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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Livre, écrivain, papier : des notions has-been

Livre, écrivain, papier : des notions has-been

Les lecteurs d’Ebooks sont plus volatiles : ils préfèrent des romans chapitrés à hauteur de 5/6 pages, le temps de lire durant 5 stations de métro, ils préfèrent également des séries de romans faisant chacun une soixantaine de pages, ceci afin de satisfaire leur curiosité, leur envie de picorer les écrits à droite et à gauche, leur désir de changer d’histoire presque tous les soirs. 

Préambule

Je ne crois plus au métier d’écrivain tel qu’on l’entend aujourd’hui. Des "hommes de lettres", c’est-à-dire des gens vivant de leur plume en publiant leurs romans par le biais d’une maison d’édition, certes il en existe encore, mais plus pour longtemps. Pourquoi ? Et pour quoi ? On va tenter rapidement d’aborder la question.

1/ Le papier : une matière totalement has-been

Le papier est une matière finie. Nous vivons à l’ère du Cloud Computing, c’est-à-dire une époque à laquelle vos documents, vos photos, votre vie, sont enregistrés sur des serveurs appartenant à de grandes compagnies un peu floues, un peu big brother, mais entre les mains desquelles toutes vos données privées reposeront tôt ou tard.

Suivez mon regard Google, suivez mon regard Flickr.com, suivez mon regard Microsoft, et caetera et caetera. Même les Etats envisagent de proposer leurs propres serveurs.

L’Ebook est une révolution qui n’a pas fait un assez grand buzz eu égard aux bouleversements que cette invention va entraîner dans notre avenir. Posséder une bibliothèque personnelle revenait cher, tout le monde n’avait pas les moyens de s’acheter des livres et tout le monde n’avait pas la place de les entreposer. Sans compter les inconvénients divers que le livre "papier" entraînait :

  1. impossibilité d’emporter une vingtaine de romans sous le bras dans les transports en commun,
  2. impossibilité de changer de roman en cours de lecture à moins d’avoir le courage de quitter son lit, changer de pièce et aller piocher dans sa bibliothèque, ou à moins d’aller à la bibliothèque du quartier mais là encore en pleine nuit c’était délicat :D,
  3. dégradation du papier au fil du temps,
  4. feuilles déchirées,
  5. jaunissement,
  6. poussières,
  7. obligation de jeter 2/3 cartons de livres à chaque déménagement...

c libraryman

Oubliez tout cela aujourd’hui. Personnellement j’envisage sérieusement de jeter à la poubelle tous mes classiques et de ne plus garder que leur version numérique. Car en effet, aujourd’hui, il vous suffit de télécharger un livre au format numérique (ebook) : un fichier au format .epub, .pdf, .ce-que-vous-voulez-et-ce-que-reconnaît-votre-liseuse-numérique.

Comme l’indique le lien ci-dessus, de nombreux sites permettent ce téléchargement. Certains sites proposent des ebooks gratuits (70 ans après la mort de l’auteur en France), d’autres sites proposent des ebooks payants car récents.

Il ne vous reste qu’à brancher votre liseuse numérique à la prise USB de votre ordinateur et de les enregistrer. En général les liseuses sont dotées de multiples emplacements (cartes micro-SD, etc.), une carte de 16 GO permet de caser 13 000 romans en version numérique !

2/ Ecrivain : un métier également has-been

Les maisons d’édition ont tué le métier. En sélectionnant ceux auxquels elles daignent accorder une chance de s’exprimer, en refusant de nombreux jeunes artistes (dont moi), elle a obligé toute une génération désireuse de prendre la parole à chercher d’autres modes d’expression.

Le blog, par exemple, parfois rémunérateur, est un bon moyen pour eux de publier leurs écrits. Certains sites également. L’ebook, enfin, en est un autre.

L’écrivain dont on connaît l’image d’épinal, tirant ses revenus d’une maison d’édition à hauteur de 7 %, 8 % ou avec un peu de chance 9 % du prix de la vente d’un livre, s’efface au profit d’un auteur publiant directement ses écrits sur internet. Plus besoin d’intermédiaire : il n’y a qu’à soumettre son roman et attendre qu’un lecteur télécharge le fichier après s’être acquitté de la somme demandée.

Prédiction : la forme-même du roman va évoluer

Lorsque les moeurs auront changé dans le sens précité, la façon d’écrire des romans va automatiquement suivre la mode : plus de gros pavé non découpé en plusieurs petits chapitres, plus de roman à rallonge composé d’un millier de pages. 

c goXunuReviews via www.flickr.com

Les lecteurs d’Ebooks seront plus volatiles : ils préfèreront des romans chapitrés à hauteur de 5/6 pages, le temps de lire durant 5 stations de métro, ils préfèreront également des séries de romans faisant chacun une soixantaine de pages, ceci afin de satisfaire leur curiosité, leur envie de picorer les écrits à droite et à gauche, leur désir de changer d’histoire presque tous les soirs.

Les écrivains devront changer leurs habitudes. A mon avis c’est inévitable, nécessaire, et bénéfique pour tout le monde.


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35 réactions à cet article    


  • Halman Halman 15 mai 2010 10:27

    Tout à fait l’auteur.

    Ne plus avoir à passer par des éditeurs, des tonnes de papier, des libraires qui choisissent ce qu’ils veulent que leurs clients lisent.

    Autant les français ont accepté le téléphone portable à la vitesse de l’éclair, autant ils boudent le livre numérique par flemme de s’y habituer, de s’y intéresser, de remettre en question leurs idées préconçues.

    Lire tranquillement ces centaines de classiques sur son pda dans le métro ou au soleil à la campagne sans avoir à trainer des valises de bouquins, mais quel pied.

    Quant à ceux qui pretextent la complexité d’utilisation, dans la mauvaise foi et le baobab dans la main pour s’y mettre, ils sont top niveau.


    • norbert gabriel norbert gabriel 15 mai 2010 15:35

      des notions has been ? voire.. être tributaire d’un système dont on ne maîtrise rien ne me semble pas un progrès décisif. Ensuite, l’idée de formater son écriture pour être lu entre deux stations de métro, c’est a peu près la démarche du Reader’s Digest, qui réduisait un livre de 500 pages à 100 pages, pour le style, l’écriture de l’auteur, prière de formater en novlangue, ça fera des économies de mots, donc de pages.
      On ne passe pas par des éditeurs, mais on se livre pieds et poings liés à des FAI... vous trouvez ça préférable ? pas moi.


      • norbert gabriel norbert gabriel 15 mai 2010 15:38

        et je n’oublie pas quelques libraires qui ont su se faire le relais indispensable pour me faire découvrir des auteurs. C’est aussi ça le rôle d’un éditeur, ou d’un libraire, proposer ce qu’on ne connait pas.
        A l’inverse, le libre service limite souvent le choix à ce qu’on connait déjà, ou ce qui y ressemble


        • Danièle63 15 mai 2010 21:21

          Non,internet ne remplacera jamais le livre en papier,le bonheur d’être entouré des livres qu’on aime,de chercher dans une bibliothèque,de toucher,de tourner les pages. L’amour de la littérature c’est aussi l’amour des livres en temps qu’objets,des livres qu’on peut lire tranquillement dans un fauteuil,ou au lit avant de s’endormir,en écoutant de la musique. Internet peut servir pour commander des livres,mais je connais une petite librairie à Clermont-Ferrand où souvent je trouve tout ce que j’aime en littérature et qui s’appelle Le temps des cerises. Les livres qu’on trouve en grande surface sont souvent des fast-food littéraires.


        • Le Promeneur Le Promeneur 15 mai 2010 16:45


          @ l’auteur
          Bonjour,

          Je suis ce qu’on appelle un gros lecteur depuis l’âge de 8 ans. Aujourd’hui dans la cinquantaine, quelques milliers de volumes me sont passés dans les mains.
          Je surfe sur le Net depuis 1995.
          Ceci pour vous dire que malgré ma forte tendance au « geekisme », je n’ai pas du tout le même rapport aux livres que vous.

          Il me semble que vous évacuez un peu vite un élément à mes yeux essentiel, à savoir l’aspect sensuel de l’objet livre. Car un livre, ce n’est pas qu’un contenu.
          Certes ils jaunissent, s’écornent, se tâchent, accumulent poussières et odeurs, vieillissent, s’égarent pour un jour réapparaître. Bref, ils vivent.
          Mais aussi, on les annote, on les relit là où on les avait cornés, on les prête, on les donne, on les conserve précieusement pour les donner à ses enfants.
          Quand au confort d’utilisation, il est imbattable. Il peut être lu dans tous les lieux, dans toutes les positions, ne nécessite aucune source d’énergie autre que de la lumière, il est très solide et ne tombe jamais en panne.
          Il y a quantité de livre que je conserve près de moi ( non loin de mes trois PC !). J’en ai grand besoin, car ils m’ont construit, ils font partie de moi. M’en séparer reviendrait à me couper le bras droit (je suis droitier).
          Quand un ami se vois envieux de lire le livre dont je viens de lui parler, je préfère lui en offrir un neuf que de lui prêter mon vieil exemplaire, car celui-là, c’est le mien. Il est vrai que je pratique l’innocente manie d’utiliser pour marque-page tickets de ciné, lettres,cartes postales, petits mots qu’on m’a passé, articles de journaux, billets de train ou d’avions, entrées de musées, d’exposition etc... Fragments du passé chargés de nostalgie.
          Le Net ne permet rien de tout cela, mais possède ses propres atouts, en particulier pour tout ce que j’appellerais la documentation qui venait autrefois encombrer nos étagères (la cuisine chinoise, installez votre aquarium, soignez votre bonsaï, entretenir sa moto, ouvrages professionnels, de droit, de fiscalité, guide des vins etc...). Formidable le Net, sans compter la possibilité qu’il offre de lire des extraits de romans avant de partir en chasse dans sa librairie préférée, ou celle de retrouver d’occasion des oeuvres rares, pilonnées ou depuis longtemps épuisées.
          Mais ce qui me choque, c’est que vous avouez qu’il vous arrive de jeter des livres. Impensable pour moi.
          Bien sûr, l’encombrement est un réel problème.
          Alors on pourrait les vendre. Cette idée me répugne. Les donner à qui ils peuvent faire plaisir est la meilleure solution, il y a ensuite les organismes caritatifs, les nombreux sites de don.
          Ma préférence actuelle va au Book Crossing (si vous ne connaissez pas, Google est votre ami) en version sauvage.
          J’ai pris l’habitude d’abandonner les livres que je ne souhaite pas conserver, simplement dotés d’un pot-it portant la mention « cadeau, prenez-moi », dans des lieux fréquentés, tels que gares stations de métro ou de bus, bistrots, restaurants, présentoirs des boutiques, boites aux lettres, rebords de fenêtres, quand je ne les donne pas directement dans la rue, de la main à la main. C’est très amusant de savoir que ce livre continuera à vivre et procurera du plaisir à d’autres lecteurs.

          Cependant, je suis tout à fait d’accord avec vous pour dire que le Net est une opportunité formidable pour les jeunes auteurs qui peuvent se faire connaître, diffuser leurs oeuvres et s’auto-éditer. Mais je pense que rien ne surpassera jamais l’édition papier, car aucune loi, aucun lobby, aucun pouvoir, aucune HADOPI n’est parvenu et ne parviendra jamais à manipuler, à faire taire ou à faire disparaître les livres, ce qui sera bien plus facile sur le Net. (relire au besoin 1984, Farenheit 451, ou simplement se souvenir de l’histoire des religions, du nazisme ou des dictatures communistes ou fascistes)

          N’oubliez jamais que l’un des tout premiers actes de toutes les dictatures est d’interdire, de réécrire ou de brûler des livres.


          • norbert gabriel norbert gabriel 15 mai 2010 17:34

            N’oubliez jamais que l’un des tout premiers actes de toutes les dictatures est d’interdire, de réécrire ou de brûler des livres.

            c’est un des points que je voulais évoquer en parlant d’être livré pieds et poings liés, quand on voit comment la Chine ferme le robinet Internet, je n’ai pas envie d’être tributaire d’une entité floue et néanmoins dominatrice.
            D’autant qu’on peut aussi imaginer que les « e-book » pourraient être révisés, à la façon d’Orwell dans « 1984 »


            • Des Geeks et des lettres Des Geeks et des lettres 15 mai 2010 18:18

              — Bonjour à tous, heureux de voir votre participation et heureux aussi de voir des avis opposés au mien. Je suis loin d’être quelqu’un d’autoritaire ou fermé, bien au contraire. Simplement, même si je respecte totalement vos visions, je ne suis pas d’accord. Je suis au courant de vos arguments et j’y réfléchis, mais rien à faire, je n’arrive plus à voir le l’état « papier » du livre autrement qu’à la manière d’une ancienne mode dépassée à laquelle se raccrochent encore, bien sûr, ceux qui n’ont connu qu’elle. La liberté de chacun, j’y suis énormément attaché. Une très grande liberté, justement, que l’homme ait conquise, est celle de pouvoir communiquer librement en ayant chez lui, à domicile, le véritable média de masse qu’est internet. Une véritable maison d’édition personnelle et disponible à tout le monde. Pas de grand patron pour dire « oui » ou « non » à ce qu’écrit telle ou telle personne. L’individu n’a qu’à ouvrir un blog gratuit sur internet et écrire ce qu’il a envie de crier depuis toujours. 


              — Désolé d’insister, mais je ne vois vraiment plus ce qu’apporte le livre papier par rapport au livre numérique si ce n’est une nostalgie. Je ne dis pas ça méchamment car bien entendu j’ai mes moments nostalgiques et mes manies comme tout le monde. Le seul argument que j’ai à vous opposer, c’est que les plus grands amoureux de la liberté n’ont jamais eu peur de l’avenir, au contraire, qu’ils aiment le progrès car c’est le seul mouvement du temps que l’homme peut modeler d’une façon meilleure. Vous croyez réellement qu’à l’heure actuelle, le système éditorial blingbling est la panacée ? Quant à l’argument de l’éditeur ou du libraire qui conseille le lecteur, je ne suis pas convaincu de leur innocence ni de leur blancheur. Celui qui vend cherche à se faire de l’argent. Des habitudes nouvelles peuvent être prises sur internet que je vois comme un paysage moins soumis à l’argent. C’est cette maison d’édition-là qu’il faut défendre afin qu’elle ne soit pas contrôlée ou limitée. 

              • Le Promeneur Le Promeneur 15 mai 2010 19:40

                à l’@uteur

                Nous sommes donc bien d’accord sur l’utilité du Net, sur l’incroyable révolution qu’il représente, et sur l’auto édition.

                Revenons au papier.
                Que faites-vous des gens qui ne possèdent pas, et pour part d’entre eux de possèderont jamais de PC, ni de connexion internet ? De ceux qui vivent sous sous une dictature qui filtre les contenus ? Ceux-ci représentent l’énorme majorité des lecteurs, sans nul doute. La France n’est pas le monde, n’est-ce pas ? Et le combat pour la liberté sur le Net est bien loin d’être gagné, s’il l’est jamais un jour.
                Je me permets, en toute amitié, de vous conseiller un peu de ciné, pour changer. Avez-vous vu « La vie des autres », de Florian Henckel von Donnersmarck (Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2006, je crois, ainsi que récompensé par de nombreux autres prix) ?
                Et peut-être aussi de relire Soljenitsyne ( en version papier svp, pour le plaisir).

                Voici qui peut-être vous procurera d’autres angles de vue et alimentera votre réflexion.

                Merci enfin pour la qualité de cet échange de vues, qualité qui devient bien rare sur AG.


                • Des Geeks et des lettres Des Geeks et des lettres 15 mai 2010 19:52

                  — C’est vrai que j’ai parlé pour la France, et c’est vrai aussi que le combat pour un internet libre est 1/ pas gagné 2/ primordial. 

                  — Pour les pays sous le coup d’une dictature, le problème existe peut-être également pour le livre papier, et sûrement faudra-t-il attendre que les gens se soulèvent...
                  — En ce qui concerne la qualité des commentaires sur AG, j’ai en effet remarqué lors de la publication d’anciens articles que certains semblent se lâcher sans apporter de contenu constructif, c’est bien sûr à déplorer. 
                  — A bientôt et merci de me suivre. 

                  • coral 15 mai 2010 19:59

                    Comme le Promeneur, j’ai lu des milliers de livres et pourtant je suis parfaitement d’accord avec l’auteur. Les progrès vont sans aucun doute nous apporter une feuille très légère incomparablement plus maniable que le livre. 


                    Je suis en train de finir Hermann Goering de Kersaudy. Je viens de le peser pour la circonstance : 1246 grammes. A poser impérativement, sinon c’est la crampe assurée et les rhumatismes réveillés pour quelqu’un de mon âge. Quasi impossible à lire au lit. A tenir des deux mains si l’on souhaite éviter qu’il ne se ferme. Beau livre certes, que j’aime caresser, mais c’est tout de même le contenu qui m’intéresse. Totalement.
                    On me dira que c’est un contenu informatif et pas très littéraire. Si c’était du Proust... J’ai lu tout Proust, et je le relirais encore plus volontiers s’il se retrouvait en format numérique. Pour moi, c’est le contenu qui prime totalement sur le contenant car je ne suis pas du tout fétichiste. 
                    Donc, en conclusion, plus c’est pratique, moins c’est près du corps, plus mon esprit sera prompt à prendre son essor ! smiley

                    • Des Geeks et des lettres Des Geeks et des lettres 15 mai 2010 21:19

                      C’est en effet un argument, Coral, que j’avais oublié de mentionner et qui fonctionne dans mon cas aussi : je relis plus volontiers les classiques depuis que j’ai mon ebook, plus peur de ne pas aimer et de les « jeter » au bout de 3/4 pages...


                      • coral 15 mai 2010 22:39

                        Il me semble que l’évolution de l’écrivain vers l’auteur est aussi imparable. Les intermédiaires tels que l’éditeur, l’imprimeur, le transporteur, le libraire vont devenir inutiles. 

                        Je dois bien avouer que quand je vais voir un film, j’aime bien auparavant lire l’avis sur allociné qu’en donne la presse mais aussi celui des spectateurs. 
                        Et pour ce qui concerne le livre futur, nous trouverons sans doute des lieux sur internet où se fera un travail de tri qui sera tout aussi efficace et sans doute plus juste que celui de l’éditeur actuel. Quant aux conseils avisés du libraire, ils seront largement et sans doute positivement remplacés par ceux de lecteurs émérites ou bien basiques qui ne manqueront pas de donner leurs opinions dans des sites que l’on sera amené à sélectionner peu à peu en fonction de leur pertinence... 
                        Sélection plus juste, plus argumentée, mieux comprise. Que demander de plus ?

                        • vinvin 15 mai 2010 23:05

                          Article très instructif, merci a l’ auteur.


                          Je pense personnellement que les personnes qui se lancent dans l’ écriture, ou , qui sans être écrivains au sens propre du terme, ont plusieurs solution :
                          1/ soit diffuser leurs écrits sur internet :
                          2/ soit opter pour une diffusion sur papiers :

                          Je pense qu’ internet est un excellent outils de diffusion, que ce soit pour les vrais écrivains, ou les écrivains amateurs, mais parallèlement je pense que la diffusion sur papier reste un outil complémentaire pour plusieurs raisons.

                          D’ abord pour les gens qui se déplacent beaucoup, je pense qu’ il est mieux d’ avoir un ou deux livres dans ses bagages, plutôt qu’ un ordinateur portable, que l’ on risque de se faire voler, soit de l’ oublier dans le Train, le Bus, ou l’ Avion.

                          De plus, il faut également savoir qu’ il y a encore des gens qui maitrisent mal l’ informatique, donc il est aussi important que les écrits d’ un écrivains, ( professionnel ou amateur,) puissent êtres accessible a ses personnes, que ce soit dans leur intérêt, comme dans celui des auteurs. Car le but des auteurs c’ est aussi que leurs écrits puissent êtres lu par le
                          maximum de monde possible.

                          Pour ce qui concerne le problèmes des éditeurs, maisons d’ éditions, etc... sachez que s’ il est possible de s’ auto-éditer sur internet, il est également possible de s’ auto-éditer sur le support papier avec un minimum d’ investissement.

                          je pense donc, que le support virtuel du web, et le support papier sont des supports complémentaires, et non pas des concurrents, ou adversaires.




                          Bien cordialement.




                          VINVIN.


                           

                          • coral 16 mai 2010 08:21

                            A Vinvin :

                            Il faut oublier l’ordinateur quand on parle de l’Ebook qui est petit et léger et ne demande aucune connaissance informatique. Demain ce sera encore plus discret, plus léger, et sans doute plus intuitif. 
                            C’est grâce à cette technologie améliorée que les auteurs pourront espérer être lus par le maximum de lecteurs. 
                            Quant à s’auto-éditer sur support papier, cela deviendra une perte de temps et d’énergie que les auteurs ne voudront sans doute plus subir.
                            Concurrents, adversaires ? Disons simplement que le papier décroîtra peu à peu et que le virtuel progressera infailliblement.

                            • vinvin 16 mai 2010 14:40

                              (@CORAL).


                              Merci pour votre réaction a mon post, ....( Ainsi que pour les points que vous m’ avez mis...hahaha.....).

                              Bon, disons que je ne connais que l’ informatique classique, mais je n’ ai aucune connaissances concernant Ebook, Facebook et autres systèmes d’ exploitation, raison pour laquelle j’ ai écrit des conneries a mon inssue dans mon précédent poste. Donc j’ espère que vous voudrez bien m’ en excuser.

                              Faudra juste que je m’ informe concernant le fonctionnement d’ Ebook, et autres systèmes de diffusion similaires !.......


                              Bien cordialement, et bonne fin de week-end.



                              VINVIN.

                            • Michel DROUET Michel DROUET 16 mai 2010 09:28

                              @ l’auteur

                              Et si on laissait les deux systèmes coexister et se développer : l’ebook pour ceux qui sont accros aux nouvelles technologies et aux chapitres qui ne dépassent pas 5 pages et le livre papier écrit par des écrivains qui ne souhaitent pas entrer dans le monde formaté que vous décrivez ?

                              Cela éviterait toute tentation des fournisseurs de textes pour ebook de vouloir contrôler la production et les contenus au nom de la rentabilité ou de je ne sais quel présupposé moral ou politique (le contrôle de la pensée) en laissant s’exprimer la diversité.

                              Ce serait cela le véritable progrès !


                              • norbert gabriel norbert gabriel 16 mai 2010 10:57

                                dans ces évolutions technologiques, j’ai noté l’initiative intéressante de Wikipédia, avec son offre de « créateurs de livres » en résumé, on réunit toute une série d’articles par exemple, d’origines diverses, on les regroupe, et on reçoit l’ensemble en forme de livre imprimé, c’est une proposition utile et plutôt bienvenue qui combine les avantages du net et ceux du livre..

                                http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/livre-ecrivain-papier-des-notions-74970?debut_forums=0#forum2552970


                                • Des Geeks et des lettres Des Geeks et des lettres 16 mai 2010 11:05

                                  Moi je n’ai rien contre le livre papier, simplement il est beaucoup trop cher, ce qui désavantage les auteurs et les lecteurs modestes. Vous pouvez lire tous les classiques que vous voulez gratuitement sous forme d’ebook, à partir du moment où vous avez investi 250 euros dans une liseuse électronique. J’y vois une diffusion géniale de la culture. Vraiment. Pour le reste je suis tout à fait d’accord avec @Coral . Certains ont trop profité du monopole du papier. Bien sûr cela grince des dents quand, du pétrole, on passe à l’eau pour faire avancer les voitures. Voilà ce que je pense. Pour le reste, le débat se poursuit sur mon blog mais la très nette impression que ce que j’avance est loin de plaire à tout le monde. Mais « tout le monde », est-ce les petites gens ou ceux qui ont les moyens ? 


                                  • Michel DROUET Michel DROUET 16 mai 2010 11:14

                                    Le livre papier trop cher ?
                                    On en reparlera lorsqu’il n’y aura plus de choix et que l’ebook sera seul sur le marché : les inventeurs du système et les diffuseurs, en situation de monopole, trouveront bien un moyen de s’entendre pour faire payer (très cher) ceux qui auront favorisé la disparition du livre papier !


                                  • norbert gabriel norbert gabriel 16 mai 2010 12:24

                                    trop cher ? par rapport à quoi ? le prix des livres a baissé régulièrement depuis les années 60,
                                    on peut dire en effet qu’en 1950-60, les livres étaient chers (les premiers livres de poche coûtaient l’équivalent d’une heure de SMIC, pour des volumes de 200 pages, et un roman de la rentrée littéraire c’était de l’ordre de 4 h de Smic) ce qui a changé c’est toutes les dépenses annexes, les cosmétiques, la téléphonie, personne ne discute pour payer son abonnement de tél, mais plus question de payer la musique qu’on met dedans par exemple (je caricature un peu)
                                    Un des problèmes qui devient préoccupant, c’est qu’on ne veut payer pour la culture, musique ou livre, c’est presque le même raisonnement.


                                    • norbert gabriel norbert gabriel 16 mai 2010 12:25

                                      et pour ce qui est du prix de revient, les bibliothèques ne coûtent pas cher ..


                                      • Krokodilo Krokodilo 16 mai 2010 13:58

                                        Il y a beaucoup d’aspects différents à cette évolution ; comme chaque gros changement, il perturbe les intervenants et les circuits commerciaux installés.
                                        Comme pour le CD, dont le prix devait fortement baisser par rapport au disque, il y a un problème de prix : par curiosité, j’ai comparé le même livre à 20€ environ et la version en ligne proposée par l’éditeur aux alentours de 15€ ! Si l’auteur ne gagne que 1,40 (7%), compte tenu que la version électronique ne rémunère ni le libraire ni aucun autre intermédiaire, et ne coûte rien à léditeur une fois archivée, il y a comme de l’arnaque dans l’air...
                                        Ensuite, la question essentielle de l’impossibilité de copier son achat sur son ordi, de le sauvegarder, de le transférer sur un autre poste. Ils craignent le piratage, soit, je le comprends, mais cet aspect propriétaire sera un frein majeur à la diffusion de ces livres électroniques.
                                        Par ailleurs, s’il est compréhensible qu’un auteur tienne à ce que ses enfants profient des revenus de son oeuvre, il faut bien que ça s’arrête un jour ! Tous les classiques devraient être téléchargeables gratuitement, ça arrivera tôt ou tard.
                                        Le grand virage sera celui du livre électronique ressemblant à un livre, avec deux pages souples et l’encre électronique.
                                        Quant à l’adaptation des auteurs au format, je n’y crois pas : Nothomb a toujours fait court, très fignolé, et ça lui a réussi avant le e-livre, alors que Dantec ou Elisabeth George ont fait des pavés, ça leur a aussi réussi, je ne crois pas qu’il y ait de règle en la matière.
                                        Comme dit un intervenant, dire que le livre est cher est excessif si on le compare au cinéma, qui n’occupe que deux heures, ou au tabac ( !), et on oublie les bibliothèques municipales, quasiment données, mais avec leurs contraintes.
                                        Par contre, j’aimerais bien pouvoir acheter une partie d’un livre par Internet, histoire de voir s’il me plaît, par exemple en science-fiction où les éditeurs exagèrent toujours la qualité du roman dans la 4e de couverture.
                                        Il m’est arrivé d’acheter un livre grand format que j’ai trouvé nul, et de lire gratos par la bibliothèque un livre génial (Shalimar le clown, de Salman Rushdie).
                                        Bref, les choses sont moins simples et tranchées que dans l’article.


                                        • coral 16 mai 2010 14:06

                                          @ Norbert gabriel 


                                          J’ai actuellement une bibliothèque de plus de 8000 livres du domaine public au format pdf que j’ai organisée dans des répertoires par auteurs pour lesquels j’ai rajouté des biographies personnalisées au format pdf là aussi (Mais le format importe peu : Les convertisseurs en epub existent déjà si nécessaire...) Cette bibliothèque contient plus de 13000 fichiers et occupe 40 go sur un disque dur de 1,5 To, c’est à dire pas grand chose. Cette collection ne m’a rien coûté puisqu’elle est en libre chargement légal sur internet (sinon mon temps, mais ce ne sera plus le cas pour ma famille ou mes amis) et elle ne prend aucun cm3 de mon espace vital. C’est donc vraiment du gratuit !

                                          Les livres plus récents, diffusés sans intermédiaires, pour lesquels on pourra rémunérer les auteurs pour une somme équivalente à celle qu’ils reçoivent actuellement (allez 2 euros pour être généreux !), seront vendus en de bien plus nombreux exemplaires parce que beaucoup plus largement diffusés et nettement moins chers.... L’auteur sera gagnant, non ? Pas le lecteur ? A cause de l’absence de tri et de corrections de l’éditeur ? Mais si, mais si, internet s’en chargera peu à peu, vous verrez.

  • skirlet 16 mai 2010 14:35

    Question intéressante... On a déjà prédit plusieurs fois la fin du livre « papier », et pourtant...
    Je lis depuis mes 3 ans (oui, j’ai appris à lire tôt smiley ), je suis sur la Toile depuis 1994, et j’ai toujours aimé des gadgets électroniques. Qui plus est, le nombre de livres que j’ai lus sous forme électronique a déjà dépassé le nombre de livres papier... Mais je ne serais pas aussi catégorique que l’auteur.

    Premièrement, le prix d’un lecteur électronique est encore trop élevé pour le peu de fonctions qu’il offre. Mais bon... Le confort est également important, et l’apparition de l’encre électronique est un pas en avant. Le plus grand problème pour moi, c’est le prix de livres électroniques : trop élevé, vu qu’il n’y a pas de frais de typographie, de transport etc. Ensuite, le trop-plein des DRM qui empêchent de lire un bouquin sur d’autres supports, faire du copier-coller, de prêter à un ami sans lui donner le lecteur en même temps... Sur l’ordi bureau, c’est pénible : la qualité du pdf est plus que moyenne (je présume que c’est pour éviter que les gens fassent une capture d’écran et passent à un logiciel OCR), l’obligation d’installer un Acrobat quelconque en plus, parce que le livre ne peut être lu qu’avec celui-ci...

    De plus, ce Cloud computing ne m’emballe pas. L’être humain aime posséder ses possessions, excusez le style, et dépendre du serveur (ne pas pourvoir accéder à son propre livre, si le serveur connait des problèmes) me déplaît. On peut également perdre le livre dûment acheté, comme c’est déjà arrivé (Amazon qui a retiré les livres de Orwell ).

    Par contre, je pense que le format électronique devrait se répandre davantage. C’est vrai que les livres papier prennent de la place... Mais que la longueur de textes doit changer - je ne vois pas pourquoi. Si on n’est pas obligé de trimballer un gros bouquin, pourquoi les 5 stations de métro devraient déterminer la longueur du roman ?.. Et s’il faut faire 7 stations, on passe à un autre livre et on interrompt la lecture au moment de sortir ? Alors il est possible d’interrompre smiley

    En Russie, le livre électronique a fait son apparition depuis bien longtemps. Déjà, une fois connectée à la Toile, je me suis précipitée sur les sites de mon pays d’origine, car il n’était pas facile d’acheter des livres russes en France - et j’ai découvert tout plein de textes... Scannés par des volontaires, pas de DRM ni d’autres joyeusetés... Depuis, la situation a quelque peu changé, les « défenseurs » des droits d’auteur ont voulu verrouiller l’accès au livre, mais en parallèle plusieurs auteurs se publient eux-mêmes en ligne. Par exemple, les frères Strougatski (dont certains oeuvres sont traduits en français) mettent en ligne tous leurs romans, gratuitement et sans DRM. Et il y a plusieurs autres... Malgré cela, les livres se vendent bien en Russie : souvent, les gens paient leurs auteurs préférés après avoir téléchargé gratuitement leurs oeuvres, pour remercier du plaisir qu’ils ont pris en les lisant. Il est possible que la plupart d’écrivains ne vivra pas de leur plume, mais c’est déjà le cas actuellement. Cette peur du « piratage » est irrationnelle, ça mène au verrouillage de la culture, et la réalité démontre que les livres électroniques sont une bonne pub pour les écrivains. La preuve : en Russie, il faut souvent faire des tirages supplémentaires, malgré le fait que le livre est accessible sur la Toile, gratuitement et sans protections diverses et variés ! Et, pour en revenir au longueur des textes - non, la tendance n’est pas au raccourcissement.

    Bref, je pense que les formats différents peuvent coexister, mais qu’il faudrait repenser plusieurs choses à l’ère numérique.


    • coral 16 mai 2010 14:47

      Ne jamais dire jamais  : La génération des « lecteurs-papier » laissera peu à peu la place à celle des « lecteurs-écran » de toute façon (La vie est trop courte !). Mais cela peut aller encore plus vite.


      • coral 16 mai 2010 14:50

        C’était en réponse à Danielle63 (fausse manœuvre)


      • skirlet 16 mai 2010 14:51

        Les lecteurs « papier » et « écran », ce sont souvent les mêmes smiley Et c’est comme un plat de poisson ou un plat de viande - chacun a ses avantages.


      • coral 16 mai 2010 15:38

        Pour l’instant, je lis davantage les romans sur papier que sur écran en effet. Par contre, je lis plus la presse sur écran que sur papier, c’est déjà un changement. Mais, c’est dans quelques années que tout ça se jouera, pas encore aujourd’hui...

        Je me souviens d’une époque (1998-2000) où je ferraillais dans divers forums sur internet pour soutenir que la photo numérique allait peu à peu détrôner la photo argentique. Quelles baffes je me suis reçues alors ! La photo argentique ne serait jamais détrônée... au regard du matériel de l’époque, c’est que ne voulaient surtout pas comprendre pas mes contradicteurs. 
        Et puis je suis, pas à pas, l’informatique depuis l’année 1978 (ex auteur-développeur et vendu à Carrefour ou la Fnac avec 10% de royalties) et qu’est-ce que j’ai pu entendre ou lire comme contre-vérités véritablement réactionnaires de la part de gens qui sont aujourd’hui plus accrocs que moi à internet. 
        Toujours le même réflexe : nous n’arrivons pas à faire suffisamment fonctionner notre imagination, coincés que nous sommes dans nos habitudes. Nos plaisirs évoluent insidieusement...
        Il est impossible de prévoir le futur, mais il suffit d’imaginer un monde où le e-paper (couleur) sera en tous lieux : panneaux, affiches sur les routes, étiquettes sur les étals, journaux, meubles, etc... il sera présent partout dans la maison, on peut en faire le pari. Alors, les feuilles traînant ici ou là donnant l’accès à des milliers (ou millions) de livres ne seront plus en concurrence avec le livre, elles l’auront carrément éliminé. Resteront de vieilles collections... Ca me fait penser qu’il faudrait que j’arrive à me débarrasser (donner, impossible à vendre...) de ma vieille encyclopédie Larousse en 63 volumes que j’ai achetée quand, naguère, je me suis arrêté de fumer !
        Mais je suis toujours un grand lecteur de livres-papier et abonné dans deux bibliothèques qu’on se le dise (et dont on se contrefout à juste raison d’ailleurs) !

      • skirlet 16 mai 2010 15:24

        Un petit ajout au sujet de la lecture drmisée :
        « Dostoïevski numérique »


        • coral 16 mai 2010 15:52

          Excellent ! C’était une e-nouvelle... qu’il n’a pas été nécessaire d’acheter. 


        • skirlet 16 mai 2010 18:20

          Oui, du fait de mon infinie gentillesse les visiteurs ne paient pas mes traductions de ce site smiley


        • coral 16 mai 2010 18:25

          Merci, merci, ô merci !


        • Radix Radix 16 mai 2010 21:27

          Bonjour

          C’est dingue ! Comme dans ma ville il n’y a pas de métro, je vais pouvoir me passer de cette merde en plastique !

          C’est gentil de nous préciser que ce truc était réservé aux parisiens et autres lyonnais ne lisant pas !

          Radix


          • Immyr Immyr 17 mai 2010 09:45

            J’ai un point de vue plus... contrasté disons.
             
             Je suis comme certains d’entre vous ce qu’on appelle un gros lecteur. Ma bibliothèque comprend quelques milliers de volumes, et ma bibliothèque électronique idem.
             Je me tâte même pour l’achat à un moment donné d’un e-book de format ipad, surtout pour la lecture de magazines. J’ai eu quelques e-book readers : rocket e-book première et seconde version et actuellement un sony prc.
             Je pense que l’utilisation des 2 supports est actuellement différente. J’ai toujours plaisir de parcourir mes livres, le nez plongé dans le papier (l’odeur du papier vieilli et un peu jauni, le toucher des divers papiers, parfois lisse, parfois un peu rêche, le bruit des pages... bref, il n’y a pas que la vue qui entre dans l’équation, un peu comme la dégustation d’une belle bouteille, et étant donné mes origines persannes, un receuil de poèmes de Khayyam ou Mowlawi en calligraphie...), mais quand je pars en vacances, que je suis en déplacement, ou euh... aux toilettes smiley, mon e-book reader fait un compagnon très respectable.

             Je pense effectivement que le papier cédera progressivement la place au numérique pour certaines lectures, que l’adjonction aux textes des liens hypertextes ou médias va rendre ce dernier irremplaçable pour les journaux, les traités techniques et autres. Mais je pense pour ce qui est de la littérature dite classique le papier restera encore pour nombre d’années un support privilégié.

             La question posée sera de quoi sera fait la littérature future, l’éducation future, l’amour futur des livres... Est-ce qu’on privilégera juste les sens de mise à distance que sont la vue et l’ouïe (comme il est le cas à l’heure actuelle) ou alors on essaiera de faire expérimenter aux hommes d’autres sens ? Ce qui nous mène à nous poser la question du « corps » de l’homme dans le futur. La réponse sera dans tous les cas passionante smiley


            • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Webster Rorschach 20 mai 2010 23:16

              C’est à peu près aussi vrai que de dire que la 3-D est l’avenir du cinéma.

              C’est à dire que c’est une grosse connerie.

              Typhon

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