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Chassez le naturel

...il revient au galop. Période de vacances, la recherche d’évasions de proximité peut venir à l’esprit. A Bruxelles, il y a quelques coins naturels et très secrets. Le Moeraske et Hof Ter Musschen sont de ceux-là. Sans aucune prétention, mais qui remonte dans l’histoire. Alors, en silence, à l’écoute de la Nature, laissons lui raconter son histoire...

Chassez le naturel.jpgPour une ville et une capitale, Bruxelles a de nombreux espaces verts. Des espaces de parcs, de bois, une forêt de Soignes, de jardins fleuris auxquels chacun s’attache à donner le meilleurs aspect. Tous entretenus au mieux des disponibilités et des moyens. Tous dédiés à des moments de recueillements pour faire oublier l’excitation de la ville, avec des bancs publics pour se foutre du regard oblique des passants honnêtes, comme chantait Georges Brassens. Dans cette ambition de perfection, le côté naturel n’est plus la principale préoccupation. Cela doit être beau, fleuri, attirant pour le regard. Rien à dénigrer dans cette vision, dans ses propos et ceux qui vont suivre. Le but est ailleurs. Une manière de présenter le naturel par la beauté. Le naturel pur a ses propres règles qui ne sont pas moins belles, mais seulement moins sensibles aux humains que nous sommes.

L’écologie est à la mode, mais ce n’est pas uniquement un parti vert, c’est aussi une idéologie de respect envers la nature avec sa beauté et avec ses erreurs, en dehors de toute interprétation anthropomorphe. Saisissons l’occasion pour le prouver et pour en découvrir les tenants et les aboutissants par un autre point de vue.

Près de chez moi, se cachent quelques endroits moins choyés par les interventions humaines, plus libres, que l’on veut maintenir plus divers. Il faut les connaître par le bouche à oreille. Pas touristique pour un sous.

Le Moeraske fait partie de cette d’une petite nature, simple, sur un site de 14 ha en longeant un chemin de fer. Comme voisinage immédiat, le train qui vient de Liège. La gare de Schaerbeek, à proximité, est un point de concentration des trains, et son trafic n’est pas nécessairement discret.

Là, la nature garde le champ libre de décider comment elle veut évoluer et exister. Plantes, oiseaux et animaux osent s’y retrouver, alors qu’il ne le ferait plus naturellement en ville. Dans cet espace confiné, à l’écart des hommes dans un silence saccadé seulement par ce bruit de train parfaitement identifié, il y a des chances, alors, de sortir des chemins battus. Ce n’est pas encore de l’aventure, mais on s’en rapproche pour un botaniste.

Cela ne veut pas dire, dans un espace aussi réduit, qu’il faille lui laisser la bride sur le coup et la totalité de liberté. Car, il est question de garder la biodiversité. Certaines plantes sont trop envahissantes et ne laisseraient aucune chance à ses comparses de prospérer, si l’homme ne les gérait avec un minimum de soins. Cela arriverait d’ailleurs très vite. Il faut éradiquer ou restreindre ces appétits. Ce ne sont plus les études d’architecte de jardin ou d’agronomie, trop productiviste qui seront à l’honneur avec l’expérience du terrain.

La biodiversité a un programme à respecter et une philosophie très particulière.

Les petits animaux qui s’y cachent, s’habituent au train électrique. Cela ne pollue pas, sinon par le bruit. Hors du cycle des voitures et des échos de la rue. Seuls quelques chiens promènent leur maître (non, je ne me suis pas trompé le sens de ma phrase !).

"Moeraske" veut dire "petit marais" en néerlandais. Pourtant, au fond de la vallée de la Senne, il n’était pas destiné à cela dans l’histoire. A cheval sur trois communes autour de Bruxelles, le site suivait la source du Kerkebeek, qui coule toujours à vitesse soutenue, tel un ruisseau ou plutôt un ru, pour rafraîchir les souvenirs des cruciverbistes. Des épinoches ne s’en privent pas.

Le parc de Walkiers qui en fait partie, est un ancien parc à l’anglaise de 4,5 ha. Il était à l’origine la possession d’une riche famille. Un château existait en ces lieux mais il a complètement disparu. Pas question de faire revivre un patrimoine prestigieux.

Famille qui remonterait à un architecte du 17ème siècle. Une rue d’Evere porte encore son nom. Au 19ème siècle, cette famille s’agrandit et se retrouve à Auderghem avec une avenue. Voilà, pour le souvenir familial.

Le Moeraske était une campagne bucolique au 18ème siècle. Prairies, bergers se partageaient l’espace. La vie à la campagne, tout en restant à portée de calèches, on en connaissait déjà les privilèges dans ce genre de famille. 1835, le chemin de fer changeait la donne. La gare de Schaerbeek prend une telle extension qu’elle gâche le côté bucolique de l’horizon. Un pensionnat et un orphelinat prennent place dans cet environnement. Les autoroutes du 20ème siècle vont, une nouvelle fois, complètement changer la destination des lieux et lui lancer son chant du cygne.

Chassez le naturel_Saint Vincent.jpgCe n’est pas l’église Saint-Vincent, dont il ne reste plus grand chose de l’origine qui ferait obstruction à cette décadence et à l’abandon de tout le site. Si l’extérieur gardait un cachet de petite église brabançonne typique, l’intérieur ne laisserait pas un souvenir impérissable.

L’espace devient, dès lors, un remblai abandonné avec seulement quelques bassins d’orages. Pourtant, ils subsiste des sources, un marais, des potagers, juste ce qu’il faut pour rendre le site le plus naturel possible.

La décision est prise en 1989 et la Commission de l’Environnement de Bruxelles et Environs (COBE) fait naître le site avec le respect du naturel. Protéger et conserver le patrimoine des sites naturels se réalise, autour de Bruxelles, comme une charte de bonne conduite. L’Hof ter Musschen, accompagne le Moeraske avec son parc du Bon Pasteur dans une préoccupation de préserver à tout prix.

Les surprises commencent. Il suffit de se baisser, de tendre l’oreille pour s’en apercevoir. Des oiseaux chantent, cachés, seulement repérables par leurs cris. Reconnaître les oiseaux par leur chant répétitif donnerait une leçon à l’apprenti de signaux Morse. Quand les nids sont occupés, les sponsors en sont avertis de leurs occupants occasionnels. Une manière d’entretenir le bien fondé de l’action et pour les tenter d’enrichir ou de maintenir la manne des donations.

Une soixantaine d’espèces d’oiseaux dont un tiers nicheurs : Bécassines des maraisfauvettes, martin-pêcheurs, canards colvert, poule d’eau, pics épeiche, perruches à collier, mésanges, hérons, bécasses, pouillot véloce, loriots se partagent les mares, les arbres et le ciel pour nicher, hiverner ou simplement survoler.Chassez le naturel Poule deau.jpg

Symphorines roses, sorbes, arôme gouet, circe commun, liserons des champs ou des haies, butlea qui attirent les abeilles et les papillons, voilà les échantillons visibles. Rien d’extraordinaire, me direz-vous. Comme si la nature devait toujours être exceptionnelle pour exister. Pas d’orchidées au détour d’un chemin pour répondre à la nouvelle mode des fleuristes pour suivre l’air du temps. Le "très petit" demande un regard plus rapproché, de la patience et une position macro à son appareil numérique ou analogique pour le capté à sa juste valeur.

Le site, dans sa grande partie, est d’accès libre. Le parc Walkiers, par contre, est fermé aux visiteurs non accompagnés. Sa protection nécessite la clé de cadenas des barrières. Le chemin de fer reste encore trop poreux aux intrusions iconoclastes et il faut le constater avec désolation. Protéger la nature n’est pas une chasse aux sorcières, mais une lutte contre les déprédations.

Une fois par mois, la visite de ce parc est programmée avec un guide qui s’occupe en permanence de l’endroit.

Chassez le naturel_chemin.jpgCe deuxième dimanche du mois-là, j’étais au rendez-vous. Je n’étais pas seul. Un petit groupe de passionnées, bien plus au courant que moi-même accompagnaient. Le temps n’était pas au beau fixe. Des bottes ou de bonnes chaussures étaient conseillées, disait le prospectus. Le sol boueux et glissant le confirmait. La promenade devait compter théoriquement trois heures pour parcourir, en comptant large, d’à peine deux à trois kilomètres. Cela voulait dire meubler des moments par des explications détaillées et des réflexions d’expert. Moi, le citadin, "religieusement" consommateur de cette nature mais pas pratiquant, je ne cherche pas naturellement à donner des noms à toutes ces choses. J’allais en entendre plein les oreilles. L’homme s’est évertué à donner des noms délicats, intimistes, alambiqués et des références à tout ce qui l’entoure, mais pas toujours très mémorisable. Alors, on joue au botaniste, au zoologue. On essaye d’éliminer le côté Alzheimer qui sommeille en nous. Voilà les mots latins, qu’on ne retient pas sans les écrire. Heureusement, une version plus actuels, dans un langage très local fait parfois sourire. Avec le langage bruxellois, pas besoin de chercher bien loin dans son vocabulaire pour en faire ressortir l’humour.

Les mousses et les lichens sur lesquels chacun marche sans s’en rendre compte, prennent tout à coup une importance toute particulière. Une simple haie feuillue devient un mur de merveilles fréquentées par les abeilles.

Le besoin de pureté, de virginité ne veut d’ailleurs pas dire la même chose pour tout le monde. Cette pureté fait, parfois, ombrage aux autorités les plus compétentes en la matière. Il faut, alors, devenir plus écolo, que les écolos, eux-mêmes. Le parti vert a ses propres objectifs de plaire aux électeurs. Les autorité en charge de l’Environnement voudraient continuer le chemin tracé en traversant le parc défendu. Refus des propositions en bonne forme par le CIBE. Des projets, les plus fous, pour contourner le problème, bien vite oubliés vu le budget nécessaire ne donneront pas la solution. L’expérience et la patience ne permettent pas les compromissions. Chasser le naturel devient un dilemme qui ne se règle, alors, que par une visite devant un juge. La commune, elle-même, ne participe pas toujours avec l’effort souhaité.

Pas de terrorisme écologique. Là, on dépasserait le naturel. La nature n’en demande pas tant. Modèle pour l’homme, pas source de conflit. Les déprédations ne sont pas des mirages donc un maximum de précaution s’impose. Plus il y a d’espace, plus le visiteur en occupe, plus il détruirait finalement son environnement.

A Woluwe-Saint-Lambert, le site du Hof Ten Musschen ajoute le côté historique au naturel. Relique du paysage rural brabançon sur 6ha, il contient une ferme classée, l’ancien moulin du Fournil et un moulin à vent sur pivot. Plus loin, ce sera, même, le moulin à grain de Lindekemale, mû par une roue à aube qui complètent.Chassez le naturel_Origine.jpg

Le Patrimoine historique et naturel font très bon ménage dans l’air du temps. Le retour aux sources et aux racines n’y est certainement pas étranger. 

Un banal mur devient une représentation historique. Alors, pourquoi bouder son plaisir ?

On passe trop souvent, au galop, à côté des merveilles naturelles et historiques, sans s’en apercevoir. La nature a compris et réinvestit là où on lui en laisse le temps.

Ma promenade en images

 

L’enfoiré,

 

Citations :

 

  • « L’objet de la recherche n’est plus la nature en soi, mais la nature livrée à l’interrogation humaine, est dans cette mesure l’homme ne rencontre ici que lui-même. », Werner Heisenberg

  • « Il est dans la nature de l’homme d’endurer patiemment la nature des choses, mais non la mauvaise volonté d’autrui. », Jean-Jacques Rousseau

  • «  Vous arrivez devant la nature avec des théories, la nature flanque tout par terre. », Pierre-Auguste Renoir

  • « Je ne suis que le fil rassemblant les fleurs du bouquet. Mais ce n’est pas moi qui ai conçu les fleurs. Ni leurs formes, ni leurs couleurs, ni leurs parfums. Mon seul mérite est de les avoir sélectionnées et regroupées pour vous les présenter d’une manière nouvelle », Edmond Wells

 


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22 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 09:45

    @Agoravox,
     Vous seriez gentils de corriger un malencontreux « t » qui s’est mis en place du « p » dans le mot « galop ».
     Maintenant « galot », c’est pas mal non plus en cherchant bien...


    • Paul Cosquer 29 juillet 2009 10:26

      Chassez le naturel : la première fois il revient au galop, la deuxième fois au trot et ensuite il ne revient plus du tout. Donc, il ne faut pas faire barrage au naturel.

      Bon ça c’est pour la pensée du jour. Sinon, dis donc, les langues de par chez toi, elles ne sont pas faciles ! C’est pas comme le breton. Hem hem..


      • LeGus LeGus 29 juillet 2009 10:28

        @L’enfoiré,

        Merci pour ce moment de fraicheur..

        Mes salutations de Forest / Voorst.


        • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 10:37

          LeGus,
           J’ai mis un temps à faire comprendre pourquoi j’étais sur Agoravox plutôt que sur Medium4you, son équivalent belge.
           Je savais qu’il y aurait des Français qui feraient la fine bouche.
           « Ah, ces cons du Nord », pourquoi viennent-ils manger le pain des Français ?
           Mais, il y avait un enfoiré, même nordique, qui s’est tenu dans les parages.
           Je suis persuadé qu’il y a plus de Français sur notre Grand Place depuis.
           Le bouche à oreille dans le temps. L’écriture virtuelle à la lecture réelle.
           Le tour est identique. Seul la méthode a changé.


        • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 10:31

          Salut Paul,

           Et en plus quand c’est dit, en latin, là, ça a de la gueule.
           Je n’en ai noté aucun. Je me souviens par contre de certaines « interprétations » de traduction qui ont fait sourire plus d’un.
           Et si on réformait tout cela ?
           Toi en breton et moi en bruxellois.


          • Paul Cosquer 29 juillet 2009 10:35

            Je ne connais pas non plus, je ne fréquente pas le quartier latin.


          • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 10:41

            Paul,
             J’ai fait 6 ans de latin et un de grec ancien. Cela m’a servi parfois, quand j’y prends l’attention.
             Oui, l’orthographe, on peut la découvrir plus facilement. Mais pour cela, il faut faire remuer l’autre partie du cerveau, celui de la mémoire.
             Je suis plus tenté de suivre la première celle du fond.
             Alors, je me fie plus à mon correcteur orthographique. Lui au moins il est payé pour cela. 


            • Gül 29 juillet 2009 10:49

              Merci pour cette ballade buccolique l’Enfoiré.

              Ca me fait penser à toutes ces plantes que l’on qualifie de « mauvaise herbe » et pourtant, certaines sont jolies, d’autres sont comestibles, on a trop vite tendance à l’oublier...

              Et je suis d’accord avec toi sur les appareils photo, c’est même nos yeux qu’il faut mettre en macro. Juste s’asseoir et observer de près, longuement, c’est souvent subjugant !

              Bonne journée.


              • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 11:13

                Bonjour Gul,
                 C’est exactement ce que je pense. Mes promenades joggantes sont sans rechercher la compétition. J’aime m’arrêter. 
                 Comme je le disais dans un de mes articles : J’ai dans le dos un écriteau qui dit « Arrêts fréquents ». Pour cela, il ne faut pas aller loin. En pleine ville, même.
                 Ce n’est pas pour rien que les abeilles s’en sortent mieux en ville qu’à la campagne.
                 A la campagne, il y a les pesticides qui éradiquent bien plus.

                 On passe à côté de choses simples et belles, appelées « mauvaises herbes ».
                 Je ne sais si c’est le cas chez vous, allez chez un fleuriste, et la grande vogue, ce sont les orchidées qui ont tous les honneurs.
                 La sophistication, voilà ce qui intéresse.
                 J’en ai eu, je sais ce que cela veut dire. 


              • Gül 29 juillet 2009 11:26

                Je ne vais pas très souvent chez le fleuriste sauf nécessité. Il y a pas mal de roses dans mon jardin qui font de beaux bouquets.

                Sinon rien de plus joli qu’un bouquet champêtre de fleurs et herbes folles ramassées au détour d’une promenade. J’ai un faible pour les digitales que je trouve divinement belles et fascinantes par la dangerosité qu’elles représentent.

                Sinon en ville ça devient difficile de trouver de la « vraie » nature ici, en touss cas en région parisienne. Il faut s’éloigner quelque peu pour y accéder. Personnellement j’ai de la chance, j’habite en lisière de forêt alors, la nature est là, le jour comme la nuit.

                Mais par exemple, plus de violettes ni de jonquilles, les gens les ont arrachées avec la racine, il y a trop de passage...Dommage, il y en avait encore il y a moins de 10 ans !

                J’ai passé un bon moment avant-hier sans même bouger de mon jardin à observer les abeilles butinant les fleurs de trèfle qui ont poussé sur la pelouse. Elles étaient rigolotes, super affairées, pompant conscienscieusement, la trompe dans chaque pétale, l’un après l’autre...Bzzz, Bzzzz.... smiley


              • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 11:39

                Gul,
                 Je l’ai dit, je suis un citadin. Je n’ai pas personnellement de jardin, sinon en communauté pour la « beauté des yeux », donc je fréquente parfois les fleuristes, donc, j’ai constaté.
                 J’ai une très bonne copine virtuelle que j’ai d’ailleurs connue dans ces parages, il y a quelques années. Elle est Suisse. Elle a fait partie d’un de mes articles sur cette antenne car elle est aussi peintre. 
                 Si vous allez à cette adresse, vous saurez ce que « jardiner » veut dire.


              • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 12:32

                Furtif,

                 Merci pour ce commentaire qui ouvre le débat.
                 Le marché des fleurs est parallèle avec le naturel, mais comme chacun sait deux lignes parallèles ne se touchent jamais.
                 Je parlais de l’orchidée. Cela ne vient pas de chez nous.
                 Vous avez certainement des conclusions à y ajouter.


              • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 12:34

                Pour continuer, je ne suis pas un fana des fleurs coupées.
                Les couper, c’est les faire mourir prématurémment.
                Tout cela pour un plaisir bien éffémère.


              • ZEN ZEN 29 juillet 2009 12:37

                @ Le furtif
                Oui, c’est comme les tomates d’Agadir
                Les petits paysans du coin voient l’eau des barrages passer par des tuyaux le long de la route vers les grandes serres gérées par des Européens
                Eux, que dalle ! Il leur faut gratter une terre sèche...ou être embauchés à vil prix dans les serres


              • Gül 29 juillet 2009 12:38

                Super lien, les photos sont magnifiques !

                Elle semble avoir un grand jardin avec différentes expositions et suffisamment d’humidité. Le mien n’est pas immense, plutôt à l’ombre et c’est de la terre de forêt, alors il faut en vouloir pour faire pousser quelque chose, mais j’y arrive !

                Cette année, framboises, raisin, pommier, salades, tomates, roquette, différentes herbes aromatiques. Et en prime une quantité de fraises des bois et de mûres qui poussent naturellement ! Miam !


              • Gül 29 juillet 2009 12:44

                Furtif,

                Je veux bien pensé à l’éthipien même sans acheter de fleurs !

                En fait je ne vais pas chez le fleuriste parce que comme l’Enfoiré j’ai tendance à préférer les fleurs sur pieds et qu’en plus un bouquet ça vaut une fortune donc je pense ne pas être la seule à éviter de plus en plus ce genre de lieu.

                On arrivera petit à petit à ce que chacun qui a la chance d’avoir un carré de terre se remettra à y planter des fruits et des légumes. Seul moyen d’avoir du goût et du naturel économique en plus ce qui ne gâche rien ! 


              • Gül 29 juillet 2009 12:45

                ...penser à l’éthiopien...


              • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 12:59

                Gul,
                 Le problème des fleurs n’en est un que quand il y a peu d’eau pour les faire pousser.
                 Nos voisins du Nord, les Hollandais, auraient certainement beaucoup de choses à dire sur le sujet.
                 Aux Pays-Bas, on ne manque pas d’eau, alors on peut se permettre un Keukenof  et des tulipes. Tout est question de lieux où les choses se passent.


              • Gül 29 juillet 2009 15:24

                Il leur faut aussi de la lumière.

                On peut aussi visiter un Bagatelle au printemps pour ses narcisses, un peu près pour ses lilas odorants et puis ensuite la roseraie, merveilleuse sous la pluie quand un nouveau parfum se développe à chaque pas.

                C’est le jardin autour de Paris que je préfère.


              • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 16:41

                Gul,
                 Dans le début de mon article, je donnais le lien vers les photos concernant les espaces verts de Bruxelles.
                 Il y a à peu de distance, quelques endroits qui valent le détour à la belle saison.
                 Un qui me vient à l’esprit est à Malines. Le Vrijbroek park.
                 J’ay ai fait quelques photos dont en voici l’adresse


              • Epeire 29 juillet 2009 11:31

                salut,

                pour ma part j’ai dû entre’apercevoir une ou deux fois les parcs autours de Bruxelles, pas plus. Mais ça n’avait pas l’air mal.

                Il y a quand même une sorte d’entretiens dans ces zones que tu dis fermée en public ?

                Parce que sinon, la succession des types de végétation ferait irrémédiablement revenir à la forêt en disons, un demi-siècle ... si ce n’est pas ce type de végétation-là, alors il faut que l’humain intervienne quelque aprt.


                • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 11:47

                  Bonjour Epeire,
                   Zone fermée au public, en effet.
                   En moins de 50 ans, en effet, on revient à la forêt vierge. D’où mon titre, qui était choisi avant la visite.
                   Pour garder cette virginité, il faut garder certaines distances avec certains hommes et pas de ceux qui en ont la charge.
                   C’est vrai, la nature revient au galop. Mais, pour garder cette biodiversité, il faut purger ce qui est trop envahissant.
                   J’ai ajouté dans les photos, celle de la plaque annonciatrice. Elle était taguée. C’est dire que les déprédations existent bien.
                   Je n’ai pas osé ajouter une phrase à mon article. Moi qui suis une Vierge de naissance et cela jusqu’à la fin de mes jours. Le zodiaque a de ces surprises.

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