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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Parlez-vous globish ?

Parlez-vous globish ?


L’expansion apparemment irréversible de la langue anglaise, ou plutôt de ce qui en est une forme réduite, appauvrie, est coextensive à la mondialisation des échanges, à la globalisation, d’où le mot-valise, souvent utilisé pour caractériser cette forme nouvelle de communication internationale, le globish (global-english). Dans le monde des relations diplomatiques comme dans celui des affaires, elle apparaît comme un outil commode, composé de 400 à 1200 mots, permettant aux nouveaux nomades, réels ou virtuels, de communiquer assez aisément de manière transculturelle. Elle est devenue comme l’esperanto de notre temps. Son usage tend à coloniser tous les secteurs de la vie, jusqu’au langage le plus courant.

Le linguiste très connu, polyglotte exceptionnel,Claude Hagège, s’élève dans un de ses livres récents contre l’expansion planétaire de l’anglais, sa tendance à la monopolisation dans les échanges, qui se ferait aux dépens de la diversité des autres langues et des spécificités culturelles qu’elles véhiculent : Combat pour le français, (Odile Jacob-2006).

Le titre de l’ouvrage est résolument polémique et pourrait paraître comme un mot d’ordre passéite, défendant des positions d’arrière-garde. Il n’en est rien. Son propos est de montrer que l’offensive de l’anglais n’est pas neutre, et qu’elle entraîne un recul de l’usage de la plupart des autres langues, donc un appauvrissement des modes de pensée, un nivellement réducteur, un dommageable recul de la diversité des visions du monde. Interpréter son analyse comme une critique de l’anglais comme tel serait un grossier contresens.L’auteur n’est pas partisan d’un repli des langues sur elles-mêmes.Elles ont leur vie propre, importent continuellement de nouveaux mots, de nouvelles expressions, modifient même peu à peu certaines de leur structures. Ce qu’il remet en cause, c’est l’usage dangereusement envahissant de l’anglais partout et à tous les niveaux.

Déjà, dans un ouvrage antérieur(Le français et les siècles), Hagège déclarait : "La vérité est que le français recule ; elle est que l’anglais avance plus vite que lui", et il souhaitait le maintien du français à un bon niveau international en affirmant : "L’engagement actif au service des différences contribuerait, dans le monde d’aujourd’hui, à l’équilibre des langues, c’est-à-dire aussi à celui des pouvoirs" (p.302). La question du pouvoir lui semble être le coeur du problème.

Dans son dernier ouvrage, l’auteur est plus précis, et lance une sorte de mise en garde sur le sort que risque de subir notre langue, comme beaucoup d’autres. Il pose clairement le problème en termes de rapports de forces économiques et politiques. " La colonisation des esprits nous guette, car, en imposant une langue, ce sont les intérêts de la puissance dominante qui sont imposés."

Imposer une langue, c’est imposer une manière d’interpréter le monde, des modes de pensée,des expressions émotionnelles,etc., bref, un certain rapport au monde bien spécifique. Comme l’ont montré les études linguistiques depuis le début du siècle, notamment celles de Benvéniste, une langue n’est pas un catalogue, une nomenclature, mais une structure complexe qui n’offre pas une équivalence de mots à mots, et qui est toujours investie par des rapports de pouvoir.

Pour l’auteur, il y a une corrélation très étroite entre la diffusion du modèle économique néolibéral et l’expansion de l’anglais, qui en est un des vecteurs et aussi un des effets.Déjà en 1835, T.B. Macaulay donnait un sens très précis à la mission colonisatrice anglaise en Inde : former "une classe d’individus indiens de sang et de couleur, mais anglais par leurs goûts, leurs opinions, leurs valeurs et leur intellect". Pour Hagège, la colonisation a pris d’autres formes, et elle est devenue planétaire. Les élites économiques et politiques ont bien compris l’intérêt qu’il pouvait y avoir à imposer une langue mondiale, même réduite à sa plus simple expression.

Il dénonce le fait que la Commission européenne elle-même ne respecte pas - ou plus - l’égalité absolue des langues officielles de travail, prétextant le coût élevé de la traduction dans les 21 langues de l’Union (dépense dérisoire par rapport au montant de certaines subventions discutables). Mais le pire est qu’en France même, beaucoup d’élites économiques et politiques, des spécialistes de la communication, certains journalistes, des "déclinologues" attitrés, et même certains intellectuels de gauche s’acharnent à utiliser l’anglais, là même où son usage ne s’impose pas. Comme si le français était devenu un dialecte gentiment exotique...

On peut résumer son constat attristé par une de ses formules : "Sont face à face une force et une valeur. La force est celle du profit... Quant à la valeur... c’est la culture." Seule l’intervention de l’Etat peut permettre à notre langue de résister face au rouleau compresseur de l’anglais-américain, comme le montrent les exemples hongrois, finnois, tchèque, estonien, hébreu moderne, etc., qui ont réussi à survivre et à s’adapter à la modernité.

Donc, pas de position de repli, de nostalgie passéiste, mais une volonté sans arrogance, ouverte aux autres expressions linguistiques, de continuer à vivre avec sa langue, dans sa langue, de vivre sa langue.

Sources : Claude Hagège : Combat pour le français (Odile Jacob)

Le français et les siècles (Points-Odile Jacob)

Le Monde diplomatique : Bernard Cassen : "En français dans le texte", (septembre 2006)


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197 réactions à cet article    


  • SilenT BoB 11 septembre 2006 10:59

    Mon cher Etienne Celmar, je ne suis pas du tout d’accord aec vous sur de nombreux points. Il faut bien comprendre que le francais a eu une epoque doree durant laquelle il exportait des mots dans d’autres langues, le mot « tennis » vient du mot francais « tenez » que l’on disait au moment de servir au jeu de paume, il y a beaucoup de mots francais dans le russe comme « abas-jour » et bien d’autres. Les langues s’enrichissent les unes les autres tous les jours, meme le Bulgare a beaucoup de termes francais, les americains utlisent egalement beaucoup de mots francais comme le celebre « voila » qu’ils utilisent beaucoup quand ils veulent montrer quelque chose de beau ou exceptionnel a leurs yeux.

    La langue francaise est elle-meme dynamique et evolue adns le temps, croire que l’anglais va supplanter toutes les langues est une erreur fondamentale, car l’anglais a un defaut, il se complique plus on avance dans son apprentissage, la langue anglaise parait simple et attractive de prime abord puis se complique de plus en plus. Le Francais lui est toujours complique quelque soit le niveau, l’allemand est complique de prime abord puis simple, le russe a pour probleme les lettres des freres Cyrille (mais tres honnetement on s’y fait tres vite) et une grammaire assez compliquee tout en declinaisons, mais il permet d’etre compris dans bon nombre de pays slaves (Bulgarie, serbie, croatie,pologne,ukraine, etc...)

    L’anglais est avant tout la langue des affaires, pourquoi ? Parce que le monde financier est detenu en masse par l’amerique et le monde de l’assurance en masse par les anglais, l’anglais s’impose donc comme la langue du « business », de la a penser que cette langue va rentrer dans tous les foyers de la terre il ya quand meme un gouffre, permettez-moi de le souligner.

    Je ne suis pas d’accord qand vous parlez de neoliberaux, les americains sont des neoconservateurs ce qui est tres different, dire que les americains sont liberaux est une aberration, ils ne sont plus liberaux depuis le New Deal de Roosevelt, l’Etat s’impliquant de facon enorme dans l’economie.

    De plus il faut quand meme savoir que les personnes parlant un bon anglais sont rares, beaucoup le barragouine mais peu le parle vraiment, en general dans les entreprises vous avez peu de gens qui vraiment parlent anglais, ils font en sorte de se faire comprendre, nos responsables politiques sont dans leur grande majorite nuls en langues etrangeres (on l’a vu pour Paris 2012).

    De plus l’anglais permet a un tellement de personnes de communiquer, de se connaitre, il faut bien un moyen de se faire comprendre entre un francais et un chinois ou entre un Bresilien et un polonais, l’anglais a cela de bon qu’il permet de faire tomber les barrieres de la langue tres vite, vous parlez courament anglais, partout dans le monde vous vous debrouillerez c’est certain.

    Le francais a une bonne place dans les langues etrangeres apprises, a sa decharge sa complication (comme l’allemand) et la france n’a plus l’image qu’elle avait il y a un ou deux siecles, il faut se rendre a l’evidence que la France decline economiquement et politquement, donc la langue francaise suit le meme chemin, mais elle attire toujours grace a son histoire.

    En conclusion, loi de moi le fait de penser que l’anglais est une belle langue, en tout cas plus belle que les autres, mais il est la representation actuelle du monde, fut un temps le francais avait la cote du fait de notre puissance economique et culturelle, maintenant c’est l’anglais pour les memes raisons. Ne devenons pas anti-anglais, au contraire il faut bien communiquer et quand on communique la langue importe peu, le but etant de se faire comprendre et d’etre compris.


    • krokodilo (---.---.49.232) 11 septembre 2006 15:16

      Il y a une contradiction dans votre message : vous dites que beaucoup baragouinent l’anglais (je le pense aussi), mais que l’anglais permet à la plupart de communiquer. Ne doit-on pas avoir une plus grande ambition pour la communication mondiale que de baragouiner une langue extrêmement difficile, quoi qu’en dise la propagande, et qui représente environ 6% de la population mondiale (natifs) ?


    • skirlet (---.---.49.19) 11 septembre 2006 15:52

      4,84 % de la population mondiale, selon les chiffres de la CIA smiley


    • (---.---.59.170) 11 septembre 2006 15:54

      Les 4% qui compte.


    • verite (---.---.116.5) 11 septembre 2006 18:33

      « L’Anglais est avant tout la langue des affaires »

      Peut etre, a cette moment d’histoire, l’Anglais est utilize entre les vastes communities divers de commerce, mais si vous etudiez bien l’anglais, vous pouvez comprendre que cette langue est une vrai amalgam : origin allemand, quand les Angles, Jutes, et Saxons ont voyage sur la Mer du Nord pour l’invasion de l’Angleterre,( 700 A.D.) puis les Normans,(1066 AD),et finalment nous avons une richesse des mots d’origine latine et grec.

      Surtout il faut comprendre que l’anglaise est sublime dans les mains des poetes, scientistes, et philosphes.L’idee qu’ elle est primaire une langue de commerce est profondement simplistique.

      Aussi , observez que l’Anglais reagi exquisement des forces externales, qu’elle change continousement, et cette dynamisme rend le grand heritage du literatur anglais tres riche.

      Si vous avez interet, un oeuvre formidable est « American Language » par H. L. Mencken, un allemand-americain de XXieme siecle qui etait aussi un journaliste a Baltimore.

      ( S’il vous plait, m’excusez que je n’ecris pas votre langue correctment...c’est 45 ans depuis j’ai ete etudiante a Paris , ’au pair’, en ’62-’63, l’hiver plus severe du 300 annees !)

      Naturalement, j’ai plusieurs bonnes souvenirs de votre belle patrie et peuple !

      God bless France !

      Cordialment,

      Verite


    • skirlet (---.---.49.19) 11 septembre 2006 20:51

      « cette langue est une vrai amalgam »

      Les emprunts sont une chose fréquente, quelle que soit la langue.

      « Surtout il faut comprendre que l’anglaise est sublime dans les mains des poetes, scientistes, et philosphes. »

      Oui, sauf qu’il faut ajouter le mot « natifs » smiley

      « L’idee qu’ elle est primaire une langue de commerce est profondement simplistique. »

      Je suis d’accord, tout comme l’idée du français - langue uniquement littéraire.

      « le grand heritage du literatur anglais tres riche »

      Encore une fois, je suis d’accord.

      Mais le problème est ailleurs : toutes les langues sont riches, expressives, dignes. Comment faire pour communiquer ? Utiliser pour cela une langue nationale, anglais ou autre, donne des avantages aux natifs de cette langue, et place les autres dans une position d’infériorité, + à long terme le nivellement culturel.


    • Zamenhof (---.---.244.14) 11 septembre 2006 22:38

      Le bengali aussi est très riche dans la main des poètes.


    • (---.---.59.170) 12 septembre 2006 00:09

      « toutes les langues sont riches »

      Ah non !

      Seul les langues civilisés sont riches.


    • ZEN etienne celmar dit zen 12 septembre 2006 09:22

      Désolé,vous êtes hors sujet . Lisez :

      « Interpréter son analyse comme une critique de l’anglais comme tel serait un grossier contresens. »


    • skirlet (---.---.224.7) 13 septembre 2006 11:30

      Définissez la notion de « langue civilisée », donnez les critères selon lesquelles on la détermine. Alors on pourra discuter.


    • srobyl srobyl 26 janvier 2009 18:47

      Retire ton wonderbra, jane, on t’a reconnu...


    • PapyJC_78 26 janvier 2009 22:14

      Merci pour l’effort d’écrire en français
      amicalement


    • esperantulo (---.---.9.110) 11 septembre 2006 11:04

      Je suis tout à fait d’accord concernant cette article dans le cas de l’anglais qui essaie de passer au dessus des autres langues que ce soit dans les entreprises, la publicité en france, les sciences. Mais par rapport au français, je ne pense pas que ce soit principalement l’ état qui doit donner une impulsion pour redorer le blason de la langue francaise, il faut y mettre aussi les journalistes, le peuple francais, les scientifiques, les élites intelectuelles, les conseilleurs.

      Aussi un autre problème se pose comment faire : la politique de l’état francais est le plurilinguisme mais en pratique cela ne marche pas ; très peut de francais maitrisent moyennement la 2eme langue vivante et la 3eme langue n’est qu’au niveau du balbussiement

      Quoi faire alors : se donner un niveau de langue, c’est à dire connaitre la base (bonjour, au revoir,un café svp) ca on sait le faire déja ; ou alors un niveau plus élevé , pouvoir parler de sujets courants (plus difficile car faut entretenir la langue de manière courante et oui la mémoire ca se pert vite) ; ou alors pouvoir lire des livres complexes et compagnie mais la quasi impossible Déja rien que dans la pratique avec une langue c’est pas gagné mais avec deux c’est l’utopie assurée

      Donc le trilinguisme est une utopie, la preuve est que dans l’union europèenne la ou l’allemand, le francais et l’anglais étais égaux au départ dans les traductions, l’allemand à perdu en premier puis à suivi le francais très rapidement derrière.

      On pourrais ce dire aussi que le trilinguisme est possible par les pays du nord mais la aussi on trompe ils se débrouillent mieux que nous déja car l’anglais et leur langue a plus de points commun qu’avec le francais mais en plus ils sont plongées quasi toutes les jours dans la 2eme langue et la 3eme langue c’est plus de la découverte que autre chose.

      Une autre question que choisir dans l’union comme langue si toutes les langues sont égales donc deux cas : 2 autres langues à apprendre parmi celles de l’union : pour un francais par exemple l’allmand et l’italien ; et pour un polonais, le grec et l’anglais ; cela donne une égalité des langues mais par contre pour comuniqué c’est la galère en pratique il y a peut de chance de trouver des personnes qui puissents ainsi parler une langue comune ; donc le deuxieme cas une des langues de « travail » de l’union donc soit anglais, francais et allemand comme le dit Hagege dans sont livre mais la on ne retrouve plus une égalité des langues donc on n’a plus les principes de l’europe la polyculture et comme dit plus haut on risque à un moment de retourner vers l’anglais donc on tourne en boucle.

      Il existe aussi d’autres moyens certains farfelus, d’autres plus pratiques. Mais le principal et le but c’est de trouver une solution pratique et raisonnable hors actuellemnt et pour encore un certains les politiques et linguistes europeens se bercent dans l’ilusion du trilinguisme qui en pratique est impossible

      cf voir : http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/europeentrilingue.htm

      http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/comparer.htm

      http://cisad.adc.education.fr/hcee/documents/rapport_Grin.pdf


      • La Taverne des Poètes 11 septembre 2006 11:19

        Après le Franglais, le Globish ? Ce qui est un peu rassurant c’est que l’extension de l’idiome de la Perfide Albion et de ses anciennes colonies entraîne corrélativement sa perte de richesse. Aussi le fait que les peuples adoptent des mots anglais mais leur attribuent un sens à eux. On donne l’exemple de « goal » pour gardien de but alors que ce mot signifie « but ». Il y donc un processus d’appropriation préalable à l’adoption des mots importés. On sait aussi que certains milieux à Londres, Moscou ou ailleurs, empruntent des mots français, parfois des patronymes même, comme « Depardieu » (avec un sens péjoratif). La langue française s’exporte donc encore...

        La langue utilitaire employée dans la culture d’entreprise ou par les eurocrates ne se subsituera jamais à une langue aussi riche et belle que la langue française. Les francophones -souvent francophiles aussi- ne me démentiraient pas.

        Votre article est d’autant plus intéressant qu’il renvoie à des sources signalées en fin d’article.


        • La Taverne des Poètes 11 septembre 2006 12:35

          Je nuance mon point de vue sur l’anglais dans mon commentaire sous l’article suivant qui traite de l’esperanto dans la chanson :
          http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=13231

          Plutôt l’anglais que l’esperanto ou le Globish ! Mais plutôt - dans l’idéal- une langue internationale empruntant à plusieurs langues ce qu’elles ont de meilleur.


        • skirlet (---.---.49.19) 11 septembre 2006 13:26

          Celle-là, je n’ai déjà placée, mais puisque Taverne n’est pas au courant... voici une langue qui vous plaîra :

          Projet de création, dans un avenir très proche, d’une super-langue mondiale (basée sur la langue russe, pour la communication internationale)

          ou

          Linguistes de tous les pays, inquiétez-vous !

          Il est proposé de construire une nouvelle langue mondiale, à partir de la langue russe, grace aux améliorations suivantes :

          Grammaire et fonctionnement de la langue

          — élargir les temps (sur le modèle de l’anglais avec ajouts) - 20 temps verbaux environ ;

          — élargir les déclinaisons sur le modèle du tabassaran et des autres langues - environ 50 déclinaisons ;

          — élargir les genres du nom sur le modèle du swahili - 15 à 18 genres environ ;

          — élargir la catégorie du pronom personnel (1ère personne) sur le modèle des peuples du Nord - 5 pronoms ;

          — augmenter la quantité de dérivés verbaux (comme les participes) sur le modèle du latin - 40 dérivés environ ;

          — augmenter la quantité des déclinaisons pour les noms et les adjectifs (8 à 10 déclinaisons) et des conjugaisons pour les verbes (12 conjugaisons environ + les 16 binyans de l’hébreu) ; en plus, conjuguer certains adjectifs ;

          — garder le système de terminaisons du russe ;

          — introduire un système d’articles basé sur l’allemand (suivant le nombre des genres et des déclinaisons) ;

          — introduire des suffixes numéraux pour chaque objet - 1000 suffixes environ ;

          — créer des mots à l’aide des postfixes, préfixes, infixes, postprépositions, interjections et liaisons ;

          — introduire 8 à 10 tons (sur le modèle du chinois et du vietnamien) ; on peut laisser certains mots et expressions sans ton ;

          — augmenter le nombre de phonèmes jusqu’à 60 ; chaque consonne aura une variante mouillée, et chaque voyelle aura une variante longue ;

          — introduire 35 diphtongues et 50 combinaisons de consonnes ;

          — élargir le système des signes de ponctuation, ainsi que les possibilités de la formation des phrases composées et des rapports réciproques entre les propositions et les mots dans le cadre d’une phrase ou d’une expression ;

          — pour chaque règle, élaborer 30 exceptions ou plus.

          Écriture

          — utiliser le cyrillique pour écrire les parties variables des mots, ainsi que les compléments, les déterminants, les adverbes et certains autres mots ;

          — les racines des noms, adjectifs, verbes et certains adverbes seront écrits avec les idéogrammes chinois ;

          — écrire en grec les mots d’origine grecque ;

          — les emprunts du latin, ainsi que les mots les plus amusants venus des langues européennes, tout comme les noms européens (géographiques et autres) seront écrits avec l’alphabet latin (de préférence en caractères gothiques) ;

          — les mots d’origine réellement russe seront écrits en slavon ;

          — les titres et les en-têtes seront en sanscrit (pour les petits en-têtes, l’utilisation du hindi est admise) ;

          — renvois, notes et commentaires seront écrits avec l’alphabet arabe (l’écriture arabe peut aussi être utilisée par un auteur pour souligner telle ou telle pensée, afin d’assurer une expressivité supplémentaire par rapport au cursive ou à l’e s p a c e m e n t) ;

          — les titres des dessins et des illustrations seront écrits avec les runes scandinaves (les fans de Tolkien peuvent utiliser les runes elfiques) ;

          — les annonces publicitaires dans les journaux seront écrites en géorgien (les Arméniens peuvent écrire en arménien) - de toute façon, personne ne les lira ;

          — écrire en russe la ligne déroulante en bas de l’écran télévisé - pas la peine d’embêter les sourds et les malentendants ;

          — pour les citations des auteurs anciens : écrire à l’aide des hiéroglyphes égyptiens et de l’écriture cunéiforme ;

          — pour les citations des auteurs juifs, écrire avec l’alphabet hébreu ;

          — les documents particulièrement complexes seront écrits à l’encre en idéogrammes chinois ;

          — pour les voeux de la Saint-Valentin et les lettres d’amour utiliser l’écriture tibétaine ;

          — mettre les SMS aux caractères hiragana japonais, et le courrier électronique aux katakana ;

          — écrire les noms des footballeurs sur les maillots en alphabet coréen.

          Il est également proposé de réformer le système des noms propres. Chaque nom devra inclure :

          1) les bons vieux nom et patronyme ; 2) un long et rude nom de famille à l’allemande ; 3) une brochette de prénoms espagnols en grande quantité (nombre non limité) ; 4) une série de terminaisons à l’extrême-orientale ; 5) un caractère indien (pour rigoler) ; 6) un nom de famille africain imprononçable (pour que la vie ne paraisse pas trop facile).

          En plus, on encouragera l’utilisation des particules “de la”, “van der” et “el-Ali”. Exemple : Ivan Aleksandrovitch de la Grünebergehaarlsson van der Juan Ricardo García González Santiago da Silva Blanco Jin Tsian Pu Suey Makayama el-Ali Bhai Bhai Mdbguinmka, ou Vania tout court.

          Lexique

          — Il doit exister pour chaque notion au moins quatre mots, basés sur les racines slaves (russe, ukrainien, tchèque, serbo-croate), germaniques (allemand, anglais, suédois, ancien islandais), latines (latin, français, espagnol, italien) et chinoises. Pour chaque variante, une sphère d’utilisation sera définie. De façon épisodique seront utilisés les mots d’origine grecque, celte, arabe, hindi et japonaise.

          — Les personnes qui veulent briller par leurs connaissances peuvent utiliser les mots d’origine aztèque, iroquoise, cherokee, algonquine et dakotaise, ainsi que laotienne et vietnamienne ;

          — Les personnes fières de leurs origines provinciales peuvent utiliser les racines venant des langues shona, ndébélé et haoussa ;

          — Les personnes fières de leur appartenance à une capitale peuvent utiliser les racines du khmer, langue parlée dans la capitale de Cambodge - Phnom Penh ;

          — Les personnes aimant le lard peuvent dire “horilka” (1) à la place de “vodka” ;

          — Les personnes portant le sombrero peuvent dire “tequila” à la place de “vodka” ;

          — Les personnes aimant la bière blonde peuvent dire “Oh mein Gott !” à la place de “Oh my God !”

          — Les personnes aimant la bière brune peuvent dire “It’s fantastic !” à la place de “Das ist fantastisch !”

          — Les personnes avec l’épicanthus très marqué peuvent dire “pirossiki” à la place de “pirojki” (2) ;

          — Les personnes aimant les pâtes peuvent dire “calcio” à la place de “football” ;

          — Les personnes aimant les sons claquants peuvent utiliser les mots zoulous ;

          — Les personnes aimant siffler peuvent utiliser les mots du silbo des îles Canaries ;

          — Les personnes aimant s’asseoir sur les clous et faire le poirier sur la tête peuvent utiliser les mots du bengali, tamoul et pali ;

          — Les personnes désirant démontrer leur lenteur peuvent utiliser les mots de l’estonien ;

          — Les personnes qui n’ont rien à dire peuvent utiliser les mots d’une langue polynésienne à neuf lettres ;

          — Les personnes voulant rester incomprises peuvent user de la langue esquimau ;

          — Les chamans sibériens peuvent désormais utiliser n’importe quelle langue d’Europe, d’Asie et d’Afrique pour parler en ventriloque !

          — Les personnes aimant se quereller peuvent utiliser les jurons les plus colorés de toutes les langues de ce côté de la Grande Ourse !

          — Les personnes qui veulent ressembler à Zidane mais pas à Ben Laden, peuvent utiliser les mots berbères à la place des mots arabes ;

          — Les personnes d’une certaine nationalité peuvent continuer à parler avec un accent caucasien ;

          — Les fans de tatouages peuvent utiliser les mots de la langue maorie ;

          — Les personnes désirant établir le contact avec les petits hommes verts peuvent utiliser les mots des langues d’Aldébaran, Arcture, Canopus, Deneb, Altaïr (constellation de l’Aigle), ainsi que le dialecte proximien de la langue alpha-centaurienne ;

          — Les personnes qui n’ont pas fait de séjours dans un hôpital psychiatrique depuis longtemps, peuvent utiliser les mots de la langue parlée dans la galaxie Kin-Dza-Dza (3) ;

          — Les fans de l’équipe nationale tchèque et de Detroit Red Wings peuvent utiliser les mots venant du patois parlé sur l’astéroïde Dominik Hašek ;

          — Les personnes à qui tout ça ne suffit toujours pas peuvent utiliser le sumérien.

          PouchkEntine (Roman Tsyrouliov et Kirill Entine)


        • louÿse (---.---.254.67) 11 septembre 2006 15:11

          sincères félicitations ( et ce n’est pas de l’ironie )

          votre réponse il fallait la faire, que l’on soit d’accord ou pas avec votre ironie c’est un travail qui mérite le chapeau bas ( madame ou monsieur au fait ?) smiley


        • La Taverne des Poètes 11 septembre 2006 15:23

          Pas d’accord non plus avec cette super-langue mondiale basée sur la langue russe. Encore moins avec l’idée de laisser les linguistes faire une langue sans âme, non construite par les poètes, les artistes, et surtout par le parler des gens et façonnée par des siècles de générations.

          Et puis je disais « dans l’idéal », bref dans nos rêves...


        • krokodilo (---.---.49.232) 11 septembre 2006 15:28

          La Taverne des poètes.

          Peut-être, encore faudrait-il avoir sous la main un linguiste plus que génial, capable de « prendre à toutes les langues ce qu’elles ont de meilleur »... Et à combien de langues sur les 6000 environ que compte la planète ? Actuellement, seul l’espéranto s’est approché de cet idéal, ce qui est reconnu par nombre de linguistes (cf le récent pavé « Aux Origines des langues et du langage », éd. fayard, qui reconnaît que l’Eo est un cas à part parmi les langues construites). En fait, d’autres grands linguistes l’avaient déjà dit dans le passé, mais, outre que tout passe et s’oublie, certains linguistes en tiennent plutôt pour le multilinguisme, oubliant que ce n’est pas une solution pour tous mais pour une élite, et encore. En outre, l’Eo a déjà pris à beaucoup de langues certaines de leurs qualités : dérivation régulière, structure combinatoire, etc... C’est ne ce sens qu’il n’est européen que par le vocabulaire, pas par la structure et la grammaire, d’ailleurs il y a bon nombre de sites asiatiques en Eo. Donc, à défaut d’avoir l’idéal, utilisons déjà ce qui existe et a fait la preuve de son efficacité.


        • skirlet (---.---.49.19) 11 septembre 2006 15:33

          « votre réponse il fallait la faire, que l’on soit d’accord ou pas avec votre ironie c’est un travail qui mérite le chapeau bas ( madame ou monsieur au fait ?) »

          Euh... c’est adressé à moi ? Le texte n’est pas de mon cru, je l’ai juste traduit smiley Mi estas sinjorino, sed mia kromnomo sufiĉas smiley

          « Pas d’accord non plus avec cette super-langue mondiale basée sur la langue russe. »

          Si vous avez lu le texte, vous auriez pu constater que cette langue est basée sur le russe très légèrement smiley

          « Encore moins avec l’idée de laisser les linguistes faire une langue sans âme »

          Jusque là, aucun linguiste n’a réussi la création d’une langue. L’initiateur de l’espéranto n’était pas linguiste mais polyglotte smiley

          « non construite par les poètes, les artistes, et surtout par le parler des gens et façonnée par des siècles de générations. »

          Combien de générations ? Qui détermine le nombre ? L’espéranto est façonné par les poètes, les artistes, les locuteurs depuis plus d’un siècle, aussi longtemps que l’hébreu moderne et plus longtemps que le pisin, le romanche nouveau et quelques autres. Comment pouvez-vous juger de l’âme d’une langue en connaissant juste son nom ?


        • louÿse (---.---.254.67) 11 septembre 2006 15:54

          heps ! vous répondez au Poète de la Taverne et à moi en même temps !

          pour ce qui me concerne merci quand même de nous avoir trouvé ce morceau je vais le conserver dans mes archives ;

          quelle est votre langue maternelle ?


        • skirlet (---.---.49.19) 11 septembre 2006 20:02

          C’est pour pas trop multiplier les messages smiley


        • louÿse (---.---.254.67) 11 septembre 2006 11:21

          totalement d’accord avec votre article, une ou deux réflexions supplémentaires

          tout d’abord nécessité de connaître les langues étrangères les plus utilisée afin de pouvoir lutter contre leur envahissement car on ne peut contrer ce que l’on ne connaît pas et dont on ignore les pièges

          en parallèle ensuite meilleure connaissance par un meilleur enseignement du français nous mettrait à même de trouver un mot bien dans notre langue, pour éviter de se laisser aller à la facilité du globish ou du franglais.

          enfin lutte entre ces deux notions de force-profit et valeur-culture que vous avez évoquées, et dans une société où la notion de profit est glorifiée le combat est difficile.

          Il ne faut pas perdre de vue que l’impact d’une langue est fortement lié à l’importance de la politique internationale d’un pays. Tous les pays colonisateurs ont vu, avec l’abandon des colonies qui étaient des territoires fertiles pour l’expansion de leurs langues respectives, le déclin de cette expansion, seul les pays anglophone ont su transmuter leur champ de déploiement par le commerce qui égale argent qui égale force et pouvoir.

          Il nous faut trouver un moyen original de contrer cette taxifolia linguistique


          • vigie (---.---.239.221) 11 septembre 2006 11:39

            Je reste toujours étonné quand j’entends un jeune prononcer un mot d’anglais dans une conversation qui n’a souvent que peu de rapport avec le sujet, il est placé avec emphase souvent pour justifié d’un effet de mode, ou pour donner à son orateur un statut chébran, heu ! Pardon, branché de bon aloi, ou être rigoureux quand a la syntaxe d’une chanson en anglais, alors que la pauvreté de son langage ou son orthographe du francais me laisse perplexe.

            Relayé par nos élites investies par leur vision messianique du monde, qui bien souvent dans leur commentaire, glisse à bon-escient un néologisme anglo-saxon pour auréoler son propos. Le chow-bizz n’est pas en reste, je dirais même que c’est un vivier, la prédominance du monde anglo-saxon est une locomotive puissante. Ou l’originalité, la créti...rie, je voulais dire la créativité, ne semble pas avoir de limites, pour certains artiste francophone du moins.

            On est dans une dictature du langage sans égal, dans un monde ou les communications n’ont jamais été aussi abondantes, on s’est affranchi des distances, et il devient plus facile de parler avec son voisin de palier au travers de son portable que d’aller frapper chez lui pour une conversation en tête a tête.

            La loi Toubon sur les ventes de produit étranger France qui doit avoir sa notice de traduction en francais est allègrement ignoré. Il n’y a que les Canadiens francais pour faire une résistance forcenée de leur langue tant est grand pour eux le péril de voir se diluer leur héritage culturel.

            La presse a aussi une grande part de responsabilité, influencé qu’elle est par la prédominance de la langue anglaise, ou défendre sa langue semble devenir un combat d’arrière garde, un anachronisme ringard.

            C’est bien dommage qu’on ne considère pas qu’il n’y est de richesses, que de différences, mais la globalisation des esprits dicte tout, l’avenir nous dira si nous devons absolument passer sous pavillon anglais.


            • (---.---.59.170) 11 septembre 2006 11:39

              Les mêmes qui nous parlent à longueur d’années d’ouverture à l’Autre et de Métissage, voila qu’ils n’aiment point l’Anglais !

              Comme si l’Anglais n’était pas une langue de culture majeur. Sans doute il va falloir être curieux, et ouvrir de soi même quelques livres pour le découvrir, et ce n’est pas à l’éducation nationalisé qu’on découvre la culture Britanique. Mais enfin, prétendre qu’on lutte contre l’Anglais pour la culture, c’est du grand n’importe quoi.

              Par ailleur je ne vois pas trop ce que l’Etat vient faire la dedans. Le Jospinisme n’est pas le français. Ce n’est que du politiquement correct que tente d’imposer d’ancien maoistes et autres racailles trotskystes reconvertis. Sans doute l’Etat peut imposer le français pour les produits/services vendu en France. Mais il ne pourra rien contre l’immense prestige de l’anglais dans la population.

              La France est en déclin complet, c’est la chute libre, et par ailleur ses anciennes colonies n’abritent que des pouilleux, francisés version socialo, contrairement aux anglais, dont les anciennes colonies sont florissantes ou en voit de l’être, même en Afrique. De toute façon, dés que la France a ou a eut un avantage, la gauche n’a cesser de le combatre au nom de l’égalité entre tout les peuples. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire.

              Le reste est silence.


              • zalka (---.---.207.105) 11 septembre 2006 12:07

                Comme dirait le pro-décliniste Sarkosy :« La France, aimez la ou quittez la ». Au revoir monsieur ! ^^

                C’est un refrain bien connu que de dire que tous va bien dans les pays anglo-saxon et que tous va mal en France. Ce que je ne connaissais pas,c’est que tout va bien dans les ex-colonies britanniques quand tout irait de travers dans les ex-colonies françaises.

                C’est bien connu, le Zimbabwe est toujours le grenier de l’afrique australe depuis que Mugabe a pris le pouvoir. C’est bien connu, la concorde entre les hommes règne dans les indes britanniques. Nulle ratonnade en australie, grâce à un système d’intégration bien supérieur au notre. N’oublions pas qu’il n’y a pas 40 millions de personnes sans couverture sociale aux états-unis. Et c’est bien connu , depuis les privatisations de Tatcher, le chemin de fer anglais est époustouflant de modernité, de sécurité et de ponctualité. Quand d’aventure il y a un problème, les anglo-saxons sont là pour rétablir l’ordre, la démocratie et la prospérité comme en Irak et en Afghanistan. Il suffit de comparer l’ancienne Palestine britannique et le liban français pour voir notre infériorité face à nos maitres.

                Plus sérieusement, je n’ignore pas les problèmes de la France ou même de ses anciennes colonies. Mais refuser de voir les problèmes des anglais et des américains ou de leur anciennes colonies, cela tient du miracle d’aveuglement. Je crois que moi-même, je devais être aussi manichéen à l’époque ou je jouais aux playmobil ! Le vilain prince noir (français) contre le gentil prince blanc (anglais).

                Continuez donc à vous lamenter de notre décrépitude, vos yeux larmoyants tournés vers l’eldorado anglo-américain. Vous êtes un génie comique malgré vous ! :)


              • SilenT BoB 11 septembre 2006 12:16

                J’abonde dans votre sens, le francais des medias devient une veritable novlangue (cf. 1984 d’Orwell) on agglutine des mots pour attenuer le sens de ceux-ci et donc ne pas choquer celui qui l’ecoute. Par exemple le clandestin devient un sans-papier pour nos medias, clandestin qui designe une personne non autorisee a se trouver sur un territoire ou un endroit donne a une connotation pejorative, on l’a donc gommee avec sans-papier qui lui est un nom commun a part entiere maintenant et n’a pas encore la meme connotation pejorative. Le terme de clandestin etant relie a l’image de non respect de la loi.

                Notre langue evolue, mais pas forcement dans le bon sens, les medias n’ont de cesse de creer de nouveaux mots, par exemple les professeurs n’ont pas le droit d’enseigner le marketing, mais la mercatique, mot invente pour l’occasion et qui ne veut rien dire. L’email devient le courriel dans le genre inutile on fait pas mieux. Le terme de citoyen a lui-meme carrement perdu toute son escence pour ne devenir qu’une justification a des taxes ou autres arguments politiques. La solidarite meme n’a plus son sens, car a la base elle est acceptee par ceux du groupe (d’ou l’invention du contrat social qu personne n’a jamais signe), bref la Novlangue est partout dans nos medias, elle avance doucement mais surement...


              • JiPi (---.---.155.1) 11 septembre 2006 12:21

                @(IP:xxx.x7.59.170)

                Adolphos ! On t’a reconnu.


              • SilenT BoB 11 septembre 2006 12:29

                Mon cher Zakla, 40 millions de personnes aux etats-unis qui n’ont pas de couverture sociale, savez-vous seulement comment fonctionne le systeme americain ? Je pense que non sinon vous ne diriez pas cela, c’est vrai il est tres complique, le public n’est aussi etendu qu’en France, mais des udgets enormes y sont affectes.

                Mais pour ne revenir a nos moutons avec la langue, l’anglais devient une langue internationale du business pour deux raisons :
                - la premiere c’est le fait que le debut de son apprentissage est simples
                - La seconde c’est le pouvoir economique des anglo-saxons a l’heure actuelle et leur pouvoir culturel egalement.

                N’allez pas chercher plus loin s’il vous plait.


              • (---.---.59.170) 11 septembre 2006 12:57

                « Ce que je ne connaissais pas,c’est que tout va bien dans les ex-colonies britanniques quand tout irait de travers dans les ex-colonies françaises. »

                USA, Canada, Australie, Nouvelles Zélande, Hong-Kong, même Afrique du Sud, c’est tout de même mieux que Algérie, Malie et je ne sait trop qu’elle autre trou du cul du monde. Par ailleur l’Afrique décolle, 5%, grâce aux colonie anglophone.

                Par ailleur arrive l’Inde, et ca, ca va faire mal.

                « Nulle ratonnade en australie, grâce à un système d’intégration bien supérieur au notre. »

                Aucun rapport, ca c’est l’effet de l’immigration, ce n’est qu’un début, c’est donc normal. En plus Novembre 2005...

                « N’oublions pas qu’il n’y a pas 40 millions de personnes sans couverture sociale aux états-unis. »

                Et ? C’est leur choix, je ne vois pas le probléme. Même pour un job à MacDo on vous propose la couverture sociale..

                « Et c’est bien connu , depuis les privatisations de Tatcher, le chemin de fer anglais est époustouflant de modernité, de sécurité et de ponctualité. »

                Exactement, et à tel point que grâce aux profits réalisé grâce à l’augmentation considérable des voyageurs, ils envisage l’achat d’un train magnétique (ils ne veulent pas du TGV, trop vieux) japonais.

                « Quand d’aventure il y a un problème, les anglo-saxons sont là pour rétablir l’ordre, la démocratie et la prospérité comme en Irak et en Afghanistan. »

                Non, nous y sommes aussi, mais enfin, symboliquement, tant il est vrai que sans les USA nous serions sans défense en Europe (Cf l’ex-yougoslavie, ou ca à merdouillé jusqu’a ce que clinton bombarde). Le chien abois un peu, le yankee passe. On ne peut qu’admirer leur dynamisme, pendant que les français se berce de mots. Vous savez évidement que les français ne sont pas les bienvenue en Irak..

                « Il suffit de comparer l’ancienne Palestine britannique et le liban français pour voir notre infériorité face à nos maitres. »

                A oui, 15 ans de guerre civile, trés vrai ca.. Encore une superbe réussite du multicultutruc. Maintenant, il est vrai qu’Israel est tout de même une réussite.


              • zalka (---.---.207.105) 11 septembre 2006 13:01

                En fait, je réagissais juste au commentaire outrageusement pro-américain sans distinction. Je ne suis ni anti ni pro américain. Je suis juste prêt à observer, voir ce qui va et ce qui ne va pas, que ce soit en France, aux états-unis ou ailleurs. Ce commentaire que je voulais satirique, n’avait pas pour but de lancer la discution sur l’économie américaine en général, mais de ridiculiser un commentaire manquant de refléxion.

                Sur le système social américain, j’en sais assez pour affirmer qu’il possède de graves vices de fabrication, comme le système français (bien que ce ne soit pas les même vices).

                Par ailleurs, j’aurais tendance à partager votre avis sur la place de la langue anglaise.

                Bon, ne trollons plus sur les systèmes sociaux, je tenais juste à mettre les points sur les i. :)


              • verite (---.---.116.5) 11 septembre 2006 18:49

                « ...40 millions de personnes sans couverture social aux les etats unis... »

                Alors, ’san couverture’= sans une piece de papier marque« l’ assurance medicale ».

                Mais, chaque persone sans cette piece de papier peut entrer dans TOUS NOS HOSPITALES et recevoir tres tres bonne service...pas problem.Et cette personne peut restera a hospitale une semaine, deux, trois...comme il faut. L’Amerique n’est pas le Congo, ni L’Inde...

                Nous avons programme Medicaid pour tous qui gagne moins de 12,000 mille dollars par an.

                Venez ici, et observe cette chose si vous avez doute.

                Cordialment,

                Verite


              • louÿse (---.---.254.67) 11 septembre 2006 19:05

                take it easy verité tous les français ne voyagent pas et croient tout ce que disent les médias qui ne disent pas que des mensonges mais... des demi-vérités qui sont aussi des demi-mensonges.

                O.K nous avons la C.M.U ( mécical protection for everybody without job ) vous avez d’autres systèmes et chaque pays a ses avantages et ses inconvénients

                states are fine, i dont like your governement and your président but your country its so nice and beautiful and peoples are nice too


              • louÿse (---.---.254.67) 11 septembre 2006 19:07

                sorry « medical » not « mecical » smiley


              • ZEN etienne celmar alias zen 11 septembre 2006 21:09

                IP:xxx.x7.59.170

                Où avez-vous lu qu’on n’aimait pas l’anglais ?... RELISEZ !


              • Rébus (---.---.158.23) 11 septembre 2006 21:41

                un truc pour la défense du français : des connaissances en orthographe et en conjugaison. Je t’assure c’est utile. Sauf evidemment si tu veux prouver que tu as su résister à l’endoctrinement de tes instituteurs socialos, cocos et autres


              • Rébus (---.---.158.23) 11 septembre 2006 21:45

                euh c’était pour Adolphos


              • zalka (---.---.216.4) 11 septembre 2006 21:50

                Désolé , vérité, si je vous ai vexé. Comme je le disais dans mon second message, mon but n’était pas de dénigrer les américains mais de rire des gens à la réflexion limitée dont le discours se résume à « tout est bien en amérique, tout est mal en france ».

                Nos deux pays ont leurs défauts et leur qualité propres. Si le système social américain ne me convient pas, cela ne veut pas dire non plus que je sois en admiration béate devant le notre. Soyez assuré que je ne vous juge pas juste parce que vous êtes américain.


              • krokodilo (---.---.49.232) 11 septembre 2006 12:19

                Loÿse. Excellent la « taxifolia linguistique » !! Je la replacerai, si vous le permettez.

                Sur le fond, il me semble que dans l’Union européenne, il est évident que depuis l’arrivée de l’Angleterre, le français et l’allemand ont pris une claque, même si les fonctionnaires et politiques européens font tout pour le cacher, au nom du multilinguisme. Le reportage d’il y a quelques mois sur Arte, « L’Europe de la défense », montrait clairement que les état-majors militaires avaient choisi l’anglais comme langue de travail. La plupart des documents, des enquêtes européennes sont en anglais sur le site Europa, les petites annonces exigeant illégalement un anglais fluent ou « same level » sont légion, au point qu’un australien a plus de chance d’être embauché à Bruxelles qu’un italien parlant un anglais moyen ! Plusieurs pays dont la France reçoivent parfois des documents européens non-traduits de l’anglais, etc... Il y aurait de quoi remplir un article sur ces faits que la plupart des médias passent sous silence. Et que fait l’état ? Il rend l’anglais quasiment obligatoire : dans certains collèges en 6e il n’y a de « choix » en première langue qu’entre anglais ou une filière bilingue anglais-allemand... (probable accord officieux entre FR et Allemagne pour se soutenir mutuellement) Il est donc urgent de poser les vraies questions :

                - Le multilinguisme est-il autre chose qu’un mythe, un cache-sexe du tout-anglais en europe ? Nos politiques parlent-ils tous trois langues étrangères à un niveau fonctionnel ? Est-ce envisageable pour toute la population européenne ? (je passe sous silence l’absurde intercompréhension passive) Rappelons que les exemples de supposés paradis du multilinguisme, comme la Belgique et la Suisse, se sont révélés en conflits linguistiques permanents, une grosse pagaille avec beaucoup de tensions entre communautés au point d’envisager l’anglais pour tous comme deuxième langue.

                - L’UE porra-t-elle se construire avec plusieurs catégories de citoyens : ceux de la ou des langues de travail, et les autres... le deuxième choix, les petits. (Est-ce à dire que l’Italie et la Grèce, sont des pays sans culture... Il faudrait que l’Italie se réveille, elle qui a rendu l’anglais obligatoire à l’école)

                - Le besoin d’une langue auxiliaire commune se fait chaque jour plus évident, dans l’UE et aussi dans un monde globalisé. Si nous raisonnons comme des businessmen, il faut choisir le meilleur produit, une langue neutre, facile, proche de nos racines, le meilleur rapport qualité prix, temps/efficacité. Or, cette solution existe, attestée par de nombreuses expériences et des rapports indépendants (rapport Grin, commandé par la france, Haut-conseil pour l"’éducation, et boycotté par les médias traditionnels), c’est l’espéranto.

                Pour plus de détails à ce sujet, il existe des articles détaillés et de nombreux liens, sur Agora Vox, articles de M. H.Masson, qui ont d’ailleurs suscité des discussions animées tant le sujet, qui recoupe celui de cet article, est riche et polémique.


                • louÿse (---.---.254.67) 11 septembre 2006 13:16

                  pas de problème Krokodilo et si vous gagnez des sous grâce à ma taxifolia linguistique n’oubliez pas mes droits d’auteurs, vous savez que tout est payant en ce bas (im)monde smiley

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