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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > « Les vrais mafieux lisent le Financial Time ou le Wall Street Journal (...)

« Les vrais mafieux lisent le Financial Time ou le Wall Street Journal »

Voilà ce qu’écrivait Denis Robert dans « une affaire personnelle » sorti en avril dernier...

Parmi les sociétés qui ont réalisé le plus de bénéfices en une trentaine d’années, on trouve d’abord des banques. La magazine Forbes a établi en 2007 le Hit Parade des sociétés mondiales cotées en Bourse. Les critères du palmarès étaient les bénéfices. On mesure ici la rentabilité et non le chiffre d’affaires qui n’indique que la masse. Les banques américaines se partagent les premières places du classement, avec en tête Citygroup, qui était déjà premier l’an dernier. Il arrive devant Bank of America, qui a gagné une place. La banque britannique HSBC se place en troisième position. Ces banques sont toutes clientes de la multinationale qui me fait des procès et ont eu un représentant à son conseil d’administration. Les banques américaines occupent six des sept premières places. BNP Paribas est le premier groupe français et se place en quatorzième position, loin devant les pétroliers comme Total ou l’assureur Axa.
 
Les banques sont le fleuron du capitalisme. Elles sont aussi les sociétés les plus incontrôlables. L’un ne va pas sans l’autre. Toutes ces banques arrivées en tête du hit parade de Forbes ont ouvert des milliers de comptes dans tous les paradis fiscaux de la planète. D’un côté, on vente leur sérieux et leur stratégie. D’un autre, on les laisse défiscaliser à tout va. Les journaux n’évoquent jamais ce double jeu. Les journaux ne parlent jamais de leur pouvoir, mais se lamentent sur leur sort en cas de faillite ou de krach. Les banques sont de très gros annonceurs. La plupart des médias appartiennent ou sont gérés par des pools bancaires. Les banques sont à l’origine et à la conclusion de tout ce qui fait la vie économique et financière de nos sociétés. Elles sont intouchables. Elles sont la façade légale et la porte d’entrée du crime organisé dans nos sociétés. Je me suis intéressé à elles parce que j’ai compris qu’elles étaient une des clés du système de contrôle et d’appauvrissement de nos sociétés.
 
La banque, l’argent ne lui coûte rien.
 
Elle le fabrique et le revend. Le cash c’est pour la galerie ou les distributeurs automatiques. 99 % des masses monétaires qui circulent par le monde sont virtuelles. Cette fausse monnaie est investie en actions et en obligations. Puis, pour une part considérable, cachée dans des paradis lointains. Seules les banques savent y aller. Elles peuvent y libérer leurs rapacités. La seule différence entre une banque et une autre réside en sa communication. L’image qu’elle donne au monde. En vitrine, elles minaudent. Dans l’arrière-cuisine, elles sortent les griffes et les couteaux.
 
Les banquiers se sont partagé la planète. Mais à force de tirer sur les bénéfices, le marché se réduit. Alors les banques se bouffent entre elles. C’est leur côté mante religieuse. Les batailles sont terribles en coulisse. BNP a croqué Paribas. Citygroup a dévoré la banque d’investissement de Shroders. Deutsche Bank et Dresdner Bank ont muté. HSBC a englouti le Crédit commercial de France. L’espagnole Banco Bilbao a digéré la Banca Nazionale del Lavoro italienne. La hollandaise ABN Amro s’est farcie la Banque populaire de Vénitie. Fortis a mangé la Banque générale de Luxembourg. Après avoir roté un bon coup, elles continuent leur business qui consiste souvent à piller les États. Et donc à faire les poches des habitants de ces États.
 
Les banques vendent aux gogos leur capacité à faire gagner de l’argent. Elles sont la cheville essentielle du piège qui s’est refermé sur nous. Derrière la vitrine et l’apparence de sérieux, elles participent au dynamitage de nos démocraties. Elles nous attirent et nous entubent à coup de publicités hypnotisantes. Envoyez-vous en l’air avec un pass auto à 3 %, réalisez votre rêve de Home sweet home avec un crédit immobilier à 4 %, allongez-vous sur un matelas vacances à 5 %.
 
Pourtant à la seconde où un citoyen remet à son banquier ce qui lui appartient, ces dépôts deviennent, par une loi mécanique, un emprunt pour la banque. Qu’est-ce qu’il vient de déposer sinon le fruit de son travail ou de son héritage ? Qu’est-ce que la banque vient d’encaisser sinon de l’argent qui ne lui appartient pas ? Le premier succès des banques et le fait qu’elles soient les entreprises les plus florissantes de la planète repose sur ce hiatus. En créant le monopole de la circulation de l’argent, puis en inventant sa dématérialisation, elles font passer pour un service à leurs clients ce qui est un devoir très rémunérateur pour elles.
 
Les banquiers se servent de nos économies pour spéculer sur les marchés et inventer, avec la complicité des traders et autres dealers, de nouveaux produits de plus en plus pointus. Des fonds alternatifs qui donnent la possibilité de vendre du temps et du vent. Vous achetez des titres que vous ne payez qu’à 1 % de leur valeur. Vous les revendez dans la foulée en faisant une grosse marge. Et vous empochez le bénéfice. Si le marché plonge, ce n’est pas grave. La banque éponge avec l’argent de ses clients. Quand vous êtes à la tête d’une banque, vous êtes souvent à la fois acheteur et vendeur. Ce casino géant est toujours gagnant pour vous banquier, puisque vous spéculez avec l’argent des autres.
 
Les banques sont de belles putes maquillées avec distinction.
 
Leurs propriétaires sont des types souriants qui vous regardent les mains dans les poches de leur joli costume gris. Ils sourient tous de la même manière, le bridge éclatant. Ils vous fixent de leur regard clair. Ils sont debout devant leur banque, comme les tenanciers des bordels d’Amsterdam ou d’ailleurs. Vous passez en matant la vitrine. Vous entrez, choisissez votre pute, grimpez un escalier, suivez un couloir. Puis vous vous dirigez vers une suite de chambres qui sont communes à toutes les filles. Les chambres sont l’outil de travail collectif. Elles sont gérées par une hôtelière qui paie le personnel pour changer les draps, donner les clés, surveiller le bon déroulement des opérations. L’argent encaissé est reversé à l’hôtelière qui le refile au propriétaire en se gardant une commission. Le système fonctionne.
 
Chaque banque a un nom différent, une vitrine distincte, mais, à l’étage du dessus, les employés qui bossent pour les banquiers se retrouvent derrière les mêmes écrans et se partagent le même marché. En bas, le banquier peut continuer à vous montrer ses dents en faisant son baratin. En haut, les employés turbinent pour le collectif. Les organismes de compensation financière sont l’outil de travail commun à toutes les banques de la planète. On les appelle aussi des chambres. Elles paient des informaticiens, des chargés de clientèle, des programmeurs pour veiller au bon déroulement des transactions. Que vous achetiez à crédit une voiture, une maison ou une semaine de détente en Sicile, la banque vend un produit qu’elle a trouvé chez un grossiste commun. Libres à elles de le vendre plus ou moins cher, de vous l’envelopper de rose ou pas. C’est un travail d’image et de communication. Un travail de gagneuse. Les banques vous aguichent puis vous baisent.
 
(Les banques, chap. 19)
 
 
 
(…)
 
Les vrais mafieux lisent le Financial Time ou le Wall Street Journal et descendent à l’Hôtel Royal de Luxembourg ou au Beau Rivage à Genève. Ils ne mangent pas de pâtes à Little Italy, mais plutôt dans un Milanese food de Londres où on sert des spaghettis aux truffes dans des coupes à champagne. Ils se sont civilisés, policés, politisés. Ils achètent des clubs de football avec des copains traders ou des actions du CAC 40 parce que c’est plus clean.
 
(…)
 
Rien n’est nouveau dans cette fabrication d’une mythologie simpliste. Nous sommes dans la société du spectacle parachevé. En 1967, Guy Debord expliquait déjà que la mafia et l’Etat était associée : La mafia n’est pas étrangère dans ce monde, elle y est parfaitement chez elle. Elle règne en modèle de toutes les entreprises commerciales avancées.
 
En mettant dans le même panier organisation mafieuse et société commerciale avancée, Debord fait référence à un temps où les entreprises commerciales n’étaient pas avancées, où des limites plus claires existaient entre mafia et Etat. L’avancement des sociétés tient à leur modernisme, à leur adaptation à l’époque. Le système mafieux reposant sur une organisation secrète et militaire et sur la terreur ne peut plus fonctionner pour une raison simple : son manque de rentabilité. Le mafieux a dû s’adapter et se civiliser pour survivre puis prospérer.
 
Les criminels ont un besoin vital de points aveugles sur la planisphère pour pratiquer leurs substitutions et phagocyter les systèmes démocratiques. Ils ont besoin de trous noirs et de processus discrets. D’endroit où ils savent qu’on ne viendra pas les emmerder. Même si un risque minimum existe toujours de les importuner. Je représente, par mon travail et certains de mes livres, une quantité infinitésimale de dérangement pour eux.
 
J’ai mis les pieds dans l’arrière-cuisine du village financier. J’ai compris le fonctionnement de ce bordel très policé. La multinationale à laquelle je me suis intéressé loue son savoir-faire, son impunité et ses coffres-forts à toutes les banques de la planète. Elle offre, moyennant commissions, quantité de services. Elle prête de l’argent, investit, archive, cautionne. Au besoin, s’arrange pour qu’il soit très difficile d’en retrouver la trace.
 
Nous avons localisé des lieux sur la planète, où la délinquance financière - ses ramifications, sa diversité, son implantation, sa nature protéiforme - est repérable. Des techniciens de la finance ont créé un outil complexe, subtil et performant, dont les règles de fonctionnement ne sont connues que des initiés. L’outil subtil des banquiers a permis la mondialisation financière. Il est un point aveugle de la finance mondiale. Une maison close où l’argent peut entrer, tranquillement, sans frapper. Et ressortir sans prévenir. Seuls quelques banquiers ont la clé. Pour entrer, il faut payer. L’abonnement est cher. On peut s’abonner directement, ou s’abonner chez un abonné, ou chez l’abonné d’un abonné d’un abonné. Ça marche en cascade. Chacun sa commission. Chacun ses fusibles.
 
Les chambres de compensations internationales sont les clés de voûte du capitalisme clandestin.
 
De manière générale, une clé de voûte est un élément unique qui permet de maintenir la cohésion des multiples éléments l’entourant.
 
Le capitalisme clandestin a pris le pas sur l’autre qu’on pourrait appeler le capitalisme officiel. Ou la vitrine légale. Le but ultime du capitalisme, l’officiel comme le clandestin, reste la fabrication de profit destiné à une minorité de privilégiés. Il nous enchaîne et nous plie à son service. Refuser sa logique devient de plus en plus difficile. Surtout quand on est journaliste ou écrivain. Dès que vous résistez, le système vous marginalise puis, si vous résistez vraiment, cherche à vous briser.
 
 
(in Mafia, chap. 48)
 
(…)
 
 
Certains banquiers sont comme les barons de Cosa nostra. Ils démarrent soldati, montent en grade. Capodecina, consigliere. Pour finir : capo dei capi. Ils agissent, mais ne parlent pas. L’omerta est la règle. La discipline dans les deux cas est militaire. Je ne parle pas des chefs d’agence ou des petits banquiers. Eux ce sont des soldats. Je parle de leurs généraux. Je parle des types à la tête des banques.
 
Le crime est à l’intérieur de nos sociétés. À l’intérieur des banques.
 
(in "le long repas de l’apocalypse", chap. 59)
 
 
Les photos viennent de la galerie W 44 rue Lepic Paris 18ième, où Denis
Robert expose entre le 6 et le 30 octobre.


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« Les vrais mafieux lisent le Financial Time ou le Wall Street Journal »

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139 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er octobre 2008 10:46

    Bonjour Denis,

    Votre billet dénonce parfaitement ce que j’appelle le capitalisme de voyous. Mais votre image de parrains de la mafia ressemble plus aux grands banquiers, propres sur eux en mercedes noires et costume, rolex and... cliché facile. En plus, vous apportez des faits avérés.

    Une question que tout le monde se pose. Qui tient le système, est-ce les financiers ou alors les Etats qui font croire aux gens qu’ils n’y sont pour rien ?


    • Alpo47 Alpo47 1er octobre 2008 11:11

      Belle analyse d’un système, totalement vicié, et qui nous entraîne actuellement dans le gouffre. Les banques sont des PREDATEURS, au dessus des autres, responsables de la paupérisation et de la plupart des difficultés.

      Cependant, si les dirigeants et les traders divers y trouvent leur compte en ayant un niveau de vie très enviable, il me semble que les vrais responsables sont toujours LES ACTIONNAIRES qui demandent toujours plus de rentabilité. Et ceci est vrai pour toutes les entreprises.
      En effet, que deviendrait un PDG qui ne répondrait pas favorablement à la demande de ses actionnaires ? Des traders qui ne prendraient pas de risques et ne rapporteraient rien ?

      Je ne veux pas les exonérer, car ils sont co-responsables, mais je pense que derrière toutes ses dérives, il y a le nouveau capitalisme, mondialisé, qui se moque totalement de la vie, ou de la survie de l’entreprise et exige des profits immédiats et le plus élevés possible.
      Les actionnaires qui ont déposé leur argent dans ces centaines de "hedge funds" et qui ignorent même où il est et à quoi il sert, du moment que les dividendes tombent pour payer les retraites, entre autre.
      Et le PDG du fond de placement est, lui aussi, pris dans cet engrenage : faire du profit ou passer à la trappe.

      Je pense donc que c’est tout un système qui est responsable, et qui est en train de s’effondrer. 
      Action/Réaction, le remède est déjà dans les cartons, et nos dirigeants attendent que nous soyons au fond du trou, demandeurs, pour l’imposer.

      Il ne reste actuellement qu’une démocratie très relative, la question est : pour combien de temps encore ?


    • cathy30 cathy30 1er octobre 2008 14:22

      @ bernard dugué
      les deux surtout quand bush promet aux américains que tous les dollars dépensés (sauvetage des 700 milliards) seront récupérés, puisque les actifs douteux rachetés par le gouvernement pourront être revendus une fois la crise passée. (sic)

      source
      http://eco.rue89.com/2008/09/30/heure-par-heure-le-recit-dune-journee-de-crise-financiere


    • Alpo47 Alpo47 1er octobre 2008 14:37

       
      "Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui y croient"


    • Eloi Eloi 1er octobre 2008 20:08

      @ Alpo

      Dans votre liste de responsables, vous oubliez tous les clients de Auchan et consort. Car, pour proposer des prix aussi bas, ils placent leur argent pendant le délai achat-remboursement du fournisseur. Si l’on y ajoute tous les clients d’assurances, et tous ceux qui profitent d’un PEE ou PIE, on va bientôt finir tous responsables...

      Quand on parlait de remise en cause globale... C’est bien tout un système qu’il faut améliorer !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 octobre 2008 14:04

       @ L’auteur et a Bernard Dugué : certains de mes commentaires qui sont correctement rédigés et parfaitement courtois disparaissent. Sommes-nous entrés dans la phase de l’élimination des Cassandres ?

      http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/22/une-crise-de-confiance/

      http://nouvellesociete.org/H40.html

      Pierre JC Allard


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 octobre 2008 15:08

       Message d’intérêt général avec mes excuses à l’auteur du présent article


      J’ai un article qui concerne Demian West en modération depuis le 29 septembre. J’invite tous ceux qui veulent s’exprimer quand à l’opportunité de sa publication à le faire rapidement.

       Pierre JC Allard

    • yoda yoda 1er octobre 2008 10:49
      Heureux de vous revoir dans le coin.

      "Certains banquiers sont comme les barons de Cosa nostra. Ils démarrent soldati, montent en grade. Capodecina, consigliere. Pour finir : capo dei capi. Ils agissent mais ne parlent pas. L’omerta est la règle. La discipline dans les deux cas est militaire. Je ne parle pas des chefs d’agence ou des petits banquiers. Eux ce sont des soldats. Je parle de leurs généraux. Je parle des types à la tête des banques. Le crime est à l’intérieur de nos sociétés. À l’intérieur des banques."

      Certes, mais sans soldats pas de generaux, et nous sommes tous quelque part les soldats ou les victimes consentantes de ce systeme. Si on arrete -collectivement- de thesauriser, de consommer et produire des conneries, d’avoir de l’ambition, de speculer etc..., le systeme se cassera la gueule de lui-meme.

      Bref, revenons au troc :)

      Bien a vous,

      • jondegre jondegre 1er octobre 2008 11:09

        Mais justement les gens ont pas envie que le systeme se casse la gueule et donc ils continuent a payer les banques.
        Et c’est la que la comparaison avec la mafia prend tout son sens : payer contre obtention de la protection, c’est l’activite de base.


      • Romain Desbois 6 octobre 2008 00:25

        il existe une alternative au troc, c’est une nouvelle génération de banques éthiques. Je suis à la NEF parcequ’elle me dit à qui elle prête et pourquoi. Jamais elle ne "subprimise" ou finance des machettes ou des centrales nucléaires, pas plus que des armes.
        C’est pas parfait mais pour l’instant je n’ai pas trouvé mieux. (elle prête à des élevages bios et même bio je suis contre).
        Le jour où je trouve mieux, je change.
        Coluche disait :" et dire que si les gens n’achétaient pas, ça ne se vendrait pas".
        Il avait tout compris à l’économie.


      • zelectron zelectron 1er octobre 2008 10:51

        Dans la réalité, c’est pire que ce que vous dites :
        ils sont comme des flics pourris, des prêtres défroqués, des charognards, ils ont l’hypocrisie, la morgue, la suffisance de donneurs de leçon, le cynisme qui vous assassine le dos tourné son,c’est "l’apanage" de ces homme de l’ombre qui s’approprient la vérité financière et bien au delà. Ils se croient inexpugnables.


        • antitall antitall 1er octobre 2008 10:55

          Je propose un réferendum ! faut-il sauver les banques ?.... smiley réponse assurée..


          • Olga Olga 1er octobre 2008 11:10

            Bonjour Denis,
            Je passe juste pour donner un lien vers une vidéo (sous-titrée fr) qui explique " L’histoire de l’argent ". C’est un extrait d’une vingtaine de minutes ; un lien vers la version intégrale ( money as debt ) est proposé sous la vidéo.
            Je suis curieuse d’avoir l’avis de "spécialistes" sur ce concept : money as debt...


            • veda veda 1er octobre 2008 14:04

              Bonjour Olga,

              ça rejoint la troisième partie de Zeitgeist. Je t’invite à le voir si tu ne l’as pas déjà vu. Cordialement.

              Voici le lien video :

              zeitgeist - le système bancaire :
              http://www.dailymotion.com/CHOIX-REALITE/video/x4gebe_zeitgeist-systeme-bancaire-mondiale_politics

              zeitgeist au complet :
              http://www.dailymotion.com/CHOIX-REALITE/video/x4jhkg_zeitgeist-remasterise-complet_news


            • Yvance77 1er octobre 2008 16:54

              Bonjour Olga,

              Voici le même chose en plus mieux 50 minutes et en francçais smiley

              vimeo.com/1711304#5403245311911734465


            • Olga Olga 1er octobre 2008 17:25

              Bonjour veda,
              Je connais bien Zeitgeist pour l’avoir vu 3 ou 4 fois...
              La partie sur le système bancaire est effectivement très instructive.
              Par contre, le passage sur les religions est, disons... contesté. Notamment dans cette vidéo : Exposing The Satanic Empire Final Cut, en 8 parties sur youtube. Mais, je ne vous ai rien dit, sinon on va encore me traiter de conspirationniste (la majeure partie de la vidéo parle du NWO, des illuminatis, etc).


            • Olga Olga 1er octobre 2008 17:32

              Bonjour Yvance,
              Je vous l’accorde, c’est plus mieux avec une bande son en français. Et, raconté par une femme, c’est encore plus mieux.


            • veda veda 2 octobre 2008 09:53

              Pas de souci Olga smiley

              Par contre bravo pour votre avatar : V for vendetta est l’un de mes films préférés de part son message. Ces frères (et soeur maintenant) Wachowski sont très malins.

              Amicalement.

              ps : Tant que j’y suis avez-vous vu cette vidéo ?

              http://www.dailymotion.com/CHOIX-REALITE/video/x6xdmc_eu-parlement-revolte-democratique_news

              c’est un peu hors sujet mais pas tant que ça... : révolte démocratique au parlement européen...ça vaut le coup d’oeil...estampillé "pas vu à la TV"

              A+


            • Yannick Yannick 2 octobre 2008 13:22

              Par contre bravo pour votre avatar !
              Le lion avec des cheveux longs c’est tres amusant ! :)


            • veda veda 2 octobre 2008 21:06

              Il a un beau brushing c’est certain smiley

              droles d’animaux : http://edith91aliasdidou.blog.club-corsica.com/art-etranges-animaux_4654.html

              bien à vous.


            • Olga Olga 3 octobre 2008 23:01

              @veda
              V for vendetta est l’un de mes films préférés de part son message. Ces frères (et soeur maintenant) Wachowski sont très malins.

              Ah oui ! Larry serait devenu Linda ou Lana, selon les sources...
              Moi aussi j’aime bien le message de V for Vendetta...
              J’aime aussi la tignasse de votre lion. Il me faudrait la même, pour avoir le crâne au chaud cet hiver...


            • Cug Cug 1er octobre 2008 11:12

               Je trouve désobligeant pour les prostituées d’être comparées à des banques ! Les premières ont au moins un travail honnête alors que les secondes ....

               Par contre je trouve que la finance baise profondément tout le monde mais parce que personne ne dit rien ! Et là je pense sérieusement que la finance à mis la société en coupe-réglée.
               Un des avantages de la crise actuelle est que nous pouvons voir qui "en croque ou est sous influence ", c’est celui qui veut sauver le système financier actuel.

               Merci mister Robert.


              • SANDRO FERRETTI SANDRO 1er octobre 2008 11:13

                Pertinent.
                Lucidité prémonitoire.


                • caleb irri 1er octobre 2008 11:24

                  pour moraliser la capitalisme, comme le désire faussement le président français, une seule solution : les chambres de compensation... on en revient au point de départ, et au point d’arrivée !

                  vous aviez bien appuyé là où le bât blaisse réellement, mais impossible d’y toucher...

                  tant que seront protégés ces organes mafieux, le capitalisme continuera son ascension, et en même temps précipitera sa chute. ce n’est pas les effets du capitalisme qu’il faut à mon avis combattre mais le capitalisme lui-même, car les mêmes causes entrainent toujours les mêmes effets.



                  • Tristan Valmour 1er octobre 2008 11:38

                    Bonsoir M. Robert

                    Je suis heureux de pouvoir vous lire de nouveau. Les banques sont effectivement la clé du système et vous avez raison de dénoncer leur rôle nuisible. Dénoncer, c’est bien, mais il y a une solution qui mérite un lobbying citoyen : obliger à plafonner les revenus (salaires, primes, etc.) et les biens possédés, en laissant ce plafond suffisamment haut pour ne pas décourager les initiatives individuelles et la récompense méritée. Cela fait plusieurs années que j’ai écrit cela sur Agoravox. Il semble d’ailleurs que les Pays-Bas vont plafonner les rémunérations. Que l’on pense que rien que cela diminuerait considérablement la criminalité puisqu’il n’y aurait pas à prouver l’origine des fonds trop importants ; le simple fait d’en posséder deviendrait un délit et serait saisi par l’Etat pour les redistribuer.

                    Ensuite, il convient de faire appel au boycott, toutes les fois que cela est possible. Enfin, il faut créer des entreprises dans tous les secteurs – y compris bancaire -, réunies sous un label qui respecterait les conditions suivantes : respect de la nature, interdiction de licencier si l’entreprise fait des bénéfices et si l’employé est sérieux, plafonnement des rémunérations, la rémunération la plus haute ne dépasse pas de 5 fois la rémunération la plus basse, qualité des produits et des services irréprochables, pas de publicité mensongère, etc.

                    La crise est une chance pour tout remettre à plat et pour prendre l’initiative d’établir une société plus juste, basée davantage sur la coopération que la concurrence. Cela ne peut pas se faire sur le plan politique ni par une révolution venant de la rue. La seule solution, c’est de s’investir dans le monde économique. Au final, c’est le consommateur qui décide vraiment !



                    • saba 1er octobre 2008 16:19

                      " obliger à plafonner les revenus"
                      Il faudrait pour cela que les paradis fiscaux n’existent pas . Car tant qu’ils existeront , il est facile d’avoir une rémunération pour la galerie et primes occultes versées dans les paradis fiscaux.


                    • Forest Ent Forest Ent 1er octobre 2008 11:40

                      Bien vu. Malheureusement, Lacoon a été dévoré par les médias et Cassandre est morte à Troie. Seul Enée a pu se planquer dans un petit paradis fiscal en Tunisie. La morale, c’est qu’il vaut beaucoup mieux voler 10 milliards que 10 euros. "Voleurs de poules, voleurs de foules", n’est-il pas ?


                      • wesson wesson 1er octobre 2008 11:44

                        Bonjour Denis,

                        merci pour cet article et sincèrement content de pouvoir encore vous lire .

                        Les banques sont des putes, hélas le monde n’a pas encore appris à s’en passer. Leur renflouement est (trois fois hélas) nécéssaire, il faut espérer qu’il se fera sous des conditions extrèmement restrictives.


                        Pour commencer, en régulant de manière énergique les chambres de compensation que vous avez popularisé.


                        • Dudule 1er octobre 2008 21:16

                          Et la devise du néolibéralisme : "Donne moi ta montre, je te vendrai l’heure."


                        • ronchonaire 1er octobre 2008 12:15

                          Bravo ! Traiter les banques de putes, ça c’est de l’analyse. On sent tout de suite que vous avez réfléchi longuement à la question, sans passion ni préjugé ; c’est vraiment du bon travail d’investigation comme seuls les vrais journalistes intègres savent en faire.

                          Nous attendons donc avec impatience vos prochains articles : "les assureurs sont des enculés", "les agents immobiliers sont des fils de pute", "les footballeurs sont des connards", "les journalistes sont des vendus, sauf moi évidemment".


                          • yoda yoda 1er octobre 2008 12:31

                            Qu’est ce que vous avez contre le metier de pute ? Aguicher, se vendre, exploiter, etre exploite, l’argent facile, profiter de la detresse d’autrui, ca ressemble a beaucoup de metier...
                            Ce metier avec celui de banquier symbolisent la derive marchande de l’humanite... C’est un constat, une analyse, pas une invective...

                            Bien a vous,


                          • Nobody knows me Nobody knows me 1er octobre 2008 14:12

                            "les footballeurs sont des connards"

                            On a pas dit qu’les sportifs étaient des cons... On l’a dit ? Bon ben on l’a pas dit fort alors hein !!
                            Coluche


                          • ronchonaire 1er octobre 2008 15:18

                            Je parle du fond lorsque le fond présente un intérêt, mes différents commentaires sont là pour en témoigner.

                            En l’occurrence, un article qui affirme, dès son titre, que "les banques sont des putes" ne présente pas le moindre intérêt ; c’est le degré zéro de l’analyse journalistique en même temps que cela représente un sommet de démagogie, comparable à ce que pourrait dire un politicien en quête de votes. Seulement voilà, comme c’est Denis Robert, le journaliste "cool" harcelé par les puissants, qui se permet ce genre de bassesse, tout le monde applaudit et crie au génie...et lapide les quelques rares qui osent remettre en cause la parole du Maître.


                          • Nobody knows me Nobody knows me 1er octobre 2008 16:46

                            Seulement voilà, comme c’est Denis Robert, le journaliste "cool" harcelé par les puissants, qui se permet ce genre de bassesse, tout le monde applaudit et crie au génie...et lapide les quelques rares qui osent remettre en cause la parole du Maître.

                            Vive les puissants et gloire à eux alors...


                          • millesime 1er octobre 2008 12:18

                            Il s’échange, selon la BRI (banque des Réglements Internationaux) quelques 3 200 milliards de $ "quotidiennement " sur le marché monétaire.. ;(le plus grand marché du monde)
                            SEULS 5% (cinq pour cent) de ces échanges servent à l’achat ou la vente de biens ou de services de la part des Etats ou entreprises....
                            le reste, c’est-à-dire l’immense majorité des échanges est orientée vers la recherche effrénée" de plus-values... !
                            c’est-à-dire que le marché monétaire est un immense casino "spéculatif" sur lequel interviennent les BANKSTERS et leurs filiales basées dans les paradis fiscaux ...ou circule l’argent noir.. ;sur laquelle les BANKSTERS spéculent et se rémunèrent "grassement"... ! (la plupart des Hedges funds ont été crées par les US.. !
                            les politiques les savent bien tout de même.. ;et ne font rien !
                            quand reprendront-ils la main sur les financiers ?
                            quand les échanges seront basés sur du réels et non plus du virtuel ?
                            faudra-t-il que la Chine apprenne à nos leaders politiques ce qu’est l’économie de marché...un comble... !
                            faut-il que l’Europe attende le "bon vouloir" des US pour s’organiser et établir un système d’échange plus adapté à l’économie réelle ?
                            est-ce toujours au contribuable d’assumer "la mutualisation des pertes"
                            pendant que les BANKSTERS privatisent les "profits"
                            tant que les choses ne changeront pas ..TOUS les PLANS imaginables seront VOUES à l’ECHEC.... !
                            d’autres bulles seront crées.. ;etc.. ;etc...


                            • jakback jakback 1er octobre 2008 12:33

                              BANKSTERS ? vous avez dit GANSTERS !!


                            • Charles Bwele Charles Bwele 1er octobre 2008 12:25

                              @ L’auteur,
                              Vous auriez du enfoncer un peu plus le clou dans les chambres de compensation qui sont comme vous dites la clef de voute du système, et dont les formes et les fonctions détaillées sont trop souvent méconnues du grand public.
                              Merci bcp pour ces lignes aussi pertinentes qu’audacieuses. smiley
                              Amicalement smiley


                              • finael finael 1er octobre 2008 12:37

                                Heureux de voir que vous n’avez rien perdu de votre talent et de votre capacité d’indignation !

                                Il me souvient, il doit bien y avoir une bonne quinzaine d’années de cela, d’avoir vu à la télévision (de l’époque) le directeur d’Interpol interviewé déclarer qu’il n’y avait quasiment pas de différences entre les mafias et les multinationales et qu’il était déjà très difficile de les distinguer tant leurs objectifs, leurs comportements, se ressemblaient : Même appât du gain, même dissimulation et emploi des paradis fiscaux, ...

                                Et qu’y a-t-il de plus multinational qu’une banque et surtout une chambre de compensation !


                                • Bobby Bobby 1er octobre 2008 13:54

                                  Bonjour,

                                  ... effectivement et pour argumenter vos propos, lecture d’un livre "Un monde sans loi", de Jean de Maillard, Pierre-Xavier Grézaud,et d’autres magistrats européens, où il est bien démontré que les milieux mafieux utilisent parfiatement les filières internationales des banques, comment elles les utilisent... et que la justice ne possède pas vraiment d’outils pour contrer le phénomène...

                                  Pire, ce livre très bien documenté montre que les gouvernements ont créé ces "paradis fiscaux" précisément pour permettre à une élite d’échapper aux lois qui sont censées "contenir" les "contribuables"...





                                • pallas 1er octobre 2008 12:46

                                  Je vous trouve dur avec les banques, elles ne sont en rien responsable de la crise actuel. Les vrais responsables sont tous ces pauvres qui ont pris des credits qu’ils ne pouvaient pas remboursé et donc ont mis a mal l’economie mondial. Les banques assurent notre argent et font augmenter le capital de l’argent investi, c’est un vrai travail, mais faire de la charité c’est etre lesée, et les pauvres ont jouer trop haut, l’histoire de la grenouille qui voulai se faire plus gros que le boeuf. Deja il faut que les empreinteurs rembourse la totalité de leurs credits dans l’immediat, ainsi que l’interet, dans un laps de temps determiné, entre 10 ou 20 ans, de plus que le contribuable americain, et européen, paye pour reparé l’economie mondial, en créeant un impot suplementaire, sa garantirai la stabilité des banques, et l’argent ensuite servirai de liquidité permanente, donnant un enorme coup d’oxygene. Enfin, il faut augmenter le taux d’interet, jusqu’a 6% au minimum pour le pret immobilier, evidemment, ceux capable de payer rapidement auront le droit a une baisse avantageuse de l’interet, sa redonnera de la consommation. Avec toutes ces mesures, d’une part le systeme repartira quasiment du jour au lendemain, mais en plus sa le renforcera. Il faut pas regulé le marché, la crise montre qu’il faut totalement le déregulé et laisser totalement libre les banques et les financiers, ainsi les transactions en seront bcp plus efficaces, et aussi baisser l’impot sur les plus valu, relançant les echanges boursiers.

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