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Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > L’Adieu à la Terre. Fantasmes et réalités à propos d’une (...)

L’Adieu à la Terre. Fantasmes et réalités à propos d’une éventuelle colonisation de Mars

Appelons colonisation, même si le terme a pris une consonance négative, le fait pour des ressortissants d'un groupe de pays donnés de s'établir durablement dans d'autres pays afin de les exploiter et d'y vivre. En ce qui concerne l'avenir de l'humanité en dehors de la Terre, notamment sur la Lune, Mars ou éventuellement un satellite de cette dernière planète, le terme peut être utilisé, en souhaitant seulement que, si cette colonisation se produisait effectivement un jour, elle soit aussi respectueuse que possible des environnements ainsi occupés.

 



Concernant des implantations humaines plus ou moins durables sur la Lune, les projets ne manquent pas. Notre satellite est proche, il recèle certainement des matières premières éventuellement exploitables. Il pourrait servir par ailleurs de bases pour des explorations plus lointaines. A ce jour, la firme privé Bigelow Aerospace et la Nasa auraient convenu d'étudier la mise en place à frais commun d'une base lunaire, éventuellement comportant des modules « gonflables » Image ci-dessus. Voir un article de Cosmiclog

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Concernant Mars, aucune des grandes agences publiques, américaine, européenne, russe ou chinoise, n'envisage rien de tel pour le moment. Arguant de restrictions budgétaires, elles se limiteront sans doute à mettre en place soit de nouveaux robots explorateurs, soit des stations d'observation en orbite. Il faut rappeler en effet que les conditions sont très différentes. La distance implique des voyages aller et retour de plus de 6 mois, des conditions de télécommunications bien plus difficiles et, en ce qui concerne des missions humaines, le risque d'exposition à des radiations cosmiques pour lesquelles il n'existe guère encore de parade pratique.

Depuis longtemps cependant, entre autres groupes d'influence, la Mars Society américaine, dont il existe des versions européennes, dont l'une française, militent pour que les gouvernements prennent au sérieux le projet non seulement d'envoyer sur Mars des missions habitées de courte durée, mais d'y prévoir des bases d'implantation durables. Selon les prévisions (optimistes) généralement faites à ce sujet, la chose serait possibles vers 2030-35...à supposer que la crise économique actuelle ne s'aggrave pas.

Il se trouve cependant que, récemment, Dennis Tito, multimillionnaire américain et ancien astronaute, a proposé de financer une première mission de 2 ans qui conduirait deux personnes (de préférence un homme et une femme) à orbiter à proximité de la Planète Rouge, sans attendre le délai de 2030 proposé par la Nasa. Cette date, selon lui, est trop éloignée et ne maintiendrait pas l'enthousiasme. Le départ serait fixé à janvier 2018, date à laquelle Mars orbitera au plus près de la Terre. Sinon cela serait effectivement 2031.

Mais il existe à ce jour un projet beaucoup plus ambitieux, intitulé Mars One. Il a été lancé par un ingénieur néerlandais, Bas Lansdorp et vise à installer une colonie humaine sur Mars dès 2023. Les promoteurs du projet estiment que la chose serait réalisable dès aujourd'hui à des coûts relativement modérés (6 milliards de dollars US pour la première phase) en utilisant des techniques existantes et des composants déjà développés, notamment par la société SpaceX. Une particularité du projet est qu'il serait financé en partie par une exploitation médiatique de l'expédition, sur le modèle de la télé réalité. D'autres sociétés privées américaines, intervenant avec succès aujourd'hui dans le domaine des liaisons avec la station spatiale internationale et des vols orbitaux, pourraient envisager de participer. Pour des raisons stratégiques, divers gouvernements ne voudraient sans doute pas rester à l'écart.

Rien n'est encore cependant avancé concernant les solutions technologiques précises qui seraient développées : lanceurs et orbiteurs lourds, modules au sol, accès à d'éventuelles ressources au sol et, par ailleurs, protection durable contre les radiations, pertes de substances osseuses et musculaires, etc. Différentes perspectives circulent, mais autant que nous sachions, elles paraissent encore assez superficielles. Nous renvoyons à l'article en français de Wikipedia qui donne un bon résumé des questions posées et non encore résolues.


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Une question de grande importance philosophique

Ceci n'a pas empêché Mars One de lancer une campagne de recrutement pour la sélection finale d'une trentaine de volontaires, qui constitueraient la première équipe de « colons », aux alentours des années 2030.

Se pose à cet égard une question dont l'importance humaine et philosophique est considérable : s'agirait-il, si les conditions techniques le permettaient, en 2030 ou plus tard, d'une mission sans retour ? Autrement dit, les premiers colons devraient-ils envisager de demeurer le reste de leur vie sur Mars, dans l'espoir non seulement de s'y implanter avec succès, mais d'être rejoints (outre leur progéniture éventuelle), par d'autres terriens décidés comme eux de s'implanter dans l'espace, afin d'en assurer progressivement la colonisation et le peuplement.

Aujourd'hui, la question reste floue. Selon certains des promoteurs de Mars One, les moyens pour assurer le retour sur Terre ne seraient pas disponibles avant plusieurs décennies. Le plus raisonnable serait d'envisager un voyage sans retour, autrement dit un adieu à la Terre et aux terriens, en dehors des arrivées de nouveaux colons (et bien entendu des liaisons virtuelles). Mais se trouveraient-ils des humains capables de faire délibérément un tel choix, même s'ils en espèrent la gloire de rester durablement dans la mémoire des hommes. Les autorités publiques devraient-elles, pour leur part, l'encourager ?

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Le prix Nobel de Physique Gerard' t Hooft, « ambassadeur » du projet Mars One, a pour sa part expliqué dans un article du NewScientist en date du 6 avril 2013 qu'il soutenait fortement cette idée d'une colonisation sans retour, seule solution capable selon lui de créer un véritable flux exploratoire durable. Lire l'article "Nobel physicist : Give people a one-way ticket to Mars"

S'il en avait l'âge, selon lui, il serait sans doute candidat au départ. Nous voulons bien le croire. Nous voulons bien croire aussi, plus sérieusement, que le moment venu, les volontaires ne manqueront pas. C'est de cette façon que les premiers hominiens ont progressivement peuplé la Terre. On peut penser que cette capacité se trouve inscrite dans les gènes des espèces exploratrices, quel que soit leur attachement à leurs berceaux d'origine.

Jean-Paul Baquiast 10/05/2013


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63 réactions à cet article    


  • On pourra lire le livre de Buzz Aldrin, second humain à avoir marché sur la Lune « Mission to Mars : My Vision for Space Exploration » (National Geographic Ed). Il propose une démarche susceptible de permettre l’arrivée de Terriens sur Mars vers 2035. JPB


    • La mouche du coche La mouche du coche 11 mai 2013 17:26

      Merci à l’auteur de nous faire part de la laideur du projet mondialiste. Espérons que nous arriverons à le contrecarrer à temps. smiley


    • Surya Surya 13 mai 2013 16:57

      Cet article du Monde rapporte des propos d’Aldrin : «  »commencer à installer des colonies martiennes est possible techniquement et financièrement même en cette période de difficultés budgétaires« 
      Parle-t-il des coupes budgétaires de la NASA ou plus généralement de la crise actuelle que le monde traverse ?
      L’exploration spatiale est un domaine passionnant, enthousiasmant, mais si enthousiasmant que l’on s’emporte et on en oublie trop souvent que les sommes »astronomiques" que l’on y consacre aideraient à régler de nombreux problèmes sur notre planète, c’est pourquoi je ne suis pas d’accord avec Aldrin lorsqu’il pense que cela est possible même en période de difficultés, si toutefois c’est de la crise dont il parle (mais même...).
      Si, bien sûr, que c’est possible, si l’on consacre à ce projet tous les fonds dont on peut disposer, mais est-ce une urgence absolue d’aller coloniser Mars ? A moins que les choses aillent si mal sur Terre qu’on y soit contraints, je crois que l’on devrait plutôt consacrer nos ressources et notre énergie à améliorer la vie que nous avons déjà sur Terre.
      Personnellement, un aller simple sur Mars, je ne m’y verrais pas du tout. J’aime beaucoup trop la Terre pour imaginer la quitter sans jamais la revoir. Franchement, quand on regarde la beauté de la Terre, ses couleurs, ses paysages, ses diversités, et ce qu’on nous propose à la place, même s’il s’agit de vivre dans une bulle géante qui reproduit autant que possible les écosystèmes terriens, y a pas photo comme on dit. Sans moi, donc ! Je bouge pas d’ici en dépit de tous nos problèmes. smiley
      De toute façon ça coûterait tellement cher de transférer une partie de la population terrienne sur Mars qu’autant dépenser tout de suite l’argent pour solutionner nos problèmes, du moins une partie. Et s’il faut entretenir une bulle géante pour qu’elle ne s’abîme pas et reste habitable, cela revient, à échelle différente, certes, à entretenir la Terre pour qu’elle demeure, elle aussi, habitable. Je ne vois pas pourquoi tout d’un coup, comme par magie, on deviendrait capables d’assurer la maintenance de l’une, alors que nous avons échoué, sans vouloir être pessimiste, concernant celle de l’autre.


    • finael finael 13 mai 2013 19:24

      Bonjour,

      Je ne pense pas que la « colonisation » d’une planète aura quelque chose à voir avec ce que nous entendons habituellement avec ce mot.

      L’intérêt majeur - à mon sens - de cette « colonisation » est l’exploitation des ressources de notre système solaire à notre profit.

      La plus évidente de ces ressources est l’énergie : l’énergie solaire, inépuisable, continue et gigantesque. Nous saurions la capter aujourd’hui mais nous n’avons pas résolu les problèmes de son envoi sur Terre.

      Ensuite il y a les matériaux qui deviennent ou vont devenir plus difficiles et plus onéreux à obtenir de la Terre.

      Je n’insiste pas sur les conséquences écologiques.

      Pour aller chercher ces ressources ailleurs que sur Terre, peu de personnes seront nécessaires. En raison de l’environnement spatial il est bien plus facile d’employer des robots.

      Les rôle des hommes dans ce contexte relève de l’entretien et de la réparation, du contrôle pour toute action nouvelle ou rapide, et plus généralement de l’imprévu.

      Alors nous parlons de quelques dizaines, voire centaines de personnes.

      Pour ce qui est de l’exploration c’est une autre histoire. Les performances des robots employés seuls, quelque remarquables qu’elles soient, ne me convainquent pas.


    • Julien Julien 11 mai 2013 12:58

      Merci d’avoir cité l’article Wikipedia qui fait le point sur les impossibilités de ce voyage dans l’état des connaissances techniques (voire scientifiques) actuelles.

      Rien que la dose de radiation reçu est rédhibitoire.


      • Aristoto Aristoto 12 mai 2013 15:11

        Un champs magnétique inverse ferait l’affaire.

        C un poto petit et gris rencontré sur la N3 qui me l’a souffler.


      • Julien Julien 13 mai 2013 13:32

        Un champ magnétique dévie les particules chargées, mais pas le rayonnement gamma.
        Par ailleurs, il faut qu’il dévie suffisamment : quelle intensité est nécessaire ? Est-ce réalisable ?

        PS : Le petit pote gris le long de la N3 maîtrise une science qui lui permet de ne pas utiliser la MHD smiley


      • kimbabig 11 mai 2013 16:56

        La colonisation d’autre planètes est une nécessité si l’on veut éviter, à terme, de devoir se contraindre à des mesures de décroissance brutales. Pour assurer l’avenir de l’humanité, dont la survie à très long terme ne peut être garantie sur une seule planète.

        Il est sûr qu’il existe de nombreux obstacles, de nombreuses limites techniques. Mais il en existait aussi au début du programme Apollo. En cherchant et en essayant des solutions, ces limites techniques finiront bien par être contournées ou dépassées.

        Le principal obstacle est le coût financier des programmes et des recherches en ce domaine. Or, dans une économie dont la vampirisation par un système financier avide de profits immédiats est garantie et organisée par des organisations comme le FMI ou l’union européenne, le coût de projets ambitieux dans le domaine spatial devient effectivement un obstacle insurmontable.

        Dans une économie ainsi vampirisée, il est impossible de s’engager sur des projets de plusieurs décennies, dont les bénéfices ne se ressentiraient qu’à très long terme, comme l’est un programme d’exploration et de colonisation de l’espace.

        Et si le plus simple n’était pas, avant d’essayer de coloniser Mars, de commencer par coloniser les objets géocroiseurs (astéroïdes et comètes) à faible périodicité ? Pour plusieurs raisons :
        -Il vaudrait mieux tenter de maîtriser le risque qu’ils peuvent représenter pour la Terre et ses habitants.
        -Ils sont remplis de ressources minières, dont l’exploitation sera facilitée par leur faible gravité
        -Ils serait plus faciles à atteindre que la planète Mars, étant donné qu’ils sont géocroiseurs.
        -Ils permettent de voyager dans le Système Solaire à l’abri des radiations si l’espace de colonisation est creusé à l’intérieur de l’astéroïde
        -Ils permettront donc plus facilement la colonisation du système solaire.

        http://www.astrosurf.com/luxorion/sysol-asteroides7.htm
        http://www.leparisien.fr/magazine/grand-angle/futur-a-la-conquete-des-asteroides-12-02-2013-2561635.php
        http://www.voyage-univers.com/2012/03/15/la-colonisation-des-asteroides/


        • finael finael 11 mai 2013 17:31

          Bonjour,

           Tout d’abord merci pour ce survol des projets actuels.

           A mon avis la colonisation de l’espace ne prendra ces formes là, quels que soient les ces projets. Il posent bien trop de problèmes qu’on aurait bien du mal à résoudre :

           - Même si on arrive à gérer le problème des radiations au sol, certains projets penchent pour des bases enterrées, ce dont je doute, il faudra bien des progrès avant que l’on arrive à blinder suffisamment un vaisseau spatial ... avec les problèmes de poids qui en découlent.

           - L’expérience actuelle de la vie en impesanteur à bord de Mir ou de l’ISS montre qu’il s’agit d’un facteur bloquant.

           - Le confinement à bord d’espaces aussi restreints pose des problèmes (psychologiques entre autres) non encore résolus. Les sous-marins nous fournissent un bon retour d’expérience.

           - Un ravitaillement en eau, en aliments, en air, et tous matériaux nécessaires devra être assuré régulièrement.

           Et tout ça pour quoi ?

           Pour moi l’exploration-conquête de l’espace prendra une autre voie.

           A la base de tout une vraie station spatiale. Par exemple en forme de roue, déjà imaginée par K. Tsoilkovsky, popularisée par Von Braun. Equipée d’un bouclier extérieur, disposant d’une gravité normale.

           Cette station servira de point de départ. On pourra y vivre et y travailler en permanence. Je pense qu’il s’avèrera nécessaire d’y prévoir un espace « biologique » végétal.
           Sur cette station on assemblera et lancera les engins suivants qui n’auront plus besoin d’être conçus pour devoir résister aux terribles contraintes du lancement terrestre..
           Elle disposera d’une énorme source d’énergie : le rayonnement solaire y est 4 à 5 fois plus puissant qu’à la surface du globe , continu et non intermittent, et toutes les longueurs d’onde y sont disponibles (l’atmosphère n’en laisse passer qu’une fraction), c’est même pour cela qu’il faut en protéger les hommes.

           Bref, on pourra y travailler, construire en plus d’y faire de la recherche en continu et non plus par expériences ponctuelles.

           A partir de cette station on pourra construire des vaisseaux qui seront tout simplement des stations propulsées, disposant de leur gravité et de leur protection.

           Il y sera beaucoup plus facile de mettre au point des systèmes de propulsion améliorés : nucléaires, ioniques, ... ainsi que

           Une telle station pourra par exemple être positionnée au point de Lagrange L1.

           D’autres stations pourront alors être envoyées vers Mars, ou tout point du système solaire en emportant des dizaines, des centaines voire des milliers de personnes.

           Mais ce sera dans un futur plus lointain.

           L’objectif, à terme, ce sont les ressources - quasi-infinies à notre échelle - dont dispose le système solaire


          • Julien Julien 11 mai 2013 19:55

            « 
            L’objectif, à terme, ce sont les ressources - quasi-infinies à notre échelle - dont dispose le système solaire
             »

            Et qu’est-ce qui vous dit qu’on aura encore besoin de matières premières lorsqu’on sera capable par exemple d’aller en prendre sur Mars ? En effet, si la population est stable en nombre, ou décroissante, et si l’on recycle parfaitement nos réalisations (ce qui devrait être le cas, bien sûr), les matières premières déjà extraites peuvent suffire.

            A moins que vous pensiez encore à une augmentation exponentielle du nombre d’hommes ?


          • finael finael 11 mai 2013 20:48

            Il est très vraisemblable que la population décroisse à partir du milieu de ce siècle, la démographie est une tendance ultra-lourde et l’on peut à peut près prévoir à quelques générations - quelles que soient les politiques adoptées. Et cette décroissance va poser à nos sociétés des problèmes dont elles n’ont pas conscience.

            Avant même le recyclage il y a la maitrise du gaspillage qui caractérise nos sociétés « avancées ». Dans les deux cas la conquête spatiale est à la tête des progrès dans ces domaines, même nos réalisations actuelles.

            Pour une station spatiale comme un satellite toute chose superflue est une masse nuisible qui coûte très cher à lancer.

            Dans le cas de la station le recyclage est de la plus haute importance : Dans l’ISS 92% de l’eau (qui pèse lourd) est recyclée. On y expérimente, dans un espace restreint, les techniques de recyclage les plus poussées.

            Sur Terre le seul corps réellement recyclé, et depuis la nuit des temps, c’est l’or. On estime que 99% de l’or jamais extrait est aujourd’hui en circulation (le reste est toujours enfoui sous terre ou dans les mers). Pour le reste ce qu’on fait aujourd’hui n’est pas à l’échelle de ce qu’il faudrait faire.

            Mais ça aussi se sera très cher.

            Et deux choses entre autres continueront à poser problème : l’environnement et les ressources naturelles définitivement consommées : pétrole, charbon ...

            Je pense qu’un jour il sera possible de produire dans l’espace, plus facilement, sans abimer notre environnement tout ce dont nous pourrions avoir besoin à ce moment là.


          • A Finael
            Je vous avais répondu hier, mais je ne sais pourquoi mon message s’est perdu, que je partageais à peu près votre avis concernant l’intérêt, au moins dans les prochaines décennies, d’une méga plateforme en orbite terrestre. Mais j’ajoutais que cela selon moi n’empècherait pas les humains d’avoir envie de débarquer voir séjourner sur Mars. Ainsi sont programmés les mammifères explorateurs que nous sommes.
            A un autre intervenant qui me questionnais sur la durée d’un AR Mars : j’avais indiqué 6 mois, mais c’était évalué au plus juste. Encore faudrait-il disposer d’un engin capable de redécoller et revenir sur Terre. 


          • finael finael 13 mai 2013 13:34

            6 mois dans le cas le plus favorable (tous les 4 ans), 3 à 4 ans dans le cas le moins favorable. Tout dépend des positions respectives des planètes.


          • L'enfoiré L’enfoiré 13 mai 2013 19:42
            Aujourd’hui, sur Terre, tout est presque possible. il suffit d’y mettre les moyens financiers et les compétences.
            Sur d’autres planètes, même proches, cela se complique.
            Il faut des incitants diablement plus sérieux pour sauter le pas.
            Oui, il y a des candidats. Ils sont déjà en préparation d’après ce que j’ai vu à la télé. Un enthousiasme était même présent d’être le premier homme à le faire.
            Mais est-ce que démocratiquement, cette idée passera dans la population ?
            Dans une dictature, oui, peut-être. 
            Du prestige, comme nous en avons eu dans les années 60 dans un combat de coqs entre URSS et USA, suffisait. Mais il n’existe plus.
            Sans compétiteurs, sans challenge entre eux, c’est donc moins certain.
            Finael dit que la population risque de décroître. Une occasion de pousser à s’évader dans l’espace qui s’"loigne.
            Les crises actuelles, un autre frein. On a pris l’habitude d’économiser sur tout. Or le low-cost, c’est pas trop ce qu’il faudrait. Richard Branson voudrait bien se lancer dans cette direction, mais...
            L’énergie, un point important. La propulsion actuelle est encore relativement lente.
            En 1959, on voyait l’an 2000 en rejoignant Tokyo et Paris en 2 heures dans un avion en aile delta, le métro parisien dans un salon filant à 250 kms/h. 
            On est loin des vitesses galactiques que les films de SF nous ont habitué.
            L’habitude de récupérer, de recycler pourrait être un point dans le sens inverse.
            Boire son urine, une idée à creuser.
             smiley

          • Panzerfaust 11 mai 2013 17:46

            La colonisation de mars ou même de la lune relève du mythe du recours souverain a l’argent pour atteindre un but. Yaqa y mettre le prix et on y arrivera.

            La conquête spatiale a atteint ses limites technologiques avec Apollo. Depuis lors on a construit des stations spatiales sans le moindre intérêt scientifique, une navette qui fait ce que font les fusées classiques mais beaucoup moins bien et pour plus cher. Par contre les sondes scientifiques sont des succès brillants. Les satellites commerciaux et militaires également. Mais ces activités ne nécessitent absolument aucune présence humaine et elles on recourt a des technologies développées dans les années soixante.

            Quant a la présence de l’homme dans l’espace elle reste anecdotique, chère et parfaitement inutile. Tout au plus pourrait-on la créditer d’un effet promotionnel pour l’astronautique. De toute manière, avec les technologies de propulsion actuelles, on pourra redémarrer quelques missions symboliques vers la lune. Quant a mars ca semble très hasardeux.

            Ceci dit mes remarques ne sont pas une critique de votre article. Je voulais simplement souligner le caractère fumeux de certaines projets. 


            • finael finael 11 mai 2013 19:03

              Il n’y a rien de fumeux : on y viendra !

              Les sommes en jeu sont effectivement le point bloquant. Mais l’enjeu est plus que considérable.

              Les ressources terrestres seront de plus en plus difficiles à atteindre et à exploiter. Nous tenons aussi à préserver notre environnement et notre confort et la manière actuelle de les exploiter leur sont destructrices.

              Celles « de l’espace » sont - comme je l’ai dit - infinies à notre échelle. Pour se les procurer il faudra des sommes beaucoup plus importantes qu’actuellement.

               A quel moment vaudra-t-il mieux investir une bonne fois pour les exploiter que de le faire indéfiniment pour gratter ce qu’il reste à la surface de la planète ?

              L’argent sera dépensé d’une façon ou d’une autre quels que soient les choix faits.

              Je réponds sur les robots et les machines sur le post suivant.

              Vos « limites technologiques », reflètent votre ignorance des progrès réalisés depuis les années 60. Le faible intérêt de l’ISS tient aux défauts que j’ai déjà énoncés. A mon sens il confirme une position comme la mienne.


            • Julien Julien 11 mai 2013 19:52

              Finael écrit :

              "
              Vos « limites technologiques », reflètent votre ignorance des progrès réalisés depuis les années 60. Le faible intérêt de l’ISS tient aux défauts que j’ai déjà énoncés. A mon sens il confirme une position comme la mienne.
              "

              Et bien non, vous avez tout faux : il ne s’agit pas de limites technologiques, mais de limites scientifiques, qui existent bel et bien.
              Par exemple, vous m’expliquerez quel dispositif permet aux astronautes de se protéger efficacement contre les rayons cosmiques.


            • finael finael 11 mai 2013 21:13

              Rien n’interdit « scientifiquement » de se protéger des rayonnements.

              Il s’agit bel et bien de technique, de science des matériaux ... et de moyens (on en revient toujours au même point).

              Une station telle que je la décris possède un bouclier extérieur , elle ressemble aux stations toriques des projetsétudiés par la NASA (entres autres). Le blindage comprend entre autres de l’eau (indispensable à la station de toute manière) et différentes couches de matériaux ce qui impose une masse bien supérieure à ce qui se fait actuellement.

              Des démonstrateurs de bien des perfectionnements ont fonctionné, propulseurs électriques, nucléaires, ioniques, etc ...


            • foufouille foufouille 11 mai 2013 21:28

              un champ electromagnetique pour proteger la station .........


            • nicolas_d nicolas_d 13 mai 2013 11:52

              oui, un champ electromagnétique, comme le fait si bien la terre.
              C’est plus léger, technologiquement simple et acquis

              Faut de l’énergie, mais là haut, le soleil tape fort


            • Panzerfaust 14 mai 2013 20:11

              >> Il n’y a rien de fumeux : on y viendra !

              Affirmation gratuite

               

              >> Les sommes en jeu sont effectivement le point bloquant. Mais l’enjeu est plus que considérable.

              Ce n’est pas ce que je dis. Les futurs progrès en astronautique passeront par un changement de paradigme dans les moyens de propulsion. Il faut réaffecter les sommes considérables allouées aux vols habités présents et futurs a la recherche fondamentale en propulsion et au sonde automatiques.

               

              >> Les ressources terrestres seront de plus en plus difficiles à atteindre et à exploiter. Nous tenons aussi à préserver notre environnement et notre confort et la manière actuelle de les exploiter leur sont destructrices.

              >> Celles «  de l’espace » sont - comme je l’ai dit - infinies à notre échelle. Pour se les procurer il faudra des sommes beaucoup plus importantes qu’actuellement.

              Les ressources a utiliser pour exploiter les ressources dans l’espace mettraient n’importe quelle économie a genoux. Solutions fumeuses.


              >> A quel moment vaudra-t-il mieux investir une bonne fois pour les exploiter que de le faire indéfiniment pour gratter ce qu’il reste à la surface de la planète ?

              >> L’argent sera dépensé d’une façon ou d’une autre quels que soient les choix faits.

              D’ou l’intérêt de faire les bons choix et pas des choix inspirés d’un romantisme a la star trek. Les décennies investies dans la navette auraient pus être utilisées beaucoup plus judicieusement.


              >> Vos «  limites technologiques », reflètent votre ignorance des progrès réalisés depuis les années 60. Le faible intérêt de l’ISS tient aux défauts que j’ai déjà énoncés. A mon sens il confirme une position comme la mienne.

              Quels progrès ? Les moyens de propulsions actuels ont les mêmes couts et les mêmes rendements que dans les années soixante. On piétine, au lieu de mettre de l’argent dans la recherche de meilleurs systèmes de propulsion et d’investir a fond dans les sondes automatiques, on continue a rêver de mettre des hommes sur mars avec des machines dérivées de l’ancienne saturn. Et tout ca pour faire un job que des machines font beaucoup mieux et a bien moindre cout.


            • Graffias Graffias 11 mai 2013 18:14

              La colonisation spatiale durant ce siècle sera robotique, tous ceux qui se borneront à tenter d’envoyer des humains sur d’autres corps céleste échouerons.


              • finael finael 11 mai 2013 19:25

                Ce qui se passe actuellement montre aussi les limites de la robotique.

                Seulement 7 des 38 missions (dont 17 américaines) lancées vers Mars ont réussi. Les dernières l’ont été mais le coût réel inclut les 38.

                En plusieurs années de fonctionnement les sondes et rovers auront exploré moins de la surface d’un département français (la surface de Mars est équivalente à celle de l’ensemble des continents terrestres) pour des résultats bien minces.

                Il est en réalité très complexe de mettre en oeuvre sondes et engins et ceux-ci, lancés depuis la terre sont limités en poids et en taille.

                Même les rovers martiens ne sont pas des « robots » au sens plein du terme : Ils ne peuvent agir seuls que de façon très limitée. En réalité ils sont commandés depuis la Terre et les délais de transmission, de 5 à 20mn, les rendent peu réactifs.

                Les 12 astronautes américains ont rapporté plusieurs centaines de kilos de matériau lunaire - que l’on continue à analyser d’ailleurs - contre quelques centaines de grammes pour la sonde soviétique.

                Il y aura des progrès bien entendu, mais la présence d’êtres humains est indispensable pour que les engins et robots divers soient réellement efficaces.


              • L'enfoiré L’enfoiré 13 mai 2013 19:49

                « Il y aura des progrès bien entendu, mais la présence d’êtres humains est indispensable pour que les engins et robots divers soient réellement efficaces. »


                Peut-être s’ils restent comme on les conçoit à l’occidentale avec des préjugés religieux qui font penser que l’homme est non reproductible.
                Ce n’est pas vraiment comme cela que les Japonais les conçoivent.
                La capacité de raisonner, d’extrapoler une situation donnée, un robot pourrait le faire.
                L’étude du cerveaux qui a été entreprise avec de gros budgets, permettra de mettre une couche supplémentaire au développement de robots cognitifs.
                Le film suédois de SF qui est passé récemment sur ARTE, montre ce genre de développement avec ses avantages et ses inconvénients.

              • finael finael 13 mai 2013 22:19

                Je n’ai regardé que le tout début de la série tellement je l’ai trouvée niaise.

                Un robot ce n’est pas ça et ça ne le sera probablement jamais. Je ne vois pas l’intérêt de cette espèce d’humanoïde qui serait extraordinairement complexe à fabriquer.

                Ce sont des machines conçues pour accomplir des tâches précises.

                Il n’y a rien de mystico-religieux là dedans. Il suffit de constater ce que font réellement les robots actuels, même japonais. Ils sont utiles à une ou quelques tâches et rien d’autre.

                Les « rovers » martiens par exemple ne sont pas réellement autonomes, leurs déplacements, le choix des opérations en fonction de l’emplacement sont contrôlés depuis la Terre.

                Je pense que l’idée même « d’Intelligence artificielle » relève du fantasme. On ne sait pas ce qu’est exactement l’intelligence, alors en faire une artificielle ...

                J’ai vu récemment, sur Youtube je crois, une démonstration de robot « déambulateur » à six pattes destiné aux terrains accidentés et difficiles (il monte et descend des pentes à 45°, évite les obstacles (des boites, des tubes à différentes hauteurs), etc ... mais il se casse la figure à la première trappe !

                Il n’y a d « intelligence » dans un robot (un ordinateur) que ce qu’on a pu y programmer. D’ailleurs les spécialistes du sujet parlent plutôt de « systèmes experts ».

                On ne sait pas faire, et on est pas près de savoir faire, des engins totalement autonomes capable d’initiative ouverte (ne correspondant pas à ce qui est prévu dès le départ) ni d’accomplir plus que quelques tâches pré-définies.

                Et à supposer qu’on puisse le faire un jour (restons ouvert), il faut imaginer la complexité et le coût de tels engins !

                Envoyer des hommes, malgré les contraintes imposées, restera beaucoup plus simple.


              • finael finael 13 mai 2013 22:50

                P.S. Cela ne m’empêche pas d’adorer Asimov smiley


              • L'enfoiré L’enfoiré 14 mai 2013 14:50

                Cher Finael,

                « je l’ai trouvée niaise ».
                Moi de même, mais pour une fois, que ce n’était pas en provenance des USA, je me suis forcé à regarder jusqu’au bout en me demandant, dès le premier épisode comment ils allaient tenir en dix.

                ’espèce d’humanoïde qui serait extraordinairement complexe à fabriquer.« 

                Exact. Mais j’ai vu des documentaires sur les progrès japonais dans le domaine. Là, surprise, on s’en rapproche affreusement. Ou on essaye de nous le faire croire. Car il y a de la pub greffée derrière tout cela. 

                ’Ce sont des machines conçues pour accomplir des tâches précises.’

                Jusqu’ici, c’est vrai. Elles sont programmées pour des tâches et pas pour d’autres. Ce sont des autistes Asperger artificiels. L’autiste Asperger Daniel Tommet, venu sur les plateau avait des difficultés de conduire une voiture. La raison. Simple, trop d’informations arrivent en une fois, alors qu’un autiste ne peut pas adresser les généralités, trop tenté de chercher à analyser chaque point à fond, avant de passer au suivant. « système expert » vivant au lieu de robotisant.

                 »Je pense que l’idée même « d’Intelligence artificielle » relève du fantasme. On ne sait pas ce qu’est exactement l’intelligence, alors en faire une artificielle ...« 

                Exact. Encore une fois, j’ai tenté d’en cerner les limites et les investissements apportés pour vaincre la peur d’adresser le cerveau. L’émission »Le monde d’après« tentait de montrer les limites. 

                 »autonomes capable d’initiative ouverte (ne correspondant pas à ce qui est prévu dès le départ) ni d’accomplir plus que quelques tâches pré-définies.« 

                Tout est algorithmes, tout est programmable à condition de prévoir ce qui n’est pas prévu. Une phrase que l’on m’a servi un jour, quand un test d’un programme avait foiré. 

                 »Et à supposer qu’on puisse le faire un jour (restons ouvert), il faut imaginer la complexité et le coût de tels engins !« 

                Exact.

                 »Envoyer des hommes, malgré les contraintes imposées, restera beaucoup plus simple."

                Deux philosophies qui s’opposent. Qui vivra le plus longtemps quand il y aura des météorites qui tomberont ?

                 smiley


              • Panzerfaust 14 mai 2013 21:08

                Ce qui se passe actuellement montre aussi les limites de la robotique.

                 

                >> Seulement 7 des 38 missions (dont 17 américaines) lancées vers Mars ont réussi. Les dernières l’ont été mais le coût réel inclut les 38.

                Ce qui montre que les sondes sont au point maintenant

                 

                >> En plusieurs années de fonctionnement les sondes et rovers auront exploré moins de la surface d’un département français (la surface de Mars est équivalente à celle de l’ensemble des continents terrestres) pour des résultats bien minces.

                Et l’être humain rien du tout ! S’il avait fallu attendre que l’homme pose le pied sur mars on n’aurait a ce jour que des images de telescopes.

                 

                >> Il est en réalité très complexe de mettre en oeuvre sondes et engins et ceux-ci, lancés depuis la terre sont limités en poids et en taille.

                Oui, mais pourtant beaucoup moins limité qu’une mission habitée

                 

                >> Même les rovers martiens ne sont pas des « robots » au sens plein du terme : Ils ne peuvent agir seuls que de façon très limitée. En réalité ils sont commandés depuis la Terre et les délais de transmission, de 5 à 20mn, les rendent peu réactifs.

                Les jobs a réaliser sur mars sont simples et propres a être réalisés par des machines. Seule l’exploitation des données nécessite l’être humain. Meme sur terres les futurs avions de combats n’auront peut-être plus besoin de pilote dans la machine mais se contenterons d’operateurs distants.

                 

                >> Les 12 astronautes américains ont rapporté plusieurs centaines de kilos de matériau lunaire - que l’on continue à analyser d’ailleurs - contre quelques centaines de grammes pour la sonde soviétique.

                Oui mais pour le cout d’apollo on aurait ramené 100 fois plus avec de simple sondes.

                 

                >> Il y aura des progrès bien entendu, mais la présence d’êtres humains est indispensable pour que les engins et robots divers soient réellement efficaces.

                Non, le présence de l’être humain dans l’espace est dans l’état actuel des techniques est plus gênante que nécessaire.


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 mai 2013 19:47

                Bonjour Finael , 


                Où étiez vous passé ?

                • finael finael 11 mai 2013 20:54

                  Bonsoir Capitaine

                  Je ne me sens habituellement pas de participer à la cacophonie ambiante. Mais là je viens de commencer un roman de SF qui se situe au moment ou les colonies spatiales deviennent autonomes par rapport à la Terre.

                  Vaste programme smiley


                • L'enfoiré L’enfoiré 13 mai 2013 19:50

                  Faut me prévenir de sa sortie, Finael. smiley


                • finael finael 13 mai 2013 22:52

                  Nous sommes en 2025, sur Lagrange 1, Une capitaine de vaisseau a disparu, c’est la troisième cette année ...


                • neurone 11 mai 2013 22:25

                  Hello M. Baquiast

                  1/ « La distance implique des voyages aller et retour de plus de 6 mois [...] » (sic) il me semblait avoir lu que la distance était plutot de 3ans aller/retour avec nos technologies actuelles, pouvez vous confirmer ou infirmer ? (http://www.nirgal.net/homme2.html)

                  2/L’épuisement des résources et mat. premières nous laisse tout au plus quelques decennies (sources CNRS : http://www.ecoinfo.cnrs.fr/spip.php...), je pense qu’il est trop tard pour envisager des plans sur (le « progrès » de) la comète ... bien trop tard l’exploration et l’exploitation minière spatiale ! Mais ô combien d’actualité sur notre boule blue ou l’humain va a sa perte à vouloir toujours plus ... de confort et d’enfants ! (http://www.naturavox.fr/societe/Si-on-aime-les-enfants-il-ne-faut-pas-en-faire & http://www.notre-planete.info/actualites/livre-documentaire_faire_des_enfants_tue_la_planete)

                  ABe Neurone.


                  • neurone 11 mai 2013 22:30

                    Ps : mais l’avenir de l’Homme sera robotique ou ne sera pas !


                    • Alibaba007 Alibaba007 12 mai 2013 00:14

                      Biiiiip 2ème proposition malheureusement exacte !! 

                      Après Fukushima l’homme essaie de vivre le plus loin de ses déchets polluants, il sont invisibles et se déplacent tout seuls, par le vent, la pluie, les courants, dans nos aliments, dans les aliments de nos aliments et ils s’accumulent, s’additionnent inexorablement ... pour des années, des millénaires, des millions d’années, des milliards d’années (pour l’Uranium238 4,5 milliards d’années pour sa demi-vie).... et on les oublie si vite !

                      Un long voyage... sans retour possible !!!
                      Reste t-il une place pour moi dans la fusée... parce que ... je le vaux bien !!!  smiley

                      Allez ! ça n’était qu’un cauchemar ! rendormez-vous !!!
                      Votre beau 4x4 neuf vous attends bien sagement pour votre ballade dominicale, le gaz de schiste assurera durant encore durant de nombreuses années le plein de votre réservoir.


                    • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 11 mai 2013 23:28

                      Merci pour cet article intéressant. Le sujet est évidemment assez excitant. 


                      Cependant, je pense que nous (nous autres êtres humains) ne devrions pas envisager de coloniser quoi que ce soit d’extra-terrestre avant d’avoir déjà atteint le niveau d’une conscience planétaire harmonisée. 

                      Par exemple, tant que nous sommes encore capables de laisser des milliers de nos frères humains mourir de la lèpre alors que nous connaissons la solution médicale, ou plus généralement tant que nous restons des êtres voraces et nuisibles pour la faune et la flore de notre Terre, nous ne devrions pas envisager d’exporter notre pestilence morale et notre misère spirituelle. 

                      Si nous nous comportons comme des virus, nous serons traités par l’univers comme des virus. 

                      • Aristoto Aristoto 12 mai 2013 15:30

                        Ho mais mon cher serait tu adepte de la voie du Nouvel Ordre Mondiale !!!

                        Ravi de t’accueillir au club !

                        Pour un monde harmoniser !



                      • HELIOS HELIOS 12 mai 2013 00:42

                        ... l’envoi d’hommes sur Mars ne doit pas se faire dans l’optique d’une voyage sans retour !

                        Tant que le retour est possible, souhaité ou non par les « colons » la sation restera sous la domination technique et MORALE de la Terre.
                        Le jour ou il n’y aura plus de retour, la station prendra son autonomie societale et creera de fait un systeme organisationnel propre... et ce ne sera surement pas le meilleur.

                        Il faudra alors une police, une classe politique, un mecanisme d’echange (monnaie.) etc...

                        je pense que cela ne fera pas plaisir a la Terre... et creera vraiment beaucoup de problemes sur place.


                        • BOBW BOBW 12 mai 2013 12:24

                          « je pense que cela ne fera pas plaisir a la Terre... et creera vraiment beaucoup de problemes sur place »


                          Surtout si les banques privées vont s’y incruster et infecter les systèmes spaciaux envahis !

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