardo : Bass

Andrea Foce : Keyboards

Bruno Cencetti : Electric Guitar


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