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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Quand les ordures se changent en or

Quand les ordures se changent en or

Alors que certains trouvent dans les taxes une façon discutable de sauver notre environnement, d’autres, plus imaginatifs, proposent des solutions innovantes et réalistes pour nous sortir de l’impasse.

A la lumière d’un reportage (ma poubelle est un trésor) qui va être diffusé le 20 avril sur France 3 à 23h30, réalisé par Pascal Signolet et Martin Meissonnier, grâce aux conseils avisés de Dany Dietmann, une évidence se fait, nous avons un trésor dans nos poubelles.

Mr Dietmann s’exprime sur cette vidéo.

C’est un maire novateur, à Manspach, puisque sa communauté de commune en appliquant ses recommandations a fait baisser la quantité de déchets à 96 kg par an et par habitant, alors que notre moyenne nationale franchit allègrement le seuil des 500 kg (590 kg en Isère).

Les habitants payent l’enlèvement de leurs ordures au poids, ce qui provoque la réduction des déchets.

C’est ce qu’on appelle «  la pesée embarquée  ».

Et puis il y a le tri, plutôt que de les enterrer, ainsi que c’est encore fait régulièrement, des solutions innovantes et propres sont mises en place ici, ou là. lien

En effet, les déchets enterrés se retrouvent un jour ou l’autre dans nos verres, puisqu’ils finissent par se dissoudre dans les nappes phréatiques.

S’ils sont incinérés, nous finissons par les respirer (dioxines), et les conséquences peuvent être dramatiques pour notre santé, les cancers pointant le bout de leur vilain nez. lien

Même en respectant les normes en cours, un incinérateur rejette quand même une pollution. lien

Et puis, il y a les dépassements de norme, comme à Melun : il a été d’environ 2000 fois supérieur à la norme. lien

Tout va dans le sens d’une amélioration, puisque le parc d’incinérateurs français est passé de 300 en 1998 à 123 en 2003. lien

La lutte contre le suremballage que nous proposent les supermarchés est engagée. lien

Aux quatre coins de la planète, l’imagination fertile des chercheurs nous propose des solutions.

Par exemple, à Anvers, une usine transforme les cartes d’ordinateurs en lingots d’or.

Les suédois sont les pionniers en la matière.

A Skelleftea, à 200 kilomètres au sud du cercle polaire, un site industriel est né. Dans l’usine de Kuusakoski des tonnes d’aspirateurs, poste de radios, voitures électriques, sèche cheveux, cafetières, téléphones, écrans d’ordinateurs s’entassent attendant leur recyclage.

Un tiers des déchets électroniques de la planète y sont recyclés. Il n’y a pas que les cartes d’ordinateurs qui y sont recyclées, mais aussi tous les appareils électroniques devenus désuets.

En 2004 la fonderie de Rönnskar qui récupère les déchets électroniques du monde entier, mais aussi le minerai en provenance de ces propres mines, à produit 230 000 tonnes de cuivre, 40 000 tonnes de zinc, 475 tonnes d’argent, et 15 tonnes d’or. lien

Une tonne de téléphones mobiles permet de récupérer 1 kg d’argent, 300 gr d’or et 100 grammes de palladium.

Aujourd’hui, 20% du cuivre, 40% de l’or, et 75% du zinc utilisé en Suède provient du recyclage, et dans le monde 33% du cuivre utilisé vient lui aussi du recyclage.

Economiquement, ce n’est pas négligeable, lorsque l’on sait que le cours du cuivre est en constante augmentation (de 1544 $ la tonne début 2003 à 4537 $ en juin 2006) lien

Le recyclage du verre permet d’économiser 250 000 tonnes d’équivalent pétrole par an, 3 litres d’huile de vidange recyclées donnent 2 litres d’huile prête à l’emploi.

Pour faire une bouteille en plastique d’un litre, il faut 300 gr de pétrole.

Le recyclage de l’aluminium permet d’économiser 3 millions de tonnes d’équivalent pétrole par an.

Le recyclage est à la mode : ici, des trottinettes sont fabriquées avec des avions recyclés, là des maisons sont construites à partir de pneus recyclés.

Et puis, il y a la valorisation énergétique du méthane provenant de nos déchets. Alors que l’Allemagne a 3500 usines produisant du biogaz, ( lien)  la France en a deux. lien

En fouillant un peu plus dans nos poubelles, on s’aperçoit que nous sommes une fois de plus le mauvais élève de la classe européenne, puisque seulement 8% de nos ordures sont triées, contre 50% en Allemagne ou en Suisse. lien

Pourtant 30% de leur contenu est compostable, alors qu’aujourd’hui seulement 6% est composté en France.

Les campagnards ont toute facilité pour mettre en compostage leurs déchets ménagers putrescibles, et les utilisent pour fertiliser le sol de leurs jardins.

Pourtant les citadins voient s’ouvrir eux aussi de nouvelles perspectives, et l’on commence à voir fleurir aux pieds des immeubles un compostage collectif, grâce aux déchets ménagés triés.

Sur ce lien, tout ce que l’on apprendre sur les méthodes de compostage et les solutions proposées..

D’autres solutions sont plus discutables, comme le projet de transformer des ordures en iles artificielles dans la baie de Tokyo.

Il faut savoir qu’au Japon 150 000 tonnes de déchets plastique s’accumulent sur les côtes, et qu’ils ont provoqué la formation d’une ile de déchets grande comme 6 fois la France. lien

Lorsque l’on sait que ces 150 000 tonnes ne sont qu’une partie de la réalité, puisque 70% des objets en plastique coulent, et finissent par se dissoudre dans l’eau. lien

La quête est donc lancée pour découvrir cet or qui dort dans nos poubelles.

Car comme disait mon vieil ami africain :

« il ne faut pas profiter de la pluie pour pisser dans le torrent ».


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73 réactions à cet article    


  • Surya Surya 12 avril 2010 16:56

    Le retraitement des ordures est parfois un vrai casse tête en effet. En tout cas, la France devrait rattraper son petit retard quant au tri des ordures ménagères.
    Peut être devrions nous aussi arrêter de jeter des choses qui fonctionnent encore, même si le dernier modèle est plus moderne et a plus de fonctionnalités, ou dont on s’est lassé. C’est incroyable ce qu’on peut jeter ! En tout cas ça fait le bonheur des fouilleurs de poubelles, qui trouvent parfois de réels trésors, comme cette personne assez incroyable qui en a fait une spécialité et qui trouve parfois des trucs tout aussi incroyables. Comme quoi un bon coup de peinture, et des objets parfois dégradés démarrent une seconde vie.


    • olivier cabanel olivier cabanel 12 avril 2010 17:04

      Surya,
      oui, merci des exemples que vous donnez,
      c’est aussi vrai que l’on peut trouver dans les vides greniers des objets ayant beaucoup de valeur,
      pour ces raisons, certains envisagent de créer des recycleries,(à coté des décheteries) afin de redonner de la vie à un objet jeté,
      et je trouve que c’est une excellente idée.
       smiley


    • Spip Spip 12 avril 2010 17:38

      Méthanisation : vos infos datent un peu. A ma connaissance et de mémoire il y en aurait 8 maintenant dont le fonctionnement pose souvent problème. Cherchez usine PTMB, vous trouverez le site de l’Adech en 1ère page, il y a tous les détails. Ce type d’installation commence à être abandonné par ceux-là même qui l’avait promu : Allemagne, Suisse, Canada.

      Le TRI de nos déchets est un impératif sans lequel aucune solution viable ne marchera, c’est une évidence.

      Bien sûr qu’on peut faire, individuellement, pas mal de choses, mais tant qu’on ne se sera pas attaqué au problème A LA SOURCE il faudra continuer à courir derrières des solutions coûteuses et donc mal acceptées.

      La source, pour moi, c’est, par exemple, le sur-emballage qui atteint des proportions délirantes.

      J’ai commandé récemment une carte mémoire (2 X 3 cm sur 1,5 m/m d épaisseur) C’est arrivé dans un emballage de la taille d’un (gros) livre et il m’a fallu virer toutes les pubs ajoutées dans l’envoi plus le triple enrobage plastique/carton/papier avant d’accéder à la chose... Au bas mot, un rapport de 1 à 100 entre le produit et l’emballage !

      Alors, faire pression d’abord sur les fabricants ne me semblerait pas superflu.


      • olivier cabanel olivier cabanel 12 avril 2010 17:47

        Spip,
        ce n’est pas qu’elles datent mais je n’’ai pris en compte que les installations importantes,
        j’ai participé il y a deux ans à un documentaire sur le sujet, et nous étions allé filmer une installation savoyarde qui produit du méthane a partir du petit lait.
        et il y en a d’autres, comme celles que j’avais évoqué dans un article sur agoravox (du pétrole sous les sabots)
        http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/du-petrole-sous-les-sabots-64657
        dans cet article j’évoquais une installation à Chantilly qui récupére le crotin des chevaux pour faire du méthane,
        et il y a d’autres exemples, évidemment.
        malgré tout, le retard français est considérable.
        merci de votre commentaire.


      • titi 12 avril 2010 19:30

        @Spip

        Le sur emballage des produits high tech répond à une autre problématique : c’est la fauche dans les centres de tris.

        Votre carte mémoire si elle se promène sans un emballage de « carte mémoire », elle ne vous arrivera pas. Quelle passe par la Poste, DHL, ou autre.
        D’où l’emballage « livre » qui garantit l’impunité, la culture n’étant visiblement pas très recherchée par les chapardeurs.


      • Spip Spip 12 avril 2010 21:55

        Le principe de méthanisation ne peut fonctionner valablement qu’à partir de déchets TRIES AU DÉPART. C’est pourquoi là où ce n’est pas respecté ça dysfonctionne et empuantit la zone, comme à Montpellier-Sud.

        L’Allemagne, grande promotrice des PTBM, laisse tomber et a interdit la commercialisation du compost produit, impropre à l’agriculture (trop de métaux lourds présents)

        En France, l’ADEME, favorable au début se retire des projets en cours pour cause de résultats insuffisants.

        Là où la France aura du retard c’est à l’allumage ! Quand les autres pays auront arrêté les installations telles qu’elles existent et que nous, nous continuerons.

        Bien sûr, ça peut fonctionner si c’est alimenté par des matières spécifiques comme dans vos exemples ou si on applique un vrai tri aux ordures ménagères, mais dans ce deuxième cas ça veut dire mettre en place toute la chaîne de collecte qui va avec, pas seulement construire une usine.

        Dans le projet de Bayonne, prévu en 2012, pour l’instant ce sera alimenté en tout-venant donc les mêmes problèmes qu’à Montpellier vont arriver. Mêmes causes, mêmes effets.


      • Spip Spip 12 avril 2010 22:03

        @ titi

        Et une simple enveloppe-bulle sans pub dessus, c’était pas possible ?

        Pour la fauche de produits technologiques, Rue du Commerce semble avoir résolu le problème en envoyant sous le nom d’une société bidon qui ne dit rien à personne (contrairement à Amazon, par exemple)


      • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 00:29

        Spip,
        bien sur, dans certains cas, après méthanisation, le compost n’est pas recommandé, vu les métaux lourds qui peuvent s’y trouver,
        sauf que dans ce cas là, rien n’empeche de récupérer au moins le méthane,
        je pense aux zones de stockage de dechet ou le méthane brule en torchère, alors qu’il pourrait être utilisé,
        quel gaspillage !


      • Spip Spip 13 avril 2010 14:12

        @ cabanel

        Désolé d’insister, mais il faut comprendre un minimum comment ça marche.

        Ce n’est pas le processus de méthanisation qui introduirait des métaux lourds dans le compost. La pollution de la « matière première » est déjà présente à l’arrivée des bennes à ordures déversant du tout-venant.

        Si les fermentescibles étaient triés au départ, pas de problèmes : méthanisation à rendement correct et compost utilisable.

        Pour les torchères, je pense qu’il s’agit d’une mesure de sécurité, ce méthane étant spontané et donc difficilement contrôlable, on le brûle pour éviter les risques d’explosion.


      • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 14:16

        Spip,
        il n’est pas question pour moi de vous contredire sur cette explication tout à fait recevable,
        personne ne peut s’empêcher de penser que ces torchères pourraient être efficacement remplacées par des « totem », sorte de moteurs prévus pour fonctionner au gaz, méthane ou autre, et qui produisent chaleur (le moteur, comme celui d’une voiture) doit etre refroidi avec un circuit d’eau, (il produit donc de la chaleur) et de l’électricité,
        ne croyez vous pas qu’il soit plus intelligent d’en tirer profit, plutot que de faire bruler de bêtes torchères ?
         smiley


      • Spip Spip 13 avril 2010 23:48

        @ cabanel

        Tout à fait d’accord, mais est-ce qu’on sait fabriquer chez nous ces « totems » ou serions nous encore dépendants de la technologie d’autres pays beaucoup plus en pointe que nous, comme l’Allemagne, l’Autriche, les pays nordiques ?

        En France, en général, dès qu’on parle de solutions alternatives c’est, au choix : trop cher, pas beau, utopique, pas si écolo que ça et j’en passe... Avec une incapacité chronique à penser d’abord les problèmes dans leur globalité pour ensuite adapter au terrain ( penser global-agir local)

        Il y a encore beaucoup de travail à faire côté pédagogie...


      • olivier cabanel olivier cabanel 14 avril 2010 06:45

        Spip,
        il y a une vingtaine d’année, j’ai connu un agriculteur, maurice François qui avait conçu, sans la moindre aide, une centrale à méthane qui fonctionnait grâce au lisier de porc récupéré chez un agriculteur voisin (trop heureux de s’en débarrasser) et le totem était un simple moteur de voiture fiat, prévu pour tourner au gaz.
        je pense donc que n’importe quel moteur de voiture, prévu pour tourner au GPL fait l’affaire.
        le méthane récupéré (160 m3 de méthane par jour) était envoyé dans le carburateur, et produisait donc de l’électricité, et de la chaleur (puisque le moteur était refroidi, comme n’importe quel moteur par un circuit d’eau).
        cette installation est arrêtée aujourd’hui, puisque l’agriculteur à la retraite, n’a trouvé personne hélas pour la reprendre...
        bien dommage.
         smiley


      • foufouille foufouille 12 avril 2010 17:47

        en france le recyclage est reserve a l« insertion » et la direction aux copains
        on ferait mieux de revenir aux bouteilles consignes
        pour les radins y a aussi les ferrailleurs


        • olivier cabanel olivier cabanel 12 avril 2010 17:48

          Foufouille,
          c’est très juste,
          il y a dans les déchetteries des « petits arrangements » avec les brocanteurs...
          mais pourquoi pas ?


          • olivier cabanel olivier cabanel 12 avril 2010 17:58

            Brieli,
            merci d’avoir ouvert sur votre commentaire une piste vers la crémation...
            ç’est un sujet qui peut faire débat, effectivement.
            des éco-citoyens demandent maintenant a être enterrés dans des cercueils qui s’auto détruisent rapidement (en carton, je crois) et on peut se demander si ce n’est pas plus rationnel que la crémation ?


          • brieli67 12 avril 2010 18:21

            ça va donc plus loin que la crémation ! en faire du bon mulch...


            LIS donc au lieu de répondre au vieux con qui trolle sous le masque de jeunes filles en fleurs.
            Quelle pollution ! Faut pas gaver ce vieux dindon

            champion du monde

          • olivier cabanel olivier cabanel 12 avril 2010 18:23

            Brieli,
            ah bon, il y aurait donc usurpation ?
            ce serait amusant,
             smiley
            de nos jours, on ne peut être sur de rien.
             smiley


          • brieli67 12 avril 2010 18:35

            Et chez les Léons c’est pas comme ça !






          • olivier cabanel olivier cabanel 12 avril 2010 17:52

            Chère Vilistia,
            mes poubelles sont quasi vides, mais ce sera un plaisir de vous le prouver si d’aventure l’idée vous prenait de venir le vérifier.
            et pour les noix, ce n’est pas une mauvaise idée d’utiliser des coquilles de noix concassées pour l’intégrer à une isolation,
            déposez vite le brevet, je vais proposer çà à l’ademe.
             smiley


            • brieli67 12 avril 2010 17:57

              ! ! ET LES TOILETTES SECHES !!



              L’or noir des maraîchers qui embourbe les stations d’épuration.

              • olivier cabanel olivier cabanel 12 avril 2010 18:00

                Brieli,
                et les toilettes seches bien sur,
                ou aussi le champ d’épandage, qui restitue au sol de la fertilité, sans aller polluer fleuves et rivières, ou embourber les stations d’épuration comme vous le dites si justement.
                 smiley


              • titi 12 avril 2010 19:37

                Sauf que le champ d’épandage « direct » c’est interdit à l’horizon 2012.

                Vous devez passer par une fosse toutes eaux, puis un filtre à sable puis à l’épandage.

                Et la fosse toutes eaux contient des boues à vidanger tous les 3 ans, qui atterrisse on ne sait où....


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 00:21

                titi,
                quand ils auront finit d’interdire n’importe quoi, on pourra commencer à respirer.
                 smiley


              • JL JL 13 avril 2010 08:32

                Vilista, je ne vous cause pas beaucoup, mais je lis votre post !

                Laissez moi vous dire qu’il ne faut jamais se moquer des vieux de peur d’être soi-même vieux un jour.


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 08:39

                Vilistia,
                les 28 ans que j’arbore depuis pas mal d’années font que je ne me sens pas concerné par votre envoi.
                et puis, les toilettes sèches n’ont pas vocation de se terrer au fond du jardin, dans une bicoque aux planches disjointes.
                elles ont leur place dans la maison, et vous faites manifestement un blocage sur ce mode d’organisation novateur.
                sur ce lien, vous pourrez découvrir que c’est loin d’être ringard.
                http://www.eco-bio.info/ouaterre.html
                 smiley


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 08:54

                Vilistia,
                la règlementation impose de séparer les eaux pluviales et les eaux usées, mais malheureusement elle n’est pas toujours respectée.
                si c’était le cas, ces eaux usées seraient bien moins importantes, et on arrêterait de voir fleurir ici ou la des stations d’épurations,
                encore bien heureux quand elles ne débordent pas.
                pour les villes, des technologies sophistiquées permettent de filtrer les eaux usées avant de les rejeter dans les cours d’eau.
                mais le plus intelligent serait d’arrêter d’utiliser les produits de nettoyage bourrés de tensi-actifs, de phosphates...
                sinon, pour la campagne, il faut s’intéresser au lagunage.
                vous connaissez ?


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 09:35

                Vilistia,
                vous savez, même dans un petit val on peut trouver un endroit qui convienne à un lagunage, la preuve sur ce lien :
                http://www.cemagref.fr/Informations/Actualites/Actu/epuration/epure.htm
                il y a d’autres exemples intéressants, même si on s’éloigne un peu du sujet,
                aux états unis, on commence à trouver des piscines avec de l’eau non traitée, c’est a dire vivante,
                elle sont munies d’un circulateur d’eau, lequel fonctionne grâce à l’énergie photovoltaïque, et qui n’a besoin que d’un peu de lumière pour se mettre en route.
                l’eau de la piscine est envoyée via une petite mare, habitée (poissons, grenouilles etc) plantée (jacinthe d’eau, nénuphars...) puis un filtre sable, charbon, envoie cette eau « renouvelée » dans la piscine, et çà marche très bien sans balancer dans l’eau de la piscine des seaux de chlore.
                je vous le dis, l’écologie, c’est moderne.


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 09:57

                Vilistia,
                je ne suis pas vraiment dans la plaine,
                le Nord Isère est une région vallonnée, avec des étangs, des collines, des bois...assez loin des montagnes, et au bord du Rhône.
                bonne anguille.
                 smiley


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 10:01

                Vilistia,
                oui, c’est ce que on se tue à me répéter, je finirais par le croire.
                 smiley


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 12:53

                Vilistia,
                d’accord,
                changeons de post,
                 smiley


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 17:13

                le plus tot sera le mieux,
                je pensais bêtement à un certain 22 avril,
                il s’agit bien de fêter la Terre, non ?
                 smiley


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 17:47

                vilistia,
                léger, mais dense, c’est ce que je vise.
                tiens, un papillon...
                si vous saviez les conséquences des battements d’une aile de papillon...
                 smiley


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 18:19

                Vilistia,
                à voir ce que vous nous montrez, on devine qu’ils ne sont pas les seuls à être tendus.
                 smiley


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 18:52

                Vilistia,
                toutes ces « choses » tendues, çà donne envie de se détendre,

                mais à part çà, çà va.
                et vous ?
                avez vous planifié vos rendez vous ?
                 smiley


              • worf worf 12 avril 2010 19:18

                Bien sûr les déchets sont des trésors, dans le domaine du recyclage, on ne parle plus de déchet mais de produit, sous produit. Le déchet étant le déchet ultime, celui qu’on a pas réussi à récupérer, recycler, incinérer.
                Parlant des incinérateurs, les normes draconiennes auxquels ils sont soumis les rendent bien plus « propres » que d’autres usines voir particuliers. Et ils sont malheureusement nécessaire pour éviter l’enfouissement ou l’amoncellement.
                Savez vous que vous pouvez produire des dioxines lors d’un barbecue ?

                La problématique des plastiques (ça ne se dissout pas) est qu’il en a de tous types et que leur durée de vie est chiffrée en siècles. Bien sûr dans un milieu agressif comme l’eau de mer, cette longévité peut être raccourcie ou créer des sous produits souvent plus dangereux que les plastiques eux-mêmes.

                Les sociétés sont sensibles à la problématique de l’emballage, est elles essayent de réduire leur poids car cela leur coûtent aussi.


                • brieli67 12 avril 2010 22:46

                  Le plus vil des emballages est la brique « Tétrapack »
                  irrécupérable les matière composite en mille-feuilles,
                   les résidus très toxiques car catalyse complète impossible
                  et se pavane suédoise et écologique.

                  autre paradoxe : le tri sélectif, imposé au citoyen, summa sumorum, ramène plus de $$$ à la collectivité qui le met en place ! Le geste citoyen devrait être récompensé au moins encouragé.


                • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 00:25

                  worf,
                  je serais intéressé à connaitre vos sources concernant les dioxines produites par un barbecue.
                  jusqu’à preuve du contraire, elles sont produites si la combustion atteint 700° et que des plastiques soient mélangés à du fermentiscible,
                  alors bien sur, on peut contester à raison la cuisson barbecue, puisque les fumées cancérigènes viennent impregner la nourriture, et l’on pourrait aussi bien se rappeler que la meilleure des cuisson se fait avec la nourriture en position verticale, profitant de la chaleur, mais pas des fumées,
                  c’est d’ailleurs ainsi que se font en afrique du nord les méchouis : les moutons sont piqués à la verticale autour d’un foyer, mais ne sont jamais exposés aux fumées.


                • worf worf 13 avril 2010 13:39

                  Les dioxines sont des substances produites naturellement dans l’environnement lors de processus de combustion mettant en présence du chlore et des substances organiques. Précisons d’emblée que les dioxines ne sont jamais synthétisées intentionnellement pour la simple raison qu’elles n’ont pas d’utilité.

                  Les principales sources d’émission d’origine humaine sont l’industrie métallurgique et les incinérateurs de déchets. Viennent ensuite l’industrie du ciment et les usines de blanchiment de la pâte à papier. Les dioxines sont aussi les sous-produits indésirés de la fabrication de nombreuses substances, comme certains herbicides, par exemple.

                  Le chauffage par combustible, la circulation automobile, l’incinération sauvage et même la cuisson au barbecue créent elles aussi des dioxines tout comme la cigarette.

                  Ces dioxines reprennent + de 200 substances différentes. Certaines sont formées par les graisses suintant lors de la cuisson de viande et pas la cuisson elle-même de la viande.

                  Les incinérateurs détruisent la plupart de ces dioxines en montant à une T° supérieur à 850°C et sous certaines conditions de temps, pression, oxygène.

                  Si vous jetez un oeil en tapant dioxine+barbecue sur le net, vous verrez le nombre de sites médicaux, chimiques et autres qui en parlent.


                • olivier cabanel olivier cabanel 13 avril 2010 14:12

                  Worf,
                  je ne suis pas sur que nous soyons dans le même monde,
                  celle ou les dioxines sont détruites facilement,
                  voici un lien qui explique dans le détail le problème.
                  http://resume.liberation.fr/_terre/produits-chimiques-industriels-pesticides.html
                  ce qui met un doute très sérieux sur ce que vous affirmez.
                   smiley

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