Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Diverses formes de « dopage » et inversion des valeurs

Diverses formes de « dopage » et inversion des valeurs

L'Agence américaine antidopage (Usada) aura donc fini par suspendre à vie le cycliste Lance Armstrong, effaçant par la même tous ses titres, dont ses sept victoires dans le Tour de France. L'ancien coureur américain ayant été victorieux contre un cancer jusqu’à devenir dans son pays un héros national, se vît ainsi infliger une défaite cuisante par l'Union cycliste internationale (UCI). L’athlète Texan n’envisageant aucune suite judiciaire ou recours face aux accusations de l'Usada, sa culpabilité progresse en crédibilité, même s’il a toujours nié tout dopage. Un héros vient de tomber. La société dans son ensemble se laverait-elle de tous les soupçons pesant sur elle ? La stratégie éculée du bouc émissaire, s’appuyant régulièrement sur une soupape suffisamment emblématique, persiste à rivaliser avec le plus vieux métier du monde, au niveau de l’ancienneté. Le « méchant » (l’Autre, le Rom, « l’assisté », le bas peuple…) a été poursuivi et retrouvé. Dormez tranquille bon citoyen, nous vivons dans une société juste et impartiale ? Même si la procédure contre Lance Armstrong concerne aussi cinq autres cyclistes, tous accusés d'avoir dissimulé des pratiques dopantes durant 14 ans, sur l’hôtel du sacrifice médiatique chacun ne vit tomber que la tête de Lance Armstrong. Il faut bien jeter la pierre.

Travis Tygart, patron de l'Usada déclara « nous recherchions la vérité pour faire en sorte que la culture de la victoire à tout prix ne prenne pas le dessus sur la compétition honnête et juste". La société dans son ensemble peut-elle en conscience s’appliquer le même raisonnement ? Sans insister sur les divers spectacles annuels axés notamment autour du tennis (ou de rugbymen gonflés, de muscles ? ), voyant des joueurs se battre en plein soleil pendant des heures, et disposant encore d’énergie en fin de match pour faire des déclarations en direct, affichant sur leur maillot toutes les marques partenaires. Oui, tout le monde s’est un peu trop habitué à voir des êtres humains relégués au statut de pancartes publicitaires, et faisant des performances toujours plus « sur humaines ». Le cas échéant, on bricolera un joli discours évoquant la noble mission « humaniste » du Sport. La notion de « droit de l’Homme » se doperait-elle pareillement pour garder toute sa puissance de conviction ? Les jeux du cirque, avec mise à mort lente.

L'ancien cycliste n’ayant prononcé aucun aveu de culpabilité, il garderait en partie son statut d'icône, l'équipementier Nike ayant par exemple gardé son contrat. On n’a quand même pas autant « chargé la bête » pour qu’elle ne rapporte plus rien du jour au lendemain, plus assez au troupeau de coulisse qui vivrait grassement sur son dos ? Même si l’icône a été décapité en place publique pour soulager un instant une époque de tous ses maux, on saura bien en tirer encore profit. Et Lance Armstrong de conclure "Aujourd'hui, je tourne la page. Je n'évoquerai plus cette question, quelles que soient les circonstances" même s’il s’estimait quelques heures auparavant « victime d'une chasse aux sorcières anticonstitutionnelle ». Comment donc « anticonstitutionnelle » ? Voilà que la question s’élèverait enfin à un niveau plus approprié ? A croire que l’inconscient trouve toujours le mot juste. Ce terme renvoyant plus volontiers au domaine politique qu’au cyclisme, une mouche passa interrogeant l’Humanité toute entière sur la perfection sans faille ni fraude aucune de la démocratie, y compris dans les pays nourris très tôt au petit lait des droits de l’Homme. Et des cyclistes ?

Longtemps considéré comme l'un des plus grands coureurs de l'Histoire, Armstrong a dit se consacrer désormais à sa fondation "Livestrong" d'aide aux victimes du cancer. Il semble que celui de la société soit trés avancé. Il ne sera pas le premier ni le dernier à s’engager dans une cause Humanitaire après quelques scandales, bien au-delà des sportifs. Certains élus condamnés pour des faits graves de corruption se voient même réélus dans leur si noble mission. Bien sûr, au moindre faux pas, le citoyen « lambda » se verra à tout jamais marqué du fer rouge de la honte sur son casier judiciaire. Un « dopage » de la vérité ? Cette pratique serait donc en vigueur dans bien d’autres domaines que le Sport.

 

Ainsi, les patrons des six groupes contrôlés majoritairement par l'Etat seraient concernés par ce même vice de forme, et de fond, s’agissant de leurs rémunérations exponentielles assurément « dopées » au niveau du nombre de zéro chiffrant le montant des salaires, souvent auto attribués et auto fixés, plus encore dans le secteur privé. Que des êtres humains aient un compte en banque dopé aux hormones de croissance financière sans limite de prescription, participerait donc d’un système prétendu « libéral », dans la liberté d’une minorité de mener une vie de château, condamnant la masse des citoyens à survivre de quelques miettes ? Nous voilà bien loin de la petite histoire du cycliste, à la hauteur des vrais enjeux, à ne pas masquer derrière un épiphénomène. Pour le peuple, ce serait toujours le régime au pain et à l’eau, sans oublier les jeux, pour le divertir de son malheur.

Inutile de dire combien les pères fondateurs de notre système économique, notamment Adam Smith, ayant précisément mis en garde contre les excès que nous connaissons, se retournent dans leurs tombes. Que la prise de conscience passe par le sport ou les jeux ne saurait reléver du hasard. La limitation des salaires des grands patrons, mesure phare du nouveau gouvernement, n’aura qu’une portée symbolique, se bornant à quelques patrons de groupes détenus à plus de la moitié par l'Etat. Certes, tout nouveau pouvoir mérite de disposer d’un certain temps pour imprimer sa marque. A ce stade, chacun peut encore croire qu’il ne s’agit pas ici que de bonnes intentions, de paroles qui ne tarderont pas à voler, elles aussi, ou d’éléments géopolitiques de langage.

Contrairement à Lance Amstrong, certains détenteurs de fortunes outrageantes n’auront rien jamais à rendre, aucun privilège ne leur sera retiré. Bien sûr, la corruption n’existerait que dans les banlieues. Il ne suffirait pas d’être pauvre pour être honnête. La richesse garderait de la tentation du vol ? Le jeu de la démocratie saura donc à l’occasion d’un scrutin permettre au peuple de recourir à un rituel sacrificiel (d’une majorité ou d’un candidat) lui permettant de croire à nouveau que la fois d’après aucun scandale ne perdurera en ce plat pays qui est, et reste, le sien. La légitimité du peuple n’aura jamais besoin d’aucun dopage constitutionnel, il faut y croire.

Gardons que le ministre du Redressement productif déclara à l'issue d’un Conseil des ministres récent que "Partout où l'Etat est majoritaire, il imposera notre politique, c'est-à-dire une politique de limitation de l'échelle salariale. Là où il est minoritaire, il cherchera à convaincre". Fini le dopage des revenus ? Si le pouvoir de convaincre ne bénéficia pas à Lance Amstrong, il serait donc plus influent et réformateur au niveau de la gouvernance ? Au rythme ou les choses évoluent, ou pas, le temps resterait encore et toujours le dernier à convaincre. Sa puissance viendrait balayer d’un revers de main tous les produits de dopage connus à ce jour. Le peuple n’aurait plus qu’à s’en remettre à la science afin qu’elle trouve un moyen légal de doper la pauvreté pour la transformer en richesse, au moins, en condition de vie correcte ? La fameuse force de conviction resterait pour l'instant sans effet sur la prime qu'Air France aurait versé à son ancien directeur général. Du reste, tout n’est pas très clair à ce stade.

Les patrons de groupes contrôlés majoritairement par l'Etat ne sont que six, ceux d'Aéroports de Paris (ADP), Areva, La Poste, la Française des Jeux, SNCF et EDF. Chacun admettra que le patronat serait beaucoup plus élevé, pas seulement sur le plan des salaires, mais aussi au niveau du nombre. Promise par François Hollande lors de la campagne présidentielle, cette mesure vise à limiter les écarts de rémunération de 1 à 20, entre le plus bas salaire et le plus élevé. Le risque de dopage de certaines fiches de paye parmi les plus élevées ne serait pas écarté ? Est-ce que les rémunérations fixes et variables seront concernées ? A quel type de personnel de direction cela s’appliquera ? Dans les conseils d'administration mixtes (Etat et privé), à l'instar de ceux de GDF Suez, Renault, EADS, ou Air France-KLM, on évoque de longues négociations, à moins qu’il ne s’agisse de commissions. Au niveau du haut de l’échelle salariale la lutte contre le dopage salarial aurait encore de beaux jours devant elle, ou derrière. Les paramètres étant hors de toutes proportions « normales » dans certaines strates de la société, on s’y perd dans les repères, pour peu qu’il en resta. Garder l’esprit sportif ? Une occasion d’y revenir, non plus au cyclisme, mais au foot, certains l’écrivant désormais « fou ».

Au-delà des primes que certains joueurs du PSG Cathare toucheraient mentionnant explicitement l’obligation ou invitation à jouer, à se montrer gentil et souriant, bientôt cultivé, attardons nous un instant sur quelques chiffres précis attestant pareillement du recours possible au dopage des ordinateurs établissant de tels salaires. Face à cette démesure, tout cela ne saurait émaner encore de simples et vrais humains.

 Le triple ballon d’or en titre, vainqueur du championnat de Liga et de la Ligue des Champions en 2011, Lionel Messi percevrait donc sous contrat un montant de 10.5 millions d’euros annuel avec le Barça. Messi multiplierait ce montant par deux (21M€) grâce aux recettes publicitaires et autre sponsoring. A cela il faut ajouter les primes de son club et de l’équipe nationale pour compléter son copieux salaire annuel de, 33 millions... Les sponsors (Adidas (propre griffe), Pepsi, Herbalife, Doce & Gabbana, Audemars Piguet, Chery, Air Europa, EA Sports, Storkman, GAleno, KFC, Banco Sababell…) ajouteraient 1.5 millions de primes à son revenu annuel, 660 000€ provenant de la Ligue des Champions viendraient servir de monnaie de poche. Il n’est pas exclu qu’il faille doper une calculette pour situer précisément le montant. Ces chiffres dateraient un peu au regard des réévaluations récentes. Un ordre d'idée, signifiant.

L’invité permanent des couvertures de presse people, monsieur Beckham, percevrait comme revenu de base 26 millions…de versement annuel, sans compter les revenus issus du merchandising, de la vente de parfums et autres entrées immobilières ou actionnariat. Aucun doute ne saurait subsister, les supports de comptabilité footeuse marqueraient par un dopage numéraire.

S’agissant de Cristiano Ronaldo, l’attaquant portugais, meilleur buteur de la Liga (record à la clé), le cas outrepasserait tout dopage informatique salarial, à tel point que personne n’est vraiment en mesure de formuler de façon crédible un montant. Bien sûr, ces quelques personnes ne sauraient être mises en cause, précisément en tant qu’êtres. Si le foot est devenu fou, ces joueurs n’en seraient pas les premiers responsables. Ni les plus gros bénéficiaires ? Comme dans le cyclisme, la stratégie du bouc émissaire savamment répandu dans les médias permettrait à d’illustres inconnus de s’enrichir plus encore ? La conscience, les valeurs humaines « minimales », ne bénéficieraient assurément d’aucun dopage pour être à la hausse.

Qu’il s’agisse des salaires des plus grands patrons, lesquels ne tarderont pas à évoquer les revenus plus « incroyables » encore des footeux, qui eux ne tarderont pas à… tout cela n’est pas sans interroger sur le principe même de réalité. Quand l’Homme se borne à ne croire qu’à lui-même, à ses dieux du stade, il cesse de croître dans sa dimension plus essentielle. A ce niveau aussi, l’absence de limites ferait bien des dégâts, plus dévastateurs encore que dans les banlieues sacrificielles. Lesquelles participent pareillement de la fameuse stratégie épisodique du bouc émissaire ? Quand le société « idéale » de ceux à qui le système parvient encore à bénéficier commence à se craqueler dans le visage mensonger qu’on persiste à en donner, détourner le regard collectif vers des « méchants » désignés et facilement acceptables en tant que tels par la majorité frileuse, cette tactique est vieille comme la recherche du pouvoir. Au besoin, certains diront que les jeunes de banlieue se dopent, se droguent. La jeunesse dorée des beaux quartiers ne boirait jamais que de l’eau, fumant des cigarettes à l’eucalyptus ou au tilleul. La réalité ? Les principes ? A moins que la logique de la télé réalité ne « gagne » partout, insidieusement, en référence induite de nouvelles « valeurs » à répandre.

SI l’on en croit le magazine Télé-Star s’agissant de Secret Story, les candidats restant dans la fameuse maison sont rémunérés 500 euros par semaine, autant dire, 2000 euros mensuel à ne rien faire, sans compter leurs apparitions dans la presse people ou durant des « promotions » rémunérées en discothèque. Tout cela permet de démultiplier le revenu de base. Se poser la question du dopage les concernant… ? Pour ce qui est du QI, le débat fait rage. Au niveau du physique aucune interrogation, tout est visible en long, en large, et aussi dans les travers. Les exclus de l’émission continuent de percevoir 350 euros par semaine jusqu'à la fin de l'émission, pareillement bien des suppléments annexes de « représentation ». Gardons que le dopage sociétal ne concerne pas non plus la Culture, laquelle n’en finit pas d’être rabaissée, freinée. Bien sûr, plus un peuple est érudit moins il est influençable, plus il résiste logiquement à toutes les formes de dopages, ou de conditionnement.

Lance Amstrong fut ainsi jeté en pâture comme d’autres avant et après lui. Pendant quelques heures, le temps d’un rituel collectif de purification et de bonne conscience facilement renouvelée, chacun aura cru au maintien d’une éthique certaine. Comme en d’autres temps les bêtes de foire permettaient au citoyen intégré de continuer à se concevoir comme un être beaucoup plus civilisé que d’autres (que le « bon sauvage »), un cycliste vint ainsi provisoirement incarner la corruption et la tricherie que la bonne société ne saurait tolérer. Dans tout ce que le cyclisme rassemble de symboliquement « populaire », la proie était trop belle pour ne pas finir en charogne. Les donneurs officiels de leçons de morale vinrent rapidement poudrés sur les plateaux de télévision afin de saluer la victoire de l’Esprit des Lois de Montesquieu ou du Contrat Social de Rousseau. Pour ces précieux ridicules, le cycliste ne saurait être qu’une brute épaisse.

Une fois encore, une certaine élite masquera tous ses francs tireurs de ficelles. Hélas, plus les ficelles sont grosses plus le brave peuple parviendrait à y croire. Alors que tant de voyous en cols blancs dopent leurs revenus et conditions de vie au mépris de la souffrance sociale généralisée et rabaissée au seuil de pauvreté, on continuera d’exposer régulièrement en place publique un petit fraudeur en boites de sardines. Pour les gens de "la haute" l’honneur sera sauf, en théorie. A n’en pas douter, au rythme ou le « dopage sociétal » se pratique dans la plus grande inversion des valeurs, les poules auront bientôt des dents en or. 

Le Tour de France n’est vraiment pas le plus mauvais tour que l’on continue de jouer aux citoyens. 

Guillaume Boucard


Moyenne des avis sur cet article :  4/5   (12 votes)




Réagissez à l'article

7 réactions à cet article    


  • gordon71 gordon71 25 août 2012 11:39

    bonjour 


    il y à longtemps que je pense que le milieu du sport et du cyclisme en particulier est à la fois laxiste et hypocrite sur le phénomène du dopage

     n’importe quel coureur peut être pris pour détention ou usage de tel ou tel produit 

    Armstrong est jeté en pâture pour l’exemple

    il reste pour moi un cycliste extraordinaire 

    ma question est : quel était le prix à payer pour qu’on le laisse tranquille avec ses breloques ?



    • Yvance77 25 août 2012 13:08

      Salut,

      Lance c’est l’américanisation du sport de la honte. Un lache en plus, tout le monde sait qu’il s’est dopé lui aussi. S’il a jeté l’éponge c’est surtout pour ne pas à faire face à ses anciens coéquipiers qui avaient déjà balancés des tonnes de saloperies.

      Halmiton, Landis etc.... tous ont admis et il lui aurait été difficile de les affronter sans sortir en charpie.

      Il a triché comme les autres aussi il reste numéro et au final je ne vois pas pourquoi on lui retire les titres. Pour les redonner à Ullrich et consort qui eux se sont fait aussi serrés. Quelle hypocrisie et bêtise.

      En plus, le dopage est une affaire de riches, si t’es en haut de l’affiche tu auras le top du top

      Ce milieu est définitivement pourri, de Christian Prudhomme aux organisateurs aux annonceurs tous participent à la gabegie, ils faut tous les virer y compris dans les instances. Et puis l’Usada n’a pas kle pouvoir de retirer quoi que ce soit c’est à l’UCI à le faire... mais eux ce qui leurs manque c’est des paires grosses comme des melons.

      J’adore ce sport, mais vraiment ils sont à vomir.


      • gordon71 gordon71 25 août 2012 15:56

        rien n’est fait encore 


        L’USADA n’est compétente que sur le territoire américain 

        l’UCI n’a rien décidé 

        Armstrong est toujours détenteur de ses titres 


        • velosolex velosolex 25 août 2012 17:13

          Tous pourris, oui bien sûr, mais sans doute certains bien plus que d’autres.
          Rien de plus plaisant que de voir la mine déconfite, et les propos hypocrites de toute cette mafia dont une des règles d’or implicite est « d’être malin ». Fignon avouera son dopage, mais l’excusera , en disant que c’était la règle du métier, un des éléments de réussite parmi les autres.

          Tous pourris, mais non justement.
          Un micro ou deux a été offert à Christophe Basson, dont on se souvient qu’il a été mis à l’index par le boss Armstrong, après les propos révoltés qu’il a tenu sur le dopage. Un type qui a donc choisi de mettre un terme à sa carrière, avec la forte approbation des autres, tant il était devenu impossible pour lui de continuer, mouton noir d’un peloton dont il avait osé révélé les pratiques.
          Sa voix aujourd’hui sonne différemment que celle de tous ces foireux bottant en touche, mais visiblement gênés aux entournures, et sans cesse prêts à faire des lapsus aussi révélateurs que celui de Virenque « chargé en dépit de son plein grés ».

          Qui se souvient de Gilles Delion, formidable champion et espoir du cyclisme français, vainqueur entre autres de la classique des alpes, du tour de Lombardie, cinquième de la coupe du monde en 1990. Un type surpris de constaté, comme Graham Obree, un anglais recordman tout de même du record de l’heure, que les types qu’il lâchait lui faisait maintenant la nique, en dépit de sa propre montée en régime.

          Trois champions d’exceptions, ayant mis un terme précoce à leur carrière, pour les raison sus nommées.

          Quel aurait été le palmarès de ces champions, doublés d’honnêtes hommes, s’ils étaient nés quarante ans plut tôt, une époque où certes le dopage existait, mais ne permettait pas encore à des ânes de devenir des chevaux de course.

          Que dire d’Armstrong, ce gros malin, aux pratiques de cow boys et de gangster, qui utilisait toutes sortes de menaces pour arriver à ces fins ?.
          Les témoignages de ses anciens coéquipiers font froids dans le dos, et rappelle une dérive quasi mafieuse.
          Nul étonnement de voir qu’il est et restera populaire aux states, un pays où certains continuent à honorer la mémoire du général Custer, et qui ne supporte surtout pas de recevoir de leçons de personne, en particulier des froggies.


          • velosolex velosolex 25 août 2012 17:25

            Je compléterais à propos du ressenti des témoignages, entre champions « couvrants » ou se taisant, « a quoi bon déballer les vieux cartons ? », face à ceux sereins de Christophe Basson, qu’on peut faire le parallèle entre les témoignages de guerre des exécutants, des collabos, face aux résistants et aux objecteurs.

            D’un coté, la marque du mensonge et de l’embarras, pour tout dire de la forfaiture et de la culpabilité, ( mais pas toujours loin de là, plutôt souvent celle de la justification malhabile)

            De l’autre, des personnes courageuses, dont le combat difficile, montre des personnalité hors mornes, ayant réussi à s’extraire du troupeau ( du peloton..) dont les propos sonnent on ne plus juste, validés par le temps, et qui deviennent tout à coup des exemples....

            Ce qui vaut bien mieux que toutes les fausses médailles militaires, et les titres de champions en toc !


          • Jade Jade 27 août 2012 23:57

            Un cancereux qui gagne 7 fois le tour de France : tout va bien, tout est normal.


            Evidemment qu’il est chargé (comme beaucoup d’autres), et si on peut regretter que la sanction soit à retardement, au final il y a quand même sanction. L’illusion du « sport éthique » tient toujours.

            • gordon71 gordon71 28 août 2012 00:08

              Un cancereux qui gagne 7 fois le tour de France : tout va bien, tout est normal.


              ben oui çà prouve au moins une chose :

              les miracles existent :

              première victoire d’étape dans le tour de france à Lourdes

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès