David E.Murphy, dans son ouvrage "Ce que savait Staline, l’énigme de l’opération Barbarossa" (Stock, 2006), nous livre peut-être la clé de l’entêtement du dictateur géorgien, incapable de croire à l’attaque imminente de l’Allemagne nazie, le 22 juin 1941, malgré de multiples avertissements.
Dès le 17 mai 1939, Ivan Proskourov, alors chef du renseignement militaire (GRU), avait envoyé un rapport à Staline mettant l’accent sur les plans belliqueux allemands contre la Pologne et l’URSS.
En juin 1940, Proskourov, sur les indications de l’attaché militaire soviétique, à Sofia, le colonel Ivan.F.Dergatchev, remit un rapport au Petit Père des Peuples indiquant que l’Allemagne avait comme objectif d’envahir l’URSS !
L’antenne du GRU, à Berlin, était assez prolifique, vu qu’elle disposait d’un agent double au ministère allemand des affaires étrangères, nom de code Ariets, qui signala, le 29 septembre 1940, qu’Hitler avait l’intention d’attaquer l’URSS ! Ariets récidiva en décembre 1940, informant les soviétiques que les allemands s’apprêtaient à attaquer l’URSS au printemps 1941. Sur les injonctions de Filip I.Golikov, nouveau chef du renseignement militaire en remplacement de Proskourov, tombé en disgrâce après la calamiteuse campagne d’hiver contre la Finlande, Ariets, le 28 février 1941, alla même jusqu’à donner l’ordre de bataille allemand pour l’opération Barbarossa !!
En mars 1941, le président Roosevelt, prévenu par l’ambassade américaine à Berlin, décida d’informer l’ambassadeur soviétique à Washington, de l’imminence de l’invasion allemande. L’ambassadeur américain à Moscou, Laurence Steinhardt, le 15 avril 1941, réitéra à l’adjoint au commissariat des Affaires Etrangères, Salomon A.Lozovski, les informations concernant l’invasion imminente de l’URSS par les nazis.
En fait, de toute l’Europe, des informations venant des antennes du GRU sur l’imminence d’une attaque allemande convergeaient vers Moscou. De Berne, Alexandre Rado, agent soviétique, envoya des informations très précises sur les fortes concentrations allemandes sur la frontière germano-soviétique, de Bucarest, Kurt Völkisch, l’attaché de presse de l’ambassade et agent au service de l’URSS, nom de code AVS, rapporta la teneur exacte des discussions entre Goering et le Maréchal Antonescu, début 1941, concernant la future attaque de l’URSS. De Paris, de Londres, de toutes les capitales d’Europe, des bruits incessants sur l’imminence de l’invasion de l’URSS par les armées allemandes arrivaient aux oreilles des soviétiques
Alors pourquoi cet autisme de la part du Petit Père des Peuples ? Pourquoi devant la multiplication des informations sur l ’imminence de l’invasion, venant de sources très variées, Staline s’est entêté à ne pas voir la vérité en face ? Plusieurs raisons peuvent-être invoquées dont, notamment, la flagornerie régnant dans l’entourage du dictateur géorgien et la crainte de le mécontenter. Que ce soit le chef du GRU, Golikov, ou celui du NKVD, Beria,
la prudence était de mise, et les deux hommes filtraient les informations pour Staline, devançant les désirs du géorgien, qui s’entêtait à croire que l’Allemagne nazie n’allait nullement commettre la folie d’ouvrir un deuxième front. Un certain Proskourov, devancier de Golikov, avait d’ailleurs payé assez cher son indépendance d’esprit ...et il était fort risqué de dire la vérité à Staline, surtout dans cette période où le souvenir des purges étaient encore bien fraîches !
David E.Murphy nous donne, peut-être, les raisons de cette incroyable cécité stalinienne. En effet, les allemands disposaient d’un agent double, Orest Berlinks, un letton, qui depuis août 1940 , avait été infiltré dans l’entourage d’Amiak Z.Koboulov, agent du NKGB et, surtout, frère de Bogdan Z.Koboulov, l’un des lieutenants les plus proches de Beria, le chef du NKVD. Or, Orest Berlinks, nom de code « lycéen », aurait intoxiqué Amiak Z.Koboulov et par ricochet, le clan Beria et Staline sur l’improbabilité d’une attaque allemande ! Murphy, ancien agent secret, travaillant pour le compte de la CIA, spécialisé dans les affaires soviétiques dans les années 50-60, s’appuie, notamment, sur les archives du Bureau Ribbentrop pour étayer ses dires sur cette opération d’intoxication. Il souligne, que les soviétiques, ne découvrirent l’existence de ce Berlinks, qu’en 1947 ! L’ancien espion américain a peut-être levé le voile sur un des grands mystères du second conflit mondial.

| Don défiscalisé 10€ ou plus |
|
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
|
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Pourquoi Staline n’a pas pris les informations au" sérieux " ?
1) Il espéra qu’hitler se contentera d’une portion du territoire russe
2)Ses meilleurs généraux et officiers furent décimés lors des purges de 1937-38
il savait que son armée était inférieur à l’armée allemande au niveau d’un commandement efficace
3)Le matériel russe qualitativement était nettement inférieur au matériel allemand
Voilà ce que savait et ce que espérait Staline
Ce trois point explique les désastres soviétiques pendant les16 mois au début de la guerre
avant que les occidentaux ne réarment sérieusement l’armée rouge qui ne montra son efficacité que fin 1942 juste avant Stalingrad
1°) Staline n’a jamais voulu rétrocéder une quelconque partie du territoire soviétique à l’Allemagne nazie. C’est même plutôt les soviétiques qui transgressèrent les protocoles secrets du Pacte germano-soviétique, en annexant la Lituanie qui, à l’origine, était dans la zone d’influence allemande.
2°) On est d’accord.
3°) Non, le matériel russe, notamment les chars, étaient nettement supérieurs à leurs homologues allemands. Sur 18 000 à 20 000 chars que possédaient les soviétiques (contre environ 3 000 aux allemands), 15 % étaient des chars modernes de type KV ou T-34, très nettement supérieurs aux médiocres Panzer II et Panzer III teutons.
il avait peut être 5 million de bouche en trop ?
(quoi ca se dit pas ? ha bon....)
L’anti-sovietisme primaire a quand même quelques limites. Qui sont celles de la réalités historiques bien loin des fantasmes de propagande de guerre froide.
Désastre pendant 16 mois ??????
Dés le deuxième mois, les Russes résistent deux mois(deux mois !!! c’est mieux que nos quatre semaines non ?) devant Smolensk, fermant la porte de Moscou ?
Au troisième mois, ils arrêtent les Allemands devant Leningrad. Encerclée certes mais qui fixera éternellement tout le groupe d’armées nord. Pas mal non ?
Joukov casse l’offensive Allemande devant Moscou dés le cinquième mois et contre-attaque faisant un peu plus de 1 millions de morts parmis les Allemands pendant cet hiver 41.
Moins bon l’équipement Russe ? Occidental l’équipement Russe ? C’est une blague ?
Moins bon en Juillet 41. Mais dés la mise en ligne des Sibériens qui avaient mis une branlée monumentale au Japonnais en 38( 80 000 morts chez les Japs), les Allemands ont eu la mauvaise suprise de voir surgir ce que n’importe quel expert militaire décrit comme le meilleur char de la guerre : le T34, qui ne sera surclassé qu’en 44 par les Tigre et qu’aucun Anglais ou Américain n’arrivera à égaler durant cette guerre.
Ils sont aussi équipés d’un fusil d’un nouveau genre, la Kalashnikov, fusil et mitrailleur au choix, vingt ans avant le M16 américain. Avec un solide calibre de 9 mm et inenrayable, même en la roulant dans le sable. La meilleure arme légère de la guerre.
Ils ont aussi inventé une amusette, une nouveau concept de lance-roquette dans l’effet psychologique a terrifié dans millions de biffins Allemand : la Katiusha, Orgue de Staline, que toute les armées copieront.
En 1942, les américains produisaient péniblement 10000 chars par ans et autant de canon.
Les Russes en produisaient déjà cinq fois plus et arriveront en 44 à en produire 100 000 par ans.
Non, si les fournitures occidentales ont effectivement permis de "faire la soudure", elles n’ont, en aucun cas été suffisantes pour équiper 30 millions de soldats Russes(dont dix millions feront le sacrifice de leur vie pour que vous puissiez trainer leur mémoire dans la boue.)
Tout dictateur est victime du même syndrome : il ne croit plus qu’en lui-même et ceux qui vont dans son sens.
astérix
parleriez-vous du gnome qui nous sert de dirigeant ???
Le PC representait a l’epoque entre 20 et 25 % des electeurs.
C’est prodigieux a quel point on peut se tromper ! Que va-t-on apprendre dans 50 ans sur l’epoque actuelle ?
Staline avait lu mein kampf, il connaissait donc le projet d’Hitler concernant l’Union Soviétique.
Toutefois, la campagne de Finlande ayant mis en évidence la médiocrité de l’Armée Rouge, Staline devait donc gagner du temps et constituer une armée efficace, d’ou le pacte contre nature,
Mais la victoire éclair Allemande sur le front ouest, front sur lequel
comptait Staline pour voir les puissances capitalistes s’étriper, a
quelque peu précipité les choses.
Il y a plein de choses qui rentrent en ligne de compte, le fait que tonton Adolf espérait toujours négocier avec les Anglais, qu’il redoutait la réédition de 14-18 avec les deux fronts simultanés, que quand les Anglais ont prévenus les soviétiques de l’attaque, ces derniers ont cru à une manoeuvre, plein de choses.
avant que les occidentaux ne réarment sérieusement l’armée rouge qui ne montra son efficacité que fin 1942 juste avant Stalingrad
Franchement ? Je dis non.
Il faut plus voir le matériel que les armes, les armes occidentales n’étant pas adaptées et obsolète, ont vite été virées au profit du nouveau matériel soviétique qui lui était supérieur.
Disons que ça a permis la transition.
1°) Le pacte germano-soviétique d’août 1939 fut signé avant la campagne de Finlande. Staline signe ce pacte avec le diable car il craint, depuis Munich, à juste titre d’ailleurs, que les franco-anglais poussent Hitler vers l’Est. De même, cet été 1939, les anglais et les français envoient des militaires de second ordre, pour négocier avec les soviétiques un possible pacte militaire, ce qui, à juste titre, fait penser à Staline que les démocraties ne veulent point s’allier avec lui. Mais il faut reconnaître, aussi, que Staline avait déjà décidé de s’allier avec Hitler dès le printemps 1939, voir l’éviction de Maxime Litvinov, un juif, du Commissariat aux Affaires étrangères, le 3 mai 1939, au profit de Molotov.
2°) Il est clair que Staline ne s’attendait pas à un effondrement aussi subit de la grande armée française.
3°) Dès juillet 1940, les anglais rejettent les propositions de paix d’Hitler, c’est d’ailleurs pour ça que le Führer décide l’opératon Barbarossa, espérant emmener les anglais à la table de négociation après la défaite de l’URSS. Le dictateur allemand espère aussi que l’offensive aérienne sur la Grande-Bretagne, cet été 1940, fera plier les anglais ...mais très vite, dès septembre 1940, il se fait une raison.
Oui, pour la Finlande, je me suis mal exprimé, disons qu’Hitler a du être ravi de la déculottée prise par l’Armée Rouge.
Ce qui a pu le conforter dans son idée d’une Union Soviétique facile à écraser.
Il est clair que la calamiteuse campagne de Finlande a donné une bien mauvaise image de l’armée rouge. Il faut dire que Vorochilov, le Commissaire du Peuple à la Défense, était un incompétent notoire, choisi à ce poste plus pour sa fidélité aveugle à Staline que pour ses capacités stratégiques ! Il fut d’ailleurs lourdé juste après, mais pas exécuté ...puisqu’il faisait parti du cercle intime du Petit Père des Peuples, celui qui l’entourait Tsarytsine, durant la guerre civile !
Staline jouait probablement sur plusieurs tableaux, il na faut pas négliger non plus l’aspect politique. Il était plus aisé d’opérer un retournement d’opinion en faveur de la guerre contre Hitler après une ’trahison’.
Regardons par exemple ce qu’il s’est passé en France, quand en 39 les communistes non juifs applaudissaient l’arrivé du soldat Allemand...ouvrier, pour deux ans plus tard opérer un retournement de veste spectaculaire.
A L’AUTEUR
Il est à peu près sur que Staline s’est laissé bel et bien berner par Adolphe , lui qui était pourtant le roi des paranos .
Je voudrais vous reprendre sur deux trois points en ce qui concerne les matériels .
Oui le T 34 était probablement le meilleur char de la guerre mais sa production lors de l’attaque de juin 1941 n’avait pas atteint son rythme de croisière et seuls 1000 chars T34 étaient disponibles le jour où débuta "Barbarossa" , pour passer à 2800 fin 41.
Le repli des usines vers l’est en raison de l’avance allemande a encore retardé la production . C’est vraiment en 1943 que la qualité et la quantité des chars a joué en faveur des soviétiques .
Ce sont les fantassins venus de Sibérie qui ont sauvé Moscou à l’hiver 1941 . ils ont pu intervenir car Sorge avait obtenu la certitude que les Japonais n’attaqueraient pas à l’est , ouvrant un deuxième front . Cette fois ci Sorge a été cru .
Ce sont aussi les alliés américains qui par Mourmansk ont ravitaillé l’Armée rouge en véhicule de liaison (Jeep et GMC) , en munitions et surtout en alimentation .
Où avez vous trouvé le nombre ridicule de chars allemands face aux russes ? 3000 dites vous et médiocres encore . N’exagérons pas . Si en effet je vous accorde que les T 34 étaient de conception remarquable les panzers "Teutons" comme vous dites étaient excellents et servis par des équipages retaillés et commandés par des officiers remarquables .
Ces remarques n’enlèvent en rien leur mérite aux combattants russes bien au contraire .
Bien à vous
Wiki par le de 3 648 chars pour l ’opération Barbarossa, Montagnon, dans son dictionnaire de la seconde guerre mondiale évoque 3 500 blindés, mais si on enlève les chars de commandement , nous ne sommes pas loin des 3 000, chiffre que j’ai lancé à la volée, et qui n’est pas loin de la réalité. De plus, 60 % de l’armada blindé allemande, en juin 1941, sera composée de Pz II et de Pz III, chars qui ne tiennent pas du tout la comparaison par rapport au KV et au T-34.
ENCORE MOI
Au temps pour moi en ce qui concerne le nombre de chars allemands qui était de 3840 contre 12 000 chars russes lors du déclenchement de Barbarossa ;Mais j’insiste sur le fait que les fameux T34 étaient encore en nombre très limité ;
C’est à Koursk en 43 que vraiment les russes feront la différence qualitative . Un peu plus de 3000 chars Russes contre un peu moins chez les Allemands, mais uneartillerie considérable ainsi qu’une aviation qui avait remonté son handycap et surtout des généraux qui avaient tout compris et qui battirent les allemands sur leur terrain .
Pour le chars, les teutons ont eu l’avantage au départ, mais le T34 leur à fait drôle, heureusement pour eux, les doctrine d’emplois étaient inefficace.
Du coup, ils copient les caractéristiques du T34 et sortent le Panther.
Mais les chars Allemands, très complexes, verront leur efficacité diminuer au fil du temps, en raison des soucis d’entretient et de production.
Le T34 est rustique, simple d’emploi, tout le monde peut l’utiliser ou presque.
L’écart de production étant finalement largement en faveur du T34, ce dernier ne pouvait au final que submerger les panzers qui tombaient ne panne en pleine bataille.
Pour l’aviation, les Allemands n’ont pas conçus de nouveaux modèles pendant le guerre, ils l’ont payés cher, de même que l’absence de bombardiers stratégique.
Tout ça pour dire que les occidentaux donnaient plus de jeeps et de fournitures diverses que d’armement, Staline n’était pas un ami, il y avait juste un ennemi commun.
Ce ne sont pas les P39 et autres chars britanniques qui ont sauvés l’Union Soviétique.
@ cogno
Le Foke Wulf 190, le M 262, le heinkel HE 219 (qui descendait les Mosquitos) etc, les allemands ont produit des tas de trucs volants dont certains ci avant énnoncés et quelques autres ont été d’excellentes machines, produites en trop petites quantités ou trop tard il est vrai sauf le 190
@Cambrone
Les trouffions Allemands qui ont subi de plein fouet la contre-attaque soviétique de l’hiver 41-42, sont bien d’accords pourtant, pour se rappeler de la terreur de ces T34 qu’ils n’avaient encore jamais vu et qui se révélaient déjà terrifiant pour le pauvre type en guenille, affamé, dans son trou gelé, voyant venir un char au chenilles larges pour ne s’enfoncer ni dans la neige ni dans la boue et un blindage courbée résistant à peu près à tout sauf au 88.
Même si les Russes n’avaient pas encore les moyens de mettre des dizaines de milliers de T34 sur tous les fronts, l’apparition de quelques centaines de T34, concentrés sur le front restreint de Moscou, alors que les Panzers étaient quasiment tous hors d’usage du fait du gel, de l’usure et du manque de carburant, a du être quelque chose de terrible pour le soldat Allemand.
@ Musardin
Je parle de machine opérationnelles, pas des prototypes.
Et en dehors des Me109 et Fw190, le reste est anecdotique, même le Me262 arrivé trop tard.
J’insiste sur le fait que stalin avait une perception très clair de la situation militaire(qui de son point de vue n’était pas en sa faveur ) et espérait secrètement une arengement à la dernière minute avec hitler.
Voilà pourquoi il a laissé quasiment a l’abondon les immenses armées à la frontière polonaise en 1941
qui rapelons le étaient plutôt convenablement armées avec un matériel de qualité inférieur et un commandement inexistant (les purges et incuries généralisées )
Pour parler de la qualité du matériel soviétique il faut lire des récits des spécialistes qui le déclare toujours inférieur à la qualité allemande ou américaine
Les soviétiques doivent leur victoire :
D’abord à la valeur de deux généraux Joukov et Rokossovski (les rescapés des purges )
à la valeur des combattants des soldats russes
à l’aide des alliés occidentaux qui ont fourni non seulement les armes en quantités suffisantes pour armer deux ou trois armés soviétiques
et surtout une logistique composé des milliers camions ,locomotives,,wagons,machines outils alimentation etc...
Je persiste à dire que sans cette aide hitler aurait fait qu’une bouchée de camarade stalin....
Pour parler de la qualité du matériel soviétique il faut lire des récits des spécialistes qui le déclare toujours inférieur à la qualité allemande ou américaine
Qui le dit, les Ricains ? les Allemands ?
Le matériel soviétique était à la pointe 10 ans avant, innovateur avec les unités aéroportées, etc.
Mais à l’époque, le matériel évolue vite, et quand les Bf109 sortent, les I15 et autres Polikarpov sont dépassés.
Mais il faut relativiser, regardez les photos de la campagne de France, regardez les blindés Allemands, ils n’ont rien à voir avec ce qui sera en service deux ans plus tard.
Il ne faut pas perdre de vue non plus que l’artillerie, l’intendance, l’armée Allemande utilise des milliers de chevaux, on est loin de l’image de l’armée mécanisée, et même la VIème armée de Stalingrad possédaient quantité de chevaux... qui seront mangés.
Et alors sur le fin, c’est la débandade, les panthers et tigres sont certes puissants, mais ils sont trop complexe pour être efficaces.
Et en l’air, n’en parlons pas, c’est la catastrophe, les Yak et autres Lavochkine seront nettement supérieurs au Me109 et Fw190.
Bref pour les chars, l’Allemagne est en tête niveau qualité, les Soviét en second avec leur T34, et les Ricains à la rue. Toutefois, la baisse de qualité des équipage Allemands relativise ce pseudo classement.
Pour les avions, l’Union Soviétique fini avec de très bons appareils, mais différents des standards US, les besoins n’étaient pas les même, donc difficile de comparer. Je place néanmoins les Soviets en tête, talonnés par les Ricains et leurs monstrueux engins. Pour l’Allemagne, plus que le matériel, ce sont les pilotes qui font défaut, parce que les rares fois ou les alliés tombent sur un experten, ils s’en prennent plein le cul, certains pilotes Allemands faisait la guerre depuis 1936.
La qualité allemande fut tardive et fragile ...Le Tigre, qui apparaît fin août 1942, devant Leningrad, est un char tellement lourd qu’il ne sera jamais vraiment endivisionné pour pratiquer la Blitzkrieg, n’étant pas assez mobile et d’une logistique fort complexe. Les premiers Panther, apparus lors de l’opération Zitadelle, en juillet 1943, souffrent de maladies de jeunesse qui en feront tomber beaucoup en panne ! Et si ce char connaîtra de nombreuses améliorations qui le rendront redoutables, il apparaîtra bien trop tard pour changer le cour de la guerre.
Sorge ne faisait pas des prédictions, il donnait des informations.
Des informations prédictives qui se sont vérifiées par la suite.
De quel mystère parle-t-on ?
Et la France alors ? Elle attendait quoi le 10 mai 40 ? Elle s’attendait à quoi ? Pourtant, il y avait le précédent Polonais pour apprécier les méthodes et capacités de l’armée Allemande.
Quand à l’immense Sorge à qui l’humanité entière doit une reconnaissance éternelle comme à son informateur Japonnais Ozaki(les deux seront torturés et pendus par la Kempaitai), il ne faut pas oublier aussi qu’il a donné les informations précises quand à l’attaque de Pearl Harbour.
Pourquoi le GQG américain n’a-t-il rien fait ? Rien fait hormis d’envoyer les porte-avions basés à Hawaï en "exercice" l’avant-veille de l’attaque Japonnaise...
Roosevelt a propablement sacrifié 5000 soldats américains pour influencer l’opinion publique américaine dans le sens d’une entrée en guerre dont elle ne voulait pas.
Staline n’était pas idiot et il se savait hautement impopulaire, comme son régime. N’aurait-il pas simplement pu parier sur une agression caractérisée de l’URSS pour révolter le peuple Russe et en appeler au plus profond sens du patriotisme ?
Ne voulait-il pas éviter simplement la moindre provocation envers une armée qui venait de vaincre la France en 4 semaines à peine et qu’il savait incommensurablement supérieure à la sienne ? Il était quand même bien placé pour savoir que son armée était décapitée de prêt de 80% de ses officiers qu’il avait fait liquider. Que les grandes unités mobiles des nouveaux T34 n’étaient pas encore opérationnelles.
Ne voulait-il pas simplement gagner du temps ?
N’était-il simplement pas un poltron et un faible, sans tripes ni nerfs ? Durs, impitoyables avec ses victimes et terrifié par la moindre menace ?
Inutile, je crois, d’aller chercher une seule cause à cette "impréparation" de l’Armée Rouge. Il doit y en avoit beaucoup.
Comme ce qui a causé notre désastre à nous.
A la différence que notre haut état-major à nous s’est déballonné dans la bonne humeur pour mieux prendre le pouvoir. Les Russes eux, ont résisté deux mois, deux mois entier devant Smolensk permettant à Joukov de ramener ses excellents Sibériens devant Moscou et de briser définitivement, un an avant Stalingrad, le rêve Nazi(il suffit de lire les propos de Goebbels dés le printemps de 42...)
As-tu des sources précises quant aux informations de Sorge relative à l’attaque de Pearl Harbor ? J’en ai jamais entendu parler, en ayant beaucoup lu sur le sujet ... Jusqu’à aujourd’hui, il y a aucune preuve formelle prouvant que les américains savaient pour Pearl Harbor et le dernier livre, très intéressant, de Christian Destremeau, sur Ce que savait les alliés, insiste plutôt sur le nombre de messages décryptés par les alliés comme quoi les japonais allaient attaquer Singapour.
Je me permets de vous conseiller l’excellent "une Etrange Défaite" de Marc Bloch qui éclairera probablement différemment votre vision de notre défaite.
Merci, je connais l’étrange défaite, de Bloch ...et j’ai déjà pas mal potasser les causes de la défaite française, lors de la bataille de France. Et je répète que nous n’avions pas la même profondeur stratégique que les soviétiques ...il suffit de regarder une carte de France et comparer au territoire de l’URSS ! Lorsque le groupe Kleist perce à Sedan et remonte vers Dunkerque, la bataille est déjà finie ...puisque Gamelin a envoyé les seules bonnes troupes françaises dans la nasse belge ...laissant ses arrières totalement dégarnies ...Paris était alors à quelques dizaines de kilomètres et nous n’avions d’ailleurs aucune réserve pour refaire le coup de la bataille de la Marne, de 1914 ...La défaite française relève d’abord de l’incurie du haut-état major, et de Gamelin en particulier, chef militaire pusillanime et sans génie, polytechnicien qui ne connaît nullement le terrain et qui pense qu’une bataille se résout comme une équation mathématique !
Oui nous avons perdu car nous étions moins loin qu’eux....mais si nous avoins été aussi loin qu’eux nous aurions gagné, c’est mathématique et Gamelin ? ce prestigieux polytechnicien avait déja résolu cette équation aussi avait t’il décidé de rejoindre l’Angleterre afin de mettre de la distance et de prendre le nom de Degaulle qui sonnait mieux que Gamelin qui rimait avec gamelle
Allons bon, les russes ont eu le bénéfice de l’espace, mais dés qu’il a été question de grands points stratégiques (Smolensk, Leningrad, Moscou), ils ont toujours tenus et très important, les civils aussi...
Léningrad est un cul de sac adossé à la Baltique, entourée de lacs et de marais, avec une température sibérienne, l’hiver ...Ce n’est pas le cas de Paris, ville ouverte aux 4 vents, entourée de plaine ...Il suffit de regarder une carte ...Je vous signale, quand même, qu’à l’époque, la superficie de l’URSS est 40 fois supérieure à celle de la France métropolitaine, une broutille !
De plus, il ne me semble difficile pour la Royal Navy d’aider la France à défendre Paris, à moins que la Seine soit navigable pour des navires de guerre.
Enfin, le Groupe d’Armées Nord, chargé d’investir Léningrad, avait très peu de divisions blindées, qui étaient dévolues au GA Centre ... et les finlandais, au nord, se sont contentés de reprendre le territoire perdu, lors de leur guerre d’hiver, sans pousser plus loin leur pression contre les soviétiques. Alors que lors de la bataille de France, le groupe Kleist, fer de lance de l’offensive allemande en France, concentrait 90 % des divisions blindées.
Sauf qu’une division blindée est d’une utilité trés faible en cas de guérilla urbaine.
Non ...les meilleures divisions françaises et le BEF furent piégées dans la nasse belge, encerclées par les forces blindées allemandes, et Gamelin n’avait pas prévu de réserves stratégiques !! Nous ne sommes pas du tout dans le même contexte que la Russie, qui pouvait troquer aisément de l’espace contre du temps !
A Léningrad, le GAN n’était pas assez puissant pour percer les défenses soviétiques, d’où, le choix d’Hitler, première crise sur le front de l’Est, fin août 1941, d’arrêter l’avance du GA Centre, pour que des divisions du GAC aillent aider le GA Nord, vers Léningrad, et le GA Sud, vers Kiev. Lorsque les troupes allemandes sont arrivés devant Léningrad, il faisait déjà des températures sibériennes et la troupe teutonne était épuisée par des mois de campagne... rien à voir avec la campagne de France, où les meilleures troupes étaient encerclées à Dunkerque, avec un Paris qui ne pouvait qu’être défendue par des divisions de troisième zone !
Il vous suffit de regarder une carte de la France et de la Russie, pour comprendre que le front français et russe, n’avait rien de comparable quant aux distances à parcourir pour les nazis !
Je ne compare pas les deux fronts, bien sur que l’immensité du front Est a avantagé les soviétiques.
Comment défendre une capitale entourée de plaine, sans défense naturelle, avec les meilleures troupes franco-anglaises encerclées à Dunkerque ? On n’aurait pu, certes, la défendre et attendre que les allemands rasent la ville, comme à Varsovie.
Mais bon, on pouvait essayer de résister dans le réduit breton ou en Afrique du Nord, mais on aurait, de toute façon, été battu. Il ne faut pas oublier, comme l’avait souligné le rapport de Raoul Dautry, que sans le Nord-Pas de calais et la Lorraine, la France aurait été coupée de son plus grand potentiel industriel et minier, ce qui aurait laissé peu de perspectives quant à la réussite d’une défense sérieuse.
En AFN, la résistance aurait été possible, mais sans potentiel industriel, entourée par l’Italie, et avec une Werhmacht qui aurait pu passer par l’Espagne, je ne pense qu’on aurait pu tenir longtemps, surtout que les seules unités restant en AFN, étaient des unités dites de "souveraineté", sans vraiment potentiel militaire et qu’il aurait été difficile d’amener plus que quelques divisions de métropole, vers l’AFN.
Mais comme les russes ont défendu Stalingrad qui n’était pas non plus propice a une défense de la ville, surtout après la prise de la colline Mamaiev par les allemands.
Comment pouvez-vous comparer la bataille de France à Stalingrad ? Dans un cas, les bases de ravitaillement pour les allemands sont à quelques dizaines de kilomètres, dans l’autre, elles sont à plusieurs milliers ...Prenez vite une carte de l’URSS et repérez Stalingrad sur une carte par rapport à la frontière allemande ...De plus, Stalingrad s’inscrit dans un plan Bleu dont les allemands n’ont nullement les moyens, il n’y a qu’à lire le Journal d’Halder, le chef d’état-major de l’OKH pour vite le comprendre.
Pas du tout...
Pas du tout...
Alors la, vous réécrivez l’histoire...
Alors la, vous réécrivez l’histoire...
1) Weygand dit clairement que les anglais ont délibérément tergiversé pour empêcher la contre-offensive. Ce n’est pas parce qu’il s’est rallié à Pétain qu’il faut nier ce qu’il dit.
1) Weygand dit clairement que les anglais ont délibérément tergiversé pour empêcher la contre-offensive. Ce n’est pas parce qu’il s’est rallié à Pétain qu’il faut nier ce qu’il dit.
1°) Ben moi je ne dis pas que la contre-attaque alliée à Dunkerque était possible, comme vous ... A Dunkerque, la bataille de France était déjà perdue.
1) Pour la dernière fois, la contre-attaque était possible AVANT Dunkerque (et notamment a Arras).
1°) La contre-attaque avant Dunkerque ? Où ? Avec quels moyens ? L’avance allemande est tellement rapide et les états-majors sont tellement désorganisés, que Gamelin puis Weygand ne savent même pas ce qui se passe sur le terrain ...les ordres et rapport se faisant toujours avec des estafettes ou avec des téléphones de campagne, alors que les allemands utilisent massivement la radio ! Il faut savoir qu’au troisième jour de l’offensive, le groupe Kleist qui attaque dans les Ardennes est paralysé par un embouteillage monstre, avec 40 000 véhicules qui avance, péniblement, sur 250 kms, de la Meuse au Rhin. Cible idéale pour une aviation alliée, elle ne fut pas attaquée ...pourquoi ? Car c’était la pagaille et que par manque de moyens de transmissions modernes, l’état-major ne connaissait que très imparfaitement ce qui se passait sur le terrain, tout allant trop vite !
1) Votre argumentaire est incroyable, a croire que vous avez de la famille outre-manche..
1) Votre argumentaire est incroyable, a croire que vous avez de la famille outre-manche..
Je prends le temps de vous répondre une dernière fois, de toutes façons, je ne vous convaincrais pas et réciproquement :
1) Mais vous voyez des comparaisons partout !
1) Mais vous voyez des comparaisons partout !
1°) Comparer les pertes entre tous les belligérants, et vous vous apercevrez que ce sont les allemands qui ont fait le plus de carnage, sur le front de l’Est, puis les japonais, en Chine. Alors faire passer les anglais et les américains, pour des méchants, les uns pour Dresde, les autres pour Hiroshima, c’est un peu "priceless" !
1) Monsieur le professeur, je ne suis pas un de vos élèves, j’ai passe l’âge, et vous ne détenez pas la vérité universelle , merci d’avance...
Les pays démocratiques doivent surtout accepter de faire la guerre en ayant des victimes,.
1) Monsieur le professeur, je ne suis pas un de vos élèves, j’ai passe l’âge, et vous ne détenez pas la vérité universelle , merci d’avance...
URSS = 20 millions de morts.
Monsieur le professeur, vous êtes hors-sujet, relisez un peu mieux ce que j’écris, cela vous évitera des redites sur des événements que je connais, soyez tranquilles !
Sauf erreur de ma part, l’auteur de cite pas dans son article le rôle très important joué par l’Orchestre Rouge de Léopold Trepper (cf. sa passionnante autobiographie : Le grand jeu, Albin Michel).
L’orchestre Rouge était implanté en Europe de l’Ouest et notamment à Berlin même. Son rôle a été implicitement reconnu par Staline lui-même en ces termes : "Je m’étonne qu’un vieux routier du renseignement comme Otto [= Trepper] se laisse abuser par la propagande anglaise. Vous pouvez lui répéter mon intime conviction : la guerre à l’Est n’éclatera pas avant 1944." [Staline, 20 juin 1941]
Il ne faut pas oublier Léopold Trepper.
@ Jean, non, l’auteur en parle, mais il insiste surtout sur des informateurs encore moins connus, et qui avaient, bien avant Sorge, avertis Staline de l’invasion allemande.
@David
Avec les distances incomparables, entre les deux fronts, le français et le russe, il ne faut pas oublier les contraintes logistiques très différentes entre les deux pays. La France est un pays qui disposent d’un réseau routier et ferroviaire dense, alors qu’en Russie, ce n’est pas toujours le cas, et que les routes macadamisées sur les cartes d’état—major allemands s’apperentaient plus à des chemins ...ce qui posa d’énormes problèmes, d’ailleurs, aux allemands, durant les périodes d’automne, avec ces pluies incessantes qui transformaient ces chemins de terre en bourbier, paralysant des armées entières.
De plus, le réseau ferrovaire russe, moins dense que le français, avait un écartement de rails particuliers, différent de celui du Reich, ce qui obligea les allemands à créer des troupes spéciales dont le but étaient de changer les rails soviétiques !
Je ne parle même pas de l’aspect climatique, puisque l’hiver russe fut particulièrement dur, en 1941-1942.
Si la défaite de la France put paraître "étrange", à Marc Bloch, c’est que l’armée française était totalement surévaluée, commandée par des chefs qui étaient influencés par la conception défensive pétainiste et qui se sont mis à la "division cuirassée" bien trop tardivement pour que ça puisse impacter l’issue de la bataille de France.
N’oubliez pas que les allemands sont arrivés jusque devant Moscou, qui était à plusieurs milliers de kilomètres de la frontière germano-russe ...alors que Paris n’était qu’à 400 kilomètres de la frontière allemande ...
Concernant les chars,
il ne faut pas oublier que c’est une arme mobile et donc principalement offensive. Que l’armée allemande se dote d’une assez grande quantité (les Pz) pour former des divisions blindées, c’est pour répondre à une optique militaire offensive. L’expérience acquise lors de la guerre civile espagnole a été grandement profitable : test de matériel grandeur nature, développer de tactiques nouvelles, combinaison inter-armes, etc. Ensuite, avant que Hitler ne réarme ouvertement l’Allemagne, des soldats allaient s’entraîner clandestinement en... URSS.
Toute ces connaissances forgent une stratégie guerrière : la blitzkrieg. Les rapides succès lors du début de la seconde guerre mondiale vont conforter Hitler qu’il détient l’arme ’ultime’ pour mettre à genou tous ses adversaires. Cela va l’aveugler et ne pas continuer le développement à un rythme soutenu d’une nouvelle génération qui reste au début de la guerre dans des cartons ou au stade de prototype.
La surprise face au T34 va pousser l’armée de terre à réclamer un char lourd pour faire face à cette menace. La réponse sera le ’Tigre’ mais sorti précipitamment, n’ayant pas encore passait ses maladies de jeunesse, à la mécanique fragile, d’une autonomie faible, et produit en trop petite quantité, il ne fera pas pencher la balance du côté de l’axe.
Lors d’une visite de représentants soviétiques des usines allemandes avant le déclenchement des hostilités, ils sont très étonnés de l’absence de production de char lourd, ils pensent même qu’on le leur cache ! Tandis que de leur côté, les russes avaient mis au point le fameux T34, probablement le meilleur char de ce conflit (sa simplicité de fabrication va permettre une production de grande cadence).
Bien sur, un char peut aussi être utilisé dans une optique de défense territoire mais il doit être employé dans une défense de double rideau, pour que des divisions blindées mobiles puissent intervenir rapidement et colmater les brèches, contre-attaquer pour casser les percées ennemies. Tactiques qui vont se développer pendant ce conflit.
On a récemment suspecter que Staline avait dans ses cartons un plan de conquête de l’Allemagne avec une force offensive, donc avec des chars. Il ne faut pas oublier que le pacte de non-agression signé avec Hitler, permet à Staline de gagner des territoires sans verser du sang mais aussi de gagner du temps face à l’idéologie nazi qui s’empare un par un des pays européens. Cela pourrait expliquer pourquoi l’armée rouge a été aussi facilement bousculée par la Wehrmacht si elle n’avait pas un dispositif défensif mais orienté offensif.
de plus, avant l’invasion, le
GRU avait en effet découvert que les armées nazies et est-européennes
massées à la frontière soviétique n’avaient pas été dotées d’équipement hivernaux : sachant
que toute armée envahissant l’URSS ne pouvait se passer d’un tel
matériel, le GRU en avait déduit a contrario que les forces de l’Axe
n’entreraient pas en guerre avec les Soviétiques - ou alors ne
déclencheraient leur assaut qu’au début de l’été 41, si elles voulaient
arriver à Moscou avant l’hiver.
Au final cela donne un ensemble d’informations sûres, d’intoxications, de ’croyances’ qui vont aveugler Staline dans ce refus de croire à une offensive allemande en 41.
BONJOUR
Je reviens sur ce fil brièvement . Article et commentaires d’excellente qualité .
Un point rarement évoqué mérite d’être souligné : C’est l’absence de profondeur du champ de bataille français .
Dés que l’Oise est franchie cela sent mauvais . Le soucis constant des rois de France et de Napoléon 1er fut de récupérer la rive gauche du Rhin en ayant le pays enclos dans ses frontières naturelles .
La dernière tentative fut faite par De Gaulle qui essaya de négocier avec Staline pour qu’il appuie la démarche française dans ce sens . Il concéda la reconnaissance du gouvernement polonais communiste de Lublin mais se fit rouler dans la farine .
La création de la force de frappe et la notion de "sanctuaire national" découle directement de ce souci .
La technique et la science moderne sont venues palier cette faiblesse nationale que nous devons à la géographie et à l’histoire .
Vive la république quand même ;
Tout à fait, et c’est pour cela que la comparaison entre le front français et le front russe ne peut-être pertinent. Dès que le front français est crevé à Sedan, Schwerpunkt de l’offensive allemande et que Gamelin a fait entrer, en Belgique, ses meilleures unités, en ne gardant aucune réserve stratégique, le sort de la bataille est quasiment joué ...Sans les régions du Nord, vitales pour l’effort de guerre, comme le soulignait le rapport de Dautry, et avec une armée française amputée de ses meilleures unités, la résistance armée apparaît difficile, en tout cas en Métropole.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
Monsieur le professeur, vous êtes hors-sujet, relisez un peu mieux ce que j’écris, cela (...)
01/10 16:19 - david354URSS = 20 millions de morts. - Chine = 15 millions de morts. - Allemagne = 5,3 millions de (...)
01/10 15:36 - Tietie0071) Monsieur le professeur, je ne suis pas un de vos élèves, j’ai passe l’âge, et (...)
01/10 15:27 - Tietie007Les pays démocratiques doivent surtout accepter de faire la guerre en ayant des victimes,. (...)
01/10 14:20 - david3541) Monsieur le professeur, je ne suis pas un de vos élèves, j’ai passe l’âge, et (...)
01/10 14:12 - david3541°) Comparer les pertes entre tous les belligérants, et vous vous apercevrez que ce sont les (...)
01/10 13:18 - Tietie007
Pierre Lescure chante le rock
Taddeï l’anticonformiste, de Dieudonné à Chomsky
Violence des jeunes : vrai ou faux problème ?
Akhenaton : rap, religion et politique
Coline Serreau, la belle verte 
























